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Nomination officielle de la représentante d’Haïti à la commission mixte sur la dette de l’indépendance

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Par Jean Mapou

PORT-AU-PRINCE.__ Le gouvernement haïtien a officiellement désigné sa représentante à la commission mixte franco-haïtienne, créée pour examiner la dette de l’indépendance. La lecture de l’arrêté officiel instaurant le Comité national haïtien de restitution et de réparation, ailleurs, a été faite par Odilien Charles, Secrétaire général du Conseil des ministres.

Ce Comité, côté haïtien, est composé de 21 membres, elle est directement lié au rectorat de l’UEH et au ministère des Affaires étrangères, selon l’arrêté Présidentiel. Mme Gusti-Klara Gaillard est effectivement consacrée co-présidente de la commission mixte franco-haïtien sur la dette.

En acceptant de s’impliquer officiellement dans cette commission, le gouvernement haïtien fait valoir son engagement à agiter la question de la réparation dans un cadre formel et constructif.

L’arrêté précise que la représentante d’Haïti à cette commission mixte aura pour mission de participer activement aux discussions, d’apporter une perspective haïtienne sur l’histoire commune des deux nations, et de permettre une analyse multidimensionnelle des effets néfastes de la dette de l’indépendance sur le pays. Pour le CPT, son rôle sera crucial dans la quête de réparations pour le peuple haïtien, qui a longtemps porté le poids d’une dette considérée comme illégitime.

La commission mixte a été instituée récemment par le président français Emmanuel Macron dans le cadre du bicentenaire de la reconnaissance de l’indépendance d’Haïti. Son objectif est de mener des travaux approfondis sur les conséquences économiques et sociales de cette indemnité, ainsi que de favoriser un dialogue ouvert entre les deux nations.

Cette décision intervient dans le contexte d’une volonté affirmée de réévaluation des relations bilatérales entre Haïti et la France, notamment à la lumière des injustices historiques qui ont façonné le destin de la nation haïtienne.

Par Jean Mapou

Bicentenaire de la dette de l’indépendance: Le CPT répond à Macron par un appel à la réparation

Par Jean Mapou

_Ce jeudi 17 avril 2025, la Villa d’ccueil, a été le théâtre de cet évènement d’une importance historique: La commémoration du bicentenaire de l’ordonnance du roi Charles X, acte marquant la reconnaissance de l’indépendance d’Haïti, adoptée le 17 avril 1825. Le Conseil Présidentiel de Transition n’en a, donc, pas mis du temps à faire une réplique au discours d’Emmanuel Macron._

PORT-AU-PRINCE.___ Le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) a organisé une cérémonie commémorative pour marquer le bicentenaire du paiement de l’indemnité aux anciens colons français en échange de la reconnaissance de l’indépendance d’Haïti. Cet événement a rassemblé des personnalités de haut rang, dont le Premier ministre Alix Didier Fils Aimé, des membres du gouvernement, le Commandant en chef des Forces Armées d’Haïti, le Lieutenant-général Derby Guerrier, le Directeur général a.i. de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Rameau Normil, ainsi que le recteur de l’Université d’État d’Haïti (UEH), le professeur Dieuseul Prédélus.

Dans ses propos, le président du CPT, Fritz Alphonse Jean, a rappelé les démarches initiées par les autorités françaises qui ont conduit à la reconnaissance de l’Indépendance d’Haïti, tout en mettant en exergue l’injustice de la rançon de 150 millions de Francs-or que le pays a été contraint de payer. «Cette décision visait à punir Haïti pour avoir été pionnière sur le chemin de la liberté dans le monde», a déclaré Jean.

Il a également évoqué le rapport du Président Emmanuel Macron, qui souligne l’importance d’instaurer de nouvelles collaborations entre Haïti et la France, tout en appelant à un travail urgent pour honorer le sacrifice des ancêtres.

Le Conseiller-Président Leslie Voltaire a, quant à lui, émis un appel vibrant à la communauté internationale. Il a plaidé pour la restitution de la rançon exigée par les autorités françaises et pour des réparations des injustices infligées par plusieurs siècles de régime esclavagiste. «Nous incitons les Haïtiens, tant au pays qu’à l’étranger, à se mobiliser et à revendiquer cette restitution, tout en prenant acte de la déclaration publiée par l’Élysée ce jeudi 17 avril», a clamé Voltaire.

Par cette commémoration, le CPT ne se limite pas à un acte de mémoire, mais se résout à un engagement à entamer le dialogue avec la France, dans l’objectif d’obtenir la restitution de la dette liée à l’Indépendance ainsi que des réparations pour les préjudices subis.

Les États-Unis affirment maitriser les technologies de manipulation de l’espace-temps

Dans une déclaration qui semble tout droit s yortie d’un film de science-fiction, la Maison Blanche a affirmé aujourd’hui détenir des capacités technologiques permettant de « manipuler l’espace et le temps ». Une annonce troublante qui intervient quelques jours après les propos énigmatiques de Donald Trump sur des « armes secrètes inconnues du public ».

*Une déclaration qui défie les lois de la physique*

Michael Kratsios, directeur du Bureau des sciences et de la technologie de la Maison Blanche, a déclaré lors d’un briefing : « Notre technologie avancée nous permet désormais de manipuler les concepts fondamentaux de l’espace et du temps. Ces innovations effacent les distances, stimulent la croissance économique et améliorent radicalement la productivité. »

*Entre réalité technologique et rhétorique géopolitique*

Les experts se montrent extrêmement sceptiques:
*• Théorie plausible* : Certains évoquent des avancées en informatique quantique ou en communication instantanée.

*• Poudre aux yeux ?* D’autres y voient une stratégie d’intimidation géopolitique

« Soit nous assistons à une révolution scientifique majeure, soit à une opération de communication très élaborée », analyse le *Dr. James Wong* , spécialiste en technologies émergentes à Stanford.

*Réactions internationales*
*•La Chine* a demandé des
« éclaircissements urgents ». *•L’UE* annonce une réunion exceptionnelle de ses experts en sécurité. *•Le Kremlin* se dit « très intéressé » par ces déclarations.

La Maison Blanche promet des « démonstrations concrètes » dans les semaines à venir. Une annonce qui, selon le * Magazine Bloomberg* , pourrait concerner le secteur spatial.

Le pouvoir politique et la problématique de l’indépendance de la justice en Haïti.

Par Jean Valdonel CONSTANT, Journaliste

L’étudiant Rica SYLVAIN vient de soutenir son mémoire de sortie le lundi 14 Avril 2025. Il a obtenu la note de 85/100 avec la mention Très Bien, pour un travail portant sur un sujet d’actualité et de haute importance :
« Le pouvoir politique et la problématique de l’indépendance de la justice en Haïti ».

Cette cérémonie de soutenance s’est tenue devant un jury prestigieux composé de :

• Professeur Bernard SAINT-VIL, Directeur de recherche et Doyen du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince

• Professeur Kesner Michel THERMESI, Directeur de l’École de la Magistrature (EMA)

• Professeur Elie MEUS, ancien Doyen de la FDSE

Au cours de son exposé, la question a été d’expliquer le pouvoir politique et la problématique de l’indépendance de la justice en Haïti.
Selon le récipiendaire, l’indépendance de la justice est au cœur du fonctionnement de l’État de droit. Elle constitue la pierre angulaire de toute société démocratique et est fondamentale pour garantir les droits et libertés des citoyens, ainsi que pour assurer une justice intègre, impartiale et équitable. Elle offre au justiciable la garantie de comparaître devant un magistrat indépendant.

Dans son mémoire, le récipiendaire souligne que, la problématique se fonde sur l’ensemble des points suivants :
1-L’examination des lacunes et incohérences législatives,
2- Des faiblesses institutionnelles,
3- Des obstacles organiques et ainsi que fonctionnels compromettant l’indépendance du pouvoir judiciaire.

En Haïti, malgré les dispositions normatives et institutionnelles, notamment la création du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) par la loi du 13 novembre 2007 (Article 1) et la Constitution haïtienne de 1987, amendée en 2011, consacrant aux articles 59, 60 et suivants la séparation des pouvoirs et l’indépendance du pouvoir judiciaire conformément à la théorie classique de Montesquieu, ce dernier demeure dépendant des pouvoirs politiques, à savoir l’exécutif et le législatif.

Il cite l’article 175 de la Constitution haïtienne de 1987 stipule que : les juges de la Cour de Cassation sont nommés par le Président de la République sur une liste de trois personnes par siège soumise par le Sénat. Ceux des cours d’appel et des tribunaux de première instance le sont sur une liste soumise par l’Assemblée départementale concernée, tandis que les juges de paix sont nommés sur une liste préparée par les Assemblées communales.

Cette disposition montre que la norme supérieure accorde des privilèges significatifs aux pouvoirs exécutif et législatif dans le processus de nomination des juges, compromettant ainsi l’indépendance du pouvoir judiciaire.

*Rôle et limites du CSPJ*

Selon lui, le CSPJ, bien qu’établi par la loi du 13 novembre 2007 pour administrer et contrôler le pouvoir judiciaire, n’a été mis en place qu’en 2012. Malgré cela, l’administration de la justice reste dyarchique. Le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP), organe de l’exécutif, occupe une place prépondérante dans l’administration et la gestion de la justice. Le CSPJ exerce un contrôle exclusif sur les magistrats assis, tandis que les autres acteurs importants du système judiciaire, tels que les Commissaires du Gouvernement, les greffiers et les huissiers, sont administrés par le MJSP. De plus, le CSPJ n’émet qu’un avis favorable non contraignant pour la nomination des juges.

Il existe également une dualité dans la gestion du budget de la justice. Le CSPJ gère le budget de fonctionnement alloué aux cours et tribunaux (Article 15 de la loi du 13 novembre 2007), tandis que le budget d’investissement est sous la coupe de l’exécutif, notamment le MJSP.

*Influence politique et incohérences normatives*

Il souligne que le renouvellement du mandat des juges dépend aussi des pouvoirs politiques. Les faiblesses et incohérences normatives se manifestent également dans la non articulation entre la Constitution, la loi du 27 novembre portant statut de la magistrature et le décret du 22 août 1995 relatif à l’organisation judiciaire. Bien que la Constitution trace une procédure claire pour la nomination des juges de deuxième et troisième grade (Cour d’appel et TPI), les assemblées prévues n’ont jamais été mises en place, et les juges sont nommés par le pouvoir exécutif conformément aux dispositions du décret du 22 août 1995.

Ni la loi de 2007 ni le décret comportent de dispositions contraire à la Constitution notamment concernant l’intégration directe et indirecte des magistrats dans le système. De plus, l’article 103 de la Constitution haïtienne amendée confère au Parlement le pouvoir d’interpréter une loi en vigueur, ce qui signifie que le législatif peut intervenir dans un procès en cours d’instance.

*Approches doctrinales*

Selon de nombreux auteurs comme Myrlande Manigat, Michel Troper et Montesquieu, le processus décisionnel de la justice doit être à l’abri de toute influence des pouvoirs politiques. Pour Myrlande Manigat, la fonction de juger relève exclusivement du pouvoir judiciaire.

* »En analysant le pouvoir judiciaire haïtien à la lumière de l’approche de Michel Troper, on constate que la justice haïtienne n’est pas indépendante. Selon Troper, l’indépendance réside avant tout dans l’absence de possibilité de révocation d’une autorité par une autre. Il ajoute qu’une autorité est également indépendante si elle ne doit pas sa nomination à une autre, si son budget ne lui vient pas d’une autre ou encore si des poursuites judiciaires ne peuvent être exercées contre elle par l’une des autres. »* ajoute-il.

*Indépendance fonctionnelle et personnelle des magistrats*

Notre analyse, réalisée dans le cadre de ce travail, aborde l’indépendance fonctionnelle et personnelle des magistrats. Nous examinons les nominations politiques effectuées ces dernières années de manière unilatérale, illégale et inconstitutionnelle, qui pourraient gravement affecter l’indépendance des juges protégés par le principe de l’inamovibilité.

Toutefois, cette inamovibilité, bien qu’inscrite dans la Constitution haïtienne, ne s’applique pas à tous les magistrats. Les juges de paix et les parquetiers, par exemple, peuvent être révoqués à tout moment par le pouvoir exécutif, conformément à l’article 35 de la loi du 27 novembre 2007. De plus, les juges doivent adresser une demande pour le renouvellement de leur mandat. Dans ce processus, les pouvoirs politiques peuvent choisir de ne pas reconduire un juge, même s’il a agi avec impartialité et rigueur.

Sur le plan personnel, mon analyse a mis en lumière le manque de privilèges dont bénéficient les magistrats dans l’exercice de leurs fonctions, ainsi que les nombreuses formes de pressions qu’ils subissent. En effet, la presse, les groupes économiques puissants, les acteurs politiques et les organisations populaires exercent parfois des menaces ou des influences sur les juges, notamment lors du traitement de dossiers sensibles. À cela s’ajoute un environnement sécuritaire extrêmement précaire, tant sur le plan de la sécurité physique que sur le plan infrastructurel.

Dans son fameux texte De l’esprit des lois, Montesquieu prône l’équilibre entre les pouvoirs et affirme que chaque pouvoir doit exercer ses attributions de manière séparée et indépendante. C’est ainsi que notre problématique s’articule autour de la question de recherche suivante :
*« Comment garantir l’indépendance de la justice en Haïti face aux influences des pouvoirs politiques ? »*

Pour répondre à cette question, nous formulons l’hypothèse suivante :
*L’indépendance de la justice peut constituer un pilier essentiel pour instaurer et pérenniser l’État de droit en Haïti, tout en assurant l’harmonie, la paix et la sécurité dans notre société. Pour atteindre cet objectif, le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) doit disposer des moyens juridiques, institutionnels et politiques nécessaires.*

Dans le cadre de ce travail, nous avons mobilisé deux théories fondamentales.
D’une part, *la théorie de la séparation des pouvoirs de Montesquieu ;*
et d’autre part, celle de *John Rawls (Théorie de la justice, 1971),* qui soutient que, dans un contexte démocratique, la justice doit garantir liberté et égalité à tous les citoyens. Cette théorie, centrée sur la justice, l’équité et la garantie des libertés fondamentales, est étroitement liée aux principes de l’indépendance de la justice et de l’État de droit.

Ainsi, dans ce travail, nous avons proposé plusieurs *Perspectives concrètes pour parvenir à une justice véritablement indépendante et efficace.*

1) Réforme de la Constitution haïtienne

Il est indispensable de réviser la Constitution afin de renforcer la structure du pouvoir judiciaire et d’y inscrire de manière plus explicite les garanties d’indépendance de la justice.

2) Révision des lois de 2007 et du décret du 22 août 1995

Ces textes doivent être revus, abrogés expressément ou tacitement, dans le but de renforcer les prérogatives du CSPJ, de clarifier le statut des membres du Conseil ainsi que celui de l’ensemble de la magistrature haïtienne, afin de limiter l’influence excessive des pouvoirs politiques.

3) Réforme légale et institutionnelle

Il est impératif d’opérer une refonte des anciens codes désuets et obsolètes (code civil, code pénal, code d’instruction criminelle, etc.), qui ne tiennent plus compte de la réalité haïtienne actuelle.
Par ailleurs, il est tout aussi essentiel de mettre en place le Conseil constitutionnel, prévu par la Constitution, mais jamais instauré. Ce Conseil représente un véritable bouclier de l’indépendance de la justice : il permet de juger, prévenir ou annuler tout acte posé par un pouvoir en dehors des limites de ses attributions.

4) Adoption d’un code de déontologie judiciaire

Ce code devra être calqué sur les principes de Bangalore, à savoir : l’indépendance, l’impartialité, l’intégrité, la convenance, la légalité, la compétence et la diligence. Ces principes garantiront une conduite éthique et responsable de la part des magistrats.

5) Digitalisation du système judiciaire haïtien

Il convient également de numériser et de dématérialiser le système judiciaire haïtien. Une telle digitalisation permettra de faciliter l’accès à la justice, de réduire les coûts pour les justiciables, et de mettre fin à des pratiques nuisibles et récurrentes telles que la perte des dossiers judiciaires à la suite de cambriolages dans les tribunaux.

6) Renforcement de la formation de l’École de la Magistrature (EMA)

La formation des magistrats doit être renforcée, tant sur le plan déontologique et éthique que sur le plan numérique. Cela leur permettra d’agir avec rigueur, responsabilité et professionnalisme face aux défis contemporains de la justice.

*Pour conclure, l’hypothèse de ce travail est confirmée :* L’indépendance de la justice constitue bel et bien le pilier sur lequel repose l’État de droit. Sans une justice indépendante, les principes démocratiques et les droits fondamentaux des citoyens sont exposés aux influences politiques. Le CSPJ, en tant qu’organe d’administration du pouvoir judiciaire, joue un rôle prépondérant dans la préservation de cette indépendance.

Ainsi, un renforcement institutionnel et opérationnel du CSPJ est nécessaire. Il doit être autonome, indépendant et bien équipé sur les plans légal, financier et structurel, afin de garantir l’instauration effective de l’État de droit.

En effet, l’indépendance de la justice garantit l’égalité devant la loi, protège les juges contre les influences, assure la décision impartiale des tribunaux et fait respecter les droits fondamentaux et les libertés publiques. Elle constitue un facteur déterminant pour conduire le pays vers la prospérité, la stabilité politique et la sécurité. Par conséquent, elle favorise le développement économique et social d’Haïti.

Enfin, l’indépendance de la justice permettra de lutter efficacement contre la corruption et l’impunité. Elle assurera l’assainissement des dépenses publiques et garantira que l’administration joue pleinement son rôle de service public, dans l’intérêt de la nation. Une justice forte résoudra les problèmes de sécurité généralisée et d’instabilité chronique dans le pays et redonnera à la population et aux justiciables confiance en la justice. L’indépendance favorisera ainsi un véritable développement économique et social.

*Me Rica SYLVAIN, Avocat
Licencié à la Faculté de Droit et des Sciences Économiques (FDSE)/ UEH.
Note 85/100 mention Très bien

Convocation générale des Policiers: Vers une réponse renforcée et coordonnée sur le terrain

Par Jean Mapou

PORT-AU-PRINCE.__ Le commandant en chef de la Police Nationale d’Haïti, Rameau Normil, a lancé, mardi une convocation générale des agents de l’institution. Cette mesure se prolongera jusqu’à nouvel ordre, a fait savoir une note officielle de la PNH.

Bien que les motifs précis de cette convocation ne sont pas encore clarifiés, la note soutient son caractère impératif. De plus, elle requiert la présence de tous les policiers dans leur lieu d’affectation respective à compter de 7 heures PM.

La PNH met également en garde contre toute absence injustifiée. «Elle sera sujette à des sanctions disciplinaires conformément aux règlements internes de l’institution», prévient la note, soulignant que ce dispositif vise à assurer une présence renforcée et coordonnée des forces de l’ordre sur l’ensemble du territoire.

Dans un contexte marqué par une intensification des attaques des gangs armés, cette convocation des policiers met en évidence l’urgente nécessité des actions coordonnées afin d’obtenir des résultats durables et efficaces dans la lutte contre le banditisme. La PNH doit impérativement ajuster sa vision, ses moyens et ses techniques opérationnelles afin de restaurer l’ordre public et protéger les vies et les biens des citoyens.

15ème édition de la Foire LAAD: La participation haïtienne s’est avérée prometteuse dans les domaines de la Défense et Sécurit

Par Jean Mapou
RIO DE JANEIRO, Brésil.__ Une délégation officielle d’Haïti a pris part à la 15ème de la foire LAAD Défense et Sécurité du 1er au 4 avril. Au cours de cet événement majeur, reconnu comme la plus importante exposition professionnelle dans le domaine de la défense et de la sécurité en Amérique latine, la représentation haïtienne a eu des échanges précieuses avec divers acteurs du secteur de la production de matériels de défense et de sécurité, a informé le ministère de la Défense.

Conduite par le Directeur Général du ministère de la Défense, Me Jean Ronel Sistanis et accompagnée par le Directeur de Cabinet, M. Emmanuel Paul, ainsi que par plusieurs hauts gradés des Forces Armées, la délégation haïtienne a eu l’opportunité d’explorer les dernières innovations technologiques et industrielles dans le secteur de la défense et de la sécurité.

Selon le compte-rendu de la commission, des discussions constructives ont été engagées avec des leaders mondiaux, entourés d’experts, pour envisager des collaborations futures et bénéficier des avancées techniques offertes par les entreprises présentes.

En marge de l’événement, des entretiens bilatéraux ont été organisés avec des sociétés disposant de matériels militaires de pointe, nécessaire à la modernisation des Forces Armées d’Haïti. Les besoins spécifiques des FAD’H et les procédures d’acquisitions à suivre par l’État haïtien étaient aussi au cœur des échanges, a également rapporté la délégation.

La foire LAAD a rassemblé des entreprises du monde entier, spécialisées dans le développement et la fourniture d’équipements ainsi que de services destinés aux forces armées, à la police, et aux unités de sécurité.

La délégation a également fait eloge de la créativité et de l’engagement de l’Ambassadrice d’Haïti au Brésil, Rachel Coupaud, ayant joué un rôle crucial en facilitant des rencontres fructueuses entre les membres de la délégation et d’autres représentants internationaux lors d’un cocktail de bienvenue organisé le 31 mars.

Prise de pouvoir par les gangs : la France et le Royaume-Uni marchent au pas de la CARICOM et des USA

Le Royaume-Uni et la France, dans une déclaration conjointe publiée le 16 avril 2025, ont marché dans l’alignement avec la CARICOM et les États-Unis qui s’opposent à toute tentative de marcher sur le pouvoir en place via des violences orchestrées par les gangs armés.

Dans un contexte marqué par la recrudescence des violences en Haïti et la fragilité du Conseil présidentiel de transition (CPT), la France et le Royaume-Uni ont publié, ce mardi 16 avril 2025, cette déclaration conjointe dans laquelle ils dénoncent les tentatives de prise de pouvoir par des bandes armées.

Les deux puissances européennes disent s’inquiéter d’une stratégie coordonnée des groupes criminels visant à affaiblir l’autorité du CPT, mis en place dans le cadre du processus de transition politique soutenu par la communauté internationale.

Dans ce communiqué, Paris et Londres affirment renouveler leur appui à la Communauté des Caraïbes (CARICOM) et à la Mission multinationale d’appui à la sécurité dirigée par le Kenya, deux entités jugées cruciales dans la lutte contre l’insécurité chronique et l’effondrement institutionnel en Haïti. Selon les deux pays, ces efforts conjoints visent à restaurer l’état de droit et à créer les conditions nécessaires à la reconstruction démocratique du pays.

« Nous assurons à nouveau de notre soutien collectif la Communauté des Caraïbes et la Mission multinationale d’appui à la sécurité en Haïti menée par le Kenya », souligne la note, rappelant l’importance d’une mobilisation régionale et internationale coordonnée pour contrer les agissements des gangs, responsables, selon eux, de « souffrances quotidiennes pour le peuple haïtien ».

La France et le Royaume-Uni réaffirment également leur volonté de maintenir une pression constante sur les acteurs de l’instabilité, notamment à travers l’imposition de sanctions ciblées.

Toutefois, ils exhortent les autorités haïtiennes à faire appliquer avec rigueur le régime de sanctions, instrument qu’ils jugent indispensable pour isoler les chefs de gangs et leurs soutiens politiques ou économiques.

Cette prise position est aussi celle prise par la CARICOM, appuyée par les États-Unis. Et ces nouvelle sorties coïncident à la suite des appels au soulèvement par des secteurs et notamment par des habitants du Canapé-Vert.

Présentation au congrès d’une loi Anti-Trafic d’Armes dans les Caraïbes: Le point de départ d’une autre forme de soutien à Haïti

Par Jean Mapou
ÉTATS-UNIS.__ Une nouvelle législation sur le trafic d’armes dans la région des Caraïbes a été soumise au congrès le mardi 15 avril 2025, par les députés, Sheila Cherfilus-McCormick de la Floride et Wesley Bell du Missouri. Cette présentation se veut une manifestation des préoccupations des autorités américaines relatives à la sécurité régionale des Caraïbes, notamment en Haïti.

Ce projet de loi, intitulé *Loi Anti-Contrebande d’Armes dans les Caraïbes* (CAST), ambitionne de freiner le trafic d’armes illicites en provenance des États-Unis vers les pays caribéens. Elle impose au Ministère de la Défense de rendre compte de l’élargissement du mandat de la Force opérationnelle inter-institutions Sud (JIATF-South), afin d’y inclure la lutte contre le trafic d’armes à feu.

En effet, la JIATF-South, déjà engagée dans des opérations de détection et de surveillance pour freiner le trafic de drogues et démanteler les organisations criminelles transnationales, pourrait avoir un rôle dans la lutte contre le trafic d’armes, a considéré le projet CAST. Cet élargissement de mission s’avère essentiel pour une réponse coordonnée et efficace face à des enjeux de sécurité qui dépassent largement les frontières nationales.

«Le trafic d’armes via les États-Unis contribue largement à la criminalité dans les Caraïbes et à l’escalade de la violence orchestrée par les gangs en Haïti, alimentant ainsi l’instabilité du pays», a noté Sheila Cherfilus-McCormick, reconnaissant que la sécurité du territoire des États-Unis est également tributaire de cette situation précaire.

Parallèlement, Wesley Bell a souligné combien les armes illégales aggravent la violence et la criminalité, non seulement à Port-au-Prince mais aussi dans les quartiers américains tels que Saint-Louis. «Un trop grand nombre de ces armes sont exportées des États-Unis vers les Caraïbes. Ce projet de loi renforce notre capacité à enrayer ce trafic à la source, réduisant ainsi le nombre de familles vivant dans la peur», a-t-il déclaré.

Selon un rapport récent publié par le «Government Accountability Office» (GAO), sous l’égide de la congreswoman McCormick, près de *75%* des armes à feu récupérées dans les Caraïbes proviennent des États-Unis. Une grande partie de ces armes a été acquise via des ventes au détail aux États-Unis, renforçant ainsi l’idée que le pays est un point névralgique du trafic illicite d’armement vers la région.

En effet, cette initiative s’inscrit dans un contexte où le trafic d’armes représente une menace significative tant pour la sécurité nationale que pour la stabilité des États-caribéens. Son succès dépendra de la volonté politique d’adresser cette problématique complexe, tant aux États-Unis que dans les Caraïbes ou encore en Haïti.

Par Jean Mapou

BOUTILYE , une nouvelle application mobile lancée pour innover la radiodiffusion en Haïti

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Le Groupe Master Média a lancé le mardi 15 avril 2025, une nouvelle application mobile nommée « BOUTILYE », en référence au site des antennes des radios émettant dans les hauteurs de Pétion-Ville._

PORT-AU-PRINCE.__ BOUTILYE est créée dans l’objectif de révolutionner le monde de la radiodiffusion en Haïti, a déclaré Jean Venel Casséus, lors de sa présentation. «BOUTILYE a la capacité de transformer chaque radio hébergée en un véritable média social… les auditeurs peuvent interagir en temps réel avec les animateurs à l’instar des réseaux sociaux», renchérit Casséus.

Le responsable de Master Média garantit que cette nouvelle application mobile permettra aux stations de radio de fidéliser leur audience, grâce à une relation directe et continue avec les auditeurs. «Elle offre aux animateurs la possibilité de créer des communautés dynamiques autour de leurs programmes», promettant que les auditeurs, en plus  d’écouter la radio, ils pourront vivre les moments de chaque émission en une communauté virtuelle.

«C’est aussi un espace d’échange et de dialogue, où chaque émission devient un lieu de participation active», se vante-t-il indiquant que grâce à une fonction Live Comment, les auditeurs peuvent réagir instantanément aux contenus, poser des questions, partager leur opinion.

Déjà disponible sur les plateformes App Store et Play Store, cet outil mobile incarne la créativité et l’innovation à une époque où la montée en puissance des medias en ligne a permis de classer les stations de radio au rang de médias conventionnels.

Par Jean Mapou

Adoption en Conseil des Ministres du Budget rectificatif 2024-2025: Un budget de guerre comme annoncé par Fritz A. Jean

PORT-AU-PRINCE.__ Le gouvernement de transition a adopté en conseil des ministres, le lundi 14 avril 2025, le Budget rectificatif de l’exercice fiscal 2024-2025, informe le ministère de l’économie et des finances dans un communiqué. 

Avec une augmentation de 11,8% du budget alloué aux institutions impliquées directement dans le domaine de la sécurité, ce budget d’un montant total de 323,4 milliards de gourdes, s’articule autour de cinq priorités stratégiques indique le communiqué. 

Le renforcement de la sécurité publique et nationale, priorité absolue, le redressement économique, la réhabilitation des infrastructures, et la sécurité alimentaire et sanitaire, la conférence nationale et la réforme constitutionnelle, le rétablissement de l’État de droit et de la justice et enfin l’organisation des élections, à énuméré le MEF soulignant que les prévisions sont équilibrées, sans recours aux avances de la Banque de la République d’Haïti (BRH). 

*Des dispositions de guerre et une discipline budgétaire à respecter*

Financé à hauteur de 217,5 milliards de gourdes par les ressources qui seront collectées par les administrations fiscales et douanières, le budget rectificatif ainsi baptisé budget de guerre par le Coordonnateur du CPT Fritz Alphonse Jean, prévoit des augmentations substantielles d’allocations au bénéfice de plusieurs secteurs. 

Quant aux élections, un montant de 60 millions de dollars américains est déjà disponible dans le Basket Fund, et des ressources additionnelles seront mobilisées en temps voulu, mentionne le communiqué. 

Le relèvement des droits d’accise sur certains produits  l’extension à I O ans de la période d’exonération fiscale pour les entreprises investissant en Haïti, le relèvement du seuil de passation des marchés publics, sont entre autres des mesures parallèles de soutien proposées par le budget.

Enfin, le Budget rectificatif prévoit la mise en place de nouvelles structures administratives, dont le CNSD (Conseil National Sécurité et Défense) et l’ANS (Agence Nationale Sécurité) dès son approbation définitive, conclue le Ministère réaffirmant l’engagement du Gouvernement à renforcer la discipline budgétaire, à soutenir les secteurs clés de la relance et à préserver la stabilité macroéconomique dans l’intérêt de la Nation.

*Avec les mêmes trains de mesures, nous sommes loin de sortir de l’ornière*

Le 30 septembre 2024, le Conseil des Ministres avait alloué une enveloppe globale de 323,445,000,000 à l’exercice fiscale 2024-2025, un peu en hausse de 26,9% par rapport aux budget rectificatif précédent. Il a été adopté pour faire face à une conjoncture critique, marquée par l’accélération, en intensité et en étendue géographique, de la violence des gangs armés et des fissures au sein même du pouvoir. 

Le budget rectificatif 2024-2025 est donc en vigueur alors que la situation demeure telle qu’elle était. L’aire Métropolitaine de Port-au-Prince est quasiment territoire perdu, le Département de l’Artibonite, et la généralisation progressive dans différents points tels que Kenscoff et Mirebalais.

Soulignons que dans la lettre de cadrage du budget 2024-2025, l’actuel gouvernement s’est fixé les mêmes objectifs, niant peut-être que les mêmes causes produiront toujours les mêmes effets dans les mêmes conditions