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Du budget de guerre au renforcer les capacités économiques, des conseillers présidentiels veulent y croire

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À la Villa d’Accueil, ce début du week-end était très actif. Entre l’interview sélective du président du conseil de transition et des rencontres de travail avec deux autres conseillers, les communiqués de la présidence se multiplient.

Choix d’une interview sélective

L’entrevue du Président du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), Fritz Alphonse Jean, a bel et bien eu lieu. Il portait sur la situation actuelle du pays, et surtout sur le budget de guerre. Avec cette démarche, le CPT dit réaffirmer son engagement envers la transparence et sa volonté de rester proche de la population, dans le but de l’informer sur la gouvernance de l’État, dans l’intérêt supérieur de la nation.

Le Président Jean a choisi cinq médias pour son entrevue spéciale avec Marvel Dandin, @radiokiskeya, Herold Jean François, @RadioIbo1, Wendell Théodore, @metropoleHT, Frantz Duval, @nouvelliste, et Gotson Pierre. @AlterPresse.

Madan Sara, pour la survie économique

Dans le même temps, deux autres conseillers ont organisé des activités parallèles. Le Conseiller Emmanuel Vertilaire rencontrait les représentantes de l’organisation RAMSA (Rasanbleman Madan Sara Ayiti) dans le but d’échanger sur les possibilités de collaboration ainsi que sur les projets de développement portés par l’organisation, en particulier ceux visant à renforcer les capacités économiques et sociales des Madan Sara à travers le pays.

Exprimant son admiration pour leur résilience et leur esprit d’initiative, le Conseiller Vertilaire a salué « la contribution essentielle des Madan Sara à la survie économique de nombreuses familles haïtiennes, soulignant leur rôle central dans la dynamique des échanges commerciaux locaux et dans le maintien de l’économie informelle ».

Production agricole, l’un des moteurs du développement économique

Dans une autre salle à la Villa d’Accueil, des producteurs du secteur avicole discutent avec le Conseiller Leslie Voltaire. Accompagné des titulaires du Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) Alfred Fils Métellus, du Commerce et de l’Industrie (MCI) James Monazard, le CP Voltaire échange sur les pistes de solutions présentées dans le document proposé par le secteur.

Plusieurs décisions ont été adoptées dont: la prise en compte de l’appui à la filière avicole dans la formulation du budget du Ministère de l’Agriculture ; l’octroi de ressources additionnelles au secteur par le Ministère de l’Économie et des Finances ; l’encouragement par le Ministère du Commerce et de l’Industrie, du regroupement des acteurs intervenant dans la filière avicole pour qu’ils puissent bénéficier des avantages incitatifs et enfin la mise en œuvre des mesures fiscales formulées dans la loi des Finances.

Au cours des deux rencontres, les
Conseillers et les membres du gouvernement ont convenu de la nécessité avec les acteurs de
renforcer les capacités économiques dans le but de recouvrer la souveraineté alimentaire.

Killy Johao

Haïti au cœur des débats : l’OEA prépare une feuille de route en quatre axes pour sortir de la crise

En prélude à l’Assemblée générale de l’OEA à Antigua et Barbuda du 25 au 27 juin, où la situation d’Haïti sera au cœur des préoccupations, le Secrétaire général de l’Organisation a effectué une une visite officielle au Bureau de la Mission multinationale d’appui à la sécurité @MSSMHaiti à Washington.

Il s’est entretenu avec la Directrice exécutive, Mara Tekach et le Conseiller militaire adjoint, John J. Melo et examiné la situation sur le terrain et les graves défis posés par l’activité des gangs en Haïti qui posent de sérieux problèmes sur l’accès aux infrastructures tels que les Ports et aéroport du pays.

Selon le Mr Ramdin, une feuille de route est en cours d’élaboration pour Haïti et sera articulée autour de quatre piliers fondamentaux: l’assistance humanitaire, la sécurité, le consensus politique et les élections et le développement durable.

D’après les informations détenues par le Relief, une résolution pour appeler à la résolution de la crise haïtienne devrait être adoptée par l’Assemblée générale de l’OEA cette semaine à Antigua et Barbuda.

Traite des enfants: Le consortium international de la jeune haïtienne sensibilise les parents et les enfants

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Le Consortium international de la jeunesse haitienne a organisé le mercredi 18 juin 2025, une journée de sensibilisation sur la traite des enfants. Accompagnés de leurs parents, cette journée visait à offrir à ces enfants un moment de répit et de joie, loin des problèmes quotidiens dont ils font face.

Ce fut l’occasion d’exprimer leurs frustration à l’égard des autorités étatiques, qui leur privent de leurs droits fondamentaux. Les parents présents ont, eux-mêmes, exprimé leur ras le bol face à leur utilisation à des fins politiques et ce manque d’actions concrètes pour solutionner le problème de l’insécurité qui les ont trop martyrisé.

Ils ont profité pour féliciter le CIJHA, pour cette initiative porteuse d’espoir et à les encourager à continuer dans cette lignée plus que nécessaire pour l’émergence d’une nouvelle classe de citoyens et citoyennes engagés.

Plusieurs membres fondateurs de l’organisation (Étienne Lubin, Kenold Langlois, Barthélémy Pierre Akim, Dory Gaëtan Louis et Dave Weitzor Solitaire) sont intervenus lors des séances. Leurs interventions ont été orientées sur les conséquences psychologiques, sociologiques et politico-juridiques de la violation des droits fondamentaux des enfants haïtiens.

Gedeon Delva

Haïti en insécurité alimentaire sans précédent, le PAM tire la sonnette d’alarme

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Haïti traverse l’une des pires crises alimentaires de son histoire récente. Selon le dernier rapport du Programme alimentaire mondial (PAM) en collaboration avec la FAO et d’autres partenaires, plus de 5,7 millions de personnes sont actuellement en situation d’insécurité alimentaire aiguë, soit plus de la moitié de la population haïtienne.

Parmi elles, près de 2 millions sont classées en phase 4 (urgence), et plus de 8 000 personnes sont confrontées à la phase 5, le niveau le plus critique, synonyme de famine. Une situation alarmante qui place Haïti parmi les pays les plus touchés au monde par la faim.

^Une crise multiforme*

Cette crise alimentaire est le résultat de plusieurs facteurs combinés. D’une part, la violence armée et les conflits entre gangs, notamment dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, ont contraint des centaines de milliers de personnes à fuir leurs foyers, tout en bloquant l’accès aux marchés, aux écoles et aux services de base.

D’autre part, l’effondrement économique du pays, marqué par une forte inflation, a rendu les produits alimentaires inaccessibles pour une grande partie de la population. Les récoltes agricoles ont également été perturbées par des événements climatiques et l’insécurité persistante dans les zones rurales.

Des conséquences graves sur les plus vulnérables

Les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et les déplacés internes sont les plus touchés. Dans de nombreux camps de fortune à travers le pays, des familles survivent avec un seul repas par jour, souvent insuffisant en termes nutritionnels. Le PAM signale également que près de 500 000 élèves risquent de ne plus recevoir de repas scolaires, faute de financements.

Un appel à la solidarité internationale

Face à cette situation dramatique, le PAM a lancé un appel urgent de 46 millions de dollars pour continuer ses opérations humanitaires dans le pays. Ces fonds permettront de fournir une assistance alimentaire à environ 2 millions de personnes au cours des prochains mois, notamment dans les zones les plus exposées.

Le programme prévoit également de renforcer les projets de résilience, comme le soutien à la production agricole locale et l’intégration de produits haïtiens dans les repas scolaires.

Une réponse urgente s’impose

La crise alimentaire en Haïti n’est pas une fatalité. Avec un appui coordonné de la communauté internationale et des efforts nationaux pour rétablir la sécurité, l’accès humanitaire et la stabilité économique, il est encore possible d’éviter une catastrophe humanitaire majeure.

Mais sans une mobilisation rapide, le pays risque de plonger encore plus profondément dans une spirale de faim, de misère et d’instabilité.

Par Gesly Sinvilier

Gold Cup 2025 : Haïti tenue en échec par Trinidad & Tobago (1-1), malgré une nette domination

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Pour leur deuxième match dans cette Gold Cup 2025, les Grenadiers d’Haïti ont été contraints de partager les points avec Trinidad & Tobago (1-1), au terme d’une rencontre où l’intensité et la frustration ont rythmé les débats. Une issue décevante au vu de la physionomie du match, tant les Haïtiens ont dominé, en particulier lors d’une première période où ils ont pourtant terminé à dix.

Les Grenadiers sont entrés sur le terrain avec des intentions claires poser leur jeu, presser haut et prendre l’ascendant technique sur les Soca Warriors. Mission accomplie dans le contenu, mais pas au tableau d’affichage. Haïti a multiplié les occasions sans parvenir à faire trembler les filets.

La première période a été marquée par deux décisions arbitrales controversées : un but de Frantzdy Pierrot refusé pour un hors-jeu très limite, et un penalty accordé, puis annulé après consultation vidéo. À la 40e minute, Jean-Kévin Augustin a été expulsé pour une faute jugée sévère, réduisant Haïti à dix avant même la pause.

Malgré leur infériorité numérique, les Haïtiens ont trouvé l’ouverture au retour des vestiaires. À la 49e minute, Frantzdy Pierrot a conclu une belle action collective initiée par Loucius Don Deedson, récompensant enfin les efforts haïtiens.

Mais Trinidad & Tobago a profité d’un moment de flottement pour revenir dans le match. À la 68e minute, Justin Garcia a égalisé de la tête sur un corner, refroidissant les ardeurs des supporters haïtiens.
Alors que le match approchait de son terme, Haïti a eu l’opportunité en or de reprendre l’avantage. À la 86e minute, Wilguens Paugain obtenait un penalty. Mondy Prunier s’est chargé de la tentative… mais a envoyé le ballon au-dessus des buts. Un raté cruel, à l’image d’un match que les Grenadiers auraient dû plier bien plus tôt.

Avec ce nul, Haïti compromet partiellement ses chances de qualification directe et devra impérativement réussir un résultat contre les États-Unis lors du dernier match de groupe, ce dimanche 22 juin, au AT&T Stadium de Dallas. Une mission difficile face au pays hôte, mais pas impossible pour des Grenadiers combatifs et inspirés.

Mardoché D’Août

« Fête Dieu», une tradition qui perd presque tout son sens en Haïti

Le jeudi qui suit la fête de la Sainte Trinité, c’est-à-dire soixante jours après Pâques, où le dimanche d’après dans certains pays, l’on célèbre à travers le monde cette fête que l’appelle «fete Dieu» ou fête du Corpus Christi. En Haïti, elle est généralement marquée par des processions dans les rues, où les fidèles célèbrent la « présence réelle » de Jésus-Christ dans l’hostie consacrée et le vin de la communion.

En effet, les fidèles participent à des processions dans les rues, portant l’hostie consacrée. Des autels fleuris et des reposoirs sont dressés le long du parcours, où la procession marque des pauses.

Traditionnellement, la célébration de la Fête-Dieu en Haïti est également un jour férié. C’est à dire que l’administration publique, les écoles, les entreprises et l’industrie sont généralement fermées. Elle est une occasion pour les Haïtiens de manifester leur foi et de célébrer leur attachement à la religion catholique.

Depuis des années, cette fête perd presque tout son sens en Haïti. Sur le plan sécuritaire, les églises catholiques n’organisent plus de procession par peur d’être victime. Ce 19 Juin presque pas d’activité dans les rues. Sur le plan religieux, certains Haïtiens croient davantage dans la fête «Guédé» que l’on célèbre les 1er et deux(2) Novembre.

«Nous ne sommes pas chrétiens, je vois pas pourquoi on célèbre la cette fête qui n’est pas sienne», nous a déclaré un vodouisant qui estime que ce jour ne devrait être férié en Haïti.
«Nous sommes haïtiens, mais pas des catholiques», a-t-il poursuivi.

Pour certains, il ne reste que le respect du jour férié, comme tradition. En terme de manifestation et de célébration religieuse, il ne reste plus rien.

Il faut souligner que l’histoire raconte que la Fête de l’Eucharistie (Corpus Christi en latin), plus connue sous le nom de Fête-Dieu, puise son origine dans les visions mystiques de Sainte Julienne de Cornillon, religieuse augustinienne du XIIIe siècle.

«Cette célébration de la communion entre l’homme et Dieu à travers la symbolique du sang de Jésus et de son corps représentés dans le pain et le vin participent de la perpétuation du monde dans un fils de l’homme ressuscité».

Gédéon Delva

CARICATURE DE LA SEMAINE avec Le Relief

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Dessinateur : Francisco Silva

L’avant projet de constitution : une réponse aux multiples critères d’instabilité, selon l’ex PM Jean Michel Lapin

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Depuis sa soumission au conseil présidentiel par le comité de pilotage de la conférence nationale de l’avant projet de la constitution, le document suscite de nombreux débats dans le milieu politique et universitaire du pays. Si pour certains ce texte est une source d’instabilité, pour d’autres, ce projet apporte des réponses à de nombreux problèmes d’ordre structurel et de gouvernance.

Dans un texte publié cette semaine, l’ancien chef de gouvernement sous la présidence de Jovenel Moïse, Jean Michel Lapin, cet avant projet de constitution apporte des réponses aux multiples critères d’instabilité.

Pour étayer, il note:
la prise en charge de la formation préscolaire et maternelle par l’Etat et les collectivités territoriales ; la proposition de la création du leadership administratif départemental; la proposition de l’harmonisation de tous les mandats électifs à 5 ans , régularisation ainsi le cycle électoral ; la proposition pour la réélection du président de la République accordant à ce dernier le temps de mettre en valeur en application sa vision politique ou développement ; la proposition de nomination du premier ministre et des ministres ; la proposition de la responsabilisation administrative du président de la République ; la proposition du processus de décharge ; la proposition de l’indépendance de l’ULCC; la proposition de la décentralisation du budget national.

Ce sont entre autres, autant de propositions constitutionnelles, selon l’ex PM, qui pourront «ouvrir la voie à la reconstruction de l’Etat nation, sous les bases des idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité».

Gedeon Delva

Le Premier ministre salue la richesse de la littérature haïtienne à « Livres en folie »

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Le Premier ministre a participé ce jeudi à la 31e édition de Livres en folie, une grande foire du livre organisée cette année dans la cour du Collège des Frères de Pétion-Ville. Cet événement culturel très attendu rassemble chaque année des auteurs, des lecteurs, des éditeurs et des passionnés de lecture, venus de partout.

Lors de sa visite, le Chef du gouvernement a rencontré plusieurs écrivains en séance de dédicace. Il les a félicités pour leur travail et pour leur contribution au développement de l’esprit et de la culture en Haïti.

« La littérature haïtienne reste bien vivante, malgré les difficultés que connaît le pays », a souligné le Premier ministre. Il en a profité pour exprimer son admiration pour les organisateurs de l’événement, qui depuis plus de 30 ans, continuent de faire vivre cette grande fête du livre avec passion et courage.

Ce qui l’a le plus touché, a-t-il confié, c’est la présence de nombreux jeunes, filles et garçons, qui sont venus découvrir les livres et rencontrer les auteurs. « Cette jeunesse curieuse et passionnée est notre plus bel espoir. Elle montre que, malgré tout, le pays continue de croire dans la connaissance, la culture et l’avenir », a-t-il déclaré.

Il a profité de l’occasion pour rappeler les trois grandes priorités du gouvernement de transition : rétablir la sécurité, organiser un référendum constitutionnel inclusif, et préparer des élections libres et honnêtes.

Dans une période aussi difficile, a ajouté le Premier ministre, la littérature joue un rôle important. Elle permet de rêver, de réfléchir, de dialoguer, et surtout, elle garde vivante l’âme d’un peuple. « La culture est une force. Et c’est par elle que les nations se relèvent », a-t-il conclu.

Par Gesly Sinvilier

Haïti a reçu, mardi, une vingtaine de déportés des États-Unis

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PORT-AU-PRINCE. — L’aéroport international Toussaint Louverture a accueilli, ce mardi vers 12 h 05, une vingtaine de déportés en provenance de la base navale de Guantánamo. Ce rapatriement intervient peu après que l’administration américaine a démenti les allégations faisant état d’un transfert massif de migrants non documentés vers cette installation militaire avant leur expulsion.

Karoline Leavitt, attachée de presse de la Maison-Blanche, a affirmé sur X que « cela n’arrivera pas », assurant que l’envoi de milliers de migrants vers Guantánamo n’était pas envisagé, malgré les préparatifs en cours pour y accueillir jusqu’à 30 000 migrants, conformément à une directive de l’ex-président Donald Trump.

Par ailleurs, Stephen Miller, conseiller principal à la Maison-Blanche, fait pression pour faire grimper les détentions à 3 000 immigrants par jour, ce qui risquerait de surcharger des centres de détention déjà saturés.

Selon le journal américain Miami Herald, onze des rapatriés avaient été interceptés en mer près des Bahamas, probablement en route vers la Floride. Les neuf autres provenaient d’un centre de détention de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) aux États-Unis et avaient transité par Guantánamo.

Un autre vol de rapatriement, transportant 61 Haïtiens, est prévu ce mercredi à destination de Cap-Haïtien, qui accueille en moyenne un vol américain d’expulsion par mois.

Cette accélération des expulsions soulève de vives préoccupations sur le sort des migrants en quête d’asile et sur l’approche controversée de l’administration Trump, accusée d’ignorer les enjeux humanitaires de ses décisions.

Ces Haïtiens sont renvoyés dans un pays en proie à une violence endémique, où les gangs armés contrôlent une large part du territoire, notamment les principales routes. Haïti traverse en outre une crise politique aiguë, dirigée par un pouvoir largement critiqué pour son laxisme face à la situation.

Jean Mapou