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Le CPT en péril, Nou pap konplis suggère un nouvel accord pour sauver la transition

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PORT-AU-PRINCE.— Nou Pap Konplis plaide en faveur d’un consensus national avec les acteurs non signataires de l’accord du 3 avril, suggérant la conclusion d’un nouvel accord, sous l’obédience de la communauté international et de l’OEA.

«Ce nouvel accord politique sera de très courte durée avec un agenda limité», a proposé l’organisation pour amener le pays sur la voie de la sécurité afin d’organiser les élections et le référendum en vue de sortir le pays de cette transition infinie, selon un note de presse publiée le16 juin.

Par ailleurs, Nou Pap Konplis, attribue la gestion de la transition par le CPT à un gaspillage de ressources. «14 mois après, la population rejette le CPT, pour mauvaise foi et malversations à tous les niveaux», lit-on dans cette note.

Nou Pap Konplis soutient que 72% de la population sont menacés par l’insécurité alimentaire, selon IHSI, tous les vols commerciaux sont inaccessibles depuis près d’un ans. Tous les grands axes routiers se trouvent aux mains des groupes armés, plus de 85% de la capitale sont entre les mains des groupes terroristes, a poursuivi Nou Pap Konplis, rappelant que le dernier rapport de l’OIM passe à 1,3 millions de personnes déplacées, en raison de l’escalade de la violence des gangs armés.

Parallèlement, Nou Pap Konplis souligne les scandales de corruption à répétition au sein du conseil présidentiel, des conflits internes pour l’appropriation de postes, sans oublier les accusations de part et d’autres.

Quant au projet référendaire, Nou Pap Konplis souligne même que le texte comporte plusieurs ambiguïtés et est victime du manque de légitimité du Conseil présidentiel de transition, prévenant que la tenue des élections ne sera impossible cette année.

«À 235 jours de l’échéance du 7 février 2026, le conseil Présidentiel de Transition est dans une impasse à cause des rivalités internes entre les membres votants, en raison des dénonciations publiques», a fait remarquer l’organisation. Fort de ce constat, Nou Pap Konplis dit croire que l’accord du 3 avril est caduc.

«Nou Pap Konplis rejette d’un revers de main toute démarche visant à la reprise du dialogue entre les acteurs politiques, ceux de la société civile et la CARICOM qui ont accouché l’accord du 3 avril. D’autant plus aujourd’hui, la CARICOM qui avait joué un rôle médiateur dans l’acord du 3 avril n’a pas la capacité morale pour résoudre cette crise, car l’échec du CPT est aussi son échec», a déclaré l’organisation, concluant qu’Haïti réclame la fin de cette transition à long terme, ici et maintenant, a conclu la note.

Jean Mapou

L’initiative du 24 Avril conteste l’implication de la CARICOM dans la crise haïtienne

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La démarche de la CARICOM de contacter les représentants de plusieurs parties prenantes de l’accord du 03 avril 2024 soulève de vives discussions au sein de la classe politique.. C’est le cas de l’Initiative du 24 avril 2025. Cette structure qui regroupe des organisations politiques et de la société civile, exige plutôt l’ouverture immédiate des consultations à toutes les forces vives et représentatives du pays».

Composé notamment de « Lòd Demokratik », AGIR et RDNP en autres, et de plusieurs autres structures sociopolitiques expriment leur profonde inquiétude face à la manière dont la CARICOM veut reprendre les négociations politiques avec les initiateurs du CPT.

Ll’iniative du 24 Avril qualifie cette démarche de « partisane et aveugle, contraire aux principes d’inclusivité et de souveraineté nationale ».

Dans son communiqué de presse publié ce 17 juin 2025, l’initiative du 24 avril 2025 estime que la CARICOM mène un dialogue fermé et partisan, exclusivement avec les architectes de l’échec national, ces acteurs politiques discrédités, promus artificiellement après l’assassinat du président en 2021, et auteurs de l’accord du 3 avril 2024 ayant donné naissance au Conseil présidentiel de transition (CPT) ».

« Ce choix de la sélectivité des interlocuteurs, combiné à une absence de transparence sur les consultations en cours, fragilise gravement la légitimité de l’action de la CARICOM en Haïti. Il donne le sentiment d’un soutien diplomatique tacite à une minorité rejetée, et risque d’alimenter la méfiance populaire, voire de rompre définitivement le lien de confiance avec l’organisation régionale », a dénoncé l’initiative du 24 avril 2025.

Les dirigeants de cette structure proposent « une alternative démocratique claire, portée sur une gouvernance bicéphale, comprenant un président de la transition issu de la Cour de cassation, dépositaire de la souveraineté nationale et une équipe gouvernementale pour appliquer un Plan de gouvernance citoyenne, élaboré de manière transparente et participative, et validé le 20 mai 2025 par plus d’une centaine d’organisations de tout le pays ».

Elle exige également l’ouverture immédiate des consultations à toutes les forces vives et représentatives, la mise en place d’un cadre consultatif inclusif et transparent et la publication des critères de sélection, des documents échangés et des conclusions du Groupe des Éminentes Personnalités (GPE).

Ce communiqué survient un jour après que le secteur du 21 décembre, représenté au sein du conseil présidentiel de transition, par Louis Louis Gérald Gilles, a exprimé son insatisfaction face au travail du CPT.

Hier lundi, le CP Frinel Joseph, membre observateur au CPT, a appelé ses pairs à se ressaisir et à se souvenir de sa mission principale : rétablir la sécurité publique et l’organisation des élections.

Gédéon Delva

Le G7 au Canada : un sommet marqué par le conflit Israël–Iran

KANANASKIS (Alberta), lundi 16 juin 2025 –

Le sommet du G7, organisé par le Canada dans les Rocheuses de l’Alberta, s’est ouvert ce lundi matin dans un climat d’urgence diplomatique, dominé par l’escalade militaire entre Israël et l’Iran. Les attaques croisées entre les deux pays ont détourné l’attention des discussions initialement prévues sur le commerce, l’énergie et la crise ukrainienne, selon plusieurs grands médias.

Alors que les 7 puissances parmi les pays industrialisés ont prévu de discuter notamment de la guerre tarifaires de Donald Trump contre ses partenaires commerciaux, les premières heures des discussions ont été largement dominées par le conflit entre Israël et l’Iran.

Selon l’AP, Donald Trump a mis en garde l’Iran, déclarant que ses dirigeants doivent désormais « faire un accord » tandis que le Premier ministre canadien Mark Carney a affirmé que le monde « regarde cette table [ndlr G7] pour des solutions ».

Plus tard dans la soirée de lundi, nous avons appris que Donald Trump a laissé le sommet du G7 avant la deuxième journée des discussions pour rentrer à Washington. C’est Karolina Leavitt, porte parole de la maison blanche, qui a fait l’annonce sur X.

« Le président Trump a passé une excellente journée au G7, signant même un accord commercial majeur avec le Royaume-Uni et le Premier ministre Keir Starmer. De nombreux progrès ont été accomplis, mais compte tenu de la situation au Moyen-Orient, le président Trump quittera le pays ce soir après un dîner avec les chefs d’État ».

Peu avant l’annonce de son départ, Donald Trump a lancé une mise en garde à l’intention des résidants de la capitale de l’Iran. « Tout le monde devrait évacuer Téhéran immédiatement ».

« L’Iran aurait dû signer l’« accord » que je leur ai dit de signer. Quelle honte et quelle perte de vie humaine. En termes simples, l’Iran ne peut pas avoir l’arme nucléaire » a-t-il ajouté sur son réseau social Truth.

Le départ prématuré de Trump du sommet du G7 met un coup d’arrêt sur des entretiens bilatéraux qui devaient avoir lieu avec la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, arrivée à Calgary en soirée, et avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui est attendu ce mardi.

Rappelant qu’en 2018, Donald Trump avait aussi laissé le sommet du G7 organisé au Canada de façon prématurée, il avait brutalement désavoué le communiqué commun, tout en qualifiant l’ancien premier ministre Justin Trudeau de « très malhonnête » et de « faible ». Cette année, les raisons évoquées sont plus compréhensibles et justifiables.

Josué Sénat

La dynamisation du soin pré‐hospitalier, le levier d’un nouveau leadership au CAN

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PORT-AU-PRINCE.— Le Directeur Général du Centre Ambulancier National, Renand Aristide, a présenté le bilan d’une tournée de prospection réalisée dans le Nord du pays. Une occasion pour le responsable de faire un diagnostic complet sur les services de proximité offert par l’institution.

Durant son séjour, Me Renand Aristide a installé des directeurs départementaux du nord et du nord-ouest dans le but de renforcer, dit-il, les bases administratives régionales du CAN.

Des pratiques malsaines, un handicap pour la mission du CAN

Revenu dans la capitale le week-end dernier, le DG a également signalé que c’était une visite d’évaluation. «C’était important pour moi de voir si le CAN a préservé son identité et sa mission auprès des communautés pour que nous puissions prendre les décisions», a souligné Aristide.

Le directeur général du CAN avoue avoir effectivement identifié certains problèmes au niveau du fonctionnement du service ambulancier dans plusieurs zones reculées. «Nous avons reçu un accueil chaleureux, mais il y eu des grognes au sein des populations locales: certains agents réclament encore des frais pour le service », se désole-t-il.

Le problème de mobilité dans la région, un bon prétexte pour les agents indexés

En dépit du fait que des agents aient exigé des frais aux bénéficiaires, les ambulances ne sont pas toujours disponibles. «La plupart des véhicules sont immobilisés dans le garage pour seulement une banquette cassée ou une bougie», a affirmé Aristide, soulignant que dans certains endroits il n’y a même pas d’ambulance disponible.

«Quant à la flotte, elle est désuète. Nous avions eu 120 véhicules, mais la moitié n’est plus opérationnelle», a-t-il dit, ajoutant que travaux de réparation ont été entrepris depuis son installation à la direction générale du CAN.

«A Port-au-Prince, nous sommes passés de 3 véhicules disponibles pour les opérations de secours à 7, sans compter ceux qui sont préposés au service de la primature et de la Villa d’Accueil, à l’entrée de l’aéroport, du MSPP etc…», s’est félicité le responsable qui dit espérer renouveler la flotte avec plus de 150 ambulances.

Les dispositions nécessaires

Renand Aristide a annoncé des mesures de redressement du CAN afin de corriger les écarts. «D’abord nous prendrons les décisions appropriées pour revenir à la gratuité des services», a rassuré Renand Aristide.

Le DG a, par ailleurs, annoncé une enquête administrative sur la distribution du carburant dans les villes de province. «Les agents interrogés ont avancé le problème d’essence pour justifier les frais réclamés, alors que je sais que l’État distribue du carburant pour toutes les ambulances», soutient-il.

Pour ce qui est de l’accès aux zones à haut risque, Renand Aristide se veut pragmatique: Maintenir le CAN au premier du service ambulancier et des soins pré-hospitaliers dans toutes les communautés les plus défavorisées tout en assurant son personnel.

«Nous faisons toujours ce qu’il faut pour accéder aux zones sensibles. Le CAN n’a pas de race, ni de religion, ni de tendance politique. Nous offrons un service aux yeux bandés», a-t-il défendu appelant les hommes armés à la compréhension et à l’humanisme pour faciliter le sauvetage des vies.

Le nouveau directeur général du Centre Ambulancier National en a profité pour annoncer la construction du bureau de la direction départementale du sud, un projet qui, dit-il, le tient à cœur, promettant la réorganisation des travaux et la restructuration du garage de l’institution afin de dynamiser le service ambulancier sur le territoire national.

Jean Mapou

Le Conseil Présidentiel reçoit le cahier de charges des déplacés internes

Face à l’aggravation de la situation des déplacés internes dans la région métropolitaine, le Conseil Présidentiel de Transition a tenu une importante rencontre, ce vendredi, avec les responsables des camps d’accueil, en présence de plusieurs hauts responsables de l’État. L’objectif de cette rencontre était d’écouter les doléances des populations déplacées et proposer des réponses urgentes en cette période de vulnérabilité accrue.

Les Conseillers-Présidents Louis Gérald Gilles, Leslie Voltaire, Edgard Leblanc Fils et Smith Augustin, accompagnés du Premier ministre Alix Dider Fils-Aimé, de la ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes Pedrica Saint-Jean, du directeur du FAES Serge Gabriel Colin, ainsi que d’un représentant du ministère des Affaires sociales, étaient là pour écouter leurs cahiers de charges.

Les doléances des déplacés

Dossous Edwison, dans le camp du Lycée de Jeunes filles, salue cette initiative du CPT, particulièrement du CP Gilles, qui se veut à l’écoute des déplacés en vue de prendre leurs doléances. « Notre objectif c’est de retourner chez nous; pour cela nous réclamons de la sécurité pour que nous puissions vivre en paix. Mais dans l’intervalle, nous devons vivre. Donc demandons de l’assistance alimentaire ».

En revenant sur la revendication prioritaire, Dossous parlant pour tous les camps, appelle à un climat serein dans le pays. « La situation est très complexe, il y avait des gens qui vivaient comme locataire et d’autres, comme propriétaires. Or, l’État doit venir en aide à toutes les catégories ».

Des interventions du gouvernement

Depuis le 26 mars, l’état s’est attelé à assurer ses responsabilités dans plusieurs camps des déplacés notamment Delmas, Bas Lalue et Bourdon. Selon les données présentées par le directeur général du Fonds d’assistance économique et sociale (FAES), Serge Gabriel Colin, à date plus de 671 420 plats chauds ont été distribués, ainsi que 17 908 kits alimentaires, des kits hygiéniques et 8 784 gallons d’eau.

Le directeur du FAES a annoncé la continuité des efforts de son institution pour répondre à la crise par la mise en place de structures d’alimentation collective et la fourniture d’aides alimentaires.

D’autres mesures annoncées

Pour l’initiateur de la rencontre, le conseiller Louis Gérald Gilles, ces échanges manifestent leur volonté de soulager les souffrances des familles déplacées, installées dans des conditions précaires.

Après avoir écouté les revendications des déplacés, le pouvoir promet d’apporter des réponse. Parmi les mesures annoncées figurent :

  • La mise à disposition d’abris temporaires plus sûrs pendant la saison cyclonique,
  • La poursuite des distributions de kits alimentaires et sanitaires,
  • La création de nouveaux restaurants communautaires,
  • Et la scolarisation des enfants et des jeunes vivant dans les centres de déplacés.

Ces actions, bien que transitoires, visent à apporter une réponse immédiate aux besoins humanitaires les plus urgents. Le Conseil Présidentiel a toutefois réaffirmé sa détermination à restaurer la sécurité sur l’ensemble du territoire pour permettre à chacun de regagner son domicile dans la dignité.

Une commission de suivi sera prochainement créée pour garantir l’exécution rapide et efficace des décisions.

Dans un contexte de crise humanitaire persistante, cette initiative marque une volonté politique d’apporter des réponses concrètes aux besoins pressants des déplacés internes. Reste à voir si les engagements annoncés seront effectivement tenus sur le terrain.

Par Gesly Sinvilier

Une organisation de défense des droits économiques et sociaux exige justice et réparation pour les victimes des exactions des gangs

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L’institut national pour la défense des droits économiques, sociaux et culturels (INDDEC ) se montre indigné face aux problèmes des nombreux camps des déplacés internes dans le pays et la souffrance des victimes des exactions des bandes criminelles en général. «Ces derniers, dans leur camp d’hébergement, confrontent à des difficultés de toute sorte, telles manque de nourriture, d’eau, vêtements etc à ces difficulté s’ajoute une épidémie de gratelle qui frappe les enfants et les personnes âgées en particulier ».

Face à cette situation désastreuse, inhumaine et de misère, l’INDDESC, dans un communiqué publié le week-end écoulé, appelle à des actions immédiates et concrètes :

Création immédiate d’une commission nationale de proximité indépendante, chargée d’enquêter minutieusement sur les dégâts causés en vue de faire la lumière sur les crimes commis ainsi que les pertes; mise en place urgente d’un fond national de réparation, destiné à offrir un soutien matériel, médical psychologique aux victimes de déplacements forcés, aux survivants et leurs familles ; saisie et vente des biens, mal acquis par les groupes armés; organisations d’un procès public et équitable sous la supervision nationale et internationale afin de juger les autorités, commanditaires et complices qu’ils soient civils politiques ou économique. Ce sont entre autres, quelques unes des propositions de réponses faites par l’institution aux autorités.

L’I’DDEC rappelle que la justice et la réparation ne sont pas des faveurs , mais une obligation légale de l’Etat haïtien et des précondicontions essentielles à la paix durable, à la mémoire collective et à la reconstruction de la société.
Il note l’article 8 de la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen, à l’article 2 du pacte international relatif aux droits civils et politiques de décembre 1966, à l’article 14 de la convention contre la torture et autres peines et traitements cruels, inhumains et dégradant du 10 décembre 1984.

Rappelons qu’au cours du mois de mai 2024, l’institut national pour la défense des droits économiques sociaux et culturels avait déjà exigé à l’Etat la création d’une commission de proximité dans l’objectif d’enquêter sur les exactions des groupes armés, de documenter les violations et de garantir justice et réparation aux victimes. Plus d’un an après, aucune suite n’a été donnée.

Gédéon Delva

De retour du sommet Caraïbe-Brésil, Fritz Alphonse Jean, dans sa valise une liste de rencontres effectuées

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PORT-AU-PRINCE.— Le Conseiller-Président Fritz Alphonse Jean est arrivé au pays le dimanche 15 juin, après sa participation au Sommet Caraïbe-Brésil, tenu à Brasília, la capitale du Brésil. Selon un communiqué du bureau de la présidence, Jean a rencontré plusieurs personnalités au nom d’Haïti.

Sa participation a permis de discuter sur des enjeux majeurs tels que la sécurité alimentaire, le climat, l’énergie, la gestion des risques, la connectivité, ainsi que les problématiques spécifiques au contexte haïtien, a informé le communiqué.

Fritz Alphonse Jean a effectué de multiples rencontres. Il s’est entretenu, par exemple, avec le président de la Banque Interaméricaine de Développement, Ilan Goldfajn. Cette rencontre lui a permis de confirmer une aide de 300 millions de dollars, destinée à des projets sociaux dans le pays, notamment dans les domaines de la santé et de la protection des jeunes filles victimes de violences, a fait savoir le bureau de la présidence.

D’autres entretiens avec le Premier ministre des Bahamas, Philip Davis. Ces échanges ont porté sur la préparation d’une mission économique conjointe avec la chambre de commerce du Grand Nord haïtien, ainsi que sur des questions liées à la sécurité régionale.

Intervenant à ce sommet, Fritz Alphonse Jean a salué l’engagement du Président brésilien Luiz Inácio Lula Da Silva envers le peuple haïtien. Le Président Lula avait lancé appel à la communauté internationale en faveur de l’élaboration d’un véritable plan national de développement pour Haïti.

Jean Mapou

Gold Cup 2025 – Les Grenadiers s’inclinent face à l’Arabie Saoudite (0-1)

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Houston, le 15 juin 2025 – La sélection haïtienne de football a entamé sa campagne dans la Gold Cup 2025 par une défaite ce dimanche soir au Shell Energy Stadium. Opposés à l’Arabie Saoudite, les Grenadiers se sont inclinés sur le score de 1-0.

Le seul but de la rencontre a été inscrit à la 21e minute par Saleh Al-Shehri, sur penalty. Une faute dans la surface haïtienne a permis à l’attaquant saoudien de transformer l’occasion en but, laissant le gardien haïtien sans réaction.

Malgré plusieurs tentatives, les hommes de l’entraîneur haïtien n’ont pas su trouver la faille dans la défense adverse. Le manque de réalisme devant le but et quelques imprécisions techniques ont pesé lourd dans la balance.

Cette défaite place Haïti dans une position délicate dans le groupe, mais tout reste encore possible. Les Grenadiers devront rebondir dès leur prochain match face à Trinité-et-Tobago, prévu pour le mercredi 19 juin à 18h45 (heure haïtienne), toujours au Shell Energy Stadium.

Les supporters haïtiens espèrent voir leur équipe montrer un tout autre visage lors de cette deuxième rencontre, cruciale pour leurs espoirs de qualification.

Mardoché D’Août

Situation délétère en Haïti et nouvelle Constitution : l’accord du 21 décembre s’exprime

Port-au-Prince, 15 juin 2025 — Dans une note transmise à notre rédaction, les signataires de l’accord politique du 21 décembre, toutes les tendances confondues— également co-signataires de l’accord du 3 avril 2024 qui a conduit à la mise en place le conseil présidentiel de transition et le gouvernement actuel — tirent la sonnette d’alarme sur la situation du pays. Crise sécuritaire, effondrement économique, blocage institutionnel : le groupe dresse un tableau sombre de la transition en cours.

Une transition en échec

Selon le document, quatorze mois après la signature de l’accord du 3 avril, la situation nationale a empiré à tous les niveaux. Les membres du regroupement politique estiment que les engagements initiaux ont été largement ignorés, et que la transition est désormais « dysfonctionnelle ».

Le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) est directement mis en cause. Les signataires accusent ses membres de privilégier leurs intérêts personnels au détriment de la cohésion nationale et du redressement du pays.

1,3 million de déplacés internes et une économie étouffée

La crise humanitaire est jugée particulièrement alarmante. Les derniers chiffres de l’OIM font état de plus de 1,3 million de déplacés internes, fuyant les violences des gangs armés, notamment ceux liés au réseau de la coalition criminelle « Viv Ansanm ».

Le département du Centre est désormais touché, avec environ 147 000 personnes contraintes de fuir des zones comme Mirebalais et Saut d’Eau.

Sur le plan économique, la situation est tout aussi critique. L’inflation atteint 26,8 %, la croissance reste négative (-2,5 % au premier trimestre 2025), et les investissements privés ont chuté de 36,3 %, selon les données de l’IHSI dans le document.

Les signataires parlent d’« asphyxie économique », conséquence directe de l’insécurité généralisée.

Nouvelle Constitution : un processus contesté

Concernant l’avant-projet de Nouvelle Constitution, l’accord du 21 décembre reconnaît les efforts du Comité de pilotage mais critique un processus jugé trop fermé. Les consultations ne seraient ni inclusives ni représentatives.

Le groupe appelle à la mise en place d’un environnement propice à de larges consultations nationales, pour que le texte soit compris, débattu et accepté par la majorité.

Doute sur l’organisation des élections avant février 2026 et un appel au sursaut collectif

Malgré la création du CEP et la disponibilité de matériels sensibles, les membres du 21 décembre affirment qu’il est irréaliste d’organiser un référendum et des élections avant le 7 février 2026, faute de conditions sécuritaires adéquates.

Enfin, les signataires plaident pour une relance urgente des discussions entre acteurs politiques principalement les autres parties prenantes, sous médiation internationale, afin de redéfinir les contours de la dernière étape de la transition. Ils en appellent à un « courage patriotique » pour éviter l’effondrement total du processus engagé depuis avril 2024.

Par ailleurs, cette prise de position survient alors que des appels au dialogue sont déjà lancés par la CARICOM pour le redressement de la situation actuelle en Haïti. Et à l’horizon, pas si loin, une autre transition semble dessiner.

SW

30e anniversaire de la PNH: Le PM Alix Didier Fils aimé rend hommage à des policiers

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Lors d’une cérémonie solennelle organisée à la primature, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a rendu un hommage appuyé, ce dimanche, aux policiers affectés à l’unité de sécurité de la Primature. À cette occasion, le chef du gouvernement a exprimé sa profonde gratitude envers l’ensemble des membres de l’Unité pour leur vigilance constante, leur discipline exemplaire et leur engagement au service de la République.

«La Nation vous doit respect et reconnaissance. Vous êtes les garants silencieux de la stabilité institutionnelle. Votre service va bien au-delà de la protection des murs de la Primature : il s’étend à la défense des principes républicains et à la sécurité de notre peuple », a déclaré le Premier ministre qui a, personnellement, remis des plaques d’honneur à ces policiers pour leur courage et leur loyauté sans faille.

Pour témoigner leur reconnaissance, les policiers en poste, de leur côté, ont décerné des plaques d’honneur et mérite au Premier ministre. À travers cette distinction, ils ont tenu à saluer l’engagement constant, ferme et indéfectible du Chef du Gouvernement en faveur du bien-être de la PNH, et en particulier celui des policiers affectés à la protection des plus hautes institutions de la République.

Ces agents ont souligné que le Premier ministre répond toujours présent, avec sensibilité et détermination, dès qu’il s’agit de défendre les intérêts des forces de l’ordre, de renforcer leurs conditions de travail ou de valoriser leur mission dans la société.

La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs autorités et membres du cabinet du chef de la primature dans un climat de solennité et de respect.

Gedeon Delva