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Le Collectif Défenseurs Plus s’inquiète de la montée des violences numériques faites aux femmes

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Par Gesly Sinvilier

À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le Collectif Défenseurs Plus dénonce l’augmentation préoccupante des violences numériques visant les femmes et les filles en Haïti. Cyberharcèlement, menaces, diffusion d’images dégradantes : ces attaques virtuelles prolongent et amplifient les discriminations déjà très présentes dans la société.

L’organisation rappelle que cette violence s’ajoute à un contexte national marqué par l’insécurité généralisée. De nombreuses femmes déplacées, vivant dans des camps de fortune, sont désormais exposées à la fois aux agressions physiques, sexuelles et aux attaques en ligne. Selon l’Institut Panos, « sur 10 images partagées sur TikTok, 8 dénigrent les femmes », tandis que la Banque mondiale indique que moins de 40 % des pays disposent de lois contre le harcèlement numérique, un vide dans lequel Haïti s’inscrit encore.

Défenseurs Plus appelle les autorités à reconnaître la violence numérique comme une menace réelle pour les droits des femmes, à renforcer les cadres légaux, et à mieux accompagner les victimes. L’organisation insiste sur l’urgence de garantir des espaces sûrs, en ligne comme hors ligne, et réaffirme son engagement pour une société plus juste et inclusive.

La DCPJ lance une plateforme web destinée à la recherche de suspects et évadés

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La Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) a mis en ligne le lundi 24 novembre une nouvelle plateforme (dcpj.gouv.ht) dédiée à la recherche d’individus activement recherchés ainsi que de prisonniers évadés. C’est le directeur de la DCPJ Justin Marc qui a procédé au lancement.

Cet outil moderne vise à renforcer les enquêtes policières et à encourager la participation de la population civile dans la lutte contre la recrudescence de la criminalité en Haïti.

« Cette nouvelle plateforme numérique, qui représente une avancée technologique majeure pour la Police Nationale d’Haïti (PNH), a pour objectifs principaux de : Renforcer la lutte contre le phénomène du grand banditisme dans le pays ; Informer plus efficacement la population sur les travaux, les missions et les services de la DCPJ», a précisé l’inspecteur général Justin MARC.

On y trouve les photos, noms, profils et détails disponibles sur les principaux suspects du pays, ainsi qu’une liste actualisée des évadés de prison depuis 2004. Il s’agit d’un outil stratégique visant à centraliser les données clés pour les rendre accessibles à la population, aux institutions publiques et aux partenaires du secteur sécuritaire.

L’institution appelle la population à utiliser ce nouvel outil et à signaler toute information utile, susceptible d’aider les autorités.

Gedeon Delva

COMMUNIQUÉ D’HOMMAGE DU DIRECTOIRE EXÉCUTIF NATIONAL (BEN) DU PARTI POLITIQUE

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“PATRIYÒT RASANBLE POU SOVE LAKAY (PARASOL)”.

À LA MÉMOIRE DU MAESTRO ANDRÉ “DADOU” PASQUET (1953 – 2025)

Port-au-Prince, le 24 novembre 2025

Le Directoire Exécutif National (BEN), l’un des principaux organes dirigeants du Parti politique Patriyòt Rasanble pou Sove Lakay (PARASOL), gardien moral de la mémoire, de la culture et de la conscience nationale, s’incline avec révérence et profonde émotion devant la mémoire du Maestro André “Dadou” Pasquet, disparu le 22 novembre 2025, à l’âge de 72 ans.

Né dans la ville des Cayes, au cœur du Grand Sud d’Haïti, Dadou Pasquet demeure l’un des plus brillants ambassadeurs de la musique haïtienne. Guitariste virtuose, chanteur inspiré, compositeur prolifique et arrangeur visionnaire, il a su allier rigueur et passion, modernité et tradition, pour élever le konpa haïtien au rang d’art universel.

Fondateur visionnaire du mythique Magnum Band, aux côtés de son frère Claude “Tico” Pasquet, il a offert au monde une symphonie créole où se mêlent le jazz, le blues, le vodou et la poésie de l’âme haïtienne.

Ses accords ont franchi les frontières, faisant vibrer les scènes de sa ville natale des Cayes, de Petit-Goâve, de Port‑au‑Prince, du Cap‑Haïtien et de Saint‑Marc, des Antilles, de l’Amérique centrale et du Sud — notamment le Brésil, le Mexique — et de l’Amérique du Nord — incluant Miami, New York, Boston, Montréal — ainsi que du continent africain, de l’Europe — notamment Paris — et jusqu’au Japon. Ses performances ont marqué tous ceux qui ont eu la chance d’entendre sa musique, portant avec fierté la bannière d’Haïti sur toutes les scènes du monde.

Sa guitare parlait la langue de la terre et du ciel, du chagrin et de la joie, de la mémoire et de l’espérance. Dans chaque note, il traduisait la mémoire de Dessalines et le souffle de nos ancêtres, rappelant que la liberté aussi se chante. Son œuvre chantait la beauté d’un peuple qui se relève toujours, même après les tempêtes, même après les deuils.

Artiste enraciné dans la tendresse et la fierté de son Sud natal, Dadou Pasquet a chanté son amour pour sa ville dans la chanson culte “Okay Chéri Mwen Renmen W”, un véritable cri du cœur, ode à la terre d’enfance et au peuple du Sud. Parmi ses autres succès emblématiques, on compte : “Cherché La Vie”, “Se Vérité”, “Nou Rive Nan Lakou A”, “Mwen Renmen W (That’s All)” et “Kolon”, qui ont fait danser, réfléchir et vibrer le peuple haïtien. Son cœur, battant pour le peuple, continuera de résonner dans chaque note que nous chanterons pour Haïti.

Aujourd’hui, au moment où Haïti se prépare à écrire une nouvelle page de son histoire, portée par la Renaissance du XXIe siècle, inspirée du Dessalinisme Humaniste, cette doctrine nationale qui unit la justice de Dessalines à l’espérance humaniste du monde moderne, nous regrettons cette voix qui nous aurait été si précieuse pour chanter la résurrection de notre nation. Dadou aurait su accorder sa guitare aux battements du cœur de la Renaissance, cette symphonie du XXIe siècle où l’Homme, la Nation et l’Esprit se réconcilient.

Ironie sublime du destin : alors que le drapeau haïtien se prépare à flotter à nouveau sur la scène mondiale, célébrant le retour de la Sélection Nationale d’Haïti au Mondial 2026, cinquante ans après la glorieuse épopée de 1974, une voix qui aurait chanté cette victoire s’est tue à jamais. Une voix en moins… une lumière en plus dans le firmament des immortels.

Le Parti PARASOL, fidèle à son idéal de Renaissance — Leave No One Behind, salue la mémoire de cet éternel patriote, de ce penseur mélodique, de cet ambassadeur de la beauté créole. Son héritage musical demeurera un phare pour les générations futures, rappelant ce qu’Haïti peut accomplir lorsqu’elle s’élève au-dessus du désespoir.

Le Directoire Exécutif National (BEN) adresse ses condoléances les plus émues à sa famille, à ses compagnons du Magnum Band, à la communauté artistique haïtienne, à toute la diaspora, et en particulier au peuple du Sud, fier d’avoir donné naissance à l’un de ses plus illustres fils. Son œuvre survivra au temps, comme survivent les échos d’un tambour sacré au cœur de la nuit.

Pour le Directoire Exécutif National (BEN)

Parti Politique Patriyòt Rasanble pou Sove Lakay (PARASOL)

“Renaissance — Leave No One Behind”

Yvon BONHOMME
Président

Les funérailles de André Dadou Pasquet programmées au samedi 29 novembre 2025 à Miami

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Les préparatifs vont bon train pour l’organisation des funérailles de André Dadou Pasquet, décédé le dimanche 23 novembre écoulé.

Ravagé par un cancer et d’autres maladies qu’il a enduré avec courage, l’artiste a succombé, malgré les prises en charge médicales et une rupture avec toutes ses activités.

La nouvelle anonçant l’organisation de ses obsèques a été confirmée par l’opérateur culturel Berthony Raphaël, qui a travaillé aux côtés de Dadou durant ces quinze dernières années.

Très connu dans le milieu, le très réputé opérateur, intervenait tôt ce mardi à l’émission Matin Caraïbe, où il a pris le soin et le temps néssécaire de retracer le parcours de l’artiste qu’il présente comme un symbol de fièrté, et aussi une personne intègre qui s’est battue corps et âme pour la valorisation de la culture haitïenne.

Décédé Floride aux États Unis d’Amérique, la famille de André Dadou Pasquet, ses collaborateurs immédiats, ses camarades musiciens, la presse, et tous autres amis pourront lui rendre un dernier hommage afin de saluer son départ.

Aussi, tout une série d’activités est prévue tant Haïti et dans la diaspora, a confié Berthony Raphaël, qui dans son intervention a insisté sur la nécessité d’organiser des funérailles dignes en l’honneur et pour la mémoire de André Dadou Pasquet, qui a marqué plusieurs générations, tant dans ses compositions à succès, ses collaborations avec des artistes du terroire et d’ailleurs,ses prestations et aussi sa générosité et son attachement à Haïti, sa terre natale.

En prelude à la cérémonie funèbre, la famille recoit dans la soirée du vendredi dans le cadre d’une activité commémorative hautement synbolique.

Jacques Innocent

Le silence des intellectuels haïtiens face à la grande déchéance

Comment neuf corrompus au pouvoir, qui ont confisqué la nation, ont-ils pu obtenir le silence de l’élite intellectuelle haïtienne, répartie entre Haïti et la diaspora ? Comment les riches acceptent-ils de vivre dans un chaos qui risque de les emporter un bon matin ? Pourquoi la société globale refuse-t-elle de sanctionner ceux qui, par leurs actions au pouvoir, ont détruit l’indépendance du pays et sa souveraineté ? Comment cela est-il arrivé à Haïti ?

Quand on avait placé au pouvoir une structure appelée « Conseil présidentiel de transition » de neuf membres pour gérer la transition politique haïtienne, certaines voix avaient conclu que cette formule ne pouvait pas fonctionner. Elle était trop étrange au regard de notre histoire politique et constitutionnelle. En se référant à certaines figures politiques qui le composaient, et voyant qu’elles étaient des personnes expérimentées ayant occupé dans le passé divers espaces de pouvoir, certains observateurs avaient tempéré leurs critiques.

On sait bien que l’inexpérience en politique est un grave problème. Chez nous, la majorité de nos « expérimentés » n’ont pas vraiment d’expérience. Ils n’ont rien appris de l’État, ni en théorie ni en pratique. Il nous manque sérieusement des professionnels de l’État à la gouvernance du pays. On se trompe trop souvent sur les personnes qui doivent nous gouverner. Un individu ou plusieurs individus peuvent se tromper, mais lorsque c’est la nation qui se trompe collectivement, on va tout droit vers la déchéance.

À travers le Conseil présidentiel de transition, c’est la majorité des secteurs vitaux de la nation qui s’est trompée. Cette instance est le choix de la classe politique, du secteur privé des affaires et de la société civile. C’est un échec global dont le pays commence à sentir le poids des conséquences.

Nous ne cherchons pas à avoir raison. Nous avons fait notre travail en tant qu’intellectuels publics responsables. Ce n’est pas un comportement nouveau. Dans l’histoire nationale, chaque fois que la nation traverse une crise de cette dimension, il y a toujours eu des voix pour indiquer la voie à suivre, la solution à envisager. Mais l’étranger, ainsi qu’une grande partie de l’élite, ont toujours refusé d’emprunter la voie de la raison. Finalement, c’est toujours le pays qui en pâtit.

Nous avions dit non à la réforme constitutionnelle telle qu’elle a été engagée par le pouvoir. Cette initiative, au bout du compte, s’est révélée être un véritable fiasco intellectuel et politique. Haïti, je le répète, n’a pas un problème de constitution, même si le texte fondateur de 1987 mérite d’être revisité. Comment certains intellectuels peuvent-ils se permettre d’évaluer un texte qui n’a jamais été appliqué ? Mettre de côté une constitution qui n’a jamais été appliquée signifie qu’elle n’a jamais été voulue ni acceptée. Or, le grand problème des élites haïtiennes, c’est qu’elles ne veulent pas de la loi.

Je l’ai amplement souligné : le respect de la loi est une affaire d’éducation. Donc, le respect de notre Constitution et de nos lois ne dépend pas seulement de leur valeur intrinsèque, mais aussi de la volonté des gouvernants et des gouvernés de les respecter. Les Haïtiens n’aiment pas la loi. Mais comment leur apprendre que le respect des lois et des institutions reste la meilleure politique, le véritable gage de la stabilité ?

Nous sommes aujourd’hui à la croisée des chemins. Le 7 février 2026, le système va tomber. Ses principaux acteurs et bénéficiaires essaient de le pousser jusqu’au bout. Que devons-nous faire maintenant, ensemble, pour empêcher que leurs manœuvres ne nous replongent dans la même déchéance politique en Haïti ?

Le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé a échoué et c’était prévisible. Le CPT, qui compte en son sein cinq inculpés pour corruption, détournement de fonds publics et soutien présumé aux gangs armés, ne peut pas continuer à se maintenir à la tête de l’État. C’est immoral !

Nous souhaitons tous des progrès politiques qui doivent nécessairement aboutir à des élections libres et transparentes. Nous condamnons tout processus électoral qui permettrait aux acteurs du crime de conserver l’autorité de l’État ou d’y revenir.

Nos gouvernants doivent être conscients qu’ils sont tenus à l’obligation de reddition de comptes. Ceux qui nous ont dirigés doivent savoir que, s’ils aspirent à revenir en politique, ils ont non seulement l’obligation de présenter un bilan satisfaisant à la population, mais aussi de démontrer qu’ils ont scrupuleusement respecté les principes de reddition de comptes. C’est la seule façon de prouver que l’on respecte la République et les citoyens que l’on a servis.

Entre-temps, nous ne pouvons éviter la question politique centrale, celle d’une fin de mission qui approche à grande vitesse. Le CPT, dont le gouvernement de facto tire son autorité, doit partir avec lui pour ouvrir la voie à une solution qui fonctionne réellement pour la nation. Une réponse institutionnelle, certes difficile, me semble être la démarche la moins risquée et la plus viable pour garantir la confiance dans la nouvelle gouvernance qui devra prendre forme le 7 février 2026.

Mettons ensemble nos forces et unissons nos intelligences pour dégager le consensus qui nous éviterait l’ultime humiliation face à la faillite actuelle dont nous sommes les premiers responsables.

Car l’histoire ne pardonne jamais les peuples qui renoncent à eux-mêmes. Relevons-nous, reprenons notre destin en main, et faisons du 7 février 2026 non pas la date d’un effondrement annoncé, mais celle d’un sursaut national ! Haïti n’attend que notre courage. À nous maintenant de répondre présent.

Sonet Saint-louis av
Professeur de droit constitutionnel et de méthodologie de la recherche juridique à la Faculté de droit et des Sciences Économiques de l’université d’État d’Haïti.
Université du Québec à Montréal

Email: sonet.saintlouis@gmail.com

COMMUNIQUÉ D’HOMMAGE DU DIRECTOIRE EXÉCUTIF NATIONAL (BEN) DU PARTI POLITIQUE “PATRIYÒT RASANBLE POU SOVE LAKAY (PARASOL)”.

À LA MÉMOIRE DU MAESTRO ANDRÉ “DADOU” PASQUET (1953 – 2025).

Port-au-Prince, le 24 novembre 2025.

Le Directoire Exécutif National (BEN), l’un des principaux organes dirigeants du Parti politique Patriyòt Rasanble pou Sove Lakay (PARASOL), gardien moral de la mémoire, de la culture et de la conscience nationale, s’incline avec révérence et profonde émotion devant la mémoire du Maestro André “Dadou” Pasquet, disparu le 22 novembre 2025, à l’âge de 72 ans.

Né dans la ville des Cayes, au cœur du Grand Sud d’Haïti, Dadou Pasquet demeure l’un des plus brillants ambassadeurs de la musique haïtienne. Guitariste virtuose, chanteur inspiré, compositeur prolifique et arrangeur visionnaire, il a su allier rigueur et passion, modernité et tradition, pour élever le konpa haïtien au rang d’art universel.

Fondateur visionnaire du mythique Magnum Band, aux côtés de son frère Claude “Tico” Pasquet, il a offert au monde une symphonie créole où se mêlent le jazz, le blues, le vodou et la poésie de l’âme haïtienne.

Ses accords ont franchi les frontières, faisant vibrer les scènes de sa ville natale des Cayes, de Petit-Goâve, de Port‑au‑Prince, du Cap‑Haïtien et de Saint‑Marc, des Antilles, de l’Amérique centrale et du Sud — notamment le Brésil, le Mexique — et de l’Amérique du Nord — incluant Miami, New York, Boston, Montréal — ainsi que du continent africain, de l’Europe — notamment Paris — et jusqu’au Japon. Ses performances ont marqué tous ceux qui ont eu la chance d’entendre sa musique, portant avec fierté la bannière d’Haïti sur toutes les scènes du monde.

Sa guitare parlait la langue de la terre et du ciel, du chagrin et de la joie, de la mémoire et de l’espérance. Dans chaque note, il traduisait la mémoire de Dessalines et le souffle de nos ancêtres, rappelant que la liberté aussi se chante. Son œuvre chantait la beauté d’un peuple qui se relève toujours, même après les tempêtes, même après les deuils.

Artiste enraciné dans la tendresse et la fierté de son Sud natal, Dadou Pasquet a chanté son amour pour sa ville dans la chanson culte “Okay Chéri Mwen Renmen W”, un véritable cri du cœur, ode à la terre d’enfance et au peuple du Sud. Parmi ses autres succès emblématiques, on compte : “Cherché La Vie”, “Se Vérité”, “Nou Rive Nan Lakou A”, “Mwen Renmen W (That’s All)” et “Kolon”, qui ont fait danser, réfléchir et vibrer le peuple haïtien. Son cœur, battant pour le peuple, continuera de résonner dans chaque note que nous chanterons pour Haïti.

Aujourd’hui, au moment où Haïti se prépare à écrire une nouvelle page de son histoire, portée par la Renaissance du XXIe siècle, inspirée du Dessalinisme Humaniste, cette doctrine nationale qui unit la justice de Dessalines à l’espérance humaniste du monde moderne, nous regrettons cette voix qui nous aurait été si précieuse pour chanter la résurrection de notre nation. Dadou aurait su accorder sa guitare aux battements du cœur de la Renaissance, cette symphonie du XXIe siècle où l’Homme, la Nation et l’Esprit se réconcilient.

Ironie sublime du destin : alors que le drapeau haïtien se prépare à flotter à nouveau sur la scène mondiale, célébrant le retour de la Sélection Nationale d’Haïti au Mondial 2026, cinquante ans après la glorieuse épopée de 1974, une voix qui aurait chanté cette victoire s’est tue à jamais. Une voix en moins… une lumière en plus dans le firmament des immortels.

Le Parti PARASOL, fidèle à son idéal de Renaissance — Leave No One Behind, salue la mémoire de cet éternel patriote, de ce penseur mélodique, de cet ambassadeur de la beauté créole. Son héritage musical demeurera un phare pour les générations futures, rappelant ce qu’Haïti peut accomplir lorsqu’elle s’élève au-dessus du désespoir.

Le Directoire Exécutif National (BEN) adresse ses condoléances les plus émues à sa famille, à ses compagnons du Magnum Band, à la communauté artistique haïtienne, à toute la diaspora, et en particulier au peuple du Sud, fier d’avoir donné naissance à l’un de ses plus illustres fils. Son œuvre survivra au temps, comme survivent les échos d’un tambour sacré au cœur de la nuit.

Pour le Directoire Exécutif National (BEN)

Parti Politique Patriyòt Rasanble pou Sove Lakay (PARASOL)

“Renaissance — Leave No One Behind”

Yvon BONHOMME
Président

Le secteur culturel haïtien ne continue de multiplier des cas de décès

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Après le départ du maestro Ricardo Franck dit Ti plume, et du très talentieux chanteur Garry Didier Pérez l’été dernier, toute la chaine culturelle pleure le départ du légendaire André ( Dadou ) Pasquet.

Figure emblématique de l’industrie musicale haïtienne, le mapou André ( Dadou) Pasquet s’est éteint ce dimanche dès suites de sérieuses complications qui ont occasionné la détérioration de son état de santé.

Mise en observation depuis plusieurs semaines, ce guitariste hors norme, chanteur et compositeur était gravement malade.

De Tabou Combo à la formation musicale Magnum Band qu’il a co-fondé avec son frére ainé Tico Pasquet, Dadou a fait les délices de plusieurs générations.

Âgé de 72 ans, le maestro s’est retiré de la scène depuis plusieurs mois pour des raisons de santé et s’est démarqué également des entrevues, rencontres, spectacles, rendez-vous de studios, featuring ect.

On se souviendra encore pendant de très longues années de ses compositions à succès, notamment « OKAY CHERI, REVEYE, NEGRIYE, OU PI LA, GRAN N ».

La nouvelle de son décès a suscité des remours et d’un coup, provoqué une pluie de témoignages élogieux à son endroit.

Le Premier ministre, Alix Didier Fils Aimé, s’est dit choqué et afessé en raison de la nouvelle du décès de Dadou, qui n’a jamais raté l’occassion de hisser le bicolore haïtien sur la scène internationale.

En cette occassion combien spéciale, Fils Aimé a présenté ses condoléances à la famille du robustre maestro, ses amis, ses prôches collaborateurs, et à la nation haïtienne.

L’ancien premier ministre, Ariel Henry, dans une publication, a salué son départ, tout en envoyant des mots de sympathies à sa famille éplorée et à ses prôches. C’est sa première publication depuis sa démission provoquée en partie par les gangs armés.

D’autres figures politiques connus de la place, beaucoup de personnalités oeuvrant dans divers secteurs de la vie nationale, ont aussi salué avec désolation le départ pour d’au-delà de Dadou Pasquet, qui laisse un vide qui ne pourra être comblé.

Woukoukou Dadou!

Par Jacques Innocent

Je vous salue, Monsieur André Pasquet. Je vous salue, Dadou.

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À toi, monument vivant de la musique haïtienne, et à ce pays qui nous blesse jusque dans l’exil, j’offre cet hommage simple, mais chargé d’une reconnaissance profonde.

Dadou, la dernière fois que nous avons échangé, j’ai perçu dans ta parole cette force calme des hommes qui ont traversé les saisons sans jamais trahir leur conscience. Il y avait en toi cette foi obstinée dans la jeunesse, mêlée à l’amertume que notre pays laisse sur la langue de ceux qui l’aiment jusqu’à la douleur. Ce mélange de lucidité et d’espérance disait tout de ton lien viscéral avec Haïti.

Tu me disais avoir commencé à travailler très jeune, à peine adolescent, dans un ailleurs qui n’était pas le tien. Tu avais passé des années avant de comprendre que l’on ne quitte jamais vraiment son pays, même lorsque la vie nous oblige à prendre distance. Ce va-et-vient entre partir et revenir, entre s’arracher et espérer, fait partie de notre destin commun.

Tu étais retourné t’installer au pays, avec cette volonté de renouer avec la terre, avant d’être contraint, une fois encore, de reprendre le chemin des États-Unis. Comme si Haïti nous appelait sans jamais réussir à nous retenir.

Quel parcours, Dadou. Et quelle constance. Ta musique a toujours été un repère, une présence rassurante, une mémoire en mouvement.

Ta guitare, ton interprétation vibrante de l’hymne national, ta voix engagée dans Pran konsyans, ton empreinte profonde au sein de Magnum Band ont accompagné des générations entières. J’ai suivi Magnum partout : à New York, en Floride, à Press Café. Là où vous passiez, je me reconnaissais. Je suis devenu magnumiste, et je le resterai pour le reste de mes jours, fidèle à cet héritage musical qui a façonné une part essentielle de mon identité.

En ce moment, mes pensées vont aussi à Hervé St-Preux, Jacques Yvon Pierre et Alin Louis Hall, compagnons de discussions intenses, profondes, infinies. Ces conversations sur les failles, les rêves et les possibles de notre pays prennent aujourd’hui une résonance particulière, presque douloureuse.

Dans mon imaginaire, j’ai fait de Bel-Air la ville de Frankétienne. Aujourd’hui, j’ose faire de Pétion-Ville la tienne. Non comme une revendication géographique, mais comme un territoire symbolique où ta mémoire continuera de respirer. Pendant que certains s’acharnent à démolir Haïti, je m’efforce, pour ma part, de la reconstruire par la musique, la littérature et la transmission.

Je salue ta mémoire.
Je salue ton parcours.
Je salue ta contribution immense.

Mes pensées accompagnent ta famille, Tico, et tous ceux que ton départ a bouleversés. Tu laisses derrière toi bien plus qu’un souvenir : une trace indélébile, une voix singulière, un style, une conscience. Et surtout, une leçon rare : celle de la fidélité à la culture haïtienne, envers et contre tout.

Et à tous ceux qui continuent de nuire à cette terre déjà meurtrie, qu’ils entendent enfin l’urgence de changer, de cesser de faire souffrir ce peuple qui ne demande qu’à vivre debout, dans la dignité et la lumière.

Respect, Dadou.

Yves Lafortune
Sunrise, Florida
23 novembre 2025

𝐃𝐚𝐝𝐨𝐮 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞 𝐥𝐞 𝐪𝐮𝐚𝐢

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𝑃𝑎𝑟 𝐽𝑒𝑎𝑛 𝑉𝑒𝑛𝑒𝑙 𝐶𝑎𝑠𝑠𝑒́𝑢𝑠

Le musicien haïtien André (Dadou) Pasquet a fait le grand voyage ce samedi 22 novembre 2025. C’est un géant qui traverse le quai de l’au-delà, un passage silencieux mais retentissant, comme si la musique elle-même retenait son souffle. Une figure fondatrice s’éloigne, et avec elle un pan de la mémoire sonore des Caraïbes et du monde. On parle ici d’une « légende » dans le sens vrai et noble du terme : non pas dans l’excès folklorique que l’on attribue aux célébrités, mais dans la survivance d’une œuvre au-delà de l’individu ; la capacité rare d’inscrire une forme, une couleur, une respiration dans le temps collectif. Une légende n’est pas un embellissement, c’est une persistance. Elle n’existe pas par le bruit, mais par l’empreinte.

Dadou appartient à cette catégorie d’êtres dont le nom ne se contente pas d’identifier une personne, mais désigne une manière de faire musique. Dadou était un guitariste, un compositeur, un arrangeur et un chef d’orchestre, mais aussi, et surtout, une signature stylistique, un timbre, une architecture sonore reconnaissable, une façon de tracer des lignes mélodiques qui donnent à la guitare une fonction expressive dans un genre, le Compas, qui, bien souvent, la relègue à la simple pulsation rythmique. Chez lui, le Compas ne se réduit pas à un tempo pour danser : il respire, il pense, il dialogue. Dadou a montré qu’un rythme populaire peut porter de la hauteur, de l’élégance, de la finesse, sans se dénaturer.

Son œuvre est un seuil où se rencontrent trois dimensions : (1) la matrice haïtienne, avec son ancrage rythmique et sa langue du cœur; (2) l’ouverture diasporique, qui appelle le jazz, le funk, le soul; (3) l’exigence artistique, qui refuse la facilité et privilégie la construction.

Cette triple articulation fait de Dadou une présence unique dans l’histoire musicale haïtienne. Ses arrangements ne cherchaient pas l’esbroufe mais la précision, ses textures ne diluaient pas le Compas mais le magnifiaient, sa guitare ne décorait pas les chansons mais leur donnait une colonne vertébrale. Son art fut celui de l’élévation sans rupture : ouvrir sans renier, enrichir sans trahir.

Parler de la signature stylistique de Dadou, c’est d’abord évoquer le son de sa guitare. Dans un univers où la guitare rythmique assure habituellement la mécanique du Compas, Dadou s’est érigé parmi les rares à offrir à l’instrument une véritable dimension mélodique. Sa guitare ne ponctue pas, elle énonce. Elle trace des lignes claires, fluides, parfois presque vocales, comme si chaque solo était une phrase dite avec assurance et retenue. On reconnaît ce timbre précis, cette articulation propre, cette manière de laisser respirer les notes sans les abandonner. Dadou n’avait pas besoin de virtuosité ostentatoire : il possédait la justesse, cette capacité à jouer exactement ce qu’il fallait, au moment où l’oreille l’attendait sans encore le savoir.

À cette voix instrumentale s’ajoute un phénomène rare dans le Compas : l’équilibre entre l’écoute et la danse. Beaucoup font danser. Peu donnent à entendre. Dadou réussissait les deux. Ses compositions tiennent debout sur le plan harmonique, mélodique et structurel, tout en restant irrésistiblement entraînantes. On peut les savourer assis, yeux fermés, ou debout, en mouvement. Cette double adresse, au corps et à l’esprit, constitue l’une des marques les plus fines de son apport. Il a montré qu’un rythme populaire peut porter une intelligence musicale sans jamais perdre sa chaleur.

Cette sophistication n’a jamais sombré dans l’élitisme, car Dadou cultivait l’élégance dans la convention. Le cadre du Compas demeurait, mais il y introduisait poésie, manière, esprit. Il ne cherchait pas à faire éclater la forme, mais à l’habiter avec un raffinement constant. Les arrangements de Magnum Band témoignent de cette exigence : cuivres mesurés, claviers délicats, transitions soignées, espaces laissés aux instruments pour dialoguer. Grâce à cela, Dadou fut un musicien respecté, ce qui, dans les musiques populaires, est une conquête plus difficile que la popularité elle-même.

Et pour ceux de ma génération, il fut plus qu’un repère musical : il accompagna nos soirées, nos routes de nuit, nos émerveillements premiers, nos premières conversations sur ce que peut être la beauté dans une musique populaire. Il nous a appris à écouter avant de comprendre, et à sentir avant de nommer.

Cela va sans dire, la signature de Dadou s’est déployée dans un contexte singulier : la diaspora. Immigré très jeune aux États-Unis, il fut placé à la croisée des influences (jazz, funk, soul, R&B) sans jamais dissoudre l’essence haïtienne. Cette capacité à puiser dans l’environnement américain tout en conservant la matrice caraïbe a fait de son style une forme transnationale.

Dadou, tu as donné au Compas une respiration internationale sans lui arracher son ancrage. Tu as montré que la musique haïtienne pouvait dialoguer avec le monde sans se travestir, et que la diaspora pouvait être un espace esthétique, pas seulement un lieu d’exil.

Dadou, tu passes le quai pas nos cœurs !


23 novembre 2025

Santé : Haïti signe la déclaration du Forum mondial sur la durabilité sanitaire à Taïwan

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Le Ministre de la Santé publique et de la Population, Dr Bertrand Sinal, a paraphé, le 18 novembre, la déclaration ministérielle du Forum mondial de la santé et du bien-être 2025 sur la durabilité de la santé mondiale, tenu à Taïwan..

Ce document cadre engage Haïti, aux côtés de plusieurs pays, dans une dynamique internationale visant à renforcer la Couverture Sanitaire Universelle (CSU) et à moderniser les systèmes de santé face aux crises actuelles et futures.

Au cœur de cette déclaration figurent cinq axes prioritaires, approuvés par le gouvernement haïtien : promotion de la solidarité internationale, financement durable des soins, innovation inclusive, résilience climatique des infrastructures sanitaires et renforcement du suivi et de la redevabilité.

L’initiative met notamment l’accent sur l’utilisation éthique de l’intelligence artificielle et des outils numériques, ainsi que sur une meilleure accessibilité aux services de santé pour les populations vulnérables.

En marge du Forum, l’Ambassade d’Haïti à Taïwan a reçu le Dr Sinal, accompagné du Dr Joseph Vilaime Alexis, une visite saluée publiquement par l’Ambassadeur Stanley Penn, soulignant l’importance diplomatique de cette participation.

Cette signature intervient alors que le pays fait face à de fortes contraintes économiques, à des défis sécuritaires et à une pression croissante sur son système hospitalier. Pour le MSPP, l’engagement au sein de ce cadre international représente une opportunité de mobiliser davantage de partenariats, de ressources et d’expertise afin d’améliorer l’accès aux soins et d’accélérer les réformes structurelles.

La prochaine étape consistera à traduire ces engagements en actions nationales concrètes, notamment dans la planification budgétaire, la gouvernance sanitaire et la modernisation des infrastructures. Dans un contexte où la santé demeure un enjeu majeur de stabilité sociale, Haïti espère que cette impulsion internationale contribuera à bâtir un système plus équitable, durable et protecteur pour tous.

La rédaction