vendredi, mars 13, 2026
8 C
Londres
Accueil Blog Page 37

Le parti KONTRAPÈP LA condamne l’enlèvement de Nicolas Maduro

0

Environ trois après l’enlèvement du président Vénézuélien Nicolas Maduro par les États-Unis d’Amérique, des partis politiques haïtiens commencent à réagir. C’est le cas pour KONBIT TRAVAYÈ PEYIZAN POU LIBERE AYITI, KONTRAPÈP LA.

Dans une note rendue publique ce Mardi 6 Janvier 2026, la structure dirigée par l’ancien sénateur des Nippes Jean William Jeanty condamne avec fermeté cet acte d’enlèvement, et le qualifie d’acte de« Zenglendo».

« Konbit travayè peyizan pou libere Ayiti condamne avec toutes ses forces l’acte «zenglendo» cet acte contraire au droit international commis l’administration Trump qui a kidnappé le dirigeant Vénézuélien, Nicolas Maduro et sa femme Cilia Fores », peut-on lire dans la note du parti.

Selon l’organisation politique, cet acte barbare est la preuve de cet effondrement moral qui, jusqu’à présent, représente la plus grande puissance matérielle du monde.
Lorsque un empire se voit obliger de violer des lois et des règles qu’il a lui-même contruites, c’est le signe qu’il s’effondre, a écrit la structure.

Notons, cette note survient dans un contexte où des membres de la population s’interrogent sur le silence des politiciens haïtiens, notamment ceux de gauche face à l’enlèvement de Nicolas Maduro.

Pour certains, des dirigeants ont peur des sanctions américaines, pour d’autres ils n’ont jamais été de vrais leaders de gauche. Aura-t-on d’autres réactions des politiques ou du gouvernement Haïtien ? Attendons voir.

Gedeon Delva

𝐌𝐀𝐃𝐔𝐑𝐎 𝟏, 𝐓𝐑𝐔𝐌𝐏 𝟎 𝑃𝑎𝑟 𝐽𝑒𝑎𝑛 𝑉𝑒𝑛𝑒𝑙 𝐶𝑎𝑠𝑠𝑒𝑢𝑠

Plus d’un s’interroge sur l’attitude du président vénézuélien Nicolás Maduro, menotté par les autorités américaines, affichant une décontraction déroutante, allant jusqu’à projeter une légèreté presque théâtrale. La remarque est légitime. Elle appelle toutefois une lecture qui dépasse le registre psychologique pour s’inscrire dans celui, autrement plus décisif, de la stratégie politique et symbolique.

Il me semble qu’à la seconde même de son enlèvement, exécuté hors de tout cadre rigoureux du droit international, Maduro a saisi la nature exacte de ce qui se jouait. Le président américain Donald Trump venait, paradoxalement, de lui offrir ce que ni la rhétorique interne, ni les dispositifs institutionnels, ni même l’appareil idéologique chaviste ne lui avaient jamais permis d’atteindre pleinement : une stature historique. Une reconfiguration politique. Une inscription immédiate dans l’imaginaire national du Venezuela, presque à l’égal de Hugo Chávez.

Ce que Maduro n’aurait jamais pu obtenir seul, tant son profil manque du charisme fondateur, de la densité doctrinale et de la culture politique de son prédécesseur, lui a été conféré par l’initiative même de son adversaire. L’histoire politique regorge de ces séquences où la violence exercée à l’extérieur fabrique, malgré elle, une légitimité intérieure.

Cette logique avait pourtant été formulée depuis des siècles. Sun Tzu rappelait qu’une bataille n’est véritablement remportée que lorsque l’adhésion de l’opinion est acquise. La victoire durable ne procède ni de la contrainte brute ni de l’humiliation spectaculaire, mais de l’acceptation, même tacite, de la cohérence de l’action engagée. Or, l’opération menée le 3 janvier par l’administration Trump se situe à l’exact opposé de ce principe.

Loin de produire un consensus, l’enlèvement de Maduro a suscité une condamnation quasi unanime à l’échelle internationale, y compris dans des cercles habituellement indulgents à l’égard de Washington. Le malaise diplomatique est réel, la gêne perceptible, et le soupçon persistant : celui d’un acte de force dépourvu de fondement juridique solide et de préparation narrative crédible.

Dans ce contexte, le récit longtemps martelé d’un Maduro présenté comme narcotrafiquant peine à convaincre. Répété jusqu’à l’usure, mobilisé comme une justification automatique, il apparaît de plus en plus comme un raccourci discursif destiné à évacuer la complexité géopolitique du dossier vénézuélien. Aux yeux d’une opinion internationale désormais plus attentive, cette accusation fonctionne moins comme une démonstration que comme un alibi.

À mesure que ce narratif se fissure, une autre grille de lecture gagne en lisibilité : celle d’une continuité historique des interventions américaines orientées vers le contrôle des ressources stratégiques. Le Venezuela, disposant de réserves pétrolières parmi les plus importantes au monde, s’inscrit depuis longtemps dans cette géographie des convoitises. Lorsque l’argument moral se fragilise, l’intérêt matériel occupe le premier plan.

C’est précisément à cet endroit que la bascule symbolique s’opère. En une nuit, Nicolás Maduro est passé du statut de chef d’État contesté à celui d’incarnation d’une souveraineté agressée. Non parce qu’il aurait convaincu ses opposants internes, mais parce que l’atteinte extérieure a redessiné les termes du débat. La question n’est plus Maduro, mais le Venezuela. Ce n’est plus un homme qui est ciblé, mais une nation.

En cherchant à affaiblir un pouvoir, Washington a contribué à le sacraliser. En voulant isoler un dirigeant, elle a favorisé une forme de resserrement symbolique. En privilégiant la coercition, elle a perdu la bataille la plus déterminante : celle de la perception et du récit.

« Maduro 1, Trump 0 » n’est ni une provocation ni une ironie facile. C’est, à mon avis, le constat d’un échec stratégique d’envergure. Donald Trump a peut-être consolidé une image de fermeté à usage interne, mais il a cédé sur la scène internationale ce qui conditionne la durée d’une victoire politique : la maîtrise du sens. Maduro, lui, n’a pas triomphé par la force. Il a gagné par l’erreur de l’autre. Et dans l’histoire politique des nations, ces victoires paradoxales, nées d’une brutalité mal calculée, sont souvent celles qui s’inscrivent le plus durablement dans la mémoire collective.


𝑃𝑒𝑛𝑛𝑠𝑦𝑙𝑣𝑎𝑛𝑖𝑎

KENBE KAPOW clarifie sa position et réaffirme son engagement pour la bonne gouvernance

0

Par Gesly Sinvilier

Le collectif KENBE KAPOW a publié, ce lundi 5 janvier 2026, une note de clarification destinée au grand public, et plus particulièrement aux citoyens du Nord du pays, afin de lever toute ambiguïté autour de son identité, de sa mission et de ses canaux officiels de communication.

Dans ce document, KENBE KAPOW rappelle qu’il s’agit d’une organisation de la société civile engagée dans la lutte pour la bonne gouvernance, la transparence et une meilleure gestion de l’administration publique. Le collectif précise que, pour l’instant, sa page Facebook constitue l’unique canal officiel à travers lequel il diffuse ses prises de position et communications publiques.

Une ouverture au dialogue, mais sur des bases claires

Tout en réaffirmant son indépendance, KENBE KAPOW se dit ouvert au dialogue avec d’autres structures de la société civile qui partagent les mêmes valeurs et le même combat pour la transparence et la redevabilité dans la gestion des affaires publiques. Cette ouverture, souligne le collectif, s’inscrit dans une volonté de renforcer sa vision et de contribuer à une dynamique collective en faveur d’un État plus responsable.

L’organisation met également en cause la mauvaise gestion de l’administration publique, qu’elle considère comme l’une des principales causes de la dégradation profonde de la situation nationale au cours des dernières années. Une lecture critique qui s’inscrit dans un contexte marqué par une crise multidimensionnelle persistante en Haïti.

Un message d’espoir à l’aube de la nouvelle année

À l’occasion du nouvel an, KENBE KAPOW adresse enfin ses vœux les meilleurs à la population haïtienne, exprimant l’espoir d’un renouveau fondé sur la responsabilité, l’éthique publique et l’engagement citoyen.

La note est signée par Dr Jimmy Beau-Soleil et Karlin Georges, responsables de communication du collectif, et validée par la direction de KENBE KAPOW.

Par cette clarification, l’organisation entend non seulement protéger son image, mais aussi réaffirmer son rôle d’acteur citoyen dans le débat public et sa détermination à poursuivre le combat pour une gouvernance plus juste et transparente en Haïti.

Gesly Sinvilier / Le Relief

« Il faut que le sang cesse de couler en 2026 », déclare Nenel Cassy à l’occasion des 20 ans de sa première élection

0

À l’occasion de sa conférence annuelle traditionnelle tenue ce week-end à Arnaud, l’ex sénateur des Nippes, Nenel Cassy, a lancé un appel solennel à la paix, à l’unité nationale et à une démarche inclusive en perspective de 2026. Entouré de ses sympathisants et des membres de sa structure « Lavi », l’élu est revenu sur la situation sécuritaire du pays, les actions sociales menées par son équipe, puis sur la date qui marque 20 ans depuis sa première élection comme premier sénateur des Nippes.

Comme à l’accoutumée, l’équipe de Nenel Cassy a organisé, ce samedi 3 janvier 2025, sa conférence annuelle traditionnelle dans la ville d’Arnaud, sa commune mythique. Sous la bannière de sa structure « Lavi », le parlementaire s’est adressé à la presse autour de plusieurs thématiques majeures, notamment la conjoncture nationale, à l’occasion du Nouvel An.

Cette date revêt également une forte portée symbolique dans la carrière politique de l’ancien élu. Vingt ans se sont écoulés depuis sa première élection, qui avait fait de lui le tout premier sénateur du département des Nippes. Un parcours que Nenel Cassy attribue à la confiance renouvelée du peuple nippois, qu’il a tenu à saluer, évoquant « vingt ans de combat, de résilience et de résistance », fondés sur un attachement constant à ses idéaux.

Avant d’entrer dans le vif de son intervention, le sénateur a observé une minute de silence à la mémoire d’un coordonnateur récemment décédé. Il en a profité pour adresser un message de solidarité aux familles des victimes de l’insécurité, tout en remerciant ses sympathisants pour leur fidélité et leur engagement.

Un plaidoyer pour la paix en 2026

Sur le plan sécuritaire, Nenel Cassy a plaidé pour un retour urgent à la paix sur l’ensemble du territoire national. Selon lui, l’année 2026 doit impérativement marquer la fin de la spirale de violence, afin de permettre aux différentes composantes de la société — diaspora, classes sociales, déplacés internes — de retrouver une vie normale.

Se réclamant de l’idéal dessalinien, l’économiste de formation s’est dit préoccupé par la perte progressive des acquis démocratiques, qu’il assimile à des signes avant-coureurs de répression, affirmant être lui-même victime de cette situation.

« Ce n’est pas le blanc qui écrase le pays, c’est nous-mêmes, les Haïtiens », a-t-il lancé, appelant à une prise de conscience collective. « Il faut que le sang cesse de couler sur le territoire. La paix doit revenir en 2026. Pour y parvenir, mettons nos mains ensemble et travaillons unis », a-t-il insisté.

Des actions sociales et un projet pilote à Arnaud

Le secrétaire général de la structure « Lavi », Serge Pierre, a pour sa part présenté plusieurs activités organisées dans le cadre de cette journée, notamment la distribution de plats chauds, de kits scolaires pour soutenir les parents en difficulté, l’organisation d’un match de football opposant Arnaud à Anse-à-Veau, ainsi qu’un festival réunissant des artistes nationaux et locaux.

Sur le volet social, Nenel Cassy a rappelé que lui et son équipe s’investissent depuis plus de vingt ans dans la scolarisation des enfants et la création d’opportunités d’emploi. Il a également annoncé des démarches en cours sur la question de la détention prolongée, avec des actions prévues dans plusieurs juridictions du pays en vue de la reconsidération de dossiers de détenus jugés innocents. Pour cela, une équipe au sein même de la structure sera déléguée pour mettre en pleine exécution l’initiative. Un geste fort prévu et renouvelé qui survient à la suite de son incarcération avant sa libération après plus d’une semaine au cours de 2025.

Par ailleurs, la commune d’Arnaud zone qui devrait servir de zone pilote pour un projet ambitieux de « zéro enfant non scolarisé ». Cette initiative vise à renforcer l’accès à l’éducation dès cette année, avec l’objectif de l’étendre à l’échelle nationale si les résultats sont probants.

Appel à la sagesse à l’approche de 2026

Se voulant mesuré dans ses propos, le sénateur a déclaré ne pas vouloir faire de « grandes déclarations », tout en dénonçant ce qu’il qualifie de « cinq années gaspillées ». À l’approche du 7 février 2026, il appelle à la sagesse, à une démarche inclusive et au rejet de la calomnie, plaidant pour un large rassemblement de toutes les couches de la société.

La conférence annuelle s’est achevée dans une atmosphère à la fois solennelle et festive, marquant le lancement d’une série d’activités politiques, sociales et culturelles prévues tout au long de la journée.

La rédaction

7 février 2026 : quelle alternative consensuelle ?

0

Par Pierre Josué Agénor Cadet

À moins d’un mois et deux jours de l’échéance prévue par l’Accord du 3 avril 2024, le Conseil présidentiel de transition (CPT) se trouve au cœur d’une impasse politique majeure. Le mandat de ses neuf membres arrive officiellement à terme le 7 février 2026. Pourtant, en dépit de nombreuses réunions et consultations, aucune solution consensuelle ne se dessine pour assurer la continuité de l’État dans un cadre conforme à l’accord fondateur de la transition.

La  » société civile  » et la classe politique traditionnelle, longtemps associées dans la gestion du pouvoir depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse, partagent aujourd’hui un constat : le CPT a échoué. Son bilan est entaché de scandales, d’atermoiements et d’une incapacité manifeste à répondre à l’urgence sécuritaire, institutionnelle et sociale. Toutefois, ces mêmes acteurs peinent à dépasser leurs divergences pour formuler une proposition commune et crédible.

Dans ce climat d’incertitude, les membres du CPT eux-mêmes, reconnaissant implicitement leurs limites, multiplient les scénarios visant à prolonger leur présence au pouvoir. Ils avancent l’argument selon lequel leur mission ne saurait prendre fin avec l’expiration de leur mandat, prévue le 7 février 2026. Une lecture contestée, y compris par la communauté internationale qui, tout en ayant contribué à l’installation du CPT, réclame désormais le respect strict de l’Accord du 3 avril et le départ des conseillers à l’échéance prévue.

Parallèlement, les propositions se succèdent, portées par des partis politiques et des organisations de la société civile : exécutif confié à un juge de la Cour de cassation assisté d’un Premier ministre, conseil présidentiel réduit, gouvernement de technocrates dits patriotes ou encore transition pilotée uniquement par un Premier ministre. Si ces options diffèrent dans leur forme, elles reposent toutes sur la même exigence : une transition brève et efficace, capable de produire des résultats là où le Premier ministre Ariel Henry, le CPT et ses deux gouvernements successifs ont échoué.

L’histoire haïtienne offre pourtant un précédent éclairant. En 1930, afin d’apaiser les tensions politiques et d’organiser des élections crédibles, un président provisoire consensuel avait été choisi en la personne de Louis Eugène Roy (1852-1937). Étranger aux luttes partisanes, élu à l’unanimité le 20 mars 1930 et entré en fonction le 15 mai, il avait su conduire la transition jusqu’à l’élection de Sténio Vincent, après quatre tours de scrutin.

Ce rappel historique souligne une vérité souvent négligée : dans les périodes de crise aiguë, la stabilité passe par la capacité des élites à privilégier l’intérêt général et à s’accorder sur des figures et des mécanismes de consensus.

À l’approche du 7 février 2026, Haïti se trouve une nouvelle fois à la croisée des chemins. L’enjeu n’est pas seulement institutionnel. Il est aussi moral et politique. Il s’agit de savoir si les acteurs nationaux sauront dépasser les calculs personnels pour faire de cette date une rupture avec l’échec chronique et le point de départ d’une espérance collective.

Pierre Josué Agénor Cadet

La Nouvelle Amérique de Donald Trump et la Renaissance Dessalinienne : Haïti dans la reconfiguration du pouvoir mondial.-

I. Introduction— Le XXIᵉ siècle ou la fin des illusions globales.-

Le XXIᵉ siècle se caractérise par une mutation profonde des équilibres mondiaux. La mondialisation, longtemps perçue comme un vecteur universel de prospérité et de démocratie, a révélé ses limites: dépendance économique, fragilité des institutions nationales, inégalités croissantes et perte de confiance dans les élites. Le progressisme globaliste, souvent déconnecté des réalités locales, a échoué à fournir des solutions durables aux crises économiques, sociales et sécuritaires.

Dans ce contexte, la Nouvelle Amérique de Donald Trump inaugure une ère post-idéologique, centrée sur le réalisme, la souveraineté et l’efficacité. Sa politique étrangère n’est plus fondée sur des slogans abstraits ou des promesses idéologiques, mais sur la capacité à obtenir des résultats tangibles pour son peuple et à préserver l’influence américaine sur la scène mondiale. Trump a ainsi redéfini la notion même de puissance : elle ne réside plus seulement dans la projection militaire ou la diplomatie traditionnelle, mais dans la combinaison du pragmatisme économique, de la fermeté stratégique et de la crédibilité politique.

Haïti, confrontée à une instabilité chronique et à un effondrement institutionnel, se retrouve à la croisée des chemins. Dans ce contexte mondial, le pays a besoin d’une vision qui combine discipline, rationalité et humanisme, capable de restaurer sa souveraineté et de répondre aux aspirations de sa population. La Renaissance Dessalinienne proposée par Yvon Bonhomme et le PARASOL, à travers le programme Renaissance (Leave No One Behind), représente cette alternative. Elle articule une approche holistique, incluant la reconstruction économique, la justice sociale et l’inclusion des femmes, des jeunes et des personnes handicapées, tout en préservant la souveraineté nationale.

Cette tribune analyse le phénomène de la nouvelle droite mondiale, compare ses succès aux échecs des régimes populistes de gauche, et démontre comment la vision de Bonhomme s’inscrit comme une solution réaliste et humaniste pour Haïti, en harmonie avec les nouvelles orientations internationales, notamment celles portées par Donald Trump et ses alliés.

II. La Nouvelle Amérique de Donald Trump — Le retour du réalisme politique global.-

Donald Trump incarne un tournant décisif dans l’histoire contemporaine. Sa présidence a été marquée par une remise en question du multilatéralisme et un retour à un réalisme politique assumé. La doctrine Trumpienne repose sur plusieurs piliers:

  1. Souveraineté nationale avant tout: Les États-Unis ont réaffirmé leur primauté sur la définition de leur politique intérieure et extérieure, rompant avec les attentes globalistes.
  2. Puissance économique comme instrument de diplomatie: L’imposition de tarifs douaniers et la renégociation des accords commerciaux internationaux ont montré que la force économique pouvait protéger l’industrie nationale et rétablir un équilibre global. Sécurité nationale et ordre moral : Les réformes militaires et les initiatives contre le terrorisme ont été guidées par une vision pragmatique, centrée sur la protection des citoyens et de leurs intérêts stratégiques.
  3. Alliances transactionnelles et équilibrées: Trump a privilégié la collaboration pragmatique avec des partenaires fiables (Israël, certains pays du Golfe), tout en maintenant une posture ferme face aux puissances qui ne respectaient pas les intérêts américains.

Cette approche a inspiré et légitimé un mouvement mondial de droite réaliste et humaniste, où l’efficacité prime sur l’idéologie, et où la souveraineté est un principe fondamental.

III. L’effondrement du populisme de gauche en Amérique latine.-

La gauche latino-américaine, de Hugo Chávez à Nicolás Maduro au Venezuela, d’Evo Morales en Bolivie à Daniel Ortega au Nicaragua, a fondé sa légitimité sur des discours anti-impérialistes et des promesses de redistribution de richesse. Cependant, la réalité du XXIᵉ siècle a montré les limites profondes de ces modèles: échec économique, affaiblissement institutionnel, crise sociale et marginalisation diplomatique. La montée de la droite pragmatique, incarnée par Trump, Meloni, Milei et Bukele, apparaît ainsi comme la réponse aux échecs idéologiques.

IV. Le cas Maduro — L’idéalisme contre la raison.-

Nicolás Maduro illustre l’échec du populisme de gauche : hyperinflation, pénuries, exode massif et centralisation autoritaire du pouvoir. Contrairement à Trump et aux leaders réalistes, Maduro s’accroche au pouvoir par la coercition et non par la réforme, démontrant la faillite morale du populisme. La leçon est claire : au XXIᵉ siècle, le pouvoir doit être exercé avec pragmatisme et rationalité.

V. L’ascension de la nouvelle droite mondiale.-

Le monde contemporain assiste à une reconfiguration idéologique majeure. La droite pragmatique et réaliste, incarnée par Donald Trump (USA), Giorgia Meloni (Italie), Javier Milei (Argentine), Nayib Bukele (El Salvador), Benjamin Netanyahu (Israël), Viktor Orbán (Hongrie), Marine Le Pen (France), Geert Wilders (Pays-Bas), Narendra Modi (Inde), William Ruto (Kenya), et Bola Tinubu (Nigeria), représente un mouvement fondé sur le réalisme, la souveraineté et l’efficacité politique. Traits communs : souveraineté nationale, pragmatisme économique, sécurité et ordre public, nationalisme rationnel et inclusif. Cette montée redéfinit les alliances internationales et offre un modèle que Haïti peut s’approprier via la Renaissance Dessalinienne.

VI. Haïti à la croisée des souverainetés : du chaos à la Renaissance Dessalinienne.-

Haïti, confrontée à l’effondrement institutionnel et à la dépendance extérieure, peut tirer parti des transformations mondiales. La Renaissance Dessalinienne et le programme Renaissance (Leave No One Behind) visent à restaurer l’autorité morale de l’État, réhabiliter les institutions clés, développer une économie inclusive et garantir l’intégration de toutes les composantes de la société. Cette approche holistique combine discipline, rationalité et humanisme.

VII. La Droite Dessalinienne Humaniste — La réponse haïtienne à la mutation mondiale.-

La Droite Dessalinienne Humaniste conjugue souveraineté nationale forte, autorité éclairée et humanisme pratique. Les 13 Commandements de la Deuxième République guident la gouvernance, le développement économique, l’éducation et la diplomatie. Cette approche reflète les principes de la Nouvelle Amérique tout en les adaptant aux réalités haïtiennes, offrant stabilité, cohésion sociale et crédibilité internationale.

VIII. Yvon Bonhomme — Le stoïcien de la nouvelle gouvernance haïtienne.-

Yvon Bonhomme incarne la convergence entre vision historique et pragmatisme contemporain. Ancien DG du MHAVE (Ministère des Haitiens Vivant à l’Etranger) et fondateur du mouvement des Madan Sara, il applique le stoïcisme politique, l’humanisme Dessalinien et la diplomatie stratégique. Sa vision inclusive et efficace constitue une alternative crédible aux défis haïtiens.

IX. Diplomatie et partenariat avec la Nouvelle Amérique.-

Haïti peut bénéficier de la montée de la Nouvelle Amérique pour renforcer sa position internationale via la coopération pragmatique avec les USA, le dialogue équilibré avec Israël et les BRICS, et l’intégration dans les initiatives régionales de sécurité et de développement. Le programme PARASOL garantit que Haïti coopère sans s’inféoder, assurant autonomie et respect.

x. Conclusion — Le monde, Haïti et la renaissance du reel.-

Le XXIᵉ siècle impose un monde de réalisme et de responsabilité. La montée de la droite pragmatique montre que la souveraineté, la discipline et la rationalité sont les piliers du pouvoir moderne. Haïti peut se repositionner comme acteur crédible grâce à la Renaissance Dessalinienne et au programme PARASOL. Yvon Bonhomme incarne ce leadership moral et rationnel, alliant souveraineté, humanisme et efficacité gouvernementale.

Annexes et references:

  1. Firstpost (2025), Rise of Right-Wing Politics: A Global Trend.
  2. Foreign Affairs (2025), The Triumph of Realism: Trump’s Second Era of Sovereignty.
  3. Le Monde Diplomatique (2024), Meloni et le conservatisme européen.
  4. The Economist (2024), Javier Milei and the New Libertarian World.
  5. Brookings Institution (2025), Authoritarian Populism in Latin America: From Chavismo to Bukelismo.
  6. Harvard Kennedy Review (2024), Geopolitical Realignment of the 21st Century.
  7. Dossier officiel PARASOL (2025), Doctrine Dessalinienne Humaniste et Renaissance d’Haïti.
  8. El País (2023), Le paradoxe vénézuélien et la faillite du chavisme.

Signé :

Yvon Bonhomme
Président-Fondateur du Parti Politique Patriyòt Rasanble pou Sove Lakay (PARASOL),
Stoïcien, Chercheur Engagé,
Ancien Directeur Général du Ministère des Haïtiens Vivant à l’Étranger (MHAVE),
Concepteur de la Nouvelle Doctrine Politique Droite Dessalinienne,
Architecte de la Deuxième République d’Haïti,
Initiateur et Concepteur du Mouvement des Madan Sara,
Auteur de Renaissance (Leave No One Behind).
Email:yvonbonhommeh@gmail.com.

Nicolas Maduro devant un américain après son enlèvement spectaculaire aux lourdes répercussions géopolitiques

0

Par Jean Mapou

NEW-YORK.— Le président vénézuélien Nicolas Maduro a comparu, lundi, devant un tribunal fédéral de New York pour répondre à de graves accusations de trafic international de stupéfiants. Son enlèvement effectué à Caracas lors d’une invasion militaire américaine ordonnée par le président Donald Trump, provoque une onde de choc diplomatique et relance les tensions autour des enjeux énergétiques et stratégiques du Venezuela.

Présenté devant la cour fédérale de Manhattan après avoir été détenu à Brooklyn, Nicolas Maduro est accusé par la justice américaine d’avoir dirigé pendant plusieurs années un vaste réseau de trafic de cocaïne, en lien avec des cartels mexicains et des groupes armés colombiens. Selon l’acte d’accusation actualisé et rendu public samedi, son épouse, Cilia Flores, figure également parmi les coaccusés.

Une opération militaire aux lourdes conséquences internationales

L’enlèvement du dirigeant vénézuélien, qualifié de spectaculaire, a été menée lors d’une intrusion des forces spéciales américaines à Caracas. Cette intervention, considérée comme la plus significative en Amérique latine depuis l’invasion du Panama en 1989, a suscité de vives réactions au sein de la communauté internationale.

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exprimé ses préoccupations quant à la légalité de l’opération et à ses implications pour la stabilité régionale. Plusieurs pays, dont la Russie et la Chine, ont fermement condamné l’intervention américaine, dénonçant une violation de la souveraineté vénézuélienne. La question devait être examinée au Conseil de sécurité des Nations unies.

Maduro dénonce une manœuvre politique visant à exploiter le pétrole vénézuélien

Âgé de 63 ans, Nicolas Maduro rejette catégoriquement les accusations portées contre lui. Il dénonce une «machination politique» visant, selon ses déclarations antérieures, à légitimer une ingérence américaine et à faciliter la mainmise de Washington sur les importantes ressources pétrolières du Venezuela.

À Caracas, les autorités ont réagi en décrétant l’état d’urgence. Un décret présidentiel ordonne l’arrestation de toute personne soupçonnée d’avoir soutenu ou facilité l’opération américaine, dans un climat de tensions accrues et d’incertitude politique.

Le pétrole vénézuélien au cœur des enjeux

Sur le plan économique, le kidnapping de Nicolas Maduro a ravivé les spéculations autour du secteur énergétique vénézuélien. Les marchés ont réagi rapidement, avec une hausse des actions de plusieurs compagnies pétrolières américaines, alimentée par les déclarations de Donald Trump affirmant vouloir rouvrir l’accès aux vastes réserves du pays.

Le Venezuela détient les plus importantes réserves prouvées de pétrole au monde, mais son industrie énergétique est en déclin depuis plusieurs années, minée par une mauvaise gestion, la corruption et les sanctions internationales. Washington n’exclut pas de nouvelles actions coercitives en cas de non-coopération des autorités vénézuéliennes.

Alors que Nicolas Maduro doit désormais répondre de lourdes accusations américaines, l’avenir politique du Venezuela reste profondément incertain. Cette affaire marque un tournant majeur dans les relations entre Caracas et Washington et pourrait redéfinir les équilibres géopolitiques en Amérique latine, dans un contexte de rivalités accrues et de recomposition des rapports de force régionaux.

Jean Mapou / Le Relief

𝐋’𝐚𝐫𝐠𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐞𝐫𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐚𝐬𝐩𝐨𝐫𝐚 𝐡𝐚ït𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐥’𝐞𝐟𝐟𝐨𝐫𝐭 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐧 𝐑é𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐃𝐨𝐦𝐢𝐧𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐞

0

𝑃𝑎𝑟 𝐽𝑒𝑎𝑛 𝑉𝑒𝑛𝑒𝑙 𝐶𝑎𝑠𝑠𝑒́𝑢𝑠

« L’argent est le nerf de la guerre », dit on fréquemment. Cette formule, à mes yeux, repose sur une confusion persistante entre les moyens et l’intelligence de l’action. Le véritable nerf de la guerre, selon mes constats, est la « Pensée Stratégique », entendue comme la capacité à définir une finalité, à organiser des instruments cohérents et à inscrire les ressources dans une architecture d’ensemble. L’argent, lorsqu’il circule en dehors d’un cadre structuré, ne produit aucun effet durable sur le réel. Il transite, il compense, il amortit, sans transformer. L’argent transféré quotidiennement par la diaspora haïtienne à destination des ménages en Haïti, par l’intermédiaire de services tels que Western Union, MoneyGram et d’autres circuits similaires, constitue une manifestation concrète et sans ambiguïté de cette réalité. Abondants, constants, porteurs d’une solidarité profonde, ils opèrent pourtant dans un espace économique désorganisé qui les détourne de toute dynamique productive nationale.

𝐿𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑎𝑑𝑜𝑥𝑒 𝑑’𝑢𝑛 𝑠𝑜𝑢𝑡𝑖𝑒𝑛 𝑣𝑖𝑡𝑎𝑙 𝑑𝑒́𝑡𝑜𝑢𝑟𝑛𝑒́ 𝑑𝑒 𝑠𝑎 𝑓𝑖𝑛𝑎𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑛𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑎𝑙𝑒

Les transferts de fonds de la diaspora haïtienne figurent parmi les flux financiers les plus stables de l’économie nationale. Ils assurent la subsistance quotidienne de millions de ménages et amortissent, à court terme, les effets sociaux de la crise prolongée de la production et de l’effacement des capacités publiques. Pourtant, ce soutien vital produit une contradiction économique profonde. Une part importante de ces ressources, loin de soutenir l’économie haïtienne, alimente indirectement l’appareil productif de la République dominicaine. Ce phénomène procède d’une mécanique structurelle où la désorganisation de la production locale transforme la réalité sociale du transfert en moteur de croissance externe.

𝐿𝑒𝑠 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑓𝑒𝑟𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑎𝑠𝑝𝑜𝑟𝑎 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑠𝑡𝑎𝑏𝑖𝑙𝑖𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑠𝑜𝑐𝑖𝑎𝑙𝑒 𝑒𝑡 𝑑𝑒́𝑠𝑒́𝑞𝑢𝑖𝑙𝑖𝑏𝑟𝑒 𝑒́𝑐𝑜𝑛𝑜𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒

Selon les données de la Banque mondiale et de la Banque interaméricaine de développement, les transferts de fonds vers Haïti représentent plus de 20 % (2022) du produit intérieur brut, l’un des niveaux les plus élevés à l’échelle mondiale. Cette source de devises dépasse l’aide internationale et les recettes d’exportation, tout en conservant une stabilité relative face aux turbulences politiques internes.

Les chiffres de l’Institut haïtien de statistique et d’informatique indiquent que plus de 80 % (2019) de ces transferts sont orientés vers la consommation courante alimentation logement santé scolarité énergie. Cette affectation répond à une logique de survie des ménages et non à une projection économique. L’absence de structures capables de canaliser cette ressource vers l’investissement explique la faible transformation du soutien social en capital productif.

𝐷𝑒́𝑐𝑙𝑖𝑛 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑓 𝑒𝑡 𝑑𝑒́𝑝𝑒𝑛𝑑𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒𝑟𝑐𝑖𝑎𝑙𝑒 𝑣𝑒𝑟𝑠 𝑙’𝑒́𝑐𝑜𝑛𝑜𝑚𝑖𝑒 𝑑𝑜𝑚𝑖𝑛𝑖𝑐𝑎𝑖𝑛𝑒

La dégradation continue de la production nationale agricole et industrielle a remodelé la structure de la demande intérieure. Les ménages consomment majoritairement des biens importés en provenance de la République dominicaine qui occupe une place dominante dans l’approvisionnement du marché haïtien produits alimentaires transformés matériaux de construction biens manufacturés intrants énergétiques. Selon les données consolidées issues des statistiques commerciales de la Banque mondiale de la Banque interaméricaine de développement et de l’Institut haïtien de statistique et d’informatique, la République dominicaine concentre environ 35 % (2021) de la valeur totale des importations haïtiennes.

Dans cette configuration, chaque dollar transféré par la diaspora, une fois dépensé, soutient prioritairement les chaînes de valeur dominicaines. Le flux monétaire finance alors l’emploi, la fiscalité et l’expansion industrielle d’un pays voisin, pendant que l’économie haïtienne reste cantonnée à une fonction de consommation sans capacité d’accumulation interne.

Ce mécanisme dépasse la question du déficit commercial. Il traduit une incapacité structurelle à retenir la valeur créée par la solidarité nationale.

𝐿𝑒𝑠 𝑙𝑖𝑚𝑖𝑡𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑢 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑓𝑒𝑟𝑡 𝑒𝑛 𝑙𝑒𝑣𝑖𝑒𝑟 𝑑𝑒 𝑑𝑒́𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡

Les analyses en économie du développement montrent que les transferts de fonds contribuent à la croissance lorsqu’ils s’inscrivent dans un environnement structuré par un État organisateur, un système financier accessible et des infrastructures productives fonctionnelles. Haïti se trouve éloignée de ces conditions.

L’appareil public n’assure plus la coordination économique ni la planification sectorielle ni la sécurisation de l’investissement. Le système financier demeure concentré, peu accessible aux ménages et aux petites entreprises, et largement déconnecté des réalités territoriales. Les infrastructures routes énergie stockage irrigation logistique portuaire ne permettent ni l’augmentation de la production ni l’intégration des producteurs aux marchés.

Dans ces conditions, la diaspora ne peut orienter ses ressources vers des projets productifs durables faute de dispositifs crédibles de sécurisation et d’accompagnement.

𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝑟𝑒𝑙𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑣𝑒 𝑓𝑜𝑛𝑑𝑒́𝑒 𝑠𝑢𝑟 𝑙’𝑜𝑟𝑔𝑎𝑛𝑖𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙’𝐸́𝑡𝑎𝑡

La sortie de cette impasse exige une pensée économique éclairée fondée sur la reconstruction des fonctions économiques de l’État. Celui ci doit être compris comme une architecture de coordination capable d’orienter la production nationale.

Cela implique une planification sectorielle cohérente agriculture agro transformation énergie logement. La démocratisation du système financier constitue une condition déterminante accès élargi au crédit productif instruments sécurisés pour l’épargne de la diaspora banques de développement réellement opérationnelles mécanismes de partage du risque.

La construction d’infrastructures productives zones agricoles structurées parcs industriels fonctionnels réseaux énergétiques fiables logistique interne représente la base matérielle indispensable à toute relance économique crédible.

𝑅𝑒𝑝𝑒𝑛𝑠𝑒𝑟 𝑙𝑒 𝑙𝑖𝑒𝑛 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑑𝑖𝑎𝑠𝑝𝑜𝑟𝑎 𝑒́𝑐𝑜𝑛𝑜𝑚𝑖𝑒 𝑒𝑡 𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑎𝑖𝑛𝑒𝑡𝑒́ 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑣𝑒

Le financement indirect de la production dominicaine par les transferts haïtiens résulte d’une défaillance interne plus que d’une dynamique externe. Tant que l’État restera désorganisé, que le système financier restera excluant et que la production nationale demeurera marginalisée, les transferts continueront à soutenir des économies mieux structurées.

La relance productive suppose une cohérence institutionnelle associant l’État, le secteur privé, la diaspora et les territoires. Sans cette architecture, la solidarité haïtienne poursuivra sa trajectoire actuelle en alimentant la prospérité d’autres économies au détriment de la sienne.

Jean Venel Casseus

Quand la France et le Royaume-Uni frappent l’État islamique près de Palmyre en Syrie

Par Jean Wesley Pierre

Le Royaume-Uni et la France ont mené conjointement, dans la soirée du samedi 3 janvier 2026, une frappe aérienne en Syrie visant des infrastructures du groupe État islamique (EI), a annoncé dimanche le ministère britannique de la Défense. L’opération s’est déroulée dans les montagnes situées au nord de l’ancienne cité de Palmyre, dans le centre du pays.

Selon le communiqué officiel, la frappe a ciblé un site souterrain soupçonné d’être utilisé par l’organisation jihadiste, « très probablement pour le stockage d’armes et d’explosifs ». Les forces britanniques ont employé des bombes guidées Paveway IV afin de frapper plusieurs tunnels d’accès menant à l’installation.

Le ministère britannique précise qu’« une évaluation détaillée est actuellement en cours », tout en indiquant que les premières analyses confirment que la cible a été atteinte avec succès. Aucune précision n’a été donnée sur le rôle exact joué par les appareils français au cours de l’opération.

Les autorités britanniques assurent par ailleurs que la frappe n’a présenté aucun risque pour les civils et que l’ensemble des avions engagés sont rentrés à leur base sans incident.

Dans le même communiqué, le ministre britannique de la Défense, John Healey, a salué une opération illustrant « la détermination du Royaume-Uni à se tenir aux côtés de ses alliés pour éradiquer toute résurgence de Daech et de ses idéologies violentes au Moyen-Orient ».

Bien que militairement défait en 2019 par la coalition internationale, après avoir contrôlé de vastes portions du territoire syrien et irakien notamment la région de Palmyre le groupe État islamique demeure actif. Ses combattants, repliés dans les zones désertiques de la Syrie, continuent de mener des attaques sporadiques contre les forces locales et internationales.

Fin décembre, les États-Unis avaient déjà annoncé avoir mené des frappes contre des « bastions » de l’EI en Syrie, tuant au moins cinq jihadistes selon une organisation non gouvernementale. Ces opérations faisaient suite à une attaque ayant coûté la vie à trois ressortissants américains dans le pays.

Cette nouvelle frappe conjointe franco-britannique s’inscrit ainsi dans la continuité des efforts internationaux visant à empêcher toute reconstitution opérationnelle de l’organisation jihadiste dans une Syrie toujours fragilisée par plus d’une décennie de conflit.

Jean Wesley Pierre/ Le Relief

Burkina Faso: une tentative de coup d’état dejouée

0

Par Jean Mapou

OUAGADOUGOU.— Une nuit de tension a régné au Burkina Faso à la suite d’une tentative de déstabilisation des institutions. Un coup d’État, visant la tête du leader burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, a été déjouée dans la nuit du samedi 3 janvier 2026 grâce à l’intervention des forces de défense et de sécurité, selon plusieurs sources concordantes en provenance de la capitale.

D’après des informations relayées par des médias locaux, l’opération avortée visait directement le président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré. La réaction rapide des forces de sécurité aurait permis l’interpellation du principal suspect, présenté comme le cerveau présumé du complot, mettant un terme à l’entreprise avant son passage à l’acte.

L’analyse du téléphone du suspect arrêté aurait révélé des éléments jugés hautement compromettants par les enquêteurs. Ces découvertes auraient conduit à de nouvelles interpellations. Selon les mêmes sources, plusieurs personnes soupçonnées de complicité, dont des opérateurs économiques, auraient été arrêtées dans le cadre de l’enquête en cours.

Une planification présumée depuis l’étranger

Toujours selon ces informations, la tentative de déstabilisation aurait été planifiée depuis Lomé, au Togo, et impliquerait des personnalités connues. Le nom de Paul-Henri Sandaogo Damiba, ancien président de la Transition burkinabè, est cité de manière récurrente. Installé au Togo depuis son éviction du pouvoir, il aurait, d’après ces sources, coordonné l’opération en lien avec des relais internes.

Le plan avorté aurait notamment inclus l’assassinat du commandant de la base de drones, une manœuvre destinée à affaiblir le dispositif sécuritaire national. Cette action devait faciliter l’infiltration de mercenaires et de groupes armés terroristes positionnés hors du territoire, avec pour objectif de viser des installations stratégiques de l’État.

Mobilisation de la jeunesse à Ouagadougou suite à cette tentative

À la suite de la diffusion de l’information, une mobilisation spontanée de la jeunesse a été observée dans la capitale. De nombreux jeunes se sont rassemblés aux abords du palais présidentiel pour exprimer leur soutien au capitaine Ibrahim Traoré et leur attachement au processus de transition. Des slogans patriotiques et des messages en faveur de la souveraineté nationale ont été scandés, dans une ambiance globalement calme mais déterminée.

Pour plusieurs observateurs, cette mobilisation traduit l’adhésion d’une partie de la population, notamment de la jeunesse, à la ligne politique du chef de l’État. Depuis son arrivée au pouvoir, le capitaine Ibrahim Traoré bénéficie d’un soutien notable auprès de jeunes Burkinabè, sensibles à son discours souverainiste et à sa volonté affichée de rompre avec certaines pratiques du passé.

Soupçons de soutiens extérieurs dans un contexte de sécurité tendue

Certaines sources évoquent par ailleurs des soutiens extérieurs présumés, affirmant que des pays occidentaux auraient promis un appui logistique et aérien dans le but de favoriser un renversement du régime. Ces allégations n’ont, à ce stade, fait l’objet d’aucune confirmation officielle.

Soulignons que cette tentative avortée intervient dans un contexte national et régional marqué par une forte instabilité. Le Burkina Faso demeure confronté à des défis sécuritaires majeurs liés à la lutte contre le terrorisme, ainsi qu’à des tensions politiques persistantes depuis le début de la transition. L’épisode relance le débat sur la solidité des institutions et la nécessité d’un large consensus national pour garantir la stabilité du pays.

À ce stade, aucune communication officielle n’a été publiée par les autorités burkinabè. Les médias locaux indiquent suivre de près l’évolution de la situation et s’engagent à informer le public au fur et à mesure de la disponibilité d’éléments confirmés.

Jean Mapou / Le Relief