Par Jean Mapou
PORT-AU-PRINCE.— Dans une note de presse publiée le 5 mars 2026, l’organisation de jeunesse Kay Jèn a pris acte du récent remaniement ministériel, tout en appelant les nouvelles autorités à poser des actions concrètes face aux crises qui affectent le pays.
Dans ce document signé par son responsable de communication, Chedler Désir, l’organisation estime que, dans un contexte marqué par de profondes difficultés sociales, économiques et sécuritaires, ce changement au sein du gouvernement ne doit pas se limiter à un simple réajustement administratif. Selon Kay Jèn, il doit plutôt constituer un véritable tournant politique en faveur des droits humains et des intérêts de la population.
L’organisation souligne que la population attend des réponses tangibles, notamment en matière d’accès à l’éducation, de protection sociale, de sécurité et d’emploi pour les jeunes. Elle rappelle que les fonctions ministérielles doivent être perçues comme des responsabilités au service de la nation et non comme des privilèges.
Kay Jèn insiste également sur la nécessité de placer la jeunesse au cœur des politiques publiques. Souvent confrontés au chômage, à l’insécurité et au manque d’opportunités, les jeunes continuent pourtant, selon l’organisation, de porter l’espoir du pays.
Dans cette perspective, l’organisation appelle les nouvelles autorités à orienter leur action autour du respect des droits humains, de la transparence dans la gestion publique, de la participation citoyenne, notamment celle des jeunes et des femmes, ainsi que de politiques publiques capables de réduire les inégalités et de renforcer la cohésion sociale.
Kay Jèn affirme enfin qu’elle restera mobilisée et vigilante afin de continuer à défendre les droits fondamentaux et à porter la voix de la jeunesse haïtienne, estimant que «l’heure n’est plus aux promesses, mais à l’action responsable et inclusive».
Jean Mapou / Le Relief


