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États-Unis: La Cour suprême sceptique quant aux droits de douane imposés par Donald Trump

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WASHINGTON.— La Cour suprême des États-Unis a exprimé, mercredi 5 novembre, de sérieux doutes sur la légalité des droits de douane imposés par le président Donald Trump dans le cadre de sa politique commerciale. Lors d’une audience de près de trois heures, plusieurs juges ont critiqué le recours par l’exécutif à la loi d’urgence économique IEEPA de 1977 pour taxer massivement les importations, un pouvoir traditionnellement réservé au Congrès.

Le président de la Cour, John Roberts, a rappelé que ces droits de douane reviennent à imposer des taxes aux Américains, soulignant que cette prérogative appartient au pouvoir législatif. La juge Sonia Sotomayor a, elle aussi, contesté la justification gouvernementale selon laquelle il ne s’agirait pas de taxes.

L’avocat des PME opposées à ces mesures, Neal Katyal, a accusé Donald Trump d’avoir démoli l’architecture du système douanier, tandis que le juge conservateur Neil Gorsuch a mis en garde contre une délégation excessive des pouvoirs du Congrès.

Donald Trump défend au contraire ces droits de douane comme un outil essentiel pour relancer l’industrie américaine, réduire le déficit commercial et faire pression sur des partenaires comme la Chine, le Canada ou le Mexique.

Déclarés illégaux par plusieurs juridictions fédérales, ces droits de douane restent en vigueur en attendant la décision de la Cour suprême, attendue d’ici juin. Son verdict pourrait redéfinir durablement l’équilibre des pouvoirs entre la présidence et le Congrès.

Source : France24/ AFP

États-Unis: une soirée de succès électoraux pour les démocrates et de revers de taille pour Donald Trump

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Les démocrates américains ont enregistré, mardi 4 novembre 2025, une série de victoires électorales majeures qui redessinent le paysage politique à moins d’un an des élections de mi-mandat. De New York à la côte Pacifique, en passant par la Virginie et le New Jersey, plusieurs scrutins locaux ont tourné à l’avantage du parti de Joe Biden, infligeant au président Donald Trump et au camp républicain une soirée difficile sur le plan politique et symbolique.

À New York par exemple, le candidat démocrate et socialiste Zohran Mamdani, 34 ans, est sorti largement vainqueur de la course à la mairie. Figure ascendante de la gauche américaine et fervent opposant aux politiques conservatrices de l’administration Trump, Mamdani a construit sa campagne sur des thèmes sociaux forts : accès au logement, lutte contre les inégalités urbaines et justice policière. Son élection marque un tournant historique dans la plus grande ville du pays, qui n’avait pas été dirigée par un socialiste depuis près d’un siècle.

Cette victoire, à elle seule, constituait déjà un signal fort. Mais elle n’a été que le premier acte d’une soirée nettement favorable aux démocrates.

Les électeurs de Virginie et du New Jersey étaient également appelés aux urnes pour choisir leurs gouverneurs. Dans ces deux États considérés comme des indicateurs politiques clés, les candidates démocrates ont remporté leurs scrutins avec des marges solides, dépassant les dix points d’avance sur leurs adversaires républicains.

Ces résultats étaient particulièrement scrutés, car présentés comme un test grandeur nature du climat politique un an après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Les électeurs ont semble-t-il exprimé une certaine lassitude face à la rhétorique polarisante du président, tandis que les démocrates ont capitalisé sur des campagnes centrées sur la santé publique, l’éducation et la défense des droits civiques.

Autre élément marquant de cette soirée: l’adoption en Californie d’une proposition visant à redéfinir le découpage électoral dans l’État. Cette réforme, soutenue par les démocrates, devrait renforcer leur implantation à long terme dans plusieurs circonscriptions stratégiques. Pour le camp républicain, il s’agit d’un revers institutionnel supplémentaire, susceptible de compliquer ses ambitions législatives sur la côte ouest.

À Washington, ces résultats ont été perçus comme un avertissement adressé au pouvoir en place. Le président Trump, qui s’était personnellement engagé dans certaines de ces campagnes, voit son autorité contestée au sein même de son électorat. Pour les démocrates, cette soirée ouvre une fenêtre d’espoir dans la perspective des élections de mi-mandat, où les équilibres au Congrès pourraient être à nouveau remis en jeu.

Reste désormais à confirmer cette dynamique au niveau national. Car si les démocrates peuvent se réjouir de ces succès locaux, ils devront encore convaincre au-delà de leurs bastions traditionnels pour espérer transformer l’essai en 2026.

Source : RFI

La double circulation monétaire en Haïti, dollar Américain et la Gourde: une lecture de la BRH

Dr Eddy N. Labossière

La BRH dans une analyse de la double circulation de la Gourde Haïtienne et du Dollar Américain précise que, la perte de confiance dans la gourde s’explique par la dégradation de la gouvernance politique, l’insécurité persistante et la dépendance croissante des ménages aux transferts de la diaspora Haïtienne, qui représente environ 17% du produit intérieur brut (PIB). Ce phénomène a conduit à une prédominance du dollar dans les échanges, tant dans le secteur privé que public, où il est désormais utilisé pour le règlement de salaire, les contrats commerciaux et même les opérations bancaires courantes.

Pour contrer cette tendance, la BRH a adopté la circulaire no 114-1, obligeant les institutions financières à convertir les fonds reçus en dollars en gourdes au taux de change quotidien, dans l’objectif de protéger les bénéficiaires de ces transferts et de préserver les réserves en devises. On peut noter cependant, que la dollarisation a des répercussions structurelles: en 2024, environ 66% des dépôts bancaires étaient détenus en devises étrangères, ce qui réduit la marge de manœuvre de la Banque Centrale en cas de crise financière et exige des ménages une plus grande vigilance face au risque de change.

Pour stopper les éventuels effets pervers et dans le but de maintenir la confiance dans la gourde, la BRH a misé sur une discipline budgétaire rigoureuse tout en maintenant les grandes équitables macro-économiques.

En Haïti, des mesures concrètes ont été prises: les cartes de crédit sont désormais facturées en gourdes, les prêts à la consommation en dollars sont interdits, et des obligations d’État sont émises en monnaie locale.

De plus, la BRH est très explicite, pour résoudre le problème de la double circulation monétaire en Haïti, il faut une transformation durable nécessitant un environnement politique et économique stable, capable de restaurer la confiance des acteurs économiques. Le rapport de la BRH précise pour dire en conclusion  » La revitalisation de la gourde est un préalable à la protection de la souveraineté monétaire et à la résilience face aux chocss externes ». La BRH insiste sur la nécessité d’une coordination étroite entre les autorités monétaires et fiscales, ainsi que sur la mise en œuvre des réformes structurelles pour renforcer la gouvernance et attirer les investissements étrangers.

CONCLUSION

La BRH a une bonne lecture du problème que pose la double circulation monétaire en Haïti, la gourde et le dollar Américain, les mesures prises sont appropriées.
Nous sommes d’accord pour dire avec la BRH que le pays doit retrouver les cinq niveaux de gouvernance perdue. Précisons qu’aujourd’hui Haïti a perdu sa gouvernance économique, politique, institutionnelle, sociale et même environnementale. Pour pouvoir rétablir la gourde dans ses droits, comme seule monnaie ayant cours légal en Haïti, la bonne gouvernance s’impose.

Nous disons aussi qu’une bonne coordination entre la politique budgétaire et monétaire des autorités est indispensable pour éviter la dominance fiscale.

Ajoutons aussi que la BRH doit prendre d’autres mesures courageuses pour renforcer la confiance dans la gourde, citons entre autres le décret de 1989 permettant l’ouverture des comptes en dollars Américain dans les banques à charte ou commerciale doit être suspendu.

En fin de compte la BRH doit empêcher aujourd’hui en 2025 en Haïti que la mauvaise monnaie ne chasse la bonne, puisque sa mission non seulement est la stabilisation des prix mais aussi de défendre la valeur intérieure et extérieure de la Gourde.

Les prestigieux Prix littéraires 2025 sont connus

Par Jean Wesley Pierre

Mercredi 5 novembre 2025 — La saison des grands prix littéraires d’automne a livré son verdict. Trois figures majeures de la littérature francophone ont été distinguées cette année par les jurys du Goncourt, du Femina et du Médicis : Laurent Mauvignier, Nathacha Appanah et Emmanuel Carrère. Des œuvres intenses, traversées par la mémoire, la filiation, la douleur intime et les silences de l’Histoire, dominent ainsi une rentrée littéraire marquée par l’émotion et la réflexion.

Laurent Mauvignier, prix Goncourt 2025 pour « La Maison vide »

Le prix Goncourt 2025, décerné au restaurant Drouant à Paris, revient à Laurent Mauvignier pour La Maison vide (éditions de Minuit). Élu au premier tour du scrutin, l’auteur explore sur plus de 700 pages les silences et les traumatismes enfouis d’une famille sur quatre générations.

Né en 1967 à Tours, fils d’un ouvrier et d’une femme de ménage, Mauvignier a bâti une œuvre sensible, marquée par le non-dit, la mémoire et la transmission. Dans ce roman viscéral, il remonte jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, évoquant une grand-mère tondue à la Libération et un père brisé par ce passé. L’auteur, ému lors de la remise du prix, a déclaré :

« C’est une récompense énorme, parce que c’est un livre qui vient de l’enfance et de plusieurs générations. »

Son style exigeant, à la fois dépouillé et poétique, lui vaut d’être considéré comme l’un des grands stylistes de sa génération. Après Des hommes (2009) et Histoires de la nuit (2020), La Maison vide confirme une œuvre majeure centrée sur la mémoire familiale et collective.

Nathacha Appanah, prix Femina pour La Nuit au cœur

Le prix Femina 2025 a été attribué à Nathacha Appanah pour La Nuit au cœur (Gallimard), un récit poignant où l’autrice mêle sa propre histoire de survivante à celles de deux femmes victimes de féminicides.

Née en 1973 sur l’île Maurice, la romancière franco-mauricienne quitte ici la fiction pure pour une plongée intime et engagée dans les violences faites aux femmes. En alternant souvenirs personnels et faits réels, elle met en lumière les traumatismes invisibles et la résilience des survivantes.

« C’est mon douzième livre et mon premier grand prix », a-t-elle confié, émue, après l’annonce du Femina.

L’écrivaine, déjà saluée pour Tropique de la violence (2016), confirme avec La Nuit au cœur son engagement littéraire contre les injustices sociales et la domination patriarcale. Elle inscrit ainsi son œuvre dans la continuité d’une écriture de la mémoire, de la douleur et de la réparation.

Emmanuel Carrère, prix Médicis pour Kolkhoze

Le prix Médicis 2025 revient à Emmanuel Carrère pour Kolkhoze (P.O.L), un récit ambitieux mêlant intime et Histoire, où l’auteur remonte le fil de ses racines russes et géorgiennes.

Un jour après le Goncourt de Mauvignier, le jury présidé par Pascale Roze a récompensé un roman tout aussi familial, mais ancré dans un autre univers : celui de la Russie post-révolutionnaire et de l’exil. À travers quatre générations, Carrère explore la transmission des blessures, les non-dits familiaux et les héritages politiques.

Fils de la célèbre historienne Hélène Carrère d’Encausse, l’auteur de L’Adversaire (2000) et Yoga (2020) poursuit ici sa quête du réel et du sensible. Son écriture, entre fiction et documentaire, oscille entre autobiographie et regard sur le monde.

Cette édition 2025 des prix littéraires met en lumière une thématique commune : la famille, les origines et la transmission des blessures intimes. Qu’il s’agisse de l’héritage du silence chez Mauvignier, du combat pour la parole féminine chez Appanah, ou de la mémoire exilique chez Carrère, les jurys ont salué des œuvres où l’intime rejoint le collectif.

Aux côtés de ces trois lauréats majeurs, Yanick Lahens a remporté le Grand Prix du roman de l’Académie française pour Passagères de nuit (Sabine Wespieser), et Laura Vazquez le prix Décembre pour Les Forces (Sous-sol).

Chaque automne, ces distinctions réaffirment la vitalité et la diversité de la littérature francophone. Si le Goncourt demeure le plus prestigieux, le Femina et le Médicis confirment leur rôle de révélateurs d’écritures fortes, exigeantes et humanistes.

Entre introspection, engagement et mémoire, la cuvée littéraire 2025 s’impose comme l’une des plus émouvantes et puissantes de la décennie, offrant au public des œuvres qui interrogent à la fois l’histoire, la société et l’âme humaine.

Yanick Lahens, voix d’Haïti couronnée par l’Académie française

Par Jean Wesley Pierre

Port-au-Prince, 5 Novembre 2025. — L’ Académie française a décerné, ce jeudi 30 octobre, son Grand Prix du Roman 2025 à l’écrivaine haïtienne Yanick Lahens pour son œuvre magistrale « Passagères de nuit », parue aux éditions Sabine Wespieser. Par onze voix contre dix au troisième tour de scrutin, l’écrivaine devient ainsi la première Haïtienne à recevoir cette distinction littéraire, l’une des plus prestigieuses du monde francophone.

Une fresque historique entre Haïti et la Louisiane

Dans « Passagères de nuit », Yanick Lahens tisse une épopée féminine puissante, entre Saint-Domingue, colonie française devenue Haïti, et la Nouvelle-Orléans du XIXᵉ siècle. De quelques bribes d’histoire familiale un général moustachu, deux sœurs à la peau claire venues de Louisiane elle construit une vaste fresque sur la transmission, la mémoire et la survie.

Le roman s’ouvre sur le destin d’Elizabeth, jeune quarteronne contrainte de fuir la Nouvelle-Orléans après avoir repoussé violemment un homme influent. Son exil la ramène vers la terre de ses ancêtres, Haïti, où son fils deviendra l’amant et le héros de Regina, la narratrice de la seconde partie. À travers ces existences entrelacées, Lahens restitue la tension entre l’enracinement et le déracinement, la douleur de l’exil et la quête de liberté.

Le roman rend hommage à ces femmes noires, esclaves ou libres, qui ont su traverser les siècles en sauvegardant, sous l’apparente docilité imposée, une intériorité indomptable leur “foulard-ciel”, symbole d’identité et de résistance.

Une consécration littéraire et symbolique

Le choix de l’Académie française dépasse la reconnaissance esthétique : il marque un geste historique envers la littérature haïtienne et, plus largement, envers la contribution des écrivains de la Caraïbe au patrimoine francophone.

Yanick Lahens, déjà lauréate du Prix Femina 2014 pour « Bain de lune », devient la première autrice venue d’Haïti à inscrire son nom au palmarès de cette vénérable institution, rejoignant une lignée d’auteurs tels que Jean-Marie Gustave Le Clézio, Patrick Rambaud ou Henri Troyat.

Cette distinction confirme la place de Lahens comme une figure majeure des lettres francophones, et porteuse d’une parole ancrée dans l’histoire, la douleur et la beauté de la grande nation Haïtienne.

Son écriture, à la fois poétique et charnelle, s’enracine dans une mémoire collective fracturée celle de l’esclavage, des indépendances et des luttes pour la dignité tout en révélant une profonde modernité narrative.

À Port-au-Prince, la nouvelle a provoqué un élan d’émotion et de fierté. Le gouvernement haïtien, par la voix du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, a salué “une œuvre lumineuse qui retrace les destins croisés de femmes haïtiennes et louisianaises au XIXᵉ siècle, incarnation de la résistance, de la transmission et de la dignité”.

De nombreuses institutions culturelles, politiques et personnalités publiques la Bibliothèque nationale d’Haïti, FOKAL, le centre ABC de l’ancien premier ministre, Evans Paul, les organisations féministes comme Nègès Mawon, ainsi que des figures politiques telles que Jerry Tardieu ou Serge Pierre-Louis ont exprimé leur admiration et leur reconnaissance.

Pour le journaliste Frantz Duval, directeur du Nouvelliste, cette récompense “rappelle que la littérature haïtienne, malgré les décombres du réel, continue de produire des voix universelles et inspirantes”.

Qui est Yanick Lahens ?

Née à Port-au-Prince en 1953, Yanick Lahens est une romancière, essayiste et professeure d’université reconnue pour son engagement intellectuel.

Première titulaire de la chaire des “Mondes francophones” au Collège de France, elle a toujours défendu une vision exigeante et ouverte de la culture haïtienne, comme espace de dialogue entre mémoire, identité et monde.

Son œuvre, « Dans la maison du père à Bain de lune », en passant par « La couleur de l’aube » explore la complexité du pays, ses fractures sociales, ses élans spirituels et son imaginaire collectif.

La distinction accordée à « Passagères de nuit » agit comme un miroir symbolique : dans un contexte national souvent marqué par la crise et le désespoir, la littérature vient rappeler que Haïti n’est pas seulement une terre de souffrance, mais aussi une nation de pensée, de création et de beauté.

Yanick Lahens, par sa voix lucide et généreuse, réaffirme ce que tant d’écrivains haïtiens ont toujours proclamé : la dignité d’un peuple ne se mesure pas à ses ruines, mais à la force de ses mots et à la lumière qu’ils portent.

La plateforme équilibriste distribue des kits scolaires à de nombreux parents

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La plateforme équilibriste continue de faire des heureux à des mères et pères de famille. Ce mercredi 5 novembre 2025, cette structure politique a procédé à la distribution de plus de 150 kits scolaires à plusieurs parents issus de quelques zones de la région métropolitaine.

En effet, ils ont été nombreux, pères et mères de familles, venus d’horizon divers au local du LPI à Delmas 43 pour recevoir de la plateforme équilibriste leurs kits scolaires.

À en croire la chargée des affaires féminine au sein de cette structure, cette initiative s’inscrit dans le cadre de leur vision à supporter l’éducation, à accompagner les parents les plus démunis.

«Elle vise à encourager la scolarisation dans un contexte économique difficile et soulager les parents, souvent incapables de fournir le matériel nécessaire à leurs enfants», a-t-elle déclaré.

De leur côté, les bénéficiaires ont été heureux lors de la réception de ces kits. «Je ne savais à qui je devais m’adresser pour envoyer mon enfant à l’école. Il a déjà raté plus 4 semaines de jours de classe. a déclaré Rachelle, mère d’un garçon de 8 ans. Elle a remercié le staff directoire de la dite plateforme pour ce geste, combien significatif pour lui. « Je demande à Dieu de les benir», a poursuivi la bénéficiaire.

Micheline, de son coté, mère de deux enfants, n’a pas caché sa joie après qu’elle ait reçu son kit. «Cela représente pour moi un grand pas. C’est vrai il me reste d’autres matériels à acheter pour mes enfants, avec ces kits je vais pouvoir les envoyer à l’école». Elle aussi a remercié toute l’équipe de la plateforme pour ce geste qu’il qualifie « d’importants».

Équilibriste est une plateforme politique qui est présente dans les 10 départements du pays. Sa vision, lutter pour une distribution équilibrée de l’ensemble des richesses nationales.

Gedeon Delva

Un nouveau groupe de réflexion pour promouvoir la paix, la solidarité est lancé en Haiti

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Consacrée au lancement du «Groupe de réflexion et d’action», une messe a été organisée à l’église Notre-Dame du Perpétuel Secours, à Delmas 75 le mardi 4 novembre 2025. L’objectif, promouvoir un ensemble de valeur telles la paix, la solidarité etc; lancer un espace de vulgarisation de pensée et d’idées politiques nouvelles dans le pays; porter les jeunes à s’impliquer dans les affaires publiques entre autres.
C’était également une occasion pour le GRA d’exprimer sa solidarité aux nombreux rapatriés, aux déplacés et aux victimes de l’insécurité en général.

«Nous avons organisé la messe dans l’unique objectif de lancer le groupe, qui, aura comme principale mission de promouvoir des valeurs telles la paix, la solidarité etc», a déclaré le professeur Celyscar Elysée, l’un des membres organisateurs.

Les organisateurs de cette messe en a profité pour attirer l’attention des acteurs nationaux et internationaux sur la gravité de la crise haïtienne. « Il est temps d’agir autrement face aux problèmes du pays», a lancé M Celyscar. Le coordonnateur général de Chemin Délivrance invite tous les citoyens haïtiens vivant en Haïti et dans la diaspora à s’impliquer davantage dans les affaires publiques et politiques. « On doit pas remettre la direction du pays à n’importe qui», a-t-il insisté.

Le responsable du parti politique Chimen Délivrans Ayiti a réitéré ses positions : il faut une nouvelle transition politique, dirigée par un juge à la Cour de cassation, rétablir la sécurité dans le pays et créer les conditions minimales avant l’organisation des élections.

Le leader du parti politique Chimen Délivrans Ayiti, le professeur Jean Elysée Céliscar, est venu implorer le Perpétuel Secours face à la souffrance du peuple haïtien, mais aussi pour invoquer tous les saints contre les membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), à seulement soixante-quinze jours de la fin de leur mandat, prévue le 7 février prochain.

Selon lui, « ils ne savent même pas comment la ville de Port-au-Prince a été construite, mais sous leur gouvernance cette belle ville chargée d’histoire a été réduite en cendres, à cause de leurs complicités avec les chefs de gangs pour rester au pouvoir ». C’est pour cela, ajoute-t-il, qu’il souhaite que « l’argent qu’ils ont volé sous la misère du peuple haïtien ne leur serve à rien ».

Par ailleurs, le militant politique a signalé qu’il n’y aura pas d’élections dans le pays sous l’égide du Conseil Présidentiel de Transition. D’ailleurs, rappelle-t-il, même le président du CEP, Jacques Desrosiers, reconnaît qu’il est mathématiquement impossible d’organiser les scrutins avant le 7 février 2026.

« Nous avons perdu six cents millions de gourdes dans un processus de réforme constitutionnelle qui a été annulé par les mêmes conseillers présidentiels qui l’avaient initié, malgré les dénonciations des citoyens qui rejetaient ce projet dès le départ », a renchéri le politologue.

Gedeon Delva

Haïti – Incendie criminel à l’Université Soleil : Me Jean Renel Sénatus annonce une plainte et réclame justice

Par Jean Wesley Pierre

Port-au-Prince, le 5 novembre 2025. — Après l’incendie criminel qui a ravagé dans la nuit du 1ᵉʳ novembre les locaux de l’Université Soleil d’Haïti (USH), à Turgeau, le président du conseil de l’institution, Me Jean Renel Sénatus, confirme qu’une plainte sera déposée ce mercredi 5 novembre au Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, afin d’exiger l’ouverture d’une enquête criminelle contre les auteurs et complices de cet acte qu’il qualifie de « barbarie contre l’éducation nationale ».

Plainte contre X, mais des soupçons précis

Selon les déclarations de Me Sénatus, la plainte sera portée contre X, les auteurs n’ayant pas encore été officiellement identifiés. Toutefois, il affirme disposer d’informations crédibles pointant vers des individus affiliés à la coalition armée “Viv Ansanm”, déjà citée dans plusieurs rapports de la presse comme active dans la zone métropolitaine.

« Nous n’avons pas encore tous les éléments pour désigner formellement les responsables, mais des témoins ont aperçu des hommes lourdement armés arrivant à moto, identifiés comme membres de cette coalition criminelle », a confié un proche de l’ancien sénateur.

Les enquêteurs devraient entendre dans les prochains jours des témoins directs et victimes de menaces liées à la radio Émancipation FM, hébergée dans le même bâtiment que l’université. Cette station, connue pour son ton critique envers la coalition armée « Viv Ansanm », aurait reçu plusieurs intimidations répétées avant le drame.

Une plainte symbolique mais difficile à faire aboutir

Sur le plan juridique, les chances d’aboutissement de cette plainte demeurent incertaines, voire minimes, selon plusieurs observateurs.

Dans un contexte où l’appareil judiciaire haïtien est paralysé par l’insécurité, le manque de juges et la défaillance du système policier, très peu d’affaires criminelles similaires ont connu un dénouement judiciaire au cours des dernières années.

Cependant, Me Sénatus veut en faire un acte de principe et de résistance, un signal fort adressé à l’État et à la société :

« Nous allons porter plainte » même si nous savons, comme nous l’a rappelé tantôt l’ancien commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Paul Eronce Villard, que la justice haitienne est malade et insiste pour dire que, nous nous devons refuser de normaliser l’impunité.

L’ancien parlementaire haïtien, maître Jean Renel Sénatus assure que l’Université Soleil ne renoncera pas à ses droits et continuera à réclamer vérité et réparation.

Une université sinistrée, mais vivante

Avant le sinistre, l’Université Soleil d’Haïti (USH) comptait environ 600 à 700 étudiants inscrits dans différentes facultés : sciences juridiques, économiques, politiques et sociales. L’institution disposait également d’un personnel académique et administratif d’environ 80 membres, dont plusieurs professeurs d’universités publiques et privées.

Aujourd’hui, l’USH est entièrement détruite. Salles de cours, laboratoires, bibliothèque, studios de radio, tout a été réduit en cendres. Mais selon le rectorat, les activités académiques reprendront rapidement dans un autre local temporaire à Port-au-Prince, le temps de reconstruire le campus.

« Ils ont brûlé nos murs, pas nos idées. On ne brûle pas le Soleil ! » a déclaré Me Sénatus dans un message de résilience diffusé sur les réseaux sociaux.

La destruction de l’Université Soleil représente un coup dur pour l’enseignement supérieur haïtien, déjà ébranlé par la crise sécuritaire et la fuite des cerveaux.

L’USH, créée en 2013, se voulait un espace d’émancipation intellectuelle et citoyenne, ouvert aux jeunes de milieux modestes. Sa disparition temporaire prive des centaines d’étudiants d’un cadre structuré, alors même que plusieurs universités de la capitale ont déjà fermé leurs portes sous la menace des gangs.

« C’est tout un symbole qui s’effondre : celui de la résistance du savoir face à la barbarie », estime un enseignant contacté par la rédaction de Le Relief.

Dans l’attente d’une véritable enquête et d’un soutien des autorités, la communauté universitaire appelle à une mobilisation nationale pour protéger les espaces de savoir.

Le cas de l’Université Soleil d’Haïti dépasse le simple fait divers : il illustre le déclin de la sécurité, la faillite de la justice et la fragilité des institutions éducatives dans un pays où la connaissance devient une cible.

Si la plainte de Me Jean Renel Sénatus a peu de chances de prospérer dans les conditions actuelles, elle demeure un acte de courage symbolique, rappelant que la lumière du Soleil peut vaciller, mais ne s’éteint jamais.

Incendie criminel à l’Université Soleil d’Haïti, l’administration dénonce

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Par Gesly Sinvilier

Les locaux de l’Université Soleil d’Haïti (USH), situés à Turgeau, ont été incendiés dans la matinée du samedi 1er novembre 2025. L’acte serait d’origine criminelle, selon une note publiée par l’institution. Toutefois, les auteurs de cet acte odieux ne sont pas encore identifiés.

Fondée en 2013 par l’ancien sénateur Jean Renel Sénatus, l’université accueillait plusieurs centaines d’étudiants, notamment en sciences juridiques, économiques, politiques et sociales. Les studios de la Radio Télé Émancipation FM se trouvaient également sur les lieux.

L’incendie a totalement privé l’institution de ses locaux, entraînant une interruption de ses activités académiques.

L’administration de l’USH condamne cet acte, qu’elle qualifie d’atteinte au droit à l’éducation et à l’investissement privé. Le recteur, Me Sénatus, a remercié les personnes ayant exprimé leur solidarité et a dénoncé ce qu’il décrit comme un acte de barbarie.

Une plainte doit être déposée le mercredi 5 novembre 2025 au Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince afin de réclamer l’ouverture d’une enquête visant à identifier et poursuivre les responsables.

L’université invite ses étudiants à contacter l’administration au +509 3943-2541 pour des informations concernant la reprise des cours dans un autre espace à déterminer.

Université Soleil d’Haïti: un temple du savoir réduit en cendres

Par Jean Wesley Pierre

Port-au-Prince, le 3 novembre 2025.-Un incendie d’origine criminelle a entièrement ravagé les locaux de l’Université Soleil d’Haïti (USH), située à la rue O, à Turgeau. L’établissement, fondé par Me Jean Renel Sénatus, ancien sénateur de l’Ouest à la 50ᵉ législature, n’est plus qu’un champ de ruines après le passage des flammes dans la nuit du samedi 1er novembre 2025.

Un acte criminel signé, la coalition “Viv Ansanm”

Selon les premières informations recueillies, des individus lourdement armés, identifiés comme membres du groupe criminel « Viv Ansanm », seraient à l’origine de l’incendie. Ces hommes, arrivés à bord de motocyclettes, auraient pris d’assaut les locaux avant d’y mettre le feu.

Des témoins affirment que les assaillants ont envahi les lieux, emporté du matériel, puis incendié le bâtiment. Les sapeurs-pompiers, arrivés plusieurs heures plus tard, n’ont pu que constater l’ampleur des dégâts.

L’Université Soleil d’Haïti ( USH ) partageait le même immeuble que Radio Émancipation FM, une station connue pour son émission à forte audience “Ti Koze ak TT”, animée par Tériel Thélus, critique virulent des activités de la coalition “Viv Ansanm”. Selon plusieurs sources, la station faisait depuis plusieurs mois l’objet de menaces et d’intimidations.

Les flammes ont entièrement détruit les salles de cours, les laboratoires, les bureaux administratifs et le matériel pédagogique.
Les pertes matérielles sont considérables, bien qu’aucun bilan humain n’ait été communiqué.

Fondée par l’ancien sénateur Jean Renel Sénatus, l’Université Soleil d’Haïti ( USH ) accueillait plusieurs centaines d’étudiants issus de divers horizons. Elle offrait des formations dans plusieurs disciplines scientifiques et se voulait un espace de formation pour de nombreux jeunes aspirant à un avenir meilleur.

Sa destruction constitue un coup dur pour l’enseignement supérieur haïtien, déjà fragilisé par la crise sécuritaire, économique et institutionnelle que traverse le pays.

Silence des autorités et appel à une enquête

Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités sur les circonstances exactes du sinistre ni sur les mesures envisagées pour accompagner les victimes.

Les observateurs appellent à l’ouverture d’une enquête approfondie afin d’identifier les auteurs de cet acte criminel et de garantir la sécurité des institutions éducatives du pays.

La destruction de l’Université Soleil d’Haïti illustre une nouvelle fois la vulnérabilité du secteur éducatif haïtien face à la montée de la violence urbaine.

Dans un contexte où plusieurs entités universitaires ont déjà fermé leurs portes ou se sont déplacées à cause de l’insécurité, ce nouvel incendie marque une étape tragique dans le délitement du système éducatif national.

Pour de nombreux étudiants, enseignants et habitants du quartier, ce drame symbolise la perte d’un espace de savoir et de liberté, un lieu qui offrait une alternative à la résignation et à l’ignorance.

En somme, de l’Université Soleil d’Haïti, il ne reste aujourd’hui que des ruines fumantes. Mais ce sinistre, au-delà des pertes matérielles, pose une question essentielle : Comment Haïti peut-elle espérer reconstruire son avenir lorsque même les lieux de savoir deviennent des cibles ?