Par Jean Wesley Pierre
L’Iran a annoncé son intention de poursuivre les négociations avec les États-Unis, à l’issue d’une première session de pourparlers indirects tenue à Oman. Selon Téhéran, ces discussions se sont déroulées dans une « atmosphère positive », malgré un contexte régional marqué par de fortes tensions sécuritaires, notamment le déploiement récent d’une force navale américaine dans le Golfe.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’exprimant après ces échanges, a précisé que les discussions avaient eu lieu avec l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, ainsi qu’avec Jared Kushner, proche conseiller du président américain Donald Trump.
D’après Téhéran, les discussions ont été strictement limitées au dossier nucléaire, conformément à la position iranienne. Washington souhaiterait toutefois élargir les négociations à d’autres sujets sensibles, notamment le soutien présumé de l’Iran à certains groupes armés hostiles à Israël et le développement de son programme de missiles balistiques.
Ces pourparlers constituent les premiers échanges diplomatiques de ce type depuis les frappes américaines de juin visant des installations nucléaires iraniennes, dans le contexte d’une guerre de douze jours déclenchée après une attaque israélienne contre l’Iran. Cet épisode militaire avait fortement accentué les tensions régionales et ralenti les initiatives diplomatiques.
La reprise du dialogue, même indirect, est donc perçue par plusieurs observateurs comme un signe d’apaisement relatif, bien que de nombreux désaccords subsistent entre les deux pays. Les prochaines étapes des discussions pourraient déterminer si une voie diplomatique durable peut être envisagée ou si les tensions continueront de dominer les relations entre Washington et Téhéran.
Jean Wesley Pierre / Le Relief

