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Le CPT face à la date ultime : le compte à rebours enclenché

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À moins de 20 jours de l’échéance du 7 février 2026, date marquant la fin officielle du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), l’organe exécutif se met en branle. Dans un contexte politique tendu et sous la pression croissante de la rue, le CPT multiplie les rencontres avec des structures politiques et sociales, dans une tentative de dégager un consensus sur l’après-7 février.

Ces rencontres s’inscrivent dans une démarche de concertation visant à définir un mécanisme de gouvernance capable d’assurer la continuité institutionnelle, tout en préservant le processus électoral et en répondant à l’urgence sécuritaire.

Une rue en ébullition, une classe politique sous tension

Pendant que le CPT consulte, la rue gronde. Plusieurs structures politiques et organisations sociales haïtiennes aiguisent leurs stratégies de mobilisation. Conférences de presse, prises de position publiques et appels à descendre dans les rues se multiplient, dans l’objectif de forcer un changement de cap et de peser sur les décisions à venir.

Dans ce climat électrique, le CPT a entamé, depuis le dimanche 18 janvier 2026, une série de consultations à la Villa d’Accueil, recevant tour à tour des partis politiques, des regroupements et des acteurs clés de la société civile.

Trois jours de dialogue politique à la Villa d’Accueil

Le dialogue politique national a officiellement été lancé le dimanche 18 janvier 2026. Lors de cette première journée, le CPT a accueilli les groupes MORN et Consensus politique, regroupant notamment EDE, Pitit Dessalines, Ansanm Nou Fò, l’Accord historique du 14 août, le RENAPA et le Parti Ayisyen pou Ayiti.

Le Conseil présidentiel de transition a salué la qualité des échanges ainsi que la pertinence des propositions formulées par ces structures.

Les discussions se sont poursuivies le lundi 19 janvier 2026 avec COPPOS-Haïti et ses alliés, KOREPAD, ainsi que des représentants des Accords de Montana et du 21 décembre. Cette deuxième journée, qualifiée de constructive par le CPT, a été présentée comme une avancée significative dans la recherche d’une issue consensuelle à la crise de gouvernance.

Le mardi 20 janvier 2026, troisième et dernière journée du dialogue, le CPT a échangé avec les représentants de l’Accord du 21 décembre, de la Conférence nationale des acteurs, du Consensus national inclusif (CONAI) et du Conseil national de la société civile (CONASOC).

Dans l’après-midi, les consultations se sont élargies à des représentants du secteur syndical, du Vodou et du Forum des anciens parlementaires, marquant une volonté d’inclusion de divers segments de la société.

Un consensus encore incertain à l’approche du 7 février

Selon le CPT, ces rencontres visent à dégager un consensus haïtien autour d’un mécanisme de gouvernance susceptible d’assurer la stabilité politique, institutionnelle et sociale du pays après le 7 février 2026. Toutefois, à mesure que l’échéance approche, les divergences demeurent profondes et la pression populaire ne faiblit pas.

À près de deux semaines de la date ultime, l’issue de ce dialogue national reste incertaine, dans un pays où la transition politique continue de se jouer entre négociations institutionnelles et contestations de rue.

Quelles seront les retombées des rencontres? Une question qui se pose pour toujours et encore, une réponse est attendue. Chaque seconde compte!

La rédaction

Dernière heure

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Le secrétaire d’État américain Marco Rubio s’est entretenu, ce vendredi 23 janvier 2026, avec le Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé. Selon un communiqué du département d’État, Washington réaffirme son soutien à la stabilité et à la sécurité d’Haïti.

Lors de cet échange, Marco Rubio a insisté sur l’importance du maintien d’Alix Fils-Aimé à la tête du gouvernement afin de lutter contre les gangs armés et de stabiliser le pays, soulignant que la violence actuelle ne peut être endiguée qu’à travers un leadership fort et constant, soutenu par la population.

Le chef de la diplomatie américaine a également appelé à la dissolution du Conseil présidentiel de transition (CPT) d’ici le 7 février, tout en mettant en garde contre toute tentative d’ingérence d’acteurs corrompus dans le processus menant à un pouvoir élu. Les États-Unis préviennent qu’un « coût élevé » sera imposé aux responsables politiques impliqués dans le soutien aux gangs armés et aux actes de terrorisme en Haïti.

Le Relief- À la pointe de l’information

Le CPT face à la date ultime : le compte à rebours enclenché

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À moins de 20 jours de l’échéance du 7 février 2026, date marquant la fin officielle du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), l’organe exécutif se met en branle. Dans un contexte politique tendu et sous la pression croissante de la rue, le CPT multiplie les rencontres avec des structures politiques et sociales, dans une tentative de dégager un consensus sur l’après-7 février.

Ces rencontres s’inscrivent dans une démarche de concertation visant à définir un mécanisme de gouvernance capable d’assurer la continuité institutionnelle, tout en préservant le processus électoral et en répondant à l’urgence sécuritaire.

Une rue en ébullition, une classe politique sous tension

Pendant que le CPT consulte, la rue gronde. Plusieurs structures politiques et organisations sociales haïtiennes aiguisent leurs stratégies de mobilisation. Conférences de presse, prises de position publiques et appels à descendre dans les rues se multiplient, dans l’objectif de forcer un changement de cap et de peser sur les décisions à venir.

Dans ce climat électrique, le CPT a entamé, depuis le dimanche 18 janvier 2026, une série de consultations à la Villa d’Accueil, recevant tour à tour des partis politiques, des regroupements et des acteurs clés de la société civile.

Trois jours de dialogue politique à la Villa d’Accueil

Le dialogue politique national a officiellement été lancé le dimanche 18 janvier 2026. Lors de cette première journée, le CPT a accueilli les groupes MORN et Consensus politique, regroupant notamment EDE, Pitit Dessalines, Ansanm Nou Fò, l’Accord historique du 14 août, le RENAPA et le Parti Ayisyen pou Ayiti.

Le Conseil présidentiel de transition a salué la qualité des échanges ainsi que la pertinence des propositions formulées par ces structures.

Les discussions se sont poursuivies le lundi 19 janvier 2026 avec COPPOS-Haïti et ses alliés, KOREPAD, ainsi que des représentants des Accords de Montana et du 21 décembre. Cette deuxième journée, qualifiée de constructive par le CPT, a été présentée comme une avancée significative dans la recherche d’une issue consensuelle à la crise de gouvernance.

Le mardi 20 janvier 2026, troisième et dernière journée du dialogue, le CPT a échangé avec les représentants de l’Accord du 21 décembre, de la Conférence nationale des acteurs, du Consensus national inclusif (CONAI) et du Conseil national de la société civile (CONASOC).

Dans l’après-midi, les consultations se sont élargies à des représentants du secteur syndical, du Vodou et du Forum des anciens parlementaires, marquant une volonté d’inclusion de divers segments de la société.

Un consensus encore incertain à l’approche du 7 février

Selon le CPT, ces rencontres visent à dégager un consensus haïtien autour d’un mécanisme de gouvernance susceptible d’assurer la stabilité politique, institutionnelle et sociale du pays après le 7 février 2026. Toutefois, à mesure que l’échéance approche, les divergences demeurent profondes et la pression populaire ne faiblit pas.

À près de deux semaines de la date ultime, l’issue de ce dialogue national reste incertaine, dans un pays où la transition politique continue de se jouer entre négociations institutionnelles et contestations de rue.

Quelles seront les retombées des rencontres? Une question qui se pose pour toujours et encore, une réponse est attendue. Chaque seconde compte!

La rédaction

Davos 2026 : le Forum économique face aux luttes internationales

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Par Gesly Sinvilier

Le Forum économique mondial (WEF), longtemps perçu comme un espace feutré de dialogue entre élites économiques, dirigeants politiques et décideurs globaux, a pris cette année des allures bien différentes. Davos n’a plus seulement été le rendez-vous de la gouvernance économique mondiale ; il s’est imposé comme une scène à ciel ouvert où se sont exprimées, parfois brutalement, les grandes luttes internationales de notre temps.

Dès les premières sessions, le ton était donné. Les discours consensuels sur la croissance inclusive et la transition verte ont rapidement laissé place à des prises de position marquées, révélatrices d’un monde fragmenté. Les tensions géopolitiques – qu’il s’agisse des conflits armés persistants, des rivalités entre grandes puissances ou des recompositions d’alliances régionales – ont occupé le devant de la scène, éclipsant les thématiques économiques traditionnelles. Davos a ainsi cessé d’être un simple forum de coordination pour devenir un espace de confrontation symbolique.

La guerre, la sécurité et la souveraineté ont dominé les échanges. Plusieurs chefs d’État et ministres ont utilisé la tribune du WEF pour défendre leurs narratifs, chercher des soutiens ou, à l’inverse, dénoncer des adversaires. Dans les couloirs comme sur les estrades, le langage diplomatique s’est fait plus dur, plus direct.

Mais les luttes observées à Davos n’étaient pas uniquement interétatiques. Le Forum a aussi mis en lumière des tensions profondes entre modèles économiques et visions du monde. D’un côté, les défenseurs d’un capitalisme régulé, soucieux d’intégrer les impératifs climatiques et sociaux ; de l’autre, ceux qui prônent le retour à des logiques de puissance, de protection et de compétition assumée. Les débats sur l’intelligence artificielle, la transition énergétique ou la dette des pays du Sud ont révélé des fractures nettes entre Nord et Sud, entre économies avancées et pays vulnérables, entre promesses de solidarité et réalités de rapports de force.

La société civile et les acteurs non étatiques ont également contribué à cette transformation du WEF en arène de luttes. ONG, intellectuels, militants et entrepreneurs sociaux ont contesté, parfois frontalement, les discours officiels. À l’extérieur du périmètre sécurisé, les manifestations ont rappelé que Davos reste, pour beaucoup, le symbole d’un système mondial jugé inégalitaire et déconnecté des réalités des populations. À l’intérieur, certaines voix ont tenté de réconcilier ces critiques avec les impératifs de gouvernance globale, non sans difficulté.

Ce basculement du World Economic Forum n’est pas anodin. Il reflète un monde où les espaces traditionnels de médiation et de consensus se raréfient. Davos, autrefois lieu de synthèse et de compromis, devient le miroir d’un système international traversé par la défiance, la polarisation et la compétition. En ce sens, le Forum n’a pas tant changé de nature qu’il n’a révélé, de manière spectaculaire, l’état réel des relations internationales.

En se transformant cette année en véritable scène des luttes internationales, le WEF pose une question centrale : peut-il encore être un lieu de construction collective de solutions globales, ou n’est-il désormais qu’un théâtre où s’exposent les fractures du monde ? La réponse reste incertaine. Mais une chose est sûre : Davos 2026 aura marqué une rupture, en montrant que même les espaces les plus policés de la mondialisation ne sont plus à l’abri des conflits qui redessinent l’ordre mondial.

Gesly Sinvilier/ Le Relief

Voilà ce que pensent certains observateurs étrangers de notre situation

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La journaliste Jacqueline Charles, du Miami Herald, a écrit sur son compte X :

« Il existe une maladie qui n’a pas encore de nom. Il est insensé que, dans un pays comme Haïti, avec tous les problèmes auxquels il est confronté, aucun “chef” ne s’intéresse réellement à la recherche de solutions. Au contraire, ils s’acharnent désespérément à se maintenir au pouvoir après le 7 février. »

Ce regard extérieur, aussi sévère soit-il, n’est pas sans fondement.

Pour ma part, je demeure convaincu qu’Haïti ne s’en sortira pas sans un plan clair, un agenda précis et une vision collective assumée.
Si ce sont toujours les mêmes acteurs, ceux-là mêmes qui ont conduit le pays dans l’impasse, qui se disputent aujourd’hui le droit de prolonger le désordre et d’aggraver le chaos, alors il faut le dire sans détour : nous n’en sortirons pas.

Le problème n’est pas seulement l’absence de pouvoir légitime.
Il est plus profond. Il tient à l’absence de projet, à la dilution de la responsabilité, et au refus obstiné de rompre avec des pratiques dont l’échec est pourtant documenté, répété, incontestable.

C’est précisément dans cet esprit qu’un plan régional, actuellement en cours d’adaptation aux contraintes de la transition, est proposé au débat national. Ce plan a été conçu et élaboré par Alin Louis Hall, entouré de technocrates haïtiens parmi les plus compétents. Il en est aujourd’hui le porte-parole, non par ambition personnelle, mais par cohérence intellectuelle et sens de l’intérêt public.

Les responsables politiques devraient accepter de donner du temps à l’intelligence collective. Le secteur des affaires devrait
comprendre l’enjeu historique et mesurer le coût réel de l’inaction, du cynisme et des calculs à courte vue.

Car à force de refuser le sursaut, de repousser la rupture et de mépriser la lucidité, ce n’est pas seulement un État que nous épuisons, mais une société entière que nous exposons à l’effondrement.

Et cela, aucun peuple ne peut longtemps se le permettre.

Yves Lafortune, Miami

Forum de Davos 2026 : le retour de Donald Trump sous haute tension diplomatique

Par Jean Wesley Pierre

Le Forum économique mondial de Davos s’ouvre cette semaine dans un climat international marqué par de fortes crispations géopolitiques. Du 19 au 23 janvier 2026, la station suisse accueille près de 3 000 participants venus de 130 pays, dont 64 chefs d’État et de gouvernement et quelque 1 700 dirigeants d’entreprise. Cette 56ᵉ édition, placée sous le thème paradoxal de « l’esprit de dialogue », est dominée par un événement : le retour très attendu de Donald Trump, six ans après sa dernière participation en personne.

Le président américain doit prononcer un discours mercredi 21 janvier entre 14h30 et 15h15, une intervention diffusée en direct et traduite dans neuf langues. Sa présence cristallise les attentes autant que les inquiétudes, tant ses positions récentes ont ravivé les tensions entre Washington et ses partenaires européens. Les menaces répétées d’annexion du Groenland territoire autonome du Danemark mais aussi les déclarations visant le Canada ou la démonstration de force au Venezuela, ont provoqué de vives réactions sur le Vieux Continent.

À Davos, ces tensions se sont déjà fait sentir. Emmanuel Macron a pris la parole ce mardi, plaidant pour « le respect plutôt que les brutes » et « l’état de droit plutôt que la brutalité », dans une allocution perçue comme une réponse directe à la diplomatie offensive de Donald Trump.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a quant à elle dénoncé les projets de surtaxes douanières américaines, estimant qu’ils constituent « une erreur » susceptible d’entraîner une « spirale dangereuse » au bénéfice des adversaires stratégiques de l’Occident.

Symbole du malaise, le Danemark a choisi de ne pas envoyer de délégation officielle à Davos, selon la chaîne CNBC, alors que la question de la souveraineté du Groenland s’impose comme l’un des sujets centraux du forum. Donald Trump, le président des États-Unis, devrait également évoquer son projet de « Conseil pour la paix », notamment sur le dossier de Gaza, une initiative accueillie avec prudence par plusieurs chancelleries.

Le président américain arrive en Suisse à la tête d’une délégation record, comprenant son secrétaire d’État Marco Rubio, son secrétaire au Trésor Scott Bessent et l’envoyé spécial pour le Proche-Orient Steve Witkoff.

Avant même l’ouverture du forum, il a menacé huit pays européens de nouvelles taxes douanières et annoncé une réunion sur le Groenland en marge de l’événement, donnant le ton d’une semaine potentiellement explosive.

Au-delà du « show Trump », Davos 2026 abordera cinq grandes thématiques :

  1. les tensions géopolitiques,
  2. l’intelligence artificielle,
  3. les nouvelles sources de croissance,
  4. l’investissement dans le capital humain et
  5. l’environnement.

Les géants de la tech seront particulièrement visibles, avec la présence de Satya Nadella (Microsoft), Jensen Huang (Nvidia) ou encore Dina Powell McCormick pour Meta.

Dans un monde fragmenté, Davos se veut un espace de dialogue. Mais cette édition 2026 pourrait surtout révéler l’ampleur des fractures entre alliés occidentaux, à l’heure où la diplomatie du rapport de force semble reprendre le dessus sur le multilatéralisme.

Jean Wesley Pierre/ Le Relief

Ligue des champions : Quand le Real de Madrid met l’ AS Mona-K.O

Par Jean Wesley Pierre

Le Real Madrid a livré une démonstration de force face à l’AS Monaco, battue 6-1 ce mardi 20 janvier 2026 à domicile, en Espagne, à Madrid, au stade Bernabéu, lors d’une rencontre de Ligue des champions à sens unique.

Portés par un collectif dominateur et des individualités étincelantes, les Merengues confirment leur montée en puissance et consolident fortement leur place dans le Top 8, désormais acquise à 99 % selon les projections selon l’analyse de nombreux observateurs, tandis que Monaco stagne à la 20e place.

La rencontre a rapidement basculé en faveur des Madrilènes. Kylian Mbappé a ouvert le score dès la 5e minute avant de doubler la mise à la 26e, confirmant son efficacité clinique. Avec 11 buts inscrits en 6 matchs de phase de groupes, l’attaquant français devient le deuxième joueur de l’histoire à atteindre ce total, après Cristiano Ronaldo — CR7 lors de la saison 2015-2016. Une performance historique qui souligne l’impact décisif de Mbappé au plus haut niveau européen.

En seconde période, le Real a accéléré sans relâche. Franco Mastantuono (51e) et un but contre son camp de Thilo Kehrer (55e) ont aggravé le score, avant que Vinicius Junior (63e) et Jude Bellingham (80e) ne scellent une victoire éclatante. Le seul éclair monégasque est venu de Teze (72e), auteur de l’unique but de l’ASM.

Au-delà du score, la prestation collective du Real Madrid a impressionné. Le pressing coordonné, souligné par Aurélien Tchouaméni, et les efforts sans ballon ont étouffé Monaco.

« On les a pressés en équipe, c’est extrêmement important », a résumé le milieu français, mettant en avant la discipline tactique madrilène.

Homme du match, Vinicius Junior a livré une performance stratosphérique : un but et trois passes décisives, portant son total à six assists, ce qui fait de lui le meilleur passeur de la saison en Ligue des champions. Tout passait par l’ailier brésilien, ovationné par le public. En conférence de presse, l’entraîneur Álvaro Arbeloa a insisté sur l’importance du soutien des supporters :

« Vinicius a besoin de sentir l’amour de ses fans. Quand il est soutenu, il passe à un niveau supérieur. »

Arda Güler s’est également illustré avec une passe décisive, la 11e de sa saison.

Pour le journaliste sportif haïtien Kimberly Pierre, ce succès est avant tout celui du collectif : une équipe soudée, disciplinée et généreuse dans l’effort, où Mbappé reste fidèle à son efficacité et où Vinicius fait les bons choix au service du groupe. En écrasant Monaco, le Real Madrid ne s’est pas contenté de gagner : il a affirmé son statut de sérieux prétendant au titre.

Jean Wesley Pierre/ Le Relief

Dakar en liesse après le sacre continental des Lions de la Teranga

Par Jean Wesley Pierre

Dakar, le mardi 20 janvier 2026 — La capitale sénégalaise a vibré au rythme de la victoire historique des Lions de la Teranga, sacrés champions d’Afrique après leur succès 1-0 face au Maroc en finale de la Coupe d’Afrique des nations. À Dakar, la joie des supporters s’est exprimée avec ferveur, émotion et une mobilisation populaire impressionnante, dès le coup de sifflet final et jusqu’au retour de l’équipe nationale au pays.

Lundi soir, des centaines de supporters se sont massés aux abords de l’aéroport international Blaise-Diagne pour accueillir leurs champions, arrivés peu avant minuit à bord d’un vol spécial en provenance du Maroc, avec plusieurs heures de retard sur l’horaire initial. Malgré l’attente, l’enthousiasme ne s’est jamais émoussé.

Drapeaux nationaux à la main, chants, klaxons et danses ont accompagné l’arrivée des joueurs, salués par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko et plusieurs membres du gouvernement.

Dans toute la ville et sa périphérie, la fête avait déjà commencé bien avant. Pour la deuxième soirée consécutive, Dakar s’est transformée en un immense espace de célébration à ciel ouvert. Feux d’artifice, pétards, vuvuzelas et concerts improvisés ont résonné jusque tard dans la nuit. À pied, à moto ou en voiture, les supporters ont envahi les artères principales, affichant fièrement les couleurs vert, jaune et rouge.

Cette victoire, acquise au terme d’une finale sous haute tension, a renforcé l’intensité de la célébration. Le match, marqué par des décisions arbitrales contestées et un long moment de confusion durant lequel les joueurs sénégalais ont quitté le terrain pendant plusieurs minutes, a tenu le public en haleine jusqu’au bout. Ce scénario tendu n’a fait qu’amplifier le soulagement et l’explosion de joie au coup de sifflet final.

Les festivités doivent se poursuivre ce mardi avec une grande parade populaire programmée à partir de 11 heures dans les rues de Dakar. Les joueurs défileront devant des milliers de supporters avant d’être reçus au palais présidentiel en fin de journée. Pour de nombreux Sénégalais, ce sacre dépasse le cadre sportif : il symbolise l’unité nationale, la fierté collective et la récompense d’années d’attente et de passion pour le football.

À Dakar, les Lions de la Teranga ont offert bien plus qu’un trophée : un moment de communion nationale inoubliable.

Jean Wesley Pierre / Le Relief

Réforme du FNE : vers plus de transparence et de rigueur dans le financement éducatif

Par Jean Wesley Pierre

Le Fonds national de l’éducation (FNE) a engagé une réforme structurelle majeure destinée à restaurer la confiance du public et à renforcer durablement le financement du système éducatif haïtien. Cette orientation a été présentée par le Directeur général du FNE, Élysée Collagne, lors de la 33e édition des Mardis de la Nation, tenue le mardi 20 janvier 2026 à Port-au-Prince.

Selon le responsable, cette réforme s’inscrit dans la droite ligne de la politique éducative du Gouvernement et vise à transformer le FNE en une institution plus efficace, transparente et financièrement viable, capable de répondre aux défis structurels du secteur de l’éducation. Elle repose sur des principes de rigueur administrative, de bonne gouvernance et de redevabilité.

Dès son entrée en fonction, Élysée Collagne a procédé à un diagnostic approfondi de l’institution, mettant en lumière d’importantes faiblesses sur les plans administratif et organisationnel. Pour y remédier, la Direction générale a priorisé l’élaboration de manuels de procédures financières et comptables, considérés comme des outils essentiels pour renforcer le contrôle interne.

Parallèlement, un avant-projet d’arrêté précisant les modalités d’application de la loi de 2017 portant création du FNE, ainsi qu’un projet de règlement intérieur, ont été soumis au Conseil d’administration pour validation.

L’une des réformes phares concerne la décentralisation du processus d’octroi des subventions. Cette responsabilité, auparavant concentrée au niveau de la Direction générale, a été confiée à des structures internes habilitées, dans une logique de collégialité et de transparence. Dans ce cadre, la distribution des chèques a été temporairement suspendue afin de revoir les mécanismes d’attribution et de prévenir les dérives.

Désormais, les chèques destinés au paiement des frais scolaires seront exclusivement libellés au nom des établissements scolaires, une mesure visant à assurer la traçabilité et la bonne utilisation des fonds publics. Une commission de suivi a été mise en place pour veiller à l’application stricte de ce dispositif, en collaboration avec les écoles, en ciblant prioritairement les enfants issus des milieux les plus vulnérables.

Sur plus de 7 000 demandes reçues, un filtrage rigoureux a permis de détecter de nombreuses irrégularités. Toutefois, 543 chèques seront distribués dès la semaine prochaine aux bénéficiaires jugés éligibles.

Face à un afflux de demandes largement supérieur à ses capacités budgétaires, le FNE a également instauré un comité technique de validation chargé d’évaluer et de sélectionner les projets conformes aux critères établis. Ces mesures s’avéraient d’autant plus nécessaires que l’institution faisait face, en 2023, à une dette de 2 milliards de gourdes, pour un compte estimé à 2,5 milliards.

Grâce à une gestion qualifiée de rigoureuse, la trésorerie du FNE s’élève désormais à 5,9 milliards de gourdes, offrant ainsi de nouvelles perspectives pour un financement plus crédible et durable de l’éducation nationale.

Jean Wesley Pierre / Le Relief

L’ancien sénateur De La Cruz arrêté en RD et remis aux autorités haïtiennes

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Par Jean Mapou

PORT-AU-PRINCE.— Les autorités dominicaines ont remis, dans l’après-midi du lundi 19 janvier 2026, l’ancien sénateur haïtien Francisco De La Cruz à la Police nationale d’Haïti (PNH) au niveau de la frontière nord. L’information a été confirmée par le commissaire principal Léonard Anténor, responsable de la Police frontalière (POLIFRONT) dans le Nord-Est, a rapporté nos confrères du quotidien Le Nouvelliste.

«Les autorités dominicaines nous ont remis l’ancien sénateur Francisco De La Cruz, appréhendé ce lundi en territoire voisin», a déclaré le commissaire Anténor, sans toutefois préciser les conditions dans lesquelles s’est opérée l’arrestation ni la durée du séjour de l’ancien parlementaire en République dominicaine.

Selon des sources policières, l’ex-sénateur sera transféré au Service départemental de la police judiciaire (SDPJ) du Nord afin de répondre aux démarches administratives et judiciaires jugées nécessaires par les instances compétentes.

Un dossier ancien relancé

Élu dans le département du Centre, Francisco De La Cruz avait été cité en 2024 dans une enquête de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) portant sur des parlementaires suspectés d’utiliser de manière irrégulière du matériel appartenant au Centre national des équipements (CNE). S’il avait été auditionné par le commissaire du gouvernement, aucune poursuite judiciaire n’avait alors été retenue contre lui.

L’arrestation suivie de la remise aux autorités haïtiennes intervient dans un contexte marqué par une coopération sécuritaire renforcée entre Port-au-Prince et Saint-Domingue, notamment autour de la circulation transfrontalière de personnes recherchées. Les forces de l’ordre haïtiennes sont en effet confrontées à un déficit de moyens, à l’impunité persistante et à la fragilisation des institutions chargées de la lutte contre la corruption.

Une coopération sécuritaire appelée à se poursuivre

Selon plusieurs observateurs, cette collaboration accrue entre les deux pays voisins pourrait constituer un précédent en matière de poursuites contre des personnalités publiques soupçonnées d’irrégularités ou recherchées par la justice haïtienne. Aucun communiqué officiel n’avait toutefois été publié par la PNH à l’issue de la remise aux autorités, au moment de la rédaction de cet article.

Le dossier de l’ancien sénateur devrait désormais entrer dans sa phase judiciaire en Haïti, mais l’issue de la procédure reste incertaine au regard des précédents impliquant d’anciens élus.

Jean Mapou / Le Rellef