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Reprise des activités scolaires: plus d’élèves et de parents remarqués dans les rues

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Le lundi 6 octobre 2025 marque le retour des élèves dans les salles de classes pour bon nombre d’élèves cette année. À Petion Ville et à Delmas, le constat était différent contrairement à la semaine dernière : plus d’élèves et de parents étaient dans les rues également dans les écoles

En effet, lors d’une tournée réalisée par notre rédaction dans différentes zones, l’on a constaté beaucoup plus d’enfants et de jeunes dans les tap tap, portant uniforme qui se dirigent vers leurs établissements scolaires.

« Je suis très heureux de reprendre le chemin d’école ce matin. J’attendais cette occasion avec impatience», nous a déclaré un élève de 13 ans. Il dit espérer que la situation change en Haïti afin que l’année académique 2025-2026, soit bouclée avec succès.

Dans les écoles des bancs sont encore vide

On a visité également certains établissements de Delmas. Toutes les salles ne sont pas remplies comme d’habitude. ous font savoir que

« 40% des élèves ne sont pas encore venus », précisent des directeurs.
«Pour cette nouvelle journée, on a accueilli plus d’élèves. Cependant nombreux se font brillés par leur absence », nous a fait savoir un directeur.

Selon des responsables d’écoles, la situation économique des parents en est à l’origine. Ils nous signalent que plusieurs élèves n’ont pas encore leurs carnets qui sont encore dans les directions. D’autres misent sur la semaine prochaine.

Il faut souligner que le gouvernement haïtien a annoncé des supports en faveur des parents pour l’année académique 2025-2026. Jusqu’à présent certaines mères attendent encore.

Gedeon Delva

Deux représentants haïtiens intègrent des commissions permanentes de la FIFA

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La Fédération Haïtienne de Football (FHF) a annoncé avec fierté la nomination de deux de ses dirigeants au sein de commissions permanentes de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA).

Madame Monique André, Présidente du Comité de Normalisation de la FHF, a été désignée membre du Comité des Compétitions Féminines des Sélections Nationales de la FIFA. De son côté, Monsieur Patrick Massénat, Secrétaire Général de la FHF, rejoint le Comité du Futsal de l’instance mondiale.

Ces nominations traduisent la reconnaissance de la FIFA envers l’engagement et le travail de la FHF dans le développement du football haïtien, en particulier dans les secteurs du football féminin et du futsal, deux disciplines en plein essor dans le pays.

Pour la Fédération, ces désignations représentent une marque de confiance et une opportunité précieuse de renforcer la voix d’Haïti au sein des structures internationales de gouvernance du football. Elles témoignent également de la volonté de la FIFA d’impliquer davantage les acteurs haïtiens dans la prise de décisions concernant l’avenir du sport roi.

La FHF a adressé ses félicitations les plus chaleureuses à Madame Monique André et à Monsieur Patrick Massénat pour cette distinction, leur souhaitant plein succès dans leurs nouvelles responsabilités au sein de la plus haute instance du football mondial.

« Ces nominations viennent récompenser les efforts constants de la Fédération dans la promotion et la structuration du football en Haïti. Elles ouvrent aussi la voie à une collaboration encore plus étroite entre la FHF et la FIFA dans la poursuite de nos objectifs communs », a souligné la Fédération dans son communiqué.

Mardoché D’Août

L’APM tire la sonnette d’alarme sur « l’effondrement du système judiciaire haïtien »

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PORT-AU-PRINCE.— À l’occasion de la rentrée judiciaire 2025-2026, l’Association Professionnelle des Magistrats (APM) a publié un communiqué alarmant sur la situation critique du système judiciaire haïtien. L’organisation dénonce la dégradation continue des conditions de travail des magistrats et le dysfonctionnement généralisé des tribunaux à travers le pays, conséquence directe de l’insécurité et du manque de moyens.

Selon l’APM, plusieurs tribunaux, notamment dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince et dans certaines villes de province, sont, aujourd’hui, dans l’impossibilité de fonctionner régulièrement en raison de l’emprise des gangs armés.

Certains tribunaux ont dû fermer leurs portes, tandis que d’autres ont été déplacés dans des locaux inadaptés, parfois indignes. «Certains tribunaux de première instance fonctionnent avec un seul juge d’instruction», alerte l’association, soulignant que cette situation compromet gravement l’accès des citoyens à la justice.

L’organisation professionnelle met également en lumière les conditions de travail précaires dans lesquelles opèrent les magistrats. «Les tribunaux ne sont pas équipés, les mobiliers sont vétustes, et les magistrats ne disposant pas de véhicules de service», déplore le communiqué, signé Marthel Jean Claude. Ce manque de moyens matériels, combiné à des traitements salariaux jugés insuffisants, nuit lourdement au bon fonctionnement des institutions judiciaires et au rendement des tribunaux.

Face à ce constat préoccupant, l’APM exhorte les autorités du pouvoir exécutif à adopter des mesures urgentes pour restaurer la sécurité autour des infrastructures judiciaires, réhabiliter les bâtiments vandalisés et renforcer la protection des magistrats et du personnel judiciaire. L’association invite également le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) à s’assurer que les tribunaux soient dotés de matériels, de véhicules et de moyens logistiques adéquats afin de garantir une justice plus efficace et mieux distribuée.

Malgré ce climat difficile, l’APM a tenu à féliciter les magistrats pour leur courage et leur résilience au cours de l’année judiciaire écoulée, marquée par de graves entraves sécuritaires. L’organisation les exhorte à poursuivre leur mission avec courage, rigueur et intégrité, estimant qu’il est essentiel que les magistrats continuent d’œuvrer pour une justice de qualité et respectueuse des droits humains.

En conclusion, l’association a renouvelé ses vœux de bonne année judiciaire 2025-2026 à l’ensemble des magistrats, du personnel judiciaire et des avocats, tout en appelant à une prise de conscience nationale pour sauver ce pilier fondamental de l’État de droit haïtien.

Jean Mapou

En quête d’un plan électoral clair, Laurent Saint-Cyr en tournée diplomatique au Japon et aux États-Unis

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Sous la pression américaine et face à l’impatience croissante de la communauté internationale, le Coordonnateur du Conseil présidentiel de transition entame une mission diplomatique déterminante pour l’avenir politique d’Haïti.

PORT-AU-PRINCE.— Le président du Conseil présidentiel de transition (CPT), Laurent Saint-Cyr, a quitté Haïti ce dimanche à destination des États-Unis, première étape d’une tournée diplomatique qui le doit le mener ensuite au Japon. Une cérémonie officielle s’est tenue à l’aéroport international Toussaint Louverture pour marquer ce départ, en présence du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, du conseiller présidentiel Lesly Voltaire et de plusieurs hautes autorités civiles et militaires.

Cette tournée, présentée comme une étape clé de la diplomatie haïtienne, survient dans un contexte tendu, alors que Washington accentue la pression sur les autorités de transition pour qu’elles définissent un calendrier électoral précis.

À la veille du départ du président Saint-Cyr, le chargé d’affaires américain Henry T. Wooster a lancé un avertissement sans détour au CPT et au gouvernement haïtien.

«Le moment est venu pour le CPT et les autres membres du gouvernement haïtien de remplir leur rôle afin de présenter un plan précis et assorti d’un calendrier pour les élections et la transition politique. Les postes politiques ne sont pas à vie», a déclaré le diplomate, samedi 4 octobre, à son retour d’une mission aux États-Unis.

Ce discours, perçu comme un signal d’impatience diplomatique, reflète la position de plus en plus ferme des partenaires internationaux, notamment des États-Unis, qui s’inquiètent du blocage du processus de transition et de l’absence de visibilité politique en Haïti. Plusieurs observateurs y voient un carton jaune adressé à un exécutif transitoire jugé indécis et lent à agir.

Lors de la cérémonie de départ, la présence du commandant en chef de la Police nationale d’Haïti (PNH), André Jonas Vladimir Paraison, et de celui des Forces armées d’Haïti (FAd’H), a été saluée comme un symbole de solidarité institutionnelle.

La tournée diplomatique de Laurent Saint-Cyr devrait permettre d’aborder des dossiers stratégiques, dont la sécurité intérieure, la coopération économique et la préparation d’élections inclusives et crédibles. Toutefois, aucune date de retour n’a été communiquée, alimentant les interrogations sur la portée et la durée de cette mission internationale.

Jean Mapou

Rentrée judiciaire 2025–2026 : entre solennité institutionnelle et détresse d’un système à bout de souffle

Par Jean Wesley Pierre

Sous un important dispositif sécuritaire déployé autour du Champ-de-Mars, la rentrée judiciaire pour l’exercice 2025–2026 a été officiellement lancée ce lundi 6 octobre 2025 sur la cour du Palais de cassation. Cette cérémonie a eu lieu en présence du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, du conseiller présidentiel, Emmanuel Vertilaire, du président du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), Me Jean Joseph Lebrun, ainsi que de plusieurs hauts magistrats.

Hautement symbolique, elle s’est tenue dans un contexte où le système judiciaire haïtien traverse l’une des périodes les plus critiques de son histoire. Les propos des magistrats présents ont dressé un tableau alarmant : tribunaux vandalisés, juges menacés, infrastructures détruites, et un climat d’insécurité qui gangrène jusqu’aux fondements de la justice.

Etat d’urgence judiciaire

Dans son rapport annuel, le président du CSPJ, Jean Joseph Lebrun, a dressé un bilan sombre du système judiciaire haïtien qui est état d’urgence. Malgré les quelques progrès tels la formation pour les nouveaux magistrats, la création de six (6) nouveaux tribunaux, le système judiciaire peine à fonctionner normalement à cause de l’insécurité et du manque de moyen.

Actuellement le système ne dispose que de 5,5 juges pour chaque 100 000 habitants; ce qui rend encore plus difficile l’accessibilité à la justice. Il dénonce également le mauvais traitement et les menaces dont les magistrats sont victimes.

Parallèlement, le CSPJ soulève d’autres faiblesses structurelles du système judiciaire haïtien telles :
1- La faible quantité de femmes intégrées dans le système
2-l’utilisation quasi totale du français dans les procès ;
3-La dépendance du système du financement international ;
4- Le faible moyen financier accordé par l’État haïtien, soit 1,5% du budget national.

Une ouverture marquée par des engagements politiques

Dans son discours d’ouverture, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer les institutions judiciaires.

Accompagné des membres du Conseil présidentiel de transition, dont Lesly Voltaire, Edgard Leblanc Fils, Smith Augustin et Emmanuel Vertilaire, le chef du gouvernement a salué « le travail accompli par les autorités judiciaires dans des conditions souvent difficiles », tout en appelant à une responsabilité partagée entre exécutif et judiciaire.

M. Fils-Aimé a mis en avant plusieurs réalisations de l’exercice 2024–2025 :

  1. la création de pôles judiciaires spécialisés,
  2. l’ouverture de nouvelles juridictions à Ouanaminthe et Limbé,
  3. la nomination d’une cinquantaine de parquetiers,
  4. ainsi que le renforcement des bureaux d’état civil à travers le pays.

Il a également annoncé la construction de trois nouveaux centres pénitentiaires d’une capacité totale de 15 000 détenus, considérée comme « une avancée majeure dans la lutte contre l’insécurité et pour l’amélioration des conditions de détention ».

Le Premier ministre a conclu la cérémonie en lançant un appel à « l’unité nationale autour de la justice », la qualifiant de pilier essentiel de la stabilité, de la paix et du renouveau démocratique.

Les vœux du CPT pour les acteurs du système judiciaire

Dans son discours de circonstance, le Conseiller Emmanuel Vertilaire a salué l’engagement de la Cour de Cassation à l’aube de cette nouvelle année judiciaire. évoquant les deux symboles de la justice : « la Balance et le Bandeau », qui représentant l’équilibre et l’impartialité.

Face aux menaces persistantes pesant sur la sécurité publique, il a exprimé, au nom du CPT, le souhait d’une justice plus efficace, essentielle à la survie de la nation. Il formule le vœu «  que cette année soit un passage d’un système critiqué à un système respecté ».

Enfin, Vertilaire réaffirme la détermination du Conseil à soutenir activement tous les acteurs du secteur judiciaire, en vue de favoriser les réformes nécessaires au progrès du pays.

Un espoir fragile

Si la cérémonie s’est déroulée dans le calme, sous haute surveillance policière, elle n’a pas dissipé les doutes qui pèsent sur l’avenir du système judiciaire haïtien.

Entre résignation et espoir, cette rentrée judiciaire 2025–2026 symbolise à la fois la résistance d’une institution éprouvée et la nécessité d’un sursaut national pour sauver ce qui reste du pilier le plus fondamental de l’État de droit en Haïti : la JUSTICE.

Macron acculé : après l’échec Lecornu, la Ve République en apnée

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Par Jean Wesley Pierre

6 octobre 2025 — La France traverse une zone de turbulence politique inédite. En moins de vingt-quatre heures, Sébastien Lecornu, nommé Premier ministre, a présenté sa démission après seulement quatorze heures de gouvernance. Une première dans l’histoire de la Ve République, symbole d’un pouvoir à bout de souffle.

Emmanuel Macron lui a pourtant accordé 48 heures supplémentaires pour mener des « négociations de la dernière chance » avec les forces politiques. Objectif : éviter l’effondrement institutionnel et trouver une « plateforme d’action pour la stabilité du pays ». Mais le président l’a reconnu en privé : en cas d’échec, il « prendra ses responsabilités ». Une phrase lourde, qui résonne comme un aveu d’impuissance.

Les défections se multiplient. Bruno Le Maire a renoncé à participer au gouvernement, tandis que la droite, par la voix de Bruno Retailleau, rejette tout accord. Le Medef, inquiet du chaos ambiant, a suspendu son grand meeting du 13 octobre, appelant à « l’apaisement du pays ».

En attendant, le gouvernement Lecornu, bien que démissionnaire, assure les affaires courantes. Un paradoxe révélateur : l’État fonctionne sans véritable direction politique. La France n’est pas sans gouvernement, mais sans cap.

À mesure que les négociations s’enlisent, l’idée d’une dissolution de l’Assemblée nationale se rapproche. Emmanuel Macron joue désormais son dernier atout : sauver la stabilité d’un pays suspendu à ses silences.

Crise politique en France : Emmanuel Macron face à l’échec de Sébastien Lecornu, la République au bord du déséquilibre

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Paris, le 6 octobre 2025 — La Ve République traverse l’un de ses épisodes les plus fragiles depuis des décennies. En moins de vingt-quatre heures, la France a vu son Premier ministre, Sébastien Lecornu, démissionner après à peine quatorze heures; un record historique qui en dit long sur l’état d’épuisement du système politique.

Confronté à un blocage institutionnel sans précédent, Emmanuel Macron s’est dit prêt à « prendre ses responsabilités » si le dernier round de négociations de son désormais ex-chef de gouvernement venait à échouer. Un avertissement aussi solennel qu’ambigu, dans un contexte où le chef de l’État se trouve encerclé par la défiance, l’usure du pouvoir et l’absence de majorité stable.

Un Premier ministre éphémère et une majorité introuvable

Sébastien Lecornu, nommé il y a à peine quelques jours, n’aura pas tenu une journée entière à la tête de Matignon. Son gouvernement, dévoilé la veille, aura été emporté par une série de fractures internes avant même d’entrer véritablement en fonction. Le désaveu est cinglant : Bruno Retailleau, chef des Républicains, a publiquement rejeté la composition d’un exécutif jugé trop « macroniste », tandis que Bruno Le Maire, nommé ministre des Armées dans un geste censé symboliser l’union nationale, a préféré se retirer dans la journée pour ne pas envenimer la crise.

Face à ce chaos, Lecornu a invoqué la loyauté républicaine. « Les conditions n’étaient plus remplies pour rester chef du gouvernement », a-t-il avoué, avant de lancer un appel à la responsabilité : « Il faut toujours préférer son pays à son parti. » Une phrase lourde de sens, adressée autant à la droite divisée qu’à l’Élysée lui-même, où la gestion verticale du pouvoir a fini par étouffer toute possibilité de compromis durable.

Macron face à l’impasse : entre responsabilité et isolement

En confiant à Sébastien Lecornu quarante-huit heures supplémentaires pour tenter une ultime médiation avec les forces politiques, Emmanuel Macron cherche visiblement à gagner du temps. Mais à quoi bon ? Le président, affaibli par une succession de crises sociales, politiques, diplomatiques, peine à incarner le centre de gravité de la République.

« Il y a plein de possibilités dans le cadre républicain », a confié un membre de son entourage, sans exclure aucune hypothèse, sinon celle d’une démission présidentielle. Pourtant, l’Élysée le répète : Emmanuel Macron entend aller « jusqu’au bout de son mandat », c’est-à-dire jusqu’en 2027.

En réalité, le chef de l’État se retrouve face à une équation impossible : sans majorité à l’Assemblée nationale, sans coalition durable, et sans figure crédible capable de stabiliser le pays, il ne dispose plus que d’un champ de manœuvre étroit. Dissoudre l’Assemblée ? Trop risqué, dans un climat où l’extrême droite se nourrit du désenchantement. Former un gouvernement de techniciens ? Trop fragile politiquement. Gouverner par ordonnance ou par décret ? Constitutionnellement possible, mais politiquement suicidaire.

Le Medef et les milieux économiques tirent la sonnette d’alarme

La crise politique française inquiète désormais le monde économique. Le Medef, le patronat français, par la voix de son président, a annoncé le report du grand rassemblement prévu le 13 octobre à l’Accor Arena, invoquant la nécessité de « participer à l’apaisement du pays ». Une décision inédite pour une organisation rarement encline à suspendre ses activités.

Dans son communiqué, le Medef met en garde contre « une nouvelle phase qui risque de nous conduire à une crise institutionnelle », estimant que la France est aujourd’hui « paralysée politiquement et économiquement ». Ce constat est partagé par nombre de dirigeants d’entreprise, pour qui l’incertitude politique aggrave une situation économique déjà tendue, entre inflation persistante, dette publique record et exaspération fiscale.

Une République au ralenti

Pendant ce temps, les « affaires courantes » sont assurées tant bien que mal par les dix-huit ministres du gouvernement Lecornu, dont l’exercice aura duré à peine quatorze heures. Paradoxalement, ce sont eux et non un nouveau cabinet qui se retrouvent chargés d’assurer la continuité administrative. À Bercy, Roland Lescure et Amélie de Montchalin supervisent les dossiers économiques, tandis qu’aux Sports, Marina Ferrari assure la gestion transitoire malgré une passation de pouvoir avortée.

Ce flou administratif n’est pas seulement anecdotique : il symbolise l’état de flottement d’un exécutif qui ne gouverne plus, mais administre. L’État n’est plus moteur ; il est en gestion d’attente, suspendu à des tractations politiques qui paraissent vouées à l’échec.

Vers un tournant historique ?

À ce stade, tout semble indiquer qu’Emmanuel Macron joue sa dernière carte. S’il échoue à rétablir un minimum de stabilité, la perspective d’une dissolution de l’Assemblée nationale voire d’une crise institutionnelle ouverte n’est plus un tabou. Ses soutiens espèrent encore un sursaut républicain ; ses adversaires, eux, voient dans ce naufrage l’acte final d’un pouvoir qui aura confondu verticalité et isolement.

Une chose est certaine : la France vit un moment charnière. Entre lassitude populaire, fracture partisane et épuisement du modèle présidentiel, le pays semble s’approcher d’un point de rupture. Si le chef de l’État ne parvient pas à restaurer un horizon de confiance, la Ve République pourrait bien entrer dans une ère d’instabilité chronique un scénario redouté depuis longtemps, qui semble désormais s’écrire sous nos yeux.

PWJ

Danley Jean-Jacques mène son équipe vers le Supporters’ Shield 2025

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Le Philadelphia Union a assuré l’essentiel face à New York City FC en MLS, s’imposant 1-0 pour décrocher le prestigieux Supporters’ Shield de la saison régulière aux États-Unis. Un succès porté par la performance collective… mais aussi par l’influence discrète mais déterminante de Danley Jean-Jacques.

Au Parc Subaru, les Phildelphiens ont su rester solides face à une équipe new-yorkaise accrocheuse. Le seul but du match est survenu à la 40ᵉ minute, grâce à un tir décisif signé Mikael Uhre. Derrière ce score étroit se cachait une maitrise tactique : une défense bien tenue, peu d’occasions concédées, une attention constante à ne pas se laisser surprendre.

À l’issue du match, avec 66 points au compteur, Philadelphia ne pouvait plus être rattrapé par son dauphin, Cincinnati FC (62 pts). Le club s’est ainsi assuré la première place du championnat dans la Conférence Est… et par extension, le meilleur bilan général de la saison.

Si l’on retient souvent les buteurs, on ne doit pas non plus négliger la part du milieu de terrain haïtien Danley Jean-Jacques : dans cette rencontre clé, il a réalisé 29 passes avec une précision de 83 %, dont 6 passes dans le dernier tiers de terrain. En plus de cela, il a récupéré 5 ballons et généré une occasion de but. Sa présence a contribué à l’équilibre de l’équipe, entre phases de possession mesurée et densité défensive.

Cette performance rappelle que le Supporters’ Shield ne se gagne pas seulement par des exploits offensifs, mais aussi grâce à la constance, à la discipline et à l’apport des joueurs de l’ombre.

L’édition 2025 du Supporters’ Shield voit ainsi le Philadelphia Union devancer des clubs de renom notamment l’Inter Miami, emmené par des stars comme Lionel Messi ou Fafà Picault, qui l’an passé avait réussi un parcours éblouissant. Cette fois, l’équipe de Jean-Jacques s’impose par la régularité autant que par le talent.

Danley Jean-Jacques, à travers ses contributions discrètes mais essentielles, entre dans le rôle de pièce maîtresse de cette réussite.

Mardoché D’Août

Wilson Isidor : la Coupe du monde, un objectif malgré les doutes

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Dans une récente interview accordée à L’Équipe, Wilson Isidor a exprimé ses aspirations pour la Coupe du monde 2026, tout en assurant ne pas avoir encore tranché entre deux nations qu’il peut représenter : la France ou Haïti. 

Isidor ne ferme la porte à aucune des deux sélections. Il reconnaît l’approche de la fédération haïtienne, mais indique qu’il n’a pas encore pris de décision. « J’ai deux possibilités : la France et Haïti. Haïti m’a déjà approché, mais je n’ai pas arrêté mon choix. »  Il ajoute qu’il se concentre d’abord sur sa carrière en club, tout en gardant l’espoir de jouer sur la scène mondiale.

Agé de 25 ans, Isidor s’est illustré en Seconde ligue anglaise, comptabilisant 13 buts la saison dernière, ce qui a contribué à la montée de Sunderland en Premier League.  Cette saison, il a déjà marqué à West Ham, Brentford, et même face au gardien argentin Emiliano “Dibu” Martínez lors du match nul 1-1 contre Aston Villa. 

Ces performances dans l’élite anglaise le placent sous les feux des projecteurs, et suscitent des questionnements : sa montée en puissance pourrait-elle influencer sa décision de sélection nationale ? Se dirige-t-il vers la France, terre de son évolution, ou vers Haïti, cherchant à éveiller une nouvelle génération ?

Le choix d’Isidor aura un poids symbolique pour les deux pays. Pour Haïti, ce serait un renfort majeur et un signal fort pour le football national. Pour la France, ce serait l’intégration d’un talent prometteur formé dans son giron.

Dans tous les cas, la Coupe du monde reste l’objectif ultime dans l’esprit de l’attaquant : « J’aimerais me fixer l’objectif d’aller à la Coupe du monde, ça reste forcément un rêve. » 

Mardoché D’Août

La 35e promotion de la Police nationale d’Haïti (PNH) fait sa rentrée ce dimanche 5 octobre 2025

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Les autorités ont assisté à la cérémonie d’accueil des recrues de l’École nationale de Police, située sur la route de Frères, en présence du Chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis en Haïti, Henry Wooster, ainsi que l’Ambassadeur du Canada en Haïti, André François Giroux. Ils sont 892 recrues qui recevront des formations dans divers domaines en vue d’intégrer la police nationale d’Haiti d’ici quelques mois.

Accompagné du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et du Secrétaire d’État à la Sécurité publique Mario Andrésol, le Conseiller-Président Leslie Voltaire, a présidé la cérémonie de lancement de cette nouvelle promotion.

Dans son discours, il a salué leur détermination et leur engagement, les encourageant à mettre à profit leur patriotisme et leur bravoure afin de contribuer dans peu de temps, à l’instauration d’une paix durable en Haïti.

De son côté, tout en réaffirmant son attachement à la démarche de coopération internationale visant à soutenir Haïti, le Chef du Gouvernement, Alix Didier Fils-Aimé, a souligné sa volonté de renforcer les capacités opérationnelles de la PNH afin qu’elle puisse remplir sa mission qui est de « Protéger et Servir ».

Pour le Premier ministre, la sécurité demeure la bataille la plus cruciale la stabilité dans le pays.