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Jocelyn Pierre nommé à la tête de l’OAVCT : de la compétence au service de l’institution

Par Jean Valdonel CONSTANT

Le Conseil des ministres tenu, lundi, sous la présidence du Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, a officialisé la nomination de Jocelyn Pierre au poste de Directeur général de l’Office d’Assurance Véhicules Contre Tiers (OAVCT). Ce choix marque une volonté de renforcer la gouvernance d’une institution stratégique pour la protection des automobilistes et la régulation du secteur.

Juriste chevronné, avocat et professeur de droit international public, Jocelyn Pierre s’est illustré au fil des années par son engagement aussi au sein de l’administration publique.

Son passage au Ministère des Affaires sociales ainsi que ses responsabilités exercées depuis quelques années à la CONALD lui ont permis d’acquérir une solide expérience en matière de gestion institutionnelle, de coordination stratégique et de conduite de réformes.

Sa nomination est perçue comme un signal en faveur de la compétence et du mérite. Son profil technique et sa rigueur pourraient insuffler un nouvel élan à l’OAVCT, notamment dans un contexte où la modernisation des services publics demeure une priorité pour l’exécutif.

Parmi les axes attendus de son action figurent la digitalisation des procédures, l’amélioration de l’accueil et du traitement des dossiers des assurés, ainsi que le renforcement des mécanismes de transparence et d’efficacité administrative. L’objectif : offrir des services plus accessibles, plus rapides et mieux adaptés aux besoins des citoyens.

L’arrivée de Me Jocelyn Pierre ouvre ainsi une perspective de transformation pour l’OAVCT. C’est l’opportunité d’installer durablement une culture de performance et de responsabilité au sein de l’institution, au bénéfice des usagers et de l’État.

Jean Valdonel CONSTANT

Coupe du monde 2026 : le spectre d’une annulation plane sur le Mondial américain

Par Jean Wesley Pierre

Moyen-Orient, le 2 mars 2026 —
L’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran, après l’assassinat du guide suprême Ali Khamenei, ne menace pas seulement la stabilité du Moyen-Orient. Elle fait planer un risque existentiel sur la Coupe du monde 2026, dont 78 des 104 matchs doivent se dérouler sur le sol américain. Entre précédents historiques, pressions sécuritaires et incertitudes diplomatiques, l’hypothèse d’une annulation ou d’un report n’est plus taboue.

La menace iranienne : un forfait aux conséquences en chaîne

La première fissure est apparue du côté de Téhéran. Mehdi Taj, président de la Fédération iranienne, a ouvertement évoqué un possible retrait :

« Vu ce qui s’est passé aujourd’hui et cette attaque des États-Unis, il est peu probable que nous puissions envisager sereinement la Coupe du monde. »

Une déclaration lourde de sens, alors que l’Iran, placé dans le groupe G avec la Belgique, la Nouvelle-Zélande et l’Égypte, doit disputer ses matchs à Los Angeles et Seattle.

L’argument sécuritaire n’est pas un prétexte. Les récents gels de visas décidés par Donald Trump concernent 75 pays, dont l’Iran, empêchant de fait tout déplacement de supporters iraniens. Dans ce contexte, la participation de la délégation elle-même devient un casse-tête diplomatique.

Le poids des précédents historiques

L’histoire du football rappelle que le sport n’est jamais totalement étanche aux soubresauts du monde. Le précédent le plus frappant reste l’annulation des éditions de 1942 et 1946 en raison de la Seconde Guerre mondiale. À l’époque, la FIFA avait d’abord espéré maintenir la compétition, avant de se rendre à l’évidence face à l’embrasement planétaire.

D’autres précédents, moins radicaux mais tout aussi éclairants, jalonnent l’histoire : l’exclusion de l’Allemagne et du Japon en 1950 pour leur rôle dans le conflit mondial, la suspension de l’Afrique du Sud durant l’apartheid, ou plus récemment, l’exclusion de la Russie en 2022 après l’invasion de l’Ukraine.

Dans chaque cas, la FIFA a appliqué le principe selon lequel un État agresseur ne peut participer à une compétition censée incarner l’unité des peuples.

L’ironie de la situation actuelle est que les États-Unis, en tant que pays hôte, pourraient théoriquement être sanctionnés pour leur rôle de belligérant. Mais comme le relèvent les observateurs, la proximité entre Gianni Infantino et Donald Trump – ce dernier ayant reçu le « FIFA Peace Prize » lors du tirage au sort – rend une telle sanction hautement improbable.

L’équation sécuritaire : un coût exponentiel

Sur le plan opérationnel, le conflit transforme la Coupe du monde en cible potentielle. Les spécialistes de la sécurité des grands événements anticipent une escalade des coûts : budgets de sécurité revus à la hausse, contrats d’assurance plus onéreux, plans anti-menaces renforcés.

Le fait que Los Angeles abrite l’une des plus importantes communautés iraniennes de la diaspora ajoute une couche de complexité. Chaque match de l’Iran deviendrait un point de crispation potentiel, avec des risques de tensions entre communautés et de débordements politiques.

Les forces de l’ordre américaines devront gérer non seulement le dispositif habituel, mais aussi un contexte géopolitique explosif.

L’impossible unité européenne face au boycott

L’idée d’un boycott généralisé par les nations européennes, évoquée par certains responsables allemands, se heurte à la réalité des intérêts nationaux. Comme l’explique le géopolitologue Pascal Boniface :

« Aujourd’hui, un pays qui boycotte s’auto-inflige une punition. L’envie de participer est de plus en plus grande, la visibilité aussi et personne ne veut s’en priver. »

La position française illustre cette schizophrénie. La (FFF) fédération de football française, par la voix de son président Philippe Diallo, a clairement indiqué qu’« il n’est aucunement question d’un boycott de l’équipe de France ». Pourtant, l’ancien président François Hollande a appelé l’Europe à s’affirmer : « Nous ne pouvons pas laisser les États-Unis décider seuls de l’avenir du Moyen-Orient. »

Une contradiction qui reflète le dilemme des nations européennes, tiraillées entre leurs principes et leur appétit pour le plus grand événement sportif planétaire.

Le scénario d’une annulation : entre hypothèse et précédent

Une annulation pure et simple de la Coupe du monde 2026, bien que jugée improbable par la plupart des experts, ne peut être totalement écartée.

L’extension du conflit à d’autres pays du Golfe – déjà visés par des frappes iraniennes –, la paralysie durable du détroit d’Ormuz, ou une escalade impliquant directement les forces américaines sur le sol iranien créeraient un contexte rendant impossible la tenue d’une « fête du football ».

Le scénario le plus plausible serait plutôt celui d’un tournoi se déroulant sous très haute tension, avec des mesures de sécurité sans précédent, une participation iranienne sous conditions (ou un forfait de dernière minute), et une atmosphère bien éloignée de l’esprit festif habituel.

Le rêve de foot rattrapé par le cauchemar de la guerre

La Coupe du monde 2026 devait être celle de tous les records : 48 équipes, trois pays hôtes, un format inédit. Elle risque d’être celle où le football aura été rattrapé par la realpolitik de la manière la plus brutale.

Comme en 1938, où la compétition s’était déroulée dans une « atmosphère de fin du monde », avec l’Anschluss autrichien et les menaces hitlériennes en toile de fond, l’édition 2026 pourrait entrer dans l’histoire comme celle où le bruit des bombes a étouffé les clameurs des stades. La différence, c’est qu’à l’époque, la guerre n’avait pas encore éclaté. Aujourd’hui, elle est déjà là.

La question n’est plus de savoir si le conflit affectera le Mondial, mais jusqu’où iront ses répercussions. Une chose est certaine : les organisateurs, qui rêvaient de célébrer l’unité par le football, devront d’abord garantir que les stades ne deviennent pas des cibles.

Jean Wesley Pierre / Le Relief

Moyen-Orient : l’escalade militaire fait craindre un embrasement généralisé

Par Jean Wesley Pierre

Depuis le 28 février 2026, la guerre menée conjointement par les États-Unis et Israël contre la République islamique d’Iran provoque une onde de choc mondiale. Après l’assassinat du guide suprême Ali Khamenei, les frappes de représailles iraniennes ont visé plusieurs pays, plongeant la région dans un chaos aux conséquences imprévisibles.

Une escalade aux ramifications multiples

Ce conflit, qui devait initialement durer « quelques jours » selon des responsables américains, s’étend désormais sur « quatre à cinq semaines » comme l’a reconnu le président américain Donald Trump. L’Iran a frappé directement ou indirectement quinze pays, dont Israël, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït, Bahreïn, la Jordanie, l’Irak, Oman, la Syrie, Chypre — où la base britannique d’Akrotiri a été touchée —, ainsi que des installations françaises (Camp de la Paix aux Émirats) et italiennes (base de l’OTAN au Koweït).

Le bilan humain est déjà lourd, plus 555 morts et 700 blessés en Iran selon le Croissant-Rouge, une trentaine au Liban après l’entrée en guerre du Hezbollah, et des pertes américaines confirmées au Koweït.

Répercussions économiques

Les prix du pétrole ont flambé de 13 %, dépassant les 80 dollars le baril, tandis que la navigation dans le détroit d’Ormuz par lequel transite 20 % de la consommation mondiale est paralysée.

Quand l’ONU appel à la désescalade

Face à cette situation qualifiée de « grave menace pour la paix et la sécurité internationales », le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a convoqué une réunion d’urgence du Conseil de sécurité. Il a rappelé que l’article 2 de la Charte des Nations unies interdit « la menace ou l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État ».

Guterres a lancé un triple appel :

  1. la cessation immédiate des hostilités,
  2. le retour à la table des négociations,
  3. et la protection des civils conformément au droit international humanitaire.

Le secrétaire général de l’ONU a déploré que l’opportunité diplomatique offerte par les négociations indirectes entre l’Iran et les États-Unis, avec la médiation de l’Oman, ait été « gaspillée ».

Mais l’ONU peut-elle réellement apaiser les tensions ? Le Conseil de sécurité reste profondément divisé. La Russie et la Chine condamnent fermement l’agression américano-israélienne, tandis que les pays occidentaux soutiennent leurs alliés. L’institution onusienne, bien que légitime, semble impuissante face à des belligérants déterminés à poursuivre leur escalade.

La position russo-chinoise : un contrepoids diplomatique

La Chine et la Russie ont rapidement réagi, dénonçant des actions « inacceptables ». Wang Yi, ministre des affaires étrangères de la république populaire de Chine, chef de la diplomatie chinoise, a déclaré :

« Il est inacceptable que les États-Unis et Israël lancent des frappes contre l’Iran pendant les négociations entre Téhéran et Washington. Il est également inacceptable qu’ils tuent de manière flagrante le dirigeant d’un État souverain et incitent à un changement de gouvernement ».

Lors d’un entretien téléphonique avec son homologue russe Sergueï Lavrov, Wang Yi a exposé la position commune des deux puissances :

  1. cessation immédiate des opérations militaires,
  2. retour rapide au dialogue et aux négociations,
  3. et opposition commune aux actions unilatérales.

Lavrov a jugé que les frappes « ont gravement compromis la stabilité au Moyen-Orient » et a affirmé que la Russie partage la position chinoise.

La Russie et la Chine disposent de leviers d’influence :

▪︎ leur siège permanent au Conseil de sécurité,
▪︎ leurs relations avec l’Iran,
▪︎ et leur capacité à mobiliser des plateformes comme l’Organisation de coopération de Shanghai.

Mais peuvent-elles réellement faire plier Washington et Tel-Aviv ? Rien n’est moins sûr, tant la détermination américaine semble forte.

Les belligérants peuvent-ils accepter des concessions ?

Du côté américain, le président Donald Trump a prévenu que « la grande vague n’a pas encore déferlé » et n’exclut pas d’envoyer des troupes au sol « si nécessaire ». Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a assuré que l’intervention ne serait pas « éternelle », mais a refusé de donner une ligne du temps.

L’Iran, par la voix d’Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale d’Iran, exclut toute négociation :

« Les espoirs démesurés de Trump ont entraîné toute la région dans une guerre inutile. »

Le guide suprême par intérim, l’ayatollah Alireza Arafi, incarne la continuité du régime dans la résistance.

Israël, qui a mobilisé 100 000 réservistes, a prévenu qu’il « frappera tous les chefs terroristes ».

Le Hezbollah est entré en guerre, ouvrant un front libanais. La Jordanie, l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats — tous pris pour cible — durcissent leur ton.

Dans ce contexte, les concessions semblent impossibles à court terme. La logique de vengeance et l’honneur national des protagonistes rendent toute issue diplomatique immédiate hautement improbable.

Un monde au bord du gouffre, le Moyen-Orient à feu et à sang

Le Moyen-Orient est aujourd’hui au bord d’une guerre régionale généralisée dont personne ne peut prédire l’issue.

L’ONU appelle à la raison, mais sa voix peine à porter face au fracas des armes. Le monde retient son souffle, espérant que la sagesse l’emportera sur la tentation de l’abîme.

Jean Wesley Pierre / Le Relief

Moyen-Orient : inquiétudes mondiales après l’élimination du guide suprême

Par Gesly Sinvilier

La mort du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a provoqué une onde de choc mondiale et plongé le Moyen-Orient dans une nouvelle phase de tension aiguë. Selon plusieurs grands médias internationaux, son décès est intervenu à la suite d’une offensive militaire coordonnée menée par les États-Unis et Israël sur le territoire iranien, dans le contexte d’une escalade régionale déjà préoccupante. L’annonce officielle faite par Téhéran a immédiatement déclenché une période de deuil national de quarante jours, tandis que les autorités iraniennes ont dénoncé une attaque grave contre leur souveraineté et promis une riposte.

Au pouvoir depuis 1989, Ali Khamenei occupait la plus haute fonction politique et religieuse de la République islamique, détenant l’autorité ultime sur les orientations stratégiques du pays, notamment en matière de défense et de politique étrangère. Sa disparition ouvre une phase d’incertitude majeure. Le mécanisme constitutionnel de succession doit désormais s’enclencher, mais aucun successeur n’a encore été officiellement désigné. Dans ce contexte tendu, le rôle du corps des Gardiens de la révolution apparaît central pour assurer la continuité du pouvoir et maintenir la cohésion interne.

La réaction internationale a été rapide et profondément divisée. À Washington, les autorités américaines ont présenté l’opération comme un tournant stratégique et ont averti que toute riposte iranienne entraînerait une réponse ferme. À Tel-Aviv, le gouvernement israélien a estimé que la disparition du guide suprême représentait un coup porté à l’appareil dirigeant iranien, tout en affirmant rester en état d’alerte maximale. De leur côté, la Russie et la Chine ont condamné l’attaque, la qualifiant de violation du droit international et appelant au respect de la souveraineté de l’Iran. L’Union européenne a exprimé son inquiétude face au risque d’embrasement régional, tout en soulignant la nécessité d’éviter une escalade incontrôlée. Le pape François a également appelé à la désescalade et à un retour au dialogue diplomatique.

Face à la gravité de la situation, le Conseil de sécurité des Nations unies s’est réuni en urgence au siège de l’Organisation des Nations unies à New York. Lors de cette session à huis clos, les diplomates ont évoqué les risques d’un conflit élargi, les menaces sur les civils et les conséquences pour la sécurité internationale. Le secrétaire général António Guterres a appelé à une désescalade immédiate, avertissant qu’une confrontation directe entre puissances régionales et internationales pourrait avoir des conséquences graves et durables pour la paix mondiale.

Sur le terrain, les tensions se sont rapidement intensifiées. L’Iran a annoncé avoir lancé des missiles et des drones contre des cibles liées aux intérêts américains et israéliens dans plusieurs pays du Golfe, provoquant la fermeture temporaire de certains espaces aériens et renforçant l’inquiétude des populations locales. Plusieurs gouvernements ont recommandé à leurs ressortissants de limiter leurs déplacements dans les zones à risque.

Les marchés financiers ont également réagi. Les prix du pétrole ont enregistré une forte volatilité, alimentée par les craintes de perturbation de l’approvisionnement énergétique mondial. Les bourses régionales ont connu des fluctuations importantes, reflet de l’incertitude géopolitique.

La disparition d’Ali Khamenei marque ainsi un moment critique pour l’Iran et pour l’ensemble du Moyen-Orient. Entre transition politique interne, risque d’escalade militaire et repositionnement stratégique des grandes puissances, les prochaines semaines seront déterminantes pour mesurer l’ampleur réelle des conséquences de cet événement sur l’équilibre régional et international.

Gesly Sinvilier / Le Relief

Josué Sénat, l’itinéraire d’un professionnel engagé dans l’action publique

Le Relief avait annoncé le nom du politologue Josué Sénat comme titulaire du ministère du Tourisme, pourtant quelques minutes avant le conseil des ministres pour acter ce choix, des tractations au niveau même de la structure qui l’avait proposé ont mené à l’écarter pour nommer Stéphanie Smith dont on ne connaît pas encore les qualifications.

Notre rédaction a réussi à mettre la main sur le dossier de Josué Sénat, un jeune de 32 ans avec une dizaine d’années d’expérience dans le secteur public et privé tant en Haïti qu’à l’international. Nous publions son profil pour nos lecteurs.

Josué Sénat est un politologue titulaire d’une maîtrise en science politique obtenue à l’Université du Québec à Montréal en juin 2022, formation qui lui a permis de développer une expertise approfondie en analyse des systèmes politiques, gouvernance, politiques publiques et méthodologie de recherche. Il détient également un baccalauréat en science politique, diplomatie et relations internationales du Centre d’Études Diplomatiques et Internationales (CEDI) en Haïti, et a complété un baccalauréat en psychologie de l’Université d’État d’Haïti (Faculté des Sciences Humaines). Ce double ancrage en science politique et en psychologie lui confère une compréhension à la fois institutionnelle et humaine des dynamiques de pouvoir, de leadership et de mobilisation sociale.

Son parcours académique est renforcé par plusieurs formations spécialisées, notamment en ONG, aide humanitaire et développement, en élaboration et gestion de projet, ainsi qu’en parlementarisme à l’Université Laval. Il a également suivi une formation pluriannuelle en leadership et développement, consolidant ainsi ses compétences en encadrement, structuration organisationnelle et conduite du changement.

Sur le plan professionnel, Josué Sénat assume depuis novembre 2019 la fonction de Coordonnateur du Secrétariat à la jeunesse d’Haïti. À ce titre, il pilote la coordination institutionnelle, structure et accompagne les organisations de jeunesse à l’échelle nationale et assure l’interface entre les autorités publiques et les acteurs de la société civile. Son rôle implique la planification stratégique, la gestion d’équipes, la conduite de projets publics, la négociation interinstitutionnelle et la représentation officielle. Cette fonction témoigne d’une capacité avérée à diriger, organiser et fédérer autour d’objectifs communs dans des environnements complexes.

Parallèlement, il a occupé des fonctions au Québec, notamment comme conseiller en service bancaire à la Banque Royale du Canada (RBC), où il a développé rigueur opérationnelle, sens de l’analyse financière et gestion de la relation client. À l’UQAM, il a agi comme assistant au soutien académique au Bureau du recrutement et comme assistant de recherche sous la direction du professeur Julian Durazo-Hermann, renforçant ses compétences en analyse comparative, recherche scientifique et rédaction stratégique. Jusqu’à récemment, il a occupé la fonction de conseiller expert auprès d’entreprises pour le Gouvernement du Québec, où il a pu collaborer avec des milliers d’entreprises canadiennes et internationales dans tous les secteurs, y compris le tourisme, les technologies informatiques, l’AI, l’aviation entre autres.

Auparavant, il a été rédacteur au Cabinet du Secrétaire d’État à la Communication du Gouvernement haïtien, où il participait à l’élaboration de discours, de notes stratégiques et de contenus institutionnels. Il a également exercé des responsabilités de gouvernance en tant que membre de conseil d’administration, co-fondateur et responsable de la communication au sein de Protection and Assistance to Children in Haiti.

L’ensemble de son parcours révèle un profil structuré autour de trois axes majeurs : une solide formation intellectuelle, une expérience institutionnelle significative et des compétences managériales éprouvées. Par son parcours, le politologue Sénat se distingue par sa capacité à conjuguer vision stratégique, leadership organisationnel et compréhension fine des enjeux politiques et sociaux, tant en Haïti qu’à l’international.

Entre mémoire et projection, le SEAPN consolide 31 ans d’action syndicale à l’APN

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Par Jean Mapou

PORT-AU-PRINCE.— Le Syndicat des employés de l’Autorité Portuaire Nationale (SEAPN) a commémoré, vendredi, ses 31 années d’existence au cours d’une cérémonie solennelle réunissant syndicalistes, cadres administratifs et représentants d’institutions publiques. Plus qu’un simple anniversaire, l’événement s’est voulu un moment de réflexion stratégique sur le rôle du syndicat dans la consolidation et la pérennité du secteur portuaire haïtien.

Créé pour défendre les droits et les intérêts des employés de l’Autorité Portuaire Nationale (APN), le SEAPN a profité de cette célébration pour dresser un bilan de son parcours, marqué par des revendications sociales, des négociations soutenues et une implication constante dans la modernisation de l’institution.

Prenant la parole, le directeur général de l’APN, Jean Evens Charles, a salué la constance et la maturité institutionnelle du syndicat. Il a souligné qu’après plus de trois décennies d’activité, le SEAPN demeure un partenaire incontournable dans la dynamique de réforme et d’amélioration des performances du secteur portuaire. Le responsable a insisté sur l’importance d’un dialogue structuré et permanent entre l’administration et les employés, condition essentielle à la stabilité et à l’efficacité des services portuaires.

Le président du syndicat, Ulrick Pierre, a pour sa part mis en avant la cohésion interne comme moteur de résilience et de renouveau. Il a estimé que la vitalité de l’organisation repose avant tout sur l’engagement individuel et collectif de ses membres. Selon lui, l’unité constitue le principal levier permettant au SEAPN de poursuivre son action en faveur de meilleures conditions de travail, tout en contribuant à la modernisation de l’institution portuaire.

Mais l’un des moments forts de la cérémonie est intervenu lors de l’intervention du porte-parole du SEAPN, Wilfrid Saintilus. Dans une déclaration appuyée, il a rendu un hommage public à Jean-Édouard Baussan pour son rôle déterminant dans la préservation du caractère public du port.

Selon Wilfrid Saintilus, Jean-Édouard Baussan a mené un plaidoyer décisif pour empêcher la privatisation du port à une époque où des pressions existaient en ce sens. Il a rappelé qu’une proposition aurait été soumise sous la présidence de René Garcia Préval, mais que Baussan s’y serait opposé, estimant qu’il n’était pas opportun de créer un nouveau port privé après l’existence du terminal de Port Lafito.

«Il mérite une fleur et une chandelle», a déclaré le porte-parole, soulignant que sans cette prise de position, l’APN aurait pu perdre son rôle stratégique dans l’économie nationale. Wilfrid Saintilus a également attribué à Jean-Édouard Baussan une contribution significative dans les travaux de rénovation du port, notamment en matière de sécurité, d’aménagement des espaces et de modernisation des infrastructures, efforts qui auraient permis d’éviter une éventuelle fermeture récente de l’établissement.

Pour le porte-parole, ces interventions ont joué un rôle majeur dans la pérennisation de l’APN et dans le maintien de son statut d’institution publique au service de l’État et des travailleurs. Il a salué «un acteur clé de la survie et du renforcement du port», appelant à reconnaître publiquement cet engagement.

La cérémonie a également été marquée par la présence de représentants syndicaux issus de différents ministères et directions générales, illustrant une solidarité interinstitutionnelle au sein de l’administration publique. Cette mobilisation collective témoigne d’une volonté commune de renforcer les mécanismes de concertation sociale dans un contexte national exigeant.

À travers cette célébration, le SEAPN a envoyé un message clair: la défense des acquis sociaux, la sauvegarde du patrimoine public et la coopération avec l’administration demeurent au cœur de sa mission.

Jean Mapou / Le Relief

Nord d’Haïti : le BMPAD lance une série de projets de reconstruction et d’aménagement

Le Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement (BMPAD) a mené, du 23 février au 1er mars 2026, une mission stratégique dans le département du Nord afin d’évaluer plusieurs sites destinés à accueillir d’importants travaux de reconstruction, d’aménagement et de modernisation d’infrastructures publiques.

Composée d’ingénieurs, d’architectes et de spécialistes en communication, la délégation a poursuivi ses activités malgré les fortes pluies enregistrées durant les premiers jours de la mission, témoignant de la volonté de l’institution d’accélérer la mise en œuvre de projets structurants dans le Grand Nord.

Duty (Acul-du-Nord) : un nouvel espace public en perspective

Le 26 février 2026, l’équipe du BMPAD s’est rendue à Duty, dans la commune d’Acul-du-Nord, pour analyser le projet de réaménagement du carrefour principal. L’initiative prévoit la construction d’une place publique moderne destinée aux activités communautaires, culturelles et citoyennes, ainsi que la réhabilitation du mini-kiosque déjà existant afin d’offrir un espace mieux adapté aux besoins de la population.

Dans la troisième section communale de Mornet, localité de Grison Gade, les techniciens ont également évalué un site devant accueillir un nouveau pont. Cette infrastructure vise à améliorer la circulation routière, renforcer l’accessibilité et faciliter les échanges économiques dans la zone.

Cap-Haïtien : vers des infrastructures policières modernes

Le 28 février, la mission s’est poursuivie au Cap-Haïtien avec une visite à la base UDMO de la Police nationale d’Haïti (PNH), installée dans l’ancien bâtiment connu sous le nom de « Cercle des enrôlés », autrefois réservé aux officiers supérieurs de l’armée pour des activités récréatives.

Aujourd’hui en état de délabrement avancé, l’édifice devrait être démoli afin de faire place à une infrastructure policière moderne, fonctionnelle et sécurisée, adaptée aux exigences actuelles de sécurité publique. La délégation a également inspecté le Parc Arsenal, situé en face de la base policière, en vue de sa réhabilitation et de son aménagement futur.

Des projets inscrits dans une vision institutionnelle élargie

Ces interventions s’inscrivent dans le cadre d’un protocole signé en août 2025 entre le Ministère de la Justice et de la Sécurité publique, à travers la Direction générale de la PNH, et le BMPAD, agissant comme maître d’ouvrage délégué pour la construction et la réhabilitation d’infrastructures policières dans les départements du Nord, du Nord-Est et du Nord-Ouest.

Parallèlement, un autre protocole conclu avec le Ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) confie également au BMPAD la mission de construire et de réhabiliter plusieurs hôpitaux et centres de santé dans le Grand Nord.

Un engagement pour le développement territorial

À travers cette tournée d’évaluation, le BMPAD entend réaffirmer son engagement à promouvoir des infrastructures modernes, résilientes et adaptées aux besoins des communautés, tout en contribuant au développement durable et à l’amélioration des services publics dans les régions du pays.

La rédaction

Lancement officiel des travaux de l’ANESRS

Par Jean Wesley Pierre

Ce vendredi 27 février 2026 marque un tournant pour l’enseignement supérieur haïtien. Lors d’une cérémonie officielle, le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle a procédé à la passation des dossiers de la Direction de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (DESRS) à la nouvelle Agence nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (ANESRS), instituée depuis 2020 mais désormais opérationnelle.

Le ministre Augustin Antoine a rappelé le contexte ayant motivé cette création : l’enseignement supérieur haïtien souffre de l’absence d’une véritable politique nationale de recherche, d’un manque d’autonomie des universités publiques contraintes par des ressources budgétaires limitées, et d’une régulation insuffisante des institutions privées qui prolifèrent sur le territoire.

« Le développement d’une nation n’est plus le produit fortuit de ses ressources naturelles, mais celui de son capital humain, de son capital scientifique », a déclaré le ministre, soulignant l’enjeu fondamental de cette réforme.

Le président de l’ANESRS, Dr Hérold Toussaint, a insisté sur la mission de l’agence : consolider la reconnaissance, la qualité et le niveau des diplômes haïtiens.

« La rigueur scientifique n’est pas une contrainte bureaucratique, c’est la position même de la crédibilité institutionnelle, de l’innovation responsable et de la fertilité intellectuelle d’une nation », a-t-il affirmé.

L’agence, composée de neuf membres dont Dr Jean Fénol Métellus (vice-président) et Dr Jacques Abraham (haut-commissaire), aura pour tâche de travailler avec toutes les universités publiques et privées pour inciter la jeunesse à l’excellence académique. Un projet intitulé « La science en fête » est déjà annoncé pour placer l’intelligence et la recherche au cœur de la vision de développement du pays.

M. Eric Voli Bi, représentant de l’UNESCO en Haïti, a lancé un avertissement clair :

« Dans une économie de crise, nous n’avons plus le luxe de former des diplômés pour un marché inexistant. La pertinence des formations doit répondre à l’urgence de la reconstruction. »

Cette nouvelle structure, dont le conseil avait été installé le 14 janvier 2026 en présence du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, bénéficie du soutien de partenaires internationaux comme l’UNESCO. Elle traduit la volonté des autorités de structurer durablement l’enseignement supérieur, d’encadrer la recherche et de replacer l’exigence académique au cœur du redressement national, tout en offrant à la jeunesse des perspectives réelles d’insertion et de mobilité internationale.

Jean Wesley Pierre / Le Relief

OPC : une retraite de trois jours consacrée à l’élaboration du plan quinquennal

Par Jean Wesley Pierre

Depuis ce mercredi 25 février 2026 février 2026, les cadres de l’Office de la Protection du Citoyen (OPC) participent à une retraite de trois jours, sous la direction du Protecteur du Citoyen, Me Jean Wilner MORIN, et de son adjoint, Me Amoce AUGUSTE. L’objectif est d’élaborer le plan stratégique de l’institution pour la période 2026-2031.

La première journée a été consacrée à la présentation du cadre conceptuel de l’atelier et à un diagnostic de l’OPC. Les participants ont évalué les points forts et les faiblesses du cadre légal, ainsi que les modes d’organisation et de fonctionnement de l’institution. Une analyse nécessaire pour identifier les leviers d’amélioration.

La deuxième journée a permis d’examiner les outils techniques et les ressources humaines et financières disponibles, mais aussi celles dont l’OPC a besoin pour mener à bien sa mission. Les fondements du plan stratégique ont été passés en revue à travers la présentation de ses éléments essentiels.

La troisième et dernière journée a été dédiée à la définition du cadre d’orientation du plan stratégique. Les participants ont arrêté les principes directeurs, la finalité et les objectifs de l’institution, avant d’établir le cadre opérationnel qui guidera l’action de l’OPC jusqu’en 2031.

Cette retraite, qui mobilise également le directeur général Jude Jn Pierre et le coordonnateur de l’Unité de Recherches et d’Enquêtes Systémiques (URES), Me Jean-Simon Saint-Hubert, traduit la volonté de l’institution de se doter d’une vision claire et d’outils performants pour remplir sa mission de protection des citoyens.

Dans un environnement marqué par des défis sécuritaires et institutionnels majeurs, l’élaboration de ce plan stratégique revêt une importance particulière. L’OPC, en tant que mécanisme national de protection des droits humains, se doit d’anticiper et de structurer son action pour répondre efficacement aux attentes de la population.

La finalisation de ce document cadre permettra à l’institution de disposer d’une feuille de route cohérente, alignée sur les standards internationaux et adaptée aux réalités haïtiennes.

Jean Wesley Pierre / Le Relief

Quand le Villarreal se fait laminer par le FC Barcelone au Spotify Camp Nou

Par Jean Wesley Pierre

Le FC Barcelone a signé ce samedi 28 février 2026 en liga une démonstration de force en s’imposant 4-1 face à Villarreal, troisième du championnat. Un succès porté par un Lamine Yamal des grands soirs, auteur du premier triplé de sa carrière. Les Catalans prennent provisoirement quatre points d’avance en tête de la Liga.

La nuit de gloire de Lamine Yamal

À seulement 18 ans, Lamine Yamal a livré une prestation majuscule. Trois buts, dont deux en première période (28e, 37e), avant de conclure son festival à la 69e minute. Le prodige espagnol atteint désormais la barre des 100 buts et passes décisives en 166 matchs (48 buts, 52 passes).

Après le match, il confiait :

« Je suis très heureux de cette victoire. Sur le deuxième but, j’ai attendu qu’ils se rapprochent pour pouvoir les éliminer. Marquer un ou deux buts aide l’équipe, et ça me rend incroyablement heureux. »

Une équipe en confiance

Fermín López a livré une copie parfaite avec deux passes décisives, portant ses statistiques à 11 buts et 14 passes toutes compétitions confondues. Pedri, entré à la 59e minute à la place de Dani Olmo, a changé le visage de l’équipe. Jules Koundé a également délivré une passe décisive. Robert Lewandowski a scellé le score en toute fin de match (90e+1).

Avec 74 % de possession, 19 tirs dont 8 cadrés et 6 grosses occasions créées, le Barça a récité son football.

Hansi Flick analysait :

« Quand vous perdez le ballon, vous devez presser. Aujourd’hui, la dynamique était bonne, l’intensité élevée et la confiance est revenue. »

Le défi de l’Atlético en ligne de mire

Ce succès propulse les Blaugranas en tête avec quatre points d’avance. Mais l’heure est déjà au prochain rendez-vous pour la demi-finale retour face à L’Atlético de Madrid dont les catalans rêvent une fois de plus d’une remontada après s’être incliné 4-0 au match aller en copa del rey.

Yamal lance un appel :

« Le comeback contre l’Atlético de Madrid est possible. Nous donnerons tout. Avec le soutien des supporters, nous mettrons absolument toute notre énergie. » Rendez-vous au Spotify Camp Nou pour ce choc au sommet.

Jean Wesley Pierre / Le Relief