Les trois Conseillers-présidents blanchis temporairement de toutes poursuites judiciaires
Le verdict est tombé en milieu de l’après-midi du mercredi 19 février 2025. La Cour d’appel de Port-au-Prince a annulé les poursuites engagées contre les trois Conseillers-Présidents en la personne d’Emmanuel Vertilaire, Smith Augustin et Louis Gérald Gilles dans l’affaire Banque Nationale de Crédit (BNC).
Le magistrat Benjamin Benjamin Félismé avait inculpé les CP pour corruption présumée à l’endroit de la banque et lancé des mandats de comparution à leur endroit.
La Cour a rappelé en tant Conseillers-Présidents, jouissant des prérogatives présidentielles, ils ne sont pas passible des tribunaux de droit commun.
Donald Trump cherche à rapprocher la Russie et les États-Unis pour un accord de paix en Ukraine, Haïti pourrait sortir son épingle du jeu
Dans un tournant surprenant dans les relations internationales, le président américain Donald Trump a entamé des discussions avec la Russie sur un possible accord de paix concernant la guerre en Ukraine. Ce rapprochement pourrait marquer un tournant dans la diplomatie mondiale, avec des conséquences non seulement sur le conflit en Ukraine et la coopération des États-Unis avec les européens, mais aussi sur les relations économiques entre Moscou et Washington. L’initiative du président américain soulève des interrogations, notamment sur la manière dont elle pourrait se dérouler sans la présence des Ukrainiens à la table des négociations. Depuis son élection, Donald Trump disait pouvoir mettre fin à la guerre dans 24 heures sans jamais dire comment.
La rencontre, qui se tient à Riyad, en Arabie saoudite, exclut les représentants ukrainiens et européens, un choix qui pourrait créer un précédent diplomatique inquiétant et influencer à jamais le rapport entre les États-Unis et ses alliés. Alors que le conflit ukrainien dure depuis plus de trois ans, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer un accord qui serait négocié sans l’Ukraine, qui devrait être la principale concernée par toute solution durable. De plus, l’UE, un des acteurs clés dans l’aide militaire et économique à l’Ukraine, se trouve également exclue, soulevant des préoccupations sur l’impact de cette décision sur l’unité occidentale face à la Russie. Alors que le secrétaire d’État Marco Rubio entame les discussions avec son homologue russe Sergueï Lavrov, le président français Emmanuel Macron a rencontré les dirigeants de pays membres de l’UE et ses alliés de l’OTAN dont le Canada pour discuter d’une position commune à adopter face aux actions de Trump.
Des observateurs craignent qu’un accord sur la guerre en Ukraine ne bénéficie davantage à la Russie qu’à l’Ukraine, renforçant ainsi la position de Vladimir Poutine sans prendre en compte les intérêts ukrainiens. Pour certains analystes, un tel accord pourrait également miner les efforts diplomatiques européens visant à contraindre Moscou à respecter l’intégrité territoriale de l’Ukraine.
En revanche, ce rapprochement entre les États-Unis et la Russie pourrait redéfinir la géopolitique mondiale. Une telle évolution ne manquerait pas d’avoir des répercussions dans d’autres régions du monde comme le moyen Orient qui continue d’être un véritable problème que les Américains doivent gérer pour protéger Israël, son véritable allié et protégé dans la région.
Face à une possibilité de rapprochement entre les États-Unis et la Russie, Haïti pourrait aussi tirer parti de cette nouvelle dynamique pour remettre la crise haïtienne sur le devant de la scène internationale. Haïti traverse depuis longtemps une crise sécuritaire sans précédent. Depuis septembre 2024, le pays a sollicité la transformation de la mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) en une force onusienne, une proposition systématiquement rejetée par la Russie et la Chine.
Ces initiatives, portées par les États-Unis et l’Équateur, soulignent des défis majeurs, tels que le financement insuffisant pour soutenir les forces sur le terrain et l’incapacité de ces dernières à utiliser certains moyens et armes nécessaires à l’éradication des gangs, en raison des contraintes liées à leur statut. Par ailleurs, les démarches ont été régulièrement bloquées par les vetos russes et chinois au sein du Conseil de sécurité des Nations unies sous l’administration Biden.
Cependant, avec la possibilité d’un rapprochement entre Moscou et Washington, cette proposition pourrait désormais gagner du terrain. La Russie, qui s’opposait fermement à l’idée d’une mission de l’ONU en Haïti, pourrait revoir sa position à la lumière de nouvelles négociations avec les États-Unis. Bien que Marco Rubio n’a pas encore repris le dossier d’Haïti au département d’État, on sait cependant que régler la crise haïtienne fait partie de ses priorités comme il l’a mentionné lors de son passage en République dominicaine.
Un changement de position entre Russes et Américains pourrait offrir à Haïti une chance unique d’obtenir l’aide internationale nécessaire pour faire face à ses multiples crises politiques et sécuritaires. Ce faisant, Haïti devrait rapidement prendre l’initiative de discuter avec ses partenaires internationaux afin de relancer ses demandes et ses besoins en matière d’appui à la sécurité dans un contexte où plus de 80% de la zone métropolitaine de Port-au-Prince est sous le contrôle des gangs armés.
Il devient donc de plus en plus crucial pour les autorités haïtiennes de revitaliser leur diplomatie afin de défendre avec fermeté les intérêts du pays. Haïti devra non seulement suivre de près les évolutions du paysage géopolitique mondial, mais aussi se préparer à engager des négociations complexes dans un monde de plus en plus multipolaire, où les alliances et les rapports de force évoluent constamment.
Josué Sénat
M.A Politologue, Internationaliste
POU OKAP POU AYITI salue la nomination de jeunes cadres à la tête des institutions publiques
Dans une note parue le 19 février 2025, l’organisation POU OKAP POU AYITI annonce avoir pris acte de la nomination de jeunes cadres à la tête d’institutions publiques haitiennes, notamment à l’OFATMA, à la Direction Sanitaire du Nord, à la DINEPA et au FNE. Croyant que ces nominations marquent une reconnaissance des compétences des jeunes cadres dans la vie publique, elle recommande de renouveler les effectifs de l’administration publique avec des profils dynamiques et engagés.
L’organisation encourage l’intégration de la jeunesse dans les affaires de l’état pour le moderniser en impulsant des réformes et en améliorant le fonctionnement des institutions au bénéfice de la population.
POU OKAP POU AYITI préconise une gouvernance axée sur l’efficacité des services publics.
Grosse victoire sur le droit dans l’évolution de l’affaire BNC
Grosse victoire sur le droit dans l’évolution de l’affaire BNC. La Cour d’appel de Port-au-Prince estime qu’en raison de leur statut de président, Emmanuel Vertilaire, Smith Augustin et Louis Gérald Gilles ne peuvent pas être poursuivis devant les tribunaux de droit commun. Une décision rendue ce midi 19 février 2025.
Elle sera acheminée sous forme de réquisitoire définitif par le parquet du tribunal de première instance de la capitale au juge instructeur Benjamin Félismé. Le magistrat devra ensuite accepter son incompétence dans le traitement du dossier de la BNC.
Zelensky répond à Trump : accusations de désinformation sur son taux d’approbation
La tension monte entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump. Le président ukrainien a récemment dénoncé le président américain pour avoir relayé, selon lui, de la « désinformation russe ». En cause: une déclaration de Trump affirmant que la cote de popularité de Zelensky était tombée à seulement 4 %.
Un chiffre contesté lors d’une interview. Cette affirmation a été immédiatement rejetée par Kiev. Zelensky a répliqué en qualifiant cette déclaration de manipulation de l’information et en accusant le président américain Donald Trump de reprendre des éléments de propagande venant de la Russie.
L’Institut international de sociologie de Kiev (KIS) a publié un sondage début février, révélant que 57 % des Ukrainiens approuvent Volodymyr Zelensky, en hausse par rapport aux 52% de décembre 2024.
À titre de comparaison, un sondage CBS News/YouGov indique que 53 % des Américains approuvent le bilan global de Trump à la même période.
Carimi : Le Retour Triomphal d’une lcône du Kompa à Miami
Fondé en 2001 par Carlo Vieux, Richard Cavé et Mickael Guirand, Carimi est devenu une référence incontournable du kompa moderne. Leur nom, fusion des premières syllabes de leurs prénoms, symbolise une alchimie unique qui a su séduire les Haitiens du monde entier et bien au-delà faisant danser des milliers de fans à travers l’Amérique et l’Europe.
Mais en 2016, l’annonce de leur séparation a laissé un vide immense dans le coeur de leurs admirateurs. Malgré la naissance de carrières solo fructueuses pour certains membres notamment Richard Cavé avec Kaï et Mickael Guirand avec Vayb l’attente d’un retour du groupe n’a jamais cessé.
L’annonce de leur réunion pour un concert exceptionnel au UBS Arena le 27 décembre 2024 a déclenché une vague d’enthousiasme sans précédent. Ce qui semblait être un pari risqué s’est rapidement transformé en triomphe : Carimi est devenu le premier groupe haitien à remplir une grande arène américaine avec un « Sold Out » retentissant.
Après ce succès retentissant, Carimi annonce un ultime concert aux États-Unis, le 21 mars 2025 à I’Amerant Bank Arena en Floride. Ce show est attendu comme un événement majeur pour la diaspora haïtienne et les amateurs de kompa, une occasion unique de revivre la magie en trois dimensions « CA-RI-MI ».
Que réserve l’avenir à Carimi ? Ce concert à Miami marquera-t-il une véritable renaissance ou une ultime révérence ? Une chose est sûre: le 21 mars, Carimi écrira une nouvelle page de son histoire, avec ses fans comme témoins privilégiés.
Une montée en puissance sur l’échiquier pétrolier
Le Brésil vient d’opérer un choix stratégique qui pourrait remodeler les dynamiques du marché pétrolier international. En officialisant son adhésion à l’OPEP+, l’alliance regroupant les principaux pays producteurs de pétrole, la première économie sud-américaine confirme son statut de poids lourd de l’industrie énergétique. Cette décision intervient à un moment clé, à l’approche de la COP30, où les débats sur la transition énergétique et la dépendance aux énergies fossiles s’intensifient.
Le Brésil se classe parmi les sept plus grands producteurs mondiaux avec une production avoisinant 4,3 millions de barils par jour, représentant environ 4 % de l’offre globale. En rejoignant l’OPEP+, il s’assure une place dans les discussions stratégiques aux côtés des poids lourds du secteur, dont l’Arabie saoudite et la Russie.
Deux voies, deux destins : une République Dominicaine en pleine expansion et une République d’Haïti en sursis
Lors d’une conférence conjointe avec Luis Abinader, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a présenté deux stratégies bien distinctes pour les voisins de l’île. D’un côté, un soutien industriel et technologique pour la République dominicaine ; de l’autre, un appui conditionné pour Haïti, tributaire de sa stabilité.
La République dominicaine : un hub technologique et énergétique
Rubio a mis en avant le potentiel stratégique de la République dominicaine, notamment dans les secteurs des semi-conducteurs et de la sécurité énergétique. Le diplomate a déclaré : « Il y a une opportunité d’assurer un approvisionnement énergétique stable pour la République dominicaine, mais aussi d’en faire bénéficier Porto Rico. » Les semi-conducteurs, indispensables aux industries médicales et militaires, sont un enjeu crucial. Washington voit en la République dominicaine un partenaire sûr et géographiquement stratégique. « Votre pays pourrait devenir un hub pour ces industries. Nous travaillerons ensemble pour élargir la présence de ce secteur ici, à proximité des États-Unis, dans un pays ami et sûr », a-t-il assuré.
Tandis que la République dominicaine se positionne comme un allié clé des États-Unis, bénéficiant d’investissements concrets, Haïti, elle, reste cantonnée à un rôle incertain.
Haïti : un soutien conditionné, une instabilité qui inquiète
Si Rubio a réaffirmé le soutien américain à Haïti, il a aussi marqué une distance nette avec la crise haïtienne. « Les États-Unis demeurent engagés aux côtés de la mission internationale en Haïti », a-t-il souligné. Cependant, il a insisté sur la responsabilité des élites haïtiennes et a exclu toute obligation pour la République dominicaine d’accueillir un afflux migratoire haïtien. Par ailleurs il a déclaré sans ambages : « Nous ne demanderons jamais à la République dominicaine d’accepter une vague migratoire en provenance d’Haïti.» Washington maintient un soutien diplomatique et financier à Haïti, mais ne veut ni s’impliquer directement, ni contraindre son allié dominicain à supporter une partie du fardeau.
La violence, premier obstacle au développement d’Haïti
Rubio a souligné que la crise sécuritaire demeure l’obstacle majeur à toute relance économique. « Une grande partie du territoire haïtien est sous le contrôle de gangs armés. Il est impératif d’y rétablir la paix », a-t-il fait remarquer. Seule une mission internationale élargie pourrait éradiquer les groupes criminels, condition sine qua non avant d’attirer des investissements.
Où est le problème ? « Haïti pourrait devenir un centre d’accueil pour des industries manufacturières et textiles, mais tout cela restera inenvisageable tant que l’insécurité et la violence règneront », a souligné le secrétaire d’État américain.
Un contraste frappant se dessine : la République dominicaine reçoit un soutien industriel immédiat, tandis qu’Haïti doit d’abord prouver sa stabilité avant d’espérer un quelconque essor économique.
La Loi HOPE/HELP : un outil de développement fragile
Rubio a rappelé son rôle dans l’adoption des lois HOPE et HELP, celles-ci facilitent les exportations textiles haïtiennes vers les États-Unis. Il a profité de l’occasion pour évoquer les opportunités économiques potentielles pour Haïti une fois la stabilité restaurée. Par ailleurs, il a mentionné le potentiel du pays pour accueillir des industries manufacturières et textiles, à l’image de celles qui opèrent en Asie ou en Amérique centrale.
Pris sous cet angle, Haïti est inclus dans le même schéma que les sept pays de la Caraïbe faisant partie du CBTPA (Caribbean Basin Trade Partnership Agreement). Depuis octobre 2000, la République d’Haïti est liée à ce dispositif américain qui permet aux produits haïtiens d’entrer sur le marché américain sans droits de douanes.
Haïti jouit aussi de quelques atouts. Le pays a un bassin de main-d’œuvre à bon marché, il est à proximité des États-Unis, dispose des avantages incitatifs fiscaux intéressants et se retrouve sur le circuit des bateaux partant du Canal de Panama qui font route vers l’est des États-Unis.
« Aujourd’hui, un autre sénateur poursuit ce travail pour garantir des opportunités à Haïti et son avenir. » Mais ces dispositifs restent fragiles, soumis aux décisions politiques américaines et à la situation sécuritaire d’Haïti.
« Haïti est une question d’importance capitale. Nous nous en soucions profondément », a rappelé Rubio.
Notre destin est suspendu. L’avenir du pays semble toujours conditionné à la fin de l’instabilité. Ces éléments de langage se lisent clairement pour les deux républiques : un futur à deux vitesses
À Luis Abinader, la note sonne bien : «Soyez assurés que nous assumerons également notre part de responsabilité. » En ce sens, la République dominicaine est confortée dans son rôle d’allié économique et sécuritaire.
À Haïti, ce regard et cette parole qui en disent long : d’abord restaurer l’ordre avant d’espérer un quelconque soutien économique solide.
Une stratégie claire se dessine : stabiliser les alliés fiables et gérer la crise haïtienne à distance. Reste à savoir si cette approche creusera encore plus l’écart entre ces deux nations voisines…
Marnatha I. Ternier
Martine MOISE citée à comparaître personnellement à la Cour d’Appel
L’ex première dame, Martine MOISE, doit comparaître personnellement à la Cour d’Appel de Port-au-Prince. C’est qu’a décidé la Cour lors d’une audience ce lundi 7 février 2025 dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’ancien Président Jovenel MOÏSE,
Plusieurs personnalités proches de l’ex Chef d’Etat notamment l’ancien premier ministre Claude JOSEPH, Rénal LUBÉRICE, Jeantel JOSEPH, Louis Edner GONZAGUE D., Jude LAURENT, Zéphirin ARDOUIN, Antonio CHERAMY sont attendus à la barre à la prochaine audience.
