samedi, mars 14, 2026
2 C
Londres
Accueil Blog Page 149

Livres en Liberté reçoit l’appui du Premier ministre Alix Didier Fils- Aimé

0

Pour sa 120ᵉ édition qui se tiendra en Afrique, sous le haut patronage du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, la 120ᵉ édition de la caravane culturelle Livres en Liberté franchit un cap historique en élargissant son empreinte jusqu’au continent africain. Organisée avec le soutien d’un réseau de partenaires institutionnels et privés, cette initiative littéraire haïtienne fera escale au Togo du 20 au 30 août, puis au Rwanda du 2 au 10 septembre. Ce double rendez-vous vise à promouvoir la lecture comme instrument d’émancipation et de rapprochement entre les peuples, tout en consolidant les liens culturels entre Haïti et l’Afrique.

Cette édition se distingue par la participation de personnalités d’envergure, telles que Gary Victor, dont l’écriture audacieuse et critique incarne une littérature haïtienne engagée, et Yves Martial, penseur éclairé dont les réflexions invitent à une relecture profonde des trajectoires culturelles. Leur présence confère à l’événement une légitimité intellectuelle et une portée symbolique incontestable. Aux côtés de ces figures, une délégation rotarienne composée d’acteurs reconnus du monde juridique, éducatif et associatif, telle que D’Jimy Malval, Me Mesac Philogène, et Me E. Jean Baptiste Brown, viendra enrichir les débats et les actions de terrain.

Dans un souci d’inclusion et d’impact durable, Livres en Liberté élargit cette année son champ d’intervention en intégrant les écoles primaires à son programme. Cette orientation éducative innovante vise à semer dès le plus jeune âge le goût de la lecture et à éveiller la curiosité des générations futures. L’escale prévue à l’École Internationale Altagracia, fondée par Ketline Adodo, auteure haïtienne, illustre l’importance accordée à l’ancrage culturel et à la transmission intergénérationnelle.

Pour le coordonnateur Clément II Benoit, cette 120ᵉ édition transcende le cadre d’un événement ponctuel. Elle incarne une vision ambitieuse : celle de relier les imaginaires, valoriser les identités plurielles et contribuer à une symbiose intellectuelle entre les peuples haïtien et africain. M. Benoit souligne que la littérature, en tant que vecteur de conscience et de lien social, joue ici un rôle fondamental dans l’éveil des consciences et la construction d’un avenir partagé.

Enfin, la réalisation de cette grande manifestation repose sur le soutien actif de partenaires stratégiques, dont la Banque Nationale de Crédit, le Cabinet Brown Legal Group, l’Institution Joseph D. Charles de Limbé, et les Entreprises Plastech Haïti. Leur engagement collectif témoigne d’une volonté affirmée de promouvoir la culture haïtienne sur la scène internationale et de contribuer au développement intellectuel des jeunes générations.

Bureau de presse Livres en Liberté

Haïti: Instabilité politique et crise économique, comment s’articulent vacances d’été ?

0

Avec la fermeture, depuis la fin du mois de juin, de plus de 87 % des institutions scolaires du pays, pour reprendre les propos du Directeur Général du MENFP, la période estivale s’annonce déjà en grande pompe, malgré l’instabilité politique, la fragilité sur le plan sécuritaire et les problèmes d’ordre économique.

Cette période donne lieu à toute une série d’activités généralement organisées pendant les vacances. Déjà, de nombreux préparatifs vont bon train dans certaines régions du pays où règne encore un brin de stabilité, et ce, en dépit des maigres ressources disponibles.

Mise à part la région métropolitaine, contrôlée à plus de 85 % par des groupes armés, plusieurs communes situées dans diverses régions du pays se préparent à organiser des visites guidées avec des groupes de jeunes. Des tournois de football, des championnats de domino, des foires gastronomiques et artisanales, des journées à la mer, des concours de jonglage, des marathons et des concours d’épellation, entre autres, seront organisés pour stimuler les jeunes et leur offrir un minimum de loisirs.

Le grand Sud se met au pas

Après plusieurs tentatives des bandes armées de s’étendre dans la commune de Léogâne, et en dépit des rumeurs persistantes, les Léoganais se préparent à assister au championnat de vacances des clubs de la commune et à participer également à d’autres activités pouvant rehausser l’éclat de la saison estivale au sein de la communauté léoganaise. « Léogane sera sous le feu des projecteurs une fois de plus pour les vacances », a confié un dirigeant de l’un des clubs de Foot, le plus réputé de la commune.

Il en est de même pour la ville de Jacmel, reconnue pour ses ateliers de formation en macramé, marionnette, peinture et broderie organisés au profit des jeunes durant les vacances. Le rendez-vous est également maintenu sur les plages, notamment à Raymond-les-Bains, à Civadier et à la plage de l’Amitié située dans les hauteurs de Kabic, pour des journées en bord de mer, habituellement animées par diverses activités.

« Nous n’avons pas encore les moyens qu’il faut, mais beaucoup d’activités sont envisagées », a en croire les déclarations du Casec, Fénélon Austin, membre influent d’une commission en charge des préparatifs pour la fête Mont Carmel et le grand championnat de Cayes-Jacmel.

Cette patronale et celle de la Saint-Dominique dans la commune de Marigot figurent parmi les plus grands rendez-vous où pèlerins et vacanciers de la région se retrouvent chaque année.

À un moment où le pays se trouve au bord du gouffre en raison de l’instabilité politique et de la dégradation du climat sécuritaire, certains pensent que tout est à l’arrêt et qu’aucune activité ne pourra être réalisée. Pourtant, bien au-delà de cette perception, le pays respire encore, et les villes de province, à travers des activités culturelles et sociales, continuent d’envoyer des signaux d’espoir. On a pu le constater récemment dans le Nord du pays, précisément au Cap-Haïtien, lors de la fête du bicolore.

S’amuser avec très peu

La situation socio-économique reste précaire : le pays est instable, de nombreuses institutions étatiques fonctionnent au ralenti, les gangs armés imposent leur loi, la cherté de la vie pèse lourdement et plusieurs autres problématiques persistent, laissant croire que la période estivale sera morose et passera inaperçue. Pourtant, loin de cette idée, des calendriers d’activités s’organisent et s’entrechoquent.

Tenant compte du poids de l’insécurité dans la zone métropolitaine, les enfants déplacés, venant pour la plupart de quartiers en proie à la violence des groupes armés, auront sans doute beaucoup de mal à se divertir sainement durant les vacances d’été.

Certaines personnes interrogées à ce sujet estiment que l’administration centrale de l’État, via le ministère de la Jeunesse et des Sports, devrait organiser des activités socio-culturelles, éducatives et sportives afin de soutenir les enfants des familles déplacées.

Jacques Innocent

Port-au-Prince ou le pays qui marche sur ses fesses

0

Des nouvelles de Port-au-Prince me parviennent comme les échos d’un songe fracassé. J’ai passé la soirée à écouter Syto dire Champ de Mars. Mon âme s’est décrochée, elle a quitté mon corps, et la voici qui erre, pieds nus, dans les entrailles de Port-au-Prince.

Daniel est rentré du Cap hier. Le front chargé, les yeux pleins d’un feu sans lumière. Il m’a soufflé les plaintes d’une ville en cavale, les soupirs d’un pays recroquevillé sur ses os.

Je devrais aller chercher des plumes de poule et un peu de terre noire. Me faire un égrégore. Un talisman de poussière. Pour me rappeler que j’ai encore une patrie même si cette terre n’a plus ni forme, ni corps, ni loi.

Il dit que Port-au-Prince s’est réfugiée là où l’air n’est pas encore une menace : entre Delmas 75 et Puits-Blain, comme une bête blessée repliée dans son dernier terrier.

Les bandits, eux, ont conquis les toits de Christ-Roi, plantant leurs drapeaux sur les hauteurs de la peur.

Même le ciel vacille.
Il dit que les murs du cimetière sont tombés. Que les morts, las d’attendre, se sont levés. De la rue Oswald Durand à Fleury Bathier, ils ont déserté leurs tombes pour venir juger les vivants.
Mais qui, ici, peut encore soutenir le regard d’un fantôme?

Montseigneur Guilloux est nue. Rue Alerte est devenue une veuve silencieuse. Plus un camion ne la traverse. Elle reste là, figée, guettant un retour qui n’aura pas lieu.

J’ai envie de revoir la rue Laraque. Ruelle Vilgrain me revient, éclat d’enfance. Et toi, rue Montalais, princesse d’antan, comment vas-tu, ma tendre oubliée?

Mais Port-au-Prince ne répond plus. Elle marche sur ses fesses, traînée par les morts, dans une procession sans fin, sans grâce, sans dignité.

Chaque jour, les invisibles m’invitent à leur messe obscure. Guedénibo m’attend. C’est à la rue des Arts Plastiques que je dois aller me rincer mon âme.

Trop de morts dans ma ville. Trop de silences qui hurlent.
Et les vivants?
Des morts qui respirent par accident.

Venlégédé! Bwa Loray!
Offrez-nous un dernier éclair.
Pas pour voir. Non.
Mais pour brûler ce qui reste
et recommencer.

Yves Carmel Lafortune
1er Juillet 2025
Fll.

15e Édition des Mardis de la Nation : le ministère des Haïtiens vivant à l’étranger parle des efforts

0

Lors de la 15e édition des Mardis de la Nation, la ministre des Haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE), Kathia Verdier, a présenté ce 1er juillet 2025 les avancées obtenues dans la délivrance des documents officiels aux compatriotes hors du pays. Des initiatives pour faciliter la vie des membres de la diaspora.

La ministre des Haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE), Kathia Verdier, a mis en lumière les progrès importants réalisés pour répondre aux besoins administratifs des membres de la diaspora. Ces avancées viseraient à leur faciliter l’accès aux documents essentiels pour leur libre circulation à l’étranger.

À la suite de missions de terrain effectuées récemment dans plusieurs communautés haïtiennes d’Amérique, la ministre Verdier s’est dite satisfaite des progrès significatifs observés dans la délivrance des documents officiels. Ces résultats sont le fruit d’une collaboration étroite entre le MHAVE, la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), la Direction Nationale des Archives, l’Office National d’Identification (ONI) et la Direction de l’Immigration et de l’Émigration (DIE).

La ministre a également souligné qu’à la suite des engagements pris lors de la Journée Nationale de la Diaspora, le 19 décembre 2024, des avancées concrètes ont été enregistrées. Parmi les cinq mille demandes de passeport en attente à l’Ambassade d’Haïti en République dominicaine, trois mille passeports ont déjà été délivrés. Cela marque une étape importante dans la défense des droits administratifs des Haïtiens vivant hors du territoire.

Concernant les Haïtiens en situation de vulnérabilité ou menacés de déportation, la ministre a rappelé que l’État haïtien dispose de dispositifs d’accompagnement et de rapatriement dans le respect de la dignité des personnes concernées, conformément aux engagements républicains. « Lakay se lakay. Lakay toujou lakay », a-t-elle affirmé.

Kathia Verdier a aussi invité la diaspora haïtienne à consulter les plateformes numériques officielles du MHAVE et à suivre les points d’information diffusés sur la chaîne Natif Natal TV ainsi que les centres d’appel joignables 24h/24 et 7j/7.

La Rédaction

Crise politique en Haïti : APHA interpelle la CARICOM et l’OEA sur le rôle des « acteurs contestés »

0

Dans une prise de position audacieuse, l’organisation citoyenne « Agissons pour Haïti » (APHA) a adressé une lettre ouverte aux instances régionales, CARICOM et OEA, pour dénoncer la persistance de négociations politiques impliquant des « figures largement rejetées » par la population haïtienne. Cette démarche intervient dans un climat de profond scepticisme quant à la légitimité du processus politique en cours.

L’initiative d’APHA met directement en cause plusieurs personnalités politiques issues de l’Accord du 21 décembre, dont André Michel et Claude Joseph, figures centrales de l’opposition politique au cours de ces dernières années. Ces derniers sont accusés par l’organisation de symboliser l’échec de la classe politique à sortir le pays de l’impasse institutionnelle, et d’avoir, selon elle, contribué à la fragilisation des structures étatiques.

La lettre évoque notamment le rôle controversé de Claude Joseph, ancien Premier ministre en poste lors de l’assassinat du président Jovenel Moïse, un crime encore enveloppé de zones d’ombre. Sans formuler d’accusations directes, APHA souligne l’absence de redevabilité et les soupçons persistants qui continuent d’alimenter la méfiance de la population envers les dirigeants.

Mais c’est surtout à travers la critique de l’Accord du 3 avril – successeur de celui du 21 décembre – qu’APHA alerte sur la reproduction d’un système politique basé sur l’exclusion et le recyclage de figures politiques contestées. L’organisation reproche à la CARICOM et à l’OEA de légitimer ce qu’elle considère comme un cercle restreint de pouvoir, détaché des aspirations populaires.

L’ancien opposant farouche au régime PHTK, André Michel, est également ciblé pour ses méthodes de mobilisation, qualifiées par l’APHA de dangereuses et destructrices. L’organisation estime que ses discours radicaux et les mouvements “pays lock” ont contribué à l’essor d’une culture de violence et d’anarchie, particulièrement au sein de la jeunesse.

À travers cette lettre ouverte, APHA appelle les instances régionales à un changement de cap, en mettant fin à leur soutien tacite aux « acteurs discrédités ». Elle plaide plutôt pour l’inclusion de nouvelles forces, issues de la société civile, des jeunes et des victimes du système actuel, afin d’engager un processus de refondation véritablement porteur d’espoir.

Cette interpellation intervient alors que la CARICOM et l’OEA ont récemment intensifié leurs efforts diplomatiques pour relancer les discussions sur l’avenir du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), lui-même sous le feu des critiques pour son manque de transparence et de résultats concrets.

En toile de fond : un pays toujours sans président élu, gangréné par l’insécurité, et où la population manifeste de plus en plus ouvertement sa lassitude face à une classe politique jugée incapable de répondre aux urgences nationales. L’appel d’APHA résonne, donc, comme une tentative de réorientation du débat, pour sortir d’une logique de recyclage et remettre la nation au centre du projet démocratique.

Par Gesly Sinvilier

CARICATURE du jour avec Le Relief

0

Dessinateur : Francisco Silva

Le Conseil Présidentiel de Transition semble compter ses jours : critiques croissantes et pressions diplomatiques

0

Alors que l’échéance de son mandat arrive bientôt à terme, l’avenir du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) en Haïti serait déjà compromis. Conçu pour stabiliser un pays en proie à une crise multiforme, ce collège dirigeant de neuf membres peine à convaincre, tant sur le plan national qu’international. De plus en plus critiqué pour son inefficacité, sa légitimité vacille sous le poids d’une opinion publique désillusionnée, d’une société civile de plus en plus bruyante, et de partenaires régionaux qui reprennent langue pour évoquer « l’après-CPT ».

*Une confiance populaire qui s’érode rapidement*

À peine installée, la structure transitoire censée incarner un consensus national s’est heurtée à une vague de désapprobation. Plusieurs acteurs de la société civile dénonçant alors un manque de clarté dans les décisions, une absence de résultats tangibles et un fonctionnement trop opaque, parfois parasité par les querelles d’égos entre les membres.

La voix du Révérend Père Verdieu Joassaint, figure respectée du diocèse de Jérémie, illustre bien ce climat de méfiance. Dans un sermon devenu viral, le prêtre n’a pas mâché ses mots : « Ce Conseil n’a ni boussole morale ni vision politique. Il donne l’impression d’être là pour gérer des intérêts privés au lieu de servir l’intérêt général ». Cette sortie, bien que sévère, trouve un écho grandissant parmi les croyants et les fidèles de diverses confessions.

*L’implication régionale relancée : CARICOM et OEA reprennent la main*

Sur le plan diplomatique, les discussions autour de la transition haïtienne reprennent de plus belle. Après une période d’observation, les partenaires régionaux, notamment la CARICOM et l’Organisation des États Américains (OEA), multiplient les consultations.

Selon des sources diplomatiques, les deux instances envisagent sérieusement une restructuration de la transition, voire une sortie anticipée du CPT.  Au cœur des discussions : la possibilité de nommer une figure unique de transition ou d’élargir l’accord politique à de nouveaux acteurs absents du processus initial, notamment du secteur religieux, du monde académique et des collectivités territoriales.

*Une transition à bout de souffle ?*

Loin d’inspirer l’espoir, le Conseil Présidentiel de Transition semble aujourd’hui incarner l’impasse. L’absence d’un calendrier électoral clair, la gestion floue des urgences sécuritaires, et le silence prolongé sur les réformes attendues alimentent la frustration. Même au sein du CPT, des signes de tension émergent, certains conseillers évitant les apparitions publiques ou exprimant leur désaccord à demi-mot.

Pour beaucoup, le sentiment dominant est celui d’un rendez-vous manqué. Le peuple haïtien, fatigué d’attendre des changements depuis des décennies, voit dans ce nouveau blocage un énième recul. Et à mesure que les voix critiques se multiplient, le mot « révision » — voire « remplacement » — revient très souvent dans les cercles diplomatiques et politiques.

*Une transition en transition ?*

Le Conseil Présidentiel de Transition devait représenter un tournant dans la reconstruction de l’État haïtien. Mais entre tensions internes, rejet populaire croissant et pression internationale, il donne aujourd’hui l’impression de compter ses jours.

Si le CPT veut éviter une fin prématurée, il lui faudra urgemment restaurer la confiance, définir un cap clair et surtout faire preuve d’un sursaut politique. À défaut, c’est une autre étape de la transition haïtienne qui pourrait bien être écrite… sans lui.
Car c’est la chronique de la transition permanente qui se poursuit.

Par Gesly Sinvilier

Quand Jocelerme Privert envisage l’avenir du pouvoir exécutif

0

PORT-AU-PRINCE — « Un homme d’État face à la nation », tel a été le thème de cette émission spéciale, dans laquelle l’ancien président Jocelerme Privert a participé, ce lundi 30 juin sur Scoop FM, dans le cadre de l’espace Haïti Débat animé par Gary Pierre-Paul Charles.

*Les scénarios envisageables*

D’après l’ancien président, élu par le parlement au suffrage indirect en 2016, le pays pourrait de nouveau adopter le modèle de gouvernance d’Ariel Henry. « Il est fort probable que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé demeure en fonction après le départ du Conseil de la Transition Politique (CPT) », a-t-il déclaré.

Jocelerme Privert a présenté deux scénarios possibles : « Si les élections se tiennent, Fils-Aimé restera en poste jusqu’à ce que le parlement ratifie la nomination d’un nouveau Premier ministre. Dans le pire des cas, avec un mandat du CPT arrivant à son terme le 7 février 2026, conformément à l’accord du 3 avril, et en l’absence d’un président élu, le Conseil des ministres exercera le pouvoir exécutif sous la direction du Premier ministre. »

Les prévisions de Privert font écho à la situation de 2021, suite au décès du président Jovenel Moïse, qui avait engendré un vide constitutionnel sur cette question précise. Cependant, conscient que les mêmes causes entraînent les mêmes effets dans des contextes similaires, il exhorte les acteurs concernés à œuvrer pour éviter de reproduire ces erreurs.

*Sur le financement électoral*

En évoquant des moments marquants de son mandat en 2016, notamment son engagement à organiser des élections entièrement financées par le trésor public, Privert insiste sur l’impossibilité matérielle de tenir des élections générales dans le pays en moins de sept mois, compte tenu des conditions actuelles.

« Il ne faut pas gaspiller des fonds qui pourraient servir à construire des lycées, des hôpitaux, et d’autres infrastructures essentielles dans des élections n’assurant pas la stabilité attendue », a-t-il déclaré, soulignant l’importance d’assurer le caractère souverain des élections en les finançant exclusivement par des fonds internes.

Le fiscaliste a également reproché à l’actuel pouvoir son incapacité. « Personne ne devrait souhaiter l’échec de cette transition. L’échec du CPT serait un échec pour le pays », a-t-il affirmé, critiquant les conseillers-présidents qui, selon lui, prêtent serment sur la constitution tout en ayant été nommés en méconnaissance totale de celle-ci.

« La création d’un conseil présidentiel de transition pour diriger le pays a été une erreur politique majeure », a conclu Privert, estimant que les parties prenantes auraient pu opter pour des alternatives plus judicieuses qu’un collège présidentiel de neuf membres.

Jean Mapou

EXAMENS OFFICIELS POUR LA 9E AF, LES FORCES DE L’ORDRE TOTALEMENT ABSENT A CARREFOUR

0

Les examens officiels pour la 9e AF ont débuté ce lundi 30 juin sur tout le territoire. Ayant adopté tout un train de mesures pour le bon déroulement de ces épreuves, le Ministère de l’éducation nationale et de la Formation professionnelle a enregistré 187 419 candidats, inscrits pour ces examens, attendus pour la période allant du 30 juin au 3 juillet 2025.

Déroulé dans un contexte très particulier associé au déploiement des groupes terroristes armés, les forces de l’ordre ont assuré la sécurité dans les perimettres avoisinants les centres d’examens et ont, également, placé des agents à l’intérieur des locaux servant de siège pour les candidats.

A Carrefour, une commune de la région métropolitaine, où les bandits règnent en maitre, ce sont des individus lourdement armés, qui ont sécurisé les axes routiers pour faciliter la circulation, afin de permettre aux candidats de repérer et d’accéder aux centres d’examens, repartis dans différents quartiers notamment à Bizoton, Thor, Côte Plage, pour ne citer que ceux là.
Craignant un spectacle hideux, la présence des forces légalement reconnues, n’ait été remarquée.

Voulant s’assurer que ces épreuves se deroulent dans un atmosphère serein, et pour évaluer également la première journée, des dispositifs techniques ont été mis en place.

Le Ministre de l’éducation nationale et de la Formation professionnelle a éffectué une visite au Lycée Horacius
Laventure à Delmas 75, où un total de 350 élèves, repartis dans 10 salles d’examens, composaient.

Lors de sa visite, le ministre Antoine AUGUSTIN s’est montré satisfait, en exprimant un sentiment basé sur des données préliminaires des directions départementales de l’Education qui assurent la gestion global de 810 centres d’examens, dont un total de 250, soit un pourcentage estimé à 30% dans le département de l’Ouest.

Jacques Innocent

9ème AF : Le MENFP se réjouit de la réussite de la première journée

Les examens officiels pour les élèves de 9ème Année Fondamentale ont débuté ce lundi 30 juin 2025. À cette occasion, le Ministre de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle a visité un centre d’examen afin d’évaluer le déroulement des épreuves.

Satisfaction du Ministère

Le Ministre Augustin ANTOINE a choisi de se rendre au Centre d’examen situé au Lycée Horatius Laventure, à Delmas 75. Il souhaitait observer personnellement l’ambiance de ce centre qui accueille près de 350 élèves, échanger avec les encadrants des candidats et les superviseurs.

Au cours de sa visite, Augustin ANTOINE a exprimé sa satisfaction devant les caméras de la presse. Il a salué les efforts déployés par les parents, les élèves, les enseignants et les directeurs d’établissement pour mener à bien une année scolaire qui a été particulièrement difficile.

Accueil des élèves déplacés

Dans le Département de l’Ouest, plus de 71 000 élèves, issus de plus de 3 100 établissements scolaires, participent aux épreuves officielles de la 9ème Année Fondamentale, a déclaré Etienne Louisseul FRANCE, le Directeur Départemental de l’Éducation de l’Ouest.

Il a précisé que des élèves provenant de zones affectées par la violence se présentent dans les districts scolaires les plus proches. Ainsi, les candidats du district de la Croix-des-Bouquets sont accueillis à Tabarre, ceux de Ganthier à Tabarre et Fonds-Parisien, et les élèves de Port-au-Prince à Delmas.

Etienne Louisseul FRANCE a également évoqué le cas de 124 candidats issus du Bas-Plateau Central, principalement originaires de la commune de Saut-d’Eau, qui passent les examens dans le district de Tabarre.

Cohabitation insidieuse

Par ailleurs, un phénomène inquiétant mérite d’être souligné. À Carrefour, commune sans présence policière depuis plusieurs années, les élèves ont passé les épreuves sous la protection d’hommes armés, dans un climat de tranquillité.

Ces individus, vêtus de noir et lourdement armés, ont assuré la sécurité des centres en collaboration avec les superviseurs et responsables désignés par le Ministère de l’Éducation Nationale, dans une zone où l’autorité de l’État est totalement absente. Cette cohabitation insidieuse illustre la déliquescence des institutions étatiques, remplacées par des autorités de substitution.

Les rapports préliminaires pour l’ensemble du pays signalent que, parmi les 810 centres d’examen, 250 se trouvent dans le Département de l’Ouest, soit plus de 30 %. L’ensemble des épreuves s’est déroulé sans incident, y compris à Carrefour, une commune atypique où se mêlent populations, commerces, écoles, hôpitaux, églises et gangs armés.

D’après le Bureau de communication du MENFP, 187 419 candidats de la 9ème Année Fondamentale participent cette année aux examens, en plus des 2 308 candidats des Écoles Normales d’Instituteurs et de Jardinières d’Enfants (ENIJE) ainsi que des 424 candidats des Centres d’Éducation Familiale (CEF). La première série d’examens se déroule du 30 juin au 3 juillet 2025.

Killy Johao