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Championnat national D1 : Première finale historique pour la Juventus des Cayes, l’AS Capoise aussi au rendez-vous !

Ce mercredi a marqué un tournant décisif dans cette édition spéciale du championnat national de première division. La Juventus des Cayes et l’AS Capoise ont décroché leur billet pour la grande finale, prévue le 31 mai au parc Saint Victor, après des victoires respectives contre Don Bosco FC (2-0) et le FICA (3-1 aux tirs au but).

C’est un moment historique pour la Juventus des Cayes ! Fondée en 2006, l’équipe sudiste se qualifie pour la première fois de son histoire pour une finale de Playoffs dans l’élite du football haïtien. Face au Don Bosco FC, les Cayens ont rapidement pris les devants grâce à un but de Philipo Ronaldo (28e), avant que Jachaziel Séraphin ne scelle la victoire à l’heure de jeu. Une performance mémorable pour le club et ses supporters.

Dans l’autre demi-finale, l’AS Capoise a encore prouvé qu’elle savait gérer les grands rendez-vous. Opposé au FICA dans un match d’appui tendu pour départager le groupe Nord, le Vieux Coq capois a su garder son sang-froid. Après un nul vierge (0-0) au terme du temps réglementaire, les jaune et noir ont triomphé lors de la séance des tirs au but (3-1). Une nouvelle finale pour les coéquipiers de Dunel Blaise, bien décidés à ajouter un nouveau trophée à leur palmarès.

À noter : le champion de cette finale représentera Haïti à la Caribbean Cup, tandis que le vice-champion disputera la Caribbean Shield. Par ailleurs, dans un autre match de la journée, le Violette AC s’est imposé 2-0 face à l’América des Cayes.

Rendez-vous le 31 mai pour une finale qui s’annonce électrique !

Mardoché D’Août

LDU Quito de Ricardo Adé qualifié pour les huitièmes de finale de la Copa Libertadores

Excellente performance pour LDU Quito et son capitaine haïtien Ricardo Adé ! Le club équatorien a validé son billet pour les huitièmes de finale de la Copa Libertadores après une victoire éclatante 3-0 contre Central Cordoba, mercredi soir.

Titulaire et capitaine lors de cette rencontre décisive, Ricardo Adé a une nouvelle fois montré toute son importance au sein de l’équipe. Grâce à ce succès, LDU Quito termine en tête de son groupe avec 11 points, devançant notamment le géant brésilien Flamengo.

Une belle performance pour le club de la capitale équatorienne, qui s’affirme comme un sérieux prétendant dans la compétition sud-américaine. Prochaine étape : les huitièmes de finale, où Adé et ses coéquipiers tenteront de poursuivre leur belle aventure.

Mardoché D’Août

À Port-au-Prince, les interventions policières se poursuivent dans les fiefs des gangs

Pour contrer les actions de la coalition Viv Ansanm, récemment classée parmi les organisations terroristes internationales, la Police Nationale d’Haïti a poursuivi ses interventions dans les fiefs des gangs. La semaine dernière, les hommes de Ti Lapli ont dû se replier, victimes de frappes de drones kamikazes. Des rumeurs ont alors circulé sur des possibles blessures graves du Caïd de Gran Ravin.

Avant cela, les forces de sécurité publiques avaient mené une offensive majeure à Kenscoff, mettant en déroute l’avancée des gangs dans cette commune de la zone métropolitaine. Des citoyens sont même revenus chez eux, selon certaines informations disponibles.

Cette semaine, les zones de village de Dieu, de Torcel, Pernier ont subi des assauts répétés de la part des forces de sécurité haïtiennes. Le Chef de gang Kraze Baryè, Vitelhomme Innocent, a dû fuir son fief, blessé par une frappe de drone. Même cas de figure pour le Caïd Izo, du groupe 5 Segond, également frappé par un drone. Toutefois, si des rumeurs sur des possibles blessures graves de ces chefs de gangs circulent sur la toile, on ne peut ni confirmer ni vérifier.

Entretemps, le journal américain, The New York Times, a annoncé cette semaine, que le gouvernement haïtien a engagé la firme militaire américaine, privée, BLACKWATER pour l’aider dans la lutte contre les gangs armés.

Face à l’effondrement de la situation sécuritaire, ces avancée de la part des autorités haïtiennes pourraient apporter une nouvelle dynamique face aux actions des gangs en Haïti depuis quelques années.

Coup de projecteur sur la compagnie militaire privée Blackwater opérant en Haïti

Le gouvernement fait appel à une compagnie militaire privée pour l’aider à faire face aux gangs armés, avait fait savoir le New-York times dans un article paru en fin du mois de mars dernier. La nouvelle a été rependue dans le pays comme une traînée de poudre: plus de 150 mercenaires seraient en mission, utilisant des drones kamikazes dans le cadre de leurs opérations. Que sait-on sur cette compagnie? Quelle est son histoire? Le relief a creusé un peu le sujet. Nous allons tenter d’éclairer l’antenne de nos lecteurs.

Blackwater est donc une compagnie américaine, appartenant à Erik Prince, un ancien officier des Navy SEALs. Anciennement «Xe Services», ou encore «Academy», la Blackwater est maintenant connue sous le nom de Constellis. C’est une entreprise militaire privée américaine fondée en 1997. Mais sa renommée fut construite en 2003 pendant la guerre en Irak, devenant un acteur majeur de la sécurité privée et de la formation militaire, avec l’attribution de nombreux contrats de sécurité pour les diplomates et les infrastructures américaines.

Son fondateur, Erik Prince, ambitionnait de créer une entreprise privée spécialisée dans la protection et la formation d’agent de sécurité. Cependant, Blackwater a aussi été impliquée dans plusieurs controverses et scandales, notamment concernant le comportement de ses agents en Irak. Suite à ces controverses, Blackwater a changé de nom à plusieurs reprises (Xe Services en 2009, puis Academi en 2011) pour tenter de refaire une image plus positive.

Accusée d’utiliser des méthodes de combat trop agressives et de ne pas respecter les lois de la guerre, les scandales impliquant Blackwater ont alimenté les débats sur le rôle des sociétés militaires privées et leur influence sur les conflits armés.

Son nom a été éclaboussé par plusieurs bavures et actes de violence en Irak, notamment le massacre de 17 civils irakiens en 2007. En effet, dans la localité de Nisour Square, des agents de Blackwater ont tiré sur des civils irakiens. Ce massacre fut devenu un point d’inflexion dans la réputation de la société.

Constellis, l’actuel nom de Blackwater, continue d’opérer dans le secteur de la sécurité privée et de la formation, avec des contrats dans différents pays, dont Haïti. Ce n’est pas la première fois que le nom de Blackwater est associé à une mission de sécurité en Haïti. En 2019, en pleine opposition au président Jovenel Moïse, l’ancien sénateur Youri Latortue avait dénoncé ce qu’il qualifia alors, de présence de mercenaires controversés de Blackwater engagés, selon lui, par l’ancien président.

Alors que plusieurs médias nationaux ont déjà rapporté cet article de New-York times informant que le gouvernement haïtien a fait appel au Blackwater, la Police Nationale D’Haïti fait de gros progrès dans la lutte anti-gang. Problème d’effectifs, de matériels adéquats, de recyclage ou de formation aux techniques de combat adaptées, les autorités haïtiennes sont-elles si désespérées?

En tout cas, selon les données disponibles sur la compagnie, depuis 2006, Blackwater est une véritable armée forte de plus 23 000 soldats déployés dans 9 pays et d’environs 21 000 réservistes. Elle dispose d’une flotte aérienne et maritime ainsi que du plus grand centre militaire du monde. Elle a réalisé des équipements de surveillance et possède son propre service de renseignements.

Jean Mapou

Lionel Messi et Luis Suárez lancent ensemble le Deportivo LSM : un nouveau souffle pour le football uruguayen

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Dans une initiative audacieuse et porteuse d’espoir pour le football sud-américain, Lionel Messi et Luis Suárez ont uni leurs forces pour créer un nouveau club en Uruguay : le Deportivo LSM. Ce projet, qui promet de marquer durablement le paysage du football local, repose sur une vision partagée des deux légendes du ballon rond : développer les talents de demain et offrir une véritable plateforme de croissance au niveau national.

L’aventure du Deportivo LSM trouve ses racines en 2018, lorsque Luis Suárez, profondément attaché à ses origines, initie la création d’un club avec pour mission principale de dynamiser le football de base en Uruguay. Il souhaitait à l’époque créer un espace structuré pour détecter, former et promouvoir de jeunes joueurs issus de milieux modestes.

En 2025, le projet prend une nouvelle dimension avec l’arrivée de Lionel Messi en tant que cofondateur. Ami proche et ancien coéquipier de Suárez au FC Barcelone, Messi partage la même passion pour le développement du football et le soutien aux jeunes générations. Ensemble, ils rebaptisent le club Deportivo LSM une fusion de leurs initiales et un symbole de leur alliance.

L’objectif du Deportivo LSM ne se limite pas à former des jeunes : le club aspire également à grimper les échelons du football uruguayen. En s’appuyant sur un encadrement professionnel, une infrastructure moderne et l’expérience inestimable de ses deux fondateurs, le Deportivo LSM veut s’imposer à moyen terme comme un acteur incontournable du championnat national.

Au-delà de la performance sportive, Messi et Suárez souhaitent que leur club incarne des valeurs de solidarité, de mérite et d’engagement social. Des programmes éducatifs, des bourses sportives et des partenariats avec des écoles locales sont déjà en cours de mise en place pour maximiser l’impact du projet sur la communauté.

Le Deportivo LSM n’en est qu’à ses débuts, mais avec deux des plus grandes figures du football mondial à sa tête, l’enthousiasme est palpable. Pour l’Uruguay, ce projet représente une opportunité unique de dynamiser son vivier de talents. Pour Messi et Suárez, c’est une manière de redonner au football ce que ce sport leur a offert.

Un rêve commun, un club unique, et peut-être, les champions de demain.

Haiti/Éducation: le MENFP rassure sur l’organisation des prochains tests officiels

À un mois du début des examens officiels, le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) se veut rassurant. Lors d’une conférence de presse tenue le mardi 27 mai à l’Inspection générale de l’Éducation nationale à Musseau, les autorités ont fait le point sur les étapes déjà franchies et celles à venir dans l’organisation des épreuves pour l’année académique 2024-2025.

Le MENFP a confirmé que plus de 325 000 candidats sont attendus cette année pour les examens officiels. Parmi eux, 201 475 élèves participeront aux épreuves de la 9e année fondamentale prévues du 30 juin au 3 juillet. Quant au baccalauréat, il regroupera 121 697 candidats du 14 au 17 juillet. Les examens pour les élèves des Écoles normales d’instituteurs (3 000 candidats) et ceux des centres d’éducation familiale (400 candidats) se tiendront du 30 juin au 4 juillet.

Selon Yves Roblin, Directeur général du MENFP, le processus de préparation avance de manière structurée, malgré les nombreuses perturbations ayant marqué l’année scolaire. Il a précisé que 63 % des inscriptions pour la 9e année ont déjà été validées. Il invite les responsables d’écoles et les parents à finaliser les démarches avant le 2 juin. « Passé ce délai, aucune nouvelle inscription ne sera acceptée », a-t-il averti.

Sur le plan pédagogique, les textes d’examen pour la 9e année sont prêts, tandis que ceux du bac et des écoles normales sont encore en cours de finalisation. Une collecte des contenus réellement enseignés dans les salles de classe est en cours afin d’ajuster les évaluations aux acquis réels des élèves. Cette mesure vise à tenir compte des lacunes provoquées par les interruptions de cours.

Par ailleurs, le MENFP exige que les directeurs d’établissements scolaires transmettent les listes officielles de décisions de passage. « Aucun élève ne pourra être inscrit aux examens de la 9e AF sans avoir validé la 8e AF », a rappelé Renan Michel, responsable du Bureau national des examens (Bunexe).

Enfin, pour pallier les difficultés accumulées durant l’année, des cours de compensation seront organisés avant les examens, a annoncé Kendy Nicolas, Directeur de l’enseignement fondamental. Une décision saluée par plusieurs acteurs éducatifs, qui y voient un moyen d’équilibrer les chances pour les élèves les plus affectés.

Un référendum constitutionnel est il réalisable cet été ?

Nous avons posé la question au politologue et spécialiste de l’Organisation des États Américains Josué Sénat.

À l’OEA, le ministre de la Justice Patrick Pélissier a laissé entendre que le gouvernement haïtien projette de réaliser le référendum constitutionnel quelque part autour de l’été 2025. Un tel processus, pour qu’il soit crédible, nécessite entre autres la présence d’observateurs internationaux selon le Politologue et Spécialiste de l’OEA Josué Sénat.

Le spécialiste ajoute que, depuis les années 90, l’OEA envoie des missions d’observation électorales en Haïti pour accompagner les processus électoraux et s’assurer de leur crédibilité. Les référendums constitutionnels figurent parmi les processus électoraux que l’OEA observe à travers ses MOE.

Or, à ce jour, Haïti ne figure pas parmi les États membres de l’OEA censés organiser une quelconque opération électorale en 2025, selon la base de données de l’Organisation consultée par le spécialiste.

Dans le cas d’Haïti, pour déployer une MOE, l’OEA a besoin de trois à six mois afin de faciliter la mise en œuvre de cette opération, en raison notamment des difficultés de financement – un soutien financier des partenaires internationaux est indispensable pour permettre le déploiement des MOE.

À l’heure actuelle, les financements qu’Haïti espère recevoir sont principalement destinés à la sécurité du territoire. Les interlocuteurs du ministre à l’OEA le savent. Ils savent que l’organisation n’a reçu aucune demande officielle de mission d’observation pour un référendum. Ils savent aussi qu’il n’existe aucun signal diplomatique ou budgétaire indiquant que ce référendum aura lieu. Autrement dit, le ministre Pélissier savait qu’il mentait. Il n’y aura pas de referendum constitutionnel cet été.

Le gouvernement fait appel aux mercenaires en vue de faire face aux gangs

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Face à l’effondrement sécuritaire à Port-au-Prince, le gouvernement haïtien aurait conclu un accord confidentiel avec Erik Prince, proche de Donald Trump et fondateur de l’entreprise militaire privée Blackwater, pour traquer les gangs armés qui terrorisent la population. C’est ce que révèle une enquête publiée par The New York Times le 27 mai 2025.

Selon plusieurs sources proches du dossier, Erik Prince collaborerait depuis mars avec les autorités haïtiennes pour mettre sur pied une unité spéciale dotée de drones armés et composée notamment de vétérans haïtiano-américains. Jusqu’à 150 mercenaires pourraient être déployés cet été, accompagnés d’un important lot d’armes déjà acheminé dans le pays.

Alors que les gangs contrôlent aujourd’hui de vastes zones de la capitale haïtienne et que plus d’un million de personnes ont été déplacées, des voix s’élèvent pour critiquer le recours à des forces privées étrangères. Le Département d’État américain affirme avoir été informé de l’implication d’Eric Prince mais n’est pas en mesure de divulguer des informations sur le contrat qui demeure à ce jour confidentiel. Les États-Unis ne seraient pas non plus impliqués dans le financement des opérations.

Le ministre haïtien de l’Économie, Alfred Métellus, justifie néanmoins l’ouverture à toutes les options : « Les portes sont ouvertes. Toutes les possibilités doivent être envisagées. »

Ce n’est pas la première fois qu’Haïti s’en remet à des forces de sécurité privées. Dans un pays où l’État peine à garantir la sécurité de base, ce choix pourrait redéfinir les contours du monopole de la violence légitime et permettre aux autorités haïtiennes de reprendre le contrôle du territoire national.

La rédaction

Lamine Yamal prolonge avec le FC Barcelone jusqu’en 2031

Le FC Barcelone a officialisé la prolongation de contrat de Lamine Yamal jusqu’au 30 juin 2031, consolidant ainsi l’avenir de l’une des plus grandes promesses du football mondial au sein du club catalan.

À seulement 17 ans, Lamine Yamal a déjà marqué les esprits par ses performances exceptionnelles. Formé à La Masia, il a fait ses débuts en équipe première à 15 ans et s’est rapidement imposé comme un élément clé de l’effectif. La saison 2024-2025 a été particulièrement remarquable pour le jeune ailier, avec 18 buts et 25 passes décisives en 55 matchs toutes compétitions confondues.

Son influence ne s’est pas limitée au niveau national. Yamal a également brillé sur la scène internationale, contribuant au triomphe de l’Espagne lors de l’Euro 2024. Ces performances lui ont valu des distinctions individuelles prestigieuses, telles que le Trophée Kopa et le Golden Boy, et l’ont positionné comme un sérieux prétendant au Ballon d’Or.

La prolongation de contrat de Yamal reflète son importance croissante au sein du club. Bien que les détails financiers n’aient pas été officiellement divulgués, des sources indiquent que son salaire annuel pourrait atteindre 15 millions d’euros, avec des bonus pouvant le porter à 20 millions. Ce qui le placerait parmi les joueurs les mieux rémunérés de l’effectif.

Cette revalorisation salariale s’accompagne d’une clause de résiliation estimée à un milliard d’euros, témoignant de la volonté du FC Barcelone de dissuader toute tentative de transfert et de sécuriser l’avenir de son joyau.

Le président Joan Laporta a souligné l’importance de cette prolongation, affirmant que Yamal incarne l’avenir du club. Son rôle sur le terrain, sa maturité et son leadership en font une figure centrale du projet sportif du FC Barcelone. Des discussions sont en cours pour lui attribuer le mythique numéro 10, symbole de son statut au sein de l’équipe.

En prolongeant le contrat de Lamine Yamal jusqu’en 2031, le FC Barcelone affirme sa volonté de construire son avenir autour de talents formés au club, renforçant ainsi son identité et sa compétitivité sur la scène européenne.

Mardoché D’Août

Lutte contre les gangs en Haiti : le ministre de la defense appelle au renforcement de l’armée

Lors de la 10e édition des Mardis de la Nation, le ministre de la Défense Jean-Michel Moïse a mis en garde contre la gravité de la crise sécuritaire en Haïti et a plaidé pour une relance urgente des Forces armées d’Haïti (FAd’H). Il a exposé les faiblesses actuelles de l’appareil militaire et exhorté les partenaires régionaux et internationaux à soutenir les efforts de redressement.

Renforcement des FADH
S’exprimant depuis la Primature le mardi 27 mai 2025, le ministre a souligné que l’insécurité qui sévit en Haïti constitue un danger régional. Selon lui, la montée en puissance des groupes criminels armés dépasse les capacités actuelles des forces légales. Il appelle, en ce sens, à une réaction coordonnée au niveau continental pour éviter un effondrement complet de l’ordre public dans la zone.

Jean-Michel Moïse a aussi détaillé les principaux obstacles à la reconstruction des FAd’H. Le centre de formation militaire de Gressier reste à l’arrêt à cause de l’insécurité persistante, tandis que le chantier de la future base de Tabarre avance lentement en raison de l’indisponibilité de matériaux. Les équipements militaires, déjà insuffisants, sont largement inférieurs à ceux dont disposent les gangs.

Coopération militaire en vue
Jean-Michel Moïse a profité pour saluer certains partenariats en cours. Le Mexique a accepté de former 700 soldats haïtiens en plusieurs vagues, et la France appuie également les efforts de formation. D’autres pays se disent prêts à contribuer, mais les discussions doivent encore aboutir à des engagements fermes.

Dans le cadre d’une démarche diplomatique, le ministre rappelle qu’une délégation haïtienne comprenant le conseiller présidentiel Smith Augustin et le ministre de la Justice Patrick Pélissier a récemment rencontré les représentants de l’Organisation des États américains (OEA) à Washington. L’objectif : sensibiliser la communauté internationale à l’ampleur de la menace et obtenir une assistance concrète.

Le ministre a insisté sur l’importance de doter l’armée de moyens adaptés aux menaces actuelles. Il souhaite établir des bases dans chaque département du pays, recruter du personnel qualifié et moderniser l’arsenal militaire. Pour lui, redonner à l’armée sa capacité d’action est essentiel au rétablissement de la souveraineté nationale.