Mon cher Patrice,
Aujourd’hui, tu aurais eu 65 ans. Le temps passe, mais ton absence demeure, douce et douloureuse à la fois. Je pense souvent à nos échanges, à ta passion pour le savoir, à cette lumière que tu portais sans effort et qui continue d’éclairer ma mémoire.
Ils ont cru te faire taire, mais ils n’ont pas compris que les esprits libres ne disparaissent pas. Tu vis encore dans mes pensées, dans mes engagements, dans chaque idée que nous avons partagée.
Au gré d’une résidence doctorale, la Dr Pearce vient de m’aider à changer la perspective de ma thèse. Elle aime Haïti et m’a orienté vers une réflexion plus exigeante sur le design et l’implémentation des politiques publiques au pays, comme un défi pour inscrire notre réalité dans la modernité. J’aurais tant aimé t’en parler. Je t’imagine déjà questionnant mes hypothèses, affinant mes arguments, me rappelant que penser Haïti, c’est aussi croire à sa capacité de se réinventer.
Merci pour la fraternité, pour la rigueur, pour cette foi dans l’intelligence qui continue de me guider. Repose en paix, mon frère tout en attelant à ton travail de Bizango pour le pays !
Nos conversations ne cesseront jamais mon frère !
Akbolisabadya!
Bonne fête Patoutou!
Ton petit frère,
El Yves
27 février 2026
Atlanta Georgia


