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Elon Musk obtient le feu vert pour créer Starbase, une ville dédiée à SpaceX au Texas

Les habitants du comté de Cameron au Texas ont massivement approuvé (212 voix pour, 6 contre) la création de Starbase, une ville entièrement dédiée aux activités de SpaceX. Cette cité futuriste, située près du site de lancement de Boca Chica, sera administrée par d’anciens et actuels employés de l’entreprise d’Elon Musk.

Avec environ 500 résidents actuels principalement des employés de SpaceX et leurs familles, Starbase bénéficiera d’une autonomie inédite en matière d’urbanisme et d’infrastructures. Cependant, le projet fait face à d’importants défis : seulement 260 employés vivent sur place actuellement, tandis que 3100 autres doivent faire la navette depuis Brownsville, situé à 30 km.

Cette initiative soulève des questions sur l’émergence d’un nouveau modèle de « ville-entreprise », où les frontières entre vie professionnelle et communauté urbaine s’estompent. SpaceX promet des investissements majeurs pour développer écoles, commerces et logements, mais certains experts s’interrogent sur les risques de dépendance excessive à l’égard d’une seule entreprise.

Ce projet, qui vise à faire de Starbase le quartier général de la conquête martienne, pourrait bien redéfinir les relations entre entreprises privées et développement territorial au 21ème siècle.

Moïse Jean Charles chassé à Saint-Raphaël : bilan d’au moins 3 blessés

Dans une vidéo virale sur les réseaux sociaux, on peut voir Moïse Jean Charles courant dans toutes les directions, protégé par certains de ses proches. Des membres de la population, qui tentaient de l’empêcher de parcourir certaines rues de la ville, lançaient des pierres à son encontre. Des détonations ont également été entendues. C’est grâce à la vigilance de certains militants de Pitit Dessalines et des agents de sa sécurité que Moïse Jean Charles a pu s’échapper, malgré la colère des habitants de Saint-Raphaël envers l’ancien parlementaire.

En effet, le dimanche 4 mai 2025, le leader de Pitit Dessalines organisait un rassemblement dans le département du Nord, plus précisément à Saint-Raphaël. Des partisans et sympathisants du parti venus de Milot et du Cap-Haïtien y participaient. L’objectif était de forcer les autorités en place à prendre des mesures pour résoudre les problèmes fondamentaux du pays. Au cours de son intervention, Moïse a été ovationné, bénéficiant de la bénédiction de la foule et de ses partisans qui l’attendaient.

Comme à son habitude, l’ancien sénateur, accompagné de ses partisans, souhaitait parcourir certaines rues de la ville, mais des membres de la population lui en ont empêché l’accès. Le rassemblement a failli tourner au vinaigre, où Moïse Jean Charles a failli y laisser la vie.

Brusquement, un frustré a lancé une pierre en direction de l’ex-candidat à la présidence, suivi par d’autres, tentant ainsi de l’empêcher d’atteindre son but. C’était la pagaille ! Les gens fuyaient dans tous les sens, des pierres étaient lancées à profusion et des détonations étaient entendues. Dans une vidéo, on pouvait voir des agents en uniforme tirer en l’air, certains les assimilant aux membres de la BSAP. Quant à l’ex-sénateur, il a été escorté par des militants veillant à sa protection.

Selon un journaliste présent sur les lieux, Moïse Jean Charles est accusé d’être de connivence avec le pouvoir pour enfoncer le pays dans le chaos. Ils affirment que l’ancien maire de Milot est aussi responsable de la situation que vit le peuple haïtien. « Vous faites partie du CPT. Vous ne pouvez pas prétendre que vous êtes en opposition également », ont lâché de nombreux Raphaëlois. Le bilan fait état de 3 personnes blessées, selon Fauslin Joseph, un journaliste qui était sur place.

Autrefois, on disait toujours que le département du Nord était le fief de Moïse Jean Charles, qui contrôlait presque toutes les communes grâce à sa popularité. Pour preuve, les plus grandes mobilisations de Pitit Dessalines y ont été réalisées. Cet incident survenu dimanche pourrait-il indiquer que l’ancien maire de Milot perd le contrôle du Nord ?

Guerre commerciale : Donald Trump frappe Hollywood en taxant les films étrangers à 100 %

Le président américain Donald Trump a annoncé l’instauration immédiate de droits de douane de 100 % sur les films produits à l’étranger. Une mesure protectionniste qui pourrait bouleverser l’industrie cinématographique mondiale et intensifier les tensions commerciales, notamment avec la Chine.

L’offensive économique de Donald Trump prend un nouveau tournant. Ce lundi 5 mai, le président des États-Unis a déclaré, sur son réseau Truth Social, l’instauration de droits de douane de 100 % sur les films étrangers diffusés sur le territoire américain. Une décision qu’il justifie par la nécessité de défendre une industrie cinématographique nationale qu’il estime en déclin rapide.

« L’industrie cinématographique américaine est en train de mourir très rapidement », a-t-il écrit. Selon le Président, un « effort concerté de la part d’autres nations » chercherait à attirer les talents américains hors du pays, affaiblissant ainsi Hollywood et d’autres pôles de production locaux. Il va jusqu’à considérer cette situation comme « une menace pour la sécurité nationale ».

À ce stade, aucune précision n’a été donnée sur les modalités concrètes d’application de cette mesure, ni sur les critères de taxation. Toutefois, cette annonce s’inscrit dans une série d’initiatives plus larges engagées par le président républicain, qui a récemment rouvert des enquêtes sur les impacts sécuritaires des importations dans plusieurs secteurs stratégiques, comme les semi-conducteurs et les minerais.

Dans ce contexte, la Chine semble particulièrement visée. Pékin avait déjà annoncé en avril une réduction modérée du nombre de films américains projetés sur son territoire, qui reste le deuxième plus grand marché cinématographique mondial. Une réplique à laquelle Washington répond désormais avec des mesures encore plus drastiques.

Alors que les grands studios hollywoodiens misent fortement sur l’international, cette taxe pourrait impacter lourdement leurs revenus et modifier les équilibres du marché mondial du cinéma. Reste à savoir si cette nouvelle guerre commerciale s’étendra à d’autres pans de l’industrie culturelle.

Avec Cnews

Les Émirats arabes unis montrent la voie en intégrant I’IA dans l’éducation dès la maternelle

Alors que le monde accélère sa révolution numérique, les Émirats arabes unis (ÉAU) franchissent un pas historique : I’intelligence artificielle (IA) deviendra une matière obligatoire dès la rentrée 2025-2026, pour tous les élèves de la maternelle à la terminale.

Le programme émirati couvrira :
-Les bases techniques de l’IA
(algorithmes, données).
-L’éthique (biais algorithmiques, confidentialité).
-Les applications concrètes (robotique, médecine, agriculture).
Objectif affiché: former une génération capable de « penser avec l’IA », et non juste de la subir.

Les ÉAU ont déjà investi massivement dans des centres de données et un fonds d’investissement dédié à l’intelligence artificielle, avec la vision de devenir leader du centre régional pour le développement de cette technologie. En intégrant dans le système éducatif, les Émirats s’assurent que leurs jeunes générations sont prêtes à innover et à contribuer à cette révolution technologique.

À QUAND LA RÉPONSE DE L’ÉTAT ?

Carte rouge pour les directeurs généraux de la Police nationale d’Haïti. Cette institution, un maillon de la chaîne de la sécurité nationale, l’un des derniers remparts contre l’insécurité, a perdu le contrôle de 33 infrastructures policières. Une situation qui illustre parfaitement l’incapacité des autorités concernées face à la crise actuelle.

Postes de police détruits, abandonnés, livrés aux gangs : ce graphique dresse le triste bilan de trois directeurs généraux au cours de la même période de transition, incarnant tous trois des échecs successifs. Cette liste est déjà trop longue. Le silence est assourdissant.

Et que dire de l’actuel directeur général ? Lui qui a déjà occupé ce poste a été renvoyé pour manque de résultats. De retour depuis tantôt un an, il a « brillamment » perdu le contrôle d’une dizaine d’infrastructures — un record de passivité qui semble presque assumé, tant son absence de réactions frôle l’indifférence.

Face à l’ampleur du désastre, trois questions s’imposent : Est-ce le fruit d’un plan macabre ? Est-ce le résultat d’une incapacité chronique de la part de ces directeurs généraux ? Ou bien s’agit-il d’une impuissance face aux bandes armées ?

Lettre ouverte aux nations qu’Haïti a aidées

À ceux qui furent un jour soutenus par la première République noire du monde,
À vous, peuples du Venezuela, de Colombie, d’Équateur, de Bolivie, du Pérou,
À vous, peuple d’Israël,
À vous, héritiers des luttes d’indépendance de Grèce,
Cette lettre n’est ni un cri de colère, ni un appel à la pitié. C’est un rappel historique, un acte de mémoire, et un appel à la justice.

Il fut un temps où Haïti, affaiblie mais libre, tendit la main aux peuples enchaînés. Elle le fit sans armée d’occupation, sans intérêt stratégique, mais par conviction profonde que la liberté ne se garde que si elle se partage.
En 1815, elle arma Simón Bolívar pour libérer le continent sud-américain.
En 1821, alors que la Grèce se soulevait contre l’Empire ottoman, le président haïtien Jean-Pierre Boyer répondit à une lettre des insurgés grecs. Il leur envoya non seulement son soutien moral, mais aussi des armes et une cargaison de café, destinée à être vendue pour financer leur combat. Haïti, isolée, menacée, exsangue, offrait à un peuple lointain ce qu’elle avait de plus précieux.
En 1947, elle vota pour la naissance d’Israël.
Elle fut phare pour les esclaves, refuge pour les révolutionnaires, inspiration pour les peuples opprimés.

Et aujourd’hui ?
Haïti est au bord du gouffre. Ses enfants fuient ou meurent. Sa dignité est attaquée, ses voix sont étouffées. Mais le monde regarde ailleurs, y compris ceux qu’elle a aidés, autrefois.
Or, si Haïti souffre aujourd’hui, ce n’est pas seulement à cause d’elle-même. Elle souffre aussi pour avoir été trop seule à vouloir libérer les autres. Chaque arme donnée, chaque parole de soutien, chaque abri offert, elle les a payés de sa propre stabilité, de sa richesse, de sa sécurité. En aidant les autres, Haïti a réveillé des colères impériales, subi des sanctions déguisées, et porté seule le poids d’une liberté dérangeante. Ce que vous voyez aujourd’hui n’est pas un échec ; c’est le prix historique d’avoir été juste, avant le reste du monde.

Cette lettre est donc un appel au retour ; non pas un remboursement financier, mais un acte moral, une solidarité assumée. Nous vous demandons, avec fraternité mais sans détour :
• Un soutien politique clair et sans hypocrisie pour la stabilisation du pays comme nous l’avons fait par le passé ;
• Une aide directe, respectueuse, désintéressée pour la reconstruction de nos institutions et de notre avenir comme nous l’avons fait par le passé ;
• Un hommage sincère et visible à l’apport haïtien dans votre propre histoire.

L’ingratitude ne constitue pas un crime, mais elle blesse les fondations mêmes de l’humanité. Vous avez, aujourd’hui, l’occasion d’écrire une autre page. Une page où la mémoire devient action ; où la justice devient fraternité ; pour que demain, nos enfants puissent dire :
« Haïti, encore debout, n’a pas tendu la main en vain ».

Ex sénateur Semephise Gilles

Presse : Attention, danger !

Par Clarens Renois

Le 3 mai marquait la journée mondiale de la Liberté de la presse. Quel état des lieux peut-on dresser en Haïti ? Quels progrès ont été réalisés ? Quelles menaces pèsent sur la Liberté de la presse ?

L’avènement des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) a révolutionné la production et la diffusion de l’information, donné naissance à de nouveaux médias, et réinventé le journalisme au cours des trente dernières années.
C’est un progrès fulgurant qui est venu tout bouleverser et poser quelques défis au monde médiatique. Haïti n’y échappe pas. Le développement des NTIC a radicalement transformé le journalisme haïtien. Le nombre de médias (radios, télévisions, médias en lignes a explosé depuis la fin de la dictature des Duvalier en 1986. Cette prolifération a permis une libération de la parole, mais aussi un envahissement de l’espace médiatique sans régulation adéquate.

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Trop de liberté tue la liberté

Haïti a connu dès le XIXe siècle une presse foisonnante (885 titres recensés de 1804 à 1949. Au tournant des années 60-70, on est passé en Haïti de la diffusion en ondulation d’amplitude (AM) en ondes courtes, et moyennes à la diffusion en modulation de fréquence (FM). A l’époque, il y a quelques stations de radio dans le pays en pleine dictature. Puis les choses se sont rapidement accélérées. Dans un premier temps, la fin du règne des Duvalier a libéré la parole et levé les menaces et restrictions sur les médias indépendants. Les journalistes revenus d’exil après 1986 pouvaient reprendre stylos et microphones et recommencé à travailler librement. Le nombre de stations de radio émettant dans la capitale allait ainsi très vite doubler. Mélodie FM (Marcus Garcia), Kiskeya (Liliane+/Sony+/Marvel), Tropic FM (Guy Jean), Radio Solidarité (Vénel Remarais), Jacques Sampeur (Radio Antilles), Felix Lamy/Dadou Jean Bart (Galaxie), Albert Chancy (Radio Super Star) ont lancé leurs émissions durant la période 1990-2000. Radio Caraïbes, Radio Soleil, Haïti Inter, Lumière, Métropole, Nationale occupaient déjà les ondes (1960-1990). C’était, les belles années de la radiodiffusion et du journalisme en Haïti. Durant cette période, des dizaines de journaux, hebdomadaires et Magazines étaient imprimés, largement
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distribués et lus au pays et dans les communautés haïtiennes à l’étranger.
A partir des années 90 la radiodiffusion a enregistré une progression fulgurante. Il en sera de même une décennie plus tard avec de nouvelles chaines de télévision. Jusque-là, le pays ne comptait que deux TV (la chaine câblée Télé Haïti et celle d’État Télé nationale). Cette évolution dans le secteur médiatique s’est opérée alors que le pays entrait dans la longue et difficile marche vers la démocratie. Mais la formation du personnel intervenant dans ces médias n’a pas suivi le mouvement de création des nouveaux outils de communication.

Professionnels vs amateurs
Beaucoup de médias sont animés par des amateurs sans formation journalistique. La qualité de l’information a fortement diminué : peu de rigueur, absence de vérification, langage sensationnaliste. La presse professionnelle se trouve ainsi noyée dans une masse de contenus médiocres, voire nuisibles.
L’équation est complexe. Les médias se sont développés avec une vitesse vertigineuse, mais leur multiplication ne s’est pas accompagnée malheureusement de la formation indispensable de professionnels. Mises à part quelques écoles privées, la formation du personnel (rédacteurs, présentateurs et techniciens) est laissée au hasard, à la
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bonne volonté de certains propriétaires soucieux de présenter une image soignée de leurs produits. Les médias de masse outils indispensables au renforcement de la démocratie et levier d’éducation populaire et de développement seront squattés par des intervenants dotés d’une préparation douteuse.
Les résultats sont visibles, audibles. Les contenus publiés sur certains médias traditionnels et les nouveaux médias en ligne sont moyens ou très peu soignés. La qualité qui a fait la force de la presse haïtienne dans les années antérieures s’est perdue au profit du nombre élevé de médias qui envahissent les ondes, gangstérisent le réseau Internet. Les médias en ligne colonisent l’Internet, sont présents sur YouTube, Facebook, et les autres plates-formes diffusant sans restriction, sans encadrement ni supervision. L’information est déversée, brute, crue, servie sans traitement rigoureux, « sans filter » à la seule discrétion de l’animateur qui s’affuble du titre de « Directeur d’opinion » traitant en spécialiste tous les sujets (économie, politique, diplomatique, culture, etc.) pour le bon plaisir d’une audience en quête du sensationnel, qui consomme du fast-news facilement partageables sur les réseaux sociaux. Sur certains de ces nouveaux médias en ligne tout y passe : les ragots, les fakenews, les accusations sans fondement. La programmation est construite dans l’unique but d’engranger le maximum de « views » en brisant tous les
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interdits, les tabous, versant dans l’exagération, ce qui est susceptible de générer de l’argent tout en faisant fi des règles d’éthique et de déontologie. Dans cette jungle médiatique, les gangs opèrent à visière levée, détiennent leurs propres médias et entretiennent des relations douteuses avec des journalistes. Certains médias ont récemment été la cible des groupes armés et des journalistes ont été enlevés d’autres sont menacés. Le local de Radio Caraïbe a été vandalisé. Une station à Mirebalais (département du Centre) est occupée par un groupe.

Médias en ligne : opportunité et menace

La « bamboche médiatique » a fait naitre de nouvelles vedettes du microphone, des animateurs qui se laissent grisés par la sensation que procure la toute-puissance du Web dont la portée est mondiale. « Bonjour Haïti. Bonjour le monde » … c’est l’introduction aux programmes. Le présentateur, ou influenceur isolé dans son studio, derrière sa caméra pousse le bouchon de la démesure chaque jour encore plus loin sans le moindre risque de se faire réprimander par une instance de régulation qui n’existe pas. Avec le téléphone intelligent, d’autres harcellent, escroquent, grugent et menacent à coup de micro.
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En Haïti on ne compte pas les médias en ligne. Personne ne connait leur nombre, la location, la programmation ou la motivation. Ils croissent comme des herbes folles, mais ils constituent une force d’information et de communication indéniable que les politiques manipulent à dessein. Ils ne répondent d’aucune autorité, échappent à toutes les règles. Ils ont tendance, grâce à la facilité d’accès (le téléphone mobile) et l’aspect participatif et interactif avec l’auditoire, à influencer l’opinion et dans une certaine mesure à la diriger. Parallèlement, la plupart de ces nouveaux médias représentent une concurrence, une menace très sérieuse pour la presse professionnelle et un danger pour le métier de journaliste. Le danger réside dans le fait que ces médias diffusant sur les réseaux évoluent sans structure, sans cadre légal. Ils affectent aussi la santé mentale en proposant des contenus parfois inappropriés, qui correspondent aux attentes des utilisateurs, s’enferment dans des bulles informationnelles, et exposent à la désinformation.
Ces plateformes sont accessibles, interactives et puissantes. Toutefois, elles sont souvent livrées à elles-mêmes : pas de régulation, pas de déontologie, pas de contrôle. Elles deviennent des instruments de manipulation politique et sociale, diffusant rumeurs, « fakenews » et discours violents.
Cette situation exige du journaliste à déployer un peu plus d’effort pour se réinventer, se professionnaliser encore
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plus ou il doit s’adapter pour le meilleur : acquérir une plus grande crédibilité ou pour le pire : entrer dans la course aux « views », les « fakenews ». Ce qu’il faut éviter. Il y a nécessité aujourd’hui de remettre la presse dans un cadre formel, légal de fonctionnement pour le bien du public et de la démocratie. Sinon des monstres surgiront, il en existe déjà. Intouchables, ils feront beaucoup de dégâts dans le secteur et mettront en péril les acquis de la liberté de la presse pour laquelle tant de vies ont été sacrifiées au cours de ces quarante dernières années.
Remarques finales : Cette anarchie médiatique menace les acquis démocratiques chèrement obtenus. Les journalistes professionnels doivent choisir : s’adapter et renforcer leur rigueur ou céder à la course au sensationnalisme. Sans le cadre légal, la liberté de la presse est en péril, car la confusion entre information et désinformation mine la confiance du public. Sans régulation, sans formation, sans éthique, la liberté de la presse peut devenir sa propre ennemie. Il est souhaitable de retourner à un journalisme professionnel, rigoureux, formé, éthique – seul capable de renforcer la démocratie. Car, la sécurité des journalistes est liée à la santé démocratique du pays.

Presses statistiques :
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-Des données disponibles au Conseil Nationale de la Télécommunication (CONATEL) montre que la liste des médias autorisés à fonctionner est passée d’une dizaine environ dans tout le pays avant 1986 à près d’un millier (Radio et TV) en 2025.

Stations de Radio en FM : 662 – Stations en AM : 9
Département de l’Ouest : 126
Département de l’Artibonite : 106
Département du Nord : 88
Département du Sud : 73
Département du Sud-est : 62
Département du Centre : 51
Département du Nord-ouest : 47
Grande-Anse : 45
Nippes : 36
Nord-est : 27
Stations de Télévision : 134
Ouest : 39
Nippes : 33
Nord : 20
Artibonite : 18
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Sud : 18
Sud-est 10
Centre : 10
Grande-Anse : 10
Nord-ouest : 7

Les relations russo-dominicaine entre opportunistes ou réaliste?

Aujourd’hui, l’ouverture de l’ambassade de la Fédération de Russie à Saint-Domingue par l’expérimenté Sergey Lavrov marque un tournant important dans les relations entre la République dominicaine et la Russie.
Cet acte symbolique peut être analysé sous plusieurs prismes, notamment à la lumière de la situation géopolitique mondiale actuelle. Il soulève des questions quant au rôle que la Russie, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, pourrait jouer dans la résolution de la crise haïtienne — une crise dont la République dominicaine subit directement les répercussions.

La Fédération de Russie et la République dominicaine entretiennent des relations diplomatiques depuis près de 80 ans, établies autour de 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Toutefois, ces relations ont été marquées par une certaine froideur durant la Guerre froide (1947–1991), ce qui s’explique en partie par le contexte géographique et politique de la région caraïbe, fortement influencée par les États-Unis.

Aujourd’hui, les relations russo-dominicaines se caractérisent par des échanges économiques significatifs : la République dominicaine importe notamment des produits chimiques et du pétrole russes, tandis qu’elle exporte en retour des produits agroalimentaires vers la Russie. En 2021, environ 183 700 touristes russes ont visité la République dominicaine, faisant de la Russie l’un des principaux pays émetteurs de touristes vers l’île. Cependant, le conflit en Ukraine et les restrictions aériennes ont provoqué une chute de près de 90 % de ces flux touristiques — une situation que le gouvernement dominicain espère renverser, malgré un contexte géopolitique encore instable. Des efforts diplomatiques, bien que complexes, avaient été initiés par l’administration Trump pour faciliter un dialogue entre Moscou et Kiev, ce qui laisse entrevoir des perspectives positives pour la région.

Dans un monde multipolaire, marqué par la montée des puissances du BRICS+ et le déclin relatif du monde occidental, la République dominicaine adopte une diplomatie multivectorielle, lui permettant de maintenir des relations équilibrées avec les grandes puissances mondiales. Comme le rappelle un vieux principe de la Realpolitik : les États n’ont pas d’amis, seulement des intérêts.

L’inauguration de l’ambassade de Russie à Saint-Domingue, en présence du ministre des Affaires étrangères Sergey Lavrov, a également permis d’aborder la situation haïtienne. La République dominicaine, en tant que première victime collatérale de la crise persistante en Haïti, voit dans la Russie — membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU — un acteur potentiel pour contribuer à la recherche d’une solution internationale durable.

Enfin, en tant que nation caribéenne faisant partie intégrante de l’Amérique latine, la République dominicaine évolue dans un espace longtemps influencé par la Doctrine de Monroe (1823), qui proclamait que « l’Amérique est aux Américains ». Mais aujourd’hui, sa diplomatie active ne se limite plus à de simples représentations symboliques : elle cherche à défendre ses intérêts dans un monde où chaque État avance ses pions, et où la capacité à dialoguer avec tous les acteurs majeurs devient un atout stratégique.

Wilfrid Joseph

L’impact de l’intelligence artificielle sur la liberté de la presse et les médias, au cœur d’une conférence de l’UNESCO.

Le 3 mai sert à rappeler aux gouvernements et aux États la nécessité de respecter leur engagement en faveur de la liberté de la presse et constitue également une journée de réflexion pour les professionnels des médias sur les questions relatives à la liberté de la presse et à l’éthique professionnelle. C’est également une journée de soutien aux médias et de commémoration pour les journalistes qui ont perdu la vie dans l’exercice de leur fonction.

Cette année, l’UNESCO a choisi de porter la commémoration de cette date symbolique sur une réflexion autour de l’influence déterminante de l’intelligence artificielle sur le journalisme et les médias. Cet événement sera organisé sous le thème : Informer dans un monde nouveau – L’impact de l’intelligence artificielle sur la liberté de la presse et les médias.

Les intervenants se pencheront aussi sur les enjeux complexes de l’utilisation de l’intelligence artificielle, en réunissant journalistes, décideurs publics, professionnels des médias et acteurs de la société civile, afin de veiller à ce que l’intelligence artificielle contribue au renforcement – et non à l’érosion – de la liberté de la presse et des valeurs démocratiques.

En effet, si celle-ci facilite la tâche dans le paysage médiatique, en mettant à disposition des outils qui renforcent le journalisme d’investigation facilitent la création de contenu et soutiennent la vérification des faits. Elle ouvre la voie, malheureusement, à de nouveaux défis tels que la prolifération de la désinformation et de la mésinformation générées par l’IA, les technologies de deepfake, et les risques accrus de surveillance visant les journalistes. L’utilisation de tels procédés malhonnêtes soulève également des préoccupations quant à la viabilité du secteur.

Tout en appelant à défendre le journalisme & la démocratie, l’UNESCO rappelle qu’aujourd’hui, plus que jamais, nous avons besoin de faits.

Haïti : Le Dernier Combat d’un Peuple Immortel

Il ne s’agit plus d’une simple crise. Il ne s’agit plus d’un conflit politique, d’une instabilité passagère ou d’un désordre conjoncturel. Ce qui se joue en Haïti aujourd’hui, c’est la tentative d’extermination lente et méthodique d’un peuple. Une guerre silencieuse, mais totale. Et pourtant, la racine haïtienne résiste, vivante, indestructible.

Ce que nous vivons aujourd’hui est le résultat d’un plan long, patient, cynique. Après avoir affaibli l’État, appauvri l’économie, démoli l’agriculture, vidé l’école, écrasé la santé publique, étranglé l’énergie et asphyxié la justice, les ennemis visibles et invisibles de la nation ont lâché l’arme ultime : les gangs armés. Mais attention, ces gangs ne sont pas nés du hasard ni de la pauvreté. Ils sont financés, armés, encadrés, tolérés, protégés. Leur mission est claire : terroriser la population, briser l’élan populaire, empêcher toute résistance. Ils servent les intérêts d’une élite locale corrompue et d’un système international qui ne veut ni démocratie réelle, ni développement souverain, ni renaissance nationale.

Haïti est sous contrôle. Une occupation sans uniforme, dirigée depuis des ambassades, des ONG, des institutions internationales et des salons oligarchiques. Ce sont eux qui nomment les présidents, choisissent les premiers ministres, dictent les réformes, gèrent les ressources, orientent les élections. Le peuple n’est plus qu’un figurant, un spectateur, un otage.

La justice est une farce, sous les ordres de ceux qui paient les juges. La police est affamée, infiltrée, sacrifiée. La santé est paralysée, vampirisée par des ONG qui recrutent les meilleurs médecins pour tuer l’hôpital public. L’agriculture est abandonnée, remplacée par l’importation massive. La culture est méprisée, l’identité niée, la jeunesse poussée vers l’exil ou la violence.

Mais le peuple haïtien n’est pas mort. Il souffre, oui. Il saigne, il pleure, il endure. Mais il ne se rend pas. Car dans chaque ghetto, chaque campagne, chaque ruelle abandonnée, chaque cœur blessé, une flamme reste allumée. Une flamme qui vient de loin. Celle de Makandal. Celle de Catherine Flon. Celle de Jean-Jacques Dessalines. Celle de 1804. Ce feu sacré ne peut être éteint par des balles, des traîtres ou des puissances étrangères. Car ce feu est dans le sang, dans l’âme, dans l’héritage de notre peuple.

Aujourd’hui, une génération consciente se lève. Elle refuse d’être vendue, trompée, manipulée. Elle voit clair dans le théâtre politique. Elle identifie les faux prophètes, les leaders corrompus, les complices. Elle veut reconstruire, réorganiser, repenser Haïti sur des bases nouvelles : de vérité, de justice, de dignité et de souveraineté. Ce combat ne sera pas facile. Il faudra du courage, du temps, des sacrifices. Mais il est nécessaire. Vital. Inévitable. Car Haïti n’a pas le droit de mourir. Le monde a besoin de son exemple. Et l’humanité doit savoir que ce petit peuple noir du bout du monde n’a jamais été esclave de l’Histoire, il en a été le créateur.

À toi, Haïtien, où que tu sois, debout. Ce combat est le tien. Ce pays est le tien. Cette terre ne te demande pas de tout faire, mais de ne pas trahir. Refuse la peur, rejette la résignation, rejette la corruption, rejette le mensonge. Le réveil est en marche. Et toi, que fais-tu ?

Port-au-Prince, 4 Mai 2025

Georges DUPERVAL
Coordonnateur Général
BATON JENÈS LA