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Carême 2025: La conférence épiscopale invite les pèlerins à vivre sous le signe de l’espérance 

La période Pascale s’ouvre. La conférence épiscopale appelle à vivre sous le signe de l’espérance. 

Dans une note adressée aux prêtres, religieux , fidèles… la CEH  appelle tous à faire de ce carême un véritable pèlerinage spirituel vers la Pâque du Christ, source ultime de notre espérance. 

Les Évêques Catholiques indiquent que nous vivons « ces temps de carême comme un vrai chemin de pénitence marqué par l’horreur de la violence des gangs  et l’indifférence ou l’impuissance de ceux qui devraient garantir la justice et la paix » .Selon la CEH,les auteurs de ces atrocités devraient être jugés et punis sans tarder .Les Évêques demandent à tous les fidèles de soutenir les personnes qui ont tout perdu et entreprendre des actions pour soulager les plus vulnérables en ces temps de carême.

Face au contexte particulier que traverse Haïti, CEH demande à chaque citoyen de s’unir et faire front commun.

« Chaque Haïtien doit se sentir concerné et indigné par la dévastation à laquelle notre pays est soumis, en commençant par les actions de destructions systématiques et organisées de nos infrastructures 

sanitaires (hôpitaux, pharmacies, laboratoires médicaux) et éducatives (bibliothèques, écoles, 

universités), les atteintes à la vie qui est sacrée », à écrit la conférence épiscopale tout en invitant le peuple à garder l’espoir et la confiance en Christ.

« Chers frères et sœurs, le malheur nous accable, mais nous ne sommes pas seuls à y faire face. Le Christ l’a affronté dans sa Passion, portant sur lui le poids des souffrances humaines »

Tensions commerciales: Trump augmente les droits de douane, les marchés chutent 

Les marchés financiers ont accusé le coup après l’annonce du président américain Donald Trump d’une nouvelle hausse des droits de douane sur les importations en provenance de la Chine, du Canada et du Mexique. Le décret présidentiel, signé hier, porte les tarifs douaniers sur les produits chinois à 20 %, contre 10 % précédemment. De plus, les marchandises en provenance du Canada et du Mexique seront désormais soumises à une taxe de 25 %.

Sans surprise, les investisseurs ont immédiatement réagi à cette annonce par une vague de ventes massives sur les marchés boursiers. Les principaux indices ont affiché des replis significatifs:

SPDR S&P 500 (SPY): -1,71 %, clôturant à 583,77 USD.

iShares China Large-Cap (FXI) : -1,96 %, tombant à 34,51 USD.

iShares MSCI Canada (EWC): -1,80 %,

clôturant à 40,45 USD.

iShares MSCI Mexico (EWW): -1,29 %, terminant à 49,85 USD.

Ces décisions s’inscrivent dans une stratégie globale visant à combattre le trafic de fentanyl, un opioïde responsable de nombreuses victimes aux États-Unis. La Maison-Blanche justifie ces mesures en accusant la Chine de ne pas faire suffisamment pour stopper le flux de fentanyl à destination des États-Unis, ce qui a conduit à cette augmentation des tarifs douaniers.

Ce climat d’incertitude accentue les craintes d’une guerre commerciale prolongée qui pourrait affecter non seulement les États-Unis, mais aussi l’ensemble du commerce mondial.

 Haïti peut-elle tirer profit de cette crise?*

Si Haiti parvient à stabiliser son environnement sécuritaire et à offrir des conditions favorables aux investisseurs, le pays pourrait attirer certaines industries cherchant à diversifier leurs chaînes d’approvisionnement. Le secteur textile et manufacturier, déjà présent via les accords HOPE/HELP avec les États-Unis, pourrait bénéficier d’un regain d’intérêt.

Cependant, pour que Haiti puisse réellement profiter de cette crise, des réformes majeures sont nécessaires : il faut avant tout restaurer la stabilité interne, réformer le système d’infrastructure et réduire l’insécurité. Sans ces bases solides, toute tentative d’attirer des investissements étrangers resterait illusoire. L’avenir du pays dépendra de sa capacité à se positionner dans ce nouvel ordre économique mondial.


Haiti ne peut plus se permettre d’être un simple spectateur de sa propre histoire.

Donald Trump suspend l’aide militaire à l’Ukraine, l’accord avec Zelensky sur les minéraux ukrainiens dans l’impasse

Dans une déclaration choc qui résonne à travers la scène politique mondiale, Donald Trump a ordonné lundi une « pause » dans l’aide militaire des États-Unis à l’Ukraine, au moment où ce pays est plongé dans une guerre acharnée contre la Russie. Cette annonce fait suite à une altercation tendue à la Maison-Blanche entre l’ex-président américain et le président ukrainien Volodymyr Zelensky, survenue trois jours plus tôt.

« Nous faisons une pause et réexaminons notre aide pour nous assurer qu’elle contribue à la recherche d’une solution» au conflit entre l’Ukraine et la Russie », a déclaré un responsable de la Maison-Blanche.

Plus tôt dans la journée du 3 mars, sur son réseau social Truth Social, Trump a vanté les mérites de l’accord proposé à l’Ukraine, tout en précisant que Zelensky n’aurait pas d’autres choix que de revenir à Washington pour signer cet accord selon ses termes. 

Trump, tout en affirmant qu’il est toujours possible que l’accord sur ces minéraux stratégiques soit signé, exige des concessions de la part de l’ukraine qu’il semble prêt à imposer fermement.

Le ton du message de l’ex-président a été pour le moins ironique: « Trump a joué des deux côtés comme un maître joueur d’échecs. En fin de compte, Zelensky n’aura d’autre choix que de concéder, car sans le soutien des États-Unis, l’Ukraine ne peut pas gagner une guerre prolongée contre la Russie. Et une fois que les entreprises américaines auront des opérations minières en Ukraine, Poutine ne sera pas en mesure d’attaquer sans déclencher d’énormes conséquences internationale ».

Le président américain a insisté sur le fait que l’Ukraine, à ses yeux, devait accepter un compromis pour éviter de prolonger le conflit et risquer davantage de pertes humaines et matérielles.

Lors de son passage à Londres, Zelensky estimait «qu’un accord mettant fin à la guerre (était) très très lointain », ce à quoi Donald Trump à répondu sur Truth social que c’est la pire déclaration qui aurait pu être faite par Zelensky, et l’Amérique ne la supportera pas beaucoup plus longtemps. Il estime que Zelensky ne voudra pas de paix tant qu’il a le soutien de l’Amérique.

Ces commentaires de Trump surviennent alors que l’Ukraine continue de se battre contre l’agression russe, avec des soutiens internationaux, dont ceux de l’Europe, qui ont été cruciaux pour son effort de résistance. La position de Trump sur cette guerre peut avoir de grandes conséquences sur l’Ukraine et sur l’Europe entière dans un moment où les tensions sur une possible guerre dans toute l’Europe sont de plus en plus inquiétantes.

Une partie du bureau central de L’ONA incendié par des bandits

Des membres de la coalition criminelle  » VIV ANSANM ont mis le feu dans une partie du bureau central de l’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA) qui au carrefour de l’aéroport, dans la soirée du samedi 1er mars 2025. L’information a été confirmée par le directeur général adjoint de l’ONA, Me D’johnson Absolus.

Intervenant au Journal du matin de la radio Caraïbes, Me Absolu a précisé que les bandits ont lancé des cocktails monotov en direction du bâtiment. Les agents de sécurité impuissants suite aux assauts des bandits armés se sont désengagés de leur poste, explique le directeur général adjoint de l’institution.

Le service social et celui d’inspection, entre autres, sont partis en fumée , a-t-il poursuivi tout en précisant que les malfrats ont ouvert de force la barrière et ont investi les locaux du bureau puis ont mis feu au bâtiment.

M Absolus a fait savoir que certains documents avaient été déplacés par la nouvelle administration et sont enregistrés et d’autres qui n’ont pas été incendiés sont toujours au bureau. En ce sens, il lance un appel urgent aux autorités policières pour aider l’administration à déplacer les autres documents en raison de la situation sécuritaire qui s’est aggravée dans la zone.

Depuis la fin du mois de février, l’on constate une montée vertigineuse des gangs à Port-au-Prince. Ces derniers ont assassiné plusieurs membres de la population et ont incendié des centaines de maisons. Leurs nouvelles attaques meurtrières ont entraîné les déplacement forcés de près de 13 000 personnes dans plusieurs quartiers de la zone métropolitaine de Port-au-Prince dont Delmas 30, selon l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM).

Le Congrès américain crée un comité dédié aux cryptomonnaies pour encadrer le secteur

Les Etats-Unis franchissent une nouvelle étape dans la régulation des actifs numériques. Un groupe de législateurs, dirigé par Richie Torres et Tom Emmer, a annoncé la création d’un Comité sur les cryptomonnaies, chargé d’élaborer des projets de loi visant à soutenir et encadrer ce marché en pleine expansion.

Parmi les dossiers prioritaires du comité figurent la réglementation des stablecoins, ces cryptomonnaies adossées à des actifs réels comme le dollar, ainsi qu’une réforme structurelle du marché des actifs numériques.

Reste à voir quelles seront les premières mesures concrètes issues de ce comité et leur impact sur l’industrie crypto aux États-Unis et à I’international.

Insécurité: Haïti, un pays livré aux gangs, une économie en chute libre et un État en faillite

Haïti, autrefois surnommé La Perle des Antilles , est aujourd’hui dirigé par des incompétents encore mieux des esclaves à talent , pris au piège d’une spirale infernale où l’insécurité domine le quotidien. En 2025, l’économie haïtienne est à genoux, étranglée( kle kou ) par la violence des gangs, la paralysie des institutions et l’incapacité des dirigeants à imposer un semblant d’ordre. Pendant que le peuple est au bord du gouffre et que les entreprises ferment, le gouvernement s’enlise dans l’inaction et les décisions absurdes, laissant le pays asphyxié, sombrant dans le chaos total.

 Pendant que les gangs règnent sur 90 % de la capitale, que l’inflation explose et que la population lutte pour sa survie, I’État s’enfonce dans I’inaction. Le samedi 1er mars encore, la police a lancé une opération à bas Delmas contre l’un des chefs de gang les plus redoutés du pays. Plusieurs individus ont été abattus, mais cette riposte ne change rien au quotidien d’un pays où la violence s’impose comme la seule autorité.

 L’économie en asphyxie totale , le commerce paralysé

Le dernier rapport sur la résilience du système bancaire haïtien, publié en février 2025, met en lumière I’ampleur de l’effondrement économique. Le PIB réel a reculé en moyenne de -0,4 % par an sur la dernière décennie, avec six années consécutives de contraction entre 2019 et 2024. Cela signifie que l’économie haïtienne est en récession depuis plus de six ans, un record dramatique qui reflète l’impact de l’instabilité politique et sécuritaire.

Pendant ce temps, les prix des produits de base explosent. L’inflation, qui avait déjà atteint des sommets en 2024, dépasse les 40 % en 2025, rendant l’alimentation et les services essentiels inaccessibles à une grande partie de la population.

Les banques, qui ont longtemps résisté aux crises, sont maintenant en difficulté. Le rapport indique que les profits nets réels du système bancaire ont chuté sur trois années consécutives (2022-2024), et que le crédit aux entreprises est en forte baisse, car les institutions financières préfèrent investir dans des actifs plus sûrs à l’étranger plutôt que de prêter dans un pays incontrôlable.

 Un climat d’affaires en état de mort clinique

Investir en Haïti en 2025 relève du suicide économique. Les zones industrielles fonctionnent au ralenti, les entreprises locales sont rackettées, et les entrepreneurs fuient le pays. Qui peut encore croire en un avenir viable quand même les douanes sont sous le contrôle des criminels ? Les importateurs doivent verser des rançons pour récupérer leurs marchandises, ce qui entraîne une flambée des prix et une raréfaction des produits sur le marché.

Les investisseurs étrangers, qui espéraient encore un redressement, ont définitivement tourné le dos à Haïti. Le secteur privé, qui représentait autrefois 90 % de l’actif total du système financier, voit son poids économique se dégrader.

Dans ce climat délétère, les rares entreprises qui restent en activité doivent payer une double taxation : celle de l’État corrompu et celle des gangs armés. Résultat ? Des fermetures en cascade, une explosion du chômage et une économie de plus en plus informelle, contrôlée par des réseaux mafieux.

 L’agriculture abandonnée : famine à l’horizon

Le secteur agricole, qui aurait pu être un moteur de relance économique,  est en voie d’extinction. Les paysans ne peuvent plus accéder à leurs terres en raison des conflits armés dans les zones rurales. Les rares récoltes sont contrôlées par des groupes armés qui exigent des rançons pour laisser passer les récoltes et sont vendues à des prix exorbitants, rendant les produits locaux inaccessibles aux plus démunis. L’insécurité alimentaire atteint des niveaux alarmants, et pourtant, aucune réponse concrète n’est apportée par l’État.

Selon le rapport, le crédit bancaire aux secteurs productifs, dont I’agriculture, est en chute libre depuis cinq ans, car les banques évitent les investissements trop risqués. En clair : les agriculteurs n’ont plus les moyens de produire, et Haïti est condamné à importer toujours plus de nourriture à des prix que la population ne peut pas payer.

Le ministère de l’Agriculture ? Silencieux. Les politiques de relance agricole ? Inexistantes. Haïti, pays autrefois autosuffisant en nourriture, est désormais totalement dépendant des importations, alors même que les devises étrangères se font de plus en plus rares et que la gourde continue de plonger dans l’abîme.

 Les investisseurs fuient, l’État quémande 

Face à cette situation chaotique, les banques haïtiennes réorientent leurs investissements. Le rapport montre que le taux de transformation des ressources en crédit est en baisse continue depuis cinq ans, car les institutions financières préfèrent sécuriser leurs fonds en les plaçant dans des actifs moins risqués, notamment à l’étranger. Qui voudrait mettre un dollar dans un pays où l’État ne contrôle même plus sa propre capitale ? 

Pendant ce temps, nos dirigeants parcourent les chancelleries, la main tendue, espérant un miracle de la Vierge Marie, comme lors du passage de Leslie Voltaire au Vatican. Ils quémandent une aide internationale qu’ils ne savent ni gérer ni utiliser efficacement.

Les projets de développement ? Bloqués par l’insécurité. Les fonds destinés aux infrastructures ? Disparus dans les poches de la corruption. L’image d’Haïti sur la scène internationale est catastrophique, non seulement à cause des gangs, mais surtout en raison de l’incompétence chronique de ceux qui sont censés diriger le pays : des pantins au pouvoirs dépourvu de sens morale et éthique.

 Une jeunesse sans avenir, une nation en décomposition

Les jeunes, qui devraient être le moteur de la relance économique, sont pris en otage par ce système pourri. Entre l’exil forcé pour ceux qui en ont les moyens et l’enrôlement dans les gangs pour ceux qui n’ont plus d’options, la fuite des cerveaux atteint un niveau critique, aggravant encore davantage la crise économique.

 Selon le rapport sur la résilience du secteur financier, la contraction économique persistante et l’insécurité ont un impact direct sur les investissements dans l’éducation. Les écoles ferment les unes après les autres, le manque de personnel qualifié s’accentue, et I’accès à une formation de qualité devient un luxe. Les réseaux sociaux remplacent les salles de classe : L’apprentissage se fait sur TikTok et YouTube, le temps libre se multiplie faute de cours réguliers, et les rares programmes de remise à niveau peinent à compenser les années perdues. Sans éducation, sans formation et sans perspectives, la jeunesse haïtienne est condamnée à un avenir sans issue, ce qui compromet irrémédiablement toute relance économique.

Pendant ce temps, nos dirigeants continuent de faire semblant, parlant de « dialogues », de « commissions » de « conseils des ministres » et de « résolutions » qui n’aboutissent à rien. La vérité, c’est que l’État haïtien a abandonné sa population. Laisser un pays entre les mains des criminels, c’est un crime en soi consentis s’accrochant à des postes sans pouvoir.  Entre promesses creuses et corruption généralisée, ils assistent passivement à la mort économique du pays.

 Haïti peut-il encore se relever ?

L’histoire nous a montré que le peuple haïtien est résilient, mais jusqu’à quand ? La sécurité est la base de toute économie prospère. Sans elle, il n’y a ni commerce, ni investissement, ni croissance. Tant que l’État ne prendra pas ses responsabilités, tant que ceux qui sont aux affaires continueront à jouer l’autruche, Haïti ne pourra que sombrer davantage.

Il est temps d’exiger des comptes. L’heure n’est plus aux discours creux, mais aux actions concrètes. Les Haïtiens méritent mieux qu’un pays pris en otage par des bandits en quête de révolution sans même comprendre le mot , et qui détruisent leurs semblables, avec des politiciens complices souvent désignés comme des petits esclaves à talent ou des politiciens impuissants qui s’enlisent dans le cercle vicieux de l’inefficacité. L’avenir du pays ne se construira pas sur des promesses, mais sur une volonté réelle de reprendre le contrôle et de restaurer l’ordre.

Haïti n’est pas condamné à l’échec. Mais encore faut-il des dirigeants capables de se lever et de dire : ça suffit !

« Le non-respect de la constitution: principale cause de la descente d’Haiti », selon Jocelerme Privert

À un moment où le pays sombre dans le chaos, les problèmes d’ordre politique, social et sécuritaire s’accroissent, certains acteurs s’apprêtent à apporter leur expertise en vue d’aider à une solution à la crise haitienne. C’est le cas de l’ancien président Jocelerme Privert qui estime que cette situation chaotique, accablante que connaît Haïti est la conséquence de l’irrespect des normes constitutionelles par les anciens et nouveaux dirigeants haïtiens.

Participant à l’émission ANALIZ sur la radio et télé Métropole, l’ancien chef d’Etat dresse un tableau historique des transitions politiques incessantes et dysfonctionnelles en Haïti. Il met en lumière les multiples défaillances du système électoral, l’absence d’un parlement opérationnel et les dérives du pouvoir exécutif, qui aboutissent à un climat de méfiance et d’instabilité. À travers son analyse, l’ex président provisoire assimile au refus des autorités du pays de respecter la voie tracée par la loi mère d’Haiti comme la principale cause de nos malheurs.

 » Nos dirigeants haïtiens s’amusent à violer scienement nos lois pour leur attribuer des prérogatives que la constitution ne leur reconnaît pas », a déclaré l’ex président de l’Assemblée nationale. Prenant l’exemple l’attitude de l’ancien président Jovenel Moïse qui avait constaté la caducité du parlement avec intention de diriger par décret. Cependant, précise-t-il, la constitution haïtienne n’accorde nulle part cette prérogative au président de la République.

Privert appelle, plus loin, à une mobilisation nationale afin de recréer la confiance et redonner espoir aux citoyens, en évoquant l’urgence de restaurer un ordre constitutionnel juste et fonctionnel pour sortir de cette transition interminable.

A noter que Jocelerme PRIVERT est un homme politique qui a une longue expérience dans l’administration publique. Il a occupé de multiples fonctions clés en Haïti, comme ancien directeur général de la DGI, ancien secrétaire d’État aux Finances, ancien ministre de l’Intérieur, ex-parlementaire, et ancien président de l’Assemblée nationale ainsi qu’ex-président provisoire.

Des influenceurs haïtiens indexés par un rapport de l’ONU

Dans une lettre datée du 4 février 2025, adressée au président du Conseil de sécurité, le secrétaire général des Nations unies a transmis un rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) sur les sources et itinéraires du trafic d’armes ainsi que sur les transactions financières illicites en Haïti, particulièrement sur la période allant de septembre à décembre 2024.

Dans ce rapport, l’ONUDC analyse la montée de la violence liée aux gangs et évalue l’implication de certains acteurs politiques et économiques qui permettent à ces réseaux criminels de continuer à exister. Il démontre également comment plusieurs gangs utilisent les réseaux sociaux à la fois comme outils de propagande et de recrutement de nouveaux « soldats », mais aussi pour des activités de blanchiment d’argent, notamment à travers des influenceurs.

En effet, les gangs sont de plus en plus présents sur les réseaux sociaux et ont ainsi noué des contacts avec des influenceurs, organisant des sessions en direct (« lives ») pour promouvoir et vanter leurs activités criminelles.

Le rapport a ainsi indexé plusieurs influenceurs dont les plateformes auraient servi à blanchir de l’argent ou à acheminer des fonds vers des réseaux criminels. Ainsi, les noms de Tati Mendel, Commandant, Parrola, Belle-Enfant et Trapalman ont été retenus comme étant des facilitateurs de ce type d’activité.

Ce rapport intervient dans un contexte où plusieurs autorités avaient déjà interdit aux utilisateurs de participer à la propagation de vidéos à caractère criminel sur les réseaux sociaux. Cependant, aucune législation ou politique claire sur la cybercriminalité n’a été élaborée ou mise en œuvre pour réglementer et contrer ce phénomène, laissant la voie libre aux criminels qui agissent en toute impunité, principalement à travers les plateformes numériques.

La Police et Barbecue jouent à cache-cache

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Suite à l’opération menée par la task force, samedi 1er mars 2025 au bas de Delmas, des informations faisaient croire que le porte parole de l’organisation criminelle « Viv Ansanm » aurait été grièvement blessé. D’autres faisaient état de sa mort éventuelle. Ces informations allaient être rejetées, quelques heures plus tard, par le concerné lui même à travers une parution.

Dans cette vidéo de 2 minutes et 20 secondes, le chef de gang, portant un Jeen et T-shirt noir se montre en pleine forme.  » Me Voici, peuple haïtien… 7h16 minutes du soir, je suis bien vivant », a-t-il affirmé.

Narguant les forces de l’ordre, comme le jeu du chat et de la souris, Barbecue annonce une réponse prochaine. « N’oubliez pas que la force doit-être proportionnelle. Vous avez montré au singe comment il doit attaquer. J’espère qu’il n’aura pas de complainte, après « , a lâché Barbecue en souriant.

« Vous avez utilisé un drone à explosif pour essayer de m’assassiner, je vais en faire de même pour s’attaquer à n’importe qui », avertit Barbecue.

L’opération du week-end a été menée par plusieurs unités de la police nationale d’Haiti suite à la création d’une Task-force par le CPT et la Primature. Alix Didier Fils Aimé avait fait savoir, sur son compte X. que des bandits armés avaient été tués, sans apporter d’autre argument.

Crise sécuritaire en Haïti: Le parti EDE lance la mobilisation contre le pouvoir

À l’initiative du parti « Les engagés pour le développement », plusieurs milliers de personnes ont foulé le macadam ce samedi 1er Mars 2025. Dire NON à l’insécurité, non à l’insouciance des autorités du pays et les appeler à prendre leurs responsabilités, sont entre autres, les objectifs de ce mouvement de protestation, nous a fait savoir le responsable de communication du parti, Jean Sherlin Mesadieu.

Pancarte en main, ils ont parcouru plusieurs rue de la capitale tout en lançant des propos hostiles contre les autorités du pays en particulier Le premier ministre et le CPT qui selon eux n’ont rien fait pour rétablir l’ordre et la sécurité dans le pays.
“Non à la violence, non à l’insécurité », ont lancé les manifestants tout au long du parcours.
Se montrant désespérés, abbattus, les protestataires n’ont pas caché leurs frustration face à la situation accablante que connaît le pays. Ils critiquent l’attitude du gouvernement et le conseil présidentiel de transition qui ne se contentent de distribuer des postes à des proches au lieu d’adresser les problèmes majeurs du peuple.
 » CPT, la primature, prenez votre responsabilité, la population meurt, ont-ils déclaré.”

Cette journée de manifestation a été une réussite. « Tout s’est bien déroulé », a fait savoir Jean Sherlin Mesadieu qui en a profité pour dénoncer le comportement des policiers qui ont tout fait pour briser la foule.

« Arrivé devant Le Villa d’accueil les agents de l’ordre ont fait usage du gaz Lacrymogène pour disperser la foule qui accompagnait le leader du parti Claude Joseph. Mais c’était grâce à la bravoure et la vigilance des manifestants que le responsable du parti arrivait à prononcer le message final. a t-il poursuivi.

A en croire les déclarations du responsable de communication, des mouvements de protestation seront organisés dans d’autres villes du pays toujours dans la perspective de dénoncer le comportement du conseil présidentiel et du gouvernement face à la montée de l’insécurité en Haïti.

Il faut souligner depuis après le scandale de corruption impliquant les 3 conseillers présidents Smith Augustin , Emmanuel Vertilaire et Louis Géralde Gilles, le parti EDE se désolidarisait avec son représentant au CPT, Smith Augustin et passait du coup à l’opposition.