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Découverte de restes de cadavres suspectés d’êtres liés à un réseau de trafiquants d’organes humains

PETION-VILLE— Des agents de la Brigade de Lutte Contre le Trafic de Stupéfiants (BLTS) et de la DCPJ ont découvert, mercredi 21 mai, dans une maison abandonnée, des restes de cadavres soupçonnés d’être liés à un réseau présumé de trafic d’êtres humains et d’organes.

La maison en question est l’ancien GNS Plazza, située entre les zones de Frères et de Pernier, dans la commune de Pétion-Ville, À l’intérieur, plusieurs cadavres en décomposition, qui semblent avoir été charcutés, entreposés sur des brancards dans diverses chambres.

Des ossements humains et des parties extraites de cadavres (de personnes mortes) ont également été retrouvés, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du bâtiment, censé utilisé comme cachette par les présumés trafiquants.

Au cours de cette intervention qui a duré plusieurs heures, les agents ont découvert, entre autres, du matériel médical et logistique. Un suspect a été, en revanche, interpellé sur place. Exama Bazil, qui serait chargé de surveiller les lieux, a nié toute implication dans cette activité criminelle.

Toutefois, il a reconnu avoir vu des restes de cadavres et des ossements abandonnés aux chiens, provoquant une odeur nauséabonde dans la zone. Par ailleurs, il a raconté que le bâtiment, loué à des individus par le fils d’Éric Jean-Baptiste, abritait auparavant un centre hospitalier.

Selon lui, les corps retrouvés étaient destinés à des séances de pratique pour des infirmières en stage, mais les responsables auraient fui les lieux en raison de l’insécurité.

Les enquêteurs de la DCPJ sont en train de continuer de cuisiner ce premier suspect dans le cadre de ce dossier, mais rien d’officiel n’est encore communiqué à ce sujet.

Jean Mapou

12e édition du Flag Day : Powerade et le FC Toro s’unissent pour un tournoi de football émouvant à Pétion-Ville

Le dimanche 18 mai dernier, à l’occasion du 222e anniversaire du drapeau haïtien, Powerade et le FC Toro ont organisé la 12e édition du tournoi Flag Day, une journée de football célébrée au Parc Saint-Thérèse de Pétion-Ville. L’événement a réuni plusieurs équipes des écoles de football, venues s’affronter dans différentes catégories : U6, U9, U11, U13, U15, U17 et U19.

Au rythme des coups de sifflet des arbitres, le ballon rond a dansé pour le plus grand plaisir des supporters, bercés par l’ambiance festive assurée par une bande musicale et des DJs.

Malgré la vague d’insécurité qui frappe la capitale, les organisateurs ont tenu à maintenir ce rendez-vous sportif, véritable bouffée d’oxygène pour la jeunesse haïtienne. « Le football ne peut pas mourir », ont affirmé avec conviction plusieurs acteurs présents sur le terrain.

Au cœur de l’évènement pour cette année, des souvenirs embellissent l’annale de ce tournoi. Le club Jacot Football Passion a brisé l’hégémonie des favoris en remportant deux titres de champion, dans les catégories U9 et U11, confirmant la qualité de sa formation de jeunes talents, entraînés à Henfrasa, à Delmas 33.

L’école de football Jacot Football Passion s’est également hissée en finale dans la catégorie U19, livrant un match intense face à SETH Football Académie, dans l’après-midi du dimanche. Après un score nul à l’issue du temps réglementaire, la rencontre s’est jouée aux tirs au but. Jacot s’est incliné 6-5 au terme d’une séance haletante, laissant le titre à SETH mais repartant avec les honneurs.

Ce tournoi a permis de rassembler la jeunesse autour des valeurs du sport, dans un contexte pourtant difficile. Il a surtout montré que la passion du football demeure bien vivante en Haïti et que l’espoir continue de jaillir, ballon au pied.

Dans un pays où de nombreux secteurs d’activité sont paralysés par l’insécurité, le sport — et en particulier le football — tente de résister face à une terreur qui perdure depuis trop longtemps.

Mardoché D’Août

Tottenham sacré en Ligue Europa : fin de 17 ans de disette et qualification miraculeuse pour la Ligue des champions

Tottenham Hotspur a mis fin à une disette de 17 ans sans trophée majeur en remportant, ce mercredi, la Ligue Europa grâce à une victoire 1-0 contre Manchester United à Bilbao. Le seul but du match a été inscrit à la 42e minute, attribué à Brennan Johnson après une action confuse qui a conduit à un but contre son camp de Luke Shaw.

Cette victoire marque le premier titre européen des Spurs depuis 1984 et leur troisième triomphe en Ligue Europa (anciennement Coupe UEFA). Le dernier trophée majeur du club remontait à la Coupe de la Ligue anglaise en 2008. 

Malgré une saison difficile en Premier League, où Tottenham a terminé à la 17e place, ce succès européen leur assure une place en Ligue des champions pour la saison 2025-2026.

Le match a été marqué par des performances défensives solides, notamment de Micky van de Ven, qui a sauvé un but sur la ligne, et du gardien Guglielmo Vicario, auteur d’un arrêt décisif en fin de match.

Cette victoire est également significative pour l’entraîneur Ange Postecoglou, qui remporte son premier trophée européen avec le club, rejoignant ainsi les rangs des entraîneurs légendaires de Tottenham.

Mardoché D’Août

Remise officielle de l’avant-projet de la nouvelle Constitution à l’exécutif

Le Comité de pilotage de la Conférence nationale a remis au gouvernement haïtien, ce mercredi 21 mai 2025, l’avant-projet de la nouvelle Constitution. La cérémonie s’est tenue à la Villa d’Accueil, en présence des plus hautes autorités de la transition. Ce document, qui devra être soumis à un référendum, est considéré comme une avancée majeure dans le processus de refondation de l’État haïtien.

Après plusieurs mois de concertation et de travail au sein du comité, une nouvelle étape vient d’être franchie dans la transition politique haïtienne. Ce mercredi, les membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé ont reçu officiellement des mains d’Enex Jean-Charles, président du Comité de pilotage de la Conférence nationale, l’avant-projet de la nouvelle Constitution de la République d’Haïti.

La remise de ce texte fondateur représente, selon les autorités, « un pas décisif dans la transition ». Il s’agit d’un geste fort, porteur d’espoir pour une société haïtienne confrontée à une crise de gouvernance persistante. « Nous sommes sur la bonne voie. Ensemble, avec sagesse et foi en notre destin commun, nous pouvons remettre Haïti sur la voie de la stabilité, de la justice et du progrès », a déclaré le Premier ministre Fils-Aimé à cette occasion.

Des réformes institutionnelles majeures envisagées

Selon des pages consultées, ce document prévoit plusieurs changements profonds dans l’organisation de l’État. Le nombre de sénateurs serait réduit à deux par département, contre trois actuellement. Le poste de délégué départemental serait supprimé, pour être remplacé par un gouverneur à la tête de chaque département.

L’avant-projet propose également la réduction du nombre de députés et de ministres, ainsi que la fin des cartels de maires. Chaque commune ne serait désormais dirigée que par un seul maire. Le Président de la République, de son côté, ne dépendrait plus du Parlement pour la formation de son gouvernement. L’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) deviendrait une institution indépendante, dotée de pouvoirs accrus.

Enex Jean-Charles a également souligné que l’avant-projet accorde une place centrale à la jeunesse, aux femmes et à la diaspora, considérés comme des piliers incontournables dans la reconstruction nationale.

La prochaine étape
Mais ce jalon n’est qu’un début. Le gouvernement appelle désormais à une large consultation populaire. Il invite les citoyennes et citoyens à s’approprier le texte, à l’examiner, à en débattre publiquement et à proposer des amendements. L’objectif est de parvenir à une Constitution qui reflète véritablement les aspirations du peuple haïtien et renforce les institutions démocratiques du pays.

En perspective, un référendum devra être organisé pour valider le document. Cette étape sera cruciale pour doter le pays d’un cadre légal et institutionnel renouvelé, susceptible de débloquer la voie vers des élections crédibles et une gouvernance stable.

La transition avance donc à pas mesurés, mais résolus. À travers cette remise, c’est une volonté collective qui se dessine : celle de refonder la Nation sur des bases plus solides, inclusives et légitimes.Des mises à jour sur le document vous seront apportées après décryptage total.

La rédaction

Vers l’adoption d’une nouvelle constitution: Un tournant symbolique et politique

Le Comité de pilotage de la Conférence nationale a officiellement remis, le mercredi 21 mai 2025, l’avant-projet de la nouvelle Constitution au Conseil présidentiel de transition (CPT) lors d’une cérémonie solennelle à la Villa d’Accueil.

Présenté par l’ancien Premier ministre Enex Jean-Charles, ce document est le fruit de consultations menées auprès des forces vives de la Nation.

⚖️ Un tournant symbolique et politique

La remise de cet avant-projet marque une étape significative dans le processus de transition politique en Haïti. Elle témoigne des efforts déployés pour guider la Nation vers un avenir de stabilité, de légitimité institutionnelle et de progrès durable.

📜 Contenu et réformes proposées

Parmi les réformes majeures proposées dans l’avant-projet figurent :

  • La réduction du nombre de ministres et de parlementaires pour une gouvernance plus efficace.
  • Le renforcement de la place des jeunes et des femmes dans la fonction publique.
  • Des mécanismes visant à garantir une meilleure représentativité politique et à renforcer les droits fondamentaux des citoyens.

Ces propositions visent à moderniser les institutions haïtiennes et à instaurer un État de droit solide.

🧭 Prochaines étapes et enjeux

Le CPT a exprimé son engagement à œuvrer sans relâche à la réalisation des objectifs prioritaires : la refondation de l’État, le rétablissement de la confiance citoyenne et la consolidation d’un ordre démocratique inclusif.

Toutefois, des tensions subsistent entre le Comité de pilotage et la Présidence concernant l’organisation du référendum constitutionnel. Des membres du Comité ont souligné que l’organisation du référendum ne relève pas de leurs attributions, mettant en lumière un déficit de coordination entre les différentes instances engagées dans ce processus.

🔍 Analyse critique

Bien que la remise de l’avant-projet soit une avancée notable, elle soulève des questions sur la légitimité du processus. Certains observateurs critiquent l’absence de représentativité démocratique des entités impliquées et le manque de transparence dans l’élaboration du document.

En conclusion, si l’avant-projet de Constitution représente une opportunité de refondation institutionnelle, sa réussite dépendra de la capacité des acteurs politiques à instaurer un dialogue inclusif et à garantir la participation active de la population dans le processus de validation.

Andou Pierre Jean

Les équilibristes du 21 décembre dévoilent leur philosophie et leur engagement pour le peuple haïtien

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Lors d’un grand rassemblement organisé ce Mercredi 21 Mai, la structure politique dénommée « Les équilibristes du 21 décembre », une tendance de l’Accord du 21 décembre, dévoilent au grand public son engagement en faveur du peuple et à sa philosophie. Combattre l’apatheid et l’exclusion sociale, prôner une vision politique saine qui vise la réforme de l’Etat, accompagner les couches les plus vulnérables, sont autres, certains de ses engagement tirés de la philosophie du mouvement « Les Équilibristes».

Ils ont été nombreux à prendre part à cette grande réunion . L’équipe dirigeante du mouvement, des partisans et sympathisants honoraient par leur présence cette grande activité déroulée au….

Lors de son intervention, le leader de cette structure, Me Valéry Dutreuil Jacques a déclaré que le bloc équilibriste a pris naissance suite à un constat: «effondrement de l’Etat et l’exclusion sociale caractérisant la vie en Haïti depuis des décennies».

« L’équilibriste c’est une philosophie, une vision mettant la vie de l’homme au centre de tout. Une philosophie qui prône une politique saine marquée par la tolérance et l’intégrité. Cette structure politique veut défendre les démunis, pour accompagner les marginalisés, ceux exclus de la vie sociale et politique du pays», a renchéri Me Dutreuil qui insiste sur la vie des professeurs, les professionnels de la presse, les policiers entre autres….

Plus loin, le juriste encourage tous à se mettre ensemble pour sauver ce pays. « Haïti est à nous, elle ne doit pas mourir», a-t-il poursuivi.

En saluant le courage des personnes déplacées, celles qui pleurent encore le départ de leurs proches tués par les bandits le dirigeant politique clame que « Haïti traverse une situation difficile et désastreuse, les équilibristes se mettent au service et se dirigent vers le pouvoir. Unissons-nous ».

Gedeon Delva

KOZEMAS constate l’échec du CPT et recommande un transition optimisée

PORT-AU-PRINCE.— Konbit Òganize pou Evolisyon Mas yo (KOZEMAS) dénonce les manœuvres des membres du CPT de prolonger leur mandat au-delà du 7 février 2026. L’organisation se veut défenseure de la démocratie, de la souveraineté nationale et de la dignité du peuple haïtien.

En effet, selon KOZEMAS, c’est un ballon d’essai qui a été lancé pour tester l’opinion publique nationale et internationale en faisant circuler des rumeurs persistantes laissant entendre que des membres du CPT aspirent à solliciter une prolongation de leur mandat au-delà du 7 février 2026 auprès de la CARICOM. KOZEMAS s’insurge contre cette idée considérée comme une atteinte flagrante aux normes fondatrices de cette transition.

«Cette idée est perçue non seulement comme un mépris pour l’intelligence du peuple haïtien, mais aussi une violation des principes mêmes qui régissent la transition politique », a déclaré Amos Louis, porte-parole de KOZEMAS.

Les responsables de KOZEMAS rappellent que le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) avait été institué pour restaurer l’ordre constitutionnel à travers l’organisation d’élections, à la fois, libres et inclusives. «Les premiers moments sont marqués par l’indécision et l’absence de calendrier électoral, la seule action semblant s’imposer est une nouvelle tentative de prolongation du pouvoir, assimilée à une usurpation plutôt qu’à une véritable transition», a martelé Louis.

KOZEMAS se révolte également contre le comportement inacceptable de certains acteurs étrangers, notamment l’envoyé kenyan, qui a eu l’audace de discuter de l’avenir politique d’Haïti sans mandat ni légitimité. «Ce comportement, loin d’être une aide, révèle les relents d’un paternalisme néocolonial qui méprise la souveraineté haïtienne», a jugé Louis, rappelant que seules les voix légitimes du peuple haïtien peuvent déterminer son destin.

«Les discussions ayant eu lieu en République dominicaine, un pays souvent en désaccord avec Haïti, ajoutent à l’angoisse et à l’humiliation déjà ressenties», a lâché le porte-parole du KOZEMAS, formulant des exigences claires et impératives tels que:

  1. Le respect strict du mandat du Conseil Présidentiel de Transition et la cessation de toute volonté de prolongation au-delà du 7 février 2026.
  2. La publication urgente d’un calendrier électoral crédible et consensuel.
  3. Le retrait immédiat de toute initiative étrangère qui tente de représenter les intérêts du peuple haïtien sans légitimité démocratique.
  4. La consolidation d’un dialogue inter-haïtien basé sur la transparence, la confiance et l’inclusion de la société civile.

L’association ne rejette pas totalement l’idée d’une aide internationale, mais appelle à une coopération fondée sur le respect mutuel, la justice et la reconnaissance de la souveraineté haïtienne, insistant sur le fait qu’Haïti n’a nul besoin de tuteurs ou de représentants autoproclamés.

Dans ce contexte de turbulences politique, doublé d’une crise humanitaire dans le pays, KOZEMAS appelle les acteurs à respecter les termes de référence de la transition sans aucun effort de compromission. Se mettant à l’avant-garde pour faire amplifier la voix revendicative du peuple haïtien, KOZEMAS dit s’engager à demeurer un bastion de résistance et d’espoir, façonnant un avenir où la démocratie et la dignité du peuple haïtien prévaudront.

Jean Mapou

Brutalité policière contre un enseignant, le CONEHQ exige justice et réparation

PORT-AU-PRINCE.— Le Collectif National des Enseignants Haïtiens pour une Éducation de Qualité (CONEHQ) apprend avec consternation l’agression violente infligée au Professeur SAINT-FLEUR Williamson par deux agents de la Police nationale d’Haïti, le 18 mai 2025, sur le parvis de la cathédrale du Cap-Haïtien, alors qu’il exerçait pacifiquement son droit fondamental de manifester pour des revendications légitimes, liées aux conditions de travail des enseignants.

«Ce comportement brutal, indigne d’un état de droit, dépasse les bornes de l’acceptable», juge le CONEHQ, dans une note de presse publiée le mercredi 21 mai. Il s’agit, selon l’organisation, d’un acte barbare, humiliant et révoltant, qui traduit la dérive autoritaire d’un appareil sécuritaire, déconnecté des souffrances du peuple et, plus particulièrement, de la communauté enseignante.

«Le CONEHQ tient à blâmer avec la plus grande sévérité cette action policière, que nous qualifions de lâche et répressive, dirigée contre un intellectuel reconnu pour sa rigueur, son intégrité et son engagement pour l’éducation », lit-on à travers cette note, dans laquelle le CONEHQ dit interpréter cet acte comme une tentative d’étouffer la voix des enseignants qui, selon lui, osent dénoncer l’injustice, la précarité et l’abandon dont ils sont victimes.

«Nous refusons de nous taire face à ce dérapage dangereux. Nous refusons de laisser la peur museler nos revendications. Nous refusons de normaliser la répression», déclarent les signataires de cette note, tout en exigeant: des explications claires, des sanctions immédiates à l’encontre des auteurs de cet acte qualifié d’ignoble et justice au profit de l’enseignant victime.

Jean Mapou

9 millions d’euros pour l’amélioration des performances de l’administration générale des douanes

Le Ministère de l’Économie et des Finances et l’Union Européenne ont procédé à la signature d’une convention de financement d’un montant de neuf (9) millions d’euros le Mardi 20 Mai 2025. Ce fond vise l’amélioration des performances de l’Administration Générale des Douanes (AGD). À la cérémonie, Haïti et l’union européenne européene ont été représentées respectivement par le ministre des Finances, Alfred Metelus et l’ambassadeur de l’UE en dans le pays, Stefano GATTO.

Cette convention vise à soutenir la mise en œuvre du « Plan d’Accroissement des Recettes Douanières et de Lutte contre la Contrebande et les Stupéfiants (PARLUCOS) », élaboré par l’AGD pour la période 2023-2026, et renforcer la capacité de la Douane dans la lutte contre la contrebande, le trafic illégal de drogue et d’armes, de mobilisation des recettes fiscales et de facilitation du commerce et de protection des entreprises locales », rapporte le MEF.

À travers ce financement, l’AGD bénéficie d’un soutien important pour : 1) moderniser ses infrastructures et ses équipements, renforcer les capacités de ses ressources humaines et
mettre en place des systèmes numériques de gestion des opérations douanières. Ces actions permettront non seulement d’améliorer la transparence, l’efficacité des processus de dédouanement, mais aussi elles permettront de limiter les risques de corruption.

Le titulaire du ministère de l’Economie et des Finances, Alfred Métellus, réaffirme l’engagement du gouvernement haïtien en faveur du renforcement des institutions du pays pour un développement économique robuste, durable et inclusif.

« Nous sommes conscients des défis majeurs qui se posent, notamment dans le contexte sécuritaire difficile que traverse le pays. Mais, le Gouvernement haïtien est déterminé et est résolument tourné vers l’avenir ». Selon le ministre la réappropriation des bureaux frontaliers et non frontaliers de la Douane est l’objectif fondamental pour garantir l’implémentation réussie de ces réformes.

« Plus qu’un pas important vers la modernisation de l’administration douanière, cette action sera une contribution essentielle à la paix, la sécurité et la stabilité du pays » le grand argentier de la République.

Gédéon Delva

Terreur des gangs en Haïti : Rubio appelle l’OEA à intervenir

Face à l’échec, ouvertement, de la mission internationale dirigée par le Kenya en Haïti, le secrétaire d’État américain Marco Rubio appelle l’OEA à intervenir pour stopper la violence des gangs qui plonge le pays dans le chaos.

Haïti continue de sombrer sous la violence armée. Gangs lourdement armés, territoires hors de contrôle, population déplacée : la situation sécuritaire devient incontrôlable. Constatant l’échec partiel de la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MMSS), le secrétaire d’État américain Marco Rubio a plaidé, mardi 20 mai, pour une intervention plus robuste de l’Organisation des États américains (OEA).

« Cette mission à elle seule ne résoudra pas ce problème », a déclaré Rubio devant la commission des relations étrangères du Sénat. Selon lui, la crise en Haïti est une menace régionale qui nécessite une réponse collective. Il appelle l’OEA à reprendre une initiative militaire, comme en 1965 en République dominicaine où une force de 1700 agents sous la direction du Brésil ont été déployés pour contrecarrer une guerre civile.

Rubio, qui représente désormais la diplomatie américaine, estime que les États-Unis ne peuvent pas continuer seuls à porter le poids de la réponse à cette crise. Il invite les pays de la région à s’impliquer concrètement, rappelant qu’aucun pays d’Amérique latine n’a encore contribué financièrement à la mission en cours, et que très peu ont envoyé des troupes.

« Pourquoi avons-nous une Organisation des États américains si elle est incapable de répondre collectivement à une grave catastrophe dans notre hémisphère ? », a martelé le numéro 1 de la diplomatie américaine.

Pour Rubio, la mission actuelle doit être renforcée, mais surtout appuyée par une stratégie plus large. Il affirme que les gangs en Haïti — entre 25 000 et 30 000 membres — ne cherchent qu’à contrôler les routes, piller, kidnapper, et faire circuler armes et drogues dans toute la région.

Il exhorte, donc, les membres de l’OEA à se mobiliser pour éviter que la crise haïtienne ne déborde et menace la stabilité de tout l’hémisphère.

La rédaction