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Membre fondateur de l’organisation du peuple en lutte (OPL), le Dr Sauveur Pierre Étienne lance un mouvement politique 

Le professeur Sauveur Pierre Etienne annonce la création du Mouvement Haïtien de Sauvetage National ( MOHSANA). Cette structure sociopolitique propose une feuille de route articulée autour de sept axes de réformes, cace à la situation de Corruption, d’insécurité et de la dégradation de l’environnement physique du pays. Il s’agit notamment la Sécurité et autorité de l’État, la Gouvernance politique, les Institutions nationales, l’État de droit et l’Autodétermination et unité nationale. 

Le MOHSANA lance un appel général à la mobilisation collective pour transcender les différences de classe sociale, de couleur et de genre, de même que les clivages religieux, idéologiques et politiques qui ont, jusqu’ici, empêché, martèle l’un des membres fondateurs, « les dignes héritières et héritiers de la geste de Vertières de se réunir, de se parler, de s’associer et d’agir ensemble contre l’insécurité, l’impunité, la corruption, l’injustice, l’exclusion sociale et la dégradation de l’environnement physique du pays ».

Le manifeste du MOHSANA propose 

« une vision audacieuse, structurée et inclusive pour rebâtir Haïti sur des bases de souveraineté, de justice, de prospérité partagée et de solidarité citoyenne ». Parmi les personnalités  qui composent cette structure figurent, Roberson Edouard, Sociologue, professeur, Co-directeur fondateur du Centre de recherche et d’échange sur la sécurité et la justice, Beaudelaine Pierre, écrivaine, essayiste, professeure, Pierre Michelot Jean Claude, Expert en communication publique, Fritz Calixte, Philosophe, professeur et Nancy Edouard, Juriste, spécialiste en droit du travail. 

Le lancement officiel de ce mouvement est fixé au samedi 29 mars 2025.

Haïti : Restitution, Réparation et réhabilitation, deux cents ans déjà

Bay kou bliye pote mak sonje : 1825-2025, le bicentenaire de la multi-rançon pour la « reconnaissance » de l’indépendance de la première République noire indépendante du monde. 

A. DE LA MULTI-RANÇON D’HAÏTI PAYÉE À LA FRANCE

Le 17 avril 2025 marquera, jour pour jour, le bicentenaire de l’ordonnance du roi Charles X par laquelle la France avait contraint la jeune République haïtienne à payer cent cinquante (150) millions de francs-or en vue de dédommager les anciens colons esclavagistes de la colonie de Saint-Domingue. Par cette ordonnance, le monarque aurait voulu satisfaire les revendications de ces exploitants/spoliateurs, eux qui réclamaient réparation pour les dommages qu’ils avaient subisau cours de la guerre de l’indépendance haïtienne. En effet, nos ancêtres avaient entrepris une guerre meurtrière et de chambardement total du système esclavagiste après avoir connu pendant plus de 300 ans (1492-1803) les atrocités de ce système, le plus barbare institué par les Européens. Pourtant, un tel système était tellement juste et légitime aux yeux des puissances occidentales que la rébellion de nos ancêtres fut considéré comme quelque chose d’inacceptable, une anomalie. Il fallait donc tout faire pour soit corriger l’anomalie, soit étouffer la jeune nation. D’où ce cycle criminel d’endettement absurde qui, officiellement, a duré pas moins de cent vingt-sept ans (127) ans (entre le XIXème et le XXème siècle), dont la société haïtienne se ressent toujours cruellement. Ce dispositif d’étouffement et de paralysie a soumis notre jeune nation a une économie rachitique, moribonde et extraverti tout au long des deux premiers siècles de son existence.

Aujourd’hui, appauvrie et avilie par les puissances occidentales, notre Haïti peine à se relever de la situation chaotique dans laquelle elle est embourbée. Notre pays risque de ne pas survivre à son effondrement s’il ne se donne pas les moyens adéquats pour sa pérennisation. C’est dans cetteperspective qu’a pris naissance cette organisation de la société civile dénommée HAITI-3R (Haïti : Restitution, Réparation et réhabilitation) qui, en cette année du bicentenaire de ladite ordonnance, je réclame de la France néocolonialiste réparation et restitution. Restitution de nos 115 milliards de dollars américains dus ; réparation pour cet exceptionnel racket historique. 

B. DE LA DEUXIÈME RANÇON D’HAÏTI À LA FRANCE

Comment la France nous a forcé la main à accepter de payer une rançon multiple à travers l’ordonnance de Charles X ?  L’extrait suivant donne une idée du braquage monstrueux que nous avons subi seulement 21 ans après la proclamation de notre indépendance. L’article 1er de cette dite ordonnance stipule : « les ports de la partie française de S.-Domingue seront ouverts aux commerce de toutes les nations. Les droits perçus dans ces ports, soit sur les navires, soit sur les marchandises tant à la rentrée qu’à la rentrée qu’à la sortie seront égaux et uniformes pour tous les pavillons, excepté pour les pavillons français, en faveur duquel ces droits seront réduits de moitié ».  Sur la base de quoi la France s’autorisait le droit de payer seulement la moitié de ses taxes douanières au fisc ? N’y a-t-il pas là un autre manque à gagner pour Haïti ? Cette exonération 50% des tarifs douaniers impayés par la France à Haïti, ne constitue-t-elle pas une deuxième rançon d’Haïti versée dans l’économie de la France ? Ne s’agit-il pas littéralement d’un rapt classique du pays à travers cette « ordonnance » ? En lisant cet article, on conviendra qu’il y a lieu de parler, pour le moment d’une double rançon, parce que d’une part, on a imposé à la jeune République de payer une somme de 150 000 000 de franc-or, mais encore, il a fallu, parallèlement, exonérer la France de 50% des tarifs douaniers. Tout bien considéré, il est indéniablement qu’il s’agitd’un deuxième manque-à-gagner sur le plan économique et financier et par ricochet sur le plan du développement du Pays victorieux de la guerre. 

C. DE LA TROISIÈME RANÇON QU’A PAYÉ HAÏTI

Comme si tout cela n’a pas suffi, il a fallu qu’Haïti – pour payer sa hardiesse d’avoir osé libre par la guerre en brisant les chaines de l’esclavage et du colonialisme, impliquant l’exploitation de l’homme par l’homme – contracte des prêtsonéreux, d’abord dans une banque française, la BIC et en suite dans d’autres banques en Amérique du Nord pour pouvoir verser cette rançon initiale à l’État français qui, après avoir versé la première tranche de 30 000 000 a été revue à la baisse en 90 000 000 de francs-or. Toutefois, il faut retenir que sur les trente millions empruntés à un taux d’intérêt de six pour cent (6 %) l’an (et remboursable sur 25 ans), 6 millions ont été retenus à la source en guise de « frais de service », soit 20 % du montantsollicité. Cela doit vous donner une compréhension plus claire.N’est-ce pas un coup de force mafieux perpétré contre Haïti par la « patrie des droits de l’homme » ? Ce forfait odieux a provoqué, deux cents ans après, des conséquences désastreusestant sur le plan économique, écologique que social sur le développement du pays, qui méritent aujourd’hui d’êtreréparées. Tous les historiens haïtiens qu’étrangers sont quasiment unanimes à reconnaitre que ce « châtiment » du vaincu infligé au vainqueur, fait inédit dans l’histoire, a hypothéqué de manière irréversible le devenir de la glorieuse Première République Noire di Monde. 

D. QUAND L’ESCLAVAGE ET LA TRAITRE NÉGRIÈRE SONT RECONNU PAR LA FRANCE COMME ÉTANT UN CRIME CONTRE L’HUMANITÉ

Le 21 mai 2001, sous l’instigation de la députée françaised’origine Guyanaise Christiane TAUBIRA, l’Assemblée Nationale de France a adopté une loi reconnaissantl’esclavage, la traite (des noirs) en tant que crime contre l’Humanité. L’article 1er stipule : « La République française reconnait que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constitue un crime contre l’humanité ». 

Eu égard à cette loi, ne conviendrait-il pas, à l’occasion du bicentenaire de cette ordonnance suicidaire pour Haïti, de sommer la France, PAYS DES DROITS DE L’HOMME, d’assumer ses responsabilités en restituant la somme extorquée à notre patrie ?  

L’adoption de cette loi pouvait être une bonne chose, cependant, cette reconnaissance légale a des implications et des responsabilités pour lesquelles la France n’a marqué aucun pas. C’est à ce sujet qu’il convient de miser sur le bienfondé de ladite loi pour la sommer d’assumer ses responsabilités au regard des injustices causées à Haïti en l’occasion du bicentenaire de cette ordonnance macabre, considérée comme un supplice infligé à Haïti après avoir vivoté près de v siècles dans la traite négrière et l’esclavage. Il est clair que réparer tous les pays et les peuples qui ont été colonisés et esclavagisés par un processus de redistribution de richesses acquises injustement est un devoir de morale et de justice, mais encore restituer la somme volée à celui qui gagna sa liberté et son indépendance au prix du sang versé en est une nécessité d’ordre éthique minimaliste, voire un impératif catégorique suivant notre compréhension au niveau d’Haïti – 3R.

Il faut souligner qu’Haiti-3R n’est pas seule dans ce combatet appelle encore une fois de plus à la solidarité internationale. Plusieurs autres organisations sont déjà constituées pour mener cette lutte dont « le collectif contre rançon de 1825 »qui a déjà organisé plusieurs activités avec notre participation active. Il y a lieu aussi de mentionner la mise en place d’une structure étatique dénommée : Conseil National de Restitution et de Réparation (NHRR) avec laquelle nous avons pris contact.

À travers cet article, nous réitérons l’appel à la solidarité internationale déjà lancé le18 novembre 2024 lors de la commémoration martiniquaise de la bataille de vertières via notre camarade frère Théo MOHIGANY. 

                                          Signé : Jean Willy BELFLEUR, Port-au-Prince, 26 mars 2025

Membre fondateur de Haïti : 3R

Déroulement de la 1ère réunion trimestrielle du GACI dans le cadre du Programme National de Gestion des Risques et Désastres

TABARRE, Haïti.-Le Groupe d’appui à la coopération internationale (GACI) a eu une séance de travail avec la Direction Générale de la Protection Civile, le mercredi 26 mars. La mise en œuvre du Plan opérationnel triennal du Programme National de Gestion des Risques et Désastres a été la toile de fond des discussions, selon une note de la DGPC, rendue publique.

Ces échanges portaient sur la structuration du système pour une gestion préventive, coordonnée et réactive face aux urgences, avec un suivi constant des actions, l’optimisation du fonctionnement du GACI, le financement durable et le suivi rigoureux des actions de prévention.

Au cours de la rencontre, le groupe d’appui à la coopération internationale et les responsables de la protection civile ont affirmé leur engagement à garantir une réponse plus rapide, efficace et durable face aux urgences futures, en améliorant la coordination entre tous les acteurs impliqués.

Les marchandises étrangères interdites à la frontière terrestre

Les autorités haïtiennes durcissent les règles en matière d’importation. Une circulaire émise par le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) le 25 mars 2025, interdit, jusqu’à nouvel ordre, l’entrée de marchandises étrangères transitant par la République Dominicaine.

Désormais, toute importation devra obligatoirement passer par les ports haïtiens, où les services douaniers assureront un contrôle strict. Cette mesure rentrera en vigueur le lundi 7 avril 2025.

Cette mesure vise à renforcer la régulation des échanges commerciaux et à optimiser la collecte des taxes douanières.

Les agents de l’Administration Générale des Douanes (AGD), en collaboration avec la Police Nationale d’Haïti (PNH) et les Forces Armées d’Haïti (FADH), seront mobilisés pour faire appliquer cette décision aux différents points frontaliers.

Toute tentative de contournement exposera les contrevenants à des sanctions.

Par ailleurs, dans un contexte marqué par une recrudescence du trafic d’armes, transitant par la République dominicaine à destination d’Haïti pour amplifier la violence des gangs. Cette mesure pourrait également répondre à des impératifs sécuritaires.

L’administration générale des douanes a, toutefois, précisé et assuré que les ports haïtiens, notamment celui de Lafito, restent pleinement opérationnels et ne sont soumis à aucune restriction pour l’accueil des marchandises.
Les marchandises étrangères interdites à la frontière terrestre

Les autorités haïtiennes durcissent les règles en matière d’importation. Une circulaire émise par le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) le 25 mars 2025, interdit, jusqu’à nouvel ordre, l’entrée de marchandises étrangères transitant par la République Dominicaine.

Désormais, toute importation devra obligatoirement passer par les ports haïtiens, où les services douaniers assureront un contrôle strict. Cette mesure rentrera en vigueur le lundi 7 avril 2025.

Cette mesure vise à renforcer la régulation des échanges commerciaux et à optimiser la collecte des taxes douanières.

Les agents de l’Administration Générale des Douanes (AGD), en collaboration avec la Police Nationale d’Haïti (PNH) et les Forces Armées d’Haïti (FADH), seront mobilisés pour faire appliquer cette décision aux différents points frontaliers.

Toute tentative de contournement exposera les contrevenants à des sanctions.

Par ailleurs, dans un contexte marqué par une recrudescence du trafic d’armes, transitant par la République dominicaine à destination d’Haïti pour amplifier la violence des gangs. Cette mesure pourrait également répondre à des impératifs sécuritaires.

L’administration générale des douanes a, toutefois, précisé et assuré que les ports haïtiens, notamment celui de Lafito, restent pleinement opérationnels et ne sont soumis à aucune restriction pour l’accueil des marchandises.

Inauguration d’un centre d’incendie et de secours par le l’Etat haïtien

Le conseil présidentiel de transition gouvernement a procédé le mardi 25 mars 2025, à l’inauguration du Centre d’Incendie et de Secours du Parc Industriel Métropolitain (CISPIM). La cérémonie s’est déroulée en présence du conseiller-président, Frinel Joseph et du ministre du Commerce et de l’Industrie, James Monazard.

Le centre est créé pour renforcer les capacités de prévention et de réponse aux incidents, a déclaré le CP Frinel Joseph dans son discours de circonstance.

« C’est avec une grande responsabilité que nous inaugurons ce centre, symbole de résistance et d’espoir. Il servira non seulement la zone industrielle, mais aussi toute la communauté », a précisé Frinel Joseph.

Selon lui dans un contexte marqué par les enjeux de sécurité, ce projet démontre la volonté des dirigeants d’assurer un climat favorable aux investissements, à l’heure où des événements inattendus peuvent survenir à tout moment, il est essentiel de disposer des moyens nécessaires pour prévenir et répondre efficacement aux crises.

De son côté, James Monazard le ministre du Commerce et de l’Industrie, a souligné l’importance de cette infrastructure. « La création du centre s’inscrit dans une stratégie plus large des autorités visant à améliorer l’environnement des affaires en Haïti », dit t-il

« La présence d’un Centre d’incendie et de secours renforce la crédibilité et l’attrait des industries sur la scène internationale. Les investisseurs, tant nationaux qu’étrangers, assurent la sécurité des infrastructures et la capacité d’un pays à gérer les risques industriels », a déclaré le ministre.

« En dotant Haïti de ce centre moderne, nous envoyons un message clair : notre pays est prêt à accueillir les entreprises dans un environnement sûr et qui s’adapte aux exigences du marché mondial », insiste Monazard.

L’inauguration du CISPIM s’inscrit dans la poursuite des efforts des autorités pour moderniser les infrastructures du pays. En août 2024, un autre centre d’incendie et de secours avait déjà été inauguré dans le Parc Industriel de la SONAPI sous la direction du ministère du Commerce et de l’Industrie.

Des organisations de base projettent trois journées de manifestation contre l’insécurité 

Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 25 mars, plusieurs organisations populaires ont dénoncé le laxisme des autorités de la transition face à des actes de violence. Elles annoncent trois journées de manifestation les 26, 29 mars et le 3 avril, pour exiger le départ du pouvoir en place.

La situation sécuritaire est devenue alarmante mettant en péril la vie de plusieurs milliers de gens forcés de quitter leur domicile pour se réfugier dans des camps de déplacés internes. Ajouté à cela une misère croissante alors que le CPT et le Gouvernement Fils-Aimé n’ont jusqu’à présent fait aucune preuve de bonne volonté, telle est l’analyse de dirigeants de plusieurs organisations populaires annonçant des manifestations. 

Regroupées au sein de la plate-forme politique «Zanmi Pèp» ces organisations de base expriment leur ras-le-bol face au banditisme et la nonchalance des autorités établies. «Nous allons manifester pour le respect de la constitution et marquer la date du fameux accord du 3 avril 2024. Nous allons leur dire qu’ils ont échoué et qu’ils doivent partir», a martelé Abel Loreston coordonnateur de la plate-forme.

Le siège du CPT et celui du gouvernement sont la destination des manifestants pour délivrer leur message. «C’en est déjà trop, nous invitons ceux qui se disent sensibles à la cause du peuple de nous rejoindre afin de faire un raz-de-marée devant la villa d’accueil», poursuit Loreston insistant sur la nécessité d’une table rase.

«Nous ne voulons plus de cette présidence à sept têtes, il faut revenir à l’esprit de la constitution avec un pouvoir exécutif bicéphale moins budgétivore pour répondre aux urgences de l’heure», renchérit Emmanuel Boisrond, responsable de MOVID, une organisation membre de la plateforme politique Zanmi Pèp. Boisrond réclame ce qu’il qualifie d’une vraie transition de rupture, annonçant l’adoption d’un nouvel accord baptisé « accord bicéphale ». 

Cette conférence de presse était aussi l’occasion pour ces organisations de rejeter le référendum constitutionnel prévu par le gouvernement, de dénoncer les divisions au sein même du pouvoir et les polémiques entre le Premier Ministre et le DG de la PNH. Ces pratiques déloyales ne font qu’aggraver la situation exécrable du pays, ont-elles argué.

Élection et sécurité : L’OIDG fait de priorité le rétablissement d’un climat propice avant toute initiative électorale

L’Observatoire International pour la Démocratie et la Gouvernance (OIDG) exprime ses vives inquiétudes face à la montée de l’insécurité en Haïti et remet en question la pertinence du processus électoral et référendaire en cours. 

Dans un communiqué publié le 25 mars 2025, l’OIDG tire la sonnette d’alarme sur la recrudescence des actes de violence à travers Haïti, notamment dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince et le département de l’Artibonite. L’organisation souligne l’incapacité des autorités à contenir la montée en puissance des groupes armés. Ce qui alimente la méfiance de la population et compromet tout processus démocratique.

Alors que le gouvernement de transition met en place un processus référendaire et électoral, l’OIDG estime qu’organiser des élections dans un tel contexte est dangereux et irréaliste. L’organisation met en garde contre les risques d’intimidation et de violence à l’encontre des électeurs et s’interroge sur la transparence du référendum constitutionnel en préparation.

Face à cette situation, l’OIDG exhorte les autorités à suspendre les échéances électorales et à concentrer leurs efforts sur la sécurité nationale. 

Elle plaide pour un dialogue national visant à définir un pacte de gouvernabilité sur 25 ans, avec une vision claire pour le pays et des mécanismes concrets de mise en œuvre.

Pour garantir des élections inclusives, l’OIDG propose un système de vote mixte combinant le vote électronique sécurisé et des centres de vote physiques dans des zones sûres. 

L’organisation insiste également sur l’intégration de la diaspora haïtienne au processus électoral, en mettant en place des dispositifs adaptés via les ambassades, les consulats et un vote en ligne sécurisé.

L’OIDG appelle le gouvernement et la communauté internationale à mesurer les enjeux et à éviter une crise post-électorale qui pourrait aggraver l’instabilité du pays. Elle invite les autorités à adopter une approche pragmatique et à restaurer un cadre institutionnel propice à des élections véritablement libres et transparentes.

Cette sortie de l’OIDG survient alors que le gouvernement met le cap sur les élections en organisant des diverses rencontres.  Ce lundi 24 mars à Pétion-Ville, une rencontre a eu avec des organisations de droits humains. Ces initiatives mettent en place par les responsables de la machine électorale dans diverses régions du pays.

Toutefois, des doutes émergent quant à la réalisation de ces scrutins en raison de l’insécurité qui gangrène diverses régions du pays notamment les départements de l’Ouest et l’Artibonite.  Des déplacés internes à Port-au-Prince augmentent vertigineusent à près de 60 000 selon OIM.

La perversion de l’État, une nécessité à l’organisation de l’autodéfense populaire

Face à l’injustice et l’oppression, il ne doit pas y avoir de neutralité ni d’inactivité non plus. Rester neutre face à l’injustice, c’est choisir le camp de l’oppresseur. Dans l’élaboration de cet acte de positionnement et d’engagement dans le contexte de cette guerre étatique que subit le peuple haïtien, j’entends articuler mon propos à partir de trois paramètres : 

1. Situer la position et le rôle de l’État dans cette guerre ;

2. Dénoncer la relation contre-nature entre l’État et la coalition terroriste, sa fille ;

3. Encourager une autodéfense organisée par le peuple contre le « viv ansanm » étatique.

Devant la faillite de l’État, la garantie du droit à la vie des citoyens dans la cité relève du peuple. Pour la survie d’un peuple en agonie, l’autodéfense s’impose comme seule alternative pour combattre cet ennemi bicéphale – pour  ce qui est de ses composantes internes.  Pour mieux illustrer la relation de pouvoir et de collaboration qui existe entre la coalition des terroristes qui s’auto-nomme « viv ansanm » et l’État, d’unepart, et le peuple persécuté, d’autre part, je recourrai à la célèbre citation de Desmond Tutu, le Prix Nobel de la paix de 1984, disant ceci : « si vous êtes neutres en situation d’injustice, alors vous avez choisi d’être du côté de l’oppresseur ». Ainsi vu l’oppression féroce que « viv ansanm » fait subir au peuple haïtien, si l’État qui était censé être son protecteur légitime ne le défend pas, mais au contraire, reste dans l’indifférence et lelaisse périr sans moindre secours, c’est qu’il est de connivence avec ce groupe d’escadron de la mort en l’ordonnant d’opérer en toute impunité aux dépens du minimum droit à la vie des membres de la population, en tant que personnes humaines. 

En conséquence, l’État étant par définition,(conventionnellement), cette entité puissante, détentrice du monopole de la violence légitime, plus précisément de la violence physique légitime, suivant les propos de Max Weber,en agissant en convergence avec les oppresseurs du pauvre peuple, dans le cadre de cette guerre effroyable qui ne dit pas son nom, c’est qu’ils ont les mêmes intérêts. Sachant que cetteentité-fille qui s’autoproclame « viv ansanm », en l’occurrence la coalition des criminels, terroristes qui ne vit que par l’écoulement du sang des couches populaires de la société haïtienne, représente son oppresseur, l’inaction de cet État prouve alors qu’il a choisi d’être du côté des sanguinivores. Cela entraine que ces deux puissantes entités forment, dès lors, un faisceau lumineux convergent contre le peuple. Parce que tant le feu des armes de cet « l’État » que celui des armes de la coalition « viv ansanm », se dirigent tous vers une seule cible, une seule proie : le peuple démuni et désarmé. Toutes les balles, d’où qu’elles viennent atterrissent dans les têtes des honnêtes-gens impuissants. 

À titre d’exemple, le citoyen conséquent Elibert IDOVIC(du canapé-vert) a été lâchement abattu d’une balle dans le dospar les chiens de garde du statuquo qui se positionnaient dans les parages du carrefour-museau lors de la manifestation contrel’insécurité organisée, par les deux entités puissantes ci-dessus mentionnées. Cette manifestation populaire contre le banditisme d’État du 19 mars 2025, l’initiative des vaillants résistants du quartier du Canapé-Vert, a été réprimée sauvagement par les gardiens du système de terreur, institué dans le pays depuis à peu près 14 ans. C’en est trop ! On en a marre. Les territoires « perdus » ou livrés nous rendent errants dans notre modeste vie, tandis que les balles perdues nous rendent absents dans la vie. Ce faisant, aujourd’hui, notre compatriote Elibert est absent. Il n’y est plus, il a été emporté par les balles assassines du pouvoir d’État. Étant sans secours, il nous faut chercher collectivement un recours pour préserver notre vie. Sinon, nous sommes foutus. 

À cet effet, la seule solution qui se révèle efficace, à mon sens, pour notre survie, c’est l’autodéfense organisée à l’instar de l’agissement collectif et convergent des brigades de vigilance des quartiers de croix-des prez, de Pacot, De Turgeau, de Débussy et surtout du Canapé-vert qui s’érigent en une forme d’État en miniature pour se prémunir du danger que représentent les ennemis publics et connus du peuple.  C’est une initiative qui doit être fortement encouragée dans le contexte de guerre actuel. Nous devons chanter en chœur : les quartiers de tous les coins et recoins du pays, indignons-nous, unissons-nous, armons-nous et constituons-nous en groupe d’autodéfense pour la préservation de notre vie et celle de nos proches ! Nous devons nous organiser contre cet État qui se pervertit en se gangstérisant, en armant d’autres groupes d’individu sur le territoire qu’il étaitcensé contrôler. En agissant ainsi, cet État n’est plus digne à être considéré comme tel. Il faut prendre la chose pour ce qu’elle est. 

D’ailleurs, l’État ne peut perdre de territoire en restant intact, sachant que la notion de territoire étant une de ces caractéristiques essentielles. C’est en ce sens que Max Weber, en le définissant, a écrit (à la page 125) dans le savant et le politique, ce qui suit : « […] il faut concevoir l’État contemporain comme une communauté humaine qui, dans les limites d’un territoire déterminé – la notion de territoire étantune de ces  caractéristiques –, revendique avec succès pour son propre compte le monopole de la violence physique légitime. Ce qui est en effet le propre de notre époque, c’est qu’elle n’accorde à tous les autres groupements, ou aux individus, le droit de faire appel à la violence que dans la mesure où l’État le tolère : celui-ci passe donc pour l’unique source du « droit » à la violence ».

Or, depuis au moins 2018 notre territoire commençait à êtrelivré quartier par quartier aux terroristes. Depuis lors, nous subissons la violence de toutes sortes, notamment physique psychologique des groupements armés. Nous sommes, pour ainsi dire, livrés à nous-mêmes, du moins nous sommes à la merci des criminels sans foi ni loi, entretenus par l’État. 

En définitive, nous sommes à la croisée des chemins où nous devons donc, nous prendre en charge maintenant pour la reconquête de tout le territoire de notre pays et pour notre survivance sous le joug de cet empire gangocratique en pleine extension à tous les niveaux.

Chers compatriotes, levez-vous ! Car, ensemble, nous vaincrons. 

Le citoyen Jean Willy BELFLEUR, Port-au-Prince, 24mars 2025.

Haïti : l’éducation en péril face à la violence armée, Plan International monte au créneau 

Dans un communiqué publié le 20 mars 2025, l’organisation Plan International tire la sonnette d’alarme : la violence persistante en Haïti prive des milliers d’enfants de leur droit à l’éducation et les expose à un risque accru de recrutement par des groupes armés. Alors que le système éducatif s’effondre et que les violations des droits de l’enfant se multiplient, une génération entière est menacée de sombrer dans l’exclusion et l’exploitation.

Un système éducatif à l’agonie

L’évaluation menée par Plan International dans les départements du Sud et du Sud-Est, où plus de 260 000 personnes déplacées internes ont fui les violences de Port-au-Prince, révèle une situation critique. Plus de 90 % des enfants vivant dans ces camps de fortune sont privés d’école en raison de l’insécurité et du manque d’infrastructures adaptées.

Plan International rapporte que depuis janvier 2024, plus de 900 écoles ont dû fermer leurs portes, soit à cause d’attaques, soit par peur des violences, soit parce qu’elles sont transformées en abris pour les déplacés. La fuite des enseignants et la désorganisation du système éducatif plongent les enfants dans un avenir incertain.

Recrutement forcé et violences basées sur le genre

L’ONG internationale alerte également sur le risque de recrutement forcé des enfants par des groupes armés. Dès l’âge de 10 ans, certains sont enrôlés, tandis que d’autres considèrent cette adhésion comme un moyen de survie économique. Ce phénomène constitue une violation flagrante du droit international.

Parallèlement, la violence basée sur le genre atteint des niveaux alarmants. En 2024, plus de 6 400 cas ont été recensés, notamment des violences sexuelles utilisées comme arme de guerre. Les jeunes filles sont particulièrement vulnérables, avec un risque accru de grossesses précoces et non désirées. Près de 50 % de ces violences ont eu lieu durant les déplacements forcés des familles.

« Le monde ne peut pas tourner le dos à Haïti »

Face à cette crise humanitaire sans précédent, qui touche plus de six millions de personnes, Plan International appelle à une intervention immédiate. L’organisation met en place des espaces sûrs pour les enfants, fournit un soutien psychosocial et assure la continuité éducative à travers des programmes d’aide financière et de prise en charge des frais scolaires.

Alors que l’insécurité continue de s’aggraver, menaçant la stabilité du pays et l’avenir de ses jeunes générations, Plan International exhorte la communauté internationale à intensifier son soutien pour éviter qu’une génération entière ne soit sacrifiée.

Il est à rappeler que selon le dernier rapport de l’ONUDC, les gangs sont formés de 30 à 50 % d’enfants, une hausse de 70% en 2024 par rapport à l’an d’avant. Avec déjà l’éducation en péril, la misère qui augmente, les territoires perdus, la crise s’annonce beaucoup plus grave.

DGI, déplacée prochainement pour cause d’insécurité ?

Dans un avis publié le mardi dernier, la Direction Générale des Impôts (DGI) a annoncé la suspension de ses services à l’échelle nationale, suite à des difficultés techniques au niveau de son système informatique.

« La Direction Générale des Impôts informe le public en général, les contribuables en particulier que ses services, suite à des difficultés techniques au niveau de son système informatique, ont cessé d’être opérationnels à l’échelle du pays ce mardi 18 mars », lit-on à travers un avis.

Parallèlement dans les médias comme sur les réseaux sociaux, réactions divergent. Les contribuables y voient plutôt, une stratégie, de la direction générale des Impôts, de quitter le centre ville de Port au Prince pour aller s’installer ailleurs, ce, en raison de l’intensification de la violence des gangs. Pour eux, il ne s’agit véritablement pas d’une panne mais d’une manœuvre des autorités afin de déplacer l’institution.

Toutefois, jusqu’à date aucune information formelle n’affirme de nouvelle adresse la DGI, située, pour le moment, à l’Avenue Christophe, au Petit Four.