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Sommet de Doral 2026: pendant que Washington rassemble ses alliés, Haïti est juste écartée

Par Jean Mapou

PORT-AU-PRINCE.— Le président des États-Unis, Donald Trump, doit réunir ce samedi à Doral, en Floride, plusieurs chefs d’État et de gouvernement d’Amérique latine et de les Caraïbes dans le cadre du Shield of the Americas Summit, une initiative diplomatique visant à renforcer la coopération sécuritaire dans l’hémisphère occidental.

Selon la Maison-Blanche, cette rencontre a pour objectif de consolider une coalition régionale autour de priorités communes telles que la lutte contre les cartels du narcotrafic, la criminalité transnationale et la gestion des flux migratoires irréguliers vers l’Amérique du Nord. Les discussions devraient également porter sur la coordination politique entre gouvernements considérés comme proches de Washington dans le contexte géopolitique actuel.

Plusieurs dirigeants latino-américains et caribéens figurent parmi les invités. Il s’agit notamment du président argentin Javier Milei, du chef de l’État salvadorien Nayib Bukele, du président équatorien Daniel Noboa, du président panaméen José Raúl Mulino et du président paraguayen Santiago Peña.

Les Caraïbe sera notamment représentée par le président dominicain Luis Abinader, dont la participation illustre la place croissante de la République dominicaine dans les discussions régionales liées aux enjeux de sécurité et de migration.

En revanche, Haïti ne figure pas parmi les délégations annoncées. Aucun représentant officiel du gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé n’apparaît dans la liste des participants communiquée par les autorités américaines.

Cette absence intervient pourtant dans un contexte où la crise politique et sécuritaire haïtienne demeure l’une des préoccupations majeures de la région caribéenne, marquée par l’expansion des groupes armés, l’effondrement institutionnel et une pression migratoire croissante vers les pays voisins et l’Amérique du Nord.

Par ailleurs, plusieurs grandes puissances latino-américaines, dont le Brésil, le Mexique et la Colombie, n’ont pas non plus été associées à cette initiative. Le sommet réunit principalement un groupe restreint de gouvernements considérés comme des alliés politiques de l’administration américaine.

Il faut noter qu’il y a quelques semaines l’administration Trump avait joué toutes cartes pour maintenir Alix Didier Fils-Aimé aux commandes d’Haïti, arguant l’actuel à la tête d’un exécutif monocéphale serait idéal pour le combat contre la criminalité organisée, alors que, Fils-Aimé, le protégé de Washington se trouve L’organisationignoré dans le cadre de ce sommet.

Soulignons que l’organisation de cette rencontre à Doral s’inscrit dans la stratégie diplomatique de Washington visant à consolider un bloc régional aligné sur ses priorités sécuritaires et migratoires, dans un contexte marqué par les recompositions géopolitiques en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Jean Mapou / Le Relief

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