vendredi, mars 13, 2026
6.7 C
Londres
Accueil Blog Page 38

Quand la France et le Royaume-Uni frappent l’État islamique près de Palmyre en Syrie

Par Jean Wesley Pierre

Le Royaume-Uni et la France ont mené conjointement, dans la soirée du samedi 3 janvier 2026, une frappe aérienne en Syrie visant des infrastructures du groupe État islamique (EI), a annoncé dimanche le ministère britannique de la Défense. L’opération s’est déroulée dans les montagnes situées au nord de l’ancienne cité de Palmyre, dans le centre du pays.

Selon le communiqué officiel, la frappe a ciblé un site souterrain soupçonné d’être utilisé par l’organisation jihadiste, « très probablement pour le stockage d’armes et d’explosifs ». Les forces britanniques ont employé des bombes guidées Paveway IV afin de frapper plusieurs tunnels d’accès menant à l’installation.

Le ministère britannique précise qu’« une évaluation détaillée est actuellement en cours », tout en indiquant que les premières analyses confirment que la cible a été atteinte avec succès. Aucune précision n’a été donnée sur le rôle exact joué par les appareils français au cours de l’opération.

Les autorités britanniques assurent par ailleurs que la frappe n’a présenté aucun risque pour les civils et que l’ensemble des avions engagés sont rentrés à leur base sans incident.

Dans le même communiqué, le ministre britannique de la Défense, John Healey, a salué une opération illustrant « la détermination du Royaume-Uni à se tenir aux côtés de ses alliés pour éradiquer toute résurgence de Daech et de ses idéologies violentes au Moyen-Orient ».

Bien que militairement défait en 2019 par la coalition internationale, après avoir contrôlé de vastes portions du territoire syrien et irakien notamment la région de Palmyre le groupe État islamique demeure actif. Ses combattants, repliés dans les zones désertiques de la Syrie, continuent de mener des attaques sporadiques contre les forces locales et internationales.

Fin décembre, les États-Unis avaient déjà annoncé avoir mené des frappes contre des « bastions » de l’EI en Syrie, tuant au moins cinq jihadistes selon une organisation non gouvernementale. Ces opérations faisaient suite à une attaque ayant coûté la vie à trois ressortissants américains dans le pays.

Cette nouvelle frappe conjointe franco-britannique s’inscrit ainsi dans la continuité des efforts internationaux visant à empêcher toute reconstitution opérationnelle de l’organisation jihadiste dans une Syrie toujours fragilisée par plus d’une décennie de conflit.

Jean Wesley Pierre/ Le Relief

Burkina Faso: une tentative de coup d’état dejouée

0

Par Jean Mapou

OUAGADOUGOU.— Une nuit de tension a régné au Burkina Faso à la suite d’une tentative de déstabilisation des institutions. Un coup d’État, visant la tête du leader burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, a été déjouée dans la nuit du samedi 3 janvier 2026 grâce à l’intervention des forces de défense et de sécurité, selon plusieurs sources concordantes en provenance de la capitale.

D’après des informations relayées par des médias locaux, l’opération avortée visait directement le président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré. La réaction rapide des forces de sécurité aurait permis l’interpellation du principal suspect, présenté comme le cerveau présumé du complot, mettant un terme à l’entreprise avant son passage à l’acte.

L’analyse du téléphone du suspect arrêté aurait révélé des éléments jugés hautement compromettants par les enquêteurs. Ces découvertes auraient conduit à de nouvelles interpellations. Selon les mêmes sources, plusieurs personnes soupçonnées de complicité, dont des opérateurs économiques, auraient été arrêtées dans le cadre de l’enquête en cours.

Une planification présumée depuis l’étranger

Toujours selon ces informations, la tentative de déstabilisation aurait été planifiée depuis Lomé, au Togo, et impliquerait des personnalités connues. Le nom de Paul-Henri Sandaogo Damiba, ancien président de la Transition burkinabè, est cité de manière récurrente. Installé au Togo depuis son éviction du pouvoir, il aurait, d’après ces sources, coordonné l’opération en lien avec des relais internes.

Le plan avorté aurait notamment inclus l’assassinat du commandant de la base de drones, une manœuvre destinée à affaiblir le dispositif sécuritaire national. Cette action devait faciliter l’infiltration de mercenaires et de groupes armés terroristes positionnés hors du territoire, avec pour objectif de viser des installations stratégiques de l’État.

Mobilisation de la jeunesse à Ouagadougou suite à cette tentative

À la suite de la diffusion de l’information, une mobilisation spontanée de la jeunesse a été observée dans la capitale. De nombreux jeunes se sont rassemblés aux abords du palais présidentiel pour exprimer leur soutien au capitaine Ibrahim Traoré et leur attachement au processus de transition. Des slogans patriotiques et des messages en faveur de la souveraineté nationale ont été scandés, dans une ambiance globalement calme mais déterminée.

Pour plusieurs observateurs, cette mobilisation traduit l’adhésion d’une partie de la population, notamment de la jeunesse, à la ligne politique du chef de l’État. Depuis son arrivée au pouvoir, le capitaine Ibrahim Traoré bénéficie d’un soutien notable auprès de jeunes Burkinabè, sensibles à son discours souverainiste et à sa volonté affichée de rompre avec certaines pratiques du passé.

Soupçons de soutiens extérieurs dans un contexte de sécurité tendue

Certaines sources évoquent par ailleurs des soutiens extérieurs présumés, affirmant que des pays occidentaux auraient promis un appui logistique et aérien dans le but de favoriser un renversement du régime. Ces allégations n’ont, à ce stade, fait l’objet d’aucune confirmation officielle.

Soulignons que cette tentative avortée intervient dans un contexte national et régional marqué par une forte instabilité. Le Burkina Faso demeure confronté à des défis sécuritaires majeurs liés à la lutte contre le terrorisme, ainsi qu’à des tensions politiques persistantes depuis le début de la transition. L’épisode relance le débat sur la solidité des institutions et la nécessité d’un large consensus national pour garantir la stabilité du pays.

À ce stade, aucune communication officielle n’a été publiée par les autorités burkinabè. Les médias locaux indiquent suivre de près l’évolution de la situation et s’engagent à informer le public au fur et à mesure de la disponibilité d’éléments confirmés.

Jean Mapou / Le Relief

Crise au Venezuela : l’OEA appelle à la désescalade et au dialogue

Par Gesly Sinvilier

L’Organisation des États américains (OEA) a appelé, samedi, à la désescalade et au respect de l’ordre constitutionnel au Venezuela, alors que la situation politique dans ce pays sud-américain continue de susciter de vives inquiétudes dans la région.

Dans un communiqué, le Secrétaire général de l’OEA, Albert R. Ramdin, a indiqué suivre de près l’évolution des événements et avoir consulté plusieurs États membres, dont des pays de la Caraïbe. Il a souligné que la priorité de l’organisation est d’éviter toute escalade des tensions et de favoriser une issue pacifique, dans le respect du droit international et des droits humains.

L’OEA insiste sur la nécessité de protéger les civils et les infrastructures essentielles, tout en rappelant que la stabilité durable du Venezuela doit reposer sur la volonté populaire, le dialogue inclusif et des institutions fortes. Selon l’organisation, seule une solution pacifique peut garantir la légitimité démocratique et la coexistence politique.

Le Secrétariat général s’est dit prêt à accompagner les efforts de médiation en vue d’une solution démocratique et durable, au bénéfice du peuple vénézuélien. Une réunion du Conseil permanent de l’OEA doit être convoquée afin de permettre aux États membres d’examiner la situation et d’envisager les prochaines étapes.

Pour Haïti, membre de l’organisation, cette évolution est suivie avec attention et prudence puisqu’aucune autorité ne s’est encore prononcé sur la question jusqu’à présent, alors que les crises politiques régionales continuent d’avoir des répercussions sur la stabilité et la coopération interaméricaines.

Gesly Sinvilier/ Le Relief

Bonjour compatriote!Ayisyen w ye wi!

À quoi nous attendre le 07/02/2026

Je me permets de te tutoyer
Comment vas-tu et les premiers jours?
Nous nous approchons du 7/02 et à ce stade nous ne savons à quelle sauce allons-nous manger?

Nous nageons dans l’inconnu. Un inconnu qui doit augmenter nos angoisses, nos inquiétudes, nos craintes et souffrances.

Malgré tout ce que nous vivons, nous subissons, aucun signe de sursaut, de dépassement et de mise en commun des énergies, des intelligences, des façons de faire, aucune méthode pour voir comment trouver le PPDM et bâtir une sortie sur ce Plus Petit Dénominateur Commun. Donc, une fois de plus nous aurons « un autre coup fouré » du maître/chef blanc. D’ailleurs, semble-t-il le vilain Corp Group s’était réuni pour pencher sur notre sort. Et, il est clair pour ce « gouvernorat » que le sort du CPT est scellé.

Décision juste s’il en est UNE. Mais humiliante pour NOUS qui n’avons pu:
les moyens de la mettre en pratique de façon indépendante et d’assurer la suite « an GRANMOUN ».
« Ce gouvernorat » a déjà son plan, son reskiyè/restavèk et les soufifes/opportunistes vont d’acquiescer, les démagogues eux vont « vociférer ». Nous autres peuples sommes toujours pris en sandwich.
Un sandwich où les bandits à cravate vont continuer de nous brider par leur sale boulot(viols, kidnapping, tueries en masse…), les bandits à cravate vont continuer à danser le tango( dechèpiye Leta, klewonnen eleksyon, kontinye tout trafik sal yo..,), la société civile(quelques dénonciations sans conviction pour donner l’impression, mais cautionnera en sous main toutes les décisions du gouvernement, participera aux discussions, tables rondes pour préparer les élections). Elle est « la caution morale » de la gargote du Corp Group.

En bout de chaîne notre tragédie se poursuit caractérisée par une destruction méthodique de tout notre tissu socio économique, de notre identité, de notre culture jusqu’à « notre possible extinction comme peuple ».
Fòk yo fini ak NOU POU RADIYÈS PÈMÈT NOU FÈ
18 Novanm 1803
Ak
Premye Janvye Miluisankat (01/01/1804).

Marcel Poinsard Mondésir
04/01/2026

Démantèlement d’un poste de péage à l’Arcahaie par la PNH

0

Par Gedeon Delva

La Police nationale d’Haïti (PNH) a démantelé ce week-end un poste de péage dans la commune de l’Arcahaie, plus précisément dans la localité de Bercy. C’est l’institution policière qui a en fait l’annonce sur son compte Facebook ce dimanche 4 janvier.

Lors de cette opération, les agents de l’ordre ont eu l’appui de la task force spécialisée, a fait savoir la PNH. Sur place, les policiers ont détruit un poste de contrôle clandestin installé par des individus armés. Ce dispositif servait à rançonner les usagers de la route et à entraver la libre circulation, indiquent les autorités.

Plusieurs armes à feu ont été également saisies par les agents. Parmi les matériels récupérés figurent deux fusils de type M4 de calibre 5,56 mm, une arme de type Kalachnikov de calibre 7,62 mm, ainsi que des chargeurs.

Sans donner trop de détails et de bilan, la PNH indique que des membres d’un groupe armé ont été neutralisés.

L’institution policière, à travers un communiqué ce dimanche, renouvle son engagement à travailler en vue du rétablissement de l’ordre dans le pays.

Gedeon Delva / Le Relief

L’ ORDRE INTERNATIONAL SOUS LE RÈGNE DE LA FORCE OU L’ONU EN QUESTION

Par Pierre Josué Agénor Cadet

Dans un monde traversé par des conflits armés, des crises humanitaires majeures et une instabilité géopolitique croissante, l’Organisation des Nations Unies demeure au centre des débats. Présentée comme la gardienne de la paix mondiale et des droits humains, l’ONU suscite pourtant une interrogation de plus en plus partagée : incarne-t-elle réellement PGl’ordre international fondé sur le droit, ou n’est-elle que le reflet des rapports de force entre grandes puissances ?
Créée dans le sillage des ravages de la Seconde Guerre mondiale, l’ONU portait l’espoir d’un monde débarrassé de la loi de la jungle. En janvier 1946, les 51 États fondateurs s’engageaient solennellement à respecter la souveraineté des nations et le principe de non-ingérence, pierre angulaire de la Charte des Nations Unies. Cet engagement devait garantir l’égalité juridique entre les États, indépendamment de leur puissance militaire ou économique.
Cependant, l’histoire de l’ONU révèle un décalage constant entre les principes proclamés et les pratiques réelles. Dès ses débuts, l’organisation s’est heurtée à la domination politique des États les plus puissants, capables d’imposer leur agenda tout en échappant aux contraintes qu’ils exigent des autres.
Le conflit israélo-palestinien illustre cette contradiction structurelle. Malgré des décennies de résolutions onusiennes appelant au respect du droit international et à une solution fondée sur deux États, l’absence de mécanismes coercitifs effectifs, bloqués par le jeu du veto, a vidé ces décisions de leur substance. Le droit international y apparaît subordonné aux alliances stratégiques.
L’intervention en Afghanistan, menée au nom de la sécurité mondiale, a révélé les limites de l’action militaire sans projet politique durable. Après vingt ans de présence internationale, le retour au point de départ a mis en évidence l’échec d’une stratégie largement tolérée, sinon cautionnée, par les institutions internationales.
Les génocides, en particulier celui du Rwanda, demeurent une tache indélébile sur la conscience collective mondiale. Malgré des alertes précises, l’inaction internationale a démontré que la protection des populations civiles reste conditionnée à leur importance géopolitique.
La guerre du Golfe, suivie de l’invasion de l’Irak, a renforcé l’idée d’un droit international à deux vitesses. Les interventions armées y ont été justifiées par des arguments juridiques fluctuants, montrant que la légalité internationale peut être instrumentalisée lorsque les intérêts stratégiques sont en jeu.
Plus récemment, l’invasion russe de l’Ukraine a mis en lumière l’impasse du système de sécurité collective. Les condamnations de l’Assemblée générale se heurtent à l’impuissance du Conseil de sécurité, paralysé par le droit de veto d’un membre permanent directement impliqué dans le conflit.
Par ailleurs, les ingérences répétées dans les affaires internes de certains États, qu’elles soient militaires, économiques ou politiques, notamment en Amérique latine ou au Moyen-Orient, témoignent d’une pratique persistante de la coercition internationale, rarement sanctionnée lorsqu’elle émane des grandes puissances.

Dans ce contexte mondial marqué par la rivalité des puissances, l’ONU apparaît moins comme l’arbitre impartial des relations internationales que comme le miroir des déséquilibres du système mondial. Tant que la force primera sur le droit et que les mécanismes de décision resteront captifs des puissants, l’idéal d’un ordre international juste et équitable restera une promesse inachevée.

Pierre Josué Agénor Cadet

Apres son enlèvement à Caracas, le couple Maduro est inculpé aux États-Unis pour narcoterrorisme

0

Par Jean Mapou

NEW-YORK.— Étonnant rebondissement dans l’affaire Maduro, suite à son enlèvement, le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores, ont été officiellement inculpés devant un tribunal fédéral du district sud de New York. Les autorités américaines les poursuivent pour des chefs d’accusation d’une extrême gravité, notamment narcoterrorisme et complot en vue de l’importation de cocaïne vers les États-Unis.

Selon plusieurs médias américains, cette inculpation intervient à la suite de la capture du couple présidentiel lors d’une opération militaire qualifiée de spectaculaire, menée par les forces des États-Unis sur le territoire vénézuélien. Une action qui marque une escalade majeure dans les relations déjà tendues entre Washington et Caracas.

La procureure générale des États-Unis, Pamela Bondi, a confirmé l’information via les réseaux sociaux, affirmant que Nicolás Maduro et Cilia Flores devront répondre de leurs actes devant la justice américaine. Elle a assuré que les poursuites se dérouleront sur le sol des États-Unis et que le couple présidentiel fera face à «toute la rigueur de la loi».

D’après l’acte d’inculpation rendu public, Nicolás Maduro est visé par plusieurs chefs d’accusation, dont le complot en vue de commettre des actes de narcoterrorisme, le complot pour l’importation de cocaïne sur le territoire américain, ainsi que la possession illégale de mitrailleuses et d’engins destructeurs. Il est également accusé d’avoir comploté pour utiliser et détenir ces armes dans le cadre de ses activités criminelles présumées.

Les médias américains indiquent que ces poursuites s’inscrivent dans un vaste ensemble d’enquêtes menées par les autorités fédérales afin d’établir des liens entre de hauts responsables vénézuéliens, des réseaux internationaux de trafic de drogue et des organisations terroristes étrangères. Washington estime que les actions imputées à Nicolás Maduro et à ses alliés auraient facilité l’acheminement de quantités importantes de cocaïne vers les États-Unis, constituant ainsi une menace directe pour la sécurité nationale.

La perspective de voir un chef d’État en exercice jugé devant un tribunal fédéral à New York constitue un précédent inédit sur la scène internationale. Les réactions de la communauté internationale sont contrastées : certains pays dénoncent une violation flagrante du droit international et de la souveraineté du Venezuela, tandis que d’autres estiment que la gravité des accusations justifie que la justice suive son cours.

Cette affaire, aux implications politiques, diplomatiques et juridiques majeures, pourrait redessiner durablement les rapports de force régionaux et internationaux autour du Venezuela. Il faut aussi souligner que Maduro est un opposant farouche de l’établissement américain, les tensions se sont montées d’un cran depuis que Trump avait déclaré que le pétrole vénézuélien fait partie du patrimoine des États-Unis.

Jean Mapou / Le Relief

Occupation américaine du Vénézuela: la scène internationale sous tension

0

Par la rédaction

L’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse, survenue samedi à l’issue d’une opération militaire conduite par les États-Unis, a immédiatement provoqué une onde de choc sur la scène internationale. Présentée par Washington comme une action ciblée contre un dirigeant accusé de narcotrafic, de corruption et de violations graves des droits humains, cette intervention marque un événement inédit dans l’histoire récente des relations internationales : la capture d’un chef d’État en exercice par une puissance étrangère, en dehors de tout mandat international explicite.

Le président américain a affirmé que cette opération visait à ouvrir la voie à une transition politique au Venezuela, tout en assurant que Maduro et son épouse devront répondre devant la justice américaine. Une position qui, si elle est assumée par l’exécutif, suscite néanmoins un débat interne aux États-Unis sur la légalité de l’intervention et le respect des procédures constitutionnelles.

Washington divisé sur la légalité de l’intervention

Au sein de la classe politique américaine, les réactions sont contrastées. Les responsables républicains proches de l’administration saluent une opération qu’ils jugent nécessaire pour mettre fin à un régime qualifié de criminel. À l’inverse, plusieurs élus démocrates, frondeurs du parti républicain et experts en droit international dénoncent une action unilatérale, menée sans l’aval du Congrès ni celui des Nations unies, et susceptible de créer un précédent dangereux dans l’usage de la force à l’étranger.

Ce débat interne reflète les tensions entre impératif sécuritaire, volonté politique et respect du cadre juridique international.

^L’Europe entre prudence politique et inquiétude juridique*

En Europe, les réactions se veulent plus mesurées. Plusieurs capitales rappellent qu’elles ne reconnaissaient plus la légitimité démocratique de Nicolás Maduro, tout en exprimant de sérieuses préoccupations quant aux modalités de son arrestation. L’Union européenne insiste sur la nécessité de respecter la Charte des Nations unies et appelle à une transition pacifique et inclusive, sans recours à la force.

La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont souligné qu’aucune solution durable à la crise vénézuélienne ne peut être imposée de l’extérieur, insistant sur l’importance du multilatéralisme et du droit international comme cadres incontournables de règlement des conflits. Notons que certains se réjouissent, malgré tout, de la chute de Maduro.

Amérique latine : le spectre de l’ingérence

En Amérique latine, l’opération américaine ravive des blessures historiques. Plusieurs gouvernements de la région dénoncent une atteinte grave à la souveraineté du Venezuela et un retour à des pratiques d’ingérence longtemps associées à l’histoire des relations entre les États-Unis et le continent. Le Brésil, la Colombie, le Mexique et Cuba ont exprimé leur inquiétude face à une action susceptible de déstabiliser davantage la région.
À contre-courant, certains dirigeants latino-américains ont salué la chute de Nicolás Maduro, qu’ils considèrent comme une opportunité de rupture avec un régime autoritaire et d’ouverture vers un processus démocratique.

Moscou et Pékin dénoncent un dangereux précédent

La Russie et la Chine ont réagi avec fermeté, condamnant une violation flagrante de la souveraineté vénézuélienne. Les deux puissances estiment que l’arrestation de Maduro constitue un précédent inquiétant, susceptible de légitimer à l’avenir des interventions militaires contre des dirigeants jugés indésirables par les grandes puissances occidentales.
Au-delà du cas vénézuélien, Moscou et Pékin dénoncent une remise en cause de l’équilibre international et une instrumentalisation du droit au service de rapports de force géopolitiques.

L’ONU appelle à la retenue

Face à la montée des tensions, les Nations unies et plusieurs organisations régionales appellent à la désescalade. Si la communauté internationale reconnaît la gravité de la crise politique, économique et humanitaire que traverse le Venezuela, elle souligne la nécessité de préserver le cadre du droit international et d’éviter une escalade susceptible d’aggraver l’instabilité mondiale.

Un tournant aux conséquences incertaines
.
L’arrestation de Nicolás Maduro ouvre une séquence politique et diplomatique aux conséquences encore difficiles à mesurer. Pour ses partisans, elle symbolise la fin d’un régime autoritaire et l’espoir d’un renouveau démocratique. Pour ses détracteurs, elle marque une rupture dangereuse avec les principes fondamentaux de souveraineté et de non-ingérence.

Entre justice revendiquée et droit international contesté, cet épisode illustre les tensions croissantes qui structurent l’ordre mondial actuel, où la recherche de stabilité se heurte de plus en plus frontalement aux logiques de puissance.

Enlèvement de Nicolas Maduro par les États-Unis, une opération militaire aux lourdes implications internationales

Par Jean Wesley Pierre

Les États-Unis ont annoncé ce samedi 3 janvier 2026, la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro à la suite d’une opération militaire menée à Caracas dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier.

L’opération, revendiquée par le président américain Donald Trump lors d’une conférence de presse, marque un tournant majeur dans la crise vénézuélienne et suscite de vives réactions sur la scène internationale.

Selon les autorités américaines, Nicolas Maduro aurait été interpellé sans affrontements majeurs, puis exfiltré du territoire vénézuélien avant d’être transféré aux États-Unis. Donald Trump a salué une opération qu’il a qualifiée de « parfaitement exécutée », affirmant qu’aucune perte humaine ni matérielle n’était à déplorer du côté américain. Il a présenté cette action comme une démonstration de la puissance militaire des États-Unis et de leur capacité à intervenir rapidement.

Au-delà de l’arrestation elle-même, Washington a annoncé son intention d’accompagner une transition politique au Venezuela. Le président américain, Donald Trump a déclaré que les États-Unis n’accepteraient pas qu’un proche de Nicolas Maduro assure la continuité du pouvoir et qu’ils entendaient garantir une transition qu’il juge « crédible » et « bénéfique » pour le peuple vénézuélien. Il a également évoqué une présence américaine temporaire afin de « gérer certaines affaires stratégiques », notamment dans le secteur pétrolier, alimentant les accusations de mise sous tutelle du pays.

Cette annonce a immédiatement suscité des réactions contrastées. Si certains opposants au régime de Nicolas Maduro y voient la fin d’un pouvoir accusé de dérives autoritaires, d’autres dénoncent une violation flagrante de la souveraineté vénézuélienne et du droit international. Plusieurs gouvernements latino-américains ont appelé à la retenue, tandis que des organisations internationales expriment leurs préoccupations face à l’escalade des tensions.

Dans ce contexte, une mission internationale indépendante mandatée depuis 2019, par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, qui ne s’exprime pas au nom de l’organisation a rappelé que le régime de Nicolas Maduro faisait l’objet de graves accusations de violations des droits humains, incluant des exécutions extrajudiciaires, des disparitions forcées et des actes de torture.

Toutefois, la mission a insisté sur le fait que ces accusations ne sauraient justifier une intervention militaire étrangère contraire au droit international.

Parallèlement, des images diffusées par l’Agence France-Presse montrent Nicolas Maduro arrivant sur le sol américain, escorté et menotté. Il devrait être présenté à la justice américaine, où il est inculpé pour des accusations liées au trafic de drogue et au narcoterrorisme.

À Caracas, l’incertitude domine. La vice-présidente Delcy Rodríguez a rejeté toute légitimité à l’intervention américaine et exigé la libération immédiate du chef de l’État, affirmant que le Venezuela « ne sera la colonie de personne ».

Les prochains jours s’annoncent décisifs pour l’avenir politique du pays, dans un contexte où la question de la légalité internationale, de la transition du pouvoir et de la justice pour les victimes des violations des droits humains reste au cœur des débats.

Jean Wesley Pierre/Le Relief

Nicolás Maduro enlevé par les États-Unis, affirme Donald Trump

0

Par Jean Mapou

CARACAS.— Le Venezuela s’est réveillé, ce samedi 3 janvier 2026, dans un climat de stupeur et de confusion après des déclarations explosives du président américain Donald Trump, affirmant que son administration a capturé et exfiltré le président vénézuélien Nicolás Maduro lors d’une opération militaire menée dans la nuit.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, de violentes explosions ont été entendues à Caracas ainsi que dans d’autres régions stratégiques du pays. Des avions auraient survolé la capitale à basse altitude, tandis que d’importantes colonnes de fumée étaient visibles à proximité de sites militaires sensibles, notamment Fuerte Tiuna et la base aérienne de La Carlota. Ces événements ont rapidement alimenté les spéculations sur une intervention militaire étrangère d’envergure.

Peu après, Donald Trump a publié un message sur sa plateforme sociale affirmant que les États-Unis avaient mené une opération ciblée contre le Venezuela, aboutissant à l’arrestation de Nicolás Maduro et de son épouse. Le président américain présente cette action comme une réponse directe à ce qu’il qualifie depuis plusieurs années de régime illégitime, accusé de corruption systémique, de violations des droits humains et de liens avec le narcotrafic.

À l’aube du 3 janvier, une déclaration officielle de la Maison-Blanche est venue donner un retentissement international à ces événements. Donald Trump a annoncé qu’il s’exprimerait plus longuement devant la presse au cours de la journée afin de fournir des détails sur le déroulement de l’opération et sur le sort réservé au président vénézuélien.

Cependant, à ce stade, aucune preuve indépendante, images, documents officiels ou confirmations d’organisations internationales, ne permet de vérifier de manière formelle la capture effective de Nicolás Maduro ni d’identifier son lieu de détention. Cette absence de confirmation alimente une vive prudence au sein de la communauté internationale.

À Caracas, les autorités vénézuéliennes dénoncent une agression étrangère et une violation grave de la souveraineté nationale. Des responsables gouvernementaux affirment ne disposer d’aucune information officielle confirmant l’arrestation du chef de l’État et exigent des preuves tangibles de ces allégations. En parallèle, l’état d’alerte a été renforcé sur l’ensemble du territoire et des appels à la mobilisation nationale ont été lancés.

Sur le plan international, les déclarations de Donald Trump suscitent des réactions contrastées. Plusieurs États et organisations internationales appellent à la retenue et à la vérification des informations, redoutant une escalade militaire susceptible de déstabiliser durablement la région. Des alliés traditionnels de Caracas condamnent fermement toute intervention extérieure, tandis que d’autres gouvernements réclament la convocation urgente d’instances multilatérales afin d’évaluer la situation.

Cette affaire survient dans un contexte déjà marqué par une profonde crise politique, économique et sociale au Venezuela, ainsi que par des relations extrêmement tendues entre Washington et Caracas. Si la capture de Nicolás Maduro venait à être confirmée, elle constituerait un précédent majeur dans les relations interaméricaines et soulèverait de lourdes questions en matière de droit international et de souveraineté des États.

En l’absence de confirmations indépendantes et de clarifications officielles supplémentaires, l’annonce du président américain demeure, pour l’heure, une affirmation unilatérale. Une déclaration spectaculaire qui, qu’elle soit confirmée ou non, ouvre une nouvelle phase d’incertitude pour le Venezuela et l’ensemble de la région.

Jean Mapou/Le Relief