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Championnes de France 2025 : Lyon triomphe grâce à une Melchie Dumornay décisive

L’Olympique Lyonnais féminin continue de régner sur le football français. Ce samedi, les Fenottes ont remporté la finale des play-offs de la D1 Arkema en s’imposant 3-0 face au Paris Saint-Germain, décrochant ainsi leur 18e titre de championnes de France. Cette victoire éclatante a été marquée par la performance exceptionnelle de Melchie Dumornay, impliquée dans deux des trois buts lyonnais.

C’est juste avant la pause, à la 45e minute, que la pépite haïtienne a ouvert le score d’une frappe précise, concrétisant ainsi la domination lyonnaise en première période. En seconde mi-temps, les Fenottes ont continué à faire mal au PSG, et c’est Kadidiatou Diani, ancienne Parisienne, qui a doublé la mise face à son ancien club, ajoutant une touche symbolique à cette victoire.

Mais Dumornay ne s’est pas arrêtée là. Dans les ultimes secondes du match, elle a provoqué un penalty après une percée tranchante dans la surface. Wendie Renard s’est chargée de la sentence et a transformé le penalty à la 90+4e minute, scellant ainsi définitivement le sort de cette finale.

Avec une implication directe sur deux buts et une prestation de très haut niveau, Melchie Dumornay confirme qu’elle est l’un des joyaux du football mondial. À seulement 21 ans, elle continue d’écrire sa légende sous les couleurs lyonnaises.

Score final : OL 3 – 0 PSG
Buteuses : Dumornay (45e), Diani, Renard (90+4e sur penalty provoqué par Dumornay). Une nouvelle page de l’histoire glorieuse de l’Olympique Lyonnais féminin s’écrit. Et Melchie Dumornay y tient la plume.

Célébration des 222e anniversaire du bicolore haïtien : des conférence-débats partout dans les écoles publiques

Pour marquer les 222e anniversaire du bicolore nationale haïtien, plusieurs institutions scolaires du pays ont démarré le jeudi 15 Mai 2025 une série de conférence débat autour de l’importance du bicolore national. Ces activités entrent, selon le ministère de l’éducation nationale, dans le cadre des programmes prévus dans la circulaire du MENFP publiée le 12 mai demandant aux écoles publiques et privées de mobiliser tous les enseignants et élèves autour de la fête du bicolore national.

En ce sens,, la direction départementale de l’ouest de l’éducation nationale a organisé 9 conférence-débats sur l’importance du drapeau haitien. Toujours selon la note du MENFP, ces activités ont été organisées aux lycées Benoit Batraville, Lycée National de Petion Ville, lycée Anténor Firmin, au collège Saint-Louis de Bourdon, à l’institution Sain-Louis de Gonzague, au collège Altagrâce, Lycée Anacaona de Leogane, au Faustin Soulouque de petit goave et au lycée Jean-Marie Vincent.

D’autres conférences ont été également réalisées dans pusieurs autres établissement scolaires ce vendredi 16 mai, tels que Cent-cinquantenaire( lycée des jeunes filles) lycée Horatius L’aventure

Il faut rappeler que « un seul peuple, une seule nation», c’est le thème retenu par le gouvernement haïtien pour la célébration du drapeau, cette année.

Journée nationale des enseignants: le gouvernement haïtien salue la résilience des éducateurs

À l’occasion de la Journée nationale des enseignants, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a salué la résilience des professionnels de l’éducation et réaffirmé l’engagement de l’État haïtien à renforcer le système éducatif. Une cérémonie officielle s’est tenue ce 16 mai 2025 à l’Hôtel Karibe, à Pétion-Ville.

Dans un contexte national marqué par des crises multiples, le gouvernement haïtien a voulu marquer un temps d’arrêt pour célébrer celles et ceux qui, chaque jour, portent sur leurs épaules la lourde tâche d’éduquer : les enseignants. À la veille du 17 mai, Journée nationale des enseignantes et enseignants, une cérémonie solennelle s’est tenue à l’Hôtel Karibe à Pétion-Ville, sous la houlette du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP).

Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, présent à cette occasion aux côtés du président du Conseil présidentiel de transition, Fritz Alphonse Jean, a profité de cette tribune pour rendre hommage au dévouement, à la patience et au courage des enseignants à travers les dix départements du pays. Il a souligné leur rôle incontournable dans la transmission des savoirs, des valeurs civiques et républicaines, et leur mission essentielle dans la formation de citoyens conscients et responsables.

« Malgré les difficultés que traverse notre pays, nos enseignants tiennent bon. Ils sont les véritables bâtisseurs d’une Haïti nouvelle », a déclaré le Chef du gouvernement, appelant à une éducation valorisée et équitable pour fonder une société plus juste et prospère.

La cérémonie a également permis d’honorer les représentants des dix Directions départementales d’Éducation, symbole de la diversité et de la force du corps enseignant haïtien. Le Premier ministre a souligné que le renforcement du système éducatif figure au cœur du projet de refondation sociale, porté par son gouvernement et le Conseil présidentiel de transition.

Tout en saluant l’excellence pédagogique et l’engagement sans relâche des enseignants, le gouvernement a réaffirmé sa volonté d’agir concrètement pour améliorer leurs conditions de travail. Une éducation de qualité, a-t-il insisté, demeure la clé de voûte de toute reconstruction durable en Haïti.

Juste après cette activité, le premier est parti en tournée dans le nord du pays alors que la fête du drapeau haïtien pour ce 18 mai se fêtera dans ce département notamment dans la ville du Cap-Haïtien. Un budget de plus de 300 millions de gourdes est alloué à cette célébration pour tout le pays.

Diplomates sans diplomatie

Par Jean Venel Casséus, MSc

Avez-vous déjà eu la chance de regarder la série chinoise Wolf Warriors (Les Soldats Loups) ? Celle qui a inspiré les nouvelles théories et politiques de la diplomatie chinoise ? Sinon, cherchez-la. Non pas pour le scénario, mais pour comprendre comment une fiction peut accoucher d’une doctrine diplomatique audacieuse, agressive, cohérente. Une diplomatie de combat, nationaliste, assumée, désormais surnommée Wolf Warrior Diplomacy. Ce que cette série incarne à l’écran, la Chine s’efforce de le traduire dans ses relations internationales : défendre bec et ongles ses intérêts, partout, sans complexe.

C’est précisément cette articulation entre culture, stratégie et vision politique qui me pousse à interroger notre propre rapport à la diplomatie. Trop souvent, nous croyons qu’avoir des ambassades suffit à exister sur la scène internationale. Or, la diplomatie n’est ni une danse mondaine, ni un simple poste d’affectation grassement rémunéré. Elle est l’expression extérieure d’une politique intérieure forte, d’une volonté nationale souveraine et structurée. Elle est ce fil invisible qui relie les ambitions d’un peuple à la réalité des rapports de force mondiaux. Lorsqu’un État ne parvient pas à définir une politique étrangère fidèle à ses priorités internes, il ne fait qu’envoyer à l’étranger des représentants coupés de tout projet diplomatique réel.

J’affirme sans détour qu’on peut avoir des diplomates dans toutes les capitales du monde sans avoir de diplomatie. Ce n’est pas la diplomatie, ni des études, qui fait un diplomate, mais une carte d’accréditation octroyée par une chancellerie. Ce qui fait la diplomatie, ce n’est ni le protocole, ni les réceptions. C’est le projet. C’est l’alignement entre l’image qu’on veut projeter et les leviers qu’on active pour qu’elle serve nos intérêts. Dans un monde globalisé et en recomposition permanente, ne pas avoir de diplomatie, c’est choisir de subir l’ordre international au lieu d’y participer. C’est renoncer à exister comme acteur dans les négociations qui comptent.

Dans les missions diplomatiques censées porter la voix d’Haïti, l’on nomme des amis, des frères, des obligés — non pour servir la patrie, mais pour fuir l’insécurité, échapper au tumulte du quotidien, ou se soustraire au regard inquisiteur du peuple. On y trouve le confort, les voyages, le protocole ; mais rarement l’engagement. Et c’est là que l’illusion se fissure : sans projet national, sans stratégie d’ensemble, sans colonne vertébrale politique, la diplomatie n’est qu’un théâtre vide, une mise en scène sans texte ni acteur véritable.

Je n’ai donc que cette vérité à dire : là où l’État est absent, la diplomatie est silencieuse. Et un État avec une colonie de diplomates sans diplomatie n’est qu’un figurant sur la scène d’un monde qui n’attend personne.

POU OKAP POU AYITI exprime son indignation à l’occasion de la célébration du drapeau dans la deuxième ville du pays

Alors que le gouvernement haïtien a annoncé l’organisation des festivités de célébration du drapeau au Cap-Haïtien, l’organisation POU OKAP POU AYITI élève la voix pour dénoncer le mauvais état de la ville du Cap.

Dans un communiqué rendu public, l’organisation dénonce la passivité et le silence des autorités par rapport à la crise haïtienne, et particulièrement, vis-à-vis du délabrement des institutions et de l’Etat en général.

La célébration du drapeau, traditionnellement organisée dans la ville de l’Archaie, a été délocalisée pour être célébrée au Cap en raison de l’insécurité. Reconnaissant le potentiel historique, culturel et touristique de la ville, POU OKAP POU AYITI dénonce la mauvaise gestion de la ville qui a conduit au délabrement des infrastructures routières, des tas d’immondices jonchant les rues, le black out, pour ne citer que ceux-là. Elle se questionne sur le bien-fondé de cette initiative, alors même que les problèmes demeurent le quotidien des habitants de cette ville: peut-on résumer la célébration du bicolore à un simple défilé et des discours sans actions concrètes?

Tandis que nous célébrons les 222 années de nôtre bicolore, il serait temps que les autorités en place prennent conscience de leurs responsabilités et agissent en conséquence pour garantir la stabilité et le bien-être de la population qu’ils sont censés servir.

Mpappe arrêté dans le Sud d’Haïti pour braquage

Le jeudi 15 mai 2025, à Bergeaud, un quartier de la commune des Cayes, la Police nationale d’Haïti a procédé à l’arrestation de Sterlin Trésil, alias « Mpappe », recherché pour viol, braquage et violation de domicile.

La Direction Départementale du Sud de la PNH a procédé, dans la matinée du jeudi 15 mai 2025, à l’arrestation de Sterlin Trésil, connu sous le surnom de « Mpappe ». Cette interpellation a eu lieu dans le cadre d’une opération policière ciblée dans la ville des Cayes.

Selon les informations fournies par la Coordination de Presse et des Relations Publiques de la PNH, cet individu faisait l’objet de plusieurs plaintes de la part des résidents du quartier de Bergeaud, où il est accusé de viol, braquage et violation de domicile. Les autorités précisent que Mpappe était activement recherché depuis plusieurs jours.

Placée en garde à vue, cette figure bien connue des habitants de la zone devra répondre de ces accusations devant la justice. L’enquête suit son cours afin de faire toute la lumière sur les agissements présumés de ce suspect.

Cri de ralliement de Clarens Renois face aux humiliations infligées aux Haïtiens en République Dominicaine

PORT-AU-PRINCE.— ‘Haïti: histoire et réalité, appel à signer un «Pacte de renaissance collective»’ est le titre de ce texte poignant; d’une profondeur funeste, l’ancien candidat à la présidence, Clarens Renois, laisse parler ses entrailles haïtiennes, dénonçant l’humiliante souffrance de ses compatriotes en République Dominicaine.

Dans ce texte, dont une copie est parvenue à la rédaction du journal en ligne « Le Relief», le professeur Renois met e lumière les réalités poignantes des haïtiens en territoire voisin. Il.dénonce avec une subtilité digne de sa plume de journaliste ces représailles contre l’histoire de la première nation nègre orchestrées par un groupe de dominicains ultra nationalistes, alors que du côté des siens on est en train de tout justifier.

Nous proposons à nos lecteurs le texte intégral, sans plus de commentaires afin que chacun puisse en être édifié, en tirer sa part d’indignation et répondre à cet appel à la renaissance de l’être haïtien, ce cri de ralliement.

Bonne lecture

Haïti: histoire et réalité, appel à signer un «Pacte de renaissance collective»

Par Clarens Renois

Des images et des vidéos faisant le tour des réseaux sociaux montrent des actes odieux, avilissants, choquants infligés aux migrants haïtiens pourchassés en pleine rue, tabassés parfois exécutés sur le sol dominicain. Ils sont tous les jours brutalement traqués et déportés par milliers. Tout ceci se passe dans une quasi-indifférence générale. On n’entend ni protestation ni condamnation. Tout ce que ces compatriotes (environ un demi-million, selon le GAAR) vont chercher là-bas, c’est ce que l’État d’Haïti n’offre plus à ses citoyens : le travail, la santé, l’éducation, et des opportunités.
Mon cœur de patriote saigne à voir coulé notre sang dans les rues de la terre dominicaine.
A voir notre drapeau piétiné, souillé par des extrémistes dominicains, mon âme pleure.
A voir des femmes enceintes enlevées des lits d’hôpitaux et obligées de donner naissance dans l’indignité au coin d’une rue, je suis ému au plus profond de mes entrailles. Récemment, Loudya Jean Pierre (32 ans) est morte après avoir accouché à la maison. Son compagnon et le
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nouveau-né ont été expulsés, le cadavre séquestré. Deux nourrissons ont été également rapatriés en Haïti sans les mères.
A savoir que mes compatriotes doivent vivre en reclus pour échapper aux rafles et à la chasse de soldats dominicains me met en colère et me rappelle le massacre perpétré sur nos frères et sœurs en 1937 !
A savoir que dans les bateyes, nos viejos vivent dans des cabanes en terre et sont retenus dans les champs de canne me renvoient au temps de la colonie.
Chaque jour, nous sommes témoins du traitement inhumain infligé à nos sœurs et à nos frères, des actes odieux et dégradants perpétrés à l’encontre de nos compatriotes se trouvant sur le sol de la République Dominicaine.
Ces actes nous disent que quelque chose ne marche pas chez nous, en Haïti.
Nous devons, côté haïtien de l’île Hispaniola (la République d’Haïti et la République Dominicaine), faire les choses autrement. Nous devons mettre fin à la corruption et à l’injustice. Nous devons mieux gérer nos ressources et notre pays afin de garantir une place à chacun.
Nous devons diriger en bons patriotes-serviteurs pour redonner sa grandeur à la Première République noire au monde formée par des anciens esclaves.
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L’humiliation faite chaque jour à notre drapeau devrait nous inciter à revenir sur notre histoire pour y puiser des motifs de fierté et de dignité, pour écrire de nouvelles pages dignes de notre passé.
Depuis quelques décennies, nous avons perdu le chemin de la dignité et de l’honneur. Depuis un demi-siècle nous avons perdu le sens de l’organisation de notre société. Nous avons perdu nos repères ainsi que nos valeurs traditionnelles, le kumbitisme (l’entraide), la solidarité, le respect, et ce génie qui faisaient de nous un peuple doté de grandes qualités.
Haïti est à la croisée des chemins.
Que faisons-nous de ce beau pays doté de montagnes majestueuses ?
Que faisons-nous de ces belles plages qui bordent notre mer turquoise
De nos terres fertiles que faisons-nous ?
De ces beaux paysages variés, de cet environnement naturel qui attire et accroche le visiteur, qu’allons-nous faire ?
De notre culture profonde, de notre patrimoine historique, de nos sites merveilleux, de nos grottes mythiques, de notre culture riche et profonde, que faisons-nous ?
Que ferons-nous pour sauver notre jeunesse ?
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Face aux brouillards qui assombrissent l’horizon, et devant l’absence de perspective de changement, des centaines de milliers de jeunes ont fui le pays au cours des trente dernières années. Par vagues successives, ils sont partis au Brésil, au Chili, sur les frontières du Mexique, aux USA ou en République Dominicaine. Combien sont-ils ? Comment vivent-ils ? Reviendront-ils un jour ?
Il n’y a pas de mesures, ni de politique publique qui apportent une réponse aux drames que vivent les jeunes, qui leur donnent le gout de vivre au pays.
Nous devons reconnecter avec notre mémoire, notre culture, et nos traditions.
Nous devons entendre l’appel des ancêtres qui nous disent que cette terre est sacrée nous devons tout faire pour la protéger et la faire prospérer.
Nous devons agir vite et ensemble pour reprendre le chemin de notre histoire, et retrouver notre destin avec un Leadership collectif basé sur la cohésion sociale, l’intégrité et le patriotisme.
Nous devons signer un « Pacte pour une renaissance collective » qui nous engage à l’union et à la réconciliation, au développement et au progrès pour toutes et tous.
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Notre pays est en difficulté. Oui, mais n’oublions pas qu’Haïti est une terre de lumière, de liberté, et d’espoir.

Clarens Renois

Tournée de Donald Trump dans le golfe. Quel bilan?

La récente tournée de Donald Trump dans le Golfe persique a marqué un moment fort de sa seconde présidence. Visant à renforcer les liens économiques et diplomatiques avec l’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis (EAU), cette visite a été ponctuée d’accords majeurs, de gestes symboliques et de propositions controversées.

Arabie Saoudite : Des accords économiques spectaculaires

À Riyad, Trump a été accueilli par le prince héritier Mohammed Ben Salmane. Les discussions ont abouti à un partenariat stratégique incluant un accord de défense estimé à 142 milliards de dollars et des investissements conjoints dans les infrastructures et la technologie. Des entreprises américaines ont également investi dans des projets saoudiens, tels que l’aéroport international King Salman et le parc King Salman.

Lors du Forum d’investissement saoudo-américain, des entreprises comme Nvidia et AMD ont annoncé des projets de fourniture de semi-conducteurs à des entreprises saoudiennes d’intelligence artificielle.  Elon Musk a présenté des robots Optimus à Trump et Mohammed ben Salmane, soulignant l’intérêt pour les technologies avancées.

Qatar : Renforcement des liens militaires et diplomatiques

À Doha, Trump a rencontré l’émir Tamim ben Hamad Al Thani.  Qatar Airways a signé un accord pour l’achat de 210 avions Boeing, représentant la plus grande commande de l’histoire de l’entreprise.  Des contrats de défense totalisant 42 milliards de dollars ont également été conclus, incluant des drones MQ-9B et des systèmes de contre-drones.  Le Qatar a annoncé un investissement de 10 milliards de dollars pour moderniser la base aérienne d’Al Udeid.

Trump a sollicité l’aide du Qatar pour relancer les négociations nucléaires avec l’Iran, mettant en avant le rôle de médiateur historique du pays dans la région. L’Emir quatqri a offert un avion spécial, un prototype du Air Force One au Président américain en cadeau.

Émirats Arabes Unis : Ambitions technologiques et honneurs diplomatiques

À Abou Dhabi, Trump a été reçu par le Président Mohamed ben Zayed Al Nahyane.  Il a visité la grande mosquée Sheikh Zayed et a assisté à un dîner d’État au palais Qasr al-Watan, où il a reçu l’Ordre de Zayed, la plus haute distinction civile des EAU.  Un accord a été annoncé pour établir le plus grand centre de données d’intelligence artificielle hors des États-Unis à Abou Dhabi, en partenariat avec l’entreprise émiratie G42.

Initiatives diplomatiques et controverses

Trump a proposé de transformer Gaza en une « zone de liberté », une initiative visant à en faire un centre économique et touristique.  Cette proposition a été critiquée par de nombreuses organisations internationales, qui y voient une tentative de déplacement forcé des populations  .

Par ailleurs, le Président Donald Trump a annoncé la levée des sanctions américaines contre la Syrie, suite à une rencontre avec le nouveau président syrien Ahmed al-Sharaa.  Cette décision vise à encourager la reconstruction du pays et à favoriser une normalisation des relations avec Israël.

« L’Etat haïtien n’était pas prêt pour la tenue du référendum du dimanche dernier », a avoué le ministre Gracien Jean

4 jours après l’échec de la réalisation du référendum prévu pour le 11 Mai, le ministre délégué chargé des questions électorales et de la révision constitutionnelle, Gracien Jean apporte des précisions sur ce raté. Intervenant à la rubrique «Le point» sur Radio Télé Metropole, le ministre explique que les conditions de réalisation n’étaient pas réunies.

Durant son passage en France en janvier dernier, le président du CPT d’alors Leslie Voltaire a annoncé que le référendum constitutionnel pour le dimanche 11 mai 2025. Une date qui n’a pas été respectée. Le ministre Gracien Jean concède, ce matin sur les ondes Métropole que l’Etat que l’Etat haitien n’etait pas encore prêt pour ce rendez-vous, pourtant incontournable pour la transition.
Il a évoqué l’absence de texte constitutionnel, du décret referandaire et la non convocation du peuple en ses comices pour justifier ses arguments. Ces conditions sont essentielles quant à la tenue du référendum dans le pays, a-t-il précisé.

Il a fait savoir que le comité de pilotage de la conférence nationale ne cesse travailler pour que le processus. « De nombreuses avancées sont déjà faites. Les commissaires travaillent d’arache pied et les textes seront disponibles dans peu de temps», a déclaré Mr Jean se montrant, malgré tout, très confiant.

« Le gouvernement haïtien exécutera avant 7 février 2026 tous les grands chantiers prévus dans l’accord du 3 Avril, pense le professeur, estimant qu’on est encore dans le temps ». A 9 neuf de la fin du mandat du CPT, le veut encore y croire. « Tout est mis en œuvre pour réaliser le référendum et les élections dans le pays, a-t-il dit tout en réaffirmant la forte volonté du conseil présidentiel de transition et le gouvernement de quitter le pouvoir dès le 7 février 2026.

Plus loin , Gracien Jean critique certains acteurs politiques qui passent en dérision le processus. Pour lui, ces « intellectuels vindicatifs » sont très favorables à l’instabilité sociopolitique que vit Haïti actuellement. En ce sens, il invite le peuple haïtien à garder son calme, à faire confiance, encore, aux autorités et non aux détracteurs. « Soyez vigilants peuple haïtien, tout rentrera dans l’ordre », a-t-il conclu.

Les Individus sanctionnés par l’ONU, dans le collimateur de la justice haïtienne

PORT-AU-PRINCE.— Le ministère de la Justice et de la Sécurité publique a instruit, mardi, le parquet de prendre des mesures conservatoires visant des individus désignés par les Nations Unies comme étant impliqués dans des activités criminelles. Dans une correspondance datée du 12 mai, le ministre a demandé aussi au commissaire du gouvernement d’ordonner le gel des comptes bancaires de plusieurs personnalités inscrites sur la listes des sanctions, ainsi que l’instruction d’enquêtes financières approfondies à l’encontre des concernés.

Sur cette liste, figurent des noms notoires du crime organisé tels que: Jimmy Chérizier, alias « Barbecue » dirigeant du G9, Johnson André, alias « Izo », et Renel Destina, alias « Ti Lapli », Wilson Joseph alias « Lanmò 100 Jou », Viltelhomme Innocent, Luckson Élan, chef du gang Gran Grif, Prophane Victor, ancien député de Petite Rivière de l’Artibonite (2016-2020). Ils sont tous accusés de crimes droits commums, incluant des massacres, des enlèvements et des actes terroristes.

La pression internationale a monté d’un cran, au point que le Conseil présidentiel de transition (CPT) avait adressé au pouvoir judiciaire, dans une note datée le 28 avril dernier, l’exhortant à réagir, avec fermeté face, à ce fléau. En ce sens, les mesures adoptées sont en adéquation avec la résolution 2653 du Conseil de sécurité de l’ONU et le décret du 30 avril 2023 portant sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

D’autres personnalités politiques et du secteur économique figurent dans le rapport final de l’ONU, pour témoigner de la complexité du dossier, reliant ces acteurs aux gangs récemment classifiés parmi les terrristes transnationaux. Cette démarche accentue la nécessité d’une réponse efficace et adéquate.

Les sanctions internationales, touchent plus d’une soixantaine de personnalités haïtiennes. Si certaines d’entre elles ne disposent pas d’avoirs identifiables dans le système financier formel, les mesures de gel imposées par le gouvernement pourraient nonobstant marquer un pas significatif vers une meilleure répression des activités criminelles, tout en contribuant à restaurer la confiance des citoyens dans la justice haïtienne.

Jean Mapou