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Haïti a besoin de ses fils et filles dignes, qui croient en leur patrie et qui l’aiment profondément.

Les politiciens corrompus nous prennent pour des imbéciles. Mais le moment est venu de leur prouver que nous sommes capables de reprendre notre destin en main. Il ne s’agit pas de changer de maître, mais d’élever une nouvelle génération de dirigeants patriotes — des fils dignes de Dessalines, ou peut-être… de Dieussalines — pour réinventer notre diplomatie et notre gouvernance.

Il nous faut nous réorganiser, proposer une alternative concrète et crédible pour nous débarrasser de ces imposteurs au pouvoir, notamment les neuf membres du Conseil présidentiel, soi-disant au service du peuple haïtien.

Il est temps de démasquer les puissances étrangères : les États-Unis, la France et le Canada, qui complotent pour piller nos ressources et affaiblir notre peuple.

Mes frères et sœurs haïtiens, nous sommes à un carrefour difficile et délicat. Il est de notre devoir de nous unir, comme l’ont fait nos ancêtres, pour nous libérer du nouvel esclavage : celui du néocolonialisme, de la misère et de la trahison interne.

C’est le moment idéal pour renverser ce système corrompu qui nous maintient dans les ténèbres depuis trop longtemps. L’heure du combat, de l’éveil et de l’évolution pour la révolution a sonné.

Haïti veut parler avec ses frères africains comme Ibrahim Traoré et Assimi Goïta. Nous souhaitons également nous asseoir à la table avec le président Vladimir Poutine et le président chinois Xi Jinping, afin de bâtir de nouveaux partenariats, fondés sur le respect mutuel et la souveraineté.

(GÉNÉRATION RÉVOLUTIONAIRE AVISÉE NATIONALE POUR DES ACTIONS CONCRÈTES)

Josué Blaise :
Porte Parole Nationale GRANAC

Pierre Espérance, sanctionné et honni, est finalement réduit à une déchéance morale en Haïti

Accusé de corruption, de manipulation judiciaire et de collusion avec des réseaux criminels, le cas de Pierre Espérance illustre l’impunité qui prévaut dans le pays.

Les allégations de corruption portées contre lui incluent, entre autres, le détournement de fonds au sein de la BMPAD et de violentes pressions sur des magistrats pour étouffer des affaires judiciaires.

Malgré des témoignages accablants, Espérance est resté protégé par des réseaux puissants. Pourquoi ? Il servait de délateur impénitent, au service des intérêts étrangers anti-nationaux, et d’instrument déstabilisateur pour les forces d’opposition politique avides de pouvoir.

La récente interdiction d’entrée en République dominicaine, le plaçant parmi d’autres figures criminelles, envoie un message fort dans la lutte internationale contre l’insécurité en Haïti.

Le monstre vit ses derniers moments de pouvoir obscur.

N’ayant plus accès à la nouvelle administration américaine, le gouvernement dominicain partage désormais avec l’État haïtien des informations le concernant afin de le traduire en justice.

Pour le bien du pays, la fin prochaine de Pierre Espérance doit symboliser un nouveau départ, où même les puissants doivent rendre des comptes.

De vraies institutions de droits humains doivent reconquérir l’espace public pour le bien de toute la nation.

Cinq présumés bandits abattus par la police, dans des échanges de tirs au Cap-Haïtien

CAP-HAITIEN.— Cinq présumés membres d’un gang ont été tués dans des échanges de tirs avec la police, le samedi 3 mai. Lors de cette opération menée par les agents du SDPJ Nord, trois armes à feu de fabrications artisanales ont été saisies et plusieurs cartouches récupérées, a rapporté l’institution.

Un agent du Service départemental de la Police Judiciaire (SDPJ), est sorti blessé au cours des échanges de tirs avec ce gang dans le quartier «Nan Zonbi», réputé zone rouge, à l’entrée Sud de la ville du Cap.

Koulou ainsi connu, présenté comme le deuxième chef de ce gang, a été tué, à fait savoir l’inspecteur divisionnaire, Arol Jean, rapportant également la mort de Tchaly, Pétion, Bicha et Kòvè. Selon Jean ces malfrats sont très connus dans la ville pour des crimes tels que spoliation et vente illégale de terrains, enlèvements, assassinats et association de malfaiteurs.

Jean Mapou

Restitution de la dette de l’indépendance: le plaidoyer du parti Fusion des Sociaux Démocrates Haïtiens auprès des Français

PARIS.— Le parti Fusion des Sociaux Démocrates Haïtiens a entrepris des démarches auprès des instances françaises en faveur de l’obtention pour Haïti de la restitution de la rançon exigée par Charles X, en 1825 en échange de la reconnaissance de l’indépendance d’Haïti. La présidente de la Fusion a déjà rencontré des représentants du parti socialiste français, des parlementaires et une correspondance a été adressée au président Emmanuel Macron à ce sujet.

Dans le cadre des différentes rencontres avec des représentants du parti socialiste, Edmonde Supplice Beauzile rapporte avoir exposé l’état de la situation d’Haïti, pour permettre à ses interlocuteurs de mieux comprendre les conséquences de cette rançon sur le devenir du pays.

*La reconnaissance d’une triple dette, déjà un premier pas*

Les démarches entreprises par la Fusion auprès du PS français ont permis de convaincre les autorités françaises à endosser cette responsabilité historique, renforçant la volonté de prendre la voie du dialogue, a souligné Beauzile.

La présidente du parti Fusion des Sociaux Démocrates a insisté sur l’aspect moral de la réparation pour argumenter le sens et la nécessité de la restitution de cette dette. «La restitution pour nous, c’est une façon de quantifier la réparation et d’y mettre un nombre, un devise», a-t-elle soutenu.

Reconnaître les injustices faites à Haïti à travers cette rançon, instituer un comité haïtiano-français ne garantit toujours rien, a laissé entendre Mme Beauzile. «Le comité va se pencher sur la réparation, c’est historique, mais c’est à nous, les Haïtiens, d’exiger la restitution de la somme versée à Charles X», a déclaré Beauzile.

*Une leçon de diplomatie mais surtout d’adresse politique, donnée par Beauzile*

Les différentes communications des autorités haïtiennes ont justifié une main mise de la France dans le dossier. Edmonde Supplice Beauzile dit regretter que la diplomatie n’en a pas profité pour refaire son image sur la scène internationale.

Quant à savoir quelle forme prendra la réparation ou comment restituer la rançon, les autorités en place n’en ont encore aucune idée. Mme pense que ce n’est guère la priorité de cette transition. Entre temps le Français est en train de travailler sur une résolution concernant la dette et les responsabilités de la France dans la sortie de crise haïtienne, alors que le directoire du parti Fusion des Sociaux Démocrates n’est pas contacté par le CPT en vue d’obtenir un compte rendu de ses démarches, se désole Beauzile.

Pendant que les autorités haïtiennes se focalisent sur la commission mixte qui va, peut-être, répéter ou confirmer l’histoire, les communautés françaises notamment celles d’Outre-Mer se sont montrées plus pragmatiques et plus sensibles à la réparation de cette injustice faite à Haïti.

Selon les dires de la présidente du parti Fusion, ses démarches ont conduit à des promesses dans le domaine de la migration en faveur des Haïtiens dans les Antilles françaises, des pistes d’interventions dans le domaine universitaire et autres engagements pour lesquels son parti ne peut pas être l’interlocuteur direct.

En ce sens, les Haïtiens sont appelés à être plus représentatifs et définir leur priorité face à une communauté internationale proactive et qui saisit chaque opportunité.

Jean Mapou

Journée mondiale de la liberté de la presse, une solidarité manifeste envers les journalistes

PORT-AU-PRINCE.— A l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, une vague de messages de soutien et surtout d’appréciation pour son courage dans l’adversité.

D’abord la présidence, dans une note publique a réaffirmé son attachement à la liberté de la presse, pilier essentiel de la démocratie. «Le Conseil Présidentiel de Transition souhaite une belle célébration à toutes les professionnelles et à tous les professionnels de la presse à Haïti», pouvait-on lire dans cette courte publication à l’occasion du 3 mai 2025.

Parallèlement l’ancien Président Jocelerme Privert n’est pas resté indifférent à cette journée. Ses messages de circonstance se sont tres remarqués ces temps-ci «Je nourris une pensée spéciale pour les travailleurs.ses de la presse. Ces vigiles de la démocratie qui exercent dans des conditions difficiles et délétères leur sacerdoce se dédiant à informer, former et éduquer la population», tel est le message de Privert, à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse ce 3 mai”.

Regrettant les menaces constantes, tant des autorités que du côté des groupes armés, auxquels fait face la presse, Privert en profite pour exhorter les journalistes à la prudence, à la sérénité et au professionnalisme pour une société plus juste et égalitaire.

Dans la foulée, d’autres institutions ou personnalités publiques se sont solidarisées avec la presse haïtienne.

C’est le cas de l’ambassade de France qui rend hommage aux travailleurs de la presse haïtienne. “ Leur travail est essentiel pour assurer la liberté d’informer et d’être informé. Ils méritent notre soutien et notre reconnaissance” estime l’ambassade de France qui dit condamner toute forme de violence et de menace contre les professionnels de la presse en Haïti, appelant les autorités en place à prendre toutes les dispositions nécessaires à garantir la liberté de la presse et à protéger les journalistes.

L’ancien premier ministre Evans Paul, l’ancien secrétaire d’État à la communication Eddy Jackson Alexis et de nombreux journalistes seniors ont envoyé des messages de sympathie et d’exhortation aux travailleurs de la presse, les appelant à défendre leur liberté d’expression par la consolidation des règles d’éthique et de déontologie du métier.

Jean Mapou

La décision américaine contre les gangs en Haïti ne fera qu’isoler davantage le pays, selon le diplomate Pierre Antoine Louis

Par Gedeon Delva

La décision des États Unies de designer les organisations criminelles Viv Ansanm et Gran Grif comme organisations terroristes étrangères suscite de vives réactions du côté de l’élite politique et intellectuelle haïtienne. C’est le cas du diplomate et homme de lois Pierre Antoine Louis. Suivant son analyse, cette décision pourrait avoir d’importantes répercussions sur la sécurité, le commerce et la diplomatie en Haïti.

“ Cela pourrait isoler davantage le pays”. Il rappelle la fermeture de l’aéroport international de Port-au-Prince depuis les attaques du 11 novembre 2025 aggrave l’isolement du pays. Des compagnies d’assurances refuseraient d’assurer les vols vers Haïti, compliquant davantage les échanges commerciaux et les liaisons internationales. Cet aspect précis donne de la sueur froide au diplomate, car personne ne sait à quand la réouverture probable de l’aéroport. « Les visiteurs, les compagnies aériennes se montreront plus réticent quant à voyager vers Haïti, mentionne-t-il.

Sur le plan politique, cette décision est perçue comme un signal fort en faveur de l’assèchement des ressources des groupes armés. Toutefois, Pierre Antoine Louis met en garde contre les conséquences secondaires. Si des mesures similaires ont été prises ailleurs en Amérique latine, en Colombie, au Salvador ou au Mexique, ces pays disposent de forces de sécurité solides pour faire appliquer la loi.

Haïti, en revanche, reste confrontée à une profonde crise institutionnelle et à une police débordée, en témoigne l’avancée des gangs armés vers d’autres territoires. Il critique vertement les dirigeants politiques, notamment la Présidence, accusée d’avoir augmenté son budget alors que les forces de l’ordre manquent cruellement de moyens pour faire face aux groupes armés.

Me Louis souligne, à côté de l’interaction des gangs qui est coupée avec les États-Unis, certains, comme le chef de gang Yonyon, déjà détenu sur le sol américain, pourraient être transférés vers des centres de détention spécialisés, notamment en Amérique centrale.

Par ailleurs, Washington pourrait inciter ses alliés à adopter une approche similaire, dans le but d’isoler davantage ces organisations criminelles.

C’est vrai que cette mesure est saluée par une bonne partie de l’opinion publique, elle doit être accompagnée de soutien opérationnel à Haïti. Visiblement les États-Unis n’envisagent pas d’intervention directe, laissant le pays livré à lui-même dans une spirale de violence qu’aucune stratégie gouvernementale ne semble en mesure d’enrayer.

Journée mondiale de la presse : Fils-Aimé échange avec des médias

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Par Kily Johao

Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a rencontré des journalistes et des directeurs de médias, à l’occasion la journée internationale de la Presse, ce samedi 3 mai. Un moment de recueillement et hommage aux journalistes victimes a été observé en la circonstance. Il en a profité pour discuter avec les journalistes sur la situation sécuritaire du pays. Le premier ministre a salué les efforts déployés par les médias pour informer la population vivant actuellement dans la peur en ce temps de crise.

Il a encouragé les médias à changer le narratif par rapport aux gangs armés. Alix Didier Fils-Aimé prêche pour une presse responsable et éthique dans le pays. Dans une ambiance détendue, des échanges interactifs autour des problématiques actuelles de la presse, les invités ont discuté avec le locataire temporaire de la Primature, comme il se nomme.

Autre sujet évoqué par le premier ministre, c’est la question des élections et du référendum constitutionnel. Le PM a annoncé que sous peu le cap sera sur processus électoral indiscutablement. « Les élections auront lieu pour remettre le pouvoir à des des autorités légitimes. Certains journalistes ont émis certaines préoccupations vis-à-vis de légitimité des élus. Vu que 85 % de la capitale est contrôlée par les gangs et d’autres régions du pays.

Hommage à nos Héros du Canapé Vert et des quartiers voisins

Cet après-midi à 5h, sur la place du Canapé Vert, nous rendrons un hommage solennel à nos vaillants héros tombés lors de l’attaque survenue dans le quartier de Pacot. Ces courageux fils de la nation, issus du Canapé Vert et des quartiers environnants, ont prêté main forte à nos forces de l’ordre dans un élan de bravoure et de solidarité patriotique.

Ils ont fait face au danger avec dignité, détermination et amour pour leur communauté. Aujourd’hui, nous nous inclinons devant leur mémoire, leur courage, leur sacrifice. Ce sont des soldats du peuple, des défenseurs de la liberté, des symboles de la résilience haïtienne.

Que leur souvenir demeure vivant dans nos cœurs, et que leur exemple inspire toute une génération.

Rejoignez-nous massivement à 5h PM pour les funérailles et la cérémonie d’hommage.

Haïti ne les oubliera jamais.

Georges Duperval

Haïti : liberté de la presse célébrée, le gouvernement s’engage

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, ce 3 mai 2025, le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, a réaffirmé l’engagement de son gouvernement en faveur d’une presse libre, indépendante et respectée.

Dans une déclaration circonstancielle publiée ce samedi, le numéro 2?de l’exécutif a réitéré l’attachement de l’État haïtien aux principes fondamentaux de la liberté de la presse. Le chef du gouvernement s’est dit déterminé à garantir un environnement propice à l’exercice du journalisme, dans le respect total de la démocratie et des droits humains.

« Mon gouvernement réaffirme son engagement indéfectible en faveur d’un journalisme indépendant et transparent », peut-on lire dans le communiqué officiel publié par la Primature sur le réseau social X.

Le message souligne également l’importance d’un accès libre à l’information publique pour les professionnels des médias, afin de garantir « une transparence absolue dans la gestion des affaires publiques ». La liberté d’informer y est qualifiée de « droit fondamental protégé par l’État », et la Primature affirme qu’aucune entrave à la liberté d’expression n’a été perpétrée par l’actuelle administration.

Le Premier ministre a aussi rendu hommage aux journalistes disparus ou tués dans l’exercice de leur métier : « Nous saluons la mémoire de tous les journalistes tombés ou disparus dans l’exercice de leur mission, ceux qui ont bravé les dangers pour que la vérité ne soit jamais bafouée. »

Face au climat d’insécurité généralisée dans le pays, le gouvernement promet de redoubler d’efforts pour garantir la sécurité des professionnels de la presse. Il affirme œuvrer à instaurer un climat où chaque journaliste pourra exercer « en toute sérénité, sans crainte ni entrave ». « La démocratie repose sur une presse forte, indépendante et respectée », conclut le communiqué.

Cependant, dans un pays où l’insécurité se déchaîne au rythme de la corruption, Haïti demeure un terrain fragile pour la pratique du journalisme. Souvent pris pour cible, les journalistes restent, depuis des années, les victimes privilégiées de politiciens véreux et de gangs armés, véritables exécutants de cette violence.

Tout récemment, plusieurs journalistes ont été kidnappés ou portés disparus lors de l’incursion armée à Mirebalais. D’autres ont été abattus en plein exercice de leur métier. Le journalisme indépendant pourra-t-il vraiment éclore dans une telle ère ?