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Création d’un fond en faveur des personnes vivant avec le VIH, une initiative du Conseiller Louis Gérald Gilles

Ce Mardi 27 Mai 2025, le Conseiller-Président Louis Gérald Gilles a rencontré les associations de plaidoyer en faveur des Personnes Vivant avec le VIH (PVVIH). Cette rencontre vise à identifier des solutions, à court et à long terme, face aux préoccupations croissantes des PVVIH concernant une éventuelle rupture de stock des antirétroviraux (ARV), ainsi que des médicaments de prophylaxie pré-exposition (PrEP) et de traitement du VIH.

Plusieurs officiels de l’Etat ont pris part à cette importante rencontre : le ministre de l’Économie et des Finances, Alfred Métellus, le Dr Gabriel Timothée, le Programme National de Lutte contre le SIDA (PNLS), ainsi que le Centre Haïtien pour le Renforcement du Système de Santé (CHARESS), entre autres.

Lors de cette réunion, le représentant du groupe 21 décembre au conseil présidentiel de transition a annoncé la création d’un fond pour supporter les PVVIH. « On créera dans le prochain un fond pour supporter le PPVIH »,, a-t-il dit.

Le conseiller-président Gilles a donné la garantie autour de la disponibilité des médicaments ARV . « Vous trouverez des médicaments, il n’y aura jamais de rupture de stock dans le pays », assure-t-il.

« Le financement lié à la santé doit être complémentaire et non essentiel », a déclaré le Dr Gilles, citant les déclarations du Ministre de l’Economie et des Finances, Alfred Fils Metellus.

D’autres propositions ont été formulées: l’élaboration d’un plan de contingence, structuré en deux volets : la prise en charge et la prévention. De son coté, le ministre de l’économie et des finances, Alfred Metelus a renouvelé sa solidarité envers les personnes vivant avec le VIH. Le titulaire du MEF a promis d’accompagnement à tous les niveaux cette catégorie de personnes jugées vulnérables dans la société. « Bous mettrons tout en œuvre pour soutenir cette catégorie de personnes», a-t-il déclaré.

Présents également à la rencontre, le directeur général du MSPP, Dr Gabriel Timothée et le président du comité de plaidoyer pour les PVVIH, Jhony Lafleur. Ils ont félicité le CP Gilles pour cette noble initiative.

Il faut rappeler que les PVVIH ont manifesté devant la résidence privée du premier et du Villa d’acceuil la semaine dernière. L’objectif était de demander aux autorités du pays de les prendre en charge.

Gedeon Delva

« Le CPT est un cadavre ambulant », ont constaté les structures signataires de l’accord du 3 avril 2024 contre le CPT

Les parties prenantes veulent couper l’herbe sous les pieds du Conseil présidentiel de transition, dans un contexte croissant d’insécurité, en dépit des efforts des forces de l’ordre pour éradiquer le phénomène. De façon séparée, elles expriment des positions presque unanimes sur l’avenir du Conseil.

Montana, en premier, représenté par Fritz Jean, a appelé ce dernier à démissionner, car selon eux, il serait impliqué dans les différents scandales de corruption : argent de l’intelligence, contrats au niveau de la police, dans les douanes, à la DGI, au ministère de l’Éducation nationale, et un détournement présumé de 400 millions de gourdes pour la fête du drapeau. Le Collectif du 30 janvier, représenté par Edgard Leblanc, a également demandé la démission de leur représentant, pour manque de lucidité et de connivence avec Fritz Jean. Il est aussi impliqué dans tous les cas de corruption, notamment ceux concernant la PNH.

L’accord du 21 décembre est de son côté scindé en deux groupes et demande la démission de Gérald Gilles pour des motifs politiques et son implication présumée dans le scandale de la BNC. Celui-ci, il a, récemment. dénoncé ses pairs pour corruption, les accusant d’avoir un appétit vorace pour l’argent sale au détriment de l’intérêt collectif, en refusant d’agir contre l’insécurité.

Le groupe mené par EDE de Claude Joseph a demandé la démission de Smith Augustin pour des raisons politiques et son implication présumée dans le scandale de la BNC. Pitit Dessalines, quant à lui, a déjà menacé de demander la démission de Vertilaire pour l’inaction du CPT dans le domaine de l’insécurité. À noter que, bien qu’il ait été dénoncé comme les autres membres du CPT, il est, le seul, à avoir appelé à prendre des mesures contre l’insécurité et s’était dit prêt à démissionner de ce groupe de criminels, corrompus et audacieux.

Le dernier en date, et ceci avec fracas, est l’appel à la démission de Fanmi Lavalas de Leslie Voltaire,. longtemps perçu comme quelqu’un d’intègre, mais qui a fini par sombrer dans l’océan de corruption. Il est cité dans plusieurs cas : vol et vente de terrains en complicité avec le DG de la police, vol de l’argent de l’aéroport des Cayes, racket des directeurs généraux qu’il avait lui-même placés, détournement de fonds par le ministre des Affaires étrangères, au MTPTC, dans l’intelligence, et connivence avec Jean Fritz, révoqué pour vol à la BRH.

Le secteur privé, comme à l’ordinaire, garde son silence pendant que le pays sombre. Son représentant se contente d’observer sans rien dire, tout en contrôlant la Primature avec un Premier ministre qui agit comme un bon enfant et se fait complice du CPT. Il aurait dû, à la manière de Conille, demander à l’ULCC d’enquêter sur l’ensemble des membres du CPT pour corruption, particulièrement Fritz, Edgard, Leslie et Laurent Saint-Cyr, sur la base du rapport du RNDDH. Les deux membres observateurs se font complices de tous ces actes criminels et de corruption orchestrés dans le pays. Ils sont aussi responsables, comme l’a si bien relaté le rapport du RNDDH.

Le gros problème maintenant, ce n’est pas le départ de ces cadavres pour le cimetière, mais de savoir comment les mettre aux arrêts avant qu’ils ne quittent le pays. Plusieurs personnes avisées ont lancé des appels en ce sens, telles que Roody Sanon, Guerrier Henry, Sauveur Pierre Étienne, etc.

Auteur : Carl Norissaint

Crise sécuritaire ou crise de conscience, le porte-parole du parti Réveil National pour la souveraineté d’Haïti livre son opinion

PORT-AU-PRINCE.— La situation délétère dans laquelle se trouve Haïti est loin d’être un simple accident de parcours. C’est une construction au fil des ans et des générations, a opiné Dinaov Fresnel Desil, porte-parole du parti Réveil National pour la Souveraineté, qui participait à l’émission Thermomètre sur Radio Solidarité.

Pour le porte-parole de ce jeune parti, ce qui se passe dans les quartiers est un échafaudage de manque de volonté politique et de conscience patriotique. «Nous avons choisi ce fonctionnement pour notre société et d’en faire notre confort», a déclaré Désil, soutenant que depuis plus de deux siècles d’histoire les élites haïtiennes n’ont pas voulu essayer d’autres modelés. «Même en voulant changer la constitution, ils cherchent à conserver le statut quo», a-t-il martelé.

Désil désapprouve la gouvernance de la transition, qu’il juge médiocre et de mauvaise foi. Alors qu’il préconise que la sécurité est une question de politique publique émanée d’une vision élargie de la société, le porte-parole du parti Réveil condamne le mépris des autorités face aux souffrances d’une population en proie à la violence acharnée des gangs criminels.

Le porte-parole du parti Réveil dénonce,, ce qu’il qualifie, de comportement antipatriotique de ceux et celles qui envahissent les espaces décisionnels. «Il faut débarrasser le pays des «Conzé» et laisser la place aux vrais fils et filles d’Haïti», a-t-il déclaré, reconnaissant que ce ne sera pas facile sans avoir à lutter contre le système en place.

Faisant appel à ce qu’il nomme une parcelle d’humanité chez les dirigeants haïtiens, Dinaov Fresnel Désil en déduit que la crise haïtienne est avant tout une crise d’homme et de volonté politique. «Nous devons repenser notre éducation, la rapatrier en puisant dans notre culture pour épargner les générations futures de cette crise conscience qui mine notre humanité», a-t-il conclu.

Jean Mapou

La douane de Malpasse sous l’emprise des groupes armés, une menace pour la sécurité en Haïti

FOND-PARISIEN, Haïti.— Située à la frontière haïtiano-dominicaine, dans l’arrondissement de Croix-des-bouquets, la douane de Malpasse a connu une incursion violente des gangs armés, la semaine dernière. Des individus armés, se présentant sous le nom de «Brigade» et dirigés par un certain Benbenn, ainsi connu, ont pris d’assaut les locaux de la douane. Depuis, l’endroit est sous l’emprise totale de ces hommes armés, a dénoncé l’Administration Générale des Douanes (AGD).

Ces événements tragiques surviennent après une opération de saisie de deux camions chargés de batteries lithium effectuée par les agents douaniers le 22 mai. L’AGD a fait savoir que cette invasion a également entraîné la destruction de documents cruciaux, tandis que les forces de la Police frontalière (POLIFRONT), présentes sur les lieux, se sont révélées incapables d’intervenir.

La confiscation des camions s’inscrit dans le cadre de la circulaire n° 001, mise en œuvre par le Ministère de l’économie et des finances (MEF), qui interdit strictement l’entrée en Haïti des marchandises en transit par la République Dominicaine. L’interdiction, entrée en vigueur le 7 avril 2025, stipule que toutes les marchandises doivent désormais être acheminées par voie maritime. Toutefois, ces décisions n’ont pas suffi à empêcher les actes de banditisme, illustrant les difficultés auxquelles font face les autorités douanières.

Outre la prise de contrôle des camions saisis, les assaillants se sont également emparés d’autres marchandises entreposées sur la cour de la douane, compromettant encore davantage les opérations douanières. Ce développement soulève des inquiétudes quant à la sûreté des agents douaniers et à la capacité des forces de l’ordre à protéger les infrastructures critiques à la sécurité nationale.

Ces attaques sont perpétrées dans un contexte de tensions exacerbées dans la région, où la criminalité organisée et la prolifération des armes menacent de plus en plus la stabilité de la Caraïbe, surtout après les récentes saisies importantes d’arsenal militaire en République Dominicaine à destination d’Haïti, ainsi que les condamnations de trafiquants aux États-Unis.

La situation actuelle à Malpasse révèle non seulement l’urgence de restaurer l’autorité de l’État, mais aussi la nécessité des réponses à la fois ciblées et globale, également efficaces à la violence généralisée qui menace le tissu même de la société haïtienne.

Jean Mapou

Haïti : Aux trousses des gangs, les forces de l’ordre mènent la bataille sur plusieurs fronts

Depuis plusieurs jours, les forces de l’ordre haïtiennes intensifient leurs opérations dans les bastions des gangs, notamment à Port-au-Prince. Des bandits sont neutralisés, des territoires repris et du matériel saisi. Un regain d’espoir naît chez une population assoiffée de paix.

Les forces de sécurité haïtiennes poursuivent leurs offensives contre les groupes armés qui sèment la terreur dans la capitale et dans d’autres régions du pays. En cette journée du lundi 26 mai 2025, les opérations continuent et multiplient dans les zones les plus sensibles, avec des résultats significatifs depuis le week-end : plusieurs bandits neutralisés, des espaces reconquis par la police et des équipements saisis.

À Tabarre, dans le fief du gang « Kraze Baryè », dirigé par le caïd Vitelhomme Innocent — recherché par les autorités américaines —, la police est à pied d’œuvre depuis la fin de la semaine dernière. Des drones kamikazes déployés, et des unités tactiques mènent des opérations pour traquer les malfrats. Plusieurs échanges de tirs ont eu lieu, et certains membres du gang ont été neutralisés. Un péristyle utilisé par le chef de gang est maintenant sous le contrôle de la police. Des rumeurs font état d’une possible blessure de Vitelhomme Innocent, tandis que les rafales d’armes lourdes résonnent encore dans les environs.

Au centre-ville, notamment à Village-de-Dieu, d’autres drones ont été largués dimanche 25 mai. Selon Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), une trentaine de membres de gangs auraient été tués lors de cette attaque. À Carrefour, des témoins affirment avoir vu des blessés transportés vers l’hôpital Diquini, sous contrôle des gangs depuis plus d’un an.

À Kenscoff, les affrontements se poursuivent également. La population locale constate un net progrès des forces de l’ordre, saluant un retour progressif du calme.

Cependant, tout n’est pas encore sous contrôle. À Port-au-Prince, dans le quartier de Pacot, des bandits ont incendié plusieurs bâtiments. Dans l’Artibonite, notamment à Petite-Rivière, malgré la présence des forces kényanes, les habitants peinent encore à trouver un véritable répit avec ce lundi plusieurs localités attaquées, des habitations détruites par le feu et des blessés recensés. Des cafés perpétrés par le groupe de gangs « Gran grif « .

Malgré ces tensions persistantes, les avancées des forces de l’ordre nourrissent l’espoir d’un retour progressif à la paix. Mais une question capitale demeure : ces opérations seront-elles maintenues et soutenues dans la durée ?

Wideberlin Sénexant

Éliminatoires du Mondial 2026 & Gold Cup 2025 : Sébastien Migné dévoile sa liste finale de 25 joueurs

La tension monte pour la sélection haïtienne de football, qui s’apprête à entrer dans une phase décisive de son calendrier international. Ce lundi 26 mai, le sélectionneur national Sébastien Migné a révélé la liste finale des 25 joueurs retenus pour les échéances majeures du mois de juin : les deux dernières rencontres de la phase 2 des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 (zone Concacaf), ainsi que la phase de groupes de la Gold Cup 2025.

Après avoir évalué une présélection élargie de 42 éléments, Migné a tranché pour composer un groupe mêlant expérience et jeunesse, avec l’objectif clair de faire briller les Grenadiers sur les deux tableaux.

Dans le cadre des éliminatoires du Mondial 2026, Haïti disputera deux rencontres décisives. Le 7 juin, les Grenadiers seront opposés à Aruba, avant d’affronter Curaçao le 10 juin. Ces deux matchs auront lieu au Compleho Deportivo Guillermo Trinidad, situé à Oranjestad, capitale d’Aruba.

Avec une place pour la phase finale en jeu, chaque point comptera, et la sélection haïtienne devra se montrer solide et déterminée pour franchir cette étape importante vers une éventuelle qualification au mondial nord-américain.

À peine ces deux confrontations terminées, Haïti enchaînera avec la 18e édition de la Gold Cup, qui débute mi-juin. Les hommes de Migné évolueront dans un groupe D particulièrement relevé, aux côtés de :
Arabie Saoudite (15 juin)
Trinidad et Tobago (19 juin)
États-Unis (22 juin)

Un calendrier chargé, face à des adversaires de taille, qui offrira aux Grenadiers une occasion en or de prouver leur valeur sur la scène continentale. Avec cette liste de 25 joueurs, Sébastien Migné montre qu’il a une vision claire pour guider Haïti à travers ces deux compétitions majeures. L’objectif est double : rester en lice pour le Mondial 2026 et créer la surprise en Gold Cup.

La balle est désormais dans le camp des joueurs. Les prochaines semaines s’annoncent palpitantes pour les supporters haïtiens, qui espèrent voir leur équipe nationale écrire une nouvelle page d’histoire.

LA LISTE

GARDIENS
JOHNNY PLACIDE – SC BASTIA
ALEXANDRE PIERRE – SOCHAUX GARISSONE INNOCENT – RITERIA/
DEFENSEURS
CARLENS ARCUS – ANGERS SCO
WILGUENS PAUGUIN – SV ZULTE WAREGEM
MARTIN EXPERIENCE – AS NANCY
MARKHUS LACROIX – COLORADO SPRINGS FC
RICARDO ADE – LDU QUITO
JEAN-KEVIN DUVERNE – KV KORTRIJK
GARVEN METUSALA – COLORADO SPRINGS FC
FRANÇOIS DULYSSE – EGNATIA

MILIEUX
CHRISTOPHER ATTYS – CALCIO LECCO 1912
DANLEY JEAN JACQUES – PHILADELPHIA UNION
LEVERTON PIERRE – CHATEAUROUX
CARL-FRED SAINTÉ – PHOENIX RISING FC
TÉO MICHEL – LB CHÂTEAUROUX
BELMAR JOSEPH – FC SION

ATTAQUANTS
DON DEEDSON LOUICIUS – OB ODENSE MIKAEL CANTAVE – VANCOUVER FC
DANY JEAN – SPORT CLUBE UNIAO TORREENSE
FABRICE-JEAN PICAULT – INTER MIAMI DUCKENS NAZON – KAYSERISPOR FRANTZDY PIERROT – AEK ATHENES MONDY PRUNIER – FRANCS BORAINS
RUBEN PROVIDENCE – ALMERE CITY

DT
SÉBASTIEN MIGNÉ

Mardoché D’Août

Cristiano Ronaldo annonce son départ d’Al-Nassr : Ce chapitre est terminé. L’histoire ? Elle est encore en cours d’écriture

Cristiano Ronaldo a créé la surprise ce lundi en annonçant, officiellement, son départ du club saoudien d’Al-Nassr, via un post publié sur son compte Instagram. L’attaquant portugais, âgé de 40 ans, a mis fin à une aventure de près de deux saisons en Arabie Saoudite, marquée par des performances individuelles remarquables et une forte médiatisation de la Saudi Pro League.

Dans son message, Ronaldo a remercié le club, ses coéquipiers et les supporters, tout en laissant entendre que sa carrière n’était pas encore terminée. Il a écrit : « ce chapitre est terminé. L’histoire ? Elle est encore en cours d’écriture. Merci à tout ».

Arrivé à Al-Nassr en janvier 2023 après la fin de son contrat avec Manchester United, Cristiano Ronaldo a rapidement pris ses marques, inscrivant de nombreux buts et attirant l’attention internationale sur le championnat saoudien. Il a été l’un des artisans majeurs du projet d’expansion du football au Moyen-Orient.

Si le quintuple Ballon d’Or n’a pas révélé la suite de son parcours, cette annonce relance les spéculations sur sa future destination. Un retour en Europe ? Une nouvelle aventure sur un autre continent ? Ou peut-être les premiers pas vers la fin de sa carrière professionnelle ?

Une chose est certaine : Cristiano Ronaldo n’a pas fini de faire parler de lui. Et comme il l’a si bien dit, l’histoire est encore en cours d’écriture.

Mardoché D’Août

La plateforme politique Zanmi Pèp, fixe écrit au BINUH

_Par Gesly Sinvilier_

Dans une correspondance adressée à la représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies en Haïti, madame Maria Isabel Salvador, la plateforme politique Zanmi Pèp exprime sa profonde inquiétude face à la situation chaotique du pays depuis l’installation du Conseil Présidentiel de Transition (CPT). Pour la plateforme c’est un échec total pour les acteurs haïtiens et pour la communauté internationale.

En effet, le CPT n’a réalisé aucune des missions pour lesquelles il était mandaté. La situation sociale s’est détériorée, des violations des droits humains et une crise humanitaire sont devenues des composantes quotidiennes pour une population, livrée toute seule, face aux gangs armés.

Face à ce constat, la Plateforme Politique ZANMI PEP recommande, entre autres, la dissolution du Conseil Présidentiel de Transition, le renvoi du gouvernement d’Alix Didier Fils Aimé et la mise en place d’un pouvoir exécutif bicéphale, capable à son avis, de restaurer l’autorité de l’Etat, assurer la sécurité des vies et des biens du peuple haïtien, et ouvrant la voie à l’organisation d’élections générales, inclusives, libres et transparentes en Haïti.

L’organisation politique sollicite l’engagement du BINUH et celui des instances régionales pour appuyer cette démarche visant à instaurer une gouvernance efficace et intégrée en Haïti.

La fédération de Russie entre Mythe et réalité

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Après plus de trois ans de guerre et plusieurs trains de sanctions, Moscou continue de susciter autant de passions que de mystères.

Dans la propagande occidentale, la Fédération de Russie apparaît comme un pays ruiné par la guerre, mis au ban des nations, et réduit à un quasi-protectorat de l’Empire du Milieu. À l’opposé, selon les médias alternatifs, la Russie est présentée comme un pays d’opportunités, qui a su se réorienter stratégiquement vers l’Asie, l’Amérique latine et l’Afrique — regroupés sous l’appellation de « Sud global » dans la terminologie occidentale.

Dans les lignes qui suivent, nous allons décortiquer ces deux paradigmes opposés pour tenter d’y voir plus clair.

Le 22 février 2022 marque le début de ce que Moscou qualifie « d’opération militaire spéciale », tandis que les pays occidentaux y voient une guerre d’agression contre l’Ukraine.

Cette guerre, loin d’être un événement spontané, puise ses racines profondes dans des événements antérieurs, notamment la Révolution orange de 2004 et le renversement du pouvoir pro-russe lors du soulèvement de Maïdan en 2014, que certains qualifient de coup d’État soutenu par l’Occident.

Aux yeux du Kremlin, cette intervention militaire avait pour but de protéger les populations russophones et russophiles vivant à l’est de l’Ukraine, des communautés issues de l’éclatement de l’Union soviétique en 1991 et qui se retrouvent depuis dispersées dans plusieurs ex-républiques soviétiques.

Par ailleurs, Moscou invoque un engagement verbal remontant à la fin de la Guerre froide : lors des négociations pour la réunification de l’Allemagne, Mikhaïl Gorbatchev aurait reçu l’assurance que l’OTAN ne s’étendrait pas vers l’Est, notamment dans les anciens pays du Pacte de Varsovie. Selon cette lecture historique, l’élargissement progressif de l’OTAN constitue une violation de cet accord tacite et une menace directe pour la sécurité nationale de la Russie.

C’est dans ce contexte que Vladimir Poutine estime avoir l’obligation de corriger ce qu’il considère comme une injustice historique majeure, en tentant de restaurer une forme de sphère d’influence russe sur son « étranger proche ».

Face à cette guerre, les pays occidentaux — au premier rang desquels les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon et l’Union européenne — ont adopté une série de sanctions économiques sans précédent à l’encontre de Moscou, dans le but affiché de faire plier la position du Kremlin.

On se souvient notamment de la déclaration du ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, affirmant : « Nous allons mener une guerre économique totale à la Russie. » Cette annonce résumait l’intensité de la riposte occidentale.

Parmi les mesures emblématiques figurent :

L’exclusion de Moscou du système de paiement interbancaire SWIFT, réduisant fortement sa capacité à effectuer des transactions financières internationales.

Le blocage du projet gazier Nord Stream II, censé renforcer l’approvisionnement énergétique de l’Europe en provenance directe de la Russie.

Le départ massif de grandes entreprises occidentales telles que L’Oréal, McDonald’s, KFC, IKEA et bien d’autres, marquant un désengagement économique et symbolique.

La confiscation des avoirs de l’État russe détenus dans les banques européennes et américaines.

Le gel des avoirs de plusieurs oligarques russes, proches du pouvoir, censés exercer une influence sur le président Poutine.

Ces sanctions visent à isoler la Russie économiquement, à tarir les ressources financières de l’État russe, et à provoquer un changement de cap stratégique à travers une pression politique et sociale interne.

Malgré l’ampleur des sanctions occidentales, la Fédération de Russie a su réorienter son économie vers de nouveaux partenaires stratégiques.
Parmi ces partenaires figurent la République populaire de Chine, l’Inde, la Turquie, les Émirats arabes unis, ainsi que plusieurs pays d’Afrique et d’Asie centrale, notamment le Kazakhstan, l’Ouzbékistan et l’Azerbaïdjan. Ces États servent non seulement de relais commerciaux, mais aussi de plateformes pour contourner une partie des sanctions économiques imposées par les États-Unis et l’Union européenne.

Grâce à cette réorientation, l’économie russe a montré une résilience notable. Au premier trimestre de l’année en cours, la Russie a affiché un taux de croissance supérieur à celui de la zone euro, avec une progression d’environ 1 %. Par ailleurs, la Fédération de Russie demeure un acteur central dans plusieurs secteurs clés à l’échelle mondiale :

Premier exportateur mondial de blé, contribuant largement à la sécurité alimentaire de nombreux pays du Sud.

Fournisseur majeur d’engrais chimiques, essentiels pour l’agriculture mondiale.

Exportateur stratégique de gaz naturel, notamment via ses relations renforcées avec la Chine et d’autres pays non alignés sur les sanctions.

L’industrie manufacturière russe représente environ 33 % du PIB, un chiffre élevé qui témoigne de la solidité de son tissu productif. Par ailleurs, selon la mesure en parité de pouvoir d’achat (PPA), la Russie se classe actuellement comme la quatrième économie mondiale, derrière la Chine, les États-Unis et l’Inde.

Le pays poursuit également ses ambitions industrielles, avec le développement d’avions comme le Sukhoï Superjet 100, symbole d’une volonté de souveraineté technologique face à l’isolement occidental.

Sur le plan intérieur, la vie quotidienne du citoyen russe moyen ne semble pas avoir été profondément bouleversée. Des programmes sociaux innovants ont été mis en œuvre pour soutenir le pouvoir d’achat, moderniser les infrastructures, et maintenir une certaine stabilité économique. Moscou, en tant que capitale, incarne aujourd’hui à la fois la puissance politique et la résilience économique de la Fédération de Russie.

Un pays dont les dirigeants prennent des décisions pragmatiques, affranchies des dogmes idéologiques, est capable de surmonter les défis économiques — même face à la pression d’un Occident devenu numériquement minoritaire sur la scène mondiale.

Wilfrid Joseph

Vers la réhabilitation du pont Dumarsais Estimé dans la Grand-Anse

JÉRÉMIE.— Les travaux de réhabilitation du pont Dumarsais Estimé et de la rénovation de l’entrée de la ville de Jérémie ont été lancés la semaine dernière. Une mission technique emmenée par le ministre des travaux publics transports et communications s’est rendue sur les lieux pour entamer les études y relatives.

Le titulaire du MTPTC, l’ingénieur Raphaël Hosty, a procédé au lancement des ouvrages en présence du Directeur départemental de la Grande-Anse et des autorités locales et des membres de la population, mobilisée pour la réalisation des travaux.

Le ministre a précisé que ce projet s’inscrit dans le Programme de Transport et de Connectivité Départementale, financé par la Banque interaméricaine de développement (BID) et mis en œuvre par l’Agence d’Exécution du MTPTC. «L’objectif est de renforcer l’intégration régionale, d’améliorer la mobilité des personnes et des marchandises, et de relancer l’économie locale, encore affectée par les conséquences du séisme d’août 2021», a soutenu Hosty.

Le ministre a souligné l’importance stratégique de cette infrastructure pour le développement économique et social de la région. «Le pont Dumarsais Estimé constitue une artère vitale pour Jérémie. Sa modernisation représente une étape essentielle vers une plus grande résilience et une meilleure connectivité du département», a-t-il déclaré.

La mission technique a également visité le chantier de reconstruction du pont sur la Rivière Voldrogue, gravement endommagé lors du séisme du 14 août 2021. Ce pont représente un ouvrage d’art pour son aspect esthétique. Il fait actuellement l’objet de travaux majeurs visant à rétablir la liaison entre plusieurs communes du département de la Grande-Anse.

Jean Mapou