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Violente attaque dans l’Artibonite : deux policiers tués, blindé incendié

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Au moins deux policiers et plusieurs civils ont été tués, tandis que d’autres sont portés disparus, à la suite d’une attaque survenue ce mardi 22 juillet 2025.

L’assaut, mené par le gang Gran Grif, a visé un véhicule blindé de la Police Nationale d’Haïti dans la zone du bas-Artibonite. Les assaillants auraient tendu une embuscade aux agents avant d’incendier leur véhicule.

Des vidéos amateurs, largement relayées, montrent le blindé en flammes et les corps de policiers traînés au sol. La région du bas-Artibonite s’enfonce encore un peu plus dans l’insécurité et l’isolement.

18e Mardi de la Nation : l’État évoque la relocalisation des déplacés

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À travers l’Office national de la migration (ONM), le gouvernement haïtien intensifie ses démarches pour relocaliser les déplacés internes et récupérer les bâtiments publics occupés depuis plusieurs mois.

Lors de la 18e édition des Mardis de la Nation, organisée sous l’égide du Ministère de la Culture et de la Communication, ce 22 juillet 2025, la question du sort des déplacés internes a été largement abordée.

Dans le cadre du programme national de relocalisation, 3 653 familles recevront d’ici la fin du mois un chèque d’accompagnement pour quitter volontairement les sites d’hébergement provisoires. Cette annonce a été faite par Jean Négot Bonheur Delva, directeur général de l’ONM.

La Faculté de linguistique appliquée (FLA), occupée par des familles déplacées, a été restituée au rectorat de l’Université d’État d’Haïti après la remise de 302 chèques. Depuis octobre 2024, 17 sites temporaires ont été recensés, abritant environ 23 000 personnes réparties en 10 000 ménages. Les espaces libérés seront réhabilités, notamment pour la rentrée scolaire.

Cependant, la crise humanitaire reste grave : plus de 1,3 million d’Haïtiens sont déplacés, et certains quartiers, comme Carrefour-Feuilles, ne sont toujours pas sécurisés. Par ailleurs, le programme du MAST, qui devait offrir près de 100 000 gourdes à certaines familles pour faciliter leur relogement, n’a pas encore progressé, car les sites de déplacés restent encore occupés et bon nombre dénonce la donation de cette pitance.

Si l’État récupère peu à peu les bâtiments publics, aucun quartier abandonné sous les tirs n’a été officiellement déclaré sécurisé. Des zones de relocalisation viables restent à définir, et le sort réel des familles relocalisées demeure incertain.

La rédaction

Pierre Réginald Boulos menacé d’expulsion aux États-Unis

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Miami, 22 juillet 2025 —Le Département d’État a communiqué officiellement sur l’affaire Pierre Réginald Boulos, puissant homme d’affaires haïtien dirigeant un parti politique. Selon le communiqué la présence ainsi que les activités de Boulos aux États-Unis pourraient avoir de graves conséquences sur la politique étrangère des États-Unis. Ce qui constitue un motif comme une mesure d’expulsion.

« Boulos s’était engagé dans une campagne de violence et de soutien aux gangs, contribuant à la déstabilisation d’Haïti », affirme le Département d’Etat américain.

L’homme d’affaires n’aurait pas divulgué son implication dans le Mouvement pour la Transformation et la Valorisation d’Haïti (MTV). Boulos qui avait également des poursuites par l’Unité de Lutte Contre la Corruption pour un prêt. Cet acte est un motif supplémentaire d’expulsion fondé sur la fraude, pour le Département d’Etat.

Le 17 juillet, les agents de l’unité des enquêtes de sécurité intérieure de l’U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE) ont arrêté Pierre Réginald Boulos, résident permanent légal des États-Unis et citoyen haïtien, pour « avoir violé la Loi sur l’immigration et la nationalité en contribuant à la déstabilisation d’Haïti ».

L’opération a été menée conjointement avec le Service de sécurité diplomatique du Département d’État américain et la Direction de la détection des fraudes et de la sécurité nationale de l’U.S. Citizenship and Immigration Services.

Il est actuellement détenu par l’ICE, au sein de la division Enforcement and Removal Operations.

Pendant sur les réseaux sociaux que s’alimentent les discussions, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, vient d’ajouter de nouvelles mesures de déportation à l’encontre de résidents permanents supposés « légaux », de financer les gangs terroristes en Haïti.

Killy Johao

Donald Trump annonce un nouveau retrait des États-Unis de l’UNESCO

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Les États-Unis annoncent ce 22 juillet leur retrait de l’UNESCO, accusant l’agence onusienne de promouvoir des politiques “woke” et de soutenir des positions jugées hostiles à Israël. Une décision, déjà prise en 2017 sous le même président, qui marque une nouvelle rupture avec le multilatéralisme. Le retrait sera effectif le 31 décembre 2026.

Rebelote. Le président américain Donald Trump a de nouveau décidé de retirer les États-Unis de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), a annoncé ce mardi 22 juillet 2025 une porte-parole de la Maison-Blanche. Cette décision, officialisée par le département d’État américain, prendra effet à compter du 31 décembre 2026.

Cette décision s’inscrit dans une politique de désengagement des institutions internationales déjà amorcée lors de son premier mandat. En 2017, Donald Trump avait ordonné un premier retrait des États-Unis de l’UNESCO, invoquant une supposée partialité anti-israélienne. Ce retrait avait pris effet en 2018, avant que son successeur Joe Biden ne décide de réintégrer l’organisation en 2023.

Cette fois, l’administration Trump va plus loin dans ses critiques. Dans une déclaration au New York Post, Anna Kelly, porte-parole adjointe de la Maison-Blanche, a dénoncé “le soutien de l’UNESCO à des causes culturelles et sociales ‘woke’, qui divisent et qui sont totalement en décalage avec les politiques de bon sens pour lesquelles les Américains ont voté en novembre”. Elle affirme que Donald Trump “fera toujours passer l’Amérique en premier” et n’engagera son pays que dans des organisations “alignées avec les intérêts nationaux”.

Parmi les reproches formulés par Washington figure également l’admission de “l’État de Palestine” comme membre à part entière en 2011, une décision qualifiée de “hautement problématique” par les autorités américaines. Cette reconnaissance aurait, selon elles, contribué à la diffusion de discours hostiles à Israël au sein de l’organisation.

La directrice générale de l’UNESCO, la Française Audrey Azoulay, a réagi dans un communiqué en déclarant : “Si regrettable qu’elle soit, cette annonce était attendue et l’UNESCO s’y est préparée”. Elle a rappelé que l’organisation reste déterminée à poursuivre son mandat de coopération internationale.

Créée en 1945 au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’UNESCO est chargée de promouvoir la paix par le biais de l’éducation, de la science, de la culture et de la communication. Son siège est situé à Paris.

Peu après son retour au pouvoir en janvier 2025, Donald Trump avait signé un décret ordonnant sous 90 jours un audit du soutien américain à diverses agences onusiennes, en vue de recentrer la politique étrangère américaine sur ses “intérêts stratégiques”.

Ce retrait marque un nouveau tournant dans la relation des États-Unis avec le système des Nations unies et confirme la volonté du président Trump de redéfinir les contours de l’engagement international américain.

Avec Franceinfo

CAN : Bilan des 100 premiers jours de Renaud Aristide à la tête de l’institution

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Port-au-Prince, le 21 juillet 2025 — Lors d’une conférence de presse ce lundi, le Directeur Général du Centre Ambulancier National (CAN), Renaud Aristide, a présenté le bilan de ses cent premiers jours à la tête de l’institution. Entouré de plusieurs cadres de l’administration, il a fait état des progrès réalisés tout en soulignant la nécessité de poursuivre les réformes pour renforcer l’efficacité du CAN.

Dans son intervention, M. Aristide s’est montré satisfait des avancées enregistrées, tout en reconnaissant que des mesures plus structurelles devront être mises en œuvre afin de corriger les dysfonctionnements observés, notamment sur le plan administratif, et de mieux faire face à la situation de crise actuelle.

Parmi les réalisations majeures, il a mentionné l’augmentation significative du nombre d’ambulances en service dans la région métropolitaine, passé de 3 à 8. Par ailleurs, cinq nouvelles ambulances seront bientôt livrées dans le département de la Grand’Anse, a-t-il annoncé.

Au niveau de l’administration centrale, des efforts considérables sont en cours pour le paiement de onze mois d’arriérés de salaires. En outre, le montant alloué sur les cartes de débit destinées au personnel sera doublé, passant de 7 500 à 15 000 gourdes.

« Les défis sont énormes, mais notre équipe travaille sans relâche pour rendre le Centre Ambulancier National plus dynamique », a affirmé le Directeur Général, qui a également annoncé l’ouverture imminente d’un nouveau centre d’appel. Ce dernier sera capable de gérer simultanément près de 210 appels téléphoniques, permettant ainsi à l’institution d’être plus proche de la population à travers les dix départements géographiques du pays.

En parallèle, de nouveaux uniformes seront bientôt distribués aux membres du personnel.

Dans ce contexte particulier, Renaud Aristide a réaffirmé l’importance du rôle du CAN. Il a insisté sur l’engagement de son administration à remplir ses responsabilités avec rigueur, stratégie et sens du service public.

Jacques Innocent

Communiqué (Traduction de l’anglais au Français)Pierre Réginald Boulos impliqué dans une campagne de violence et de soutien aux gangs

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MIAMI — Le 17 juillet, les agents de l’unité des enquêtes de sécurité intérieure de l’U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE) ont arrêté Pierre Réginald Boulos, résident permanent légal des États-Unis et citoyen haïtien, pour avoir violé la Loi sur l’immigration et la nationalité en contribuant à la déstabilisation d’Haïti.

Cette affaire a été menée conjointement avec le Service de sécurité diplomatique du Département d’État américain et la Direction de la détection des fraudes et de la sécurité nationale de l’U.S. Citizenship and Immigration Services.

Le Département d’État a déterminé que la présence ou les activités de Boulos aux États-Unis pourraient avoir de graves conséquences sur la politique étrangère des États-Unis, fournissant ainsi un motif de mesure d’expulsion. Les autorités ont conclu qu’il s’était engagé dans une campagne de violence et de soutien aux gangs, contribuant à la déstabilisation d’Haïti.

En outre, lors de sa demande pour devenir résident permanent légal, Boulos n’a pas divulgué son implication dans la formation d’un parti politique en Haïti, le Mouvement pour la Transformation et la Valorisation d’Haïti. Il avait également été référé pour poursuites par l’Unité de Lutte Contre la Corruption du gouvernement haïtien pour mauvaise utilisation de prêts, fournissant un motif supplémentaire d’expulsion fondé sur la fraude.
Il est actuellement détenu par l’ICE, au sein de la division Enforcement and Removal Operations.

Le Département d’État a par ailleurs établi que certains résidents permanents légaux aux États-Unis ont soutenu et collaboré avec des chefs de gangs haïtiens liés à Viv Ansanm, une organisation terroriste étrangère désignée par les autorités américaines.

Les États-Unis n’autoriseront pas des individus à jouir des avantages du statut légal sur leur territoire tout en facilitant les actions d’organisations violentes ou en soutenant des groupes terroristes criminels à l’étranger.

Sur la base de cette détermination, le Département de la Sécurité intérieure (DHS) est en mesure d’engager des procédures d’expulsion contre ces individus en vertu de l’article 237(a)(4)(C) de la Loi sur l’immigration et la nationalité.

Ces nouvelles mesures démontrent l’engagement ferme de l’administration Trump à protéger le peuple américain, à défendre les intérêts de sécurité nationale des États-Unis, et à promouvoir la sécurité et la stabilité dans la région.

Fin

L’OCNH adresse des recommandations à l’État haïtien suite aux Observations finales du Comité des droits de l’homme de l’ONU

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Dans un communiqué publié ce lundi 21 juillet 2025, l’Organisation des Citoyens pour une Nouvelle Haïti (OCNH) salue les Observations finales adoptées par le Comité des droits de l’homme des Nations Unies, le 15 juillet 2025, à l’issue de l’examen du deuxième rapport périodique d’Haïti.

Ayant activement pris part à cet examen les 3 et 4 juillet derniers à Genève, l’OCNH — dirigée par Me Camille Occius — exhorte les autorités haïtiennes à appliquer de manière urgente et concrète l’ensemble des recommandations émises par le Comité, avec le concours des partenaires nationaux et internationaux, notamment le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).

Conformément à ses domaines d’intervention prioritaires, l’OCNH appelle particulièrement l’État haïtien à :
1. Faciliter l’enregistrement des naissances et l’accès aux documents d’identité ou d’état civil, notamment pour les personnes qui les ont perdus ;
2. Garantir l’indépendance et l’impartialité du système judiciaire, en assurant que les procédures de sélection, de nomination, de promotion et de révocation des juges soient transparentes, équitables et conformes au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’aux normes internationales ;
3. Allouer des ressources budgétaires suffisantes au bon fonctionnement de la justice, y compris pour renforcer la sécurité des juges, du personnel judiciaire et des infrastructures des tribunaux ;
4. Ouvrir rapidement des enquêtes indépendantes et rigoureuses sur toutes les violations passées des droits humains, poursuivre les auteurs présumés, sanctionner les coupables de manière proportionnée, et offrir aux victimes des recours et des réparations appropriés, tout en prenant des mesures préventives pour éviter la répétition de telles violations ;
5. Enquêter de manière approfondie, impartiale et indépendante sur toutes les allégations de corruption, à tous les niveaux de l’État, et veiller à ce que les responsables soient poursuivis et, le cas échéant, condamnés équitablement, avec indemnisation pour les victimes ;
6. Mener des enquêtes rigoureuses sur les violences sexuelles et celles dirigées contre les femmes et les enfants, en particulier celles perpétrées par des groupes armés, et sanctionner les auteurs tout en garantissant aux victimes accès à la justice, à des soins et à des réparations ;
7. Protéger les personnes déplacées, notamment les femmes et les filles, contre toutes les formes de violence, y compris les violences sexuelles ;
8. Assurer le plein exercice du droit à la participation politique, et créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections crédibles, transparentes, libres et équitables.

Plus loin dans son communiqué, l’OCNH réaffirme son engagement à remplir pleinement son rôle de vigie et de défenseur des droits humains. Elle entend poursuivre ses efforts de plaidoyer en faveur de la mise en œuvre de ces recommandations, et appelle l’ensemble des organisations locales, ainsi que les acteurs nationaux et internationaux, à unir leurs efforts pour une action concertée et rapide.

« Notre objectif commun est de bâtir une Haïti fondée sur le respect et la protection des droits humains », conclut le communiqué.

L’État haïtien relance la lutte contre les gangs : unité affichée et riposte renforcée

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Malgré un « budget de guerre » déjà mobilisé sans résultats probants, les autorités haïtiennes affichent une nouvelle fois leur détermination à écraser les groupes armés. Ce 21 juillet 2025, une réunion stratégique à la Primature a rassemblé les plus hauts responsables de l’État autour d’un plan d’action renforcé.

La Primature a servi de théâtre à une réunion de crise de très haut niveau. Les Présidents Leslie Voltaire et Laurent St-Cyr, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, les ministres concernés, ainsi que les chefs de la PNH, des FAd’H et de la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MMS) se sont réunis pour relancer la lutte contre les gangs armés.

Cette rencontre intervient alors qu’un « budget de guerre » avait déjà été mobilisé ces derniers mois pour faire face à l’insécurité, sans succès tangible. Les violences continuent d’endeuiller la population, et l’État peine à reprendre le contrôle de vastes zones aux mains des groupes armés.

Face à cet échec, les autorités haïtiennes annoncent de nouvelles mesures : mobilisation immédiate de ressources logistiques et budgétaires exceptionnelles, renforcement des capacités de la PNH, intensification des opérations sur le terrain. « Il s’agit d’une urgence nationale », ont déclaré les responsables, qui exigent une coordination permanente entre institutions nationales et partenaires internationaux.

La note circonstancielle souligne que les Présidents Voltaire et St-Cyr ont salué le courage des forces de sécurité, tout en appelant la population à la mobilisation générale pour défendre la paix et l’ordre républicain.

Mais pendant que l’État resserre les rangs, le pays s’enfonce dans le chaos. L’insécurité paralyse l’économie, bloque l’aide humanitaire, vide les écoles et pousse chaque jour davantage de familles à fuir leurs maisons. Des hôpitaux ferment, des entreprises cessent leurs activités, des quartiers entiers sont livrés à la loi des armes. En attendant des résultats concrets, la population vit au rythme des rafales et des funérailles.

La rédaction

Pierre Réginald Boulos aurait collaboré avec des chefs de gang, selon FOX News

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La chaîne américaine FOX News a publié sur X une photo de Pierre Réginald Boulos, affirmant :

« L’ICE a arrêté Pierre Réginald Boulos, résident permanent légal des États-Unis et citoyen d’Haïti, pour avoir prétendument contribué à la déstabilisation d’Haïti et collaboré avec des chefs de gangs haïtiens liés à une organisation terroriste étrangère. »

De son côté, le quotidien floridien Miami Herald a confirmé l’arrestation du puissant homme d’affaires haïtien Pierre Réginald Boulos par les services d’immigration américains (Immigration and Customs Enforcement – ICE).

Selon le journal, M. Boulos a été interpellé à son domicile de Palm Beach le jeudi 17 juillet par des agents de l’ICE. Il a d’abord été détenu au Krome North Service Processing Center, avant d’être transféré dans un centre de détention fédéral à Homestead.

L’ICE n’a pas répondu aux multiples sollicitations du Miami Herald concernant la nature des violations reprochées à M. Boulos ou pour confirmer officiellement sa détention. Toutefois, des documents du tribunal de l’immigration publiés en ligne lundi indiquent qu’il est convoqué à une audience prévue le 31 juillet à 8 h du matin, devant le juge de l’immigration Jorge Pereira, au centre de détention de Krome.

Selon les informations disponibles, l’arrestation de M. Boulos ne serait pas liée à une affaire criminelle, bien que son dossier migratoire soit qualifié de « compliqué ». Médecin et homme d’affaires, Réginald Boulos est né dans un hôpital de New York de parents haïtiens d’origine libanaise. Il aurait renoncé à sa nationalité américaine lorsqu’il envisageait de se présenter à l’élection présidentielle de 2021 à la tête de son parti, MTV.

Peu après l’assassinat du président Jovenel Moïse, il avait quitté Haïti pour s’installer en Floride, confiant la gestion de ses entreprises — Delimart, El Rancho et Auto Plaza — à l’un de ses enfants.

Toujours selon le Miami Herald, M. Boulos aurait affirmé à plusieurs proches qu’il détenait une résidence permanente aux États-Unis. Une source proche de la famille aurait déclaré que les autorités américaines lui reprochent de ne pas avoir entièrement divulgué ses activités politiques en Haïti lors de ses démarches pour rester aux États-Unis. Il aurait d’abord sollicité un statut de protection temporaire (TPS), puis introduit une demande de résidence permanente par l’intermédiaire de l’un de ses enfants.

Alors que cette détention continue d’alimenter les discussions, le secrétaire d’État américain a annoncé aujourd’hui de nouvelles mesures de déportation à l’encontre de résidents permanents légaux soupçonnés de soutenir ou de financer les gangs terroristes en Haïti.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump en janvier 2025, son administration a durci sa politique migratoire et ciblé agressivement l’immigration illégale. Les Haïtiens entrés aux États-Unis sous le programme de libération conditionnelle humanitaire de l’administration Biden, ainsi que ceux bénéficiant du statut de protection temporaire, sont désormais menacés d’expulsion.

À ce jour, Pierre Réginald Boulos est l’Haïtien le plus médiatisé à avoir été interpellé par l’administration Trump, qui cherche à réduire les protections contre l’expulsion et les permis de travail accordés à plus d’un demi-million d’Haïtiens présents temporairement sur le sol américain.

La rédaction