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Les rapports de l’ULCC mis en cause, après leur publication: Hans Ludwig Joseph, maître chanteur ?

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Par Jean Wesley Pierre

Les rapports de l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC), publiés le 26 septembre, sonnent comme une détonation dans un pays déjà ébranlé par l’effondrement économique, l’insécurité et la désagrégation des institutions.

Sur le plan juridique, chaque dossier pourrait déboucher sur des poursuites pour détournement de biens publics (article 5.4), abus de fonction (article 5.1) ou faux en écritures publiques (article 107 du Code pénal), infractions passibles de peines de prison et de lourdes amendes.

Cependant la publication de ces rapports, avant toute action judiciaire, alimente un débat public. Des personnalités comme Henry Beaucejour y voient une atteinte à la présomption d’innocence, un risque de politisation et une manière de détourner l’attention du combat judiciaire vers le scandale médiatique.

Pour l’ancien candidat à la présidence, maître Samuel Madistin, l’ULCC ne lutte pas réellement contre la corruption et devrait être fermée pour être réorganisée. Il qualifie l’institution de « marionnette du pouvoir ».

L’ancien candidat à la présidence, maître Samuel Madistin reproche à l’ULCC d’avoir produit un rapport favorable à l’ancien sénateur Rony Célestin, permettant à ce dernier de se défendre au Canada dans le cadre de l’acquisition d’une villa de 4,25 millions de dollars, malgré des soupçons d’enrichissement illicite.

Pour Me Madistin, les agissements de l’ULCC est perçu comme étant de l’exagération et abus de pouvoir, puisque ladite institution, de son organigramme, est en réalité responsable des poursuites d’enquêtes de corruption, de surcroît, après avoir terminé le rapport administratif, il doit obligatoirement être acheminer au parquet pour les suites judiciaires.

L’(ULCC) unité de lutte contre la corruption, en rendant ses enquêtes publiques, tente d’exercer une pression populaire sur des institutions judiciaires réputées inertes. Mais elle s’expose en retour à des accusations d’instrumentalisation politique, d’autant que certains acteurs dont l’ancien Premier ministre Jean Henry Céant, accusé lui aussi de détournement, dans une lettre ouverte, laisse paraître que le directeur de l’ULCC se livre à des pratiques de chantage, de favoritisme. L’ancien premier ministre décrit le directeur général de l’ULCC, Hans Ludwig Joseph comme un « maître chanteur ».

Opinion partagée par Me Guerby Blaise met en doute la légitimité des rapports l’ULCC, suite aux accusations de Jean Henry Céant. Le Docteur en Droit pénal et Politique criminelle a certainement ses arguments.

En Haïti, rares sont les enquêtes de l’ULCC qui se traduisent par des condamnations. Lenteurs judiciaires et pressions politiques qui transforment souvent les rapports en armes de règlement de comptes plutôt qu’en outils de justice.

Le travail de l’institution constitue une part de vérité. S’il reste lettre morte, il confirmera que l’État haïtien fonctionne comme une oligarchie où les certaines personnes pillent sans crainte. S’il débouche sur des poursuites effectives, il ouvrira une brèche dans le mur de l’impunité et redonnera un minimum de crédibilité à la justice.

Haïti: L’Exécutif salue la transformation, par l’ONU, de la MMSS en une force internationale de répression des gangs

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PORT-AU-PRINCE.— Le gouvernement haïtien a exprimé sa satisfaction à la suite de l’adoption, ce mardi, par le Conseil de sécurité des Nations Unies, d’une résolution approuvant la transformation de la Mission multinationale de soutien à la Sécurité (MMSS) en une force internationale renforcée. Cette nouvelle mission, qui pourrait mobiliser jusqu’à 5 500 policiers et militaires, a pour objectif prioritaire de lutter contre les gangs armés et de rétablir la sécurité publique en Haïti.

Dans une déclaration officielle, le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, a qualifié cette décision d’avancée majeure dans le partenariat entre Haïti et la communauté internationale. Il a souligné qu’elle constitue une preuve de solidarité constante des partenaires envers le peuple haïtien, confronté depuis plusieurs années à une insécurité généralisée qui fragilise les institutions, paralyse l’économie et exacerbe la crise humanitaire.

Des propos de reconnaissance articulés et ciblés

Le communiqué officiel du gouvernement a adressé des remerciements particuliers à plusieurs acteurs ayant joué un rôle décisif dans l’adoption de cette résolution. Les États-Unis sont cités pour leur rôle moteur dans la conception de l’initiative, tandis que le Panama est salué pour sa coopération active. Le secrétaire général de l’ONU António Guterres ainsi que l’ensemble des membres du Conseil de sécurité ont également été remerciés pour leur appui constant.

Le gouvernement haïtien a par ailleurs exprimé sa reconnaissance envers le Kenya, la Communauté des Caraïbes (CARICOM), l’Organisation des États américains (OEA), ainsi que le Standing Group (composé du Salvador, du Guatemala, du Panama, de la Jamaïque et des Bahamas) pour leur engagement. Le communiqué note aussi l’importance de l’abstention de la Russie et de la Chine, qui a permis l’adoption du texte sans veto.

Cette nouvelle mission internationale sera dotée d’un bureau de soutien

La nouvelle force internationale ne sera pas déployée seule. Elle sera accompagnée d’un Bureau de soutien de l’ONU chargé de garantir la coordination, la logistique et l’efficacité des opérations sur le terrain. Selon les autorités haïtiennes, cette configuration constitue un levier stratégique indispensable pour contenir la violence des gangs, sécuriser les zones urbaines et protéger la population civile.

Si le gouvernement haïtien a réaffirmé sa volonté de coopérer pleinement avec cette mission, il a tenu à préciser que ce partenariat doit se faire dans le respect de la souveraineté nationale. «L’objectif ultime reste la restauration de la confiance dans les institutions de l’État et la construction d’un avenir plus stable et prospère pour le pays», a insisté le Premier ministre.

Une étape décisive, mais les défis restent de taille

L’adoption de cette nouvelle mission est perçue comme une étape décisive dans les efforts de stabilisation d’Haïti. Toutefois, les observateurs soulignent que son efficacité dépendra de plusieurs facteurs: la rapidité du déploiement, la capacité de coordination avec la Police nationale d’Haïti (PNH), ainsi que l’accompagnement d’un plan global de renforcement institutionnel et de développement socio-économique.

Dans un contexte où les gangs armés contrôlent encore une grande partie de la capitale et de plusieurs axes stratégiques, la réussite de cette mission internationale reste un enjeu vital pour la survie de l’État haïtien et la sécurité de sa population.

Jean Mapou

Fusillade au Champs-de-Mars: plusieurs blessés signalés parmi les civils non armés

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PORT-AU-PRINCE.— Une fusillade a éclaté ce mardi à proximité de la base de l’Unité Départementale de Maintien de l’Ordre (UDMO), au Champs-de-Mars, cœur de la capitale. Selon plusieurs témoins, des individus lourdement armés, présentés comme affiliés à la coalition criminelle Viv Ansanm, ont ouvert le feu en direction d’une patrouille policière circulant sur la rue Capois.

La scène, particulièrement violente, a plongé la zone dans un climat de panique. Des dizaines de passants, surpris par les rafales, ont tenté de se mettre à l’abri dans les commerces et édifices avoisinants.

Encore des victimes parmi les civils innocents

Parmi les blessés figurent deux femmes: une marchande de jus et une citoyenne muette, toutes deux atteintes de plusieurs projectiles. Elles ont été rapidement transportées vers un centre hospitalier de la capitale pour recevoir des soins d’urgence. Leur état de santé n’était pas encore communiqué en fin de journée.

D’autres personnes auraient également été touchées ou victimes de traumatisme lors de la débandade provoquée par l’attaque, selon les premiers témoignages recueillis sur place.

Le centre-ville n’est définitivement pas sûr

L’incident survient dans un contexte marqué par une recrudescence des violences armées dans la capitale et ses environs. Les affrontements entre forces de l’ordre et groupes criminels se multiplient depuis plusieurs mois, notamment dans les zones stratégiques de Port-au-Prince.

Le Champs-de-Mars, espace public autrefois hautement symbolique, est régulièrement le théâtre de tensions entre la police et des groupes armés qui tentent d’affirmer leur présence à proximité des institutions publiques.

Au moment de la rédaction de cet article, aucune communication officielle de la Police nationale d’Haïti (PNH) n’avait encore été diffusée concernant le bilan précis de cette fusillade ni sur les mesures envisagées pour sécuriser le périmètre.

L’événement relance les inquiétudes des riverains et des commerçants de la zone, confrontés à une insécurité croissante qui perturbe leur quotidien.

Jean Mapou

Enquête contre l’ancien directeur du FNE Jean Ronald JOSEPH : Entre accusations de corruption et luttes politiques

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Une enquête ouverte par l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) visant Jean Ronald Joseph, ancien Directeur du Fonds National pour l’Éducation (FNE), suscite de vives polémiques au sein de la classe politique haïtienne.

Selon plusieurs sources, cette procédure aurait été initiée sous l’impulsion du Ministre de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle, Monsieur Nesmy Manigat, qui reprocherait à l’ex DG considéré comme étant un proche de l’ancien Premier Ministre Ariel Henry de lui avoir fait de l’ombre dans la gestion des affaires éducatives.

En effet, ce qui devrait relever d’une enquête administrative normale est perçu par l’opinion publique comme un affrontement politique. Dans la foulée, Hans Ludwig Joseph, Directeur de l’ULCC, est accusé d’instrumentaliser l’affaire à cause de ses ambitions personnelles. L’homme, qui serait déjà en quête d’une candidature présidentielle dans le camp des jovenélistes, verrait en Jean Ronald Joseph un concurrent direct à neutraliser.

L’affaire prend une tournure plus complexe encore avec les alliances politiques qui se dessinent en arrière-plan. Le titulaire de l`ULCC se serait rapproché des personnalités telles que : Sterline Civil qui avait brigué le poste pendant sept mois après la fin du mandat de M. Joseph, Guichard Doré et Eddy Désir, tous reconnus comme des adversaires déclarés de l’ancien Premier Ministre Ariel Henry.

Selon certaines sources, cette alliance poursuivrait deux objectifs : D’une part, produire coûte que coûte un rapport défavorable contre M. Jean Ronald Joseph, perçu comme un protégé d’Ariel Henry ; et d’autre part, l’écarter de la scène politique avant les prochaines élections.

C’est dans ce contexte que plusieurs documents internes relatifs à l’enquête ont fuité dans les médias. Parmi eux figurent notamment le certificat médical fourni par M. Jean Ronald Joseph pour cause de santé dans le cadre de sa demande d’audition ainsi que des informations sensibles concernant des montants alloués à certains projets de linstitution quil dirigeait. Lesquelles divulgations renforcent la thèse selon laquelle l’affaire dépasserait le seul cadre d’une enquête administrative pour s’inscrire dans une stratégie de déstabilisation politique.

À la croisée de l’administratif et du politique, ce dossier met en lumière les fragilités institutionnelles du pays et la difficulté à distinguer la lutte contre la corruption des rivalités de pouvoir. Reste à savoir si l’enquête de l’ULCC aboutira à des conclusions solides et crédibles ou si elle s’enlisera dans des accusations croisées.

Par : Jérôme François
Mardi 30 Septembre 2025

Rue Lamarre, entre Bel-Air et Lalue ; Rue Nadia Vanginé !

À Nadia Vanginé, disparue trop tôt, et à Djenane Zéphyr, témoin intraitable du temps !

— Non Yves, je t’en prie, ne fais pas ça, murmure Djenane… Donne-lui la chance !
— Mais comment sais-tu ?
— Je ne sais pas. Mais je sens qu’il s’est passé quelque chose derrière la porte.

Alors le silence devient fracas. Une clameur invisible. Une déchirure qui gronde à l’angle de la rue Borgella et de la rue Lamarre.

La rue Lamarre appartient au Bel-Air, mais elle s’étire vers le sud comme une veine obstinée. Pourtant, on dirait qu’on préfère la rattacher à Lalue, cette sœur citadine qu’elle traverse pour rejoindre le MUPANAH (1).

Elle n’est pas longue, la rue Lamarre. Fragile, têtue, à peine un kilomètre et quelques centaines de mètres de la Borgella au Champ de Mars. Mais en ce souffle resserré de bitume, elle contient des vies entières. Pour ceux qui ont quarante ou cinquante ans aujourd’hui, elle n’est pas qu’une rue : elle est mémoire ou encore un parfum. Elle est une des intimes pulsation de Port-au-Prince.

L’angle de Borgella et Lamarre dessine une lettre T, sceau d’enfance gravé dans la poussière. Là sommeille tout un monde : le petit séminaire Saint-Martial, Dominique Savio, sanctuaires d’écoliers dont les rires résonnent encore. Là-bas, Ramil. Année 76. J’avais cinq ans. Première rencontre, première étincelle, premier éclat dans la nuit naissante de la vie.

Plus loin, la Banque de Paris devenue Promobank, puis greffée à la Douane. Aujourd’hui, la Unibank s’y superpose comme une couche récente, posée sur les strates écaillées de l’histoire. La finance est venue de nos jours se mêler comme une peinture qui se fissure.

Rue Lamarre, c’est aussi la rue du Frère André. Le Ciné Capitol, temple profane où les images tremblantes ouvraient le monde à nos pupilles avides. C’est la cour Mouzen, comme le corridor Prizon Fanm, interminable couloir de mille mètres, où promiscuité et solidarité s’entrelacent comme deux soeurs ennemies.

Lakou Mouzen ! Là, j’ai marqué mon premier but, en bicyclette maladroite. Le cri des enfants fit trembler l’air. L’hébétude se fit gloire.

Là aussi encore, le nom du docteur Barthélémy, gynécologue et accoucheur, artisan de vies surgies et de morts consenties, demeure suspendu, comme un lourd souvenir fragile au-dessus de la rue.

Rue Lamarre, si courte et pourtant si dense. Veine battante de la ville. Elle garde les échos de nos voix, les rires qui s’éteignent, les pas qui résonnent encore entre Bel-Air et Lalue. Chaque pierre, chaque façade, est une bibliothèque sans murs. On croit y traverser un passage étroit, mais c’est le temps lui-même qu’on traverse. Port-au-Prince est une cartographie intime, un livre de soif, de chair et de poussière.

J’aurais voulu revoir Lakou Mouzen. Pouchon me dit que rien n’a vraiment changé, sauf le terrain de foot. Il a disparu, avalé par des maisons de fortune. Mais le son des chambres hautes demeure, et l’odeur des rigoles persiste, insistante, immuable.

Alors j’ai demandé des nouvelles de Ti Nènè, de Gina, de Frankel. Les deux premiers ont franchi la mer, États-Unis et Canada les ont happés. Mais Frankel… Frankel est tombé devant le bureau des Archives. Il venait chercher son extrait pour la résidence. Il n’en est jamais ressorti.

Paix à son âme.

(1) Musé du Pathéon National

Yves Lafortune
Fort Lauderdale, le 30 Septembre 2025

Extrait de « Inventaire de mes territoires »
À paraître bientôt !

Transition en panne: Le CPT à l’épreuve des faits

Par Pierre Josué Agénor Cadet

Mis en place dans un contexte de vide institutionnel et d’urgence nationale, le Conseil présidentiel de transition ou CPT devait préparer le retour à l’ordre constitutionnel et à la stabilité politique. Plus de 17 mois après son installation, le bilan est jugé décevant par une grande partie de la population haitienne et de la communauté internationale.

Un CEP formé mais sans légitimité

La formation d’un Conseil électoral provisoire (CEP) figurait parmi les priorités de l’équipe présidentielle de transition dont la mission est de rétablir la stabilité politique et sécuritaire dans le pays en vue d’organiser des élections générales et transmettre le pouvoir le 7 février 2026 à un président élu démocratiquement. Si un CEP a bien vu le jour, il n’a jamais réussi à s’imposer comme une instance crédible. Ni les conditions sécuritaires, ni l’absence de consensus entre acteurs politiques n’ont permis d’envisager l’organisation d’élections. Le CEP est ainsi resté une structure sans portée réelle.

Une réforme constitutionnelle restée dans les tiroirs

Le Conseil avait également mandaté un comité, présidé par l’universitaire et ancien premier ministre Enex Jean-Charles , chargé d’élaborer un projet de nouvelle constitution. Le comité a finalement remis aux autorités un travail fini. Mais ce texte n’a jamais été vulgarisé ni débattu au sein de la population. Conservé dans les archives officielles, il illustre la difficulté persistante à engager un véritable dialogue national autour de la refondation de l’État haïtien.

Une diplomatie sans effets

Haïti a été représenté en 2024 et 2025 à l’Assemblée générale des Nations unies. Le discours prononcé en 2024 par le Coordonnateur du Conseil présidentiel à l’époque, Edgar Leblanc Fils, se voulait porteur d’espoir, mais il n’a débouché sur aucune avancée concrète. Le discours de 2025 tenu par l’actuel Coordonnateur, Laurent Saint-Cyr (dans l’etoffe d’un simple giuverné) à la 80e Assemblée était quasiment creux L’appui international attendu, tant sur le plan sécuritaire qu’économique, n’a pas suivi. Toutefois, le Conseil de sécurité des Nations-Unies vient d’adopter ce mardi 30 septembre une résolution portant transformation de la Mission multinationale de soutien à la police nationale d’Haïti en une force renforcée de lutte contre les gangs armés, destinée à rétablir l’ordre public et la sécurité en Haïti.

Une transition qui s’enlise

Le Conseil présidentiel de transition de neuf membres qui, selon un rapport récent du Réseau national des droits de l’homme !(RNDDH), a coûté à l’État haitien quatre-vingt treize millions de gourdes par moi, n’a pas su répondre jusqu’ à date aux attentes. Ni les élections, ni la réforme constitutionnelle, ni le retablissement de la stabilité politique et sécuritaire n’ont abouti.

Finalement, combattre l’insécurité et organiser les élections générales, qui constituent les deux principaux objectifs de la transition depuis Ariel Henry, sont restés voeux pieux. Aux yeux de nombreux observateurs, cette expérience apparaît comme un nouvel épisode d’immobilisme dans l’histoire récente d’Haïti.

Pierre Josué Agénor Cadet

L’accusateur accusé! Qui a qualité pour enquêter sur celui qui est censé enquêter sur les autres ? Un ancien employé de l’ULCC dézingue son directeur général

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Dans une lettre ouverte au ton explosif, Jean Hugues Dimanche, ancien employé de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), aujourd’hui exilé pour des raisons de sécurité, lance de graves accusations contre le directeur général de l’institution, Me Hans LudwigJoseph.

Dans ce document adressé notamment au regroupement Ensemble contre la Corruption (ECC), Dimanche réclame l’ouverture d’une enquête approfondie sur une série de manœuvres qu’il qualifie de « faits avérés de corruption », impliquant le patron de l’ULCC, ses proches et plusieurs personnalités publiques.

Des menaces et une fuite à l’étranger

Jean Hugues Dimanche affirme avoir été révoqué après avoir dénoncé des pratiques suspectes au sein de l’ULCC. Il soutient avoir échappé à plusieurs tentatives d’assassinat orchestrées, selon lui, par Hans Ludwig Joseph, ce qui l’aurait forcé à quitter le pays pour protéger sa vie.

« Tout a commencé avec le certificat de bonne conduite délivré à l’ancien sénateur Rony Célestin pour l’achat d’une maison de 4 millions de dollars au Canada », écrit-il, évoquant un premier scandale remontant à 2021.
Ce certificat, censé attester d’une probité irréprochable, aurait été signé par Hans Ludwig Joseph malgré des soupçons pesant sur l’ancien sénateur, ouvrant la voie à d’autres pratiques de complaisance.

Une pluie d’accusations

Dans son témoignage, Dimanche décrit un vaste réseau de malversations présumées où se mêlent détournements, pots-de-vin et pressions. Affaires étouffées : selon lui, Hans Ludwig Joseph aurait manœuvré pour faire libérer son frère, Doddy Joseph, accusé d’avoir volé des chèques du ministère du Plan.

Ces chèques auraient été encaissés à un bureau de change par un complice, Jacques Beaudelaire, mort mystérieusement en prison. Officiellement emporté par la COVID-19, ce dernier n’a jamais bénéficié d’autopsie malgré l’insistance de sa famille, alimentant les soupçons d’un assassinat commandité pour faire taire un témoin clé.

Transactions suspectes : Dimanche accuse le DG de l’ULCC d’avoir touché 300 000 dollars américains de Julcène Edouard, proche de l’économiste Fritz Alphonse Jean, pour écarter Romell Bell et permettre à Edouard d’accéder à la direction générale de l’Administration générale des douanes.

De même, 350 000 dollars auraient été versés par Jean Ronald Joseph, ancien patron du Fonds national de l’Éducation (FNE), en échange d’un rapport administratif favorable qui a mis fin à des poursuites potentielles. Des enquêteurs de l’ULCC auraient même perçu une part de ces butins pour garder le silence.

Manipulations de dossiers : l’ULCC, censée être indépendante, aurait délibérément interrompu ou orienté plusieurs enquêtes sensibles selon cet ancien employé qui affirme que certaines déclarations de patrimoine auraient été « fabriquées » pour des dirigeants politiques, dont l’ancien Premier ministre Claude Joseph, afin de donner l’illusion d’une conformité légale. Il cite aussi des cas où des dossiers d’enquête disparaissaient ou changeaient de conclusions sous l’influence directe du directeur général.

Un empire de sociétés-écrans

L’ancien employé détaille un réseau de sociétés-écrans prétendument créées par Hans Ludwig Joseph pour dissimuler des fonds publics détournés. Ces entreprises, actives dans le domaine de la pêche océanique et en eau douce, incluent :
TPJ Pritz Atlantik, JPT Metdlo, MDJ Vitamar, JTM Biomarine, toutes enregistrées en 2024 au ministère du Commerce.

Derrière ces entités se cacheraient des prête-noms : Paul Mython, un proche qui ne dispose d’aucune profession connue mais qui gérerait des montants en espèces et des acquisitions de biens pour le compte du DG ; Stevenson Telfort, alias « Atros » ; et Mitha Phanord Jeanty, fille d’un associé de Hans Joseph au sein du cabinet Expertus Firme d’Avocats.

Dimanche explique que ces sociétés, malgré leurs statuts « légaux », n’ont aucune activité réelle, mais servent de canaux pour des transactions financières opaques. Plusieurs d’entre elles auraient même été publiées dans le Nouvelliste en 2024 pour donner une apparence de légitimité.

Le cabinet Expertus Firme d’Avocats, cofondé par Hans Joseph et Me Emmanuel Jeanty, est également cité. Des employés de l’ULCC y travailleraient tout en percevant des salaires publics, une situation en violation directe de la loi anticorruption du 12 mars 2014 qui interdit tout conflit d’intérêts.

Réseaux d’influence et favoritisme

Le document met en lumière une toile d’alliances et de protections : Patrick Dormévil, policier et ancien garde du corps d’Ariel Henry, est soupçonné de posséder des biens non déclarés en Haïti, en République dominicaine et aux États-Unis. Winnie Hugot Gabriel, cheffe de service en charge des déclarations de patrimoine à l’ULCC, serait la maîtresse du directeur et jouerait un rôle clé dans la manipulation de certains dossiers sensibles.

Garry Névélus, oncle de Hans Ludwig Joseph vivant en Floride, est décrit comme le prête-nom privilégié pour des acquisitions immobilières à l’étranger. Dimanche accuse également certains médias et journalistes de recevoir des financements occultes pour blanchir l’image du DG ou attaquer ses détracteurs. Il cite notamment des chaînes comme Télé Métronome, qui bénéficierait, selon lui, de largesses provenant d’administrations publiques ou de fonds détournés.

Des antécédents compromettants

Au-delà des faits récents, l’ex-employé rappelle que Joseph traîne un lourd passif. En 2012, il aurait déjà détourné une subvention de 900 000 gourdes (environ 24 000 dollars de l’époque) destinée à un projet financé par les fonds PetroCaribe, au nom d’une organisation appelée REPERH.

Pris de court lorsque le gouvernement a publié la liste des bénéficiaires, Hans Ludwig Joseph aurait reconnu sa responsabilité dans une lettre signée le 11 octobre 2012, promettant de répondre de tout audit futur.

Appel à la justice

Fort de ces accusations documentées, Jean Hugues Dimanche exige la révocation immédiate du directeur général actuel de l’ULCC et la mise en mouvement de l’action publique contre lui, ses complices et les bénéficiaires des contrats illégaux.
« Rien n’encourage la criminalité que le crime impuni », conclut-il, exhortant la justice haïtienne à briser ce cercle d’impunité.

Un dossier explosif

L’ULCC, censée être le fer de lance de la lutte anticorruption en Haïti, se retrouve désormais au centre d’un scandale qui menace sa crédibilité et celle de l’État. Si une enquête indépendante confirmait ces faits, il s’agirait de l’un des plus graves cas de corruption impliquant le chef d’une institution de contrôle dans l’histoire récente du pays.

Une question s’impose : qui peut enquêter sur celui qui est censé enquêter sur les autres ?

Saxely Sicot

Duckens Nazon : Je serais prêt à tout pour Haïti 

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Dans une interview exclusive accordée à la FIFA, l’attaquant haïtien Duckens Nazon revient sur son triplé décisif contre le Costa Rica et sur les ambitions de la sélection haïtienne pour la Coupe du Monde 2026.

Le 09 septembre 2025, lors d’un match crucial pour les qualifications, Haïti a arraché un match nul 3-3 face au Costa Rica grâce à un triplé de Duckens Nazon. Ce résultat a renforcé les espoirs de qualification pour la Coupe du Monde 2026. Nazon a exprimé sa fierté d’avoir pu contribuer de manière significative à cet exploit.

Dans l’interview, Nazon souligne son profond attachement à son pays. Il affirme : « Je serais prêt à tout pour Haïti », mettant en lumière son dévouement envers la sélection nationale. Cet engagement se reflète dans ses performances sur le terrain et dans son désir de mener Haïti vers une qualification historique.

À l’approche de la Coupe du Monde 2026, Nazon exprime son optimisme quant aux chances d’Haïti. Il évoque la cohésion de l’équipe, la détermination des joueurs et le soutien inébranlable des fans comme des facteurs clés pour réaliser cet exploit. Il conclut en appelant les supporters à croire en l’équipe et à les soutenir dans cette aventure mondiale.

Mardoché D’Août

Un plan de paix pour Gaza sans les Gazaouis : Entre trêve espérée et poursuite de la guerre

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Par Jean Wesley Pierre

Le président américain Donald Trump a présenté ce lundi 29 septembre 2025, à la Maison-Blanche un plan de paix en 20 points visant à mettre fin à près de deux années de conflit à Gaza. À ses côtés, le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a exprimé un soutien prudent, conditionnant l’application de l’accord à l’attitude du Hamas, qu’il accuse d’être seul responsable de la poursuite des hostilités.

Cette initiative, qui combine promesses de cessez-le-feu, libération d’otages et création d’une autorité de transition à Gaza, survient dans un contexte de fatigue internationale face à un conflit qui a déjà fait plus de 66 000 morts côté palestinien, majoritairement des civils selon les chiffres du ministère de la Santé de Gaza, validés par l’ONU, et 1 219 morts côté israélien, en majorité civils, depuis l’attaque du 7 octobre 2023 que Benjamin Nétanyahou s’efforce de nous rappeler.

Le document rendu public par la Maison-Blanche contient cinq axes, prévoyant:

  1. Un cessez-le-feu immédiat et un retrait progressif des forces israéliennes.
  2. La libération des otages israéliens dans les 72 heures suivant l’aval de Tel-Aviv, en échange de la libération par Israël de plus de 1 000 prisonniers palestiniens, dont plusieurs centaines condamnés à perpétuité.
  3. La création d’une autorité temporaire “technocratique et apolitique”, excluant le Hamas et l’Autorité palestinienne, pour administrer le territoire.
  4. Le déploiement d’une Force internationale de stabilisation (ISF) sous supervision américaine et arabe.
  5. Une amnistie pour les membres du Hamas qui déposeraient les armes ou choisiraient l’exil.

Dans une concession notable par rapport à ses déclarations passées, Donald Trump a assuré que « personne ne sera forcé de quitter Gaza », s’éloignant ainsi de ses propos antérieurs évoquant une possible évacuation de la population palestinienne. Il a promis de « donner l’occasion de construire un Gaza meilleur ».

Benjamin Nétanyahou, critiqué par de nombreux experts et militants pour les droits de l’homme, a salué une initiative qui, selon lui, « permet d’atteindre les objectifs de guerre », à savoir la démilitarisation de Gaza, le désarmement du Hamas et le retour des otages. Mais le chef du gouvernement israélien a immédiatement fixé des lignes rouges :

« Si le Hamas rejette votre plan, Monsieur le Président, ou s’ils disent l’accepter mais le bloquent, Israël terminera le travail », a-t-il averti, laissant clairement entendre que la « génocide » ne fera que commencer.

Le Premier ministre a également exclu tout rôle de l’Autorité palestinienne à Gaza « sans transformation radicale », réaffirmant son opposition constante à la création d’un État palestinien, contrairement au souhait de nombreux gazaouis.

Fidèle à son discours égocentrique, à son style flamboyant, Donald Trump, président des États-Unis a qualifié ce lundi de « peut-être l’un des plus beaux jours de la civilisation », espérant une réponse « positive » du Hamas tout en promettant un soutien « total » à Israël en cas de rejet malgré la forte volonté du reste du monde de se désolidariser avec Israël dans l’exécution de son plan macabre dans l’extermination des gazaouis.

« Dans quelques jours, il ne devrait plus y avoir de tirs à Gaza… Peut-être pour l’éternité. Ne serait-ce pas agréable ? », a-t-il lancé, multipliant les superlatifs.

Le président américain, en pleine campagne électorale, s’est également efforcé de flatter son allié israélien :« Netanyahou est un guerrier… Israël a de la chance de l’avoir. »

Ces déclarations, ponctuées de références bibliques par Nétanyahou (« ceux qui te béniront seront bénis »), visent à séduire à la fois l’électorat évangélique américain, acquis à la cause israélienne, et une opinion israélienne lassée d’une guerre coûteuse.

Si le plan américain a été salué par le Forum des familles d’otages israéliens comme « historique », son application reste incertaine. Le Hamas, seul interlocuteur encore capable de négocier la libération des captifs, n’a pas encore répondu officiellement.

Plusieurs analystes notent que l’exclusion de l’autorité palestinienne et la supervision directe du président américain, Donald Trump, allié fidèle de l’Israël, pourraient compliquer l’adhésion des pays arabes modérés, tout en renforçant l’image d’un processus imposé par Washington.

Par ailleurs, l’idée d’une force internationale à Gaza suscite de nombreuses questions : Quels pays y participeront ? Quelle sera sa légitimité ? Et comment éviter que sa mission ne soit perçue comme une nouvelle occupation ?

Au-delà des annonces, le plan américain entérine de facto un rapport de force largement favorable à Israël. Il ne prévoit ni reconnaissance de l’autodétermination palestinienne ni garanties pour un État palestinien futur.

En insistant sur le maintien temporaire d’une présence militaire israélienne à Gaza, il valide l’idée d’une sécurité dictée par Tel-Aviv. Cette logique risque d’alimenter le ressentiment dans le monde arabe et d’affaiblir les voix palestiniennes modérées, déjà fragilisées par des années de blocus et de divisions internes.

Pour Donald Trump, ce plan apparaît aussi comme une opération de politique intérieure. En s’érigeant en « faiseur de paix » tout en promettant un soutien illimité à Israël, il cherche à séduire simultanément l’électorat évangélique, pro-israélien, et les électeurs fatigués des guerres interminables au Moyen-Orient. L’insistance sur la libération des otages, thème émotionnel fort, s’inscrit dans cette stratégie : Donner l’impression d’un président capable de résultats rapides, même au prix d’un accord bancal.

Pour le Hamas, l’alternative est délicate : accepter un plan qui l’exclut de l’avenir politique de Gaza ou refuser et risquer une offensive militaire encore plus dévastatrice. Une acceptation pourrait être perçue comme une reddition, mais un refus offrirait à Israël et à Washington le prétexte d’une escalade justifiée au nom de la sécurité. Cette position d’encerclement, où chaque choix comporte un coût énorme, illustre l’impasse dans laquelle se trouve le mouvement islamiste après deux années de guerre.

Enfin, les critiques soulignent que cette proposition, malgré ses promesses de cessez-le-feu, évite soigneusement la question centrale : l’occupation et le statut des territoires palestiniens. En mettant l’accent sur la démilitarisation et l’amnistie, mais sans perspective politique claire, Washington et Tel-Aviv parient sur une « Paix de gestion » plutôt qu’une Paix de justice. Or, l’histoire récente de Camp David à Oslo montre que les accords qui ne s’attaquent pas aux causes profondes ne font que repousser l’inévitable retour de la violence.

Le plan Trump-Nétanyahou apparaît comme la proposition la plus détaillée depuis le déclenchement du conflit, mais il repose sur une équation fragile : convaincre le Hamas de céder sans contrepartie politique majeure, tout en satisfaisant un Israël qui refuse l’idée d’un État palestinien.

Dans l’immédiat, les familles d’otages, palestiniens et israéliens, attendent des gestes concrets. Pour l’heure, l’espoir d’un cessez-le-feu repose sur une question simple mais explosive : Le Hamas acceptera-t-il de négocier avec un Donald Trump qui promet à Israël son « soutien total » en cas d’échec ?

Haïti: Le virus d’Oropouche fait son apparition: inquiétudes et appels à la vigilance

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PORT-AU-PRINCE.— La santé publique haïtienne fait face à une nouvelle alerte. Des cas du virus d’Oropouche ont été signalés récemment, suscitant inquiétudes et interrogations. Alors que le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) n’a pas encore publié de communiqué officiel détaillé, plusieurs sources évoquent une présence avérée du virus dans plusieurs départements du pays.

Intervenant à Le Point de Radio Télé Métropole, ce lundi, le Docteur Wilnick Pierre explique que virus d’Oropouche (OROV) est un arbovirus transmis principalement par de petits moucherons du genre Culicoides, mais aussi par certains moustiques. Ses symptômes: fièvre, maux de tête intenses, douleurs articulaires, éruptions cutanées, le rendent difficile à distinguer de maladies déjà présentes en Haïti comme la dengue, le chikungunya ou le Zika.

Le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) avait déjà signalé en 2014 un premier cas détecté en Haïti chez un enfant, mais l’infection semblait alors isolée. Depuis, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) mentionne Haïti dans la liste des pays où des cas d’Oropouche ont été identifiés.

Selon certaines sources locales dont le média Kominotek, onze cas auraient, récemment, été confirmés dans divers départements: Nord, Nord-Est, Artibonite, Sud-Est, Ouest, Nippes et Grand’Anse. Ces cas toucheraient de très jeunes enfants, âgés de 5 à 22 mois. L’information reste, toutefois, à confronter avec les données officielles du MSPP, qui n’a pas encore communiqué publiquement sur l’ampleur réelle de la situation.

L’écho médiatique: Docteur Pierre sensibilise à travers Télé Métropole

La question a été abordée dans l’émission Le Point de Télé Métropole, sous le thème: Un nouveau virus en Haïti: comprendre, prévenir et rassurer. Le Docteur Wilnick Pierre y a expliqué les caractéristiques de la maladie, ses modes de transmission et l’importance de distinguer Oropouche des autres fièvres virales déjà endémiques.

Cette intervention a contribué à sensibiliser l’opinion publique, mais aussi à renforcer le besoin d’informations claires et vérifiées, venant des autorités sanitaires.

Des préoccupations sanitaires dans le contexte de la rentrée scolaire

L’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) avait, dès 2024, exhorté les pays de la région à renforcer la surveillance épidémiologique et les capacités de diagnostic face au risque de propagation du virus. En Haïti où le système sanitaire est déjà fragilisé par l’insécurité, la pauvreté et les épidémies récurrentes (choléra, dengue, etc.), l’émergence d’Oropouche soulève de nouvelles inquiétudes dans une période où les écoles se préparent à accueillir de nouveauX élèves.

«Nous devons éviter la confusion diagnostique: un enfant fébrile peut être atteint de dengue, mais aussi d’Oropouche», explique le médecin. «Sans tests adaptés, nous risquons de sous-estimer la propagation et celle-ci risque d’affecter le secteur éducatif et professionnel», a-t-il rajouté.

Si l’existence de l’Oropouche est avérée, quelles seront les priorités d’Haïti?

Docteur Pierre suggère le renforcement des capacités de diagnostic en laboratoire, le lancement des campagnes de sensibilisation communautaire sur les modes de transmission, mieux surveiller les fièvres aiguës signalées dans les établissements de santé, et mobiliser l’aide internationale pour appuyer un système de santé déjà sous pression.

La possible circulation du virus d’Oropouche en Haïti, encore mal documentée, appelle à une vigilance accrue. Si certaines informations médiatisées pointent vers des cas confirmés, seule une communication transparente et rapide du MSPP pourra clarifier la situation et éviter la propagation de rumeurs.

Dans un pays déjà confronté à de multiples urgences sanitaires, la gestion de cette nouvelle menace épidémiologique sera un test de plus pour la résilience du système de santé.

Jean Mapou