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Transition politique en Haïti : Défenseurs Plus dénonce l’exclusion des femmes et des jeunes du dialogue inter-haïtien

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À l’approche de l’échéance politique du 7 février 2026, marquant la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), le Collectif Défenseurs Plus hausse le ton. Dans une note de presse publiée le 4 février 2026, l’organisation de promotion et de défense des droits humains critique sévèrement la conduite du processus de dialogue politique en cours et dénonce la marginalisation persistante des femmes et des jeunes.

Le Collectif dit suivre « avec une attention soutenue » les initiatives visant à définir l’avenir de la gouvernance nationale, notamment le « dialogue inter-haïtien » organisé à l’hôtel Montana du 1er au 3 février 2026. Toutefois, il se dit profondément indigné par l’absence quasi totale de ces deux composantes majeures de la société dans les espaces de discussion.

Selon Défenseurs Plus, cette exclusion ne relève ni du hasard ni d’un simple dysfonctionnement organisationnel. Elle constitue, au contraire, une violation directe de plusieurs dispositions constitutionnelles. L’organisation cite notamment l’article 17.1 de la Constitution, qui consacre le principe d’un quota d’au moins 30 % de femmes à tous les niveaux de la vie nationale, ainsi que l’article 31.1, garantissant la liberté d’association et l’engagement politique sans discrimination.

« On ne peut prétendre résoudre une crise multidimensionnelle en reproduisant les schémas d’exclusion qui en sont à l’origine. Un dialogue sans les femmes et les jeunes est un dialogue sans avenir », tranche le Collectif dans son communiqué, estimant que ces discussions risquent de se transformer en cercles fermés, déconnectés des aspirations de la majorité de la population.

Face à l’urgence de stabiliser le pays et de restaurer l’ordre constitutionnel, Défenseurs Plus appelle le CPT et les acteurs politiques engagés dans les négociations à corriger le tir.

L’organisation réclame l’intégration immédiate de représentantes des organisations de femmes et de leaders de jeunesse dans les commissions de négociation, le respect strict du quota de 30 % de femmes dans tout organe de transition post-7 février, ainsi qu’un recentrage des discussions sur la création de conditions sécuritaires et techniques en vue de l’organisation d’élections générales libres, honnêtes et démocratiques.

Pour le Collectif, la crédibilité et la légitimité de la transition dépendent de sa capacité à refléter la diversité de la société haïtienne. « Nous resterons vigilants et continuerons à plaider pour que les droits de chaque citoyen et citoyenne soient respectés dans la construction d’une Haïti juste et démocratique », conclut la note qui est signée par Ulrick Tintin, responsable des Affaires juridiques du Collectif Défenseurs Plus.

La rédaction

Le Chancelier haïtien reçoit l’Ambassadeur du Mexique

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Par Gesly Sinvilier

Le Chancelier haïtien, le Ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Jean-Victor Harvel Jean-Baptiste, a tenu cette semaine un déjeuner de travail avec l’Ambassadeur du Mexique en Haïti, José de Jesús Cisneros Chavez. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la série d’échanges institutionnels intitulée « Petits déjeuners de travail avec le Chancelier », une initiative visant à dynamiser le dialogue diplomatique avec les partenaires internationaux d’Haïti.

Les discussions se sont déroulées dans un climat qualifié de cordial et constructif. Les deux diplomates ont abordé en priorité la conjoncture politique haïtienne ainsi que les perspectives d’accompagnement international en faveur de la stabilité du pays. La partie mexicaine a réaffirmé la volonté de son gouvernement de poursuivre son appui aux efforts haïtiens, dans la continuité des échanges déjà engagés au niveau des chefs de diplomatie des deux pays.

Les échanges ont également porté sur le renforcement de la coopération institutionnelle entre le Ministère des Affaires étrangères et des Cultes d’Haïti et le Ministère des Relations extérieures du Mexique. Parmi les axes évoqués figure notamment l’appui technique et organisationnel autour de la transformation de la Direction du Protocole en un Protocole d’État, considéré comme un chantier structurant pour la modernisation des pratiques diplomatiques haïtiennes.

À travers cette rencontre, les deux parties ont réaffirmé l’importance du dialogue bilatéral et de la coordination diplomatique comme leviers de coopération concrète entre Port-au-Prince et Mexico.

Gesly Sinvilier / Le Relief

Haïti –Santé: Changement à la tête de l’HUEH, Dr Lunick SANTIAGUE remplace Dr PRINCE Pierre Sonson

Par Jean Wesley Pierre

Présidée par le Directeur Général du ministère, le Dr Gabriel Thimothee, la cérémonie d’installation du Dr Lunick SANTIAGUE au poste de Directeur Exécutif de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUEH) s’est tenue ce 2 février 2026 à la Salle de Conférence du Ministère.

La démission du docteur Prince Pierre Sonson de son poste de directeur général de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH) marque un nouvel épisode dans la crise profonde que traverse le plus grand centre hospitalier du pays.
Dans une correspondance en date du 31 janvier 2026, au ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), le Dr Sonson a officiellement annoncé son retrait de la direction de l’institution, selon des informations rapportées par le célèbre journaliste Wendell Théodore de la Radio Télévision Métropole.

Cette décision intervient dans un contexte de délabrement institutionnel, sécuritaire et sanitaire, où l’HUEH, autrefois pilier du système de santé haïtien, peine à remplir sa mission fondamentale de prise en charge des patients.

Une démission lourde de sens

Si aucune justification détaillée n’a encore été rendue publique par l’intéressé, la démission du directeur général s’inscrit dans une suite d’événements critiques ayant profondément affecté le fonctionnement et la gouvernance de l’HUEH au cours des deux dernières années.

Depuis 2024, l’hôpital est devenu un symbole de la vulnérabilité des infrastructures publiques face à l’insécurité armée, au manque de coordination institutionnelle et à l’absence de politiques sanitaires cohérentes. La direction de l’HUEH a dû composer avec :

  • des interruptions répétées de services,
  • l’insécurité chronique aux abords et à l’intérieur du site,
  • la fuite du personnel médical,
  • et la dégradation continue des équipements et des bâtiments.

La réouverture avortée de décembre 2024, point de bascule

La tentative de réouverture de l’HUEH, le 24 décembre 2024, a constitué un tournant dramatique. L’événement, organisé sans coordination sécuritaire adéquate, a dégénéré en fusillade meurtrière, coûtant la vie à deux journalistes et à un policier, et faisant plusieurs blessés graves, dont la journaliste Florise Desronvil, atteinte de deux balles et confrontée à un risque de paralysie faute de soins spécialisés disponibles dans le pays.

Les conséquences institutionnelles ont été immédiates : le ministre de la Santé de l’époque, Dr Duckenson Lorthé Bléma, a été révoqué de ses fonctions pour manquements graves dans l’organisation de l’événement. Toutefois, cette décision n’a pas permis de restaurer durablement la stabilité au sein de l’hôpital.

L’attaque armée et l’incendie de l’HUEH

La situation s’est encore aggravée avec l’attaque menée par des groupes armés contre l’HUEH, ayant entraîné l’incendie de plusieurs installations, la destruction d’équipements médicaux essentiels et la fuite précipitée du personnel et des patients. Cet épisode a privé des milliers de personnes d’un accès déjà limité aux soins et a renforcé l’image d’un hôpital abandonné à son sort dans un environnement d’insécurité généralisée.

Pour la direction générale, gérer un établissement hospitalier de cette envergure dans de telles conditions relevait d’un défi quasi insurmontable, sans soutien sécuritaire effectif ni moyens financiers et logistiques suffisants.

Une crise structurelle plus large

La démission du Dr Prince Pierre Sonson ne peut être analysée comme un fait isolé. Elle met en lumière une crise structurelle du système de santé haïtien, où les responsabilités individuelles se heurtent à :

  1. l’effondrement de l’autorité de l’État,
  2. l’absence de continuité administrative,
  3. la politisation des décisions sanitaires,
  4. et la dépendance accrue à l’aide humanitaire.

Dans ce contexte, la direction de l’HUEH apparaît comme un poste exposé, soumis à des pressions multiples, sans cadre de gouvernance stable ni capacité réelle d’action.

Quel avenir pour l’Hôpital Général ?

La vacance à la tête de l’HUEH pose désormais la question de la reconstruction institutionnelle du centre hospitalier. Au-delà de la nomination d’un nouveau directeur général, la survie même de l’Hôpital Général dépendra de :

▪︎ la sécurisation durable du site,
▪︎ la réhabilitation des infrastructures détruites,
▪︎ la protection du personnel de santé,
▪︎ et l’élaboration d’une politique sanitaire nationale crédible.

La démission du directeur général agit ainsi comme un signal d’alarme : sans réponse structurelle et coordonnée, l’HUEH risque de rester le reflet le plus frappant de la crise de gouvernance et de la fragilité des services publics en Haïti.

Jean Wesley Pierre / Le Relief

𝐇𝐚ï𝐭𝐢-E𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 : 𝐏𝐚𝐫𝐦𝐢 𝐥𝐞𝐬 𝟑𝟗 𝐜𝐚𝐧𝐝𝐢𝐝𝐚𝐭𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐛𝐮𝐥𝐥𝐞𝐭𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐯𝐨𝐭𝐞, 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐞 𝟓𝟒ᵉ 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐞𝐫𝐚 é𝐥𝐮.𝐶ℎ𝑟𝑜𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑’𝑢𝑛 𝑟é𝑒m𝑠𝑢𝑙𝑡𝑎𝑡 é𝑙𝑒𝑐𝑡𝑜𝑟𝑎𝑙 𝑎𝑛𝑛𝑜𝑛cé

𝙋𝙖𝙧 𝙅𝙚𝙖𝙣 𝙑𝙚𝙣𝙚𝙡 𝘾𝙖𝙨𝙨éus

J’ose me permettre d’emprunter les lunettes de Gabriel García Márquez pour lire entre les lignes la magie du réel politique haïtien.

Il était une fois, en 2006, René Préval. Par l’addition mécanique des votes blancs, l’homme accéda à la magistrature suprême à la faveur d’une opération arithmétique travestie en choix national, sans expression politique lisible ni cohérence programmatique assumée. L’élection prit alors l’allure d’un exercice de validation technique plutôt que celle d’une décision portée par un corps citoyen conscient de lui-même.

Il était une autre fois, en 2011, Michel Joseph Martelly. Par la grâce d’une parole blanche, hilarante en surface, menaçante en profondeur, l’artiste fut promu président. La scène électorale conserva ses formes réglementaires, ses urnes et ses bulletins, tandis que l’essentiel se jouait ailleurs, dans un espace imperméable à la délibération populaire.

Depuis lors, le scénario s’affine. Les élections cessent d’occuper la place d’un moment souverain pour s’installer dans un registre théâtral. Les décors changent, les acteurs se renouvellent partiellement, le texte demeure inchangé. Le public assiste à la représentation, sans jamais accéder à la régie.

Nous sommes en février. L’année électorale s’ouvre officiellement. Le calendrier circule, les communiqués s’alignent, les observateurs internationaux ajustent leurs agendas. Dans l’espace public, une agitation maîtrisée prend forme. On parle d’inscriptions, de logistique, de sécurité, de financement. La technique occupe tout l’espace, la politique reste en coulisses.

Très tôt, les candidatures prolifèrent. Anciens ministres recyclés, figures médiatiques en quête de reconversion, notables régionaux propulsés par des réseaux opaques, outsiders fabriqués à la hâte. Trente-neuf noms émergent, bientôt validés, imprimés, distribués. La pluralité remplit la page, sans produire de ligne de force. Aucun récit collectif ne traverse cette offre électorale fragmentée. Aucun projet national n’en constitue l’axe.

Pendant ce temps, ailleurs, dans les chancelleries et les grandes organisations internationales, le travail sérieux s’effectue. Discrètement. Sans affiches, sans promesses publiques. Des discussions s’enchaînent, des équilibres se négocient, des profils se comparent. Il ne s’agit pas de choisir un président, mais de désigner une solution acceptable. Stable. Prévisible. Compatible.

À mesure que l’année avance, certains candidats parlent plus fort. Ils sillonnent le pays, occupent les plateaux, saturent les réseaux. Leur visibilité augmente, leur centralité médiatique s’impose. Le peuple observe cette agitation.

En septembre, une rumeur circule. Puis une autre. Des noms disparaissent de l’espace public. D’autres surgissent sans campagne visible. Les discours se resserrent, les financements se déplacent, les soutiens se recomposent. La liste officielle reste inchangée. Trente-neuf candidats demeurent en lice.

À l’approche du scrutin, le climat se tend sans se politiser. On parle de sécurité, de participation, de crédibilité. Le jour venu, les électeurs se déplacent. Certains par devoir. D’autres par habitude. Beaucoup par résignation. Les urnes se remplissent lentement. Les chiffres tombent. Les commentaires s’enchaînent. Puis, le Conseil électoral proclame un vainqueur. C’est l’élection d’un Jean, d’une Mariette ou d’un Célandier.

Surprise. L’international conteste. Les laquais nationaux reprennent l’argumentaire. Aucun des trente-neuf candidats figurant sur le bulletin officiellement soumis aux votants ne correspond, selon leurs observations, au résultat proclamé. Aucun.

L’heureux élu, d’après leurs chiffres, porte un autre numéro. Le cinquante-quatrième (54ᵉ).

Où se trouvait-il ? D’où venait-il ? La question n’appelle pas de réponse. Le fait s’impose. C’est lui. Les observateurs saluent le processus. Les chancelleries félicitent. Le rideau tombe.

Et pause. Une autre horloge. Il est déjà temps, pour les acteurs de premier plan, d’égrener les mots attendus : maturité politique, ordre démocratique, responsabilité collective, stabilité régionale.

Le peuple, lui, reste à sa place. Présent sur la scène, absent de la décision. Figurant d’un théâtre électoral où le vote subsiste, tandis que le choix s’opère ailleurs.

Ce scénario réaliste magique n’annonce pas une dérive future. Il décrit une mécanique déjà à l’œuvre.

𝙅𝙚𝙖𝙣 𝙑𝙚𝙣𝙚𝙡 𝘾𝙖𝙨𝙨𝙚́𝙪𝙨 / Le Relief

Haïti : Le parti du professeur Victor Benoit réclame une enquête après la mort de Me Siffrant Michel à Delmas

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Le Rassemblement Socio-Démocrate pour le Progrès d’Haïti (RSD) a appelé la presse nationale et internationale ainsi que les autorités judiciaires à se saisir du dossier de la mort de son secrétaire général, Me Siffrant Michel, décédé au soir du 30 Janvier 2025 à Delmas après avoir été atteint par une balle en plein cœur.

Âgé de 53 ans, Siffrant Michel était directeur d’école, cadre du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), avocat et enseignant.

D’après les mêmes sources, l’incident est survenu lors d’affrontements entre des agents de la Police nationale et des individus armés. Touché au niveau du cœur, il est décédé sur le coup.

Dans un communiqué, le RSD affirme que cette mort intervient dans un contexte d’insécurité persistante et dénonce l’absence de résultats judiciaires dans plusieurs dossiers similaires. Le parti demande l’ouverture d’une enquête afin d’établir les circonstances exactes des faits et d’identifier les responsables.

Parcours académique et professionnel

Né le 4 novembre 1972 à Marchand-Dessalines, Siffrant Michel a effectué ses études primaires à l’École nationale Pivert à Saint-Marc, avant d’obtenir son certificat au collège Don Direlan Durmelin. Il a ensuite poursuivi sa formation à l’Institut des Philosophes Réunis, où il a obtenu son baccalauréat (Bac I et Bac II).

Il a suivi par la suite plusieurs formations dans différents domaines, notamment en informatique, comptabilité, sociologie, sciences politiques et anthropologie. Il a fondé l’Institution Mixte Siffrant Michel, un établissement scolaire implanté dans sa communauté.

Au sein de l’administration publique, il était rattaché au ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle et collaborait avec la direction générale, notamment avec le directeur général actuel Yves Roblin, sur des dossiers liés au secteur éducatif.

Sur le plan politique, Siffrant Michel avait été candidat à la députation pour la 3e circonscription de Port-au-Prince lors des élections de 2016, sous la bannière du parti Fusion. Il avait alors axé son discours sur les questions de sécurité, de fonctionnement des institutions et de conditions de vie de la population.

Appel à la justice

Dans sa note publique, le RSD estime que la mort de son secrétaire général nécessite une réponse judiciaire rapide et documentée. Le parti demande que les autorités compétentes communiquent sur l’avancement de l’enquête et que les responsabilités soient établies.

La formation politique annonce qu’elle poursuivra ses démarches auprès des instances concernées et des médias afin d’obtenir des clarifications sur ce dossier, qu’elle considère comme emblématique de la situation sécuritaire actuelle.

La rédaction

Enquête anticorruption de l’ULCC: le ministère de la Défense dans la tourmente

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Par Jean Mapou

PORT-AU-PRINCE.— De graves allégations de corruption visant le ministre de la Défense, Jean Michel Moïse, fait, désormais, l’objet d’une enquête préliminaire de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), selon des sources concordantes proches du dossier. Les accusations auraient été formulées par le directeur général du ministère, Me Jean Ronel Sistanis, ouvrant un nouveau front judiciaire dans un contexte institutionnel déjà marqué par de fortes tensions.

D’après une source interne à l’ULCC, une première audition devait se tenir mardi matin dans le cadre de cette procédure. «Oui, l’ULCC enquête. Une audition doit se tenir ce matin», avait confirmé cette source, qui s’est toutefois refusée à fournir davantage de détails sur la nature exacte des faits reprochés ou sur les personnes appelées à comparaître à ce stade de l’enquête.

Parallèlement à l’intervention de l’organe anticorruption, la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA) aurait également été saisie du dossier. Selon une source proche de l’institution, une commission d’enquête devrait être prochainement mise en place afin d’évaluer les implications administratives, financières et budgétaires des accusations portées contre le titulaire du portefeuille de la Défense.

Si aucune communication officielle n’a encore été publiée par le ministère concerné ni par l’ULCC pour confirmer publiquement l’ouverture formelle de la procédure, cette affaire vient compliquer davantage un climat politique et sécuritaire sensible, marqué par des débats sur la gouvernance, la transparence et la responsabilité des hauts fonctionnaires de l’État.

Ces développements risquent d’accentuer la pression sur les autorités de transition, alors que les institutions de contrôle sont de plus en plus sollicitées pour faire la lumière sur des soupçons de mauvaise gestion et de corruption au sein de l’administration publique. À ce stade, l’enquête demeure préliminaire et aucune responsabilité pénale n’a été officiellement établie.

Jean Mapou / Le Relief

Nouvelle étape du dialogue inter-haïtien: des candidats se bousculent

Par Jean Wesley Pierre

Au lendemain du dialogue inter-haïtien organisé par le Conseil présidentiel de transition (CPT), le dépôt des candidatures pour les postes de président et de Premier ministre, a offert un spectacle révélateur de la fragilité de la scène politique haïtienne.

Dans un protocole censé être solennel, une responsable de la réception des dossiers s’est adressée aux candidats d’une voix étonnamment pressante : « Qui est là pour le poste de Premier ministre ? Président ? Avancez ! » L’intonation, presque théâtrale, contraste avec le sérieux de l’enjeu : choisir les dirigeants capables de conduire le pays après le 7 février 2026. Le hall de l’hôtel se transforme ainsi en un théâtre où la solennité se mêlait à l’absurde, donnant à voir une scène pour le moins burlesque.

Afflux de candidats et ambitions démesurées

Parmi les premiers postulants à se présenter figurent Tranquilor Mathieu, candidat à la présidence, et Maître Reynold Georges, dont l’accès a été refusé par les agents de l’USGPN, suivi par d’autres figures politiques locales.

Coordonnateur national de Diaspora Ayisyen Pou Lapè,
Tranquilor Mathieu, doctorant en droit international à l’Institut des Sciences, des Technologies et des Études Avancées d’Haïti, est titulaire d’une maîtrise en études judiciaires, se dit porteur d’un projet pour une transition sans exclusion, dans la paix et l’unité nationale.

Tous ambitionnent d’intégrer le collège présidentiel de trois membres proposé par la résolution du dialogue, composé d’un représentant du CPT, d’un juge de la Cour de cassation et d’une personne de la société civile, aux côtés d’un Premier ministre chargé de la gestion quotidienne de l’Etat.

Cette affluence illustre non seulement l’ampleur des ambitions politiques, mais également le mode d’organisation de la procédure : le protocole, bien que méthodique sur le papier, peinait à canaliser le flot de candidatures, donnant l’impression que la solennité de l’événement s’effritait face à la réalité du terrain. Certains observateurs n’ont pas manqué de qualifier la scène d’« humoristique », tout en reconnaissant son importance politique réelle.

Une étape concrète, mais fragile

Le dépôt des candidatures constitue la première tentative tangible de mettre en œuvre la résolution adoptée lors du dialogue inter-haïtien. Clovis Obas, ancien parlementaire du PHTK, a insisté sur le fait que :

« cette phase constitue l’étape concrète de mise en œuvre des propositions du dialogue ».

Cependant, symbolisme et efficacité ne sont pas synonymes : ces dossiers déposés n’effacent pas les obstacles structurels qui pèsent sur la transition.

Le Dr Jean Hénold Buteau, membre du comité de pilotage des signataires de l’Accord de Montana, souligne que :

« La principale difficulté réside dans l’incapacité réelle à garantir l’application de la résolution adoptée. »

L’insécurité persistante, la fragmentation politique et l’influence des acteurs internationaux demeurent des freins majeurs. La bonne volonté des candidats et du CPT ne suffit pas face à ces réalités.

Entre solennité et ironie protocolaire

La scène du hall de l’Hôtel Montana illustre parfaitement cette tension entre formalisme et absurdité : des candidats déposant leurs dossiers avec rigueur, confrontés à un protocole presque comique dans sa manière de presser les participants. Derrière cette légèreté apparente se cache une réalité inquiétante : le dépôt de candidatures, aussi officiel soit-il, ne garantit ni la continuité du dialogue ni la mise en œuvre effective de la résolution.

Une transition suspendue

Tranquilor Mathieu et les autres postulants incarnent les ambitions politiques et les espoirs de légitimation nationale, mais ils sont confrontés à l’écart considérable entre symbolique et efficacité. Entre injonctions théâtrales du protocole, pressions internationales et obstacles sécuritaires, la scène reflète toute la complexité et les incertitudes de la transition haïtienne à l’approche du 7 février 2026.

En définitive, la question reste entière : cette étape transformera-t-elle la résolution du dialogue en transition politique effective, ou ne restera-t-elle qu’un épisode protocolaire dans le chaos institutionnel haïtien ? Les prochains jours fourniront la réponse.

Jean Wesley Pierre/ Le Relief

Détention prolongée et surpopulation carcérale : 44 détenus examinés, une initiative du MJSP supportée par le CARDH

Par Jean Wesley Pierre

La question de la détention préventive prolongée demeure l’une des violations les plus persistantes et les plus structurelles des droits humains. Dans ce contexte, le Centre d’Analyse et de Recherche en Droits de l’Homme (CARDH) s’impose depuis plusieurs années comme un acteur central de la société civile, engagé dans la défense des droits fondamentaux et la lutte contre l’arbitraire judiciaire.

C’est dans cette dynamique que s’inscrit la deuxième séance d’Habeas Corpus organisée dans le cadre du programme « Initiative mobile pour la réduction de la surpopulation carcérale » annoncé sur le compte X de CARDH, anciennement Twitter ce mardi 3 février 2026. Cette nouvelle audience concerne 24 détenus, portant à 44 le nombre total de personnes examinées depuis le lancement du programme. À l’issue de la première séance, tenue le 27 janvier dernier, 19 détenus avaient déjà été remis en liberté, illustrant l’ampleur des abus liés à la détention sans jugement.

L’Habeas Corpus : un droit fondamental trop souvent ignoré

L’Habeas Corpus n’est pas une faveur accordée par l’État, mais un principe fondamental du droit, inscrit dans la Constitution haïtienne et consacré par les conventions internationales ratifiées par le pays. Il garantit à toute personne privée de liberté le droit de comparaître rapidement devant un juge afin de contester la légalité de sa détention.

Or, en Haïti, ce droit est systématiquement vidé de sa substance. Des milliers de détenus croupissent dans les prisons pendant des années sans jugement, parfois sans même connaître les charges retenues contre eux. La situation est aggravée par l’effondrement du système judiciaire, l’insécurité généralisée et le manque criant de moyens de l’administration pénitentiaire.

Une réponse ponctuelle à un problème structurel

L’initiative portée par le CARDH, bien que salutaire, met en lumière une réalité troublante : la libération de dizaines de détenus révèle l’illégalité manifeste de nombreuses incarcérations. Autrement dit, ces personnes n’auraient jamais dû être privées de liberté aussi longtemps.

Cependant, si ces séances d’Habeas Corpus apportent un soulagement immédiat à certaines victimes de l’arbitraire, elles ne sauraient constituer une solution durable. La surpopulation carcérale est le symptôme d’un système judiciaire en crise profonde, marqué par l’absence de politiques pénales cohérentes, le dysfonctionnement des tribunaux et l’inaction prolongée de l’État.

Le rôle crucial de la société civile face à la défaillance de l’État

Le fait que ce soit une organisation de défense des droits humains qui impulse ce type d’initiative est révélateur : l’État haïtien a largement failli à ses obligations régaliennes. En se substituant, partiellement, aux institutions publiques, le CARDH joue un rôle de garde-fou démocratique, tout en exposant les limites d’un système dépendant de projets ponctuels et de la bonne volonté des acteurs non étatiques.

La question centrale demeure donc entière : combien de détenus encore oubliés derrière les barreaux, sans jugement, sans voix, sans recours ?

Un impératif politique et moral

La réduction durable de la surpopulation carcérale passe par des réformes structurelles urgentes : relance effective des tribunaux, audit des dossiers de détention préventive prolongée, renforcement du rôle des juges de paix, et volonté politique claire de faire du respect des droits humains une priorité.

À défaut, les initiatives comme celles du CARDH, aussi courageuses soient-elles, resteront des réponses d’urgence dans un océan d’illégalités. Or, la justice ne peut être intermittente, et le respect de la dignité humaine ne peut dépendre d’opérations exceptionnelles.

En Haïti, l’Habeas Corpus ne devrait pas être un événement. Il devrait être la norme.

Jean Wesley Pierre / Le Relief

Par Jean Wesley Pierre

La question de la détention préventive prolongée demeure l’une des violations les plus persistantes et les plus structurelles des droits humains. Dans ce contexte, le Centre d’Analyse et de Recherche en Droits de l’Homme (CARDH) s’impose depuis plusieurs années comme un acteur central de la société civile, engagé dans la défense des droits fondamentaux et la lutte contre l’arbitraire judiciaire.

C’est dans cette dynamique que s’inscrit la deuxième séance d’Habeas Corpus organisée dans le cadre du programme « Initiative mobile pour la réduction de la surpopulation carcérale » annoncé sur le compte X de CARDH, anciennement Twitter ce mardi 3 février 2026. Cette nouvelle audience concerne 24 détenus, portant à 44 le nombre total de personnes examinées depuis le lancement du programme. À l’issue de la première séance, tenue le 27 janvier dernier, 19 détenus avaient déjà été remis en liberté, illustrant l’ampleur des abus liés à la détention sans jugement.

L’Habeas Corpus : un droit fondamental trop souvent ignoré

L’Habeas Corpus n’est pas une faveur accordée par l’État, mais un principe fondamental du droit, inscrit dans la Constitution haïtienne et consacré par les conventions internationales ratifiées par le pays. Il garantit à toute personne privée de liberté le droit de comparaître rapidement devant un juge afin de contester la légalité de sa détention.

Or, en Haïti, ce droit est systématiquement vidé de sa substance. Des milliers de détenus croupissent dans les prisons pendant des années sans jugement, parfois sans même connaître les charges retenues contre eux. La situation est aggravée par l’effondrement du système judiciaire, l’insécurité généralisée et le manque criant de moyens de l’administration pénitentiaire.

Une réponse ponctuelle à un problème structurel

L’initiative portée par le CARDH, bien que salutaire, met en lumière une réalité troublante : la libération de dizaines de détenus révèle l’illégalité manifeste de nombreuses incarcérations. Autrement dit, ces personnes n’auraient jamais dû être privées de liberté aussi longtemps.

Cependant, si ces séances d’Habeas Corpus apportent un soulagement immédiat à certaines victimes de l’arbitraire, elles ne sauraient constituer une solution durable. La surpopulation carcérale est le symptôme d’un système judiciaire en crise profonde, marqué par l’absence de politiques pénales cohérentes, le dysfonctionnement des tribunaux et l’inaction prolongée de l’État.

Le rôle crucial de la société civile face à la défaillance de l’État

Le fait que ce soit une organisation de défense des droits humains qui impulse ce type d’initiative est révélateur : l’État haïtien a largement failli à ses obligations régaliennes. En se substituant, partiellement, aux institutions publiques, le CARDH joue un rôle de garde-fou démocratique, tout en exposant les limites d’un système dépendant de projets ponctuels et de la bonne volonté des acteurs non étatiques.

La question centrale demeure donc entière : combien de détenus encore oubliés derrière les barreaux, sans jugement, sans voix, sans recours ?

Un impératif politique et moral

La réduction durable de la surpopulation carcérale passe par des réformes structurelles urgentes : relance effective des tribunaux, audit des dossiers de détention préventive prolongée, renforcement du rôle des juges de paix, et volonté politique claire de faire du respect des droits humains une priorité.

À défaut, les initiatives comme celles du CARDH, aussi courageuses soient-elles, resteront des réponses d’urgence dans un océan d’illégalités. Or, la justice ne peut être intermittente, et le respect de la dignité humaine ne peut dépendre d’opérations exceptionnelles.

En Haïti, l’Habeas Corpus ne devrait pas être un événement. Il devrait être la norme.

Parti Démocrate-Chrétien Haitien (PDCH)COMMUNIQUÉ DE PRESSE

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En Haïti, la démocratie est confisquée depuis 2021, le pays vit au rythme des « transitions ». Cinq années d’un provisoire sans fin, où chaque accord présenté comme salvateur accouche d’une nouvelle impasse. Les institutions s’effritent, la confiance publique s’éteint, et la violence s’installe comme mode de gouvernement. Pendant ce temps, ceux qui prétendent parler au nom de la nation négocient sa direction sans jamais lui demander son avis.

C’est dans ce contexte que le samedi 31 janvier 2026, le Parti Démocrate-Chrétien Haïtien (PDCH) a tenu un atelier de réflexion et de formation consacré au CARITATISME, socle idéologique du parti. Cette activité a réuni cadres, responsables politiques et militants autour d’un exercice collectif de clarification doctrinale et d’engagement politique, dans ce contexte national marqué par de profondes crises institutionnelles et sociales.

Un des moments phares de la rencontre, a été l’intervention du Président du PDCH, Monsieur Mathias PIERRE, qui a donné une portée particulière à cette rencontre. Dans un discours clair et sans détours, il a rappelé que le Caritatisme n’est ni un slogan ni une posture morale abstraite, mais une ligne d’action politique exigeante.

« Le Caritatisme, a-t-il affirmé, est une rupture avec la politique de prédation et d’improvisation. Il place l’être humain au centre de l’action publique et oblige le dirigeant à servir avant de se servir. »

Le Président du PDCH a insisté sur la nécessité de former des leaders capables de transcender les intérêts personnels et les logiques de clans, soulignant que la crise haïtienne est avant tout une crise de valeurs et de vision. Il a également rappelé que le Caritatisme engage le parti à œuvrer pour la construction d’un État moderne, fondé sur des institutions fortes, impersonnelles et respectueuses de la Constitution, tout en restant profondément attentif aux plus vulnérables.

La Secrétaire générale du parti, Mme Rose Lys BERTIN a introduit la rencontre. Puis, un temps particulier a été consacré à la présentation de feu Sylvio C. CLAUDE, fondateur du parti et du Caritatisme, assurée par Madame Naika CLAUDE, petite-fille de Sylvio Claude. Elle a retracé l’héritage intellectuel et moral du fondateur, mettant en lumière la genèse du CARITATISME et sa vocation profondément humaniste et chrétienne.

Les axes prioritaires du CARITATISME réorienté, socle idéologique du PDCH, sont ainsi titrés : Sortir d’une économie de rentes, un
système de prédation ; Le capital humain, moteur de la société ; La santé comme droit fondamental et responsabilité régalienne ; Le logement comme pilier de stabilité sociale ; Pacte entre élites et masses, une nécessité historique ; De l’autodestruction inconsciente à la reconquête de la souveraineté nationale ; Le leadership, vers une vision partagée ; Haïti et sa localisation géopolitique ; L’État pour contenir la violence endémique et finalement ; L’État pour rentrer dans la modernité.

Pour le PDCH, ces axes constituent des conditions sine qua non pour sortir de la politique de prédation et transformer l’État failli actuel en un État moderne, fondé sur des institutions fortes, au service du bien commun et de la dignité humaine.

Enfin, avant le lancement effectif de l’atelier, Monsieur Cliff COULANGES, Responsable politique, a exposé la structure des ateliers ainsi que les travaux à réaliser, précisant la méthodologie, les axes de réflexion et les objectifs attendus des différents groupes de travail.

Les travaux se sont poursuivis en groupes de réflexion autour de plusieurs axes, notamment les fondements idéologiques du Caritatisme, son application dans le leadership politique, la gouvernance démocratique et la modernisation de l’État.

Les échanges ont été marqués par une volonté commune de traduire les principes idéologiques en propositions concrètes et en pratiques politiques responsables.

À l’issue de l’atelier, les participants ont salué la clarté de la vision portée par la direction du parti et la pertinence des débats. Ils ont réaffirmé leur engagement à faire du Caritatisme non seulement une référence doctrinale, mais un outil vivant de transformation politique et sociale.

Par cette initiative, le PDCH, sous le leadership de son Président Mathias PIERRE, réaffirme sa vocation à former des cadres politiquement solides, moralement responsables et résolument engagés dans la construction, conformément à son slogan et à sa vision politique, d’une Haïti juste, solidaire et productive.

Pour Authentification:
Ingénieur Mathias Pierre
Président du PDCH

Navires militaires américains au large de Port-au-Prince: Washington apporte des précisions

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Par Jean Mapou

PORT-AU-PRINCE.— La présence remarquée d’un navire de guerre américain et de plusieurs patrouilleurs dans la baie de Port-au-Prince continue de susciter interrogations et spéculations, dans un contexte politique haïtien marqué par une forte instabilité. À l’approche du 7 février, date symbolique correspondant à la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), l’ambassade des États-Unis en Haïti a tenu, ce mardi, à apporter des clarifications officielles.

Dans une communication diffusée simultanément en créole, en français et en anglais sur ses plateformes numériques, la représentation diplomatique américaine précise que les bâtiments USS Stockdale, USCGC Stone et USCGC Diligence ont fait escale dans la baie de Port-au-Prince dans le cadre de l’opération baptisée Southern Spear, menée sur instruction du Secrétaire à la Défense des États-Unis.

Selon la note officielle, ce déploiement naval reflète l’engagement indéfectible des États-Unis en faveur de la sécurité, de la stabilité et d’un avenir meilleur pour Haïti. Washington affirme que la U.S. Navy et la U.S. Coast Guard entendent, à travers cette opération, réaffirmer leur partenariat avec Haïti et leur soutien aux efforts visant à renforcer la sécurité et la prospérité du pays.

Ces précisions interviennent dans un climat politique particulièrement tendu. À quelques jours de l’échéance du 7 février, plusieurs acteurs politiques et organisations cherchent à imposer leur vision de la transition et de la sortie de crise. Les discussions engagées ce mardi dans le cadre du Dialogue inter-haïtien ont ainsi débouché sur un accord prévoyant la mise en place d’un nouvel exécutif bicéphale.

Selon les termes de cet accord, la transition serait désormais pilotée par un Collège présidentiel de trois membres, accompagné d’un Premier ministre. Le futur Collège présidentiel devrait être composé d’un représentant du Conseil présidentiel de transition, d’un membre de la Cour de cassation et d’un représentant de la société civile. Une configuration institutionnelle qui, loin de faire l’unanimité, alimente déjà de vifs débats et des inquiétudes quant à la gouvernance et à la stabilité politique dans les semaines à venir.

Dans ce contexte de fragilité institutionnelle et de crise sécuritaire persistante, la présence navale américaine, bien que présentée comme une mission de soutien et de partenariat, reste scrutée avec attention par l’opinion publique et la classe politique haïtiennes. Nombre d’observateurs s’interrogent sur les implications diplomatiques, politiques et sécuritaires d’un tel déploiement à un moment charnière de la transition.

Entre assurances officielles et climat de méfiance historique, ce déploiement naval s’inscrit désormais au cœur des débats sur la souveraineté, la sécurité et l’avenir politique d’Haïti à l’orée d’une nouvelle phase de son instable transition.

Jean Mapou / Le Relief