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Haïti, prévision cyclonique intense pour 2025, une véritable épreuve pour les PDI

PORT-AU-PRINCE.— Selon les prévisions des scientifiques, la saison cyclonique doit être très active pour l’année 2025. Sur environ vingt cinq tempêtes identifiées sont susceptibles de se transformer en ouragans de catégorie majeure. Pour une dizaine d’entre elles le niveau de vigilance rouge pourrait être établi.

Une sévère épreuve attend les populations vivant dans les camps des déplacés internes durant les averses éventuelles. A Port-au-Prince, plusieurs milliers de PDI ont déjà fait la dure expérience de soirées pluvieuses. Alize Nazaire qui vit avec un handicap dans camp OPC à Bourdon, craint déjà le pire. «Je suis seule, ici, sous un morceau de bâche. Et quand vient la pluie ce sera chacun pour soi… alors dans ma situation c’est le calvaire», a-t-elle dit.

Tout comme la plupart d’autres PDI, Nazaire ne menait pas une vie de luxe, mais elle vivait avec un peu de dignité. Elle fait partie des dizaines de milliers de gens qui ont abandonné leur foyer, fuyant la cruauté des gangs.

Le pays est devenu un espace fragilisé en raison de l’escalade de violences des bandes criminelles, qui remet en cause l’autorité même de l’Etat. Une saison cyclonique très active que la normale aggravera sans doute la situation d’une population déjà sous le poids d’une crise humanitaire provoquée en grande partie par l’insécurité.

Haïti toujours dans l’œil des cyclone et des catastrophes humaines
Située dans la trajectoire dss cycloniques, avec des conditions alarmantes d’activités sismiques, faire face aux désastres ne devrait avoir rien d’étonnant pour les haïtiens, mais le problème c’est l’absence de plan de prévention et d’intervention qui est inquiétante, a déclaré Amos Louis, porte-parole de KOZEMAS.

«Les structures d’intervention publiques sont partiellement effondrées, l’Etat s’effondre de lui-même, les voies d’accès pour apporter de l’aide aux victimes sont contrôlées par les gangs rançonnant les passants dans les postes de péage. Il est quasiment impossible de faire des préparatifs en raison de l’emprise des bandes armées sous ces zones, a-t-il dit regrettant que les Haïtiens devraient craindre le pire cette année.

Selon un communiqué de la primature en fin du mois d’avril, le Premier ministre, voulant donner l’impression d’anticiper, avait annoncé que son gouvernement mettra tout en œuvre pour que chaque Haïtien soit protégé face aux aléas climatiques à venir.

Cependant dans les conditions actuelles, les marges de manœuvre de l’État demeurent limiter lui permettant seulement d’intervenir en dernier ressort lorsque des ONG et des citoyens auront déjà fait la plus grosse part du travail.

Jean Mapou

Interdiction d’entrée aux États-Unis des ressortissants haïtiens : Le Parti EDE écrit le département d’État américain

Le parti politique haïtien Les Engagés pour le Développement (EDE) proteste vivement contre la décision américaine d’interdire l’entrée sur son territoire aux ressortissants haïtiens dès le 9 juin 2025. Dans une lettre du 5 juin 2025 adressée au secrétaire d’État Marco Rubio, le parti dénonce une mesure qu’il juge injuste et porteuse de graves conséquences pour Haïti, appelant aussi à une révision ou un assouplissement de cette mesure.

Port-au-Prince– Le Parti Les Engagés pour le Développement (EDE), dirigé par Claude Joseph, président du Conseil stratégique, et Claude Édouard, secrétaire général, a adressé le 5 juin 2025 une lettre officielle au secrétaire d’État américain Marco Rubio. Cette correspondance appelle à la révision de la mesure interdisant l’entrée aux États-Unis aux ressortissants haïtiens, effective à partir du 9 juin 2025.

Dans cette lettre, EDE commence par saluer la décision des États-Unis d’inscrire les groupes armés Viv Ansanm et Gran Grif sur la liste des organisations terroristes, reconnaissant l’importance de cette coopération dans la lutte contre la criminalité en Haïti.

Cependant, le parti dénonce fermement la décision parallèle d’interdire l’entrée aux ressortissants de douze pays, dont Haïti. Cette nouvelle instruction de l’administration Trump qui est censée prise nom de la préservation de la sécurité intérieure des États-Unis se voient à éloigner hors des frontières des États-Unis des ressortissants de pays où des bonnes mesures de filtrage pour leurs citoyens ne sont pas prises avant leur rentrée aux États-Unis.

Si EDE comprend la volonté des États-Unis de protéger leurs intérêts nationaux, il souligne que cette mesure risque d’aggraver les difficultés déjà subies par Haïti, notamment l’isolement et le manque de soutien international.

Le parti rappelle que la crise migratoire actuelle est enracinée dans des déséquilibres mondiaux et des injustices économiques persistantes. Il met en avant la contribution positive des Haïtiens aux États-Unis, qui travaillent dans des secteurs essentiels tels que la santé, les services, la construction et l’agriculture. Par ailleurs, les transferts financiers de la diaspora constituent une part importante du produit intérieur brut haïtien.

EDE invite également à considérer la dimension historique et humaine des relations entre les deux pays, rappelant le rôle d’Haïti dans la défaite des troupes françaises à Saint-Domingue et la cession de la Louisiane en 1803, événement qui a doublé la superficie des États-Unis.

Face à cette situation, le parti plaide pour la construction de ponts plutôt que de murs. Il appelle à renforcer la coopération bilatérale et à réfléchir aux réparations historiques dues à Haïti, afin que les Haïtiens puissent vivre dignement dans leur pays sans être contraints à l’exil.

EDE formule le vœu que cette mesure migratoire soit révisée ou assouplie, afin de protéger les citoyens respectueux des lois, les familles séparées, les étudiants et les professionnels.

Toutefois, il faut rappeler que le ministère des Affaires étrangères d’Haïti a réagi en demandant un dialogue. Par contre, le Tchad qui se trouve dans la liste noire réagit avec fracas en cessant toute délivrance de visas aux citoyens américains comme représailles.

SW

Tchad: Une réponse diplomatique ferme face au listing de Donald Trump, un exemple pour Haïti

N’DJAMENA.— Le président Tchadien a décidé d’annuler toutes les demandes de visas des ressortissants américains desirant d’entrer dans son pays. Une réponse ferme à la décision de Donald Trump d’inscrire le Tchad sur une liste noire de douze pays dont la rentrée aux États-Unis est restreinte.

Dans cette situation délicate, Mahamat Idriss Déby tente, de la manière forte, à affirmer la dignité et la souveraineté nationale face aux pressions exercées par la maison blanche.

«Nous n’avons pas de milliards à offrir, pas d’avions à céder, ni d’investissement occulte; mais nous avons notre dignité», a déclaré Déby, s’interrogeant sur les rapports du département d’État avec des leaders du Moyen-Orient.

La réaction du Tchad illustre la tension cachée derrière la relation entre les pays occidentaux et ceux de l’Afrique souvent marginalisés.

Parallèlement, en Haïti, aussi victime de ce listing controversé, seul l’ancien ministre des affaires étrangères, Edmond Bocchit, a osé lever le petit doigt, proposant des pistes de sortie.

Les dirigeants haïtiens réagiront probablement comme toujours en dépensant des sommes exorbitantes dans des actions en lobbying, pour garantir leur seul accès sur les terres de l’oncle Sam, au dépens d’un pays, dont l’image continue de se dégrader à l’échelle internationale.

Alors que les autorités haïtiennes font encore le mutisme, leur silence met, une fois de plus en lumière, la faiblesse d’une diplomatie à genoux, le contraste de la position tchadienne s’avère un exemple de patriotisme et de dignité à suivre.

Jean Mapou

La PNPDH critique l’inefficacité des opérations menées avec l’aide de drones par la task force

Depuis plusieurs mois le gouvernement haïtien utilise des drônes kamikazes pour attaquer les bandes criminelles qui ne cessent de semer la terreur dans le pays. Des opérations sont menées à Kenskoff, Gran Ravin, au bas de Delmas ect sans pour autant de résultats palpables et concret car aucun chef de gang n’est touché mortellement ou blessé gravement alors que certains parlent de nombreuses victimes dans le camp des bandits.

Dans une interview accordée à notre rédaction, le directeur exécutif de la plateforme nationale pour le progrès des droits humains( PNDPH) critique vivement le mode d’utilisation des drônes par le pouvoir en place, en particulier la Primature.

Selon Jackson Pierre Noël, les autorités gouvernementales ne font que de la politique avec les drônes. « Si le pouvoir utilisait les drones efficacement on aurait déjà des routes débloquées, des familles déplacées regagneraient déjà leurs maisons respectives, des chefs de gangs tués car leur domicile et déplacements sont connus.», a déclaré M Pierre Noël qui croit fermement que l’Etat haïtien jusque là n’a aucune volonté pour déraciner les gangs.

Il estime que les drônes kamikazes peuvent vraiment aider dans la bataille contre le banditisme en Haïti, «mais leur mode d’utilisation doit être repensée » et tout remettre à la police nationale d’Haïti.

Par ailleurs, M Pierre Noël encourage les organisations de droits humains à intensifier leurs enquêtes sur le terrain pour obtenir les vrais bilans car depuis il y a aucune communication officielle là-dessus la question.

Gedeon Delva

Pour l’histoire, Le Relief Inter publie le décret exécutif interdisant à douze pays dont Haïti d’entrer sur le territoire américain

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PAR LE PRÉSIDENT DES ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE

PROCLAMATION

Lors de mon premier mandat, j’ai restreint l’entrée des ressortissants étrangers aux États-Unis, ce qui a permis d’empêcher les menaces à la sécurité nationale d’atteindre nos frontières, mesure confirmée par la Cour suprême. Dans le décret 14161 du 20 janvier 2025 (Protection des États-Unis contre les terroristes étrangers et autres menaces à la sécurité nationale et à la sûreté publique), j’ai déclaré que la politique des États-Unis est de protéger leurs citoyens contre les étrangers qui ont l’intention de commettre des attentats terroristes, de menacer notre sécurité nationale, d’adopter une idéologie haineuse ou d’exploiter de toute autre manière les lois sur l’immigration à des fins malveillantes.

J’ai également déclaré que les États-Unis doivent être vigilants lors de la délivrance des visas afin de s’assurer que les étrangers dont l’admission est approuvée aux États-Unis n’ont pas l’intention de nuire aux Américains ou à nos intérêts nationaux. Plus important encore, les États-Unis doivent identifier ces étrangers avant leur admission ou leur entrée aux États-Unis. Les États-Unis doivent veiller à ce que les étrangers admis et les étrangers déjà présents sur leur territoire n’affichent pas d’attitudes hostiles envers leurs citoyens, leur culture, leur gouvernement, leurs institutions ou leurs principes fondateurs, et ne prônent pas, n’aident ni ne soutiennent des terroristes étrangers désignés ou d’autres menaces pour notre sécurité nationale.

J’ai demandé au Secrétaire d’État, en coordination avec le Procureur général, le Secrétaire à la Sécurité intérieure et le Directeur du renseignement national, d’identifier les pays dans le monde pour lesquels les informations relatives aux contrôles et aux vérifications sont si insuffisantes qu’elles justifient une suspension totale ou partielle de l’admission de leurs ressortissants, conformément à l’article 212(f) de la Loi sur l’immigration et la nationalité (INA), 8 U.S.C. 1182(f). À l’issue de ce processus, le Secrétaire d’État a constaté que plusieurs pays présentaient encore des lacunes en matière de contrôle et de vérification. Nombre de ces pays ont également profité des États-Unis pour exploiter notre système de visas et leur incapacité historique à réadmettre leurs ressortissants expulsés.

En tant que Président, je dois agir pour protéger la sécurité nationale et l’intérêt national des États-Unis et de leur population. Je reste déterminé à collaborer avec les pays disposés à coopérer afin d’améliorer les procédures de partage d’informations et de gestion des identités, et de faire face aux risques liés au terrorisme et à la sécurité publique. Les ressortissants de certains pays présentent également un risque important de dépassement de la durée de validité de leur visa aux États-Unis, ce qui alourdit la charge de travail des services d’immigration et de maintien de l’ordre, et aggrave souvent d’autres risques liés à la sécurité nationale et à la sécurité publique.

Certains des pays présentant des lacunes sont confrontés à des défis importants en matière de réforme. D’autres ont apporté des améliorations importantes à leurs protocoles et procédures, et je les félicite pour ces efforts. Cependant, en attendant que les pays présentant des lacunes identifiées les corrigent, les membres de mon Cabinet ont recommandé certaines restrictions et limitations conditionnelles. J’ai examiné et largement accepté ces recommandations et impose les limitations énoncées ci-dessous à l’entrée aux États-Unis des catégories de ressortissants étrangers identifiées aux articles 2 et 3 de la présente proclamation.

PAR CONSÉQUENT, moi, DONALD J. TRUMP, Président des États-Unis d’Amérique, en vertu des pouvoirs qui me sont conférés par la Constitution et les lois des États-Unis d’Amérique, notamment les articles 212(f) et 215(a) de l’INA, 8 U.S.C. 1182(f) et 1185(a) et l’article 301 du titre 3 du Code des États-Unis, déclare par la présente qu’en l’absence des mesures énoncées dans la présente proclamation, l’entrée aux États-Unis, en tant qu’immigrants et non-immigrants, des personnes décrites aux articles 2 et 3 de la présente proclamation serait préjudiciable aux intérêts des États-Unis, et que leur entrée devrait être soumise à certaines restrictions, limitations et exceptions. Je proclame donc par la présente ce qui suit :

Article 1. Politique et objectif. (a) La politique des États-Unis est de protéger leurs citoyens contre les attaques terroristes et autres menaces à la sécurité nationale ou à la sûreté publique. Les protocoles et procédures de filtrage et de vérification associés aux décisions de visa et aux autres processus d’immigration jouent un rôle essentiel dans la mise en œuvre de cette politique. Ces protocoles améliorent notre capacité à détecter les ressortissants étrangers susceptibles de commettre, d’aider ou de soutenir des actes de terrorisme, ou de constituer une menace pour la sécurité, et ils contribuent à nos efforts pour empêcher ces personnes d’entrer aux États-Unis.

(b) Les protocoles et pratiques de partage d’informations et de gestion de l’identité des gouvernements étrangers sont importants pour l’efficacité des protocoles et procédures de filtrage et de vérification des États-Unis. Les gouvernements gèrent l’identité et les documents de voyage de leurs ressortissants et résidents. Ils contrôlent également les circonstances dans lesquelles ils fournissent des informations sur leurs ressortissants à d’autres gouvernements, y compris des informations sur les terroristes connus ou présumés et des informations sur les antécédents criminels. Par conséquent, la politique des États-Unis est de prendre toutes les mesures nécessaires et appropriées pour encourager les gouvernements étrangers à améliorer leurs protocoles et pratiques de partage d’informations et de gestion de l’identité, et à partager régulièrement leurs informations sur l’identité et les menaces avec les systèmes de filtrage et de vérification de l’immigration des États-Unis.

(c) L’article 2(b) du décret exécutif 14161 a ordonné au secrétaire d’État, au procureur général, au secrétaire à la Sécurité intérieure et au directeur du renseignement national, dans les 60 jours suivant la date de ce décret, de soumettre conjointement au président, par l’intermédiaire de l’assistant du président pour la Sécurité intérieure, un rapport identifiant les pays du monde entier pour lesquels les informations relatives aux contrôles et aux vérifications sont si insuffisantes qu’elles justifient une suspension totale ou partielle de l’entrée ou de l’admission de leurs ressortissants, conformément à l’article 212(f) de l’INA (8 U.S.C. 1182(f)).

(d) Le 9 avril 2025, le secrétaire d’État, avec l’assistant du président pour la Sécurité intérieure, a présenté le rapport décrit au paragraphe (c) de cet article, recommandant que des restrictions et des limitations d’entrée soient imposées aux ressortissants étrangers de plusieurs pays. Le rapport a identifié les pays pour lesquels les informations relatives aux contrôles et aux vérifications sont si insuffisantes qu’elles justifient une suspension totale des admissions et les pays qui justifient une suspension partielle de l’admission.

(e) Pour évaluer les recommandations du Secrétaire d’État et déterminer les restrictions à imposer à chaque pays, j’ai consulté le Secrétaire d’État, le Secrétaire à la Défense, le Procureur général, le Secrétaire à la Sécurité intérieure, les assistants du Président concernés, le Directeur du Renseignement national et le Directeur de la CIA. J’ai pris en compte les objectifs de politique étrangère, de sécurité nationale et de lutte contre le terrorisme. J’ai également pris en compte divers facteurs, notamment les capacités de filtrage et de vérification de chaque pays, ses politiques de partage d’informations et les facteurs de risque spécifiques à chaque pays, notamment la présence ou non d’un groupe terroriste important sur son territoire, son taux de dépassement de la durée de validité des visas et sa coopération pour le retour de ses ressortissants expulsés.

J’ai également examiné les différents risques posés par les étrangers admis avec un visa d’immigrant et ceux admis avec un visa de non-immigrant. Les personnes admises avec un visa d’immigrant deviennent des résidents permanents légaux des États-Unis. Ces personnes peuvent présenter des préoccupations en matière de sécurité nationale ou de sécurité publique distinctes de celles admises comme non-immigrants. Les États-Unis accordent aux résidents permanents légaux des droits plus durables qu’aux non-immigrants. Les résidents permanents légaux sont plus difficiles à expulser que les non-immigrants, même en cas de préoccupations liées à la sécurité nationale, ce qui augmente les coûts et aggrave les risques d’erreurs liés à l’admission de ces personnes. Bien que les immigrants soient généralement soumis à des contrôles plus approfondis que les non-immigrants, ces contrôles sont beaucoup moins fiables lorsque le pays d’origine applique des politiques inadéquates en matière de gestion de l’identité ou de partage d’informations, ou présente d’autres risques pour la sécurité nationale des États-Unis.

J’ai examiné ces facteurs et évalué ces objectifs, en mettant l’accent sur l’élaboration de restrictions spécifiques à chaque pays. Cette approche a été conçue pour encourager la coopération avec les pays concernés, compte tenu des circonstances uniques de chaque pays. Les restrictions et limitations imposées par cette proclamation sont, à mon avis, nécessaires pour empêcher l’entrée ou l’admission de ressortissants étrangers au sujet desquels le gouvernement des États-Unis ne dispose pas d’informations suffisantes pour évaluer les risques qu’ils représentent pour les États-Unis. Les restrictions et limitations imposées par cette proclamation sont nécessaires pour obtenir la coopération des gouvernements étrangers, faire respecter nos lois sur l’immigration et promouvoir d’autres objectifs importants en matière de politique étrangère, de sécurité nationale et de lutte contre le terrorisme.

(f) Après avoir examiné le rapport décrit au paragraphe (d) de la présente section et pris en compte les objectifs de politique étrangère, de sécurité nationale et de lutte contre le terrorisme des États-Unis, j’ai décidé de restreindre et de limiter totalement l’entrée des ressortissants des 12 pays suivants : Afghanistan, Birmanie, Tchad, République du Congo, Guinée équatoriale, Érythrée, Haïti, Iran, Libye, Somalie, Soudan et Yémen. Ces restrictions font une distinction entre l’entrée des immigrants et celle des non-immigrants, mais s’appliquent à ces deux catégories.

(g) J’ai décidé de restreindre et de limiter partiellement l’entrée des ressortissants des 7 pays suivants : Burundi, Cuba, Laos, Sierra Leone, Togo, Turkménistan et Venezuela. Ces restrictions font une distinction entre l’entrée des immigrants et celle des non-immigrants, mais s’appliquent à ces deux catégories.

(h) Les articles 2 et 3 de la présente proclamation décrivent certaines des insuffisances en matière de gestion de l’identité ou de partage d’informations qui m’ont conduit à imposer des restrictions. Ces insuffisances suffisent à justifier ma conclusion selon laquelle l’entrée sans restriction des ressortissants des pays cités porterait atteinte aux intérêts des États-Unis. La divulgation publique des détails supplémentaires sur lesquels je me suis appuyé pour prendre ces décisions porterait toutefois gravement atteinte à la sécurité nationale des États-Unis, et nombre de ces détails sont classifiés.

Sec. 2. Suspension totale de l’entrée des ressortissants des pays préoccupants. L’entrée aux États-Unis des ressortissants des pays suivants est par la présente suspendue et limitée, comme suit, sous réserve des exceptions catégoriques et des dérogations au cas par cas décrites à l’article 5 de la présente proclamation :

(a) Afghanistan

(i) Les talibans, un groupe terroriste mondial spécialement désigné (SDGT), contrôlent l’Afghanistan. L’Afghanistan ne dispose pas d’autorité centrale compétente ou coopérative pour la délivrance de passeports ou de documents civils, et ne dispose pas de mesures de contrôle et de vérification appropriées. Selon le rapport sur les dépassements de séjour des entrées et sorties du Département de la Sécurité intérieure (DHS) pour l’exercice 2023 (« Rapport sur les dépassements de séjour »), l’Afghanistan présentait un taux de dépassement de séjour des visas d’affaires/touristiques (B-1/B-2) de 9,70 % et un taux de dépassement de séjour des visas d’étudiant (F), de formation professionnelle (M) et de visiteur d’échange (J) de 29,30 %.

(ii) L’entrée aux États-Unis des ressortissants afghans, qu’ils soient immigrants ou non, est par la présente totalement suspendue.

(b) Birmanie

(i) Selon le rapport sur les dépassements de séjour, la Birmanie présentait un taux de dépassement de séjour des visas B-1/B-2 de 27,07 % et un taux de dépassement de séjour des visas F, M et J de 42,17 %. De plus, la Birmanie n’a jamais coopéré avec les États-Unis pour réintégrer ses ressortissants expulsés.

(ii) L’entrée aux États-Unis des ressortissants birmans, qu’ils soient immigrants ou non, est par la présente totalement suspendue.

(c) Tchad

(i) Selon le rapport sur les dépassements de séjour, le Tchad affichait un taux de dépassement de séjour pour les visas B-1/B-2 de 49,54 % et pour les visas F, M et J de 55,64 %. Selon le rapport sur les dépassements de séjour pour l’exercice 2022, le Tchad affichait un taux de dépassement de séjour pour les visas B-1/B-2 de 37,12 %. Ce taux élevé de dépassement de séjour pour les années 2022 et 2023 est inacceptable et témoigne d’un mépris flagrant des lois américaines sur l’immigration.

(ii) L’entrée aux États-Unis des ressortissants tchadiens, qu’ils soient immigrants ou non, est par la présente totalement suspendue.

(d) République du Congo

(i) Selon le rapport sur les dépassements de séjour, la République du Congo affichait un taux de dépassement de séjour pour les visas B-1/B-2 de 29,63 % et un taux de dépassement de séjour pour les visas F, M et J de 35,14 %.

(ii) L’entrée aux États-Unis des ressortissants de la République du Congo, qu’ils soient immigrants ou non, est par la présente totalement suspendue.
(e) Guinée équatoriale

(i) Selon le rapport sur les dépassements de séjour, la Guinée équatoriale affichait un taux de dépassement de séjour pour les visas B-1/B-2 de 21,98 % et pour les visas F, M et J de 70,18 %.

(ii) L’entrée aux États-Unis des ressortissants équato-guinéens, qu’ils soient immigrants ou non, est par la présente totalement suspendue.

(f) Érythrée

(i) Les États-Unis remettent en question la compétence de l’autorité centrale en matière de délivrance de passeports ou de documents d’état civil en Érythrée. Les États-Unis ne disposent pas des casiers judiciaires des ressortissants érythréens. L’Érythrée a toujours refusé de réintégrer ses ressortissants expulsés. Selon le rapport sur les dépassements de séjour, l’Érythrée affichait un taux de dépassement de séjour pour les visas B-1/B-2 de 20,09 % et pour les visas F, M et J de 55,43 %.

(ii) L’entrée aux États-Unis des ressortissants érythréens, qu’ils soient immigrants ou non, est par la présente totalement suspendue.

(g) Haïti

(i) Selon le rapport sur les dépassements de séjour, Haïti affichait un taux de dépassement de séjour de 31,38 % pour les visas B-1 et B-2 et de 25,05 % pour les visas F, M et J. De plus, des centaines de milliers d’étrangers haïtiens en situation irrégulière ont afflué aux États-Unis sous l’administration Biden. Cet afflux nuit aux communautés américaines en créant des risques aigus d’augmentation des dépassements de séjour, d’établissement de réseaux criminels et d’autres menaces à la sécurité nationale. Comme chacun sait, Haïti ne dispose pas d’une autorité centrale disposant d’une disponibilité et d’une diffusion suffisantes des informations policières nécessaires pour garantir que ses ressortissants ne compromettent pas la sécurité nationale des États-Unis.

(ii) L’entrée aux États-Unis des ressortissants haïtiens, qu’ils soient immigrants ou non, est par la présente totalement suspendue.

(h) Iran

(i) L’Iran est un État soutenant le terrorisme. L’Iran manque régulièrement de coopération avec le gouvernement des États-Unis pour identifier les risques sécuritaires, est à l’origine d’un terrorisme important dans le monde et a toujours refusé de réintégrer ses ressortissants expulsés.

(ii) L’entrée aux États-Unis des ressortissants iraniens, qu’ils soient immigrants ou non, est par la présente suspendue.

(i) Libye

(i) Il n’existe pas d’autorité centrale compétente ou coopérative pour la délivrance de passeports ou de documents d’état civil en Libye. La présence historique de terroristes sur le territoire libyen amplifie les risques liés à l’entrée aux États-Unis de ses ressortissants.

(ii) L’entrée aux États-Unis des ressortissants libyens, qu’ils soient immigrants ou non, est par la présente totalement suspendue.

(j) Somalie

(i) La Somalie ne dispose pas d’autorité centrale compétente ou coopérative pour la délivrance de passeports ou de documents d’état civil et ne dispose pas de mesures de contrôle et de vérification appropriées. La Somalie se distingue des autres pays par l’absence de commandement et de contrôle de son territoire par son gouvernement, ce qui limite considérablement l’efficacité de ses capacités nationales à divers égards. Une menace terroriste persistante émane également du territoire somalien. Le gouvernement des États-Unis a identifié la Somalie comme un refuge pour les terroristes. Les terroristes utilisent certaines régions de la Somalie comme refuges à partir desquels ils planifient, facilitent et mènent leurs opérations. La Somalie demeure également une destination pour les individus qui tentent de rejoindre des groupes terroristes menaçant la sécurité nationale des États-Unis. Le gouvernement somalien peine à assurer la gouvernance nécessaire pour limiter la liberté de circulation des terroristes. De plus, la Somalie a toujours refusé de réintégrer ses ressortissants expulsés.

(ii) L’entrée aux États-Unis de ressortissants somaliens, qu’ils soient immigrants ou non, est par la présente totalement suspendue.

(k) Soudan

(i) Le Soudan ne dispose pas d’une autorité centrale compétente ou coopérative pour la délivrance de passeports ou de documents d’état civil, et ne dispose pas de mesures de contrôle et de vérification appropriées. Selon le rapport sur les dépassements de séjour, le Soudan avait un taux de dépassement de séjour pour les visas B-1/B-2 de 26,30 % et un taux de dépassement de séjour pour les visas F, M et J de 28,40 %.
(ii) L’entrée aux États-Unis des ressortissants soudanais, immigrants et non-immigrants, est par la présente totalement suspendue.

(l) Yémen

(i) Le Yémen ne dispose pas d’autorité centrale compétente ou coopérative pour la délivrance de passeports ou de documents d’état civil, et ne dispose pas de mesures de contrôle et de vérification appropriées. Le gouvernement n’exerce aucun contrôle physique sur son propre territoire. Depuis le 20 janvier 2025, le Yémen est le théâtre d’opérations militaires américaines actives.

(ii) L’entrée aux États-Unis des ressortissants yéménites, immigrants et non-immigrants, est par la présente totalement suspendue.

Sec. 3. Suspension partielle de l’entrée des ressortissants des pays identifiés comme préoccupants.

(a) Burundi

(i) Selon le rapport sur les dépassements de séjour, le Burundi affichait un taux de dépassement de séjour de 15,35 % pour les visas B-1/B-2 et de 17,52 % pour les visas F, M et J.

(ii) L’entrée aux États-Unis des ressortissants burundais en tant qu’immigrants et non-immigrants titulaires de visas B-1, B-2, B-1/B-2, F, M et J est suspendue.

(iii) Les agents consulaires réduiront la validité de tout autre visa de non-immigrant délivré aux ressortissants burundais, dans la mesure permise par la loi.

(b) Cuba

(i) Cuba est un État soutenant le terrorisme. Le gouvernement cubain ne coopère pas avec les États-Unis et ne partage pas suffisamment d’informations en matière d’application de la loi. Cuba a toujours refusé de réintégrer ses ressortissants expulsés. Selon le rapport sur les dépassements de séjour, le taux de dépassement de séjour des visas B-1/B-2 à Cuba était de 7,69 % et celui des visas F, M et J de 18,75 %.

(ii) L’entrée aux États-Unis des ressortissants cubains, qu’ils soient immigrants ou non, titulaires de visas B-1, B-2, B-1/B-2, F, M ou J, est suspendue.

(iii) Les agents consulaires réduiront la validité de tout autre visa de non-immigrant délivré aux ressortissants cubains, dans la mesure permise par la loi.

(c) Laos

(i) Selon le rapport sur les dépassements de durée de séjour, le Laos affichait un taux de dépassement de durée de séjour de 34,77 % pour les visas B-1/B-2 et de 6,49 % pour les visas F, M ou J. Historiquement, le Laos n’a jamais accepté le retour de ses ressortissants expulsés.

(ii) L’entrée aux États-Unis des ressortissants laotiens, qu’ils soient immigrants ou non, titulaires de visas B-1, B-2, B-1/B-2, F, M ou J, est suspendue.

(iii) Les agents consulaires réduiront la validité de tout autre visa de non-immigrant délivré aux ressortissants laotiens, dans la mesure permise par la loi.

(d) Sierra Leone

(i) Selon le rapport sur les dépassements de durée de séjour, la Sierra Leone affichait un taux de dépassement de durée de séjour de 15,43 % pour les visas B-1/B-2 et de 35,83 % pour les visas F, M et J. La Sierra Leone a toujours refusé de réadmettre ses ressortissants expulsés.

(ii) L’entrée aux États-Unis des ressortissants sierra-léonais, qu’ils soient immigrants ou non, titulaires de visas B-1, B-2, B-1/B-2, F, M et J, est suspendue.

(iii) Les agents consulaires réduiront la validité de tout autre visa de non-immigrant délivré aux ressortissants sierra-léonais, dans la mesure permise par la loi.

(e) Togo

(i) Selon le rapport sur les dépassements de durée de séjour, le Togo affichait un taux de dépassement de durée de séjour de 19,03 % pour les visas B-1/B-2 et de 35,05 % pour les visas F, M et J.

(ii) L’entrée aux États-Unis des ressortissants togolais en tant qu’immigrants et non-immigrants titulaires de visas B-1, B-2, B-1/B-2, F, M et J est suspendue.

(iii) Les agents consulaires réduiront la validité de tout autre visa de non-immigrant délivré aux ressortissants togolais, dans la mesure permise par la loi.

(f) Turkménistan

(i) Selon le rapport sur les dépassements de durée de séjour, le Turkménistan affichait un taux de dépassement de durée de séjour de 15,35 % pour les visas B-1/B-2 et de 21,74 % pour les visas F, M et J.

(ii) L’entrée aux États-Unis des ressortissants turkmènes en tant qu’immigrants et non-immigrants titulaires de visas B-1, B-2, B-1/B-2, F, M et J est suspendue.

(iii) Les agents consulaires réduiront la validité de tout autre visa non-immigrant délivré aux ressortissants turkmènes, dans la mesure permise par la loi.

(g) Venezuela

(i) Le Venezuela ne dispose pas d’autorité centrale compétente ou coopérative pour la délivrance de passeports ou de documents d’état civil, et ne dispose pas de mesures de contrôle appropriées. Historiquement, le Venezuela a refusé de réintégrer ses ressortissants expulsés. Selon le rapport sur les dépassements de séjour, le taux de dépassement de séjour des visas B-1/B-2 au Venezuela s’élevait à 9,83 %.

(ii) L’entrée aux États-Unis des ressortissants turkmènes en tant qu’immigrants et non-immigrants titulaires de visas B-1, B-2, B-1/B-2, F, M et J est suspendue.

(iii) Les agents consulaires réduiront la validité de tout autre visa de non-immigrant délivré aux ressortissants du Venezuela dans la mesure permise par la loi.
Art. 4. Portée et mise en œuvre des suspensions et limitations. (a) Portée. Sous réserve des exceptions énoncées au paragraphe (b) du présent article et de toute exception prévue aux paragraphes (c) et (d) du présent article, les suspensions et limitations d’entrée prévues aux articles 2 et 3 de la présente proclamation s’appliquent uniquement aux ressortissants étrangers des pays désignés qui :

(i) se trouvent hors des États-Unis à la date d’entrée en vigueur de la présente proclamation ; et

(ii) ne sont pas titulaires d’un visa valide à la date d’entrée en vigueur de la présente proclamation.

(b) Exceptions. La suspension et la limitation d’entrée prévues aux articles 2 et 3 de la présente proclamation ne s’appliquent pas à :

(i) tout résident permanent légal des États-Unis ;

(ii) toute personne possédant la double nationalité d’un pays désigné en vertu des articles 2 et 3 de la présente proclamation lorsqu’elle voyage avec un passeport délivré par un pays non désigné ;

(iii) tout ressortissant étranger voyageant avec un visa de non-immigrant valide dans les catégories suivantes : A-1, A-2, C-2, C-3, G-1, G-2, G-3, G-4, OTAN-1, OTAN-2, OTAN-3, OTAN-4, OTAN-5 ou OTAN-6 ;

(iv) tout athlète ou membre d’une équipe sportive, y compris les entraîneurs, les personnes assurant un rôle de soutien nécessaire et les proches parents, voyageant pour la Coupe du monde, les Jeux olympiques ou tout autre événement sportif majeur déterminé par le secrétaire d’État ;

(v) visas d’immigrant pour famille immédiate (IR-1/CR-1, IR-2/CR-2, IR-5) avec preuve claire et convaincante d’identité et de lien familial (par exemple, ADN) ;

(vi) adoptions (IR-3, IR-4, IH-3, IH-4) ;

(vii) visas d’immigrant spéciaux afghans ;

(viii) Visas d’immigrant spéciaux pour les employés du gouvernement des États-Unis ; et

(ix) Visas d’immigrant pour les minorités ethniques et religieuses persécutées en Iran.

(c) Des exceptions à la suspension et à la limitation de l’entrée en vertu des articles 2 et 3 de la présente proclamation peuvent être accordées à certaines personnes pour lesquelles le procureur général estime, à sa discrétion, que le déplacement de la personne servirait un intérêt national crucial des États-Unis impliquant le ministère de la Justice, y compris lorsque des personnes doivent être présentes pour participer à une procédure pénale en tant que témoins. Ces exceptions ne peuvent être accordées que par le procureur général, ou son représentant désigné, en coordination avec le secrétaire d’État et le secrétaire à la Sécurité intérieure.
(b) La présente proclamation sera mise en œuvre conformément à la loi applicable et sous réserve de la disponibilité des crédits.

(c) La présente proclamation n’a pas pour objet de créer, et ne crée, aucun droit ou avantage, substantiel ou procédural, opposable en droit ou en équité par une partie contre les États-Unis, leurs départements, agences ou entités, leurs dirigeants, employés ou agents, ou toute autre personne.

EN FOI DE QUOI, j’ai apposé ma signature ce 4 juin de l’an de grâce deux mille vingt-cinq, et de l’indépendance des États-Unis d’Amérique deux cent quarante-neuvième.

DONALD J. TRUMP

Organisation de deux journées de travail sur la mise en œuvre de la signature électronique par le CONATEL

Le conseil national des télécommunications( CONATEL) a organisé les mercredi 4 et jeudi 5 juin 2025 un atelier de travail sur la mise en œuvre de la signature électronique. Cette initiative réalisée en collaboration avec l’IHSI s’est déroulé autour du thème: «Signature électronique, moderniser l’Etat, sécuriser l’action publique, bâtir la confiance numérique».
«Finaliser les étapes nécessaires à la publication des normes réglementaires sur la mise en œuvre de la signature électronique », était l’objectif visé par les initiateurs de cette activité.

Plusieurs institutions publiques ont pris part aux séances. Le Ministère des Travaux publics, Transports et Communications (MTPTC), le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF), l’Office national d’identification( ONI) pour ne citer que celles-là.

Dans son discours de circonstances, le directeur général du conatel, Ingénieur Huguens Prévillon, a souligné l’importance de la signature électronique pour le pays. Selon lui, il s’agit d’un outil stratégique qui permet de sécuriser les transactions et les documents publics, de simplifier les procédures administratives, réduire les délais et les coûts pour les citoyens et les entreprises, rapprocher l’administration des usagers, aider dans la lutte contre les fraudes, entre autres.

Le Directeur général a mis également l’accent sur l’enjeu majeur pour la modernisation des services publics et privés, devant ouvrir la voie à une transformation numérique en Haïti, la sécurité et la fiabilité des transformations numériques.

Le numéro 1 du conseil national des télécommunications s’engage à travailler avec toutes les institutions concernées pour arriver, dans un délai rapide, de la mise en œuvre de ce projet.

La signature électronique «est le graphisme par lequel une personne s’identifie dans un acte et par lequel elle exprime son approbation au contenu de ce document». La validation de tout engagement est subordonnée à l’existence de cette signature manuscrite qui confère au document sa force probante.

Gedeon Delva

Le Parlement français étudie le processus de restitution de la double rançon à Haïti dans une résolution

L’Assemblée nationale française a adopté, jeudi 5 juin, une résolution inédite appelant à l’étude d’un processus de restitution de la « double dette » imposée à Haïti au XIXe siècle. Le texte invite l’État à reconnaître l’injustice historique, à envisager des réparations et à soutenir des initiatives mémorielles communes.

À l’occasion de la journée réservée au groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR), les députés ont voté une proposition de résolution visant à « étudier le processus de restitution de la double dette », infligée à Haïti après son indépendance. Le texte a été adopté par 53 voix contre 9, les oppositions provenant principalement des rangs du Rassemblement national (RN) et de son allié, le groupe UDR.

Cette résolution, bien que non contraignante, appelle le gouvernement à reconnaître l’injustice subie par Haïti, à en mesurer les conséquences persistantes et à envisager une démarche de justice réparatrice. Elle propose notamment la création d’une commission indépendante et le soutien aux initiatives franco-haïtiennes, axées sur la mémoire et la réparation.

Pour mémoire, l’origine de cette dette remonte au 17 avril 1825, lorsque le roi Charles X impose à Haïti, nouvellement indépendante depuis 1804, le paiement de 150 millions de francs-or – une somme ensuite réduite à 90 millions en 1838 – en échange de la reconnaissance de son indépendance. Sous la menace militaire, la jeune république caribéenne s’endette lourdement auprès de banques françaises pour honorer ce paiement, provoquant un fardeau économique durable. Le remboursement s’est étalé jusqu’en 1952.

Le 17 avril dernier, le président Emmanuel Macron avait annoncé le lancement d’un travail de mémoire via la mise en place d’une commission franco-haïtienne pour évaluer l’impact de cette indemnité. Toutefois, il s’était gardé de mentionner explicitement la question des réparations financières, qui reste un sujet sensible dans les sphères diplomatiques.

La question n’est pas nouvelle. En 2003 déjà, l’ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide avait estimé à 21,7 milliards de dollars le montant de la « double dette » que la France devrait restituer à Haïti.

Lors des débats parlementaires, le ministre chargé de la Francophonie, Thani Mohamed Soilihi, a émis un avis de sagesse, signalant l’ouverture du gouvernement au débat sans s’y engager pleinement.

À l’opposé, le député RN, Emeric Salmon, a vivement critiqué la proposition, mettant en garde contre « un précédent dangereux » qui pourrait, selon lui, encourager d’autres nations à exiger réparation pour des injustices historiques, menaçant ainsi, selon ses termes, « l’équilibre diplomatique et économique mondial ».

Cette résolution marque une étape importante dans la reconnaissance des torts historiques envers Haïti. Reste à voir si elle débouchera sur des engagements concrets de la part de l’exécutif français.

Avec La 1ere France Info

La diplomatie de façade: Quand les dominicains veulent plaider la cause d’Haïti

SANTO-DOMINGO.— Le président Luis Abinader, accompagné de ses prédécesseurs Hipólito Mejía, Leonel Fernández et Danilo Medina, a écrit en date du 5 juin, la communauté internationale sollicitant une intervention urgente de l’Organisation des Nations Unies (ONU) en Haïti. Cette démarche est entreprise à un moment où la crise sécuritaire en Haïti continue de se détériorer.

La lettre justifie l’urgence d’une telle intervention, précisant que «le dispositif actuel de la MSS ne répond pas avec l’urgence ni la rigueur que la situation exige», mettant en garde contre la prolifération des gangs armés qui menacent de transformer Haïti en un foyer de criminalité, de trafic de drogue et de terrorisme.

Luis Abinader insiste sur la nécessité que le Conseil de sécurité prenne une décision avant la fin du mois de juin, afin d’éviter un vide sécuritaire lié à la rotation imminente des forces kenyanes actuellement déployées sur place.

Les lettres sont notamment adressées aux chefs d’État des puissances telles que les États-Unis, la Chine, et la France, plaidant en faveur d’une transformation de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMSS) en une opération hybride, entièrement placée sous l’égide des Nations Unies.

Cette initiative intervient alors que le climat politique en République dominicaine s’est intensifié. Le cas haïtien peut-être utiliser pour embellir l’image de Saint Domingue ternie par les traitements anti humains infligés aux Haïtiens de chez-eux, tout comme l’ultra nationalisme anti haïtien devenu élan de patriotisme dominicain.

Une situation ironique quand on pense aux déportations massives des Haïtiens dans des conditions deshumanisantes. Le comportement stigmatisant et humiliant des dirigeants dominicains vis-à-vis de ce même peuple haïtien qu’il prétendent défendre sur la scène internationale laisse entendre des manœuvres diplomatiques peignant maintenir une façade bienfaisante de la république dominicaine.

Jean Mapou

Retrait d’Haïti de la liste noire des États-Unis : Bocchit Edmond avance cinq solutions concrètes

Depuis l’inscription d’Haïti sur la liste noire du décret migratoire signé par Donald Trump, les ressortissants haïtiens font face à des restrictions sévères pour entrer aux États-Unis. En réponse à cette situation, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Bocchit Edmond, propose un plan d’action en cinq points pour initier la sortie du pays de cette liste.

Le décret migratoire mis en place sous l’administration Trump interdit l’entrée sur le territoire américain aux ressortissants de plusieurs pays jugés à risque en matière de sécurité ou de gouvernance migratoire. Haïti y figure aux côtés de l’Afghanistan, du Tchad, de la République démocratique du Congo, de la Guinée équatoriale, de l’Érythrée, de l’Iran, de la Libye, du Myanmar, de la Somalie, du Soudan et du Yémen. Sept autres pays sont également visés par une interdiction partielle.

Face à cette décision, qui nuit considérablement aux relations bilatérales et à la diaspora haïtienne, l’ancien ministre des Affaires étrangères et aujourd’hui directeur exécutif de l’Observatoire Haïtien des Relations Internationales (OHRI), Bocchit Edmond soumet cinq propositions urgentes à l’attention des autorités haïtiennes.

1.Sécuriser les frontières et moderniser l’identification nationale

Edmond préconise une réforme du système d’émission de passeports, avec l’introduction de technologies biométriques, et la centralisation des bases de données civiles pour lutter contre la fraude documentaire et les migrations irrégulières.

2.Rétablir un dialogue diplomatique actif avec les États-Unis

L’ancien chef de la diplomatie haïtienne suggère d’ouvrir des canaux de communication permanents avec les autorités américaines et de mettre en place une task force bilatérale dédiée aux enjeux migratoires, documentaires et sécuritaires.

3.Agir sur les causes internes de la migration

La précarité économique, l’insécurité et le manque d’opportunités étant à la base des flux migratoires, il propose des investissements ciblés dans l’emploi des jeunes, les infrastructures de base et l’entrepreneuriat local.

4.Sensibiliser sur les voies de migration légales

Une campagne nationale d’information permettrait de décourager les départs irréguliers, de prévenir les abus liés aux visas et aux demandes d’asile, et de promouvoir les options légales telles que les regroupements familiaux ou les visas de travail.

5.Défendre la prolongation du Statut de Protection Temporaire (TPS)

Enfin, Bocchit Edmond plaide pour un plaidoyer renforcé en faveur des Haïtiens déjà présents aux États-Unis, afin de prolonger ou rétablir le TPS, dans un contexte marqué par une crise humanitaire persistante en Haïti.

Pour l’ancien ministre, ces cinq mesures constituent les premiers jalons d’un plan de réengagement structuré qui pourrait conduire à la levée progressive des sanctions américaines. Il appelle à une action immédiate, coordonnée et portée par une vision d’intérêt national.

Wideberlin Sénexant

Reprise des vols domestiques : un souffle d’espoir pour la connectivité nationale

Après plus de six mois d’interruption, les vols domestiques vont enfin reprendre à l’aéroport Guy Malary. Ce jeudi 5 juin, le Gouvernement haïtien et la compagnie aérienne Sunrise Airways ont, officiellement, signé un protocole d’accord marquant la relance des liaisons intérieures à partir du 12 juin prochain. Cap-Haïtien, Jacmel et Jérémie seront de nouveau connectés à la capitale; au grand soulagement des populations et des opérateurs économiques de ces régions.

La cérémonie de signature, tenue à Port-au-Prince, a réuni plusieurs figures de l’Exécutif, dont le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, le ministre de l’Économie et des Finances Alfred Métellus, ainsi que le directeur général de l’Autorité Aéroportuaire Nationale (AAN), Yves Ducarmel François. Aux côtés du PDG de Sunrise Airways, Philippe Bayard, les officiels ont mis en avant l’importance stratégique de cette reprise dans le cadre du plan national de redressement économique et de désenclavement territorial.

Une fermeture prolongée, aux lourdes conséquences

L’aéroport Guy Malary avait cessé ses opérations domestiques en novembre 2024, en raison d’un contexte sécuritaire particulièrement tendu et de problèmes structurels majeurs. L’arrêt brutal des vols intérieurs avait affecté des milliers de passagers, notamment des commerçants, des étudiants, des malades en quête de soins spécialisés, mais aussi des familles et peut-être aussi des amours, séparés par la géographie.

« C’est un soulagement de voir enfin une réponse concrète aux besoins de mobilité des citoyens », témoigne Marie-Laurence, une entrepreneure de Jacmel qui attendait cette réouverture pour relancer ses activités entre le Sud-Est et la capitale.

Ce protocole d’accord avec Sunrise Airways marque également une rare synergie entre les secteurs public et privé en Haïti. Le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, a salué le rôle déterminant de l’AAN dans la réhabilitation des installations aéroportuaires, tout en remerciant la compagnie aérienne pour son engagement à desservir de nouveau les zones éloignées.

« Cette initiative revêt une importance capitale pour le rétablissement du secteur aérien national. Elle facilitera la connectivité entre les régions, stimulera les échanges économiques et renforcera le tissu social et commercial de notre pays », a déclaré Fils-Aimé dans son allocution.

Un signal fort, mais fragile

En plus de ses objectifs économiques, cette relance vise également à restaurer une forme de normalité dans un pays confronté à de multiples défis. Le Premier ministre a exprimé l’espoir que ce redémarrage des vols intérieurs incite d’autres partenaires, notamment internationaux, à soutenir la relance plus large du trafic aérien haïtien.

Mais la route reste semée d’embûches. Le retour à une pleine activité dépendra de la stabilité sécuritaire, de la continuité des efforts de modernisation et de la confiance que les usagers accorderont au service.

Pour l’heure, l’annonce est accueillie avec un mélange d’espoir prudent et de soulagement. À l’aube de cette nouvelle étape, de nombreux Haïtiens espèrent que le ciel national restera enfin ouvert, et que ce souffle de renouveau aérien contribuera à rapprocher un pays longtemps morcelé.