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La Chapelle verrouillée par les gangs: Vers l’enclavement total du Bas-Artibonite

Après les épisodes funestes de Mirebalais et de Saut-d’Eau, c’est désormais la commune de La Chapelle qui subit de plein fouet la furie des gangs, ce dimanche 22 juin 2025. Le commissariat a été incendié et réduit en cendres, plusieurs bâtiments publics et privés, dont le lycée de la ville, ont été ravagés par les flammes. La police a déserté la cité. La prise de cette commune laisse craindre des attaques imminentes sur les localités voisines, notamment la commune Verrettes, et risque de créer une connexion directe avec Petite-Rivière de l’Artibonite, déjà prisonnière des griffes du gang « Gran Grif ».

Triste anniversaire pour Normil

Un an après l’arrivée de Rameau Normil à la tête de la Police Nationale d’Haïti, les résultats tardent à se faire sentir. Les territoires sous le contrôle des gangs continuent de s’étendre, et la situation semble s’aggraver chaque jour.

Petite commune paisible de l’arrondissement de Saint-Marc, La Chapelle, limitrophe de Saut-d’Eau, s’étend sur près de 145 km² et comptait plus de 30 000 habitants en 2015, répartis entre les sections communales de Martineau et Bossous. Aujourd’hui, ce territoire vit l’une de ses heures les plus sombres.

Selon le maire de La Chapelle, Fonrose Dieuseul Robinson, les bandits du groupe armé « Taliban », originaires de Canaan et dirigés par le redouté Jeff Larose, alias « Gwo Lwa », ont pris le contrôle total de la ville. Ils brûlent des maisons et détruisent tout sur leur passage. Face à eux, la police, en nombre insuffisant, n’a opposé qu’une faible résistance avant de battre en retraite. Le commissariat a été incendié, puis saccagé.

Pour l’instant, aucun bilan humain officiel n’a été communiqué, mais les déplacements de population s’intensifient. Des familles entières, fuyant avec leurs maigres bagages et des ânes chargés de biens, traversent à la hâte le fleuve de l’Artibonite pour trouver refuge ailleurs. Les chiffres officiels ne sont pas encore disponibles auprès des institutions de comptage habituelles telles que l’OIM.

Verrettes en ligne de mire

Au-delà de La Chapelle, le risque est immense. Cet axe stratégique est en train de se refermer, menaçant de couper totalement la liaison entre le département du Centre et l’Artibonite. Le Bas-Artibonite est sur le point de sombrer dans un enclavement quasi total.

Partis de Mirebalais et de Saut-d’Eau où ils se sont installés depuis fin mars, les gangs poursuivent inexorablement leur progression. Ils semblent se diriger vers Verrettes et Liancourt, des communes stratégiques, sans compter des localités clés comme Désarmes et Deschapelles, réputées pour leurs activités commerciales vitales dans le département.

Pire encore, depuis l’attaque, la police peine à pénétrer la ville pour envoyer des renforts. La commune est déjà bouclée et barricadée par les bandits, à l’image de ce qui s’est produit à Mirebalais.

Alors qu’une réponse forte et urgente s’impose pour ne pas perdre ce territoire, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur l’efficacité réelle du haut commandement de la PNH, sur l’usage des drones kamikazes gérés par la Primature, et sur l’absence d’impact visible des policiers kényans déployés en Haïti depuis le 24 juin 2024.

Le pays regarde, impuissant, son territoire s’effondrer morceau par morceau sous le poids des armes et de l’indifférence.

WS

Réunion stratégique au Karibe : le gouvernement affine ses priorités économiques

Sous l’égide du Ministère de l’Économie et des Finances, le Comité de pilotage stratégique a tenu
réunion majeure vendredi dernier au Karibe Convention Center. Présidée par le ministre Alfred Fils Métellus, cette séance de travail a rassemblé plusieurs hauts cadres de l’administration publique, des partenaires techniques et financiers ainsi que des représentants du secteur privé autour des priorités économiques du gouvernement haïtien.

Une concertation pour ajuster la trajectoire économique

Au cœur des échanges, la nécessité d’ajuster la trajectoire budgétaire et économique du pays dans un contexte marqué par des défis persistants, notamment l’inflation, l’insécurité, et les contraintes pesant sur les finances publiques. Le ministre Alfred Fils Métellus a présenté un état des lieux détaillé de l’économie nationale, mettant en lumière les progrès réalisés ainsi que les zones de vulnérabilité.

Présentation du budget rectificatif 2024–2025

L’un des points centraux de la réunion a été la présentation du budget rectificatif 2024–2025. Ce document, qui vise à adapter les prévisions financières de l’État aux réalités actuelles, propose une série d’ajustements stratégiques. Il intègre notamment des efforts accrus de mobilisation des ressources internes, une rationalisation des dépenses publiques et une meilleure allocation budgétaire en faveur des secteurs sociaux et productifs.

Focus sur les réformes structurelles et la transparence

Le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer la gouvernance économique à travers la poursuite des réformes structurelles. Ces réformes incluent, entre autres, la modernisation du système fiscal, la digitalisation de l’administration publique et une plus grande transparence dans la gestion des fonds publics. Ces initiatives visent à restaurer la confiance des citoyens et des partenaires internationaux dans la capacité de l’État à assurer une gestion efficace des ressources nationales.

Partenariats public-privé et relance économique

Autre thème abordé : la dynamisation des partenariats public-privé (PPP). Les autorités ont fait le point sur l’état d’avancement des projets en cours et discuté des mécanismes à mettre en place pour attirer davantage d’investissements privés dans des domaines clés tels que l’énergie, les infrastructures, l’agriculture et les services numériques. Le gouvernement entend faire des PPP un levier essentiel pour la relance économique et le développement territorial.

Vers un plan d’action renforcé

À l’issue de la réunion, les participants ont convenu de renforcer la coordination interinstitutionnelle pour assurer la mise en œuvre des recommandations. Un plan d’action actualisé devrait être publié dans les prochaines semaines, précisant les mesures prioritaires à court et moyen terme.

Une dynamique à suivre

Cette réunion du Comité de pilotage stratégique marque une étape importante dans le processus de redressement économique national. En réaffirmant sa volonté d’agir avec rigueur et cohérence, le Ministère de l’Économie et des Finances entend envoyer un signal fort à la population et aux partenaires : celui d’un État à la recherche d’efficacité, de transparence et de résultats durables.

Par Gesly Sinvilier

Haïti en transition : entre avancées et défis. Le Conseil présidentiel de transition à l’épreuve de l’histoire

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Depuis la mort tragique du président Jovenel Moïse, survenue en juillet 2021, Haïti vacille comme un arbre secoué par la tempête. La disparition du leader a laissé un vide abyssal, révélant la profondeur d’une crise multidimensionnelle qui ne se limite pas à l’instabilité politique, mais s’enracine dans une faille structurelle plus profonde. « La grandeur d’une nation ne se mesure pas à ses richesses, mais à sa capacité à relever les défis qui la frappent », disait Mandela. Or, Haïti, aujourd’hui, semble incapable de relever ces défis, submergée par un chaos qui paraît sans fin. La crise s’est amplifiée avec le départ du Premier ministre Ariel Henry, qui n’a laissé derrière lui qu’un silence lourd, comme une prière inachevée — un appel à l’unité qui reste sans réponse. La nation, telle un navire sans gouvernail, dérive dans une mer agitée, ses structures politiques, semblables à des voiles déchirées, ne parviennent pas à s’élever pour imposer une véritable alternative.

Les structures politiques, confrontées à cette tempête, ne se sont pas constituées en force capable d’ouvrir une voie nouvelle. Elles naviguent entre clivages et atermoiements, leur action n’étant souvent qu’un écho du vide, une litanie d’incertitudes. « La sagesse consiste à connaître ses limites », disait Montaigne. Mais les acteurs haïtiens, dans leur faiblesse, se sont enfermés dans une spirale d’immobilisme, où chaque querelle, chaque division, n’est qu’un pas vers l’abîme. Sans cette unité, il n’y a pas de grand projet de reconstruction. Le pays, comme un corps sans âme, ne peut espérer renaître.

Des pas vers la lumière ont pourtant été franchis, générant des éclats d’espoir. Il faut reconnaître que, malgré ces ténèbres, quelques rayons d’espoir percent à travers les nuages. La mise en place d’un conseil électoral indépendant apparaît comme une étoile-guide dans la nuit. « La véritable sagesse consiste à savoir reconnaître ses faiblesses et à s’en servir comme de tremplin », disait Mandela. La tenue d’élections libres et transparentes pourrait alors devenir le levier d’un renouveau, d’une légitimité retrouvée.

De même, la rédaction d’une nouvelle constitution, comme un nouveau chant pour la patrie, pourrait offrir un fondement solide à une gouvernance renouvelée. La voix du peuple, exprimée lors d’un référendum, serait alors la clé pour légitimer le changement, comme le suggérait Cicéron quand il proclamait :
« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce que les lois permettent. »
(Libertas est potestas facere quae velis, intra leges.)

Une nuit noire, celle d’avant l’aube, se profile. Un chemin encore semé d’embûches s’offre à nos yeux et à notre intelligence. L’insécurité, comme un dragon endormi mais toujours prêt à se réveiller, continue à terroriser la population et à déchirer le fragile tissu du pays, malgré les efforts significatifs consentis par les autorités policières et militaires. La crise humanitaire s’étend, telle une plaie béante, empêchant toute avancée concrète. L’absence de vision commune, la cacophonie et les querelles paralysent l’action du CPT, qui se projette dans l’imaginaire collectif comme un orchestre désaccordé, incapable de jouer une symphonie harmonieuse. « La sagesse ne consiste pas à éviter la tempête, mais à apprendre à naviguer dans ses eaux tumultueuses », disait Montaigne. Sans cette unité, le CPT, tel un navire sans capitaine, ne pourra survivre aux tempêtes qui l’assiègent.

L’instabilité politique et la crise économique, comme deux spectres hantant la nation, rendent toute avancée difficile. La population, comme un spectateur fatigué d’un spectacle sans fin, attend des résultats, des gestes forts, mais il semble que l’espoir vacille au bord du gouffre.

La transition en Haïti, telle une nuit sans lune, se retrouve à un carrefour décisif. « La véritable grandeur consiste à être maître de soi-même », disait Montaigne. Si le peuple haïtien veut retrouver la lumière, ses acteurs politiques, tels des artisans de la paix, doivent forger une unité solide. Le chemin sera ardu, mais l’histoire nous enseigne que même dans l’obscurité la plus profonde, une étincelle peut allumer la flamme de l’espérance. Sans cette unité, sans cette foi collective, le pays risque de s’enliser dans l’oubli, et le rêve d’un avenir meilleur pourrait devenir une simple lueur lointaine, inaccessible. La clé du changement réside dans la sagesse, la patience et la volonté de dépasser les querelles pour bâtir enfin une Haïti nouvelle, forte et unie.

Front uni pour la reconstruction nationale

Sécurité, autorité et zones d’ombre : un an de Rameau Normil à la tête de la PNH

Il y a un an, Rameau Normil reprenait les rênes de la Police Nationale d’Haïti dans un contexte de chaos sécuritaire grandissant. Douze mois plus tard, l’heure est au bilan, et les résultats sont pour le moins contrastés. Si quelques progrès sont notés sur le plan organisationnel, la réalité du terrain continue de témoigner d’une incapacité persistante de l’institution policière à restaurer l’ordre public de manière durable.

Un retour marqué par de grandes attentes

Rameau Normil, ancien directeur général de la PNH entre 2019 et 2020, avait été rappelé à ce poste en juin 2024 dans l’espoir de redonner un cap à une police affaiblie, infiltrée par la corruption et dépassée par la montée en puissance des groupes armés. Son retour avait suscité des espoirs, notamment chez certains secteurs de la société civile et des partenaires internationaux. En effet, les défis étaient énormes : reconstitution des unités opérationnelles, galvaniser les troupes en berne, manque de ressources, et surtout un territoire de plus en plus fragmenté par des bandes lourdement armées.

Des opérations ciblées mais peu décisives

Durant son mandat, le directeur Normil a lancé plusieurs opérations d’envergure contre des foyers de banditisme notoires, notamment dans la zone métropolitaine. Certaines interventions ont permis de neutraliser des membres de gang, de saisir des armes ou de reprendre temporairement le contrôle de quartiers stratégiques. Cependant, ces victoires ont souvent été de courte durée, et les zones “libérées” sont rapidement retombées sous le joug criminel, faute de présence policière permanente.

Les opérations manquent cruellement de coordination stratégique à long terme. De nombreux experts en sécurité critiquent une approche réactive et militarisée, sans une politique de prévention ni de reconstruction des liens entre la PNH et les populations locales.

Quid de la protection des civils ?

Le principal échec de cette première année reste sans doute l’incapacité de la PNH à garantir la protection des citoyens. Des centaines de personnes ont été tuées, enlevées ou déplacées depuis juin 2024. Certaines zones entières comme Martissant, Canaan, ou encore Croix-des-Bouquets sont toujours hors de contrôle de l’État. La peur est toujours omniprésente, et la confiance du public dans la police demeure fragile, quand elle n’est pas totalement rompue.

Une police sous perfusion internationale

Sous Normil, la PNH a tenté de renforcer ses liens avec la communauté internationale, notamment avec la mise en œuvre du soutien logistique en prévision du déploiement de la mission multinationale de soutien à la sécurité (MMSS). Si ce volet diplomatique peut être considéré comme un point positif, il révèle aussi la dépendance criante de la police haïtienne à une aide extérieure pour fonctionner de manière minimale.

Commandement affaibli, leadership contesté

Le climat interne à la PNH n’a guère été apaisé. Des voix critiques au sein même de l’institution dénoncent un manque de leadership, une gestion autoritaire, et une absence de dialogue avec les syndicats policiers. Plusieurs unités spécialisées, telles que le SWAT ou l’UDMO, font face à un épuisement opérationnel, et des cas de découragement, voire de désertions silencieuses, ont été rapportés. Par ailleurs, les accusations d’infiltration de la police par des réseaux liés aux gangs persistent. Aucun signal fort n’a été donné jusqu’ici pour assainir la chaîne de commandement ni sanctionner les comportements déviants.

Un an après sa nomination, la question se pose ouvertement : Rameau Normil est-il l’homme de la situation ? Ses partisans mettent en avant sa rigueur et sa connaissance du terrain, tandis que ses détracteurs pointent une gestion solitaire, inefficace et déconnectée des urgences réelles. Malgré les discours fermes, la PNH n’a toujours pas démontré sa capacité à reprendre le dessus face aux réseaux criminels qui paralysent le pays.

Quel Bilan ?

Le premier anniversaire de Rameau Normil à la tête de la PNH laisse un bilan en demi-teinte, où les intentions affichées n’ont pas encore été traduites en résultats tangibles sur le terrain. Le défi de la sécurité en Haïti exige aujourd’hui un leadership audacieux, une réforme structurelle en profondeur, et une rupture franche avec les logiques de survie institutionnelle. À défaut, la PNH risque de continuer à naviguer à vue, au péril de la stabilité du pays et de la vie de millions d’Haïtiens.

Par Gesly Sinvilier

QUEL BILAN POUR NORMIL RAMEAU ?

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Présenté comme un technicien franc, doté d’expérience et d’une forte capacité à colmater la spirale de l’insécurité généralisée qui gangrène le pays, le DG par intérim de l’institution policière, Rameau Normil, un an après son retour n’arrive toujours pas à délivrer la marchandise.

Augmentation de la criminalité

Coincé dans une dynamique de tâtonnement, Normil peine ça et là à trouver des solutions appropriées en terme de réponses réelles face aux multiples exactions des groupes criminels armés qui ne cessent de massacrer constamment la population civile.

Depuis la nomination de Normil Rameau à la tête de la Police Nationale d’Haïti, les groupes criminels armés, considérés comme des terroristes, ont multiplié les cas d’assassinats et ont lancé de nouvelles offensives contre d’autres quartiers se trouvant dans la zone métropolitaine.

Aujourd’hui le constat est flagrant : les groupes criminels, sans aucune crainte, ont gagné plus de territoire en pourchassant un nombre croissant de personnes obligées de se réfugier dans des abris provisoires, éparpillés un peu partout dans plusieurs régions de la capitale.

Sous le règne de ce dernier, selon l’OIM, plus un million 300 cents mille personnes vivant dans la région métropolitaine ont été contraintes de fuir leurs maisons pour échapper à la violence des gangs, notamment ceux de l’organisation terroriste Viv Ansanm, qui contrôle plus de 85 % du territoire dans ladite région.

Plusieurs milliers de maisons ont été pillées et incendiées à Carrefour Feuilles, à Delmas 24, Delmas 30, à Nazon et également dans la commune de Kenscoff, qui devient un QG important pour les gangs armés, qui paraissent de plus en plus redoutables. À cela s’ajoutent le Carrefour de l’aéroport et Delmas 19, qui deviennent, eux aussi, des quartiers en proie à la violence des gangs.

Dans le rang de la PNH

Plus d’une dizaine de véhicules blindés appartenant à la PNH ont été incendiés par les gangs et environ une vingtaine de policiers ont été assassinés. Il faut souligner que la plupart des policiers victimes sous l’administration de Normil Rameau ont été abattus sévèrement sur le terrain lors des opérations menées contre les groupes armés.

Conflit avec le Premier ministre

En regardant de près la réalité, bon nombre de personnes estiment que l’échec de l’actuel Directeur de la Police Nationale est dû au fait que ce dernier n’arrive pas à s’entendre avec le Premier ministre Alix Didier Fils Aimé, qui, dès son arrivée à la tête du Gouvernement, avait dans sa poche un autre poulain pour le poste.

Malgré la situation du pays, les deux hommes se sont enlisés, depuis quelque temps, dans une polémique, affichant une certaine hostilité occasionnant la formation d’une structure spéciale (Task Force) pour contrecarrer les opérations contre les bandes criminelles.

Avec un agenda bien précis, c’est la Task Force supervisée par le PM Didier Fils Aimé qui assure avec tact la localisation et l’élimination des gangs en utilisant des drones kamikazes destinés à cet effet.

Regards des droits humains

À ce carrefour difficile où tout semble échapper au contrôle des plus hautes autorités, le DG ai de la Police Nationale et le chef du CSPN, à savoir le Premier ministre Alix Didier Fils Aimé, devraient tout au moins tenir compte de la dégradation du pays et se mettre d’accord sur un plan de sécurité, a martelé le dirigeant de Défenseurs Plus, une organisation de défense des droits humains.

Selon Antonal Mortimé, un an après le retour Rameau Normil à la tête de la PNH, le pays s’enfonce davantage dans le bourbier et la population cherche désespérément un ouf de soulagement, malgré le manque de volonté et le laxisme des membres du CPT et du gouvernement.

Si l’on devrait parler de bilan vrai de Rameau Normil, comme DG ai de la PNH, il faudrait au moins mentionner le nom d’un chef de gang puissant arrêté lors des opérations menées par la police, a conclu Day Mikelson, président de l’organisation sociopolitique LECADRE.

Tout porte à croire que Normil est enlisé, sans rien à m’être sous les dents. Pas de chef de gang neutralisé. Pas de route nationale débloquée. Malgré un budget de guerre en pleine exécution, le résultat de Normil est très maigre. Comme ses prédécesseurs, il regarde le miroir sans pouvoir adresser les problèmes de sécurité du pays en dépit des efforts de l’Etat pour combattre les gangs.

Jacques Innocent

Gold Cup 2025 – Haïti quitte la compétition dès la phase de groupes

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La sélection haïtienne de football a vu son aventure en Gold Cup 2025 s’achever prématurément ce dimanche soir, au terme d’un match disputé contre les États-Unis. Battus 2-1, les Grenadiers terminent la phase de groupes sans billet pour les quarts de finale, malgré une prestation courageuse face à l’un des favoris du tournoi.

Après avoir concédé l’ouverture du score, Haïti avait pourtant réussi à revenir dans la partie grâce à un but de Deedson Louicius, auteur d’un but égalisateur plein d’opportunisme. Mais un second but encaissé en fin de rencontre a définitivement scellé le sort de la sélection haïtienne, contrainte de faire ses valises sans décrocher de qualification.

Un scénario frustrant pour les hommes de Sébastien Migné, qui ont livré des prestations solides malgré un groupe relevé. Si les résultats n’ont pas été au rendez-vous, cette campagne de Gold Cup aura toutefois permis au sélectionneur de tirer des enseignements précieux en vue des prochaines échéances.

Cap désormais sur les éliminatoires de la Coupe du monde 2026, où Haïti tentera de se relancer. Dès septembre, les Grenadiers retrouveront la scène internationale avec deux rendez-vous cruciaux : d’abord à domicile face au Honduras, puis à l’extérieur contre le Costa Rica, avant d’affronter le Nicaragua en novembre.

Rendez-vous est donc pris à l’automne pour une nouvelle bataille, cette fois sur la route du Mondial. L’objectif : faire mieux, apprendre des erreurs du passé et rêver d’une qualification historique.

Mardoché D’Août

Les bruits de la guerre résonnent déjà dans le reste du monde

En Irak et au Liban les autorités s’inquiètent d’une menace pour la paix au Moyen-Orient.

L’Irak a pour sa part condamné les frappes américaines sur des sites nucléaires en Iran, y voyant une escalade militaire qui menace la sécurité et la paix au Moyen-Orient, et met gravement en péril la stabilité régionale.

«Les solutions militaires ne peuvent se substituer au dialogue et à la diplomatie», a plaidé le porte-parole du gouvernement irakien Bassem Alawadi, précisant que la poursuite des frappes conduirait à une escalade dangereuse dont les répercussions dépasseront les frontières de tout État.

Au Liban, le Premier ministre Nawaf Salam a déclaré que son pays devait se tenir à l’écart de cette escalade des tensions. «Il est de plus en plus important pour nous de respecter strictement l’intérêt national suprême, qui est la nécessité d’éviter que le Liban ne soit entraîné de quelque manière que ce soit dans la confrontation régionale en cours», a-t-il appelé sur X.

L’ONU déplore une dangereuse escalade

L’Organisation des Nations unies (ONU) a de son côté exprimé son inquiétude sur l’implication américaine dans le conflit au Moyen-Orient. «C’est une dangereuse escalade dans une région déjà sur la corde raide, et une menace directe à la paix et à la sécurité dans le monde», a déploré le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres.

Dans le reste du monde

Le Premier ministre britannique Keir Starmer déplore sur X une «situation au Moyen-Orient qui reste instable». «L’Iran ne peut en aucun cas être autorisé à développer une arme nucléaire et les États-Unis ont pris des mesures pour atténuer cette menace», estime-t-il pour autant en réaction aux frappes américaines.

En Asie, le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba a indiqué qu’il allait tenir une réunion d’urgence ce dimanche avec ses principaux ministres, selon Associated Press. Même chose en Corée du Sud.

En Australie, un responsable gouvernemental a déclaré avoir clairement indiqué que le programme nucléaire et balistique iranien constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales.

«Nous prenons note de la déclaration du président américain selon laquelle l’heure est venue de faire la paix», ajoute-t-il.

Le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères, Winston Peters, a exhorté, pour sa part, toutes les parties à reprendre les négociations, s’inquiétant de ce qu’il considère être la crise la plus grave à laquelle il ait été confronté. «La diplomatie apportera une solution plus durable qu’une nouvelle action militaire», soutient-il.

Jean Mapou

Gold Cup 2025 : Haïti face aux États-Unis pour un dernier espoir de qualification

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Ce dimanche 22 juin 2025, l’équipe nationale haïtienne de football, les Grenadiers, dispute son troisième et dernier match de la phase de groupes de la Gold Cup 2025 dans le Groupe D. Opposés aux États-Unis, les Haïtiens joueront un match décisif à l’AT&T Stadium d’Arlington, Dallas (Texas). Le coup d’envoi est prévu à 18h00 heure locale (19h00 à Port-au-Prince).

Après deux premières sorties mitigées, Haïti n’est plus maître de son destin dans cette compétition. Pour espérer décrocher une place en quarts de finale, les Grenadiers doivent impérativement s’imposer face à la puissante équipe américaine, tout en croisant les doigts pour un match nul et vierge entre l’Arabie saoudite et Trinité-et-Tobago dans l’autre rencontre du groupe. Une équation complexe, mais pas impossible pour une équipe connue pour sa combativité.

Face à un adversaire redoutable, les supporters haïtiens espèrent une performance héroïque de leurs joueurs. Après des résultats décevants, l’équipe doit montrer un visage conquérant pour éviter les regrets d’après-match. Les Grenadiers, portés par leur passion et leur détermination, auront à cœur de tout donner pour honorer les couleurs bleu, blanc et rouge.

Ce choc face aux États-Unis promet d’être intense, dans un stade prestigieux et devant des milliers de supporters. Les Grenadiers savent qu’ils n’ont plus droit à l’erreur. Une victoire pourrait non seulement maintenir leurs espoirs de qualification, mais aussi redonner confiance à tout un peuple qui croit en eux.

Allez les Grenadiers ! Tout donner pour rebondir !

Mardoché D’Août

Conflit entre Israël et Iran: Vers le déclenchement d’une guerre totale

TEHERAN.— Des frappes américaines ont touché trois sites nucléaires en Iran tôt ce dimanche matin. Cette participation directe des États-Unis dans ce conflit pourrait changer le cours des choses.

«Les événements de ce matin sont scandaleux et auront des conséquences éternelles», a averti, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, dénonçant le comportement extrêmement dangereux, anarchique et criminel des États-Unis.

«L’Iran se réserve toutes les options pour défendre sa souveraineté, ses intérêts et son peuple », a-t-il déclaré.

L’Organisation de l’énergie atomique iranienne a pour sa part dénoncé un acte barbare qui viole le droit international, et a affirmé que «malgré les complots maléfiques de ses ennemis, l’Iran ne laissera pas le chemin du développement de son industrie nucléaire être arrêté».

De son côté, Israël se réjouit du soutien direct de son allié historique, le premier ministre israélien a salué l’intervention américaine à ses côtés. «Votre décision audacieuse de viser les installations nucléaires de l’Iran avec la puissance impressionnante et juste des États-Unis changera l’Histoire», a déclaré Benjamin Netanyahu dans un message vidéo de remerciements à Donald Trump.

Les attaques de ce dimanche sont d’un tournant historique qui peut aider à conduire le Moyen-Orient et au-delà vers un avenir de prospérité et de paix, a encore dit le chef du gouvernement israélien. « Le président Trump et moi disons souvent: la paix par la force”, a-t-il poursuivi.

Cependant l’interférence directe de Washington dans ce conflit pourrait tout aussi bâcler le projet de paix au Moyen-Orient, basculer la région dans une guerre totale, entraînant ainsi le monde dans une catastrophe qui aurait pu être évitée.

Jean Mapou

La PNH et Task-force dans une crise d’ataxie; Fritz A. Jean ordonne de prioriser la sécurité de la population

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PORT-AU-PRINCE.— Le Président du conseil transition, Fritz Alphonse Jean, a enjoint, vendredi, les forces de sécurité à agir dans l’intérêt de population. Lors d’une interview sélective accordée à quelques journalistes de la presse locale, Jean a confirmé une absence de coordination entre la PNH et la Task-force.

De l’argent pour l’achat des équipements

«Nous devons reconnaître qu’il existe un manque de coordination entre la task-force et la PNH dans l’utilisation des drones kamikazes lors des opérations visant à démanteler les réseaux terroristes», a-t-il déclaré, regrettant que cette ataxie porte préjudice à la population qui a grandement contribué à l’achat de tous les matériels aux services des ces groupes en dissidence.

«Les drones kamikazes utilisés lors des dernières opérations ont été achetés avec l’argent du peuple haïtien… ce n’est pas la propriété d’une personne», a-t-il dit, ordonnant au gouvernement de s’en servir dans l’intérêt de la population.

Task-force pour très peu d’efficacité

Dans un contexte marqué par un pic de violence jamais vue, où les forces de l’ordre peinent à reprendre en main la situation, ces engins explosifs pourraient donner une longueur d’avance aux agents sur le terrain. Mais par manque de volonté politique et de coordination, l’usage laisse encore à désirer.

Depuis le début du mois de mars dernier, la période des premiers lancements de drones kamikazes dans les opérations du Task-force, les bandits terroristes ne se manifestent plus de la même manière qu’ils le faisaient avant. Certains se montrent peu ou ne le font plus.

Alors que les derniers drones explosifs largués ont causé des pertes considérables parmi les terroristes, la peur n’à pas vraiment changer de camp; les citoyens restent encore piégés sous l’emprise des criminels.

Jean Mapou