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État des lieux

Par Killy Johao

Difficile de faire le dénombrement et le décompte des exactions commises ces cinq dernières années dans le pays. Enlèvements et assassinats par milliers. Disparitions sommaires, des meurtres suivis d’exécution par centaines. Incendies criminels, évasions spectaculaires en cascade, exode interne, migration à l’étranger…

Les victimes ne s’identifient plus. Personnalités notoires, socioprofessionnels, des anonymes, des humanitaires. Parfois, pour des règlements de compte, action choque ou par simple plaisanterie. Les cadavres s’entassent par millier.

Le tableau est sombre. Mais, on a déjà vu des scènes identiques dans des périodes précédentes, aussi grotesques qu’elles soient, pas si longtemps que ça. C’est une spirale, de façon cyclique, à chaque fois nous fredonnons la même chanson afin de raviver la flamme de l’espoir.

Les organisations des droits humains pondent des rapports au quotidien pour frapper l’entendement.
Beaucoup veulent partir. Ceux qui restent, deviennent, malgré eux, assiégés comme des rescapés de l’insécurité. Ne pouvant fuir, nous attendons la furie des gangs. Impuissants, nous nous regardons consumer, comme le bébé d’Eliana.

L’encerclement est total. Nous sommes cernés de partout.!De quartier en quartier… des quatre coins de la zone métropolitaine. Cet espace territorial se rétrécit de jour en jour et de plus en plus.

Il ne reste que quelques corridors pour circuler. Deux ans déjà, qu’on avait attiré l’attention de l’opinion sur ce processus, si cynique qu’il soit, qui devrait inexorablement aboutir à ce cheminement. Et nous y sommes. Nous y voilà ! Il y a ni issue ni alternative. Avons-nous encore perdu notre capacité de nous révolter ? De nous indigner et nous rebeller ? Franchement !

Dans un instinct de survie, les gens s’organisent comme ils peuvent… barrières en fer forgé, barbelées, barricades de carcasses et de pneus. Un peu partout la ville se transforme en des minis camps de concentration. La vie n’est plus ce qu’elle était avant. Le temps a changé. Ce n’est plus le temps d’avant. Ils s’entassent pour ne pas mourir. La résistance est une urgence, seule arme de combat.

Le pays est à l’agonie. La maison est en feu. Les cris de détresses, déjà lancé. Très longtemps, d’ailleurs! Les appels au secours sont inaudibles. Pourtant, on nous répond pas.

Dans le viseur de cet inventaire, nous identifions, au moins, un morceau de vide, comme dans la théorie des vitrées brisées, à partir desquelles il faut reconstruire, une parcelle de nous mêmes sur les souffles de demain. Un brin d’herbe qui redonnera vie à la nouvelle Haïti.

Ici, le bout du monde. Un territoire perdu où l’Etat est à terre. Seul existent, aujourd’hui, les bandits, les autorités de substitution.

Par Killy Johao

Les retombées avilissantes de la réaction émotionnelle d’un fiancé cocu

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Par: Jean Willy BELFLEUR

A- Signification et implication des fiançailles

Pour bien saisir le sens des propos qui vont suivre, il convient de se rappeler de la signification du fait d’être fiancé à quelqu’un.  Se fiancer, suivant la définition de Larousse, c’est le fait de s’engager à épouser quelqu’un. En se fiançant, deux partenaires se promettent mutuellement en mariage devant les parents de l’un et de l’autre.

Il s’agit d’une promesse solennelle qui s’accompagne d’une cérémonie (les fiançailles) au cours de laquelle un anneau circulaire symbolisant universellement de l’amour infini, de la fidélité, de la perfection et de l’éternité est introduit à l’annulaire de la main gauche de l’autre partenaire. Symbole d’engagement et de dévouement des deux partenaires, la bague de fiançailles est portée jusqu’au jour du mariage. Cette pratique remonte à l’antiquité.

Aujourd’hui encore, la bague de fiançailles fait partie intégrante d’une annonce officielle d’un mariage. Cependant, dans la société haïtienne contemporaine, cette pratique est quasiment tombée en désuétude au sein des couches populaires pour des raisons qu’il est inutile de reprendre ici. Dans les lignes qui suivent, je me propose d’analyser à l’aune de l’éthique et de la morale publique l’agissement de la « sœur » Roselande Belony et son partenaire dont le nom n’est pas connu à présent. Pour ce faire, je commencerai par apprécierl’agissement de la demoiselle.

B- La « sœur » Roselande Belony a-t-elle raison de ne pas copuler avec son fiancé ?

La relation sentimentale qui a gratifié les friands du sexe etles amateurs des scènes pornographiques sur les réseaux sociaux, des ébats sexuels la semaine écoulée, s’il faut croire les propos du « frère X, partenaire de la jeune fille de 21 ans, la « sœur » Roselande Bellony, s’inscrit dans ce cardre ci-dessus établi. Ils s’étaient fiancés certes, mais étant donné qu’ils sont religieux de foi chrétienne, la bible, leur livre sacré dans la tradition judéo-chrétienne leur interdit de faire l’amour au cours de cette période de préparation et d’organisation du mariage.

La chair étant faible, dit-on, il est strictement déconseillé aux fiancés (chrétiens.nes) même de se caresser pour éviter de commettre le péché de fornication.

En ce sens, des croyant.e.s  conséquent.e.s et authentiquent s’abstiennent de toute activité sexuelle avant le mariage par devoir de fidélité à leur dieujaloux. Ce qui implique que la jeune demoiselle chrétienne en question, fille d’un pasteur, en ne s’accouplant pas avec son fiancé X, est censée agir convenablement à la « volonté de dieu » et en conformité à sa parole écrite dans les évangilessuivants : Mathieu 5, verset 27-28 ; 1 cor. 6 : 18-20 ; Ephésien 5 : 3, pour ne citer que cela.

Par conséquent, jusque-là, on ne saurait lui reprocher de rien en refusant de s’accoupler avec son fiancé pourvu que celui-ci, lui aussi, connait et accepte la vérité divine sur la question de la prohibition des divertissements sexuels avant le mariage. D’ailleurs, le jeune homme, sachant que sa fiancée est vierge a accepté de ne pas la toucher sur cette base, tout en s’impatientant pour voir poindre ce jour de noce, pour qu’il puisse enfin, dans les « lunes de miel », connaitre pour la première fois sa femme et parvenir (peut-être), ce soir-là,à sa défloration. N’est-ce pas idéalement admirable ? Qu’est-ce qui fait problème dans leur relation au juste ?

C- La position des problèmes
Quels sont donc les problèmes qui se posent dans cette affaire scandaleuse de la « sœur » Roselande Belony avec son fiancé, le frère X ? Comment comprendre qu’une pucelle fiancée parvient à tromper son fiancé en ayant des relations sexuelles avec pénétration vaginale ? Ces prémisses ci-dessus étant posés, regardons de plus près, pour voir où est-ce que le bât blesse.

Suivant ce que nous croyons comprendre dans cette « affaire », il y a lieu de distinguer trois problèmes majeurs à la base de ce scandale pour le moins avilissant pour la jeune demoiselle :
1. un problème d’ordre éthique ;
2. un problème de maturité et de maitrise de soi en situation de forte émotion ;
3. un problème d’imprudence.
Publier les vidéos du « marathon sexuel » de la demoiselle avec son amant n’est pas correct de la part de son fiancé cocu.  Il s’agit d’un acte indigne ne respectant pas les principes basiques de la conception de l’éthique minimaliste, dont deux des trois grands principes élémentaires s’énoncent comme suit : a) la non-nuisance à autrui, b) l’égale considération de chacun. Sil’éthique à vocation universelle pouvait être résumée à ce précepte qui est censé la règle d’or d’équité :  ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fît, il y a donc lieu d’admettre qu’il y a un manquement à l’éthique et à la morale sociale dans l’agissement du futur époux de la mademoiselle Roselande Bélony.

Pour apprécier la moralité et établir la justesse de l’acte de diffusion des vidéos, il suffit de se demander : est-ce que le malheureux fiancé cocu serait heureux de se voir subir le même sort qu’il a infligé à sa fiancée en vulgarisant, sans son consentement, ses prouesses « d’actrice pornographique », tout en fouinant sur son téléphone à son insu ? La réponse à cette question est évidemment non. Il n’accepterait pas d’être espionné et avili par sa fiancée si c’était lui-même qui était pris la main dans le sac. Ce faisant, l’iniquité de son acte est incontestable, tout simplement.

En ce sens, il faut admettre qu’il a eu un Comportement répréhensible. Car, il est contraire aux normes de l’éthique d’espionner autrui, autant qu’il est contraire à l’éthique d’humilier ou d’avilir son alter ego.

L’acte émotionnel et immature d’un fiancé cocu

Nous comprenons bien qu’il s’agissait de l’action d’un homme agissant sous le choc, sa réaction traduit l’attitude d’un homme trompé, vexé, déshonoré et blessé dans son égo de mâle dominant. Mais tout de même cela ne justifie pas, pour autant,son action de divulgation des vidéos, dans une société déjà foncièrement machiste et sexiste. En toute situation, quelle qu’elle soit, un homme responsable et mature doit pouvoir contrôler ses émotions pour ne pas commettre des inepties regrettables.

Toutefois, son agissement peut s’interpréter aussi comme une tentative de se démarquer publiquement de la relation tout en déclinant toute responsabilité par rapport à ce qui pouvait découler de ce festin sexuel auquel il n’a pas été convié.

Car, dit-il, il a d’abord envoyé les vidéos aux parents, proches et ami.e.s. s de sa fiancée comme pour les prendre à témoins des preuves suffisamment accablantes qu’il détient pour rompre, sans aucune autre forme de procès, à l’engagement qu’il a eu envers cette respectueuse-vierge-demoiselle. Une façon d’appuyer auprès de la communauté proche la décision qu’il allait prendre.

Ce qui pourrait vouloir dire : « après ce constat, jejette l’éponge », ou je décide de « plier bagage ». Dans ce cas, la finalité de son acte aurait pu être très juste, raisonnable, voire louable, mais les moyens utilisés sont inadmissibles. Il ne s’était pas suffisamment maîtrisé. Il s’est laissé emporter par la force de ces émotions et c’est dommage.

Par-dessus tout, la demoiselle est-elle exempte de toute critique ?

En revanche, la jeune demoiselle est la précurseuse de ce gâchis en tant que la première personne qui a tout violé en termede règles, normes, engagement et promesse. Par ces bombances sexuelles filmées et gardées sur son portable, elle a fait preuve d’une légèreté et d’une imprudence inouïe.

Or, la prudence, dit-on, est la mère de la sûreté. Elle a tout gâché, en se mettant à nu(tant au sens propre qu’au figuré). Il s’ensuit qu’en participant à ce « banquet », elle s’est déshonorée tout en déshonorant à la fois, son fiancé, ses parents, son assemblée ecclésiastique, ses collègues de travail, ses ami.e.s et même la société dans son entièreté.

Car, en dehors de son infidélité, à l’égard de son prétendant, il a agi dangereusement à l’égard d’elle-même, de son partenaire, de ses parents et de son futur foyer, car, l’amour étant un jeu, il a ses règles. « Jwèt se jwèt, kwochèt pa ladann ».Par, ailleurs, elle ne se respecte pas, tout au moins, en pensant pouvoir toujours tromper tout le monde pendant tout le temps sur son vrai visage.  

Comment une jeune fille peut penser pouvoir mettre en œuvre un plan si fragile jusqu’à parvenirmalicieusement à fonder un foyer viable avec un homme envers lequel on a menti de manière si éhontée ?

Le scandale qui aéclaté aujourd’hui éclaterait quand-même un jour. Que dira-t-elle à son époux la nuit de la noce qui arriverait tôt ou tard, s’ils persistaient à ne pas faire l’amour qu’après le mariage ? Il est vrai que la virginité n’a plus l’importance qu’elle eut jadis, mais dans ce cas de figure, elle ne pourrait pas passer inaperçue.

Les aventures secrètes de la mademoiselle l’avaient de toute façon introduite dans un engrenage, ou toute sortie se serait révélée évidemment périlleuse, car « tout manti pa fon ». Trop souvent, les gens se tuent en voulant être pris au sérieux. Pourtant, il ne suffit pas de vouloir être pris au sérieux, ni d’être pris au sérieux, mais il s’agit de l’être tout bonnement.  En ce sens, on peut toujours souhaiter à la demoiselle, bon courage dans la poursuite de son bonheur, mais il reste au demeurant qu’elle subira durant longtemps les conséquences de son inconséquence.

Car, il faut appeler un chat un chat, en ce qui lui concerne, il y a bien évidemment un petit problème d’intégritéqui doit être souligné à l’encre grasse. Au fait, ce qui arrive à la suite des actions peccamineusesde la demoiselle ne doit pas nous porter à ne pas reconnaitre qu’elle a eu une conduite à la fois indécente et indigne d’une demoiselle, de surcroit chrétienne.

Car, refuser de coucher avec son fiancé à qui elle a promis fidélité et abstinence pour coucher à d’autres hommes en cachette ne peut ne pas être considéré comme étant des manœuvres effrontées et impudentes, de sa part.

Ce faisant, pour ma part, il n’y a pas moyen de la disculper de ce spectacle de mauvais goût. Tout au contraire, son audace fait d’elle la première responsable de ce qui lui arrive. Elle doit pouvoir assumer avec la même témérité les conséquences de ses actes ignominieux. Elle est prise dans ses propres pièges. Elle est victime certes, mais de son imprudence. Il faut le lui rappeler que le vice corrompt tout. Que l’on ne se méprenne point : « un jour pour chasseur, un jour pour gibier » ! Car, à malin, malin et demi.
Bonne chance à tous les trois !

 Port-au-Prince, le 15 avril 2025

Quand la maternité devient un motif d’exclusion : une injustice au sein de la PNH

Par: Geraldine Lucea Laurent

Ce 15 avril 2025, le Corps des Brigades d’Intervention Motorisées (CBIM) de la Police Nationale d’Haïti a pris une décision choquante : exclure automatiquement toute policière de la 34e promotion qui tomberait enceinte dans les dix-huit mois après son intégration. Cette mesure, franchement révoltante, soulève d’énormes questions sur les droits humains, l’égalité hommes-femmes et le respect des engagements pris par Haïti sur la scène nationale et internationale. Décortiquons ensemble cette directive discriminatoire et ses conséquences à tous les niveaux.

Depuis quand la maternité est-elle devenue un motif d’indignité ou d’inefficacité dans les forces de sécurité publique? C’est pourtant un pilier fondamental de notre existence! Et voilà que certaines institutions la voient comme un frein à l’efficacité professionnelle. La directive récente du CBIM, qui écarte sans ménagement les policières attendant un enfant peu après leur intégration, n’est pas juste préoccupante – elle est scandaleuse!

Les femmes ne cessent de prouver continuellement leur place dans ce corps de métier socialement construit comme un métier d’homme. C’est un vrai parcours de combattant pour elles d’intégrer l’institution policière haïtienne et encore plus d’y faire carrière. Et voilà maintenant qu’on veut les punir pour avoir choisi de donner la vie. Les policières, tout comme leurs homologues masculins, ont le droit de fonder une famille sans craindre de perdre leur emploi ou d’être exclues d’un poste de travail.
Cette directive discriminatoire constitue une violation manifeste des droits fondamentaux garantis par la Constitution haïtienne et les engagements internationaux du pays. La Constitution de 1987, dans ses articles 17, 18 et 19, établit l’égalité entre tous les citoyens, sans distinction de sexe, et garantit le droit au travail et à la non-discrimination. De plus, Haïti a ratifié la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) en 1981, qui oblige les États parties à éliminer la discrimination à l’égard des femmes dans le domaine de l’emploi, notamment en interdisant le licenciement ou toute autre forme de punition en raison de la grossesse ou du congé de maternité. En outre, le Code du travail haïtien prévoit des dispositions spécifiques pour la protection de la maternité, telles que le droit à un congé de maternité payé.

Ainsi, cette directive du CBIM est non seulement illégale au regard du droit national, mais elle contrevient également aux obligations internationales d’Haïti en matière de droits des femmes. Cette mesure ne fait pas que discriminer, elle institutionnalise la discrimination basée sur le genre, en punissant les femmes pour des choix biologiques et personnels. Elle crée un environnement de travail hostile, où les policières doivent choisir entre leur carrière et leur droit à la maternité. Cela perpétue des stéréotypes sexistes et entrave la progression professionnelle des femmes dans les forces de l’ordre.
Il est impératif que les autorités compétentes, notamment la Direction Générale de la PNH et le Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes, interviennent pour annuler cette directive discriminatoire. Des politiques inclusives doivent être mises en place pour garantir un environnement de travail équitable, respectueux des droits des femmes et conforme aux engagements internationaux d’Haïti.

La maternité ne devrait jamais être un motif d’exclusion, mais plutôt un aspect de la vie que les institutions doivent accompagner et protéger. En tant que citoyenne engagée et féministe, je me joins à toutes les voix qui s’élèvent contre cette décision injuste et appelle à une réforme urgente des politiques institutionnelles pour garantir les droits des femmes au sein de la PNH.

Ligue des Champions – Quarts de finale retour : le verdict approche ! Par Madoboul

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Cette semaine marque la fin des quarts de finale retour de la Ligue des champions, avec des affiches palpitantes et des enjeux majeurs. Après des matchs aller disputés, les équipes encore en lice vont tout donner pour décrocher leur billet pour le dernier carré. Certains clubs doivent renverser la vapeur, tandis que d’autres tenteront de défendre leur avantage. Entre tensions, surprises potentielles et exploits individuels, le spectacle s’annonce au rendez-vous. Les yeux seront rivés sur les grands noms, mais aussi sur les outsiders prêts à créer l’exploit.

*Voici le programme des quarts de finale retour de la Ligue des champions 2024/25*

🗓️ Mardi 15 avril 2025
Aston Villa vs Paris Saint-Germain
📍 Villa Park, Birmingham
🕘 15h00
Score aller : PSG 3-1 Aston Villa
Aston Villa tentera de renverser le score à domicile après une défaite 3-1 à l’aller. Le PSG, malgré le départ de Mbappé en 2024, reste solide avec des joueurs comme Bradley Barcola, Khvicha Kvaratskhelia et Ousmane Dembélé .
Borussia Dortmund vs FC Barcelone
📍 Signal Iduna Park, Dortmund
🕘 15h00
Score aller : Barcelone 4-0 Dortmund
Le Barça, fort d’une série de 24 matchs sans défaite, aborde ce match avec un avantage conséquent. L’entraîneur Hansi Flick insiste sur la concentration pour éviter toute complaisance .

🗓️ Mercredi 16 avril 2025
Inter Milan vs Bayern Munich
📍 San Siro, Milan
🕘 15h00
Score aller : Inter 2-1 Bayern
L’Inter Milan, dirigé par Simone Inzaghi, tentera de conserver son avance face au Bayern Munich de Vincent Kompany dans ce choc européen .
Real Madrid vs Arsenal
📍 Santiago Bernabéu, Madrid
🕘 15h00
Score aller : Arsenal 3-0 Real Madrid
Le Real Madrid devra réaliser une remontée spectaculaire après une lourde défaite à l’Emirates Stadium. Arsenal, avec des joueurs en forme comme Declan Rice, cherchera à confirmer sa performance .

Le gouvernement pense aux déplacés en période d’intempéries

Port-au-Prince._ Des équipes du gouvernement ont distribué ce dimanche 13 avril 2025, sous la pluie, plusieurs centaines de bâches aux familles déplacées des camps de Delmas et Bourdon. Cette initiative vise à protéger durablement ces sinistrés contre les intempéries, a fait savoir la Primature dans une note publiée sur son compte X.

«Cette action s’inscrit dans le cadre des mesures urgentes déployées par les autorités pour apporter une aide concrète, rapide et coordonnée aux personnes en situation de précarité» précise la note en question.

Ce lundi 14 avril, le gouvernement annonce le lancement “d’une nouvelle phase du programme d’assistance humanitaire”, consistant en la distribution de repas chauds sur plusieurs sites de la région métropolitaine de Port-au-Prince.

Pour le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, cette démarche participe à la réponse aux besoins alimentaires urgents des déplacés. «Nous sommes mobilisés pour accompagner les sinistrés avec dignité, efficacité et solidarité», réaffirme le chef de la Primature.

En ce sens, un appel à l’action est lancé à tous les partenaires nationaux et internationaux, afin d’articuler la réponse humanitaire et de soutenir les efforts en cours.

Killy Johao

Trump prolonge d’un an les sanctions contre la Russie, héritées de Biden

Dans une décision qui pourrait surprendre ses partisans, le président Donald Trump a signé un décret maintenant en vigueur les sanctions économiques contre la Russie pour une année supplémentaire. Cette mesure, publiée dans le Federal Register, reprend en grande partie le cadre restrictif mis en place sous I’administration Biden.

Ce décret prolonge sans modification majeure les sanctions visant des secteurs clés de l’économie russe, notamment l’énergie et la finance. L’avis officiel invoque des motifs de  » *sécurité nationale* « , un argumentaire similaire à celui utilisé par son prédécesseur démocrate.

Si ces sanctions ne sont pas nouvelles, leur prolongation par Trump maintient une pression économique qui complique un peu plus la situation des étudiants haïtiens en Russie.

Réduction spectaculaire par Trump des droits de douane sur les produits électroniques chinois

Dans un geste inattendu, l’administration Trump a annoncé une réduction majeure des tarifs douaniers sur plusieurs dizaines de produits chinois, passant de 145 % à seulement 10 %. Parmi les biens concernés figurent des articles électroniques grand public tels que des téléphones, ordinateurs, puces électroniques, téléviseurs et panneaux solaires des produits majoritairement fabriqués en Chine et peu produits aux États-Unis.

Cette décision marque le premier assouplissement tangible dans la guerre commerciale engagée par Donald Trump contre la Chine depuis 2018. Selon le magazine Bloomberg, cette mesure devrait soulager les consommateurs américains, qui ont subi des hausses de prix sur ces produits high-tech, en raison des taxes précédentes.

Reste à savoir si Pékin répondra par un geste similaire, ou si cette mesure isolée préfigure un dégel plus large des relations commerciales entre les deux puissances.

À suivre.

Justice: Magalie Habitant, Prophane Victor et Elionor Devallon auditionnés au parquet de Port-au-Prince

PORT-AU-PRINCE.__ L’ex-directrice du SNGRS, Magalie Habitant, l’ancien député Prophane Victor et l’ex-directeur de la CAS, Elionor Devallon, se sont présentés au parquet de Port-au-Prince ce jeudi 10 avril. Arrêtés par la DCPJ, ils sont soupçonnés d’être de connivence avec les gangs armés.

Ces trois anciens responsables de l’État ont été appréhendés dans le cadre d’une enquête approfondie menée par la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), pour identifier les personnalités politiques et administratives qui pourraient avoir des liens avec les groupes armés. Leur audition au parquet marque une étape importante dans le processus judiciaire visant à établir leur niveau de responsabilité ou à les disculper.

À l’issue de cette première audience, il a été décidé qu’ils soient écroués au commissariat de Delmas 33, en attendant leur prochaine audition, prévue pour le lundi 14 avril. Par ailleurs, leurs avocats respectifs, Me Arnel Rémy et Me Phizema Palvin, réclament leur libération, estimant que leur arrestation a été illégale. 

L’un des inculpés dans cette affaire, l’ancien député Victor Profane, a, depuis son arrestation, clamé son innocence. «Je suis confiant que je vais être libéré», a-t-il lâché, niant les faits qui lui sont reprochés.

En plein cœur d’une crise sécuritaire, l’audition de ces anciens responsables de l’État pourra marquer un tournant dans la lutte contre l’impunité en Haïti, s’il ne s’agit pas d’un coup d’éclat passager, en raison du profil des personnalités concernées.

A souligner que plusieurs individus interpellés au domicile de Magalie Habitant ont également fait objet d’inculpation et ont été transférés devant la justice pour être entendus, en attendant d’établir leurs liens dans cette affaire et de fixer la responsabilité de tout un chacun.

Par Jean Mapou

Quand la propagande devient un rempart face au mal haïtien

De nos jours, le quotidien du pays est marqué par la terreur des gangs. Tous les jours, un nouveau quartier est tombé, rallongeant la liste des territoires perdus et livrés, tandis que d’autres sont ciblés et menacés par des chefs de gangs. Alors que les citoyens ne savent plus à quel saint se vouer, ils assistent à une guerre de propagandes mise en œuvre par ses dirigeants. 

Les campagnes de propagande orchestrées par les autorités haïtiennes ne sont ni subtiles, ni stratégiques. Elles sont bruyantes, désordonnées et, surtout, déconnectées des réalités que vivent les citoyens au quotidien. Des conférences de presse grandiloquentes, des publications sur les réseaux sociaux vantant des actions symboliques, deviennent monnaie courante. Pourtant, sur le terrain, la situation se dégrade. Le peuple ne mange pas les hashtags, ne se soigne pas avec des discours et ne retrouve pas la paix avec des photos de politiciens en gilet pare-balles. 

Le contraste entre le discours officiel et la réalité est saisissant. Tandis que les autorités crient victoire pour la reprise temporaire d’un carrefour ou la distribution d’une poignée de sacs de riz, les citoyens, eux, vivent barricadés, dans la peur constante de voir leur quartier être le prochain à tomber. Cette dissonance alimente un sentiment d’abandon et de trahison. Le peuple haitien n’est pas dupe : il reconnaît désormais la mise en scène derrière chaque opération médiatique. Il sait que la propagande ne remplace pas une politique de sécurité cohérente, ni une volonté réelle de changement. 

Pire encore, cette propagande devient un outil cynique de consolidation du pouvoir. En construisant un récit alternatif, les dirigeants cherchent à créer une illusion de contrôle, à détourner l’attention, à désamorcer les critiques. Ils manipulent la peur, usent du patriotisme de façade, et accusent ceux qui dénoncent leur inaction d’être des agents de déstabilisation. Le peuple, ainsi, se retrouve piégé entre la violence des gangs et celle, plus insidieuse, d’un État qui le méprise. 

L’incapacité à répondre efficacement à la crise sécuritaire est donc masquée par un théâtre politique qui sert d’écran de fumée. Mais cette mascarade ne fait qu’aggraver la crise de légitimité. Car à force de manipuler la vérité, les autorités creusent davantage le gouffre entre l’État et les citoyens. Et dans ce vide laissé par l’inaction, les gangs prospèrent, les communautés s’effondrent, et l’espoir s’éteint peu à peu. 

Il est temps que cesse cette stratégie du mensonge permanent. Le pays n’a pas besoin de slogans, mais d’actes. Pas de photos, mais de politiques publiques concrètes. Pas de chefs d’État en représentation, mais de serviteurs du peuple engagés. La vraie guerre à mener n’est pas celle des mots, mais celle de la reconquête de la souveraineté nationale, de la sécurité, de la justice sociale. 

Tant que la propagande primera sur l’action, Haïti restera un État en faillite morale. Et ce ne sera pas la faute des gangs seulement, mais de ceux qui, au sommet, auront choisi le mensonge plutôt que le courage.

Avis de recherche contre Nenel Cassy : des organisations nippoises dénoncent une persécution

Le Collectif des Organisations pour le Développement des Nippes (COD/Nippes) a adressé une correspondance au Commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince. Il y dénonce ce qu’il qualifie de persécution politique visant l’ancien sénateur Nenel Cassy et met en garde contre une dérive autoritaire de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ).

Dans cette lettre transmise au Commissaire du gouvernement Me Frantz Montclair en date du 10 avril 2025, le Collectif des Organisations pour le Développement des Nippes (COD/Nippes) exprime ses inquiétudes face à ce qu’il considère comme une « instrumentalisation de la justice » contre l’ancien sénateur Nenel Cassy. L’organisation y dénonce une « campagne de persécution » initiée par la DCPJ, malgré l’absence de fondement juridique.

Le Collectif salue la décision du Commissaire Montclair de classer sans suite le dossier impliquant M. Cassy, faute de preuves, tout en fustigeant l’attitude persistante de la DCPJ, accusée d’avoir émis de nouveaux avis de recherche en dehors du cadre légal. « La DCPJ semble vouloir s’ériger en instance supérieure au Parquet », déplore le collectif, rappelant que la police demeure un auxiliaire de la justice, et non une autorité autonome.

L’ancien sénateur, figure politique influente des Nippes, se retrouve ainsi au cœur d’un bras de fer institutionnel, que le COD/Nippes attribue à un différend personnel avec le Directeur Général de la Police nationale, Normil Rameau. Pour les signataires, cette situation constitue une menace pour l’État de droit et alimente la méfiance de la population envers les institutions judiciaires et policières.

Le document évoque également une tentative de museler une voix engagée et proche du peuple, soulignant le danger de laisser prospérer une justice à deux vitesses. Le Collectif va jusqu’à citer Goethe pour illustrer son indignation face à l’« abus de pouvoir » : « C’est par erreur que la nature a donné un cerveau au policier, car il est trop bête pour en avoir. »

Enfin, le COD/Nippes appelle le Commissaire à « enfiler son manteau de chef » afin de garantir le respect de la légalité et protéger ceux qui sont injustement ciblés. Une copie de la lettre a été adressée au Ministre de la Justice, au Directeur des affaires juridiques du MJSP, au Président du Conseil présidentiel de transition, ainsi qu’au Protecteur du citoyen.

Selon le Collectif, l’heure est grave. « Un jour viendra où la Nation demandera des comptes à ceux qui auront manqué à leur devoir », conclut la lettre.

Par ailleurs, Nenel Cassy fait l’objet d’un avis de recherche de la DCPJ en date du 18 février 2025. Il est recherché pour complot et menace contre la sûreté de l’État. Il faisait partie d’une liste de 16 personnes recherchées dont l’ex député de Kenscoff, Alfredo Antoine, qui s’est déjà fait arrêter le vendredi 4 avril dernier. L’ancien élu des Nippes à double reprises a toutefois effectuer une visite éclaire au parquet de Port-au-Prince au milieu du mois de mars malgré l’avis emis contre lui.

Sera-t-il aussi arrêté ou son cas sera reconsidéré?