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Lancement officiel de l’année René Depestre par la Direction Nationale du Livre

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Le Ministère de la Culture et la Direction Nationale du Livre (DNL) ont procédé, le jeudi 25 septembre 2025, au lancement officiel de l’année René Depestre lors d’une cérémonie organisée à l’hôtel Kinam II. L’événement, tenu sous la forme d’un cocktail-exposition, a réuni plusieurs personnalités publiques, acteurs culturels et membres du corps diplomatique venus honorer le poète centenaire haïtien.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une série d’activités programmées du 29 août 2025 au 29 août 2026 pour célébrer l’écrivain. Au menu : conférences, expositions, projections, récitals, rééditions et distributions d’ouvrages, concours, jeux et défis littéraires, ainsi que des traductions en créole de textes emblématiques. Les activités se dérouleront à Port-au-Prince, à Jacmel, mais également dans plusieurs pays étrangers.

Dans son intervention, le représentant du Ministre de la Culture a rappelé que cet hommage vise à « reconnaître de son vivant l’apport considérable de René Depestre à la littérature haïtienne et mondiale ». Il a également insisté sur l’importance de rapprocher les jeunes générations de son œuvre, marquée par un engagement constant en faveur de la justice, de la fraternité et de la liberté.

L’exposition inaugurale présentée au Kinam retraçait, à travers des photographies, manuscrits et documents rares, les différentes étapes du parcours de Depestre, de ses débuts en Haïti à ses engagements internationaux.

Pour le Directeur général de Direction Nationale du Livre, Ernst Saint Louis, cette année de célébration constitue une occasion de réaffirmer la place de la littérature dans la vie culturelle du pays et de faire découvrir ou redécouvrir l’œuvre d’un auteur dont le rayonnement dépasse largement les frontières haïtiennes.

Coupe du Monde U17 : Les Grenadiers en dernière ligne droite avant le Qatar

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La sélection nationale haïtienne U17 entre dans une phase décisive de sa préparation pour la Coupe du Monde U17 qui se tiendra au Qatar. Après plusieurs mois de travail et de stages, les jeunes Grenadiers entament leur troisième et ultime étape de préparation en Espagne, un moment crucial pour peaufiner les derniers détails avant le grand rendez-vous mondial.

Cette dernière phase vise à affiner les automatismes collectifs, renforcer l’esprit d’équipe et évaluer les joueurs sur le plan tactique et physique. Le sélectionneur Eddy César et son staff technique veulent donner à ce groupe le maximum d’outils pour représenter dignement le pays sur la scène internationale.

« Plus que jamais, la sélection U17 a besoin de sentir l’énergie indigène des Haïtiens vivant aux quatre coins du globe », a déclaré le staff, appelant la diaspora à soutenir les jeunes joueurs durant ce stage qui se déroulera de l’autre côté des Pyrénées, dans la péninsule Ibérique.

La Liste des Grenadiers Retenus

Gardiens :
Ritchie Kerly Valcourt (Real Hope Academy)
Clifford Gene (Mount Pleasant Academy)
Grant Franck Leveille (DC United)

Défenseurs :
Dave Bernard (Real Hope Academy)
Louis Stanley (ANAC)
Alcime Arthur (Real Hope Academy)
Emerson Alexis (SLG Académie)
Barjon Guivens (JAF)
Zamor Medinel (SLG Académie)
Rezil D. Kenson (Mount Pleasant Academy)
Wasson Thermoncy (BSC Young Boys)

Milieux de terrain :
Bill Meranvil (FC Toro)
Rolf Casillas K. Julien (Exafoot)
Rhode Phaden Louissaint (Stars des Jeunes)
Djouby S. Jean-Philippe (Mount Pleasant Academy)
Miguel Joseph (Mount Pleasant Academy)
Théo Lacombe (CE Sabadell FC)
Woodson Felix (Real Hope Academy)

Attaquants :
Macénat K. Prophète (Leg-A-Z)
Da-Benz Jacquet (ANAC)
Djuny Jr Theodor (AFA)
Nikolai Pierre (Orlando Academy)
Emerson Laissé (Mount Pleasant Academy)
Jackson Saintilnor (Mount Pleasant Academy)
Franco Celestin (Mount Pleasant Academy)

Ces jeunes talents représentent l’avenir du football haïtien. Leur stage en Espagne sera l’occasion d’affronter des adversaires de haut niveau, de tester différentes combinaisons tactiques et de consolider l’identité de jeu. L’ambition est claire : aller au Qatar avec une équipe prête à se battre et à écrire une nouvelle page de l’histoire du football haïtien.

Les regards de toute une nation sont tournés vers eux. Plus qu’un simple tournoi, cette Coupe du Monde est un symbole d’espoir et de résilience pour le peuple haïtien.

Mardoché D’Août

Le cas de Gamall Augustin se complique avec le rapport de l’ULCC

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Déjà incarcéré, Gamall Augustin voit son dossier s’alourdir. Dans un rapport d’enquête de sept pages remis à la presse le 26 septembre 2025, l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) détaille une série d’actes de corruption présumés commis durant sa gestion à la tête de la Télévision Nationale d’Haïti (TNH).

L’enquête a été déclenchée après une pétition signée par plus de 6 000 citoyens et transmise à l’ULCC le 21 février 2025. Mandatée par le directeur général Hans Jacques Ludwig Joseph, une commission spéciale a épluché des documents de la TNH, du Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) et d’institutions bancaires, couvrant la période d’octobre 2016 à février 2025. Elle a également auditionné plusieurs cadres, dont l’ex-directeur Gamall Augustin, le directeur administratif Halem Michel, le directeur technique Jean Yvon Auguste et la présidente de la commission de restructuration Marie Sandra Duvivier.

Abus de fonction et hébergement illégal

L’ULCC accuse Gamall Augustin d’avoir hébergé et branché des antennes d’autres médias sur le site d’État de Boutilliers. Kingdom FM, Vlaw FM, Zoom FM, Banbòch TV et Radio Télé Monopole auraient ainsi profité d’installations publiques.

Lors de son audition, Gamall Augustin a reconnu être copropriétaire de Banbòch TV et avoir reçu en novembre 2023 un chèque de 4 000 dollars US de Radio Monopole pour « achat et installation de matériels »; ce qui constitue un abus de fonction au regard des lois régissant la TNH.

Prise illégale d’intérêt

En 2021, un contrat entre la TNH et la compagnie NATCOM prévoyait l’installation d’une connexion Internet dans un site censé appartenir à la télévision publique, à Fort-Jacques. L’ULCC a découvert que cette connexion a été installée au domicile personnel de Gamall Augustin, démontrant un conflit d’intérêts flagrant et une prise illégale d’intérêt.

Faux en écritures publiques et détournements

L’enquête révèle de graves manipulations dans la gestion des cartes de débit destinées au personnel : ajout et retrait de bénéficiaires, gonflement ou réduction injustifiée des montants, falsification de réquisitions adressées à la Banque Nationale de Crédit.

Les irrégularités relevées sur les mois d’octobre, décembre 2024 et février 2025 totalisent près de 5,96 millions de gourdes. Halem Michel, administrateur de la TNH, a admis avoir falsifié les documents, affirmant avoir agi sur ordre de Gamall Augustin, qui lui-même a encaissé 500 000 gourdes, bien au-delà du montant prévu de 35 660 gourdes.

La gestion du carburant est tout aussi compromettante : entre 2016 et 2025, plus de 75,37 millions de gourdes ont été dépensés pour alimenter des sites, dont certains, comme celui de Bijou, étaient inactifs depuis 2022, entraînant un détournement massif de fonds publics.

Responsabilités et recommandations

Pour l’ULCC, ces pratiques constituent des infractions d’abus de fonction, prise illégale d’intérêt, faux en écritures publiques et détournement de biens publics. L’institution recommande : un audit complet de la période de gestion de Gamall Augustin, une renégociation du contrat avec la NATCOM, la mise en place d’une grille salariale et d’une cellule juridique à la TNH.

Sur le plan judiciaire, l’ULCC exige la mise en mouvement de l’action publique contre Gamall Augustin pour l’ensemble des infractions citées, ainsi que contre Halem Michel, poursuivi pour faux en écritures publiques et complicité de détournement.

Ce rapport, qui vient s’ajouter à la détention déjà en cours de l’ex-directeur de la TNH, met une nouvelle fois en lumière les dérives de la gestion publique en Haïti et place désormais la justice devant ses responsabilités.

La rédaction

Laurent Saint-Cyr exige un audit de l’APN, du FNE et de la Douane après son retour de l’ONU

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De retour en Haïti ce dimanche 28 septembre 2025 après avoir participé à la 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le président du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), Laurent Saint-Cyr, a annoncé une série de mesures fortes pour renforcer la transparence et la bonne gouvernance de l’État.

Accueilli à l’aéroport international Toussaint Louverture par une délégation composée plusieurs conseillers présidentiels, du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, de certains membres du gouvernement, de la secrétaire générale du Palais national, Marie Élisabeth Régine Joseph Haddad, du secrétaire général du Conseil des ministres Odilien Charles, du directeur général de la Police nationale André Jonas Vladimir Paraison, de membres du Haut État-major de la PNH ainsi que du général Jean Jonas et de représentants des Forces armées d’Haïti, le Président du Conseil avdonné une conférence de presse au salon diplomatique pour dresser le bilan de sa mission internationale.

Laurent Saint-Cyr s’est dit satisfait de sa participation à ce grand rendez-vous mondial des chefs d’État. Il a remercié les pays amis d’Haïti pour leur soutien constant face à la profonde crise qui secoue la nation. « Haïti réclame la paix, Haïti a besoin de paix, Haïti doit retrouver la paix », a-t-il martelé, promettant que le CPT et le gouvernement continueront de lutter contre les groupes criminels qui terrorisent la population et bloquent les efforts de redressement.

Des rencontres diplomatiques stratégiques

En marge de l’Assemblée générale, le président du CPT a multiplié les rencontres bilatérales avec des dirigeants et responsables d’organisations internationales, notamment le président du Kenya William Ruto, le Premier ministre du Canada Mark Carney, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et le secrétaire général de l’OEA Albert Ramdin, entre autres. Ces échanges ont porté sur le passage de l’aide humanitaire à l’investissement, objectif que le président haïtien considère comme une priorité nationale. « Je souhaite que le prochain président haïtien invité à l’Assemblée générale n’ait plus à parler de problèmes de sécurité, mais d’échanges commerciaux et de développement économique », a-t-il déclaré.

Un audit pour rétablir l’ordre

Dans un message ferme, Laurent Saint-Cyr a annoncé avoir demandé un audit complet de trois directions générales récemment changées par l’exécutif : l’Administration Portuaire Nationale (APN), le Fonds National pour l’Éducation (FNE) et l’Administration Générale des Douanes. Selon lui, cet audit vise à garantir une meilleure utilisation des fonds publics, à renforcer la transparence et à combattre l’injustice et l’impunité.

« Tout en sollicitant l’aide de la communauté internationale, nous devons d’abord mettre de l’ordre chez nous : dans les quartiers, pour que les bandits cessent de terroriser la population ; dans les finances publiques, pour que l’argent des contribuables soit utilisé de manière responsable ; et dans les institutions, pour que les gestionnaires rendent des comptes », a souligné le président du CPT.

Une demande qui intervient dans un contexte explosif

Cette annonce survient quelques jours après la publication, semaine dernière, de plusieurs rapports de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC). Ces documents mettent en cause des directeurs et un ministre en fonction, suscitant des appels pressants à des poursuites judiciaires contre les personnes accusées.

Dans ce climat de suspicion, l’audit promis par Laurent Saint-Cyr sera-t-il réellement mené à terme ? La question reste entière, alors que l’opinion publique réclame des actes concrets pour rompre avec l’impunité.

La rédaction

Washington révoque le visa du président Gustavo Petro après avoir demander à « libérer la Palestine »

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Par Jean Wesley Pierre

Un nouvel épisode de tensions diplomatiques secoue les relations déjà fragiles entre la Colombie et les États-Unis. Ce vendredi 26 septembre 2025, le département d’État américain a annoncé la révocation du visa du président colombien, Gustavo Petro, l’accusant d’« actions téméraires et incendiaires » lors d’une manifestation pro-palestinienne organisée à New York, en marge de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations unies.

Un discours explosif devant l’ONU et dans les rues de New York

Aux côtés du musicien britannique Roger Waters, figure du mouvement pro-palestinien, Gustavo Petro a pris la parole devant une foule de manifestants rassemblés près du siège de l’ONU.

« Je demande à tous les soldats de l’armée des États-Unis de ne pas viser l’humanité avec leurs fusils. Désobéissez à l’ordre de Trump ! Obéissez à l’ordre de l’humanité ! », a lancé le président colombien, appelant également à la création d’une « armée de sauvetage du monde » plus puissante que celle des États-Unis, destinée, selon lui, à « libérer la Palestine ».

Des propos que Washington a jugés « incendiaires » et « irresponsables ». « Plus tôt dans la journée, le président colombien s’est tenu dans une rue de New York et a exhorté les soldats américains à désobéir aux ordres et à inciter à la violence. Nous allons révoquer le visa de Petro », a affirmé le département d’État.

Une réplique cinglante de Petro

La réaction du chef d’État colombien n’a pas tardé. De retour à Bogota, Petro a dénoncé une décision « illégale » et « contraire au droit international ». « Je n’ai plus de visa pour aller aux États-Unis. Peu importe. Je n’ai pas besoin de visa (…) car je suis non seulement citoyen colombien, mais aussi citoyen européen, et je me considère comme une personne libre dans le monde », a-t-il écrit sur X, rappelant qu’il détient également la nationalité italienne, qui lui permet de voyager aux États-Unis sous certaines conditions.

Sur un ton mêlant défiance et ironie, le président colombien a ajouté : « Ne pas avoir permis l’entrée de l’Autorité palestinienne et me priver de mon visa pour avoir demandé à l’armée américaine et israélienne de ne pas soutenir un génocide, qui constitue un crime contre l’humanité, cela démontre que le gouvernement des États-Unis ne respecte plus le droit international. (…) Je ne reviendrai plus voir Donald le canard », en référence moqueuse au président américain Donald Trump.

*Un contexte diplomatique sous haute tension^

Cet incident survient dans un climat déjà délétère entre Washington et Bogota. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, les relations bilatérales se sont considérablement détériorées.

En juillet, les deux pays avaient rappelé leurs ambassadeurs après que Petro eut accusé des responsables américains de préparer un coup d’État en Colombie.

Plus tôt cette année, Bogota avait suspendu les vols d’expulsion de ressortissants colombiens en provenance des États-Unis, provoquant des menaces de sanctions économiques.

Sur le plan international, la Colombie a rompu ses relations diplomatiques avec Israël en 2024 et interdit l’exportation de charbon colombien vers ce pays, en réaction aux offensives israéliennes dans la bande de Gaza.

À la tribune des Nations unies, quelques jours avant la manifestation, Gustavo Petro avait déjà dénoncé un « génocide à Gaza » et demandé l’ouverture d’une « procédure pénale » contre Donald Trump pour des frappes américaines dans les Caraïbes ayant causé, selon Bogota, la mort de 14 personnes. Washington affirme que ces frappes visaient des cargaisons de drogue.

Le ministre colombien de l’Intérieur, Armando Benedetti, a pour sa part réagi en accusant les États-Unis d’« hypocrisie ».

« Le visa qui aurait dû être révoqué est celui du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Mais comme l’Empire le protège, il s’en prend au seul président capable de lui dire la vérité en face », a-t-il déclaré sur X.

Un précédent historique et un enjeu pour l’ONU

Ce n’est pas la première fois qu’un président colombien se voit privé de visa américain. En 1996, le président Ernesto Samper avait subi une mesure similaire après des accusations de financement de sa campagne par le cartel de Cali. Mais le cas Petro soulève une question plus large : la capacité des États-Unis, pays hôte du siège de l’ONU, à influencer l’accès des dirigeants étrangers à l’Assemblée générale, malgré l’extraterritorialité théorique du quartier diplomatique new-yorkais.

La révocation du visa de Gustavo Petro pourrait accentuer le rapprochement de la Colombie avec les pays du Sud global, notamment les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), qui attirent de plus en plus de dirigeants critiques de l’hégémonie américaine.

Plusieurs analystes voient dans cet incident un catalyseur d’un réalignement géopolitique, Petro apparaissant désormais comme l’un des symboles d’une contestation mondiale du leadership de Washington.

Le président colombien, Gustavo Petro, leader incontesté a su montrer sa détermination dans la lutte pour stopper cette « génocide » dans la bande de Gaza par l’Israël, à présent, le monde attend patiemment la réaction de la première puissance mondiale, qui a mainte reprises à poser son Veto pour sauver l’Israël des éventuels sanctions économiques, militaires et autres.

Mais une question reste suspendue, est-ce-que les États-Unis seront toujours là pour couvrir les actes de l’Israël ? Est-ce que la Palestine aura toujours la chance d’avoir des hommes comme le président colombien, Gustavo Petro pour porter ses problèmes dans les plus hautes sphères ?

Discours de Benjamin Netanyahu à l’ONU: plusieurs délégations ont quitté la salle

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NEW YORK, États-Unis.— La prise de parole du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devant l’Assemblée générale des Nations Unies a été marquée par un geste symbolique fort: plusieurs délégations ont quitté la salle avant même qu’il ne monte sur scène, en signe de protestation.

Alors que le dirigeant israélien s’apprêtait à intervenir, une partie des représentants des États membres a quitté l’hémicycle. Ce départ collectif traduit une manifestation claire contre la politique du gouvernement Netanyahu, notamment sur la guerre à Gaza et la question palestinienne.

Dans le même temps, ses partisans présents dans la salle ont salué son arrivée par des applaudissements nourris, accentuant le contraste entre rejet diplomatique et soutien affiché.

La présence de Benjamin Netanyahu à New York intervient dans un climat international particulièrement tendu. Son gouvernement est critiqué pour la conduite de ses opérations militaires dans la bande de Gaza, accusées de provoquer des pertes massives parmi les civils. Plusieurs organisations de défense des droits humains ont appelé à des sanctions, tandis que certains pays membres de l’ONU ont intensifié leurs pressions diplomatiques.

Pour le Premier ministre israélien, cette tribune onusienne constitue une occasion de défendre sa politique de sécurité et de réaffirmer la position d’Israël face aux critiques. Mais la sortie des délégations illustre la fracture profonde qui persiste au sein de la communauté internationale.

La scène de ce 26 septembre rappelle que l’Assemblée générale de l’ONU demeure un espace de confrontation diplomatique, où symboles et gestes comptent autant que les discours. Entre applaudissements et chaises vides, l’intervention de Netanyahu aura cristallisé une fois de plus les clivages autour du conflit israélo-palestinien.

Jean Mapou

La plateforme équilibriste propose une commission interministérielle pour assurer une rentrée scolaire réussie

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Fixée au 1er octobre prochain, la rentrée scolaire est incertaine en Haïti en raison de la crise securitaire et humanitaire. En ce sens, considerant l’éducation comme moteur de paix et de stabilité, la plateforme équilibriste propose une commission interministérielle pour bien planifier la rentrée des classes cette année.

En effet, dans une note publique, la plateforme appelle le gouvernement à mettre en place une commission interministérielle afin d’assurer une rentrée scolaire 2025-2026 réussie.

Selon la plateforme, cette commission doit être composée de la primature, de plusieurs ministères notamment l’éducation nationale, la justice et de la sécurité publique, du ministère des affaires sociales et du travail.

Cette structure aura pour mission d’appliquer les instructions officielles liées à l’éducation, soutenir les familles vulnérables, sécuriser les zones scolaires et réhabiliter les routes menant aux établissements.

A quelques jours de la rentrée scolaire,!des parents ne cessent de se plaindre. Ils évoquent des problèmes de moyens financiers les empêchant de préparer la rentrée pour leurs enfants.

Gedeon Delva

Le rapport de l’ULCC: un ministre et deux directeurs généraux en fonction épinglés, un précédent historique

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Par Jean Wesley Pierre

La publication des rapports de l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC) ce vendredi 26 septembre a provoqué une onde de choc, révélant des pratiques de corruption massive impliquant un ministre et des directeurs généraux en fonction.

Ces rapports perçus comme un pas décisif dans la lutte contre l’impunité, suscitent également une méfiance persistante quant à la capacité du système judiciaire à transformer ces révélations en sanctions concrètes.

Selon l’un des rapports, un ministre du gouvernement et deux directeurs généraux sont impliqués dans des scandales de corruption ainsi qu’un ancien directeur général. Ils sont épinglés pour des détournements de fonds, des prêts douteux ou des contrats fictifs.

Des décaissements irréguliers et une chaîne de responsabilités

Selon les enquêteurs de l’ULCC, la ministre Niola Lynn Sarah Devalis Octavius aurait autorisé le décaissement de ces fonds en violation des règles de la comptabilité publique.

Plutôt que d’émettre un chèque directement au bénéficiaire effectif des activités commémoratives, la somme a été libellée au nom du comptable en chef du ministère, Ludner Vogel Desforges.
Cette décision a permis de soustraire l’opération au contrôle normal de la trésorerie de l’État.

Plus grave encore, un compte bancaire privé aurait été ouvert à la Banque Nationale de Crédit (BNC) pour y déposer l’argent public. En contournant les circuits institutionnels, les fonds ont échappé aux mécanismes de supervision prévus par la loi sur la gestion des finances publiques.

Des flux d’espèces troublants

L’ULCC relève que 7,66 millions de gourdes ont été retirés en liquide sur ce compte, puis remis en main propre au chef de sécurité de la ministre, Jean Vilaire Maître, sans justificatifs probants.

Les enquêteurs évoquent également des transferts croisés suspects : par exemple, le retrait de 2 millions de gourdes le 26 novembre 2024, suivi le même jour d’un dépôt d’un montant identique sur le compte personnel de la ministre.

Carburant public, génératrices privées

À l’heure où les ordures s’accumulent dans les rues de la capitale, l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) dévoile un rapport accablant sur la gestion du Service National de Gestion des Résidus Solides (SNGRS).

Entre décembre 2021 et avril 2024, l’institution chargée de maintenir la salubrité publique aurait été le théâtre d’un détournement massif de carburant, pour un montant estimé à 227,48 millions de gourdes.

Selon les enquêteurs, le Directeur général Germain Paulémon et son adjoint Max Alex Joseph ont reconnu avoir utilisé, à des fins personnelles, une partie du diesel acheté par l’institution.

Ce carburant, financé par les fonds de l’État, aurait servi à alimenter leurs génératrices privées, alors même qu’il était destiné aux opérations de collecte et de traitement des déchets.

Ce aveu, rare dans les affaires de corruption, confirme que les dirigeants du SNGRS se sont approprié des ressources vitales, au détriment du fonctionnement normal d’un service public déjà critiqué pour son inefficacité.

Des studios publics au service de médias privés

Ce qui devait être la vitrine audiovisuelle de l’État haïtien se retrouve aujourd’hui au cœur d’un scandale retentissant. Un autre rapport de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) concerne la Télévision Nationale d’Haïti (TNH).

En effet, l’ex-directeur général Gamall Jules Augustin, est accusé de détournement de biens publics, abus de fonction prise illégale d’intérêt pour « avoir transformé l’institution publique en véritable fief personnel ».

L’enquête de l’ULCC détaille un hébergement illégal de médias privés sur le site de la TNH à Boutilliers, au mépris de toute procédure officielle.
Parmi les bénéficiaires figurent Kingdom FM, Vlaw FM, Zoom FM et Banchh TV. Ces entités auraient profité des installations et des ressources de l’État sans autorisation, ni contrepartie légale.

Subventions fantômes et carburant surévalué

Plus troublant encore, l’ULCC documente le détournement de subventions publiques et une surfacturation massive du carburant.

Un exemple emblématique : une facture de 6,8 millions de gourdes pour l’approvisionnement en carburant d’un site… qui était pourtant fermé. Cette pratique, si elle était confirmée, constituerait une ponction directe dans les caisses de l’État.

Et maintenant ?

L’ULCC a recommandé des poursuites judiciaires et des mesures administratives immédiates dans toutes les affaires documentées: le MJSAC, le SNGRS et l’ex directeur général de la TNH, Gamall Jules Augustin. Ce dernier est déjà en garde vue au Parquet de Port-au-Prince tandis que son administrateur Halem Michel, considéré comme complice dans plusieurs opérations, est aussi poursuivi par l’ULCC.

Alors que le pays traverse une crise sans précédent, le détournement présumé de fonds destinés à la mémoire historique de Vertières apparaît comme une trahison symbolique. Sans respect pour nos ancêtres.

Tant que les mécanismes de contrôle resteront faibles et que les sanctions resteront théoriques, les millions détournés continueront de creuser le fossé entre l’État et la population, laissant derrière eux des rues encombrées, des quartiers insalubres et une société exaspérée par l’injustice.

Ces affaires, loin d’être de scandales isolés, soulèvent une question fondamentale sur la responsabilité des dirigeants publics en Haïti : comment reconstruire la confiance des citoyens envers des institutions censées servir l’intérêt général.

Ces dossiers devront être des symboles de rupture avec l’impunité, pour éviter de tomber dans la longue liste des classés sans suite et attendre, tout doucement, la prescription.

Plusieurs villes du département du sud inondées suite aux dernières pluies

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Le grand sud du pays est sous les eaux depuis plus de 3 jours. Suite à ces dernières averses qui se sont abattues sur le département du sud , plusieurs villes de ce département ont été inondées. C’est le responsable de la protection civile dans le sud, Boutin Pierre Marie, qui a confirmé l’information à notre rédaction.

Il s’agit de la ville des Cayes, d’Aquin, de Camp Perrin, Torberck et d’autres villes côtières.

Aucune perte en vie humaine n’a été signalée jusqu’à présent. Des jardins devastés et de têtes de bétails emportés.par les eaux.

Selon Boutin Pierre Marie toute l’équipe de la protection civile dans le département est mobilisée pour accompagner la population en cette période pluvieuse.

Le rapport de l’ULCC: un ministre et deux directeurs généraux en fonction épinglés, un précédent historique

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Par Jean Wesley Pierre

La publication des rapports de l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC) ce vendredi 26 septembre a provoqué une onde de choc, révélant des pratiques de corruption massive impliquant un ministre et des directeurs généraux en fonction.

Ces rapports perçus comme un pas décisif dans la lutte contre l’impunité, suscitent également une méfiance persistante quant à la capacité du système judiciaire à transformer ces révélations en sanctions concrètes.

Selon l’un des rapports, un ministre du gouvernement et deux directeurs généraux sont impliqués dans des scandales de corruption ainsi qu’un ancien directeur général. Ils sont épinglés pour des détournements de fonds, des prêts douteux ou des contrats fictifs.

Des décaissements irréguliers et une chaîne de responsabilités

Selon les enquêteurs de l’ULCC, la ministre Niola Lynn Sarah Devalis Octavius aurait autorisé le décaissement de ces fonds en violation des règles de la comptabilité publique.

Plutôt que d’émettre un chèque directement au bénéficiaire effectif des activités commémoratives, la somme a été libellée au nom du comptable en chef du ministère, Ludner Vogel Desforges. Cette décision a permis de soustraire l’opération au contrôle normal de la trésorerie de l’État.

Plus grave encore, un compte bancaire privé aurait été ouvert à la Banque Nationale de Crédit (BNC) pour y déposer l’argent public. En contournant les circuits institutionnels, les fonds ont échappé aux mécanismes de supervision prévus par la loi sur la gestion des finances publiques.

Des flux d’espèces troublants

L’ULCC relève que 7,66 millions de gourdes ont été retirés en liquide sur ce compte, puis remis en main propre au chef de sécurité de la ministre, Jean Vilaire Maître, sans justificatifs probants.

Les enquêteurs évoquent également des transferts croisés suspects : par exemple, le retrait de 2 millions de gourdes le 26 novembre 2024, suivi le même jour d’un dépôt d’un montant identique sur le compte personnel de la ministre.

Carburant public, génératrices privées

À l’heure où les ordures s’accumulent dans les rues de la capitale, l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) dévoile un rapport accablant sur la gestion du Service National de Gestion des Résidus Solides (SNGRS).

Entre décembre 2021 et avril 2024, l’institution chargée de maintenir la salubrité publique aurait été le théâtre d’un détournement massif de carburant, pour un montant estimé à 227,48 millions de gourdes.

Selon les enquêteurs, le Directeur général Germain Paulémon et son adjoint Max Alex Joseph ont reconnu avoir utilisé, à des fins personnelles, une partie du diesel acheté par l’institution.

Ce carburant, financé par les fonds de l’État, aurait servi à alimenter leurs génératrices privées, alors même qu’il était destiné aux opérations de collecte et de traitement des déchets.

Ce aveu, rare dans les affaires de corruption, confirme que les dirigeants du SNGRS se sont approprié des ressources vitales, au détriment du fonctionnement normal d’un service public déjà critiqué pour son inefficacité.

Des studios publics au service de médias privés

Ce qui devait être la vitrine audiovisuelle de l’État haïtien se retrouve aujourd’hui au cœur d’un scandale retentissant. Un autre rapport de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) concerne la Télévision Nationale d’Haïti (TNH).

En effet, l’ex-directeur général Gamall Jules Augustin, est accusé de détournement de biens publics, abus de fonction prise illégale d’intérêt pour « avoir transformé l’institution publique en véritable fief personnel ».

L’enquête de l’ULCC détaille un hébergement illégal de médias privés sur le site de la TNH à Boutilliers, au mépris de toute procédure officielle.
Parmi les bénéficiaires figurent Kingdom FM, Vlaw FM, Zoom FM et Banchh TV. Ces entités auraient profité des installations et des ressources de l’État sans autorisation, ni contrepartie légale.

Subventions fantômes et carburant surévalué

Plus troublant encore, l’ULCC documente le détournement de subventions publiques et une surfacturation massive du carburant.

Un exemple emblématique : une facture de 6,8 millions de gourdes pour l’approvisionnement en carburant d’un site… qui était pourtant fermé. Cette pratique, si elle était confirmée, constituerait une ponction directe dans les caisses de l’État.

Et maintenant ?

L’ULCC a recommandé des poursuites judiciaires et des mesures administratives immédiates dans toutes les affaires documentées: le MJSAC, le SNGRS et l’ex directeur général de la TNH, Gamall Jules Augustin. Ce dernier, déjà en garde vue au Parquet de Port-au-Prince tandis que son administrateur Halem Michel, considéré comme complice dans plusieurs opérations, est aussi poursuivi par l’ULCC.

Alors que le pays traverse une crise sans précédent, le détournement présumé de fonds destinés à la mémoire historique de Vertières apparaît comme une trahison symbolique. Sans respect pour nos ancêtres.

Tant que les mécanismes de contrôle resteront faibles et que les sanctions resteront théoriques, les millions détournés continueront de creuser le fossé entre l’État et la population, laissant derrière eux des rues encombrées, des quartiers insalubres et une société exaspérée par l’injustice.

Ces affaires, loin d’être de scandales isolés, soulèvent une question fondamentale sur la responsabilité des dirigeants publics en Haïti : comment reconstruire la confiance des citoyens envers des institutions censées servir l’intérêt général.

Ces dossiers devront être des symboles de rupture avec l’impunité, pour éviter de tomber dans la longue liste des classés sans suite et attendre, tout doucement, la prescription.