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Désignation des gangs haïtiens comme terroristes : le CARDH  fait mise sur des actions concrètes

Alors que la terreur imposée par les gangs armés continue de déchirer Haïti, la désignation du 2 mai 2025 de ces groupes comme terroristes pourrait bien marquer un changement radical dans la réponse nationale et internationale à cette crise. Le CARDH propose une analyse approfondie de cette mesure, ses fondements, ses implications et ses limites.

Le 6 mai 2025, le Centre d’Analyse et de Recherche en Droits de l’Homme (CARDH) a publié une étude stratégique sur la désignation des gangs armés comme terroristes en Haïti. Cette proposition, longtemps évoquée mais jamais concrétisée, prend une nouvelle dimension dans un contexte où la violence des gangs atteint des niveaux inédits. Le CARDH soutient qu’une telle désignation, bien qu’elle soit une mesure juridique, doit être encadrée par une politique d’ensemble rigoureuse pour être réellement efficace.

*Une nécessité face à l’escalade de la violence*

Depuis 2018, la montée en puissance des gangs armés, leur structuration en coalitions comme le G9 et G-Pep, et leur emprise sur la capitale et certaines régions du pays ont plongé Haïti dans une situation de terreur quotidienne. Plus de 90 % de Port-au-Prince sont sous contrôle ou influence de ces groupes. Leurs actions dépassent largement les infractions ordinaires : massacres, enlèvements, viols collectifs, destructions de communautés entières – des actes que le CARDH assimile à des crimes contre l’humanité, voire au terrorisme.

*Fondements juridiques de la désignation*

L’organisation des droits humains rappelle que le droit international, notamment la Convention interaméricaine contre le terrorisme et les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, permet la désignation de groupes non étatiques comme terroristes. En droit interne, une base existe à travers le décret-loi du 26 décembre 2001, qui offre une définition légale du terrorisme. En s’appuyant sur ces fondements, l’État haïtien peut légalement procéder à cette désignation.

*Un outil, mais pas une panacée*

Toutefois, le CARDH insiste : désigner les gangs comme terroristes est une mesure utile, mais insuffisante en soi. Elle doit s’inscrire dans une stratégie plus large, comprenant :

– la réforme du système judiciaire et pénitentiaire,

– le démantèlement des réseaux de financement et d’approvisionnement en armes,

– le renforcement des capacités policières,

– et surtout, la volonté politique de s’attaquer aux collusions entre gangs et secteurs influents.

*Enjeux politiques et diplomatiques*

Cette désignation aurait des implications importantes à l’échelle nationale et internationale. Sur le plan local, elle permettrait d’accroître la pression judiciaire sur les auteurs et complices de violences. À l’international, elle pourrait entraîner des sanctions ciblées, le gel des avoirs et la coopération accrue avec les agences de sécurité étrangères. Toutefois, une telle mesure pourrait aussi susciter des réticences diplomatiques si elle est perçue comme une manœuvre politique.

*Perspectives et recommandations*

Le CARDH recommande que la désignation soit le fruit d’une décision politique responsable, précédée d’une large concertation. Il préconise également la mise en place d’une commission technique pour en assurer l’application et le suivi, ainsi que l’élaboration d’une feuille de route interinstitutionnelle pour structurer la réponse sécuritaire de l’État.

La désignation des gangs comme terroristes représente une rupture symbolique et juridique importante dans la lutte contre la violence en Haïti. Mais pour que cette initiative ne reste pas lettre morte ou purement cosmétique, elle devra s’accompagner d’actions concrètes, coordonnées et soutenues par une volonté politique ferme. Le CARDH sonne ainsi l’alarme et invite les autorités à agir avec rigueur, justice et lucidité.

Par ailleurs, depuis cette mesure on assiste à des décisions au niveau du pouvoir dont la dissolution de la commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion(CNDDR). Puis les autorités américaines scellent et resserent l’étau avec la décision de contraindre à tous optant de vendre ou financer en quoique ce soit ces groupes armés désignés de terroristes.

Le président de la BID en visite en Haïti pour renforcer la coopération

Du 7 au 9 mai 2025, à l’invitation du Gouvernement haïtien, le président de la Banque Interaméricaine de Développement (BID), Ilan Goldfajn, effectue une visite de deux jours dans le Nord du pays pour discuter d’un appui renforcé à Haïti dans un contexte de transition et de défis majeurs.

La visite du président de la Banque Interaméricaine de Développement (BID), Ilan Goldfajn, débute ce mercredi 7 mai. Accompagné d’une délégation de haut niveau, il est attendu dans les départements du Nord et du Nord-Est où plusieurs activités sont prévues jusqu’au 9 mai.

Durant son séjour, la délégation de la BID rencontrera des responsables haïtiens de premier plan, notamment le président du Conseil Présidentiel de la Transition, Fritz Alphonse Jean. L’un des points centraux de cette mission sera l’examen des conditions pour un appui technique et financier renforcé, dans un pays confronté à de profondes difficultés mais engagé sur la voie du changement.

Des rencontres sectorielles sont annoncées avec des ministres et cadres de l’administration publique autour de projets touchant des domaines clés : éducation, infrastructures, eau potable, protection sociale, gouvernance, culture et développement local. Des visites de terrain permettront également d’évaluer les programmes en cours et d’envisager de nouvelles pistes de coopération.

Cette mission devrait marquer un tournant dans la relation entre Haïti et la BID, à un moment où les attentes de la population sont fortes et les besoins urgents. Le gouvernement haïtien entend saisir cette opportunité pour réaffirmer sa volonté de mobilisation en faveur des secteurs prioritaires.

Faut-il militariser la population haïtienne face aux terreurs de Viv Ansanm et de Gran Grif ?

Par Jean Venel Casséus

La question se pose, et l’idée gagne du terrain sérieusement dans certains milieux, nourrie par le sentiment d’abandon et la peur croissante. Récemment, un haut cadre de la Police Nationale d’Haïti, régulièrement sollicité dans les médias et les universités, a déclaré sur Twitter : « Accorder à tout le monde le droit de détention d’armes. » Dans un autre message, il a ajouté, se référant à Port-au-Prince : « … Si l’État n’a pas les moyens de protéger ces quartiers, il doit encadrer ces Comités de vigie via une stratégie de Défense civile pour éviter que la passion ne conduise aux abus. » Présentées comme une réponse à la faillite des institutions, ces déclarations, à l’instar d’autres prises de position récentes dans les milieux sécuritaires, suggèrent une orientation vers la militarisation de la population, perçue comme un ultime recours face aux terroristes de Viv Ansanm et de Gran Grif, notamment.

Mais avant toute analyse relative à ce sujet, il faut rappeler que le droit de détenir une arme pour sa propre protection est déjà garanti par la Constitution haïtienne. L’article 268-1 de la Constitution amendée de 1987 précise : « Tout citoyen a le droit de porter une arme de poing pour sa propre défense, sur autorisation de l’autorité compétente. » Ce droit constitutionnel ne saurait donc être confondu avec une légalisation générale de la détention d’armes de guerre ni avec une militarisation systématique de la société. Il est encadré, soumis à autorisation, et limité à une finalité individuelle : la protection personnelle.

Si l’on admet, dans un effort de bonne foi, que l’auteur du tweet connaît ce prescrit, alors son appel vise probablement un élargissement de ce droit aux armes de guerre. Mais une telle orientation suppose des clarifications fondamentales pour éviter tout amalgame conceptuel et toute politique publique de défense chaotique.

La défense civile désigne un ensemble d’actions non militaires entreprises par les citoyens ou les institutions pour protéger les populations civiles en temps de crise : catastrophes naturelles, attaques armées ou toute autre situation d’urgence. Elle mobilise des compétences en organisation communautaire, en secours d’urgence, en évacuation, en sécurisation d’espaces publics, sans pour autant recourir à l’usage de la force létale.

La défense militaire, à l’inverse, relève de la stratégie, de l’organisation et du déploiement des forces armées d’un État pour répondre à des menaces armées internes ou externes. Elle obéit à une logique hiérarchique stricte, à un entraînement soutenu et à une doctrine d’emploi des armes encadrée par des règles nationales et internationales.

L’autodéfense populaire, souvent incarnée par les brigades de quartier, se situe à la frontière entre ces deux modèles. Ces groupes, nés de la nécessité de combler le vide sécuritaire laissé par l’État, s’arment pour protéger leur communauté. Mais faute de formation adéquate, de supervision et d’intégration dans un cadre légal clair, ces initiatives dérivent fréquemment vers des abus, voire des exactions comparables à celles des groupes qu’elles prétendent combattre.

Que se passerait-il donc si l’État haïtien décidait officiellement de militariser sa population ?

À court terme, on peut s’attendre à une recrudescence de la violence : dans un pays sans registre d’armes fiable, où l’État peine déjà à contrôler les flux illicites, une telle mesure risquerait de renforcer les réseaux criminels sous couvert de légalité. Des conflits intercommunautaires pourraient exploser, les groupes armés se multipliant sous prétexte de se défendre.

À moyen terme, une société où chaque citoyen est potentiellement armé devient extrêmement difficile à gouverner. La confusion entre autorité légitime et autorité de fait s’accentuerait. L’État perdrait encore davantage le monopole de la violence légitime, fondement de toute souveraineté. La confiance entre citoyens s’effriterait, remplacée par une culture de la suspicion, de l’armement préventif et des représailles.

À long terme, on risquerait un effondrement définitif de l’idée même de nation. Car ce qui soude une société, ce n’est pas la capacité individuelle de se défendre, mais la conscience collective qu’un cadre commun — institutionnel, juridique, politique — assure la sécurité de tous. Or, armer massivement une population sans État de droit revient à institutionnaliser l’anarchie. Ce serait la faillite ultime de l’État haïtien : son renoncement à assurer la protection de ses citoyens, transférée à chacun selon ses moyens, ses peurs et ses réflexes.

De ce fait, de mon point de vue, ce n’est pas d’un peuple armé dont Haïti a besoin aujourd’hui pour se relever de son chaos, mais d’un État fort, juste, présent et responsable, muni d’une armée réformée, non politisée ; d’une police renforcée, équipée et respectée ; d’une politique de défense et de sécurité publique fondée sur l’intelligence, la prévention et la légitimité ; d’une diplomatie intelligente et respectable. La militarisation de la population ne ferait que substituer à la violence des gangs celle de foules désespérées. L’une et l’autre ont les mêmes racines : l’abandon. Et seule une reconstruction institutionnelle peut y répondre durablement.

7 mai 2025

Sexualité des femmes : la sororité Elle’s Place lève le voile

Ce dimanche 4 mai 2025, la sororité Elle’s Place a organisé, à la Bibliothèque Michèle Tardieu, une grande exposition autour du thème: À Poils Nos Tabous. Cet événement a rassemblé de nombreux jeunes de la zone métropolitaine dans une ambiance conviviale et chaleureuse.

À Poils Nos Tabous est une initiative 100 % féminine mettant en avant le corps, l’art et la liberté des femmes. C’est un espace de revendication et d’expression dont l’objectif est de briser les tabous, entourant la sexualité féminine.

Plusieurs créatrices ont également pris part à cette exposition, telles que Lady Meï, Mielle Crochet, Kyart Création, entre autres. Dans un contexte où la sexualité féminine fait l’objet de diverses interprétations, Elle’s Place lève le voile et célèbre le corps des femmes.

VISITE EN HAITI, DU PRESIDENT DE LA BID, M. ILAN GOLDFJAN.

A l’initiative du Gouvernement haïtien, le Président de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) Monsieur Ilan GOLDFAJN, effectue, du 07 au 09 mai 2025, une visite de deux (2 jours en Haïti, particulièrement dans les départements du Nord et du Nord-Est.

Durant cette visite, la délégation de la BID s’entretiendra avec le Président du Conseil Présidentiel de la Transition, son Excellence, Monsieur Fritz Alphonse JEAN, pour explorer, entre autres, les modalités d’un appui technique et financier renforcé en faveur d’Haïti dans cette période combien difficile et surtout porteuse de changements significatifs.

Dans un contexte marqué par des défis structurels persistants, cette visite contribuera à renforcer la continuité des engagements de la BID en Haïti dans les domaines de : l’éducation, la protection sociale, les infrastructures routières, l’eau potable, la gouvernance, l’administration publique, la culture et le développement local.

 Des rencontres sectorielles et des visites de terrain de projets en cours permettront d’évaluer et dynamiser la collaboration, notamment dans une perspective de relance de coopération régionale.

La délégation de la BID discutera, en outre avec des représentants gouvernementaux de secteurs vitaux bénéficiant du soutien de la banque.

  Le Gouvernement haïtien réaffirme sa détermination à travailler dans l’intérêt du peuple haïtien et à mobiliser les ressources nécessaires visant le renforcement des secteurs clés pour la satisfaction des besoins urgents de la population.

Pour toute information supplémentaire :
info@mef.gouv.ht
+509 4851 7276
www.mef.gouv.ht

Football: Melchie Dumornay reste à l’OL jusqu’en 2029

LYON, France.— Le club féminin de l’Olympique Lyonnais a annoncé, lundi 5 mai, la prolongation de contrat du milieu de terrain Melchie Dumornay. L’internationale haïtienne prolongée jusqu’en juin 2029, a précisé la direction du club.

Après son départ de Reims en 2023, Dumornay s’est rapidement imposée comme un élément clé de l’effectif de Sonia Bompastor. À 21 ans, elle compte déjà plusieurs prestations décisives sous le maillot lyonnais et s’inscrit dans le projet à long terme du club.

Une prolongation de contrat qui semble faire l’affaire de la joueuse. «Je suis fière de prolonger l’aventure avec ce grand club jusqu’en 2029», a réagi la joueuse via ses réseaux sociaux, remerciant la direction du club, la présidente Michele Kang, le directeur général Vincent Ponsot, ainsi que sa famille et ses supporters.«Istwa ap kontinye ekri. Alaso», s’exclama-t-elle.

Réputée pour sa vivacité, sa technique et sa vision du jeu, Dumornay représente l’avenir du jeu lyonnais, en milieu de terrain. Sa prolongation s’inscrit dans la stratégie de l’OL visant à conserver ses jeunes talents et à maintenir son statut de référence dans le football féminin européen.

L’ancienne buteuse de l’AS Tigresses, où elle a été formée en Haïti, s’est rapidement imposée comme une buteuse redoutable depuis son arrivée en Europe. Après un passage remarqué au Stade de Reims (18 buts en 23 matchs), elle poursuit sur sa lancée à l’Olympique Lyonnais, avec 26 buts en 35 apparitions. En parallèle, l’internationale haïtienne affiche une efficacité remarquable en sélection, avec 20 buts en 20 rencontres.

Soulignons que pour la saison 2024-2025 (en cours) avec l’Olympique Lyonnais, Melchie Daëlle Dumornay a déjà inscrit 15 buts et délivré 6 passes décisives en Arkema Première Ligue, ainsi que six buts et deux passes décisives en neuf rencontres de Ligue des champions.

𝐃𝐞 𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐬𝐮𝐛𝐬𝐢𝐬𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐞́𝐝𝐢𝐚𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐧 𝐇𝐚𝐢̈𝐭𝐢 ?

Par Jean Venel Casséus

Nous, auditeurs, téléspectateurs, lecteurs, en Haïti comme dans la diaspora, exigeons des médias qu’ils nous informent en temps réel, avec rigueur, professionnalisme et sens du devoir. Nous ne nous contentons pas des échos qui circulent sur les réseaux sociaux. Nous attendons que les patrons de presse mobilisent leurs équipes pour vérifier, recouper, confirmer ou infirmer ce qui se dit, s’écrit, se montre. Car nous croyons encore, profondément, en la légitimité des médias dits traditionnels pour distinguer le vrai du faux, l’important de l’accessoire, le fait de l’opinion.

Nous les pressons d’être vigilants, nous les exhortons à être courageux, nous leur intimons l’ordre d’être constants dans leur posture de contre-pouvoir. Mais nous ne leur posons jamais la question essentielle : de quoi subsistent-ils ? À quel prix, à quel sacrifice, les médias haïtiens réussissent-ils encore à tenir debout dans un pays où toutes les structures s’effondrent ?

En Haïti, le système d’abonnement est inexistant ou marginal, et les habitudes de consommation gratuite de l’information empêchent l’émergence d’une culture de contribution citoyenne. Les médias traditionnels, quant à eux, ne peuvent rivaliser avec les plateformes numériques sur le terrain des « vues » et des revenus générés par la publicité en ligne. Et pour couronner le tout, les entreprises haïtiennes, exsangues face à une crise économique prolongée, ferment leurs portes les unes après les autres. Le marché publicitaire s’est effondré. Il ne reste que quelques institutions internationales ou ONG qui financent ponctuellement des émissions à caractère éducatif ou social, sans aucune garantie de stabilité.

Dans ce vide financier, les patrons de presse doivent pourtant faire tourner des rédactions entières. Ils emploient des milliers de journalistes, techniciens, animateurs, cameramen, monteurs, qui n’ont pour seul gagne-pain que ces médias. Ils doivent couvrir l’actualité dans un pays en guerre contre lui-même, traverser des zones de non-droit, fuir les balles, déménager les studios, improviser des antennes provisoires. Certains ferment, d’autres survivent. Mais tous vacillent.

Alors, pour combien de temps encore ces médias pourront-ils subsister ? La question mérite d’être posée, frontalement, lucidement. Car si rien ne change, si aucune réflexion collective n’est menée sur un modèle économique adapté aux réalités haïtiennes, si aucune solidarité concrète ne se manifeste (notamment de la part de l’État et des partenaires internationaux), le silence risque de s’installer, et avec lui, l’opacité. Sommes-nous prêts à l’assumer ?

6 mars 2025


A propos de l’auteur

Jean Venel Casséus est journaliste, écrivain, poète, parolier et spécialiste en défense et sécurité des Amériques. Fort de plus de vingt ans d’expérience journalistique entre Radio Haïti Inter, Radio Kiskeya, Radio Caraïbes et la presse écrite, en Haïti comme à l’étranger, il allie rigueur intellectuelle et engagement professionnel. Titulaire d’une maîtrise en défense et sécurité des Amériques du Collège Interaméricain de Défense (classe 55), il y a reçu la médaille « De l’Excellence » . Engagé dans les nouveaux médias, il est le concepteur de Boutilye, plateforme innovante de radiodiffusion numérique, et d’AyitiLiv.com, première bibliothèque numérique dédiée aux auteurs haïtiens.

Signature d’un protocole d’accord entre le PNCS et la Brasserie Nationale

Le Programme National de Cantines Scolaires (PNCS) et la compagnie BRANA S.A, ont paraphé, le mardi 6 avril 2025, un protocole d’accord. Cette initiative vise à assurer un approvisionnement de produits de qualité optimale, fiables, conformes, dont le Malta H, aux normes sanitaires et aux exigences nutritionnelles définies par le programme.

La cérémonie s’est déroulée au local du PNCS situé à Catalpa 5, quartier de Delmas 75, (Ouest). La signature de cet accord illustre un nouveau chapitre dans la politique nationale d’alimentation Scolaire du PNCS, a affirmé Kevenot Dorvil, Coordonnateur Général de l’institution.

Selon le responsable, ce protocole d’accord, permettra à environs 10.000 écoliers de bénéficier de Malta H chaque 2 semaines, pendant un mois. «Le contrat signé ce mardi est un essai, l’année prochaine il pourra s’étendre sur tout le pays», a rassuré Kevenot Dorvil.

«Nous allons continuer de travailler avec nos partenaires, en vue de rendre le PNCS plus efficace dans le cadre de l’assistance en faveur de plus d’écoliers», a déclaré Dorvil, promettant de toujours faire valoir la production nationale dans la mise en œuvre du programme.

Stéphan Déjoue, directeur des affaires coorporatives à la BRANA, pour sa part, se dit honoré de mettre sa signature sous cet accord,
saluant la confiance du PNCS en la compagnie BRANA. «C’est une très belle initiative», a-t-il lâché.

Par Jean Mapou

Lutte contre le terrorisme: les autorités haïtiennes ouvertes à une coopération internationale

PORT-AU-PRINCE.— Dans une note officielle, le Conseil Présidentiel de Transition le CPT a instruit le Premier ministre, l’exhortant à donner au ministre de la Justice les instructions nécessaires pour que le système judiciaire prenne en charge les dossiers des citoyens, déjà sanctionnés par d’autres États. Cette initiative vise renforcer les actions judiciaires contre les criminels, tant locaux qu’internationaux.

En effet, le CPT exprime sa volonté de collaborer avec tous les pays désireux de contribuer à la lutte contre le terrorisme transnational et la criminalité organisée qui dévastent Haïti. Par cette note, le Conseil dit s’engager à veiller à ce que l’État ne serve ni de refuge ni de protection à quiconque, qu’il soit simple citoyen ou individu en position d’autorité.

Cet appel à la collaboration internationale s’inscrit à la dynamique de restaurer la sécurité et la paix en Haïti, en espérant mobiliser les ressources et l’expertise nécessaires pour éradiquer ce fléau qui mine le quotidien des Haïtiens. Dans cette lutte, le CPT évoque une vision d’éradication totale de l’impunité qui, depuis trop longtemps, devient le facteur des actes criminels.

Le CPT a souligné que cette problématique complexe est alimentée par des acteurs locaux et internationaux qui exploitent le territoire haïtien pour orchestrer divers trafics, notamment de drogue, d’armes et de munitions, ainsi que le blanchiment d’argent. Ces réseaux criminels s’adonnent à une violence exacerbée envers la population, précise la note.

Le CPT a, ainsi, décidé d’adopter un budget de guerre, destiné à endiguer la menace posée par les bandits nationaux, ainsi que par leurs complices et alliés en dehors du pays.

Notons que la récente reconnaissance par les États-Unis des bandes criminelles et de leurs complices comme terroristes est perçue par le CPT comme une avancée significative dans la lutte contre ce phénomène. Cette décision pave la voie à des actions concrètes visant non seulement les criminels locaux, mais aussi leurs alliés à l’étranger.

Par Jean Mapou