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Le Conseiller-Président Leslie Voltaire, en mission diplomatique au sommet de l’AEC

PORT-AU-PRINCE.— Le Conseiller-Président Leslie Voltaire en mission diplomatique à Carthagène, en Colombie, pour représenter Haïti au sommet de l’Association des États de la Caraïbe (AEC). Un communiqué diffusé du Bureau de communication de la Présidence a annoncé son voyage.

Le CP Voltaire est accompagné du ministre des Affaires étrangères, Jean-Victor Harvel Jean-Baptiste. C’est une opportunité stratégique pour faire entendre la voix d’Haïti sur des enjeux cruciaux, à un moment où le renforcement des relations interétatiques et la recherche d’une solidarité tangible face à la grave crise multidimensionnelle qui secoue Haïti s’avèrent impératifs, a indiqué le communiqué.

La mission de Leslie Voltaire a pour objectif d’intensifier la coopération internationale, notamment concernant la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMSS). M. Voltaire sollicitera le soutien des pays voisins pour forger une réponse concertée et efficace à la crise secrétaire.

À l’issue de son séjour en Colombie, poursuit le bureau de Communication, Leslie Voltaire doit se diriger vers San Salvador, samedi 31 mai. Son but: consolider l’engagement du Salvador au sein de la MMSS. À noter qu’un contingent de huit militaires salvadoriens est déjà présent en Haïti depuis le 3 janvier 2025, déployés pour appuyer en appui aux opérations de la PNH dans les zones les plus affectées par la violence.

Le retour de Voltaire est prévu pour le mardi 3 juin, rapportant avec lui d’éventuels résultats potentiels de sa mission diplomatique. La participation de Leslie Voltaire à ce sommet de l’AEC se positionne comme une aubaine pour Haïti, alors que cet événement célèbre le 30e anniversaire de la Convention de Carthagène, acte fondateur essentiel de cette institution régionale.

Jean Mapou

Le nouveau secrétaire général de l’OEA, Albert Ramdin déjà préoccupé par la situation d’Haïti

WASHINGTON.— Dans son discours inaugural devant le Conseil permanent de l’OEA, Albert Ramdin, premier secrétaire général d’origine caribéenne, a souligné l’urgence d’agir face à l’effritement de la démocratie, de l’État de droit, et des droits de l’homme en Haïti.

«Nulle part sur le continent la démocratie, l’État de droit, la sécurité, les droits de l’homme et le développement ne sont plus menacés qu’en Haïti», a-t-il déclaré, peignant ainsi un tableau funeste sur la situation actuelle. Ces propos interviennent dans un contexte de crise humanitaire alarmante, alors Albert Ramdin a affirmé que la situation en Haïti est une priorité absolue de son mandat.

L’alarme tirée par Ramdin se situe dans le cadre d’un engagement profond à rétablir la stabilité et à renforcer les efforts internationaux en collaboration avec la CARICOM et les Nations Unies. Pour y parvenir, le nouveau secrétaire général a annoncé son intention de relancer le Groupe des amis d’Haïti, une plateforme essentielle pour coordonner le soutien international envers le pays. Ramdin insiste sur la nécessité d’une collaboration étroite et efficace, en promulguant des actions concrètes qui répondent aux besoins pressants.

Une autre préoccupation évoquée par Ramdin concerne l’échéance du mandat du Conseil présidentiel de transition, prévue pour février 2026. «Nous n’avons pas beaucoup de temps», a-t-il prévenu, soulignant la nécessité d’accélérer pour éviter une détérioration supplémentaire de la situation.

Ramdin, en succédant à Luis Almagro, augure une probable détermination à faire de son mandat une période de résultats tangibles, s’efforçant d’accélérer le soutien et l’aide aux nations frappées par des défis multiples, particulièrement Haïti.

Jean Mapou

Sécurité : Le Premier ministre Fils-Aimé visite la base des FAd’H à Clercine

Visite du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé ce vendredi 30 mai 2025 à la base militaire de Clercine. Selon un communiqué officiel, cette démarche vise à renforcer les capacités des Forces Armées d’Haïti (FAd’H) dans le cadre d’un programme de modernisation et de structuration de l’institution militaire.

Accueilli par les responsables du camp d’entraînement, le chef du gouvernement a salué les progrès réalisés dans la professionnalisation des FAd’H. Il a souligné, toujours selon le communiqué, l’importance de doter le pays d’une force armée républicaine, capable de soutenir les autorités civiles et de répondre efficacement aux menaces pesant sur la stabilité nationale. « Renforcer les capacités des Forces Armées, c’est garantir à la nation une force républicaine solide, au service de la paix et de la souveraineté », a-t-il affirmé.

Dans le cadre de la coopération militaire internationale, 150 recrues sélectionnées parmi les meilleures seront envoyées au Mexique pour suivre une formation spécialisée. Le communiqué précise également que 250 nouvelles recrues intégreront dans les prochains jours la base de Clercine, aménagée à cet effet.

Cette initiative, poursuit le communiqué, s’inscrit dans une vision stratégique plus large du gouvernement, qui inclut aussi les préparatifs du référendum constitutionnel et des élections générales en collaboration avec le Conseil Électoral Provisoire (CEP). Le renforcement des FAd’H et le retour à l’ordre constitutionnel sont, selon le Premier ministre, deux chantiers indissociables pour reconstruire l’État haïtien.

En s’engageant sur ces deux fronts — la sécurité et la gouvernance démocratique —, le gouvernement, selon ses propres termes, réaffirme sa volonté de poser les bases d’un avenir stable, souverain et porteur d’espoir pour la nation haïtienne.

Wideberlin Sénexant

L’ avant projet de la constitution affaibli deux pouvoirs et fait du président un tout puissant, selon des critiques

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Par Gedeon Delva

Le comité de pilotage de la Conférence nationale, a remis le mercredi 21 mai dernier au Conseil Présidentiel de Transition et au Gouvernement l’avant-projet de la nouvelle Constitution de la République. Selon sa teneur, ce document entend refonder les institutions haïtiennes à partir d’un État plus stable et plus efficace. Cependant pour plusieurs critiques, le document présenté aux autorités de l’exécutif ne résout aucun problème, au contraire il contient des
incohérences.

Un retour en arrière
Ancien conseiller du président Jovenel Moïse, Guichard Doré qui soutenait toujours la démarche critique vivement cet avant projet de constitution. Pour lui, il n’y a aucune évolution, c’est plutôt la régression. Il ne prend pas en compte les réflexions déjà produites à ce sujet.

« J’ai lu l’avant projet de constitution présenté par le comité de pilotage au conseil de transition. Mon premier constat est qu’il n’y a aucune évolution. C’est la régression», a déclaré M Doré tout en indiquant que ce projet ne charie pas les vraies revendications populaires et ne correspond pas à la réalité.

Pour étayer ses dires, il évoque les articles relatifs à l’élargissement du rôle du président de la République qui, désormais, aura à choisir ses ministres. Donc il est devenu également le chef du gouvernement. Cependant on maintient le poste de premier ministre. Guichard Doré estime qu’on devrait le supprimer.

Le Président de la République est le Chef de l’État. Il est également le Chef du Gouvernement » (article 143). Il « nomme les ministres et met fin à leurs fonctions » (article 144), tandis que « le Premier ministre […] l’assiste dans la coordination de l’action gouvernementale » (article 145). En cas d’empêchement temporaire, « le Conseil des ministres sous la présidence du Premier ministre […] exerce le pouvoir exécutif tant que dure l’empêchement » (article 159). En cas de vacance, « le Premier ministre le remplace et finit le mandat présidentiel » (article 161).

De la magistrature
D’autres anomalies soulignées par M Doré c’est la question de la nationalité qui est galvaudée, l’exlusion de la diaspora et une dictature frangrante constatée dans la magistrature. Il parle de nomination des juges au lieu de les élire comme le recommande le document soumis au CPT et au gouvernement.

Il suggère qu’on supprime le conseil supérieur du pouvoir judiciaire pour le remplacer par le « conseil supérieur de la magistrature».

De son coté, le professeur de droit, Fatilnor Douyon croit que c’est un excellent travail intellectuel réalisé par le comité de pilotage. Toutefois, il estime que cet avant projet de constitution déséquilibre les pouvoirs de l’Etat. Comme M Doré, Me Douyon souligne que le document consolide le pouvoir exécutif, le rend plus fort en supprimant le pouvoir de contrôle du parlement. «Selon le document, seul par devant la haute cour de justice qu’on peut intenter des actions contre le président de la président de la République.

Le professeur de droit constitutionnel appelle plutôt à un État equilibré. « Le rapport du président, au regard de l’avant projet, avec le pouvoir judiciaire n’est pas equilibré», a souligné M Douyon.

En ce qui concerne les collectivités territoriales et les divisions administratives, l’homme de loi estime qu’il y a des avancées dans certains cas. Selon lui, la constitution devrait donner la prérogative aux départements de rédiger leur propre budget en fonction de leurs besoins au lieu du pouvoir central. «Tant qu’on arrive pas à ce point le centralisme devient plus fort». a-t-il déclaré.

L’article 81 dispose que « chaque département est administré par un gouverneur élu au suffrage universel pour une durée de cinq (5) ans. Il est indéfiniment rééligible. » Les chefs-lieux de commune et les sections communales deviennent désormais, en vertu de l’article 65-1, des communes à part entière.

L’article 96-1 fixe désormais à deux (2) le nombre de sénateurs par département, contre trois auparavant. Le renouvellement du Sénat est intégral tous les cinq (5) ans (article 97-3), tout comme pour la Chambre des députés (article 94-3).

Du cycle des élections
Le texte révise les conditions d’éligibilité à plusieurs postes. Selon l’article 141, « pour être élu Président de la République d’Haïti, il faut […] être âgé de trente (30) ans accomplis au jour des élections. » Par ailleurs, « pour être Maire de la commune, il faut : […] être âgé de vingt-et-un (21) ans accomplis » (article 68-1), et « pour être élu à la Chambre des députés, il faut : […] être âgé de vingt-et-un (21) ans accomplis » (article 93). Quant au Sénat, l’article 98 précise : « être âgé de vingt-cinq (25) ans accomplis ».

Mais la soumission de cet avant-projet aux autorités au niveau de l’exécutif ne constitue encore que la boucle est bouclée. Il faudra une vaste campagne de sensibilisation et d’appropriation populaire, afin que les citoyennes et citoyens comprennent les contours, les enjeux et les innovations de ce texte.
Dans un pays où les incertitudes politiques forment un terreau instable, rien ne garantit que cette initiative constitutionnelle ne se transforme pas en un coup d’épée dans l’eau.

Haïti lance officiellement la saison cyclonique 2025

“Dans un contexte de fortes menaces d’insécurité, l’État haïtien a lancé ce 30 mai la saison cyclonique 2025. Les autorités appellent à une mobilisation nationale face à une quinzaine de tempêtes annoncées, dont plusieurs ouragans majeurs.*

Clercine, 30 mai 2025 – Le gouvernement haïtien, à travers la Direction générale de la Protection civile (DGPC), a lancé officiellement la saison cyclonique 2025 lors d’une cérémonie au Centre d’opérations d’urgence national. Prévisions en main, les responsables annoncent une saison particulièrement active : 15 tempêtes, 7 ouragans, dont 3 majeurs.

Le président du Conseil présidentiel de transition, des ministres, des élus locaux et des partenaires internationaux ont assisté à l’événement, marqué par un appel clair à la vigilance et à la préparation communautaire.

« Pwoteje lavi, fanmi ak kominote nou. An aji kounye a », tel est le thème retenu. Les autorités ont souligné l’importance d’une mobilisation rapide, d’une bonne circulation de l’information, et de l’implication de tous, notamment des jeunes.

Alors que la saison s’ouvre officiellement le 1er juin et se refermera le 30 novembre, la DGPC invite la population à anticiper : identifier les abris, préparer un sac d’urgence, suivre les bulletins météo. Dans un pays fragilisé par l’insécurité et le dérèglement climatique, chaque geste de prévention compte.

Cependant, une grande question surgit : que feront les gens déplacés situés dans des abris? Quel plan ? L’improvisation et l’amateurisme restent jusqu’à date les méthodes des autorités reflétant l’absence d’un État qui s’enfonce dans l’abîme.

Wideberlin Sénexant

L’institut du bien-être social rencontre des journalistes

A l’occasion de la journée nationale de l’enfant, l’institut du bien-être social et de recherche, avec le support de l’UNICEF, organise un rencontre d’échange avec des étudiants et des journalistes autour du thème: La sécurité de l’enfant: Action sociale solidaire pour la refondation d’Haïti.

La problématique de l’enroulement des enfants dans les gangs armés, la situation des enfants dans les camps de déplacés internes, la réunification familiale des enfants déportés de la République Dominicaine, ont été abordées lors de ces échanges.

La directrice générale de lIBESR, Arielle Jeanty Villedrouin dit s’engager, en dépit des limites budgétaires de l’institution, à poursuivre le plaidoyer en faveur de la protection de l’enfant, en vie de bâtir une génération sentinelle pour l’avenir.

Jean Mapou

Haïti : La FJKL interpelle le pouvoir sur le recours aux mercenaires de Blackwater

Face à l’insécurité grandissante, le gouvernement haïtien aurait engagé les services d’une firme de sécurité américaine dirigée par le fondateur de Blackwater. La Fondasyon Je Klere (FJKL) exige des clarifications sur les conditions de cette intervention et rappelle l’importance du respect des droits humains.

La Fondasyon Je Klere (FJKL), organisation haïtienne de défense des droits humains, a exprimé ses préoccupations dans un communiqué publié le 29 mai 2025 concernant l’implication du groupe Blackwater dans la lutte contre les gangs armés en Haïti. L’organisation appelle le gouvernement intérimaire à faire la lumière sur les termes de ce partenariat controversé.

Selon des informations relayées par la presse, les autorités haïtiennes auraient sollicité les services d’un ancien dirigeant de la firme américaine de sécurité privée Blackwater. Connue pour ses interventions militaires dans des zones de conflit comme l’Irak, cette société est souvent critiquée pour son opacité et ses méthodes musclées.

La FJKL reconnaît que l’ampleur de la violence orchestrée par les gangs armés – marquée par des crimes de masse, des viols, des enlèvements, des incendies criminels et des déplacements forcés – peut justifier des mesures exceptionnelles. Toutefois, elle exige que le gouvernement communique clairement sur la durée, le coût du contrat et surtout les règles d’engagement de ces mercenaires. L’objectif est de garantir le respect des droits humains et de permettre un suivi rigoureux par les organisations de la société civile.

L’organisation met également en garde contre une privatisation prolongée de la sécurité publique et insiste pour que cette démarche s’accompagne d’un renforcement durable des institutions nationales.

Elle rappelle ainsi ses recommandations en matière de sécurité : recrutement massif et formation des Forces Armées d’Haïti (FAD’H), formation spécialisée et vetting au sein de la Police Nationale (PNH), création d’un service de renseignement efficace, dotation en équipements adéquats et amélioration des conditions de vie des agents de sécurité.

Il faut dire que selon l’article récent de New York Times , le Blackwater serait en Haïti depuis mars 2025 et d’importants contingents doivent arriver cet été. Toutefois, les passés de cette firme de sécurité soulèvent quand même des inquiétudes.

Wideberlin Sénexant

L’ancien DG de la PNH Frantz Elbé repêché pour représenter Haïti à la Junte Interaméricaine de Défense

WASHINGTON.— L’ancien directeur général de la Police nationale d’Haïti vient d’ouvrir un nouveau chapitre dans sa carrière, après son installation officielle comme représentant d’Haïti auprès de la Junte Interaméricaine de Défense. La JID est un organe consultatif rattaché à l’Organisation des États Américains (OEA).

La position de l’ancien DG de la PNH lui confère, au nom de son pays, Haïti, une mission diplomatique d’envergure au sein de l’organisation hémisphérique. Dans sa première allocution devant le Conseil des Délégués, Elbé a mis l’emphase sur son engagement en faveur d’un espace régional plus sûr et plus solidaire. «C’est un honneur d’intégrer une structure qui incarne la coopération militaire interaméricaine au service de la paix», a-t-il laché, soulignant que sa désignation intervient à un moment où la sécurité régionale est plus que jamais sous pression.

L’expérience opérationnelle de Frantz Elbé à la tête de la PNH, sa connaissance du terrain et sa formation au Collège Interaméricain de Défense, fait de lui un des meilleurs profils. Il devrait pouvoir défendre les intérêts sécuritaires d’Haïti tout en s’intégrant aux dynamiques multilatérales.

«La JID n’est pas un simple organe technique, c’est un espace de dialogue stratégique et de coordination dans la prévention des conflits», a-t-il rappelé, insistant sur l’importance de renforcer les partenariats régionaux face aux menaces croissantes, en particulier celles touchant la Caraïbe.

En mission à Washington, au sein de la JID, Elbé devra faire entendre la voix d’un pays à bout de souffle dans sa quête de solutions effaces et durables, dans un environnement diplomatique de plus en plus polarisé.
Le prédécesseur de Frantz Elbé à la Junte Interaméricaine de Défense, Pierre Michel Bonnet, est maintenant en poste à l’ambassade d’Haïti au Mexique.

Jean Mapou

Idées et Projets : le Collège Excelsior exerce ses élèves à une utilisation pratique de leur formation

Par Gesly Sinvilier

Cette année, ce samedi 31 mai, célèbre la 10e édition, depuis que le Collège Excelsior organise régulièrement une journée d’exposition dans ses locaux situés à la rue Richard Jules, Delmas 75.

L’événement, placé sous le thème: « Comprendre hier, agir aujourd’hui, construire demain », ambitionne de valoriser une éducation active et citoyenne.

Depuis plusieurs mois, les élèves – de la maternelle à la terminale – sont mobilisés autour de projets concrets dans des domaines très variés, tels que l’éducation, l’énergie, les arts et la culture, la santé, l’environnement ou encore la paix. L’exposition vise à présenter le fruit de ces réflexions et initiatives, dans une approche interdisciplinaire et citoyenne.

Contactée par notre rédaction, Karine Sanon, directrice des services pédagogiques du Collège, souligne l’importance de cette démarche. Enseignante chevronnée, titulaire d’un baccalauréat en enseignement du français, d’une maîtrise en éducation de l’Université de Montréal, et d’une autre maîtrise en développement international de l’Université Laval, elle pilote cette initiative avec rigueur et passion.

« L’objectif est de pousser chaque élève, selon son âge, à réfléchir à des enjeux concrets et à se positionner comme acteur de changement », affirme-t-elle. « Nous voulons qu’ils prennent conscience de leur rôle au sein de la société et qu’ils développent un regard critique et constructif sur leur environnement. »

Une éducation tournée vers l’action L’exposition « Idées et Projets », qui célèbre cette année sa 10e édition, entend promouvoir un enseignement de qualité ancré dans la réalité. Elle met en avant les savoirs théoriques tout en insistant sur leur application pratique à travers des expériences, des démonstrations scientifiques, des productions artistiques et des actions communautaires.

Parents, amis, professionnels de l’éducation et membres de la communauté sont invités à découvrir cette exposition, qui illustre une philosophie éducative centrée sur l’autonomie, la créativité et l’engagement.

Meurtre de Jovenel Moïse: procès de cinq hommes accusés reporté jusqu’en 2026

Près de quatre ans après l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse, un juge fédéral à Miami a une nouvelle fois repoussé le procès de cinq hommes accusés d’avoir participé au complot. La juge invoque un volume massif de preuves non encore transmis à la défense, tandis que la situation sécuritaire en Haïti complique l’enquête.

Le procès à Miami de cinq hommes accusés d’avoir comploté l’assassinat du président d’Haïti a de nouveau été reporté, cette fois à mars 2026, près de quatre ans après la fusillade mortelle de Jovenel Moïse dans sa maison de banlieue à l’extérieur de Port-au-Prince.

La juge de district américaine, Jacqueline Becerra, a déclaré lors d’une récente audience qu’elle n’était pas satisfaite du report du procès fédéral, qui était initialement prévu pour mars, puis reporté à septembre de cette année. Becerra a déclaré qu’elle n’avait d’autre choix que de repousser à nouveau le procès en raison du volume massif de preuves, dont plus de 2,5 millions de SMS, courriels et autres documents, que les procureurs fédéraux continuent de remettre aux avocats de la défense — une question fondamentale de communication de pièces qui est devenue un point sensible pour la juge.

« Je ne prends en aucun cas à la légère le fait que cette affaire ait été retardée », a déclaré Becerra aux cinq accusés, qui ont été arrêtés et placés en détention fédérale dans les mois qui ont suivi l’assassinat de Moïse le 7 juillet 2021. « Ce n’est pas un retard dont je suis du tout satisfaite. »

À l’approche du procès de Miami s’ajoute une situation particulièrement délicate : des gangs armés terrorisent Haïti, un pays en chute libre sans dirigeant politique légitime, ce qui rend dangereux pour les avocats de la défense à Miami de se rendre sur place et d’interroger d’anciens soldats colombiens emprisonnés à Port-au-Prince pour des accusations haïtiennes d’avoir aidé à l’assassinat du président.

En conséquence, la juge Becerra a accédé à la demande de la défense de recueillir les dépositions vidéo de cinq des Colombiens, qui représentent environ un tiers des anciens commandos emprisonnés.

« Bien que les difficultés liées au déplacement en Haïti pour ces dépositions ne doivent pas être sous-estimées, rien ne semble justifier que ces dépositions ne puissent pas avoir lieu par vidéoconférence », a déclaré le juge Becerra après l’audience du 19 mai sur la date du procès et d’autres points.

Malgré l’approbation par le juge de ces dépositions cruciales, il existe un témoin haïtien potentiel que les avocats de la défense à Miami ne pourront pas interroger : l’ancienne juge de la Cour supérieure haïtienne Windelle Coq Thélot, décédée en janvier. Les autorités haïtiennes considéraient Thélot comme un suspect clé dans l’enquête sur l’assassinat de Moïse. Mais elle a laissé planer le doute sur son rôle présumé dans le complot d’assassinat et sur la question de savoir si elle avait effectivement promis l’immunité aux accusés de Miami accusés de l’avoir orchestré.

Wideberlin Sénexant
Avec Miami Herald