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Finances publiques: la Cour des Comptes signale quinze années de fragilités persistantes

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Par Gesly Sinvilier

Sous la roulette de son président, Rogavil Boisguéné, la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA) a dressé un constat sans complaisance de l’état des finances publiques haïtiennes sur les quinze dernières années. Malgré l’adoption de réformes majeures, dont la Stratégie de Réforme des Finances Publiques (2014) et la Loi du 4 mai 2016 sur l’élaboration et l’exécution des lois de finances (LEELF), la gouvernance budgétaire demeure marquée par de profondes faiblesses structurelles.

Selon un rapport publié octobre dernier, la mobilisation des ressources internes reste très insuffisante. La pression fiscale plafonne autour de 5 % du PIB, un niveau nettement inférieur à la moyenne régionale. Les recettes publiques demeurent largement tributaires des taxes douanières et des financements extérieurs, dont la volatilité fragilise la stabilité budgétaire et limite la capacité de planification de l’État.

La CSCCA relève également un déséquilibre persistant dans la structure des dépenses publiques. Sur la période analysée, les dépenses de fonctionnement ont absorbé en moyenne plus de 74 % des ressources mobilisées, contre à peine 26 % consacrés à l’investissement public effectivement exécuté. Bien que les dépenses d’investissement aient fortement augmenté en valeur, leurs retombées économiques et sociales sont jugées faibles, traduisant des problèmes d’allocation, de qualité des projets et d’exécution.

Autre signal d’alerte : la soutenabilité budgétaire est sérieusement compromise. Le poids du service de la dette a connu une hausse spectaculaire, dépassant récemment le niveau des recettes courantes, tandis que les déficits cumulés ont atteint près de 80 milliards de gourdes entre 2009 et 2024. Cette situation résulte notamment de prévisions budgétaires irréalistes et de charges incompressibles de plus en plus lourdes.

Le rapport pointe en outre des déficiences majeures en matière de transparence et de redevabilité. L’absence de lois de règlement votées, les retards dans la production des comptes publics et la publication incomplète des données budgétaires affaiblissent le contrôle démocratique et la crédibilité de l’action publique.

Face à ces constats, la CSCCA formule dix leçons clés et propose dix pistes d’action prioritaires. Parmi celles-ci figurent l’opérationnalisation effective de la LEELF, la généralisation du budget-programme, l’instauration d’un mécanisme systématique de reddition de comptes, l’adoption d’une règle budgétaire limitant le déficit et l’élargissement de l’assiette fiscale.

Au-delà des chiffres, la Cour appelle à une véritable rupture dans la gestion des finances publiques. Sans une mise en œuvre rigoureuse et cohérente des réformes recommandées, prévient la CSCCA, Haïti risque de rester enfermée dans un cycle de fragilité budgétaire incompatible avec ses ambitions de développement et de stabilité.

Quand Haïti déclare la guerre pour les États-Unis d’Amérique

Par Pierre Josué Agénor Cadet

L’engagement d’Haïti dans la Seconde Guerre mondiale constitue un épisode significatif, mais peu étudié, de la diplomatie haïtienne du XXᵉ siècle. La décision du président Antoine Louis Léocardie Élie Lescot, prise le lendemain même du jour qui suivit l’attaque japonaise contre Pearl Harbor le 7 décembre 1941, s’inscrit dans un contexte international marqué par le conflit entre puissances totalitaires et démocraties libérales, mais aussi dans un cadre interaméricain où la position des États-Unis demeurait déterminante. Analyser cet événement nécessite de le replacer à la fois dans les structures géopolitiques de l’époque et dans les contraintes institutionnelles propres à Haïti, encore imprégné de l’héritage de l’occupation américaine (1915-1934).

À partir du 8 décembre 1941, Lescot réclama et obtint l’autorisation de l’Assemblée nationale d’entrer en guerre contre le Japon. L’état de siège fut alors décrété sur tout le territoire.Puis les 12 et 14 décembre , le gouvernement étendit cette déclaration aux autres puissances de l’Axe : Allemagne, Italie, Hongrie, Bulgarie et Roumanie. Ce positionnement rapide ne peut être interprété uniquement comme un alignement mécanique sur Washington. Il relève également d’une stratégie diplomatique destinée à renforcer la visibilité internationale d’Haïti et à rappeler l’attachement historique du pays aux principes de liberté et d’autodétermination. Dans un système international polarisé, les États du Sud cherchaient souvent à consolider leur rôle par des gestes symboliques qui les intégraient davantage au camp des puissances dominantes.

Les conséquences internes de cette décision furent notables. Les décrets-lois de 1942 ordonnèrent la séquestration et la liquidation des biens des ressortissants des pays considérés comme ennemis, suivies d’arrestation et d’empoisonnement au Fort National avant des déportations vers les États-Unis. Ces mesures, conformes au droit international de la guerre, illustrent la participation d’Haïti à l’effort collectif des nations alliées, malgré l’absence de forces armées pouvant intervenir directement sur les champs de bataille. En 1944, l’État haïtien déclara ces biens comme propriétés nationales, consolidant ainsi son contrôle administratif dans un contexte d’exception.

La fin du conflit fut accueillie en Haïti avec enthousiasme, traduisant la perception d’une victoire des valeurs démocratiques. Une institution nouvelle, le Corps d’Aviation de la Garde d’Haïti, fut créée le 16 octobre 1945 disposant de six avions et de pilotes haitiens, marquant un effort de modernisation militaire. Le président Lescot remit à Randolph Burgess un chèque d’un million de dollars symbolisant la contribution financière du pays à l’effort de guerre des Alliés. Cette valeur fut placée dans les bons du Trésor américain.

L’entrée d’Haïti dans la Seconde Guerre mondiale révèle la manière dont un État en développement, placé dans un système international hiérarchisé, tente de concilier ses valeurs, ses intérêts et ses contraintes stratégiques. Loin d’être un simple acte d’alignement, cette décision témoigne de la recherche d’une place plus affirmée dans l’ordre interaméricain et dans le concert des nations.

Pierre Josué Agénor Cadet

Youry Chevry est-il encore le premier citoyen de la ville ?

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Des agents de la direction centrale de la police judiciaire( DCPJ) ont perquisitionné très tôt ce vendredi 12 décembre matin la résidence privée de l’agent intérimaire de la commune de port au Prince, Youry Chevry. Lors des fouilles, un galil AC22, T4 et AR-15, un drone, une radio de communication ainsi que son passeport ont été saisis par les agents qui se faisaient accompagner du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince.

M. Chévry se trouvait dans la maison au moment de l’opération mais n’a pas été interpellé, nous a confié une source policière.

En m réaction dans la presse après l’intervention de la DCPJ, le concerné a critiqué les agissements de certains des agents présents. « Ils ont tué mon chien», a dénoncé le maire.
M. Youry Chevry qui informe
qu’il est convoqué au parquet de Port-au-Prince le lundi 15 décembre prochain.

Gedeon Delva

NOULHA du CP Louis Gérald Gilles réuni ses partisans

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Après plusieurs mois d’inactivité, le parti politique Nouvelle Orientation Unifiée pour Libérer Haïti (NOULHA) a organisé ce vendredi 12 décembre un rassemblement à Puits-Blain #4, à Delmas 75, réunissant plusieurs partisans et sympathisants du parti.

C’était l’occasion pour les dirigeants de cette structure politique ayant à sa tête le Dr Louis Gerald Gilles de présenter au grand public un nouveau comité directoire.

Le secrétaire général adjoint aux affaires politiques, Dr Prince Sonson Pierre, a réaffirmé son engagement au sein de NOULHA en faveur d’une nouvelle Haïti, où les conditions matérielles d’existence de la population seraient enfin réunies.

Tout en exhortant les autorités à rétablir la sécurité dans le pays, le principal dirigeant a annoncé que NOULHA se présentera aux prochaines élections à tous les niveaux.

Dans une brève intervention, le secrétaire général du parti, Louis Gérald Gilles, a reconnu la nécessité de multiplier les efforts en vue du rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national. « Le retour à la sécurité constitue une condition sine qua non à l’organisation d’élections libres, honnêtes, crédibles et inclusives», a-t-il soutenu.

Gedeon Delva

𝐉𝐨𝐮𝐫𝐧𝐚𝐥𝐢𝐬𝐭𝐞𝐬-𝐜𝐡𝐫𝐨𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐠𝐚𝐧𝐠𝐬 et/𝐨𝐮 𝐩𝐫𝐨𝐦𝐨𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐮𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐜𝐫𝐢𝐦𝐢𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐧 𝐇𝐚𝐢̈𝐭𝐢𝑃𝑎𝑟 𝐽𝑒𝑎𝑛 𝑉𝑒𝑛𝑒𝑙 𝐶𝑎𝑠𝑠𝑒́𝑢𝑠

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Dans une société frappée par la violence armée, le journalisme occupe une fonction de stabilisation. Il nomme les faits, vérifie les sources, distingue l’événement de la rumeur, et restitue au public une intelligibilité minimale sans laquelle ni l’État de droit ni la cohésion sociale ne tiennent longtemps. Or, dans le milieu haïtien actuel, une pratique médiatique s’installe dans une zone grise où l’on prétend informer tout en produisant, par effet cumulé, une valorisation de la puissance criminelle. Il ne s’agit point de documenter l’insécurité, mais de la scénariser, de l’indexer sur des figures, et d’en tirer une audience à partir d’une dramaturgie quotidienne fondée sur les noms et surnoms des chefs de gangs, la réputation des groupes armés, la territorialité et l’affichage de la force. Dans un contexte de fragmentation institutionnelle, ce basculement n’est pas anodin. Il constitue un facteur aggravant.

Dans tous les théâtres de violence armée non conventionnelle, la bataille ne se joue jamais uniquement sur le terrain physique. Elle se joue aussi, surtout, dans l’espace symbolique, informationnel et psychologique. Les groupes criminels organisés, qu’ils opèrent en Haïti, au Mexique, au Nigeria ou dans certaines zones du Moyen-Orient, recherchent trois ressources essentielles pour se maintenir et s’étendre : la peur, la notoriété et la reconnaissance. La peur paralyse les populations, la notoriété attire les recrues, la reconnaissance impose une forme de légitimité informelle. Or, une couverture médiatique obsessionnelle centrée sur la figure du chef de gang, son surnom, son territoire, son arsenal et sa capacité de nuisance fournit gratuitement ces trois ressources.

Lorsque des journalistes-chroniqueurs diffusent en boucle les noms des chefs armés, cartographient leurs zones d’influence en temps réel et commentent leurs actions comme s’il s’agissait de performances, ils participent à une mise en scène de la puissance criminelle. Le gang cesse alors d’apparaître comme une organisation prédatrice et fragile face à l’État pour s’imposer comme un acteur central du récit national. Cette exposition transforme la violence en spectacle et la criminalité en horizon de réussite pour une jeunesse privée d’alternatives économiques et symboliques.

Du point de vue de la sécurité transnationale, l’effet boomerang est bien documenté. Plus un groupe armé bénéficie d’une visibilité médiatique non critique, plus sa capacité d’attraction augmente au-delà de son territoire immédiat. Les réseaux criminels fonctionnent par imitation, par alliance et par essaimage. La glorification indirecte d’un gang à Port-au-Prince résonne dans d’autres quartiers, dans d’autres villes, dans la diaspora même, où circulent les mêmes images, les mêmes récits, les mêmes noms érigés en références. La médiatisation se fait alors un vecteur de contagion criminelle.

Il faut également souligner la confusion entretenue entre dénonciation et promotion. Dénoncer un fait suppose un cadre analytique, une hiérarchisation de l’information et une mise en perspective des causes et des conséquences. Promouvoir, en revanche, consiste à rendre visible, à montrer, à répéter, parfois sans autre médiation que l’effet de présence produit par la circulation des images, des noms et des récits. Dans nombre de productions médiatiques, l’énumération des actes violents et la désignation de leurs auteurs relèvent davantage de cette logique de promotion que d’un véritable travail de dénonciation. Le rappel formel de l’illégalité et de la brutalité de ces actions, même explicite et répété, ne suffit pas à transformer la promotion en analyse. La visibilité conférée aux acteurs criminels persiste, s’accumule et continue d’alimenter leur présence symbolique dans l’espace public. L’information ainsi diffusée ne déconstruit pas le phénomène criminel ; elle en accompagne la circulation, contribuant à une banalisation progressive de la violence armée.

Dans les doctrines contemporaines de lutte contre les violences armées non étatiques, le contrôle du récit occupe une place centrale. Les États qui ont compris cette dimension travaillent étroitement avec les médias pour éviter toute amplification involontaire du prestige criminel. Ils privilégient la dépersonnalisation des groupes armés, la réduction de leur visibilité individuelle et la focalisation sur les victimes, les impacts sociaux et les réponses institutionnelles. À l’inverse, l’exaltation médiatique des figures de gang fragilise l’autorité publique et sape les efforts de stabilisation.

La responsabilité des journalistes et des chroniqueurs, dans un contexte aussi explosif que celui de Port-au-Prince, dépasse largement la quête d’audience ou la logique du buzz. Répéter constamment les noms des criminels comme des stars, diffuser leurs images en boucle et multiplier des récits sensationnalistes à leur égard contribuent à façonner un imaginaire collectif où la violence armée apparaît omniprésente, puissante et presque inévitable. Cet imaginaire constitue un terreau fertile pour la multiplication des gangs et l’enracinement durable de l’insécurité.

Il ne s’agit pas de plaider pour le silence ni pour la censure. Il s’agit d’exiger une éthique de l’information adaptée à une situation de crise sécuritaire majeure. Informer, dans ce contexte, implique de réduire la charge symbolique accordée aux criminels, de refuser leur mise en scène héroïsante et de recentrer le récit sur les dynamiques structurelles, les responsabilités institutionnelles et les voies de sortie possibles. Faute de quoi, ceux qui se présentent comme chroniqueurs risquent d’endosser, consciemment ou non, le rôle de porte-étendards d’un ordre criminel qui prospère précisément grâce à leur parole.

𝐏𝐞𝐧𝐧𝐬𝐲𝐥𝐯𝐚𝐧𝐢𝐞, 𝟏𝟑 𝐝𝐞́𝐜𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟓


𝐽𝑒𝑎𝑛 𝑉𝑒𝑛𝑒𝑙 𝐶𝑎𝑠𝑠𝑒́𝑢𝑠 𝑒𝑠𝑡 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑛𝑎𝑙𝑖𝑠𝑡𝑒, 𝑡𝑖𝑡𝑢𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑑’𝑢𝑛 𝑚𝑎𝑠𝑡𝑒𝑟 𝑒𝑛 𝑑𝑒́𝑓𝑒𝑛𝑠𝑒 𝑒𝑡 𝑠𝑒́𝑐𝑢𝑟𝑖𝑡𝑒́ 𝑑𝑒𝑠 𝐴𝑚𝑒́𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠. 𝐼𝑙 𝑒𝑠𝑡 𝑛𝑜𝑡𝑎𝑚𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑙’𝑎𝑢𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑑’𝑢𝑛 𝑜𝑢𝑣𝑟𝑎𝑔𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑎𝑐𝑟𝑒́ 𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑔𝑒́𝑜𝑝𝑜𝑙𝑖𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑢 𝑠𝑎𝑐𝑟𝑒́, 𝑖𝑛𝑡𝑖𝑡𝑢𝑙𝑒́ 𝐴𝑢 𝑛𝑜𝑚 𝑑𝑒 𝐷𝑖𝑒𝑢.

Haïti – Droits humains : L’OHDLP appelle à une mobilisation nationale pour restaurer la dignité et l’État de droit

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PORT-AU-PRINCE.— À l’occasion du 77ᵉ anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, l’Observatoire haïtien pour le droit et la liberté de la presse (OHDLP) a livré un discours fort, empreint d’urgence morale et d’appel à l’unité nationale. Devant des représentants de l’OPC, du CSPJ, du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits humains et de multiples organisations de la société civile, l’officier de communication de l’institution, Jean Junior Joseph, a exposé une situation nationale alarmante tout en dessinant les contours d’une réponse collective structurée.

Un constat sévère sur la situation des droits humains

Dès l’ouverture de son intervention, Joseph a dressé un tableau sombre de l’état des libertés fondamentales en Haïti. Le pays, a rappelé JJJ, traverse «une grave crise de violations des droits humains, marquée par une violence généralisée, la corruption et d’importants problèmes».

Le constat est sans appel:
• réduction drastique de l’espace civique,
• violations graves commises dans une indifférence quasi totale,
• souffrances humaines banalisées,
• insécurité persistante,
• agressions contre des journalistes,
• violences basées sur le genre,
• effondrement de la confiance dans les institutions publiques.

Pour l’OHDLP, ces dérives témoignent d’un «mépris flagrant des droits» et d’une crise morale profonde, à l’heure même où le monde commémore la Déclaration universelle des droits de l’homme.

L’OHDLP, un quart de siècle de lutte et d’engagement

Le discours met également en avant la trajectoire de l’Observatoire, qui vi3nt de célébrer 25 ans d’activités, le 8 octobre dernier. «L’OHDLP est devenu plus qu’un témoin, un des acteurs cruciaux dans la dynamique des droits de l’homme en Haïti», affirme le porte-parole.

En insistant sur son appartenance à l’Initiative pour les Droits Humains (IDHU), un réseau national regroupant des organisations engagées, l’OHDLP se positionne comme une force structurante dans la défense des libertés publiques.

Le discours souligne: l’existence de coordinations départementales et communales, une présence active dans l’Artibonite, le Sud-Est, l’Ouest, la Grand’Anse, le Centre et le Nord, des actions régulières sur le terrain, en formation civique, en plaidoyer, et en accompagnement de victimes.

Un appel puissant à l’unité nationale

Le discours prend une dimension plus politique lorsqu’il évoque la nécessité de surmonter les divisions pour affronter collectivement la crise des droits humains. «Se ansanm n ap rive konbat epi mete fen nan pratik enjistis sosyal nan peyi a. Nou kapab e n ap pote viktwa…», a lancé Joseph

À travers cette référence, l’OHDLP exhorte toutes les forces vives du pays, organisations, institutions, citoyens, à un sursaut collectif. «77 ans après, le chemin qui nous reste à parcourir est encore long et épineux», a-t-il averti.

Dans une formule symbolique, l’organisation appelle à refaire l’image d’Haïti aux yeux du monde entier, insistant sur le rôle déterminant de la société civile dans cette reconstruction.

Une dimension internationale assumée

Le discours rappelle aussi que l’action de l’OHDLP dépasse les frontières nationales: présences en République démocratique du Congo, au Mali, et collaborations continues avec des institutions internationales, dont le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits humains.

L’organisation remercie d’ailleurs explicitement le HCDH pour son soutien dans l’organisation de cet événement, soulignant la nécessité de partenariats internationaux pour renforcer les mécanismes haïtiens de protection des droits.

Un discours qui résonne comme un avertissement et un engagement

Ce discours s’inscrit dans un moment où Haïti fait face à une crise multidimensionnelle sans précédent. L’OHDLP adopte un ton à la fois: alarmiste, en rappelant l’ampleur de la dégradation des droits humains; mobilisateur, en appelant à une reconstruction collective; et stratégique, en valorisant la structuration d’un réseau national et international.

L’OHDLP cherche à repositionner la société civile comme acteur clé dans l’équation politique haïtienne, à un moment où les institutions étatiques peinent à remplir leurs mandats.

Enfin, l’accent mis sur la dignité et la liberté et la justice pour tous révèle une volonté de restaurer non seulement l’État de droit, mais aussi la perception internationale d’un pays en proie au chaos.

À travers ce discours, l’OHDLP réaffirme sa place dans le paysage des droits humains en Haïti. Son message est clair: la protection des droits fondamentaux n’est pas un choix, mais un devoir historique, qui engage une génération entière.

«La protection des droits de l’homme est un devoir auquel cette génération ne peut pas manquer si elle veut léguer un héritage noble à la postérité», conclut Jean Junior Joseph, dans ce qui sonne comme un engagement solennel envers l’avenir du pays.

Jean Mapou

Haïti–États-Unis d’Amérique : Ingratitude ou amnésie diplomatique ?

Par Pierre Josué Agénor Cadet

Haïti, première République noire et symbole universel de lutte contre l’oppression, a marqué l’histoire contemporaine par un soutien concret à de nombreux peuples en quête de liberté : de la Grèce à l’Amérique latine, du Congo à la République dominicaine, en passant par les États-Unis d’Amérique. Pourtant, ces derniers semblent aujourd’hui adopter à l’égard d’Haïti une posture oscillant entre méfiance, humiliation et volonté d’isolement. Dès lors, une question fondamentale surgit : les États-Unis ont-ils oublié la contribution décisive des Grenadiers et des Chasseurs Volontaires de Saint-Domingue à leur propre indépendance ?

Un contexte géopolitique déterminant

En 1779, alors que la France soutient militairement les insurgés des treize colonies anglaises contre la Grande-Bretagne, Saint-Domingue, la plus riche colonie française du monde à l’époque, sert de base arrière stratégique dans la Caraïbe.
Le gouverneur de la colonie organise alors une vaste opération de renfort destinée à appuyer la campagne franco-américaine dans le Sud des États-Unis.

C’est dans cette dynamique qu’on lève deux unités militaires à Saint-Domingue : Le Corps des Grenadiers Volontaires, composé de blancs et le Corps des Chasseurs Volontaires, formé d’indigènes majoritairement noirs, issus des milices urbaines du Cap-Français, de Port-au-Prince et des Cayes.

Cette présence de soldats noirs, futurs Haïtiens au cœur d’une guerre pour la liberté d’un autre peuple, n’est pas seulement un fait militaire : elle constitue un moment fondateur dans l’histoire transatlantique des combats pour l’émancipation.

L’expédition de Géorgie et la bataille de Savannah

Placés sous les ordres du colonel Armand de Kerlern et intégrés aux troupes du général français Charles Hector, comte d’Estaing, les Chasseurs Volontaires, 1 030 hommes selon Louis Mercier, près de 600 selon d’autres sources, quittent la rade du Cap le 15 août 1779 en direction de la Géorgie. On retrouve parmi eux un adolescent de douze ans, futur géant de l’histoire d’Haïti : Henri Christophe.

Le 9 octobre 1779, l’assaut franco-américain contre Savannah, ville stratégique de Georgie, tenue par les Britanniques depuis 1778, s’engage. Les unités de Saint-Domingue forment l’avant-garde, exécutant un assaut frontal contre des positions anglaises lourdement fortifiées. Cet épisode constitue l’une des opérations les plus meurtrières de la guerre. Les témoignages concordent : Les Chasseurs Volontaires combattirent avec une bravoure exceptionnelle. Henri Christophe y fut grièvement blessé, mais versa avec fierté son sang pour la défense de la liberté.

Les troupes dominguoises se distinguèrent également plus tard à Pensacola et Yorktown, contribuant directement au triomphe final contre la Grande-Bretagne. Il s’agit donc non seulement d’un engagement militaire, mais d’un acte de solidarité historique ayant pesé dans la naissance des États-Unis comme premier État indépendant du Nouveau Monde.

Entre mémoire sélective et ingratitude géopolitique

Face à cet apport indéniable, on peut s’interroger sur la logique actuelle de la politique américaine à l’égard d’Haïti, marquée par un interventionnisme souvent maladroit, une tendance récurrente à dicter les choix politiques haïtiens, des mesures migratoires contre les Haïtiens, des pressions diplomatiques et économiques, et un discours implicite qui dénie à Haïti sa pleine souveraineté.

Cette attitude contraste profondément avec l’histoire.Comment un pays peut-il oublier que le sol même de sa liberté est imbibé du sang de ceux qui deviendront plus tard les Haïtiens ?Il ne s’agit pas de réclamer un “dû”, mais de rappeler une vérité historique que l’on occulte trop souvent dans les récits officiels américains.

La participation des soldats noirs de Saint-Domingue à la guerre d’indépendance américaine démontre clairement l’ancienneté des relations entre les deux nations, relations marquées au départ par la coopération et la fraternité pour la liberté , avant d’être déformées par les impératifs impérialistes des XIXe, XXe et XXIe siècle.

Si l’ingratitude peut se discuter, l’amnésie, elle, semble certaine. Pour- tant, reconnaître cette mémoire partagée pourrait constituer un point de départ pour refonder des relations plus équilibrées entre Haïti et les États-Unis.

L’histoire enseigne que les peuples se grandissent lorsqu’ils honorent la vérité. Or, la vérité est simple : Haïti a contribué à forger la liberté américaine. Oublier cela revient à nier un pan essentiel de la genèse même des États-Unis.

Pierre Josué Agénor Cadet

Environ 1 405 élèves de l’école nationale République du Guatemala reçoivent des kits du MENFP

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Le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle a procédé à la distribution de plusieurs kits scolaires le mercredi 10 décembre à l’école de la République du Guatemala. Cet établissement, selon des informations communiquées par le MENFP, accueille 1405 enfants ( 887 filles et 518 garçons ) dans le fondamental et 80 enfants dans le préscolaire.

Selon la directrice du bureau de gestion de l’éducation préscolaire Dedy Milien Joseph, cette activité s’inscrit dans le cadre de la mission du ministère de soutenir les parents nécessiteux et d’accompagner les enfants les plus vulnérables.

À en croire la directrice, tous les kits répondent aux besoins des élèves.
«Ces kits nous les avons préparé avec soin. il contient des matériels qui répondent aux besoins des tout-petits fréquentant le préscolaire », a déclaré Dedy Milien Joseph.

Pour sa part, la directrice de l’école s’est réjoui de cet acte posé en l’endroit de ces enfants. Elle a indiqué que grâce à cette intervention, des dizaines d’enfants ont accès à des matériels scolaires essentiels, devant garantir leur éveil éducatif.

Il faut noter cette distribution n’est pas première réalisée par le MENFP depuis le lancement de l’année académique 2025-2026. D’autres opérations ont été déjà organisées dans divers établissements scolaires du pays.

Gedeon Delva

Konpa au patrimoine de l’UNESCO : quand l’art révèle la vision d’une nouvelle gouvernance en Haïti

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Introduction : L’art qui révèle l’essentiel.

Le 10 décembre 2025 restera gravé dans l’histoire culturelle et sociale d’Haïti. L’inscription du Konpa haïtien au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO illustre une vérité fondamentale : là où la politique chancelle, l’art élève. Là où les institutions vacillent, la créativité nationale continue de rayonner, rappelant que l’imagination et le génie collectif sont au cœur de notre identité.

Cet article est rédigé en réponse à une question posée par le journal en ligne Analyse Haiti, dans son article publié le 11 décembre 2025, intitulé “Konpa patrimoine : lorsque l’art réussit là où la politique échoue!”. La question posée est la suivante :

Pourquoi des écrivains renommés, des artistes et des opérateurs culturels échouent en politique ?

Je réponds à cette interrogation selon la vision de politique publique portée par le parti Patriyòt Rasanble pour Sove Lakay (PARASOL). Mon objectif n’est pas de critiquer ni de défendre individuellement, mais d’apporter une réflexion constructive sur le rôle de la compétence, de l’imagination et de la conscience civique dans la gouvernance nationale.

Je tiens à saluer les compétences de M. Yves Penel, Directeur Général du Théâtre National, et de M. Herold Josué, Directeur du Bureau National d’Éthnologie (BNE), ainsi que leurs contributions précieuses à la valorisation de la culture et à la formation des jeunes générations. Leur travail illustre l’excellence intellectuelle que Haïti possède et qu’il faut savoir mettre au service de l’intérêt collectif.

Cette question révèle une vérité plus large : la difficulté pour les élites artistiques et intellectuelles de transformer le talent et le savoir en actions publiques concrètes, capables de répondre aux besoins réels de la population et de bâtir une gouvernance inclusive, éthique et durable. Comment un savoir exceptionnel peut-il être mobilisé pour créer un impact social réel ? C’est exactement ce défi que le programme Renaissance (Leave No One Behind) et la doctrine du Dessalinisme humaniste visent à relever, en plaçant l’humain, la créativité et la justice sociale au centre de chaque décision publique.

Ce 10 décembre rappelle également le dépôt historique d’une plainte par le parti PARASOL, devant l’Office de Protection Civile (OPC), la Fondation FJK, la Fondation FeKlere, Human Rights Watch et la CIDH, contre X et la République Dominicaine pour violation des droits humains et du droit international de l’environnement. Cette action, menée le 10 décembre 2019, s’est déroulée avec une délégation composée des Madan Sara, de personnes handicapées, d’enfants et de représentants de la diaspora, alors que j’étais encore en poste comme Directeur Général du MHAVE. Ce geste symbolise l’engagement concret de notre doctrine et de notre vision socioéconomique en faveur des populations vulnérables et du respect des normes internationales.

I. La formation académique : nécessaire mais insuffisante

Médecins, ingénieurs, juristes, entrepreneurs, enseignants : tous détiennent un savoir précieux, fruit d’années d’études et de travail rigoureux. Ce capital intellectuel est indispensable au fonctionnement d’un État moderne. Il structure l’esprit, forge la discipline et permet de comprendre la complexité des systèmes nationaux et internationaux.

Pourtant, le savoir seul n’implique pas la vision. L’école enseigne à analyser et mémoriser, mais rarement à créer ou à anticiper. Les élites peuvent exceller dans leurs domaines, tout en échouant à transformer les défis nationaux en solutions concrètes et durables.

Albert Einstein l’avait formulé avec clarté*:

«L’imagination est supérieure à la connaissance, car elle engendre la connaissance.»

C’est cette imagination — capacité à concevoir l’inédit et à rêver l’avenir — qui fait la différence entre une société qui survit et une nation qui prospère.

II. L’illusion de gouvernance : compétence sans conscience

Haïti connaît un paradoxe : ses élites sont hautement formées mais souvent déconnectées du réel et du collectif.

Le médecin se prend pour stratège national, l’ingénieur croit bâtir la nation comme une entreprise, le juriste confond légalité et justice populaire. Ces décalages ne reflètent pas un manque d’intelligence, mais l’absence de conscience civique et d’éthique de service.

Dans notre système éducatif francophone, la hiérarchie et le diplôme dominent. L’individu apprend à obéir et à se conformer, rarement à oser, imaginer et expérimenter. La peur du jugement, la dépendance à l’approbation et la valorisation du prestige académique étouffent la créativité.

En comparaison, la culture anglo-saxonne privilégie l’expérience, le leadership collaboratif et l’audace. L’erreur y est considérée comme un apprentissage, et la créativité comme un outil de transformation sociale. Haïti, en tant que carrefour culturel et géopolitique, pourrait tirer parti de ce modèle : unir la rigueur de la pensée francophone à la liberté imaginative de l’approche anglo-saxonne.

III. Le rôle de l’imagination civique et éthique

L’imagination, lorsqu’elle est conjuguée à l’éthique, à la sagesse et à la probité, devient un levier de gouvernance humaniste. Elle permet de concevoir des politiques qui ne sont pas seulement administratives, mais transformatrices, répondant aux besoins réels de la population tout en anticipant l’avenir.

Ainsi, la politique cesse d’être un outil de pouvoir pour devenir un acte de création collective. Elle se nourrit de l’écoute, de la réflexion et de la capacité à donner forme à des solutions inédites.

Haïti a besoin de dirigeants qui comprennent que la compétence technique doit marcher de pair avec la conscience morale et la créativité stratégique. Cette approche transforme le savoir en pouvoir constructif, capable de réunir les citoyens autour d’objectifs communs et durables.

IV. Le Konpa : métaphore de la gouvernance harmonieuse

Le Konpa n’est pas qu’un rythme musical. Il est le symbole d’une intelligence collective, capable de transcender les divisions et de créer une unité. Nemours Jean-Baptiste n’a pas seulement inventé un style ; il a bâti un langage qui traduit la mémoire, la joie, la douleur et l’espoir d’un peuple.

Cette réussite culturelle nous enseigne une leçon de gouvernance : l’unité naît de la reconnaissance du rythme commun, et non de l’imposition verticale du pouvoir. L’art montre que l’harmonie est possible lorsque chaque voix est entendue et chaque talent valorisé.

En politique, cette leçon est cruciale : gouverner, c’est écouter et orchestrer, non commander et imposer. C’est reconnaître le peuple comme acteur, et non comme spectateur.

V. Renaissance et Dessalinisme humaniste : une vision intégrale

La véritable refondation d’Haïti ne viendra ni d’un modèle importé ni d’un homme providentiel. Elle exige une renaissance de la conscience collective, portée par le parti Patriyòt Rasanble pour Sove Lakay (PARASOL) à travers le programme “Renaissance (Leave No One Behind)”, inspiré du Dessalinisme humaniste.

Le Dessalinisme humaniste dépasse l’indépendance de 1804. Il réaffirme l’égalité, la dignité, et la responsabilité collective. Dessalines rêvait d’un État moral et inclusif, capable de transformer la liberté en bien-être partagé. Cet idéal est aujourd’hui le socle d’une gouvernance renouvelée : l’humain au centre de chaque décision publique.

La vision Renaissance adopte une approche holistique : économique, sociale, éducative, écologique et culturelle. Elle combine la rigueur scientifique, la sagesse morale et la créativité imaginative. Elle invite médecins, ingénieurs, juristes et artistes à servir le bien commun, à bâtir des ponts sociaux et à promouvoir l’excellence collective.

Sous la bannière PARASOL, la politique devient un acte de création. Elle cesse d’être une conquête de pouvoir pour devenir une symphonie nationale, où chaque citoyen joue sa note et participe à l’harmonie du collectif.

VI. Mon engagement : concepteur de doctrine et acteur social

Je suis le concepteur de la nouvelle doctrine politique, la Droite Dessalinienne, et de la plus grande vision socioéconomique qu’Haïti ait connue depuis l’indépendance de 1804.

Je suis également l’initiateur du mouvement des Madan Sara en Haïti, avec +15 ans de lutte acharnée pour la protection des droits des personnes vulnérables, en particulier les personnes handicapées et âgées, les paysans, les jeunes, les chauffeurs de taxi et camionnette, ainsi que toutes les autres catégories marginalisées. Mon engagement inclut également la promotion du respect du droit international de l’environnement, illustrant une vision à la fois humaine, sociale et durable.

Je combine :

  • Le savoir et l’expérience – ma compétence académique et scientifique.
  • La conscience morale – l’éthique, la probité et le service civique:
  • L’imagination politique – la capacité à transformer les idées en programmes et actions concrètes pour le développement national.

Cette posture souligne la force d’une doctrine intégrale et inclusive, orientée vers la construction d’un Haïti uni, résilient et prospère.

VII. Synthèse et appel à l’action collective

Le Konpa nous rappelle que l’unité naît de la créativité, de l’écoute et du rythme partagé. La politique, pour être efficace, doit apprendre cette leçon : harmoniser les talents, écouter la société, imaginer l’avenir.

Haïti ne manque pas de compétences, mais d’imagination et de confiance en ses propres ressources. La renaissance de notre nation exige un leadership capable de penser et de sentir, de connaître et de créer, d’élever et d’inspirer.

Cette vision humaniste et concrète est celle de PARASOL et de la philosophie Dessalinisme humaniste. Elle montre que l’action politique peut être rigoureuse et chaleureuse, rationnelle et créative, éthique et efficace.

Le défi que nous relevons ensemble n’est pas seulement de gouverner, mais de transformer la conscience nationale, de réconcilier l’intellect et l’émotion, le savoir et le service, le réel et le rêve.

Conclusion: Gouverner, c’est créer ensemble.-

Haïti peut se relever lorsque le savoir rencontre l’imagination, lorsque la compétence s’accompagne de conscience, et lorsque la politique retrouve la beauté et l’âme de son peuple.

La reconnaissance du Konpa par l’UNESCO n’est pas seulement culturelle : c’est un message politique et civique. L’art nous rappelle que la créativité collective dépasse les limites du pouvoir individuel, et que la vraie gouvernance est celle qui inspire, rassemble et élève.

C’est dans cette dynamique que se situe mon engagement : faire danser la nation au rythme de sa propre conscience et de sa créativité, pour bâtir un Haïti libre, souverain et uni.

Yvon Bonhomme
Stoïcien et Chercheur Engagé,
Président-Fondateur du parti politique Patriyòt Rasanble pour Sove Lakay (PARASOL),
Ancien Directeur Général du Ministère des Haïtiens Vivant à l’Étranger (MHAVE)

Haïti–Sécurité: La PNH et ses partenaires internationaux affinent leur stratégie de modernisation

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PORT-AU-PRINCE.— La Police nationale d’Haïti (PNH) a organisé, ce jeudi, une réunion stratégique de haut niveau avec ses principaux partenaires techniques et financiers, au siège de la Direction générale à Clercine. Sous la conduite du Commandant en chef, André Jonas Vladimir Paraison, cette séance de travail s’inscrit dans la dynamique de modernisation et de renforcement institutionnel engagée depuis plusieurs mois.

Les discussions ont porté sur plusieurs chantiers prioritaires pour la transformation de l’institution, dont le programme P4000, la construction d’un hôpital exclusivement dédié aux policiers, ainsi que la vision globale de la PNH en matière de formation, de professionnalisation et de développement opérationnel.

Les représentants des partenaires internationaux ont pris part à un tour de table interactif visant à identifier les actions prioritaires, harmoniser les interventions et renforcer la cohérence des appuis.

Selon la Direction générale, cette rencontre vise à consolider un cadre de coordination efficace, afin d’assurer une meilleure synchronisation entre les projets financés et les besoins réels de l’institution. L’objectif: maximiser l’impact des investissements internationaux dans un contexte sécuritaire particulièrement exigeant.

À l’issue des échanges, des recommandations et résolutions opérationnelles doivent être finalisées. Elles permettront de soutenir une PNH plus moderne, plus résiliente et mieux équipée pour faire face aux défis croissants liés à l’insécurité et à la criminalité organisée.

Jean Mapou