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Mauvais traitement des policiers à Mirebalais, le SYNAPOHA tire la sonnette d’alarme

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MIREBALAIS, Haïti.— Dans une déclaration publique parue le 7 juin, le Syndicat National des Policiers Haïtiens dénonce les conditions, jugées, inhumaines des policiers en mission à Mirebalais. Révolté face à ce traitement indigne du sacrifice des valeureux, le syndicat dénonce l’abandon institutionnel des policiers par le haut commandement.

Selon le SYNAPOHA, les agents sont livrés à eux-mêmes, alors qu’ils sont confrontés à une intensification de l’insécurité. «Ils n’ont reçu aucun soutien logistique adéquat… ils ne doivent compter que sur la solidarité des habitants pour leur subsistance», a déclaré le syndicat.

«Un policier ne doit pas être un mendiant dans son propre pays», a ajouté le syndicat, mettant en lumière la nécessité urgente d’améliorer les conditions de travail, notamment en termes d’hébergement, de nourriture et d’assistance administrative.

Le syndicat a menacé d’engager des actions revendicatives pour exiger des mesures concrètes. «Les policiers, en première ligne face aux gangs, sont traités en parents pauvres, alors que des ressources financières considérables sont supposées être allouées à la sécurité sans résultats tangibles», a conclu le SYNAPOHA.

Le syndicat des policiers haïtiens réclame l’amélioration des conditions de travail des agents de l’ordre et des soutiens nécessaires afin de garantir la protection de ceux et celles qui se sacrifient pour protéger et servir la population.

Jean Mapou

Haïti et les États -unis, une relation d’incompréhension

La décision prise par l’administration américaine d’interdire l’entrée des ressortissants haïtiens sur le territoire des États-Unis marque un tournant majeur dans les relations entre les deux pays.
Une relation tissée depuis plus d’un siècle, mais souvent marquée par des incompréhensions, des tensions diplomatiques et des déséquilibres profonds. Cette nouvelle mesure vient ainsi raviver les blessures historiques et met en lumière les fragilités persistantes dans les rapports entre Haïti et le pays de l’Oncle Sam.

L’histoire des relations entre Haïti et les États-Unis remonte bien avant la proclamation de l’indépendance haïtienne en 1804. En effet, plusieurs figures haïtiennes, notamment des soldats de Saint-Domingue, ont participé à la guerre d’indépendance américaine aux côtés des insurgés contre l’Empire britannique, notamment lors de la bataille de Savannah en 1779, sous commandement français.

Après l’indépendance d’Haïti, en dépit du contexte international hostile, des relations commerciales se sont rapidement nouées entre la jeune république et les États-Unis. Cependant, Haïti représentait aux yeux des élites américaines une menace idéologique et sociale, car l’existence même d’une République noire libre constituait un précédent dangereux pour un pays où l’esclavage des Noirs était encore en vigueur.

En 1826, lors du Congrès de Panama convoqué par Simón Bolívar pour unifier les jeunes républiques latino-américaines autour d’une alliance politique et militaire, Haïti — pourtant l’un des premiers soutiens de Bolívar — ne fut pas invitée. Cette exclusion, largement influencée par les États-Unis, visait à éviter de légitimer un État né d’une révolution d’esclaves, ce qui risquait d’avoir des répercussions internes aux États-Unis eux-mêmes.

Ce n’est qu’en 1865, à la suite de la guerre de Sécession et de l’abolition de l’esclavage, que les États-Unis établirent officiellement des relations diplomatiques avec Haïti. Cette reconnaissance formelle fut scellée sous la présidence d’Abraham Lincoln pour les États-Unis et celle de Fabre Nicolas Geffrard du côté haïtien. Cet acte diplomatique marqua un tournant historique, reflétant une nouvelle cohérence entre la politique interne américaine — désormais opposée à l’esclavage — et sa position sur la scène internationale.

Le XXe siècle a été particulièrement mouvementé dans l’histoire des relations entre Haïti et les États-Unis. Cette période a été marquée par une série d’événements regrettables qui ont profondément affecté la souveraineté haïtienne et laissé des cicatrices durables dans la mémoire collective du peuple haïtien.

Parmi les premiers faits marquants figure le vol des réserves d’or de la Banque nationale d’Haïti en 1910, orchestré avec la complicité d’intérêts financiers américains. Cet acte, perçu comme une atteinte directe à la souveraineté économique du pays, a jeté les bases d’une ingérence croissante des États-Unis dans les affaires haïtiennes.

Cinq ans plus tard, en 1915, débuta l’occupation militaire américaine d’Haïti, qui allait durer jusqu’en 1934. Pendant près de vingt ans, le pays fut administré de facto par les autorités américaines, sous prétexte de rétablir l’ordre et de garantir la stabilité. Cette occupation fut marquée par une série d’abus, d’injustices et d’humiliations pour le peuple haïtien.

Parmi les épisodes les plus tragiques de cette période figure l’assassinat du héros national Charlemagne Péralte en 1919, chef de la résistance contre l’occupation. Sa mort et la manière dont son corps fut exposé publiquement par les forces d’occupation ont profondément choqué la population et renforcé le sentiment nationaliste.

D’autres incidents, comme l’affaire de Marchaterre, ainsi que de nombreux cas isolés d’exactions commises par les forces d’occupation, témoignent du climat de tension et de violence qui régnait alors.

Ainsi, le XXe siècle, loin d’être une période de coopération harmonieuse entre Haïti et les États-Unis, fut plutôt une époque de domination, de résistance et de méfiance, qui a durablement influencé la perception haïtienne de son puissant voisin du Nord.

Malgré les tensions et les blessures héritées de l’occupation américaine, Haïti a, à plusieurs moments clés du XXe siècle, apporté son soutien aux États-Unis dans des contextes géopolitiques majeurs.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Haïti a activement soutenu l’effort de guerre allié en mettant à la disposition des États-Unis plusieurs plantations destinées à la production de caoutchouc, une ressource stratégique indispensable pour l’industrie militaire à l’époque. Ce geste de coopération témoignait d’un rapprochement entre les deux nations, dans un contexte global où les alliances étaient vitales.

Plus tard, durant la guerre froide, Haïti s’est alignée sur les positions américaines, notamment dans sa lutte contre le communisme. Sous les dictatures de François Duvalier puis de Jean-Claude Duvalier, le régime haïtien s’est distingué par un zèle idéologique anti-communiste, ce qui a contribué à maintenir le soutien tacite — sinon explicite — des États-Unis, malgré les violations systématiques des droits humains.

Un épisode diplomatique particulièrement marquant fut celui de la Conférence de Punta del Este, en 1962, lorsque les États-Unis cherchèrent à exclure Cuba de l’Organisation des États américains (OEA) en raison de son orientation marxiste. Dans ce contexte, le vote d’Haïti fut décisif. En soutenant la position américaine, Haïti contribua à isoler Cuba sur la scène interaméricaine, renforçant ainsi son image d’allié fidèle de Washington.

Ces actes de coopération stratégique ont certes rapproché Haïti des États-Unis, mais ils ont aussi souvent été dictés par une logique de dépendance, où le soutien politique et économique américain était perçu comme vital pour la survie des régimes en place — parfois au détriment des intérêts démocratiques et populaires du peuple haïtien.

migration haïtienne vers les États-Unis prend racine dans les années 1970, période marquée par la dictature des Duvalier père et fils. Fuyant la répression politique, la pauvreté croissante et l’absence de libertés fondamentales, des milliers d’Haïtiens ont cherché refuge sur le sol américain. Ce mouvement migratoire s’est intensifié au fil des décennies, contribuant à l’établissement de fortes communautés haïtiennes, notamment en Floride et à New York.

Aujourd’hui, cette diaspora représente un acteur économique majeur pour Haïti. Par ses envois de fonds — les fameuses remises migratoires — elle contribue à hauteur de près de 20 % du produit intérieur brut (PIB) du pays. Ce chiffre témoigne non seulement d’un lien économique structurel entre Haïti et les États-Unis, mais aussi du rôle vital que jouent ces ressortissants dans la survie de l’économie nationale haïtienne.

Au-delà de l’économie, la communauté haïtienne participe activement à la vie civique et politique américaine, notamment dans l’État stratégique de la Floride. Ce groupe démographique a gagné en influence, devenant un vecteur électoral important lors des scrutins présidentiels, comme ce fut le cas lors de l’élection remportée par Donald Trump, dont l’administration a par la suite adopté des mesures migratoires jugées hostiles envers les Haïtiens.

La décision de restreindre, voire d’interdire l’entrée des ressortissants haïtiens sur le sol américain, prise par cette administration, peut être perçue comme un revers symbolique, voire un camouflet, à une relation historique vieille de plus d’un siècle. Dans un contexte international où de nouveaux pôles de puissance émergent et où les équilibres géostratégiques se redéfinissent, une telle position pourrait bien s’avérer être une erreur de jugement de la part des États-Unis.

Car Haïti a toujours été, malgré ses fragilités internes, un partenaire fidèle des États-Unis. De la participation à la Seconde Guerre mondiale à l’alignement idéologique durant la guerre froide, en passant par le soutien diplomatique dans les arènes interaméricaines, Haïti a constamment affiché une solidarité historique avec son puissant voisin du Nord.

En ce sens, une telle mesure migratoire ne reflète pas seulement une incompréhension historique, mais aussi une rupture stratégique, à un moment où la stabilité régionale, les dynamiques migratoires, et les enjeux de coopération économique exigent au contraire plus de dialogue, de respect mutuel et de vision commune.

Wilfrid Joseph

Une organisation de la société civile encourage le CPT à agir de manière décisive pour éviter une détérioration de la situation actuelle

Au regard de l’accord du 3 Avril 2024, le mandat du conseil présidentiel de transition doit prendre fin le 7 février 2026. À quelques mois de la fin de la fin de leur mandat, les conseillers-président tardent à encore à donner de résultats conformément à leurs missions inscrites dans l’accord.

Membres de la société civile haïtienne et très préoccupée par l’évolution de la situation politique et sociale du pays, la Fédération des Organisations de Femmes pour l’égalité des Droits Humains (FEDOFEDH) alerte l’opinion publique nationale et internationale sur l’urgence d’actions concrètes pour éviter que la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), prévue pour le 7 février 2026, ne provoque une aggravation de la crise multidimensionnelle en Haïti.

Tout en présentant un bilan alarmant de la présidence depuis son accession au pouvoir qui pourrait causer une amplification des tensions sociales et politiques, rendant toute gouvernance impossible, la FEDOFEDH dirigée par Novia Augustin, propose des mesures concrètes pour faire face à cette situation critique :

  1. Sécurisation des zones stratégiques : Lancer une opération conjointe entre les forces de police et les partenaires internationaux pour reprendre le contrôle des zones dominées par les gangs, en veillant à protéger les civils. La force internationale qui devrait renforcer la police doit jouer son rôle, s’il est encore au pays.
  2. Appui aux déplacés internes : Mettre en place un programme d’urgence pour fournir des abris temporaires, de l’eau potable et des soins médicaux aux personnes déplacées.

Le gouvernement doit mobiliser des fonds pour supporter avec respect et dignité les déplacés internes en impliquant les organisations de la société civile. Assurer la sécurité des Femmes, filles et enfants des camps afin d’éviter des viols et toutes autres formes de violences.

  1. Dialogue inclusif : Organiser un forum national regroupant tous les acteurs politiques, économiques et sociaux pour élaborer une feuille de route consensuelle. Et les structures politiques ayant leurs représentations au CPT doivent rendre des comptes sur la gouvernance de leur représentant ou représentante.
  2. Préparations électorales accélérées : Créer un calendrier électoral réaliste avec un appui technique et financier de la communauté internationale.
  3. Renforcement des services publics : Déployer des efforts pour restaurer les services de base dans les zones les plus touchées, notamment l’accès à la santé et à l’éducation.

Cette structure regroupant uniquement des femmes appel les acteurs à agir vite.

«La FEDOFEDH exhorte le Conseil Présidentiel de Transition et tous les acteurs concernés à agir de manière décisive pour éviter une détérioration irréversible de la situation. Il est encore temps de transformer le 7 février 2026 en une opportunité de redressement pour Haïti», a conclu une note de l’organisation rendue publique le weekend écoulé.

Jean Mapou

Crise de leadership au sein du CPT : Quand les luttes intestines étouffent la diplomatie haïtienne

En déclarant publiquement qu’il n’était pas favorable à certaines nominations diplomatiques, mais que celles-ci ont tout de même été réalisées, le Président du Conseil présidentiel de transition (CPT), Fritz Alphonse Jean, a posé malgré lui un constat troublant : celui de son propre désaveu au sommet de l’État.

Cette déclaration, loin d’être anodine, révèle une crise aiguë de leadership à la tête du CPT, une crise dont les conséquences pourraient s’avérer désastreuses pour Haïti, tant sur le plan interne que dans sa projection sur la scène internationale.

Une autorité contestée, voire affaibli

Dans tout organe collégial, l’autorité du président repose non seulement sur son rôle institutionnel, mais aussi sur sa capacité à diriger, à rassembler, et à faire respecter les orientations communes. En ce sens, le fait que des nominations diplomatiques puissent être faites en contradiction flagrante avec la volonté du président du CPT est symptomatique d’un profond dysfonctionnement. Cela envoie un message clair : Fritz Alphonse Jean ne détient pas le contrôle réel sur les décisions stratégiques, même lorsqu’elles relèvent directement de la représentation de l’État à l’étranger. Un président dont les décisions sont ignorées est un président affaibli – et cette faiblesse, visible à l’intérieur, est également perçue à l’extérieur.

Cette absence d’autorité effective décrédibilise non seulement la présidence du CPT, mais aussi l’ensemble de la transition. Elle ouvre la porte à l’arbitraire, aux intérêts personnels et aux règlements de comptes politiques, dans un moment où Haïti a cruellement besoin de stabilité, de cohérence et de vision.

Une diplomatie sacrifiée sur l’autel des intérêts partisans

Les querelles internes du CPT ne sont pas de simples divergences politiques : elles ont des effets concrets et dommageables sur la diplomatie haïtienne. Alors que le pays devrait s’efforcer de reconstruire une image forte, de relancer des partenariats et de défendre ses intérêts sur la scène internationale, il est contraint à l’inaction, à la confusion, voire au ridicule.

La nomination de diplomates sur des bases clientélistes ou partisanes, au mépris d’une vision stratégique claire, affaiblit considérablement la crédibilité d’Haïti auprès de ses partenaires internationaux. Elle empêche toute planification cohérente et mine les efforts de redressement diplomatique dont le pays a pourtant un besoin vital dans le contexte actuel de crise sécuritaire, économique et institutionnelle. Qui, à l’étranger, peut prendre au sérieux un État dont le chef du Conseil présidentiel est ignoré par ses propres collègues ?

Une transition capturée par des ambitions personnelles

Au lieu de se consacrer à l’essentiel, poser les bases d’une gouvernance apaisée, jeter les jalons d’un retour à l’ordre constitutionnel, et soulager la population accablée par l’insécurité et la pauvreté, les membres du CPT semblent davantage préoccupés par le partage des postes et des privilèges. Cette attitude irresponsable s’apparente à un pillage organisé d’un État déjà à genoux. C’est un affront à l’intelligence des citoyens haïtiens, un mépris pour les sacrifices de ceux qui aspirent à un avenir différent.

Le CPT, censé incarner une transition de rupture, donne l’image d’un club d’intérêts particuliers, hermétique aux besoins urgents de la population. Ce comportement opportuniste alimente le cynisme et la défiance des citoyens envers les institutions. Il condamne toute tentative de redressement, puisqu’aucune réforme sérieuse ne peut émerger dans un climat où la survie politique passe avant l’intérêt collectif.

En définitive, la déclaration du Président Fritz Alphonse Jean n’est pas qu’un aveu d’impuissance : elle est le symptôme d’un échec collectif. Loin de restaurer la confiance et la dignité des institutions, le CPT enfonce le pays dans un cycle de petites querelles et de grandes trahisons.

Haïti mérite mieux que des dirigeants absorbés par des luttes d’influence. Elle mérite une diplomatie forte, une gouvernance cohérente et un leadership capable d’imposer une vision partagée. Sans cela, la transition ne sera qu’un autre chapitre de désillusion dans l’histoire récente du pays.

Par Gesly Sinvilier

Cérémonie de la blouse blanche par Université Quisqueya, une preuve d’optimisme

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PÉTION-VILLE.—L’Université Quisqueya a organisé, en fin de la semaine écoulée, une cérémonie de la Blouse Blanche et de la Prise de Stéthoscope. Cet événement inaugure le lancement de carrière dans le domaine de la santé d’une trentaine d’étudiants, ayant fait preuve d’optimisme dans un contexte marqué par un effritement alarmant des valeurs dans le pays.

C’est une étape symbolique dans le parcours de ces étudiants en médecine de première et de cinquième session, les yeux fermés comme pour prier, la tête altière, fiers de répéter à haute et intelligible voix, le serment d’Hippocrate.

L’événement s’est déroulé en présence du corps décanal, du rectorat, des parents, ainsi que de plusieurs invités de marque, dont le conseiller-président le Docteur Louis Gérald Gilles, et le Dr Prince Sonçon Pierre, directeur exécutif de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti.

Dans son intervention, le Dr Louis Gérald Gilles a salué le dévouement des étudiants, leur rappelant que cette cérémonie marque une étape déterminante dans leur parcours académique. «Je vous invite à fonder votre pratique sur trois piliers essentiels: la compétence, l’éthique, et l’humanité», a dit Gilles.

Le Conseiller-Président a en profité également pour plaider en faveur d’un accès à la santé sans exclusion, soulignant l’importance de bâtir un système de soins équitable, humain et accessible à tous.

La cérémonie a été l’occasion, pour le parrain le Dr Jean-William Pape, parrain de la promotion, de souligner la mission et les grandes qualités que doit avoir un médecin portant la blouse blanche. «C’est un humaniste, un homme modeste, plein de compassion, un leader, un homme prêt à se mettre au service de ses patients et des membres de sa confrérie», a-t-il précisé.

William Pape a demandé à ses filleuls de s’armer de courage et de loyauté dans l’exercice de leur métier, soulignant que le caractère scientifique de la médecine ne lui enlève guère son côté sacerdotal. «Le médecin est appelé à se sacrifier pour sauver des vies, comme le définit le serment d’Hippocrate », a-t-il ajouté.

Pour sa part, Jacques Edouard Alexis, conseiller du recteur Jacky Lumarque, absent à la cérémonie, a tenu à conseiller les jeunes médecins à approfondir la qualité d’humaniste, cette grande sensibilité et la capacité de dialoguer et d’être à l’écoute du patient.

En attendant la cérémonie de collation de grade, les jeunes médecins vont s’exercer à prodiguer des soins à des patients dans le cadre de leur service social. Cette cérémonie de la blouse blanche et de la prise de stéthoscope témoigne de l’optimisme et la foi en un lendemain meilleur à un moment ou l’espoir est en train de se perdre.

Jean Mapou

De nouveau blessé par balle, Vitelhomme Innocent a échappé de justesse à une opération audacieuse de la police

CROIX-DES-BOUQUETS.— Les images d’une vidéo devenue virale sur les réseaux capturent le moment où Vitelhomme et ses acolytes prennent la fuite dans la panique totale. Le chef du gang Kraze Baryè, de nouveau blessé lors d’une opération résolue menée le samedi 7 juin.

Malgré l’utilisation de drone de surveillance, ayant localisé, le redoutable criminel a, de justesse, réussi à trouver une brèche pour s’échapper.

La séquence de vidéo, d’une durée de 2mn et 52 sec, montre Vitelhomme et ses complices abandonnant deux véhicules en pleine course sur une route en terre battue, sous les feux des agents de l’ordre. Dans la grande confusion, ils se sont rapidement dispersés dans les champs.

Selon une source proche de l’institution policière, les agents ont trouvé dans les véhicules abandonnés, des outils de communication, des antibiotiques et une ordonnance médicale destinée à Vitelhomme, corroborant les informations sur la dégradation de son état de santé.

Depuis le jour où il a fui désespérément son fief à Torcelle suite à une opération de la PNH, Vitelhomme s’était abrité à Dumay, une localité de Croix-des-Bouquets, d’où il soignait ses blessures.

Jean Mapou

Haïti : le CPT miné par les querelles internes et des nominations diplomatiques « controversées »

Alors que le pays traverse une période critique, le Conseil présidentiel de transition (CPT) semble paralysé par des tensions internes et une avalanche de nominations diplomatiques contestées. Dans une interview exclusive accordée au Nouvelliste, Fritz Alphonse Jean, coordonnateur du CPT, qui n’a réalisé que deux conseils des ministres depuis son ascension le 7 mars 2025, révèle « avoir refusé des centaines de nominations », dénonçant un système clientéliste et une diplomatie surchargée.

Un Conseil paralysé par les luttes de clans

Depuis sa mise en place en avril 2024, le Conseil présidentiel de transition (CPT), censé orienter Haïti vers un retour à la stabilité, semble peiner à fonctionner efficacement. Entre crise de sécurité et une gouvernance en débandade, le peuple haïtien, véritable victime.

Selon Fritz Alphonse Jean, dans une interview accordée au Nouvelliste, ce n’est pas une question d’incapacité technique le fait de ne pas réaliser que peu de Conseil des ministres. Il affirme avoir volontairement freiné les réunions du Conseil pour éviter de légitimer un système de nominations abusives :
« Le Conseil des ministres ne doit pas servir à nommer des directeurs généraux incompétents », a-t-il déclaré.

Toujours selon ses déclarations au Nouvelliste, le coordonnateur du CPT affirme avoir opposé son veto à des centaines de propositions de nominations dans la diplomatie. Il dénonce un réseau clientéliste orchestré par le ministère des Affaires étrangères. « On a nommé des dizaines de personnes dans des ambassades qui ne peuvent en accueillir que 10 ou 15. Le personnel y travaille désormais par rotation », a-t-il fustigé, estimant que ces pratiques ternissent gravement l’image du pays à l’international.

Un ministère des Affaires étrangères au cœur des critiques

Dans cette même interview au Nouvelliste, Fritz Alphonse Jean affirme avoir plusieurs fois dit non à ces nominations pléthoriques, mais que le ministère des Affaires étrangères serait passé outre ses objections. Il évoque des décisions prises « sans concertation », qui mettent à mal l’équilibre diplomatique du pays.

Le ministre Harvel Jean-Baptiste n’a pas répondu aux appels du Nouvelliste pour réagir à ces accusations. Toutefois, selon les informations recueillies par le journal, plusieurs membres influents du CPT, dont les conseillers Louis Gérald Gilles et Smith Augustin, ainsi que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé auraient référé à eux seuls plus de 90 % des personnes nommées.

Un conseiller présidentiel, interrogé sous couvert d’anonymat, a confirmé cette information tout en précisant : « Je ne suis pas trop bien imbu du sujet. » Quant à Smith Augustin, il a refusé de commenter des accusations anonymes.

Un Conseil divisé en quatre clans

Selon une source au sein du CPT citée par Le Nouvelliste, le Conseil serait désormais fragmenté en quatre blocs aux logiques divergentes :

Le Groupe 1, qualifié de majoritaire, regroupant majoritairement les 3 membres qui ont été épinglés dans le scandale de corruption de la BNC: Louis Gérald Gilles, Smith Augustin, Emmanuel Vertilaire, Laurent Saint-Cyr, ainsi que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé ;

Le Groupe 2 est composé de Fritz Alphonse Jean lui-même, allié à Leslie Voltaire ;

Le Groupe 3 ne compte qu’un seul membre, Edgard Leblanc Fils, décrit comme une « minorité qualitative » ;

Le Groupe 4 est constitué des deux observateurs, sans pouvoir décisionnel direct.

Cette configuration clanique, révélée dans les colonnes du Nouvelliste, complique gravement les prises de décisions et l’organisation régulière des Conseils des ministres. « Pour les décisions, c’est en effet un peu compliqué pour le moment… », a confié un membre du CPT au journal.

Un mandat en sursis pour Fritz Jean

Toujours selon le Nouvelliste, le mandat de Fritz Alphonse Jean à la tête du CPT devrait prendre fin le 7 août prochain. Mais à quelques semaines de cette échéance, le bilan de sa présidence reste mince : deux Conseils des ministres tenus, peu de décisions structurelles, et une ambiance de méfiance généralisée entre les membres.

Dans un contexte de crise généralisée, alors que les attentes populaires vis-à-vis du CPT étaient grandes, cette impasse institutionnelle illustre les failles profondes d’un modèle de gouvernance rongé par les calculs partisans. Le risque est grand que la transition déraille, faute de volonté politique commune.

Plus de 13 mois pour cette transition, Haïti s’enlise de pire au fond de l’abîme avec des politiques mesquines. Le peuple encore, véritable victime.

Wideberlin Sénexant

Haïti, 500 ans de souffrance et de résistance : Dieu, où es-tu ?

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Depuis plus de cinq siècles, Haïti marche dans une vallée d’épreuves, de chaînes, de sang et de silence. Le peuple haïtien, fier et debout, a connu l’esclavage, la colonisation, la guerre, les trahisons, les humiliations, les catastrophes, la pauvreté extrême, la violence permanente et l’abandon des siens et des autres. Et aujourd’hui, après avoir arraché son indépendance au prix du sang et du feu, il est encore là, défiguré, affamé, pris en otage. Alors, en regardant le ciel, il pose une question ancienne et brûlante :

Dieu, où es-tu ?

Une Histoire qui commence dans la douleur

L’histoire d’Haïti ne commence pas en 1804. Elle commence avec l’extermination des Taïnos, le génocide oublié. Elle continue avec la traite négrière transatlantique, les bateaux négriers, les chaînes, les coups de fouet, les plantations, les mutilations, la déshumanisation.

Puis vint la révolution. Dessalines, Toussaint, Capois, Sanite Belair et tant d’autres. Le feu, la fureur, la victoire. Haïti devient libre, indépendante, première République noire du monde. Un miracle. Une lumière dans les ténèbres. Mais cette lumière dérange.

Une indépendance chèrement payée

Dès sa naissance, Haïti est isolée. Elle paie le prix de sa liberté. Littéralement. 150 millions de francs-or exigés par la France pour « indemniser » les colons dépossédés de leurs esclaves. Une rançon pour l’honneur d’être libre. Une dette qui saigne le pays pendant plus d’un siècle.

Pendant ce temps, les puissances du monde ferment les yeux. Et à l’intérieur, les luttes de pouvoir, les divisions, les assassinats politiques et les trahisons prennent racine.

Un peuple crucifié sur sa propre terre

Aujourd’hui, Haïti est un pays sans guerre officielle, mais en état de guerre permanente : guerre contre la faim, contre l’insécurité, contre la corruption, contre les gangs, contre le désespoir. Les écoles ferment, les hôpitaux manquent de tout, les jeunes fuient, les familles pleurent. Des quartiers entiers sont livrés à la loi des armes.

Et pendant que le peuple crie, les élites s’enrichissent, les politiciens complotent, les institutions s’effondrent. Et l’étranger ? Il observe, il manipule, il intervient à sa guise. Haïti devient un laboratoire d’échec, un théâtre d’expérimentations géopolitiques, un terrain de jeux pour intérêts croisés.

Comme les Juifs ? Oui, mais avec une terre sans paix

Les Juifs ont connu l’exil, les pogroms, l’Holocauste. Ils ont erré sans patrie, rejetés, méprisés, jusqu’à retrouver leur terre. Haïti, elle, a une terre. Mais elle est dévastée, pillée, abandonnée. Ce peuple a été humilié, méprisé, rejeté aussi. On a voulu le réduire au silence. On l’a transformé en caricature.

Haïti est devenu un peuple crucifié sur sa propre croix.

Pourquoi cette haine ? Pourquoi ce sort ?

Parce que Haïti a brisé une malédiction historique. Elle a prouvé que des Noirs pouvaient vaincre des empires, revendiquer leur humanité, écrire leur propre histoire. Et cela, ni les colons, ni les empires, ni les esclavagistes modernes ne l’ont jamais vraiment pardonné.

À l’intérieur aussi, cette haine s’est infiltrée : haine de soi, trahison des élites, mépris des pauvres, fragmentation volontaire. Un peuple qu’on a divisé pour mieux l’étouffer.

Alors Dieu ? Où es-tu ?

La question traverse les générations.
Dieu, où es-tu quand nous mourons de faim ? Où es-tu quand nos enfants fuient ou sont tués ? Où es-tu quand les bandits dirigent et que la loi est absente ?Où es-tu quand les nations nous exploitent et que nos dirigeants vendent notre avenir ?

Mais peut-être que Dieu est là. Pas dans les palais, ni dans les discours creux. Mais dans la mère qui nourrit son enfant malgré tout. Dans le paysan qui cultive sa terre même sans engrais. Dans le professeur qui enseigne sans salaire. Dans le jeune qui rêve encore. Dans l’artiste qui chante l’espoir. Dans le peuple qui, malgré tout, résiste.

Haïti n’est pas abandonnée. Elle est en agonie. Mais une agonie n’est pas une mort. C’est une transition. C’est le moment du choix. Se relever ou disparaître. Se rassembler ou sombrer. Peut-être que Dieu attend qu’Haïti se réveille, qu’elle se réconcilie avec elle-même, qu’elle bannisse ses Judas, qu’elle se relève avec foi, courage et intelligence.

Et maintenant ? Le destin d’Haïti ne se décidera pas à l’ONU, ni à Paris, ni à Washington. Il se décidera ici, entre les fils et filles de Dessalines. Ceux qui choisiront la voie du sacrifice, de l’unité, du progrès, du respect de la vie. La vraie question n’est peut-être pas « Dieu, où es-tu ? » Mais « Haïti, où en es-tu avec Dieu, avec toi-même et avec ton destin ? »

Haïti renaîtra. Mais cela dépend de nous.

Joseph Georges DUPERVAL
Coordonnateur Général
BATON JENÈS LA

En signature à Livres en folie: »Haïti (1986-2025) : l’état de l’État » – Un essai magistral de Pierre Josué Agénor CADET

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Avec son trente-quatrième ouvrage, Haïti (1986-2025) : l’État de l’État, publié en juin 2025 par Correct Pro Éditions,le professeur Pierre Josué Agénor CADET nous livre une œuvre d’une envergure rare, à la fois ambitieuse, documentée et engagée. Cet essai de plus de 200 pages, structuré en 20 chapitres thématiques, constitue une véritable fresque politico-sociale de l’Haïti contemporaine. De la chute de la dictature en 1986 à l’impasse actuelle, l’auteur opère une plongée lucide dans les entrailles d’un État en perdition, tout en traçant des pistes pour une renaissance nationale.

Une lecture méthodique de l’histoire récente

L’ouvrage débute par une analyse rigoureuse des soubresauts politiques qui ont marqué la période post-duvaliériste : transition démocratique inaboutie, élections contestées, émergence de nouveaux acteurs politiques sans projet national clair, militarisation puis démilitarisation de la vie publique, et la montée en puissance des gangs armés. À travers un récit sobre, mais implacable, Pierre Josué Agénor CADET dissèque les mécanismes d’un effondrement progressif mais prévisible de l’appareil étatique.

Chaque chapitre revient sur un aspect précis de cette lente désagrégation : la perte d’autorité de l’État, la désinstitutionalisation des pouvoirs publics, la politisation de l’éducation, la corruption rampante, le rôle des élites économiques et la mainmise des puissances étrangères sur les affaires internes du pays. Il met en lumière la façon dont les choix politiques successifs ont conduit à la rupture du contrat social, à l’effritement de la confiance citoyenne, et à la banalisation de la violence.

Une approche transversale et critique

Mais l’essai va bien au-delà d’un constat. Le professeur CADET articule son analyse autour de trois axes fondamentaux : le politique, le social et l’économique. Il interroge la notion même de gouvernance en Haïti, la faiblesse des institutions judiciaires, la faillite des systèmes de santé et d’éducation, et l’exclusion structurelle de larges couches de la population. Il s’attarde aussi sur la place des jeunes, des femmes, des diasporas, et sur la mémoire collective, souvent instrumentalisée ou négligée.

Par une écriture claire, dense et parfois mordante, il réussit à rendre accessibles des concepts complexes, tout en convoquant les grands penseurs haïtiens et internationaux pour nourrir sa réflexion. Le résultat : un livre qui se lit à la fois comme un essai politique, un manuel d’analyse sociologique, et un appel à la révolte morale.

Vingt chapitres pour comprendre et reconstruire

Chacun des vingt chapitres de l’essai est conçu comme une pièce d’un vaste puzzle. Certains titres parlent d’eux-mêmes : L’État en panne, Les intellectuels démissionnaires, Gouverner sans vision, Haïti sous tutelle, Les territoires perdus de la République, La jeunesse sacrifiée, La corruption normalisée, Vers une souveraineté fictive, etc. Ensemble, ils brossent un portrait sans complaisance de la situation actuelle, tout en refusant le fatalisme.

Dans les derniers chapitres, plus prospectifs, l’auteur esquisse les contours d’un projet national alternatif. Il y propose des réformes urgentes, notamment dans les domaines de l’éducation, de la citoyenneté, de la culture politique, et de la justice sociale. Il plaide pour une rupture radicale avec les logiques d’exclusion et pour une refondation de l’État sur des bases éthiques, patriotiques et démocratiques.

Un ouvrage de référence

Haïti (1986-2025) : l’État de l’État s’impose d’ores et déjà comme une référence incontournable pour les chercheurs, les étudiants, les journalistes, les décideurs politiques, mais aussi pour tous les citoyens haïtiens désireux de mieux comprendre l’état réel de leur pays. À travers ce livre, Pierre Josué Agénor CADET confirme son rôle de penseur engagé, soucieux d’éclairer les consciences et de susciter le débat public.

Ce n’est pas un livre à lire passivement. C’est un cri, un miroir, un manuel et un manifeste. C’est une œuvre de conviction, née d’un amour profond pour Haïti, mais aussi d’une colère froide face à sa destruction programmée.

A travers les vingt chapitres de cet ouvrage s’adressant aux citoyens haïtiens, aux décideurs, aux universitaires et à tous ceux qui veulent comprendre les racines du mal haïtien et participer à la construction d’un avenir différent, l’auteur analyse l’état de l’État et fait des recommandations concrètes pour poser les bases d’une véritable refondation.

Robert Labranche, Ph.D.

Fritz Jean est sur une île. Premier épisode

Fritz Jean est sur une île déserte. Après l’accident dont il se rappelle quelques bribes seulement des circonstances, il se retrouve seul. L’avion avait piqué du nez et les passagers criaient, gesticulaient et puis plus rien. La seule chose qu’il a est un petit miroir.

Il était en train de vérifier qu’aucune miette n’était restée dans les interstices de ses grandes dents, après avoir mangé des noix et des pistaches chaudes et bu 3 verres de champagne, servis dans la classe affaires. Il garde le petit miroir dans sa poche et le palpe de temps à autre. Son cœur bat la chamade à chaque fois qu’il la sort.

L’image qu’il lui renvoie lui fait peur. Déjà, il ne sourit jamais, tant il est angoissé, mais son reflet, lui, sourit et part même quelques fois dans des éclats de rire qu’il n’arrive à calmer qu’en remettant l’objet dans sa poche.

Les journées sont longues. Il n’a rien à faire. Dans son autre vie, plutôt récente, il se rappelle qu’il avait trahi tout le monde. Ses amis de Montana qui l’avait élu président, même si l’élection était farfelue, ses collègues du CPT qu’il avait trahi parce qu’il voulait pour lui tout seul la place de président.

Il ne regrettait rien. Il avait toujours admiré le Président Duvalier qui répétait souvent que la reconnaissance est une lâcheté et fait sien cet adage qui dit que les vrais politiciens n’ont pas d’amis.
Il a peur. Pas seulement des bruits qu’il entend autour de lui, mais que l’image dégradée qu’il avait en quittant le pays pour une réunion aux îles Canaries ne le fasse oublier trop vite.

Il aurait dû faire tuer ces gens qui ne l’ont jamais pris au sérieux, alors qu’il est certain d’être le meilleur. Sa déconfiture au Cap-Haïtien le 18 mai 2025 continuait de l’empoisonner, de le ronger. La dernière sortie qu’il avait fait dans un entretien avec un journal avait fait rire de lui. Tout ce qu’il voulait c’était avoir le beau rôle, qu’est-ce que ces imbéciles n’avaient pas compris ?

Bien sûr, qu’il avait nommé, comme ses 8 autres collègues, cette armada de gens dans les missions, consulats et ambassades, bien sûr qu’il avait commis une faute plus lourde qu’eux en nommant Myrtha Désulmé, une dégénérée, comme ambassadrice à l’OEA, mais le chef n’est-il pas le seul à avoir droit à l’erreur ?

Il avait autant qu’il peut essayer de charger le ministre des Affaires étrangères, il avait tenté de lui faire porter le chapeau des nombreuses nominations, il avait quelqu’un d’autre sous le coude qui lui avait rendu un grand service, et surtout qu’il pouvait absolument contrôler de sorte qu’il soit le seul à pouvoir nommer des gens dans la diplomatie, ses collègues et ce Premier ministre un peu loufoque auraient pu comprendre ça non ?

Son ventre gargouille, son système n’est pas habitué encore avec les fruits et les feuilles qu’il mange pour survivre, il a une diarrhée chronique. Il faut qu’il tienne le coup. Il a trop d’argent dont il doit profiter. Tout le monde doit être à sa recherche pour l’installer comme seul président de la République, il le sent, il le sait.

Karma Legrand