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Mouvements pooulaires et tension au Malgache, le CAPSAT aux commandes

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Bouleversé depuis plusieurs mois par une vague de manifestations anti gouvernementales, le CAPSAT, une unité spécialisée de l’armée Malgache a annoncé qu’elle a pris désormais le contrôle de l’armée, suite à l’accélération des mouvements populaires contre le président Andry Rajoelina, qui dénonce une tentative illégale de prise de pouvoir.

Basé dans le district de Soanierana, non loin de la périphérie de la capitale Malgache, Antanarivo, le CAPSAT, Corps d’armée des personnels et des services adminjstratifs et techniques, ont appelé récemment à une désobéisance au sein de l’armée, a fait savoir que tous les ordres de l’armée Malgache, terre, air, mer, proviendront du grand quartier général du CAPSAT.

Dans une bande vidéo devenue virale, le contigent spécial a indiqué avoir nommé le général Démosthène Pikulas à la tête de l’armée Malgache.

A noter que ce poste était vacant depuis la nomination du ministre chargé des forces armées.

La star du cinéma américaine Diane Keaton est morte

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L’actrice, productrice et réalisatrice américaine Diane Keaton, s’est étteinte dans la nuit du 11 octobre, selon les récentes informations publiées par une source prôche de sa famille et relayées par plusieurs médias de renom. Elle est morte d’un cancer.

Diane Keaton, née Diane Hall le 5 Janvier 1946 à Los Angeles était âgé de 79 ans

Au cours de sa carrière l’actrice de grande renommée a joué aux côtés de plusieurs stars du cinéma hollywoodien.

Elle a été très remarquée dans ses rôles dans Annie Hall, Le parrain, le Club des ex, Tout peut arriver, Bébé surprise, La Chambre de Marvin pour ne citer que ceux là.

La nouvelle de sa mort a secoué la toile et d’un coup allimenté les bébats sur sa carrière, sa personnalité et ses projets en cours.

Le KONTRA PÈP LA dit « NON» au déploiement de la nouvelle force de répression des gangs

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Dans un communiqué rendu public en fin de semaine, la formation politique KONTRA PÈP LA s’oppose au déploiement de la nouvelle force multinationale chargée de lutter contre les gangs armés en Haïti. Elle qualifie de « nouvelle forme d’occupation étrangère » la mise en place de cette force.

D’après cette structure dirigée par l’ancien sénateur Jean William Jeanty, la présence de groupes militaires étrangers en Haïti « ne fera qu’aggraver la misère du peuple » et renforcer « la dépendance politique et économique du pays.

Le parti accuse, plus loin, la communauté internationales d’avoir contribué à la prolifération des gangs sur le territoire haïtien. « Ceux-là mêmes qui alimentent la violence prétendent, aujourd’hui, venir la combattre », lit-on dans le communiqué.

Ces 5 500 soldats étrangers constitueront « un gang de plus », selon KONTRA PÈP LA qui considère cette initiative comme une tentative de briser l’esprit d’émancipation hérité de l’indépendance de 1804. Le parti voit dans cette opération une tutelle internationale déguisée sous le couvert d’une mission de sécurité.

Tout en exhortant les citoyens conscients et engagés à défendre la dignité nationale, la structure politique invite les forces patriotiques et progressistes à s’unir pour élaborer une stratégie nationale de résistance.

Le signataire du communiqué plaide pour une direction « lucide et souveraine », capable d’apporter des réponses « originales et adaptées » aux réalités haïtiennes.

Gedeon Delva

Haïti : Les blindés américains ne suffiront pas, à eux seuls, à vaincre les gangs

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L’annonce de la livraison d’une vingtaine de véhicules blindés par les États-Unis à Haïti a suscité un mélange d’espoir et de scepticisme. Si ce geste témoigne du soutien de Washington aux autorités haïtiennes dans leur lutte contre la criminalité, il ne saurait, à lui seul, inverser la tendance d’une situation sécuritaire devenue hors de contrôle. Car, dans le contexte actuel, les blindés ne sont qu’un outil parmi d’autres — et non une solution miracle — face à des gangs qui se sont transformés en véritables armées urbaines.

Les blindés : un soutien symbolique mais insuffisant

Ces nouveaux véhicules permettront sans doute à la Police nationale d’Haïti (PNH) d’effectuer des opérations plus sécurisées dans certaines zones, notamment pour le transport des unités d’élite et la protection des convois stratégiques. Cependant, les précédents envois de blindés, bien qu’utiles, n’ont pas permis de rétablir le contrôle de l’État sur les zones assiégées par les gangs. Ces derniers continuent de terroriser la population, de contrôler des axes stratégiques et d’imposer leur loi jusque dans les périphéries de la capitale.

La réalité, c’est qu’Haïti fait face à un problème de rapport de force. Les blindés ne suffisent pas sans un renforcement profond et durable des capacités humaines et logistiques des forces nationales.

Renforcer les institutions de sécurité : une urgence nationale

La PNH, aujourd’hui fragilisée par des années de sous-effectif, de démotivation et de manque de moyens, ne peut affronter durablement des bandes lourdement armées et bien financées. Il faut un recrutement massif de nouveaux policiers, accompagné d’une formation adaptée aux nouvelles formes de criminalité, notamment urbaine et paramilitaire.

De même, les Forces armées d’Haïti doivent jouer un rôle plus actif dans la sécurisation du territoire. Leur mission ne doit pas se limiter à la simple présence symbolique : elles doivent être outillées, entraînées et dotées de matériels modernes, y compris d’équipements létaux capables d’offrir aux forces de sécurité un réel avantage tactique sur les groupes armés.

Sans une restructuration coordonnée de la PNH et des FAD’H, les blindés risquent de n’être que des trophées d’image dans une guerre asymétrique où la détermination et l’organisation des gangs dépassent largement les moyens de l’État.

Le contrôle des frontières et des douanes : couper la source du mal

Aucune stratégie sécuritaire ne peut réussir si les gangs continuent d’être alimentés en armes et munitions par des circuits illicites. Le contrôle rigoureux des douanes, des ports et des frontières terrestres doit devenir une priorité absolue.
Tant que des cargaisons d’armes continueront d’entrer librement sur le territoire, les gangs se renforceront, quelle que soit la quantité d’équipements reçus par la police. Cela suppose une coopération régionale accrue, notamment avec la République dominicaine et les partenaires internationaux, pour endiguer le trafic d’armes et de munitions.

Des opérations coordonnées et durables : reprendre et tenir le terrain

Au-delà des dons de matériels, Haïti doit envisager la mise en œuvre de véritables opérations de reconquête. Cela implique une mobilisation conjointe des forces policières et militaires, appuyées par les blindés, mais surtout capables d’effectuer des pénétrations au sol dans les fiefs des gangs, d’y établir des positions permanentes et d’y rétablir l’autorité de l’État.

Les interventions ponctuelles, sans maintien du contrôle, ont montré leurs limites : chaque retrait des forces laisse place à une réoccupation immédiate des zones par les criminels. L’objectif ne doit donc pas être seulement de neutraliser, mais de stabiliser.

L’urgence d’une stratégie globale

Les blindés américains constituent une aide bienvenue, mais ils ne remplacent pas une vision de sécurité nationale. Haïti doit investir dans ses hommes, dans ses institutions, dans la logistique et dans la coordination. Sans cela, chaque nouveau blindé deviendra un symbole de plus d’une lutte inachevée.

Ce n’est qu’en combinant puissance matérielle, discipline institutionnelle et stratégie opérationnelle cohérente que le pays pourra espérer reprendre le contrôle de son territoire et offrir à ses citoyens le droit fondamental à la sécurité.

Gesly Sinvilier

Le CPT enterre le projet constitutionnel : Entre symbolisme politique et incertitudes électorales

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Par Jean Wesley Pierre

11 octobre 2025 — Le retour du Conseil présidentiel de transition (CPT) au Palais national, jeudi 9 octobre 2025, se voulait un moment fort. Après plus de vingt mois d’absence du pouvoir central dans le centre-ville de Port-au-Prince, l’exécutif a tenu son premier Conseil des ministres dans l’enceinte du Palais, sous haute tension et dans un climat de tirs sporadiques aux alentours. Derrière ce geste hautement symbolique, trois décisions majeures ont été annoncées : l’adoption du budget 2025-2026, l’abandon du projet de nouvelle constitution et la réorganisation du mandat du Conseil électoral provisoire (CEP).

Un retour symbolique, mais fragile

Ce déplacement du pouvoir au cœur du Champ-de-Mars, autrefois verrouillé par la violence, vise avant tout à projeter l’image d’un État qui tente de se réaffirmer. Mais le symbole ne masque pas la réalité : la zone reste instable, et la peur, omniprésente. Le retour du gouvernement au Palais national, même sous escorte et protection renforcée, ne signifie pas que le pouvoir ait véritablement repris le contrôle du territoire. Il illustre plutôt la fragilité d’un État en quête d’existence physique autant que politique.

L’abandon d’un projet controversé

L’exécutif a décidé d’abroger le décret de juillet 2024 instituant la conférence nationale et d’annuler le décret référendaire du 24 juin 2025. Cette décision met fin à un processus qui suscitait de fortes réticences au sein de la société. Le comité de pilotage chargé de proposer une nouvelle constitution a vu son mandat révoqué.

Cet abandon peut être lu comme une reconnaissance implicite de l’impasse politique dans laquelle ce projet s’était enfoncé. Après plusieurs mois de tensions, le (CPT) conseil présidentiel de transition semble vouloir apaiser les critiques et rediriger l’attention vers des priorités plus urgentes, notamment la gestion du pays et la préparation d’élections promises, mais toujours sans calendrier.

Des élections promises, mais toujours sans horizon

Dans son communiqué, le CPT réaffirme sa volonté d’organiser des élections « libres, crédibles et transparentes ». Pourtant, aucune date, aucun plan, aucun mécanisme clair n’a été communiqué. Ce flou, qui perdure à quatre mois de la fin théorique du mandat du Conseil présidentiel (fixée au 7 février 2026), alimente les doutes quant à la faisabilité réelle d’un retour à l’ordre constitutionnel dans les délais.

Le CEP, dont le mandat doit être « réorganisé », demeure une structure fragile, marquée par la méfiance et les remaniements successifs. En l’absence d’un calendrier électoral ou d’un plan logistique clair, cette réaffirmation du processus démocratique ressemble davantage à une posture politique qu’à un engagement opérationnel.

Un virage stratégique, mais sous pression

L’adoption du budget 2025-2026, d’un montant de 345 milliards de gourdes, marque une autre étape du Conseil des ministres. Ce budget, en hausse par rapport à l’exercice précédent, symbolise la volonté du gouvernement de relancer la machine administrative. Mais cette relance reste théorique tant que les institutions, les recettes fiscales et la stabilité sécuritaire ne sont pas rétablies.

Le CPT, en enterrant le projet de nouvelle constitution, cherche à se repositionner sur le terrain du consensus national. Cependant, sans résultats tangibles en matière de sécurité et sans feuille de route électorale crédible, cette décision risque de n’apparaître que comme un répit politique, plutôt qu’un tournant.

Un pouvoir face à ses contradictions

En apparence, le retour au Palais et l’abandon du projet constitutionnel traduisent une volonté d’apaisement. En profondeur, ils révèlent surtout l’isolement d’un pouvoir confronté à ses propres limites.

Le CPT n’a pas encore réussi à établir un dialogue structuré avec les forces vives du pays, ni à inspirer la confiance d’une population épuisée par les promesses sans lendemain.

La décision d’annuler le processus constitutionnel marque peut-être la fin d’un chapitre controversé, mais elle ne répond pas à la question essentielle : comment sortir durablement de la transition ?

Sans vision claire, sans calendrier électoral et sans reprise réelle du contrôle territorial, le pouvoir actuel risque de s’enfermer dans le même cycle de gestion temporaire que ses prédécesseurs.

Le retour au Palais national restera donc, pour l’instant, un symbole fort, mais creux d’un État qui tente d’exister encore dans un pays où la République peine à se faire entendre.

Haïti adopte un budget de 345 milliards de gourdes pour 2025-2026 et abroge le décret référendaire

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Le Conseil présidentiel de transition (CPT) a tenu son premier conseil des ministres au Palais national ce 9 octobre 2025 sous la présidence a.i. de Leslie Voltaire. Plusieurs décisions clés ont été adoptées, notamment le budget national pour 2025-2026 et l’abrogation du décret référendaire du 17 juillet. Le budget met l’accent sur la sécurité, l’éducation, la santé et les élections. La séance a été marquée par des tensions sécuritaires aux abords du Palais.

Port-au-Prince, 9 octobre 2025 — Sous la présidence a.i. de Leslie Voltaire, le Conseil présidentiel de transition (CPT) a tenu son premier conseil des ministres au Palais national, symbolisant le retour des institutions au cœur de la capitale. Lors de cette réunion, le gouvernement a adopté le budget national pour l’exercice 2025-2026, évalué à 345 milliards de gourdes, et a abrogé le décret référendaire du 17 juillet, confirmant qu’aucune consultation populaire de ce type n’est prévue pour le moment.

Le budget se concentre sur quatre priorités :
• Restauration de la sécurité publique ;
• Organisation d’élections inclusives et démocratiques ;
• Stabilisation des indicateurs macroéconomiques ;
• Amélioration durable des conditions de vie de la population.

Il prévoit une croissance du PIB de 0,3 % et une inflation de 23,4 %. Les dépenses publiques sont fixées à 345,5 milliards de gourdes, dont 213,5 milliards pour les dépenses courantes et 131,9 milliards pour les investissements. La masse salariale, qui inclut l’intégration de 2 500 militaires et de quatre promotions de policiers, s’élève à 112 milliards de gourdes, témoignant de la volonté de renforcer les forces publiques.

Dans le secteur de l’éducation, 59,1 milliards de gourdes sont alloués à la construction et à la réhabilitation des écoles publiques, au financement des cantines scolaires et au soutien des universités régionales, dont 4 milliards proviennent du Fonds national de l’éducation (FNE). La sécurité bénéficiera de 43,6 milliards de gourdes pour le recrutement, l’achat d’équipements et la construction de commissariats et de casernes pour la Police nationale et les Forces armées.

Les élections recevront 9,9 milliards de gourdes, destinés au Conseil électoral provisoire (CEP) et aux activités électorales, dont 3 milliards pour soutenir les partis politiques. Le Basket Fund, alimenté par le Trésor public, dispose actuellement de plus de 65 millions de dollars américains pour financer l’organisation des scrutins. Les secteurs de la santé et de l’agriculture représenteront respectivement 5,7 % et 4 % du budget, afin de soutenir les programmes publics dans ces domaines essentiels.

À travers ce Budget 2025-2026, selon le communiqué de la Primature, l’État réaffirme son engagement à servir la population, à restaurer la sécurité et à promouvoir le développement national, malgré le contexte économique et sécuritaire complexe.

La séance s’est déroulée dans un contexte de tension sécuritaire. Des échanges de tirs ont éclaté au Champ-de-Mars entre les forces de l’ordre et des individus armés, sans faire de victimes. Cet incident souligne les défis sécuritaires persistants en Haïti et l’importance de renforcer les institutions et les services publics dans la capitale.

La rédaction

Politique en France: Sébastien Lecornu après sa démission est reconduit à Matignon et fait réagir classe politique française

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Sébastien Lecornu a été renommé Premier ministre par Emmanuel Macron, quelques jours seulement après sa démission surprise. Cette décision, annoncée vendredi soir, suscite un mélange de soutiens dans le camp présidentiel et de critiques sévères dans l’opposition, avec des annonces immédiates de motions de censure.

Il accepte « par devoir ». Une semaine après sa démission surprise et 48 heures après avoir mené sa mission de consultation auprès des différentes forces politiques, Sébastien Lecornu a été reconduit au poste de Premier ministre par Emmanuel Macron. Selon l’entourage présidentiel, il disposera d’une « carte blanche » pour former son gouvernement, indépendamment des ambitions présidentielles pour 2027, comme il l’avait affirmé mercredi lors de son interview sur France 2.

L’annonce, faite juste après 22 heures, a été rapidement saluée par le camp présidentiel. La ministre démissionnaire de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne, a félicité Sébastien Lecornu et lui a réitéré ses « vœux de succès face aux défis majeurs du pays ». Catherine Vautrin, ancienne ministre du Travail, a de son côté assuré que le Premier ministre avait « toute [sa] confiance pour répondre aux attentes des Français et restaurer la stabilité dont notre pays a tant besoin ».

La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a pris « acte de la reconduction de Sébastien Lecornu à Matignon » et rappelé que « depuis déjà des semaines, l’Assemblée nationale est en ordre de marche, prête à jouer pleinement son rôle : débattre, contrôler, voter. Place au travail. Il est temps ! »

Des critiques immédiates à gauche

À gauche, les réactions sont nettement plus critiques. La secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, a dénoncé sur X « un pays au bord de la crise de nerf ». Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, a dénoncé le choix de Macron, estimant que « jamais un président n’aura voulu autant gouverner par le dégoût et la colère ». Elle a annoncé le dépôt d’une nouvelle motion de censure « immédiate » ainsi qu’une motion de destitution du président.

Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, a fustigé sur X la « tour d’ivoire » d’Emmanuel Macron, qualifiant la nomination de « nouveau bras d’honneur aux Français », tandis que Jean-Luc Mélenchon ironise sur « chaque tour du manège » où « le pompon reste au même endroit ». Du côté du Parti communiste français, Fabien Roussel a dénoncé un « choix inacceptable » et estimé que Macron était « complètement coupé du peuple ».

Le Parti socialiste a également exprimé ses réserves. Olivier Faure, secrétaire général, a assuré que le PS n’avait « aucun deal » avec Lecornu sur une non-censure et qu’aucune « assurance ou garantie » n’avait été donnée.

À droite, la menace de censure

Les critiques se sont également multipliées à droite. Éric Ciotti, président de l’Union des droites pour la République (UDR), s’est contenté d’écrire « censure » sur X. Jordan Bardella a annoncé que le RN censurerait « immédiatement » ce « nouvel attelage sans avenir, dont l’unique raison d’être est la peur de la dissolution ».

Le président du Rassemblement national estime que « le gouvernement Lecornu II, nommé par un Emmanuel Macron plus que jamais isolé et déconnecté à l’Élysée, est une mauvaise plaisanterie, une honte démocratique et une humiliation pour les Français ». Marine Le Pen, chef des députés RN à l’Assemblée nationale, a ajouté : « Les manœuvres continuent, la censure, par conséquent, s’impose et la dissolution est plus que jamais incontournable ».

La rédaction
Avec TF1

Maria Corina Machado, la “libératrice” du Venezuela honorée du prix Nobel de la paix 2025 : le courage d’une femme face à la peur

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Par Jean Wesley Pierre

10 Octobre 2025 — C’est un cri venu du fond d’un pays blessé qui a résonné ce vendredi à Oslo. Maria Corina Machado, figure emblématique de l’opposition vénézuélienne, vient de recevoir le prix Nobel de la paix 2025. Une distinction qui salue « son engagement inébranlable pour une transition pacifique de la dictature à la démocratie », selon le comité norvégien. À 58 ans, celle que ses partisans surnomment “la libératrice” devient un symbole universel de résistance civile face à l’autoritarisme.

Une voix de liberté dans un pays bâillonné

Réveillée en pleine nuit par l’appel du comité Nobel, la voix tremblante d’émotion, Maria Corina Machado a eu ces mots simples et bouleversants : « Nous travaillons très dur pour y parvenir, mais je suis sûre que nous l’emporterons. Ce n’est pas moi, c’est le peuple vénézuélien qui est honoré aujourd’hui. »

Des mots empreints d’humilité et de douleur, mais aussi d’une force tranquille, celle de quelqu’un qui a tout perdu sauf la foi en son peuple. Depuis des années, Machado vit dans la clandestinité, traquée par le régime de Nicolás Maduro. Elle a été interdite de se présenter à la présidentielle de 2024, malgré sa popularité écrasante, et voit nombre de ses compagnons d’opposition emprisonnés ou contraints à l’exil.

Pourtant, jamais elle n’a cédé à la haine. Sa lutte est celle d’une femme qui croit aux institutions, à la parole, à la lumière du jour même dans un pays où la nuit semble s’être installée depuis trop longtemps.

“La libératrice” d’un peuple épuisé*

Entrée en politique au début des années 2000, Maria Corina Machado s’était d’abord fait connaître comme militante du référendum contre Hugo Chávez. Depuis, elle n’a cessé de défier la machine chaviste, au risque de sa liberté et de sa vie.

Aujourd’hui, alors que près de huit millions de Vénézuéliens ont fui leur pays, le comité Nobel souligne son “courage civique exceptionnel” et son rôle central dans la reconstruction d’une opposition longtemps divisée.

« Maria Corina Machado est l’un des exemples les plus extraordinaires de courage civique en Amérique latine », a salué le président du comité Nobel, Jørgen Watne Frydnes.

Ce courage, c’est celui d’une femme qui n’a jamais pris les armes, mais dont la parole dérange autant qu’une révolte. Celui d’une mère qui voit la jeunesse fuir et les prisons se remplir, mais qui continue d’espérer.

Un Nobel politique, une portée universelle

Le prix Nobel de la paix 2025 n’est pas seulement un hommage à une femme : c’est une alerte adressée au monde.

Le Venezuela, autrefois prospère et démocratique, est aujourd’hui un État autoritaire miné par la pauvreté, la répression et la fuite massive de sa population. Les prisons sont pleines de journalistes, de militants, d’anciens élus. La peur est devenue politique d’État.

Le message du comité Nobel est clair : « la paix ne peut exister sans liberté. Et c’est dans cette perspective que l’œuvre de Maria Corina Machado prend toute sa dimension ».

L’ONU, l’Union européenne et plusieurs capitales occidentales ont salué cette reconnaissance. “L’esprit de liberté ne peut être emprisonné”, a déclaré sur X, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Entre espoir et géopolitique

Dans son message publié sur X (ex-Twitter), la lauréate a remercié le comité et affirmé que ce prix serait un “élan pour conquérir la liberté”. Elle y a également mentionné son espoir de pouvoir “compter sur le président Donald Trump” une déclaration qui suscite autant de réactions que de questions.

Car derrière le symbole, le Nobel 2025 reste aussi un acte politique. Il intervient dans un contexte où Washington et Caracas s’affrontent autour du pétrole, du narcotrafic et de la légitimité du pouvoir de Maduro. Le président américain Donald Trump, qui espérait ce Nobel pour lui-même, a dénoncé un choix “politique”. Ironie de l’histoire : le Nobel qu’il convoitait a été remis à une femme qui incarne la résistance au dictateur qu’il prétend combattre.

Une vie dédiée à la liberté

En 2024 déjà, Maria Corina Machado avait été distinguée par le prix Sakharov du Parlement européen et le prix Vaclav Havel du Conseil de l’Europe. Ces récompenses, comme autant d’échos avant le Nobel, témoignaient d’une admiration grandissante pour une femme debout dans un pays à genoux.

Elle vit désormais dans un lieu secret, changeant fréquemment de résidence. Elle ne possède ni armée ni parti dominant, seulement une conviction : que la vérité finit toujours par triompher de la peur.

“L’esprit humain est plus fort que la dictature. Nous avons choisi la lumière, et rien ne pourra l’éteindre”, confiait-elle récemment à un journaliste espagnol.

Plus qu’un prix, un symbole

En lui décernant le Nobel, le monde ne célèbre pas seulement Maria Corina Machado, mais tous les Vénézuéliens réduits au silence, les exilés, les prisonniers politiques, les mères qui attendent un fils disparu, les voix étouffées sous le poids de la peur.

Son Nobel, c’est celui des citoyens qui refusent de se soumettre, de tous ceux pour qui la démocratie n’est pas un luxe mais une nécessité vitale.

Et dans cette nuit vénézuélienne, son message résonne comme une promesse :

“Nous l’emporterons.”

L’avenir du musicien est un enjeu en jeu

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Par Jean Venel Casséus

Ces deux dernières années, en tant que poète et parolier, j’ai réalisé trois albums musicaux en me servant de l’intelligence artificielle : Haïti, maux pour mots, La Poétique du Jazz et Haïti on the Beat. Ces œuvres ont bouleversé ma conception de la création. J’y ai vu naître une forme de précision presque inhumaine : des harmonies d’une justesse mathématique, des textures d’une beauté infaillible, des atmosphères d’une profondeur que seuls les génies savaient autrefois atteindre. Tout y est parfait, tout y est bien calculé. Sous les mélodies générées par l’intelligence artificielle, mes textes ont gagné en densité, en sensibilité, mais surtout en audience, même auprès de ceux que la poésie ne touche pas d’ordinaire. C’est la magie de la musique : elle fait entendre ce que les mots seuls ne suffisent pas à dire.

En savourant ces œuvres, j’ai compris qu’il y avait là une profession en jeu : celle de musicien. En jeu, parce que ces professionnels, s’ils ne retournent pas à l’essence de leur art, risquent de s’effacer dans le sillage de leurs propres outils. L’intelligence artificielle a déjà conquis le monde de la musique enregistrée. À travers ses applications génératives accessibles sur un simple téléphone, elle compose, elle arrange, elle orchestre. Elle simule le souffle, imite la main, reproduit la justesse. Il suffit à celui qui la manie d’un peu de goût et de curiosité pour séduire les oreilles les plus averties. La technique, hier domaine du savoir, est aujourd’hui domaine de l’algorithme.

Mais pas de fatalisme, car depuis toujours le vrai théâtre du musicien est la scène, sa scène. Sa gloire, son honneur et son éternité résident dans le vivant de ses performances, qu’elles se déploient dans un concert, un festival, un carnaval, une rue ou à l’angle d’un trottoir. C’est là qu’il retrouve sa nature : un être de souffle et de feu, non de formule et de code. L’histoire de la musique ne s’est jamais écrite dans le silence des studios, mais dans la ferveur des foules, dans la vibration du présent. Le musicien n’est pas né pour enregistrer le son, mais pour affronter le monde.

Sur scène, le son n’est plus un produit, il est un acte. Il ne vise pas la mémoire, mais la présence. Le concert ne reproduit rien : il recrée le monde à partir du tremblement d’un instant. La musique y redevient relation entre le geste et le regard, entre la voix et le silence, entre la fragilité du musicien et l’attention de ceux qui l’écoutent. C’est dans ce face-à-face que se joue l’avenir de son art.

Le musicien du futur ne s’opposera pas à la machine ; il la prolongera. Il portera sur scène la matière qu’elle aura créée, il lui prêtera un corps, un souffle, une mémoire. L’intelligence artificielle engendrera les sons, l’humain leur donnera un lieu. Et c’est dans cette alliance entre la perfection calculée et la présence incarnée que la musique trouvera son équilibre et le musicien son gagne-pain.

Pennsylvanie, 10 octobre

Éliminatoires Coupe du Monde 2026 : Haïti s’impose avec autorité face au Nicaragua (3-0)

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Par Jean Wesley Pierre

La sélection nationale haïtienne a livré un match plein de maîtrise et de caractère en déplacement face au Nicaragua, dans la soirée de ce jeudi 9 octobre 2025, s’imposant sur le score net de 3 buts à 0. Une victoire éclatante qui confirme la montée en puissance des Grenadiers dans ces éliminatoires de la Coupe du monde 2026.

Une victoire maîtrisée du début à la fin

Dès la 12e minute, Haïti a pris les devants grâce à Duckens Nazon, qui a ouvert le score après une belle phase de jeu collective. Trente minutes plus tard, Danley Jean Jacques doublait la mise (35’), confortant l’avance haïtienne avant la pause. En toute fin de rencontre, dans le temps additionnel (90’+2), Louicius Don Deedson a scellé la victoire d’un troisième but libérateur, symbole d’un groupe solide et inspiré.

Une défense haïtienne impériale : 9/10

Le secteur défensif haïtien, composé de Duke Lacroix, Jean Kévin Duverne, Ricardo Adé et Carlens Arcus remplacé en tout fin de match à la 90′ + 4 par Keeto Thermoncy, a été le pilier de cette performance. Compacte, disciplinée et lucide, la défense n’a jamais vacillé malgré les quelques offensives nicaraguayennes.

▪︎ Lacroix, en véritable patron, a brillé non seulement par sa rigueur défensive mais aussi par sa contribution offensive, offrant une passe décisive sur l’un des buts haïtiens.

▪︎ Duverne a fait preuve d’une sérénité remarquable dans les duels aériens.

▪︎ Adé, plus sobre, a assuré la couverture avec intelligence.

▪︎ Arcus, infatigable sur son couloir, a apporté une densité défensive et offensive exemplaire.

Une prestation collective notée 9/10, tant pour la coordination que pour la solidité affichée, malgré les erreurs du goalkeeper, Johny Placide.

Bellegarde, le numéro 10, le métronome du milieu, le maître a joué

Dans l’entrejeu, Bellegarde a une fois de plus confirmé son rôle de chef d’orchestre. Vision claire, justesse technique, et passe décisive à la clé il a parfaitement dicté le tempo du jeu haïtien. À ses côtés, Josué Casimir a apporté une intensité et une récupération précieuse, soutenant le bloc dans les phases de transition, assisté par Danley Jean Jacques, auteur d’un but et de Ruben Providence remplacé à la 67′ minute par Derrik Étienne Junior.

Le duo au milieu de terrain de Bellegarde et de Casimir a permis à Haïti de garder la maîtrise du ballon tout en neutralisant les tentatives adverses, une rare combinaison de créativité et de combativité.

Une équipe en pleine maturité

Au-delà du score, c’est la maturité tactique et la cohésion qui impressionnent dans cette équipe haïtienne. Les lignes bougent ensemble, les circuits de passes sont mieux coordonnés, et l’état d’esprit collectif est palpable.

Cette victoire confirme que les Grenadiers avancent avec confiance vers leur objectif : rêver enfin d’une qualification historique pour la Coupe du monde 2026.

Note du match : 9/10 pour la défense, 8.5 pour l’ensemble du collectif.

Une soirée aboutie, symbole d’un football haïtien qui retrouve fierté et ambition.