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Des personnes du troisième Age, victimes du syndrome du Nid vide, dans le Sud-Est, ont une main tendue avec OTA

JACMEL, Haïti.— La troisième âge, une période de la vie humaine située à partir de soixante ans, fait toujours frémir ceux qui s’en approchent. En Haïti surtout lorsque les conditions de sécurité sociale ne sont pas réunies, cette étape est devenue un fardeau pour les plus jeunes.

Plusieurs dizaines de personnes âgées des deux sexes fréquentent toutes les semaines les centres de l’l’Organisation du Troisième Age (OTA) dans les localités de La Montagne, Haut et Bas Coq Chante, La Vallée de Jacmel. Certaines sont parfois venues seules, d’autres moins habiles se font accompagnées d’un petit fils ou d’un proche parent qui a du sacrifier une partie de son temps.

André, est le nom d’emprunt d’un homme de 73 ans, qui n’a pas souhaité divulguer son identité pour des raisons de sécurité et de respect pour son intégrité. André a vécu dans la localité de Haut Coq Chante, dans sa jeunesse il fut un agriculteur impénitent. Père de deux enfants, et grand-père de cinq petits enfants, il a commencé à devenir souffrant en 2016, un an après la mort de sa femme, d’après ce qu’il a raconté.

Ce vendredi matin, André est venu prendre sa tension artérielle et faire des examens de sa prostate. Le septuagénaire a exprimé son contentement d’avoir bénéficié des assistances de l’OTA. «Mes enfants et mes petits enfants ont souvenir d’autres préoccupations que de passer du temps avec un vieillard démodé comme moi», dit-il sous un ton ironique, soulignant que grâce au activités du centre, il se sent entouré.

Manmi Yaya, 86 ans, a perdu la vue, il y a à peu près quatre ans. Elle est arrivée au centre, à chaque occasion, grâce à la bienveillance de l’une de ces petites filles qu’elle a élevée en l’absence de sa mère. Rosalie a seulement 22 ans. Elle n’a encore l’habileté nécessaire pour prendre soin de sa grand-mère, alors elle l’emmène au centre de l’OTA pour des séances de massage et d’autres thérapies.

«Je fais ce que je peux, la nourriture, le bain, la lessive, mais je ne sais pas m’occuper d’une personne âgée…», a-t-elle lâché. «Pour l’amuser, je n’ai que les trucs de ma génération et ca ne marche pas avec Mamie, alors l’organisation réunie des personnes comme elle pour des jeux… les bénévoles se mettent très bien dans leur peau », a-t-elle déclaré, souriant pour montrer sa satisfaction d’avoir eu un fardeau de moins.

Effectivement des cliniques mobiles sont organisées régulièrement dans divers endroits comme Cap-Rouge, dans la commune des Cayes Jacmel, bas Coq Chante, haut Coq Chante, la Montagne dans la commune de Jacmel et la commune de la Vallée de Jacmel afin d’offrir des soins dentaires, des consultations générales et même des prises en charge pour ceux-là qui sont très vulnérables et qui n’ont pas de support adéquat, ont fait savoir les responsables de l’organisation.

Le psychologue Jean Marry Louis, fondateur de l’Organisation du Troisième Age, a souligné le bien-fondé de ce projet. «OTA se veut être un levier qui ne remplace pas l’Etat, mais agit aux cotés et en faveur des personnes dans cette tranche d’Age, pour les offrir un refuge», dit-il.

«Il y a des organisations qui défendent les causes des femmes, des enfants, des organisations de droits de l’Homme. Pourtant très peu pour encadrer les personnes du troisième Age», se questionne Louis, soutenant qu’à ce stade de la vie, les gens souffrent de ce qu’on appelle «le Syndrome de Nid-vide». Ils ont peur d’être seule, ou de se sentir abandonnés à cause du poids de l’âge sans être pris en charge.

Même l’état ne fait presque rien pour offrir une assistance descente à cette catégorie, critique Gina Théodore, présidente de l’OTA. «Pas de maison de retraite, pas d’asile, l’assistance sociale, le très peu de service qui existe, pour ces personnes-là, est, dans la plupart des cas, deshumanisant», a-t-elle expliqué.

«Nos interventions se fondent sur trois axes principaux ont fait croire les dirigeants de l’OTA», a soutenu Theodore, expliquant que les personnes âgées ont besoin d’assistance psychologique, économique et surtout d’une bonne nutrition à cause de leur fragilité. «OTA dispose d’un ensemble de volontaires qui se met à la disposition de ces personnes», a-t-elle affirmé soutenant que des médecins, des infirmières et infirmiers, des travailleurs sociaux, des psychothérapeutes entre autres, accompagnent bénévolement le travail des volontaires.

Fondée le 15 mai 2020 par un groupe de citoyens touchés par les souffrances des personnes âgées, l’Organisation du Troisième Age «OTA» est partie d’un constat criant pour devenir un soutien indispensable aux grands-pères et grands-mères dans le département du Sud-Est. Financée exclusivement par les dons de ses membres, OTA n’arrive pas encore à offrir tous les services nécessaires destinés à accompagner une personne du troisième âge. En plus la situation socio-économique difficile impose des limites à son champ d’action.

Jean Mapou

Haïti dévoile une préliste de 42 joueurs pour les éliminatoires du Mondial 2026 et la Gold Cup

Alors que l’année 2025 s’annonce décisive pour le football haïtien. La en Fédération haïtienne de football (FHF) a levé le voile sur une préliste de 42 joueurs convoqués en vue des prochaines échéances internationales. Cette sélection provisoire, annoncée par le sélectionneur français Sébastien Migné, marque le début de la préparation pour deux événements majeurs : la suite des éliminatoires de la Coupe du monde 2026 et la dixième participation d’Haïti à la Gold Cup.

Les Grenadiers disputeront les deux derniers matchs de la phase 2 des éliminatoires de la zone CONCACAF en juin. Le 7 juin, ils affronteront Aruba, avant de croiser le fer avec Curaçao le 10 juin prochain. Ces rencontres seront cruciales pour espérer passer à l’étape suivante vers le rêve mondialiste.

Pour l’heure, la préliste comprend 42 joueurs : 5 gardiens de but, 13 défenseurs, 10 milieux de terrain et 14 attaquants. Cette liste sera réduite avant le début du stage de préparation.

Quelques jours seulement après les éliminatoires, Haïti enchaînera avec la Gold Cup. Intégrée au groupe D, la sélection haïtienne aura fort à faire face à des adversaires de taille :
• 15 juin : Haïti vs Arabie Saoudite (à San Diego)
• 19 juin : Haïti vs Trinité-et-Tobago (à Houston)
• 22 juin : Haïti vs États-Unis (à Arlington)

Sébastien Migné et son staff devront donc trouver rapidement la bonne alchimie pour permettre à l’équipe de briller dans cette compétition continentale. Avec un vivier de talents évoluant tant en Haïti qu’à l’étranger, le sélectionneur peut compter sur un groupe prometteur, mêlant expérience et jeunesse. La concurrence s’annonce, alors, rude à chaque poste, notamment en attaque où pas moins de 14 joueurs sont en lice pour intégrer la sélection finale.

La liste définitive des joueurs retenus pour ces deux compétitions devrait être connue dans les jours à venir.

LA PRE- LISTE

GARDIENS
JOHNNY PLACIDE – SC BASTIA
ALEXANDRE PIERRE – SOCHAUX GARISSONE INNOCENT – RITERIA/ JOSUE DUVERGER – FC COSMOS KOBLENZ
VALENDI ODELUS – REAL HOPE FA

DEFENSEURS
CARLENS ARCUS – ANGERS
WILGUENS PAUGUIN – SV ZULTE WAREGEM
STEPHANE LAMBESE
MARTIN EXPERIENCE – AS NANCY
MARKHUS LACROIX – COLORADO SPRINGS SWITCHBACKS F
RICARDO ADÉ – LDU QUITO
JEAN-KÉVIN DUVERNE – KV KORTRIJK
DJIMY BEND ALEXIS – ATLANTICO FC
GARVEN METUSALA – COLORADO SPRINGS SWITCHBACKS F
STEVEN SEANCE – LA ROCHE VF
PETERSON JOSEPH – REAL HOPE FA
DUCKENS SANCHEZ PIERRE – VIOLETTE AC
FRANÇOIS DULYSSE – EGNATIA

MILIEUX
CHRISTOPHER ATTYS – CALCIO LECCO 1912
DANLEY JEAN JACQUES – PHILADELPHIA UNION
LEVERTON PIERRE – CHATEAUROUX
CARL-FRED SAINTE – NORTH TEXAS SC
TÉO MICHEL – LB CHÂTEAUROUX
BELMAR JOSEPH – FC SION
BRYAN ALCEUS – PYUNIK
DANIEL SAINT FLEUR – REAL HOPE FA MIGUEL JOSEPH – MOUNT PLEASANT FA
WOODENSKY PIERRE – VIOLETTE AC

ATTAQUANTS
DON DEEDSON LOUICIUS – OB ODENSE MIKAEL CANTAVE – VANCOUVER FC
DANY JEAN – SPORT CLUBE UNIAO TORREENSE
FABRICE-JEAN PICAULT – INTER MIAMI DUCKENS NAZON – KAYSERISPOR FRANTZDY PIERROT – AEK ATHENES MONDY PRUNIER – FRANCS BORAINS SHANYDER BORGELIN – VENDSYSSEL FF
DERRICK ETIENNE JR. – TORONTO FC
RUBEN PROVIDENCE – ALMERE CITY
EMERSON LAISSE – MOUNT PLEASANT FA FRANCO CELESTIN – MOUNT PLEASANT FA
JOHNSON JEUDY – MOUNT PLEASANT FA
MANLEY CLERVEAU – COLO COLO

DT
SÉBASTIEN MIGNE

Ce 11 mai 2025, le référendum constitutionnel n’a pas eu lieu !

Par Me Sonet Saint Louis

Le référendum constitutionnel lancé par le Conseil présidentiel de transition (CPT) n’a finalement pas eu lieu le 11 mai 2025, bien que cette date ait été fixée par un Conseil électoral provisoire dont on n’entend plus parler aujourd’hui.

Les préparatifs pour sa tenue, tout comme ceux de la conférence nationale censée décider — de manière illégale — de l’abrogation de la Constitution de 1987, avaient mobilisé des sommes considérables. Mais tout cela n’a abouti à rien.

Entre-temps, le CPT, une instance dont l’existence même est contestée par la majorité des citoyens, continue, malgré tout, ses manœuvres. On apprend à présent qu’il entreprend des démarches auprès de la CARICOM pour solliciter une prolongation de son mandat de deux ans, au-delà du 7 février 2026, date de son expiration. C’est plus que grotesque ! Le peuple haïtien, composé en majorité des masses rurales et urbaines, en tant que grand acteur du destin et de l’histoire, doit faire échec aux technocrates sournois, aux hommes d’affaires, aux hommes d’église, aux intellectuels aux idées et actions tristes et négatives qui prospèrent dans le chaos et la destruction d’Haïti.

Avec cette classe politique apatride et sans vision, la nation touche le fond. Pour ces sinistres personnages, à la fois anarchiques et corrompus, le peuple — pourtant seul dépositaire de la souveraineté nationale selon la Constitution de 1987, dont il est l’auteur — n’est plus la source du pouvoir ni de la légitimité démocratique. À leurs yeux, c’est désormais la CARICOM, cette instance régionale agissant comme une sorte d’usine de sous-traitance de Washington, qui incarne l’autorité. C’est à elle, hélas, que ce CPT sans légitimité s’est adressé pour solliciter un sursis.

Ce à quoi nous assistons dépasse la tragédie nationale.

Ces soi-disant gauchistes
Qui aurait pu imaginer que l’ensemble des fractions de la gauche haïtienne au pouvoir, réunies au sein de cette coalition gouvernementale, seraient capables de provoquer une telle dégradation, à la fois morale et politique, mettant en péril la souveraineté nationale de notre pays ? Au-delà de cette honte, les actions de ces personnages, véritables monstres de la politique, constituent une sorte d’injure envers le peuple haïtien.
Face à un tel comportement, qui dévalorise notre nation, devons-nous accepter cette situation ? Faut-il que nous continuions à demeurer passifs, comme un peuple dénué de valeur, face à l’aliénation de notre souveraineté ? Une souveraineté qui pourtant réside dans la volonté générale, celle qui permet au peuple de choisir librement ses représentants à travers des élections démocratiques.

Ces individus, qui exercent actuellement le pouvoir sans le consentement du peuple, n’ont aucun droit de remettre en question la souveraineté du pays, car elle appartient au peuple, et chaque citoyen en détient une part, selon le principe fondamental de l’égalité. Il est plus que jamais nécessaire de réagir face à cet affront.

On aura tout vu avec cette classe politique, aidée par une société civile sous le contrôle de l’International. Ce sont ces deux groupes qui ont mis en place un régime hors norme aux idées totalitaires à travers un CPT, investi du pouvoir de révoquer et nommer qui il veut au sein de l’appareil judiciaire et de promulguer des décrets sur toutes les questions d’intérêt public sans débat. Ce CPT peut renvoyer le Premier ministre, chef de l’administration publique qui est son subalterne de qui il a reçu son autorité. Un CPT qui n’est soumis à aucun type de contrôle. Il est absolu ! C’est le gouvernement des élites corrompues haïtiennes. Chaque peuple a le gouvernement qu’il mérite. C’est cette forme de gouvernement que les puissances occidentales, toujours prêtes à donner des leçons de démocratie, imposent à la direction d’Haïti.

Depuis l’époque de René Préval, ce président « spécial » qui a dirigé Haïti à deux reprises, la question de la réforme constitutionnelle, bien que nécessaire, a souvent été utilisée comme un prétexte pour permettre à certains groupes mafieux de s’enrichir, au détriment des réels besoins de la nation. Dans cette entreprise mafieuse de réformes constitutionnelles continues, quarante millions de dollars américains ont été gaspillés sous l’administration de Jovenel Moïse et de Claude Joseph dans un projet de référendum qui n’a jamais vu le jour.

Les amendements apportés en 2011 sous l’administration Préval n’ont en rien amélioré le texte de 1987, ni fait évoluer le droit haïtien. C’était un travail futile, sans aucune valeur ni politique, ni juridique. Je l’ai répété à plusieurs reprises : le texte de 1987, par sa légitimité double, reste le fondement de la vie de chaque Haïtien. C’est pourquoi il est destiné à perdurer.

Ce qui leur importe c’est l’argent
Ce que nous observons aujourd’hui, ce sont des réalités financières qui dominent chez certains groupes, plutôt qu’une véritable volonté d’assainir le texte fondateur de 1987, en l’épurant de ses confusions, imprécisions, ambiguïtés et, dans certains cas, de ses contradictions.
On peut faire de l’argent sans pour autant sombrer dans l’avarice. Notre pays, qui a un besoin urgent de développement, doit pouvoir compter sur des élites qui croient fermement que la véritable richesse découle du travail, de la production en quantité et en qualité, et non de l’exploitation de choses vaines, futiles et corruptibles. De telles pratiques, au sein de nos élites, ne peuvent qu’engloutir davantage le pays dans la déchéance et la dégénérescence.

Les biens mal acquis, issus du trésor public, ne profiteront que peu de temps à ceux qui les ont accaparés. Comme le dit la Bible : « L’amour de l’argent est la racine de tous les maux ». Ces maux, nuisibles à notre bien-être collectif, continuent de provoquer, sans relâche, le dysfonctionnement de notre système administratif. Toutefois, un traitement judiciaire efficace pourra émerger lorsque les conditions propices à la bonne gouvernance seront établies.

Reprendre le contrôle de l’argent, maîtriser le capital, comme l’ont prêché les nouveaux marxistes, ne peut s’accomplir que par une politique d’enrichissement personnel. Ces anciens communistes de pacotille, se sont aujourd’hui convertis au néo-libéralisme économique, sans doute après avoir découvert trop tard l’importance et la puissance de l’argent. C’est ce qui justifie leur avidité et leur indignité manifeste.

Ainsi, le billet vert a été utilisé par les États-Unis comme le principal levier de séduction pour anéantir définitivement la gauche haïtienne, qui faisait de la lutte contre l’impérialisme le moteur et la raison fondamentale de son action politique en Haïti, un impérialisme incarné en grande partie par les États-Unis.

Pour certains observateurs, qui croyaient encore au discours gauchiste et anti-impérialiste, ce revirement spectaculaire dans les actions de ces politiciens, guidées par la recherche d’argent facile à tout prix, en dit long sur l’avenir du pays. Il y a quelques années, j’émettais des inquiétudes sur la possibilité qu’Haïti soit transformé en un territoire transnational, sous le contrôle d’un pouvoir global, où les dirigeants ne seraient que de simples agents locaux. Et c’est exactement ce qui est en train de se passer aujourd’hui. Le Dr Sauveur Pierre Étienne l’a répété à plusieurs reprises : les membres du CPT ne sont pas seulement des criminels, mais des individus en mission. Cette déclaration mérite d’être examinée, à un moment où il devient difficile de nier que notre pays est pris au piège dans ce contexte de recomposition de la géopolitique mondiale, prélude à un affrontement entre puissances rivales.

Pour ces dirigeants sans base populaire, imposés à la tête de notre pays par de petits arrangements, ainsi que leurs tuteurs internationaux qui tentent de bâtir une démocratie sans le peuple, l’argent, même s’il provient de la corruption, devient un outil essentiel pour mener la guerre politique, surtout en vue des batailles électorales dans cette démocratie imposée et contrôlée. Pour eux, la prise de contrôle de l’État et de son administration à des fins économiques, dans la poursuite d’objectifs malsains, devient le seul moyen de dépenser les fonds publics pour assurer leur survie politique.

Luttons pour un retour à l’État de droit
Je le répète : la seule richesse d’un homme d’Etat réside dans sa foi et sa croyance dans le devenir de son pays. La véritable guerre à craindre est celle qui provoque la disparition de nos institutions. Il est impératif d’apprendre à nos politiciens que garder les institutions en vie est la meilleure politique. Il y a là toute une grammaire à redécouvrir et à apprendre.
Ce moment de désarroi, inédit, nous fait penser raisonnablement que nous sommes sur le point de perdre notre pays. Notre grande tristesse ne réside pas seulement dans le renoncement de ces dirigeants de facto à ce qui est pour nous l’essentiel — la préservation de notre indépendance — mais dans l’incapacité de ceux qui perçoivent la menace à être en mesure de la contrer. Les nations ennemies ont tracé la voie de la destruction d’Haïti en imposant à sa tête des dirigeants médiocres et corrompus.

Dieu aime la justice et déteste la corruption ainsi que l’injustice. Quand les citoyens souffrent à cause de la corruption, notre Dieu le voit. Que devons-nous faire maintenant pour sauver Haïti de la destruction ? Allons-nous croiser les bras, continuer à gémir et à nous lamenter, laissant à la CARICOM la possibilité de renouveler un gouvernement corrompu et criminel à la tête de notre république ? Les criminels mènent des démarches à l’international pour se maintenir au pouvoir, cherchant à obtenir un mandat présidentiel sans mandat populaire. Alors, quelle devrait être notre action à l’intérieur du pays ?

La corruption n’est ni une perspective de paix, ni de justice, ni d’avenir. Elle est violence et elle hypothèque l’espoir des générations présentes et futures. Elle doit être combattue par une violence plus grande : celle de notre détermination, de notre combat, de notre conviction, de nos actions patriotiques dans la perspective d’un retour à l’État de droit, afin de changer la vie en Haïti.
Nous comprenons leur stratégie : ils volent l’argent du trésor pour acheter les votes des citoyens lors des prochaines élections. Mais ils se trompent lourdement : la réponse du peuple est déjà préparée et gravée sur tous les murs. Elle est celle-ci :

Kote kòb komisyon Siclair a ?
Kote kòb ti projè prezidans la ?
Kote lò bank santral la ?
Kote kòb Petro Karibe a ?
Kote kòb referandòm Jovenel Moise la ?
Kote kòb konferans nasyonal CPT a?
Kote kòb referandòm konstitisyonel CPT a kitap fèt 11 mai 2025 lan?.
Kote kòb sèvis entelijans palè a?
La corruption est la violence des élites contre le peuple.
« Pa gen kòb, men gen kòd ».

Sonet Saint- Louis av
Professeur de droit constitutionnel et de méthodologie à la Faculté de droit et des sciences économiques de l’université d’État d’Haïti.

Sous les bambous
La Gonave, 11 mai 2025.
sonet.saintlouis@gmail.com

« Ou mèt te Le Pape ! »

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Par Jean Venel Casséus

Ok ! À ce stade d’une discussion ou d’une dispute, c’est la rupture. Elle est lapidaire et tranchante.

Dans l’imaginaire collectif haïtien, une telle déclaration défie absolument l’ordre établi. Elle claque comme une gifle. Entre haïtiens, il n’est pas nécessaire d’en expliquer le sens : on le comprend intuitivement. Elle signifie, dans toute sa radicalité, le refus total de l’autorité, le rejet volontaire et frontal de toute hiérarchie, aussi sacrée soit-elle. Lorsqu’un individu lance « Ou mèt te Le Pape ! » il ne fait pas que défier l’ordre, il s’en affranchit. Il proclame à haute voix qu’aucun pouvoir ne peut plus l’atteindre ni le contraindre et il est prêt à en subir les conséquences.

En Haïti, le pape n’est pas une figure abstraite. Même pour ceux qui ne sont pas catholiques, même pour ceux qui n’ont jamais assisté à une messe, le nom du pape, prononcé avec solennité ou avec colère, demeure un marqueur symbolique de l’autorité suprême, de la verticalité du pouvoir. Le pape incarne une figure au-dessus de tout soupçon, une référence au sacré, à l’ordre moral, au respect ultime. Si l’on peut donc refuser l’autorité même du pape, c’est qu’on ne reconnaît plus aucun pouvoir ni spirituel, ni temporel.

Cette parole ne surgit jamais dans un contexte anodin. Elle est souvent prononcée dans des moments de tension extrême, lorsqu’un individu sent qu’il est au bord de la soumission ou lorsqu’il considère que les règles ne sont plus légitimes. C’est l’équivalent d’un point de non-retour, une frontière symbolique qui, une fois franchie, autorise tous les gestes, même les plus irréparables. Il n’est pas rare d’entendre cette phrase en prélude à une révolte, à un éclat de violence ou à une rupture irréconciliable. Elle ne signifie pas simplement « je ne te respecte pas » ; elle affirme plutôt : « je ne reconnais plus ton droit à être respecté ».

Cela dit, pour comprendre la charge de cette parole, il faut situer le contexte religieux et culturel d’Haïti. L’île est traversée par deux grands courants spirituels : le christianisme, catholique et protestant, et le vodou. Si ces deux traditions ont parfois coexisté, elles ont aussi engendré des tensions identitaires profondes. Pourtant, malgré cette diversité de croyances, le nom du pape garde une aura universelle. Il est la figure de proue d’un ordre ancien, celui de Rome, celui de la tradition chrétienne que des générations d’haïtiens ont héritée à travers la colonisation, les missions religieuses et l’instruction chrétienne. Insulter ou défier le pape, même symboliquement, revient donc à rejeter sa mère, son père, sinon Dieu.

C’est en cela que « Ou mèt te Le Pape ! » prend une valeur anthropologique. Cette parole, elle dit tout de la manière dont l’haïtien moyen conçoit le pouvoir. Il le redoute, il le respecte, mais il peut aussi s’en détacher brutalement lorsqu’il sent qu’il n’a plus rien à perdre. Ce n’est pas une révolte de principe, c’est une révolte existentielle. Elle vient de celui qui a été nié, humilié, contraint. Et elle rappelle que dans une société où l’autorité est souvent vécue comme oppressive, il suffit d’un mot, parfois d’un seul, pour renverser le sacré et redonner à l’individu son pouvoir sur lui-même.

11 mai 2025

Le référendum constitutionnel n’a pas lieu ce 11 Mai 2025 , Me André parle d’échec du CPT

Le référendum constitutionnel lancé par le Conseil électoral provisoire n’a pas eu lieu ce dimanche 11 mai 2025, contrairement annoncé pour le Conseil présidentiel de transition. Ni le CEP ni le CEP n’ont fait de déclaration officielle pour reporter l’événement. Personne n’est venu nous expliquer cette décision. La population ne fait que constater cet état de fait. Le temps se joue dans le calendrier haïtien. Il passe. Assurément. Doucement.!Parfois rapidement et même trop rapidement. Le temps politique ne s’accorde pas en Haiti..Très souvent il fait défaut à nos dirigeants jusqu’à les engloutir. Ils ne prennent toujours le temps. Mais quand l’horloge se met à tourner, le temps s’accélère, tout seul. Et à ce moment là, avec précipitation, ils prennent les décisions, en catastrophe. Pour nos malheurs et pour le pire.

Ce dimanche 11 mai 2025, Me André Michel, a réagi sur son compte X, sur cette flagrance non surprenante. Le responsable de l’accord du 21 décembre critique vivement le conseil électoral qui n’a rien mis en place pour réaliser le référendum constitutionnel, pourtant déjà lancé. Pour Me Michel rien a été fait, pas même le texte référendaire sur lequel le peuple devrait se prononcer. .

«Le referendum, annoncé pour ce 11 mai 2025 par le CPT, n’a pas lieu. Il n’a même jamais été question qu’il se tienne. Le texte sur lequel les citoyennes et citoyens devaient se prononcer n’existe pas», a écrit l’homme de loi qui croit fermement qu’il n’aura pas d’élections dans le pays avec ce pouvoir et que l’on doit rien entendre du conseil présidentiel.
«Il n’y aura pas d’élections non plus» insiste-t-il.

Le porte du secteur démocratique et populaire qui se faisait appelé «Avoka pèp la» n’a pas passé par quatre chemins. «Le CPT a échoué», a-t-il déclaré. Il estime dans ce carrefour où se trouve Haïti une action politique est nécessaire pour faire émerger une alternative politique et sécuritaire pour le pays.

Plus loin, M Michel a mis l’accent sur la situation dégradante dans laquelle vit le pays où de nombreuses familles fuient leurs maisons, des citoyens et citoyennes meurent par balles à la longueur de journée. Tandis que parallèlement les membres du conseil présidentiel de transition et le gouvernement continuent de jouir leurs privilèges.

«A la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire, s’ajoutent les révélations concernant les salaires, privilèges, passe-droits en faveur de nos dirigeants qui sapent le moral de nos forces de l’ordre, déstabilisent nos concitoyens, accablés par la situation générale du pays, humilient encore plus notre diaspora, persécutée ici et là, émeuvent l’international. Le CPT creuse consciencieusement des charniers pour 13.000.000 d’Haïtiens et d’Haïtiennes», a conclu M André Michel.

Barça terrasse le Real dans un Clásico de folie et file vers le titre

Ce dimanche 11 mai 2025, le stade olympique de Montjuïc a vibré comme jamais lors d’un Clásico d’anthologie ! Le FC Barcelone a renversé le Real Madrid dans un match complètement dingue, s’imposant 4-3 au terme d’un scénario à couper le souffle. Avec ce succès, les Blaugranas sont plus que jamais en route pour décrocher leur 28e titre de champion d’Espagne.

Tout avait pourtant mal commencé pour le Barça. Kylian Mbappé, en mode extraterrestre, a planté un doublé express pour le Real, mettant les Catalans dans les cordes dès la 14e minute (0-2). Mais c’était sans compter sur la furia barcelonaise ! Eric Garcia a sonné la révolte, puis Lamine Yamal a égalisé d’un geste génial. Et que dire de Raphinha ? L’ailier brésilien a enflammé Montjuïc avec deux buts avant la pause, donnant l’avantage au Barça (4-2). Un premier acte de pure magie !

Au retour des vestiaires, Mbappé a encore frappé, complétant son triplé pour ramener le Real à 4-3. Les Madrilènes ont poussé, avec un but refusé pour hors-jeu et une grosse occasion gâchée par Victor Muñoz. Mais la défense blaugrana, solide comme un roc, a tenu bon jusqu’au bout, offrant une victoire mémorable aux supporters en délire.

Avec ce succès, le Barça creuse l’écart : sept points d’avance sur le Real à seulement trois journées de la fin ! Une victoire contre l’Espanyol jeudi, ou un faux pas du Real face à Majorque mercredi, et le titre pourrait être dans la poche. Cerise sur le gâteau : c’est la quatrième fois cette saison que le Barça domine son rival, après un 4-0 au Bernabeu, un 5-2 en Supercoupe d’Espagne et une finale de Coupe du Roi arrachée 3-2 en prolongation. Malgré une élimination en demi-finale de la Ligue des champions, Hansi Flick et ses hommes règnent en maîtres sur l’Espagne.

Le FC Barcelone n’est plus qu’à un pas d’une saison historique. Allez, encore un effort pour soulever le trophée, le premier pour nouvel entraîneur.

Vers Coopération régionale: Des Conseillers-Présidents s’entretiennent avec des diplomates latino-américains

PORT-AU-PRINCE.— Les Conseillers-Présidents Louis Gérald Gilles et Smith Augustin ont reçu, vendredi 9 mai, à la Villa d’Accueil, des diplomates des pays latino-américains accrédités en Haïti. Les ambassadeurs du Chili, du Brésil et de Cuba, la consule générale de la Colombie et des représentants du Mexique et d’Argentine se sont entretenus avec ces Conseillers-Présidents autour du renforcement des relations d’Haïti avec leur pays respectif.

Selon un communiqué émis par le Bureau de la Présidence, plusieurs sujets cruciaux ont été abordés durant ces échanges, dont la relance de la coopération régionale, définie comme une priorité, dans un contexte où Haïti aspire à renforcer ses liens économiques et sociaux avec ses voisins latino-américains.

«Avancer vers des alliances stratégiques est fondamental pour soutenir le développement durable du pays», a écrit le bureau de la présidence, soulignant d’autres points de discussion centrale tels que les stratégies à mettre en œuvre pour accélérer la croissance économique. Ce problème demeure préoccupant, les Conseillers-Présidents et les diplomates ont exploré des pistes susceptibles de dynamiser l’économie haïtienne et d’améliorer le cadre de vie des citoyens, a ajouté le communiqué.

En outre, les participants ont aussi évoqué un projet ambitieux: la création d’un centre de traitement spécialisé destiné aux patients atteints de cancer, poursuit le communiqué. Cette initiative traduit une préoccupation commune pour la santé des populations et illustre la volonté des gouvernements respectifs d’améliorer l’accès aux soins médicaux.

Les discussions ont été également élargies à des initiatives destinées à favoriser le développement socio-économique d’Haïti, conclut le bureau de la présidence.

Ce dialogue ouvert témoigne d’un engagement collectif pour franchir les barrières du passé et construire un avenir meilleur, fondé sur la coopération et l’entraide mutuelle entre les nations latino-américaines. Une étape vers une coopération renforcée et des partenariats stratégiques en Amérique latine.

La question du mandat du CPT s’agite-t-elle déjà?

Le Conseil présidentiel de Transition a-t-il l’intention d’aller au-delà du 6 février 2026 ? Non ! Répond le secrétaire d’État à la Communication, Bendgy Tilias, qui rejette les informations faisant croire que le CPT aurait sollicité, via la CARICOM, une prolongation de deux ans de son mandat.

Comme preuve, Tilias avance les diverses initiatives prises par le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, dans le but de galvaniser les acteurs sur la question électorale, afin de rétablir au plus vite la sécurité, condition essentielle et indispensable à l’organisation du référendum constitutionnel et des élections.

En effet, au milieu de la semaine, un média en ligne avait publié un article indiquant que le CPT chercherait à obtenir une prolongation de mandat allant jusqu’au 7 février 2028. Déjà, en mission dans le grand Nord, le président du Conseil, Fritz Alphonse Jean, avait rejeté cet article, qui circulait sur les réseaux sociaux.

Intervenant sur Radio Kiskeya, le secrétaire d’État à la Communication, Bendgy Tilias, invite les gens à ne pas céder à aucune manœuvre visant à déstabiliser le pays dans un contexte de manipulation à profusion.

Par Kily Johao

Immigration: Donald Trump lance un nouveau programme dénommé «Projet Homecoming»

Dans un communiqué rendu public ce vendredi 9 mai par la maison-blanche, l’administration Trump annonce l’établissement du « Projet Homecoming », lancé par le président Américain, Donald Trump. L’objectif, contrecarrer celui mis en place par le Président Biden, lequel a permis à plusieurs milliers de ressortissants étrangers de venir aux États-Unis entre 2023 et 2025.

En effet, le Programme Homecoming permet aux ressortissants étrangers qui le souhaitent de bénéficier d’un soutien pour revenir dans leur pays d’origine sans être exposé aux conséquences d’une déportation par les autorités américaines.

« En tant que président, j’ai l’obligation légale d’utiliser tous les outils à ma disposition pour mettre fin à cette invasion, expulser les envahisseurs clandestins des États-Unis et protéger le peuple américain. Cette proclamation établit le projet Homecoming, qui présentera aux étrangers en situation irrégulière un choix : soit quitter les États-Unis volontairement, avec le soutien et l’aide financière du gouvernement fédéral, soit rester et en assumer les conséquences », a déclaré le président Trump lors de la signature du décret instaurant ce programme.

Longtemps critique du laxisme de l’administration Biden sur la question de l’immigration, le président Trump entend faire preuve de fermeté et rassurer sa base par cette décision.

Qui suis-je ?

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Par Jean Venel Casséus

Qui suis-je? Derrière cette interrogation apparemment anodine se dissimule un vertige. Une secousse intérieure. Un effondrement possible de l’édifice patiemment bâti à partir d’habitudes, de traditions et de certitudes héritées. Se poser cette question, c’est ouvrir une brèche dans le réel, c’est pénétrer un espace où les repères vacillent, où rien n’est assuré d’avance. Et pourtant, c’est par cette même brèche que s’opère l’entrée véritable dans l’existence adulte.

Adulte non pas au sens légal ou administratif, mais au sens existentiel : celui ou celle qui choisit de donner un sens à sa vie, au lieu d’en subir la trame. De ne plus vivre en fonction d’un récit imposé, mais de commencer à habiter sa propre parole, son propre devenir. Ce territoire est rude, incertain. Sans vision, sans direction intérieure, sans fidélité à une quête, on s’y dissout. Les identités collectives, si rassurantes (religion, patrie, lignage) deviennent trop étroites pour contenir la poussée d’un “je” en gestation. Il faut alors tout repenser, tout refonder.

Or nul ne choisit le moment de cette confrontation. C’est l’existence elle-même qui, tôt ou tard, l’impose. Pour certains, la question surgit dans l’enfance, sous la forme d’un drame. Pour d’autres, elle s’invite plus tard, à l’occasion d’un deuil, d’un effondrement, d’un exil ou d’un désenchantement profond. Elle vient sans prévenir. Elle interrompt. Elle appelle.

Et là, tout se joue. On ne peut pas l’éviter sans en payer le prix : s’oublier soi-même, laisser le monde écrire à notre place l’histoire de notre vie. Fuir cette question, c’est se retirer de soi. C’est consentir à vivre par défaut. Refuser de l’affronter, c’est se dérober à sa souveraineté la plus intime. C’est abandonner la possibilité d’habiter pleinement le verbe exister.

Et pourtant, aussi déstabilisante soit-elle, cette question est aussi la plus féconde. Elle engage une double quête à la fois charnelle et spirituelle. C’est une recherche de lieux, de liens, de causes à embrasser. Mais c’est aussi une plongée dans l’invisible : dans ce que nous croyons, ce que nous craignons, ce que nous espérons. Elle exige des actes, mais aussi une foi. Une foi dans l’humain, dans le sens, dans la possibilité de devenir.

Cette quête n’a rien de confortable. Elle inquiète, elle isole parfois. Mais elle éveille. Elle révèle. Et surtout, elle réinstalle l’individu au cœur de sa propre vie, avec ce pouvoir immense et redoutable de pouvoir dire : « Je suis ».

10 mai 2025