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Le Ministre des Affaires Étrangères rencontre le chargé d’affaires des Bahamas en Haïti 

Le Ministre des Affaires étrangères, Son Excellence Monsieur Jean Victor Harvel JEAN-BAPTISTE, a rencontré le Chargé d’affaires des Bahamas en Haïti, Monsieur Junian Smith et le responsable des Affaires économiques et commerciales à l’Ambassade des Bahamas en Haïti, Monsieur Théodore Russell.

 Lors de cette rencontre, les deux diplomates ont affirmé leur disposition et leur ferme engagement d’œuvrer à la dynamisation des liens d’amitié, de solidarité et de coopération qui existent entre Haïti et le Bahamas. Cette rencontre a également porté sur différents sujets liés aux relations entre les deux pays, notamment l’intégration régionale, la participation des Bahamas à la Mission multinationale de soutien à la sécurité en Haïti (MMSS) et la présence, dans les eaux haïtiennes, d’un bateau des garde-côtes bahamiennes pour aider à la sécurisation du port de Port-au-Prince.

Crise haïtienne : une transition paralysée et des décisions troublantes

Alors que la situation en Haïti ne cesse de se détériorer sur les plans sécuritaire, politique et institutionnel, le gouvernement semble évoluer dans une posture d’attentisme, incapable de prendre des décisions fortes pour inverser la tendance. Entre la nomination tardive des nouveaux Directeurs Généraux, l’annonce controversée du carnaval en pleine crise, et un Conseil des ministres sous haute pression, les attentes de la population sont grandes, mais l’espoir diminue. Environ dix (10) mois après leur installation, les membres du Conseil présidentiel de Transition tardent toujours à imprimer leur marque.

Des nominations qui tardent.

L’absence de nomination des nouveaux Directeurs Généraux dans plusieurs institutions clés de l’État illustre l’immobilisme du gouvernement. Ces postes, pourtant stratégiques pour la gestion des affaires publiques, restent vacants ou occupés par des responsables en intérim sans réels pouvoirs d’action. Ce retard s’explique t-il par des luttes d’influence en coulisses ou une incapacité à trouver des profils compétents et consensuels ? Quoi qu’il en soit, cette situation participe à la paralysie des institutions et accentue le sentiment de vide au sommet de l’État.

*Un carnaval annoncé en pleine crise : un choix irresponsable.*

Alors que les gangs étendent leur contrôle sur une grande partie du territoire et que des milliers de citoyens vivent dans la peur et le déplacement forcé, l’annonce de l’organisation du carnaval, d’un budget de près de 4 millions de dollars américains, a de quoi surprendre. Comment justifier un tel événement festif alors que les institutions de l’État sont en lambeaux et que la violence fait rage ? N’y a-t-il pas d’autres priorités plus urgentes, comme la stabilisation sécuritaire ou la reconstruction des services publics effondrés ? Cette décision envoie un signal troublant sur les priorités du gouvernement, au risque d’accentuer la défiance populaire.

Un Conseil des ministres sous pression : quelles décisions face aux gangs et à la transition ?

Ce mercredi, un Conseil des ministres crucial est attendu avec impatience par la population. Deux dossiers brûlants sont sur la table : la lutte contre les gangs et la nomination des Directeurs Généraux. Les Haïtiens veulent des mesures concrètes, un plan d’action réaliste et une volonté politique ferme pour reprendre le contrôle du pays. Or, jusqu’à présent, la réponse de l’État face aux groupes armés s’est révélée inefficace, oscillant entre annonces floues et interventions policières limitées. Si ce Conseil des ministres ne débouche pas sur des décisions fortes, il risque de creuser encore plus le fossé entre le gouvernement et une population qui ne croit plus aux promesses.

Quel avenir pour la transition ?

L’une des grandes attentes concerne aussi l’avenir de la transition politique. Comment sortir du blocage actuel et avancer vers des élections crédibles ? Quels mécanismes mettre en place pour restaurer la confiance dans les institutions ? Jusqu’ici, la transition semble piétiner, sans feuille de route claire ni consensus sur la manière de rétablir un minimum de gouvernance efficace.

Si le gouvernement ne change pas rapidement de cap, il risque de s’enliser dans une gestion chaotique et d’aggraver la crise. Le statu quo n’est plus une option : la population attend des actions concrètes et immédiates pour restaurer la sécurité, relancer les institutions et tracer une voie crédible vers des élections libres et inclusives. L’heure est à la responsabilité.

Elon Musk et le Pentagone: Vers un scandale de fraudes à « centaines de milliards » ?

Donald Trump a déclenché une onde de choc en déclarant qu’Elon Musk pourrait révéler des « centaines de milliards » de fraudes et d’abus au sein du Pentagone. Une affirmation qui, si elle se concrétise, pourrait déstabiliser l’appareil militaire américain et bouleverser le paysage politique de Washington.

Avec un budget dépassant 1 000 milliards de dollars par an, le Pentagone est de loin la plus grande institution militaire au monde. Pourtant, la gestion opaque de ces fonds et les soupçons de gaspillage sont dénoncés depuis des années. Trump semble aujourd’hui vouloir confier à Musk la mission de mettre en lumière ces dysfonctionnements, une décision qui ne fait pas l’unanimité.

Musk aurait accès à des informations confidentielles, notamment via DOGE, un programme qui lui permettrait de surveiller certains flux financiers. Mais la situation a pris un tournant inattendu : un tribunal a interdit l’accès de DOGE aux systèmes de paiement du ministère des Finances, limitant ainsi la portée de I’enquête.

Elon Musk, via SpaceX et d’autres entreprises, détient des contrats lucratifs avec le département de la Défense. Une telle enquête pourrait lui permettre d’accroître encore son influence sur la politique militaire américaine, ce qui inquiète plusieurs membres du Congrès.

Par ailleurs, Trump a annoncé qu’après le Pentagone, Musk pourrait s’attaquer au ministère de l’Éducation et ensuite à d’autres agences fédérales. Cette déclaration alimente la crainte d’une privatisation rampante des fonctions étatiques sous couvert de lutte contre la corruption.

Face à la polémique, Elon Musk a brisé le silence sur son réseau social X en déclarant : « Je pense que je ferais mieux de renforcer ma sécurité. »

Des réserves de Bitcoin à l’horizon : un pari stratégique pour les États-Unis

Les États-Unis, avec leur position dominante sur les marchés financiers mondiaux, pourraient bientôt se retrouver à la tête d’une réserve importante de Bitcoin, avec des estimations suggérant que l’accumulation de cette cryptomonnaie pourrait atteindre jusqu’à 108 milliards de dollars. Ce développement pourrait bien redéfinir le paysage financier mondial et positionner les États-Unis comme un acteur clé sur le marché du Bitcoin.

Les raisons potentielles de cette accumulation sont multiples et comprennent des saisies d’actifs numériques, des investissements stratégiques dans des entreprises de cryptomonnaies, ainsi que des changements politiques qui favoriseraient l’adoption des cryptomonnaies dans l’économie. Si ces scénarios se concrétisent, les États-Unis pourraient devenir le plus grand détenteur de Bitcoin au monde, et cette évolution aurait des conséquences notables sur la valorisation du Bitcoin ainsi que sur le cadre réglementaire mondial.

L’ambassade américaine fait don d’un lot de matériels à la PNH  

En présence du Président du Conseil Présidentiel de Transition, du Directeur Général de la PNH et du Commandant de la Mission Multinationale, l’Ambassadeur des États-Unis en Haïti a remis, ce lundi 10 Février 2025, un lot de matériels à la PNH. 

En cette occasion, le Président du CPT, Son Excellence Monsieur Leslie Voltaire, a remercié le gouvernement américain pour ce don qui devra permettre aux forces de l’ordre d’être mieux outillé pour combattre les gangs  armés, et rétablir la paix et la sécurité dans le pays.

La cérémonie s’est déroulée au local de la Direction Générale de la Police Nationale.

Haïti : La douane atteint 99 % de ses objectifs en 2024, un succès fragile face aux défis économiques entre records de recette et porosité sécuritaire

L’Administration Générale des Douanes (AGD) d’Haiti a réalisé une performance historique en 2024 en atteignant 99 % de ses objectifs de recettes. Avec 103,6 milliards de gourdes collectées sur les 104,1 milliards prévus, la douane haïtienne prouve son efficacité malgré un environnement économique marqué par I’inflation, I’insécurité et une contraction du PIB.

Mais derrière ces chiffres flatteurs, une réalité plus sombre persiste : les groupes armés continuent de recevoir des cargaisons de munitions sans entraves, les ports restent des points névralgiques pour la contrebande, et les douanes peinent à enrayer la fuite des capitaux haitienne se félicite de ses performances et l’évasion fiscale. En clair, si la douane haïtienne se félicite de ses performances financières, elle échoue encore dans sa mission de sécurisation du territoire national.

Il est indéniable que la douane haitienne a su maximiser ses capacités de collecte malgré un contexte économique désastreux. L’AGD attribue cette performance à :

• Une digitalisation accrue des procédures douanières.

• Un renforcement des contrôles sur certaines importations.

• Une meilleure coordination entre les institutions fiscales et douanières.

Cependant, ces éléments ne suffisent pas à expliquer comment I’AGD a pu collecter autant de fonds alors que l’activité économique nationale est en chute libre. En 2024, Haïti a enregistré une récession de 4,2 %, une baisse drastique de la consommation des ménages et une contraction des importations de 16,2 %. Le paradoxe est frappant : tandis que l’État se vante d’atteindre ses objectifs fiscaux, les entreprises haitiennes ferment, le chômage explose et la pauvreté s’aggrave.

Cette prouesse économique est-elle le reflet d’une réelle amélioration du système douanier, ou n’est-elle qu’un cache-misère masquant l’échec total de l’État à reprendre le contrôle de ses ports, de ses frontières et de sa souveraineté ? En 2025, Haïti risque de payer au prix fort ces dysfonctionnements structurels, entre l’aggravation de la crise sécuritaire et l’effondrement du secteur formel.

Abinader parle au nom d’Haïti : Mais qui lui a donné ce mandat ?

Le 6 février 2025, une note publiée sur le site du Département d’État américain a fait état des conclusions d’une visite du secrétaire d’État Marco Rubio en Amérique latine. Pour entamer son mandat, ce dernier s’est rendu au Panama, au Guatemala, au Salvador, au Costa Rica et en République dominicaine, où une conférence de presse conjointe a été organisée entre les gouvernements dominicain et américain. La rencontre s’est tenue dans l’allée de l’Ambassadeur, siège du gouvernement dominicain.

Abinader mise sur la coopération régionale

Le président Luis Abinader a exposé les grandes lignes des discussions avec le secrétaire d’État Marco Rubio, mettant l’accent sur trois axes majeurs, tout en prenant soin de vanter le rôle stratégique de la République dominicaine en tant qu’allié clé dans la région en matière de sécurité : la coopération sécuritaire; les questions migratoires; les zones franches et le commerce bilatéral.

Abinader et la crise haïtienne : un porte-parole auto-proclamé ?

Sans grande surprise, Luis Abinader, qui semble s’être auto-proclamé porte-parole d’Haïti sans mandat des Haïtiens, a profité de sa rencontre avec Marco Rubio pour évoquer la crise haïtienne. Exploitant le vide institutionnel qui paralyse Haïti, il a plaidé pour une réponse robuste et coordonnée de la communauté internationale.

S’il affirme qu’ «il n’existe pas de solution dominicaine à la crise haïtienne», une question s’impose : Qui a sollicité une solution dominicaine ?

L’implication active de la République dominicaine dans la crise haïtienne est-elle motivée par une réelle volonté d’aider, ou par des intérêts stratégiques liés à la migration et à l’économie ? Aucune réponse claire à l’horizon.

Le président Abinader a insisté sur l’urgence d’un soutien financier accru pour la mission menée par le Kenya, censée ramener une certaine stabilité en Haïti. Sur la même lancée, il a décrit la situation haïtienne en des termes alarmants, la qualifiant de « jour de feu et de sang ». Il est même allé jusqu’à affirmer qu’Haïti se noie et représente une menace sécuritaire pour la région, y compris pour les États-Unis.

Ces propos font écho à ceux de Marco Rubio lors de son audition au Sénat américain. Abinader a réitéré que ni la République dominicaine, ni les États-Unis ne peuvent se soustraire à leurs responsabilités dans cette crise. Il a également insisté sur la nécessité d’une détermination ferme, déclarant que « le leadership américain est indispensable et irremplaçable ».

Mais alors, Monsieur le « porte-parole d’Haïti », cette déclaration reflète-t-elle la position de la République dominicaine ou celle du pays de Jean Jacques Dessalines ?

Une surveillance accrue du territoire haïtien s’impose

Ces déclarations doivent inciter Haïti à renforcer la vigilance sur son territoire et ses ressources naturelles, notamment dans les zones frontalières. Les récents développements dans la zone de Pedernales soulignent l’urgence d’une surveillance accrue, en particulier dans la région d’Anse-à-Pitres.

Une question cruciale demeure : Pourquoi Haïti ne dispose-t-elle pas d’un rapport public et actualisé sur ses richesses minières ?

Selon les informations du Bureau des Mines et de l’Énergie, les secteurs mines et énergie ont connu deux grandes périodes d’exploitation : 1939-1972 : Travaux de recherche sur les énergies fossiles; 1972-1992 : Développement des deux secteurs, mais sans véritable suivi depuis lors.

Sur la carte du potentiel minier et énergétique d’Haïti, on note que dans les zones limitrophes à la province de Pedernales, notamment Anse-à-Pitres, Thiotte, Fond-Verettes, Thomazeau et Ganthier, plusieurs ressources métalliques, non métalliques et énergétiques sont identifiées.

Pendant ce temps, la province de Pedernales, située à l’extrême sud-ouest de la République dominicaine, connaît un développement accéléré et se transforme en une destination touristique de premier plan.

Dans ce contexte, les forces vives de la nation haïtienne doivent exiger une étude approfondie et transparente sur les ressources naturelles, tout en veillant à éviter toute infiltration d’acteurs aux intérêts dissimulés. Il est de notoriété publique que certains fonctionnaires haïtiens occupant des postes stratégiques jouent le rôle d’agents doubles pour la République voisine, dont les services de renseignement sont très actifs à tous les niveaux de l’administration publique et privée haïtienne.

En clair, le voisin est présent dans tous nos projets et détient des informations sensibles sur nos ressources. Aussi est-il impératif de mettre en place : un système de contrôle accru des zones stratégiques; une diplomatie proactive pour éviter que d’autres pays ne dictent l’avenir d’Haïti.

Marco Rubio et l’enjeu des terres rares : Une nouvelle priorité américaine ?

De son côté, Marco Rubio a mis en avant un dossier stratégique : l’économie et les terres rares. Selon lui, ces éléments seront déterminants pour l’économie mondiale dans les décennies à venir.

Le sénateur américain a exprimé sa volonté de collaborer étroitement avec Luis Abinader pour explorer ces ressources et a évoqué la possibilité de faire appel au Corps des ingénieurs de l’armée américaine. Déjà impliqué dans certains projets en République dominicaine, ce corps pourrait jouer un rôle dans l’identification et l’exploitation des terres rares.

Bien que Rubio n’ait pas annoncé de décision officielle, il a laissé entendre qu’une initiative d’envergure pourrait voir le jour, marquant ainsi un tournant majeur dans les relations entre les deux pays.

En voilà une affaire à suivre…

Sources : State.gov/secretary; Bureau des Mines et de l’Énergie – Haïti

Marnatha I. TERNIER

Sommet de I’IA à Paris : La France mise 109 milliards d’euros pour devenir un leader mondia

Les 10 et 11 février 2025, Paris a accueilli le Sommet pour l’Action sur l’intelligence Artificielle, un événement majeur rassemblant une centaine de pays, des géants du secteur privé et des experts de la société civile. À cette occasion, le président Emmanuel Macron a dévoilé un plan d’investissement colossal de 109 milliards d’euros pour faire de la France un acteur incontournable dans les prochaines années.

Le plan dévoilé par Emmanuel Macron repose sur plusieurs axes stratégiques:

  1. Une formation massive en IA
  2. Un soutien aux entreprises et aux start-ups
  3. Un cadre réglementaire axé sur l’éthique et la transparence

L’IA est le moteur de la prochaine révolution industrielle. Des secteurs comme la santé, la finance, I’industrie ou encore l’éducation sont en pleine transformation grâce à ces technologies.

Avec cette enveloppe de 109 milliards d’euros, la France envoie un message clair : elle veut devenir une nation pionnière de l’IA, capable d’influencer les normes et d’imposer un modèle alternatif aux GAFAM et aux géants chinois mais aussi imposer un modèle européen fondé sur la transparence et l’éthique.

BAYO : Plus Qu’une Chanson, Un Mouvement

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Tout commence en 2016, lorsque Michaël Brun dévoile la chanson « BAYO », un titre explosif en collaboration avec Strong G, Baky et J. Perry. Dès sa sortie, le morceau capture l’essence même de la culture haitienne une fusion vibrante de compas, afrobeat et rythmes caribéens, illustrée par un clip haut en couleur qui célèbre l’énergie de la jeunesse haitienne.

Avec BAYO, Michaël Brun ne fait pas que divertir, il redéfinit l’identité musicale haïtienne sur la scène internationale. Démontre que la culture haitienne est vivante, dynamique et capable de séduire un public bien au-delà des frontières de Iile.

*BAYO 2025* , qui se déroulera le 28 juin prochain au *Barclays Center* de Brooklyn. Dans une vidéo poignante publiée sur ses réseaux sociaux, on le voit assis dans les gradins du Barclays Center, tenant un carnet ouvert avec un message destiné à sa mère décédée en décembre 2024 :
« Chère maman, nous réalisons enfin ce projet d’Arena dont nous avons toujours parlé. Tu me manques. Avec amour, Michaël. »

Ce concert, qu’il considère comme un rêve devenu réalité, sera donc un hommage vibrant à sa mère et à tout ce qu’elle représentait pour lui dans sa carrière et son parcours musical.

Avec ce show au Barclays Center, Michaël Brun prouve une fois de plus que la musique haitienne a toute sa place sur les plus grandes scènes du monde. Rendez-vous le 28 juin pour vivre l’expérience BAYO dans toute sa grandeur!

Le Groupe d’Action pour la Démocratie veut travailler au renforcement de la Démocratie en Haïti

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Ce vendredi 07 février 2025, Haïti a célébré les 39 ans depuis l’instauration de la démocratie comme modèle d’organisation sociale et politique. Bien que des avancées aient été réalisées depuis 1986, la démocratie haïtienne demeure fragile.

En effet, les gouvernements successifs se sont révélés incapables de répondre aux besoins fondamentaux de la population et de garantir une véritable stabilité. La fragilité de la démocratie haïtienne réside également dans le fait que les citoyens ne sont pas toujours conscients de leur responsabilité au sein de ce système. Or, une démocratie ne se résume pas à l’organisation d’élections ; elle se vit au quotidien à travers la participation active des citoyens, l’accès aux services essentiels et la garantie de l’équité. Elle exige la construction d’institutions fortes, la promotion des droits humains et la mise en place de réformes économiques et sociales durables.

C’est dans cet idéal que des jeunes universitaires et professionnels ont créé le Groupe d’Action pour la Démocratie, une initiative citoyenne dédiée à la promotion de la démocratie en Haïti. Conscients de la fragilité de la démocratie haïtienne, les initiateurs de ce projet veulent collaborer avec toutes les communautés et organisations du pays afin de préserver les acquis démocratiques, tout en apportant des propositions concrètes au débat public pour mieux renforcer la démocratie en Haïti.

Cette nouvelle structure ambitionne de former une nouvelle génération de citoyens, capables de contribuer au bien-être de leur pays. Une initiative louable, car pour concrétiser pleinement les idéaux démocratiques tant de fois évoqués, il faut non seulement l’engagement de l’État, mais aussi celui de chaque haïtien, de chaque citoyen, afin de bâtir un avenir où la démocratie devienne un véritable levier de progrès et de bien-être collectif.