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La primature a un nouveau porte parole

Lors d’une cérémonie à la primature dans le cadre des « Mardis de la nation», le journaliste et juriste Éné Val a été installé comme porte-parole du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé ce Mardi 24 Juin. C’est le directeur de cabinet du chef du gouvernement, Me Axène Joseph qui a procédé à son installation».

Dans son intervention, Me Joseph, a salué l’arrivée du journaliste qu’il a présenté comme « un communicateur aguerri, conscient des enjeux du moment ». Il a insisté sur la nécessité de porter « une parole gouvernementale claire, crédible et accessible à tous »

Pour sa part, M Val se dit conscient des responsabilités qui l’attendent.
Il s’est engagé à assurer une communication fiable, transparente et ouverte avec la presse et les citoyens, promettant de travailler avec professionnalisme en sorte que le message du gouvernement puisse toucher la population. « Je suis conscient des responsabilités qui m’incombent. Je ferai de mon mieux pour mériter la confiance placée en moi », a déclaré M. Val, visiblement ému, devant l’assistance composée d’officiels et de membres de la presse.

Originaire de Saint-Michel de l’Attalaye, Éné Val est juriste de formation. Il a étudié à la Faculté de Droit et des Sciences Économiques (FDSE) de Port-au-Prince entre 2013 et 2017. Mais c’est surtout dans le paysage médiatique qu’il s’est illustré, notamment comme animateur de l’émission « Haïti Débat » sur Scoop FM, aux côtés du journaliste Garry Pierre Paul Charles.

Il succède à l’ancien Journaliste de Radio Tele Metropole Jean Jul Desauguste, dernier porte-parole connu du gouvernement, en poste sous l’administration de Garry Conille.

Relance économique : le gouvernement fixe ses priorités

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Le ministre James Monazard a présenté les nouvelles orientations économiques du gouvernement ce mardi 24 juin 2025. Dans la même activité, le journaliste Ené Val a été officiellement installé comme porte-parole de la Primature.

Lors de la 14ᵉ édition des « Mardis de la Nation », le ministre du Commerce et de l’Industrie, James Monazard, a annoncé plusieurs mesures économiques, dont le lancement du Programme d’Appui à l’Entrepreneuriat Féminin (PAEF) dans le Sud, de nouveaux financements pour la couture et la cordonnerie via le FDI, et l’élargissement du PAPEJ qui a déjà soutenu 41 entreprises en mai.

Il a aussi mis en avant le développement des Micro Parcs industriels et le modèle des sociétés mixtes pour favoriser la croissance locale. En matière de contrôle, un numéro d’alerte (106) a été activé, des contrôles renforcés sont prévus sur des produits stratégiques, et l’étiquetage bilingue est désormais obligatoire. Plus de 5 800 entreprises ont déjà été enregistrées via la plateforme numérique du ministère.

Entre recadrage et replâtrage, le CPT est pris dans son propre piège

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Le CPT, qui est censé incarner un pouvoir collégial solidaire et harmonieux, est aujourd’hui face à lui-même, constatant son échec à répondre à ses missions fondamentales. Devant ce constat alarmant la plupart des acteurs nationaux ont exigé un changement de paradigme.

PORT-AU-PRINCE.— Le Conseil Présidentiel chargé de la gestion de la transition politique en Haïti, conçu comme un levier du processus de stabilisation, se trouve lui-même dans l’impasse. Un théâtre de scandales sans fin, allant de soupçons de corruption dans le cadre de l’affaire de la BNC aux dénonciations de complot de coup d’état, en passant par de multiples scènes de division sur des sujets assez banales.

A quelques mois de la fin de son mandat, le collège gestionnaire de la transition n’a ni restauré la sécurité dans les quartiers, ni protégé les vies et les biens de la population haïtienne, ni rétabli l’ordre institutionnel, ni mis en place le mécanisme nécessaire pour engager la réforme constitutionnelle et institutionnelle à travers un processus électoral viable.

Un pouvoir en déficit total de légitimité

Depuis sa formation le 12 avril 2024, le Conseil Présidentiel de Transition est miné par des conflits internes d’intérêts, ralentissant ainsi la marche vers les objectifs fixés dans l’accord du 3 avril. Loin d’incarner une solution, le CPT est devenu un facteur d’instabilité politique supplémentaire. Il est décrié de toutes parts pour des faits de corruption présumée, de prédation et d’indifférence à la souffrance du peuple haïtien.

Créé par un accord jamais promulgué, sans avoir mis en place une instance de contrôle, le CPT n’a pas de légitimité même fonctionnelle à partir d’un minimum de satisfaction et de crédit parmi la population haïtienne.

Submergé par des crises de toutes parts et ne parlant pas en lui-même l’expression de la souveraineté populaire, le pouvoir en place a engendré les fondements politiques et légales de sa dissolution. Des désaccords pour la nomination des directeurs généraux et des indifférences à la misère du peuple l’ont de surcroît délégitimé le pouvoir.

Recadrage ou replâtrage, quel est le meilleur scénario pour atteindre les objectifs visés

Plusieurs acteurs non alignés ont déjà pris acte de l’échec du CPT, se révélant incapable et inapte à la situation actuelle. Il en est de même pour des instances internationales telles que l’OEA et les Nations-Unies. D’ailleurs les démarches de la CARICOM en vue relancer le dialogue entre les acteurs politiques mettent en lumière cette réalité.

Devant une telle situation, il faut aussi considérer la participation active de plusieurs organisations politiques et du secteur privé des affaires dans la mise en place de ce collège présidentiel. Ils n’auraient ni la crédibilité ni l’habilité nécessaire pour faire partie du changement.

Le peuple doit reprendre son destin en main, car de lui seul provient la légitimité de diriger le pays. Loin de toute logique partisane, la direction du pays doit être confiée à une catégorie d’hommes et de femmes respectueux des normes, sensibles aux misères de la population et capable de maintenir le cap dans un monde de plus en plus polarisé et transactionnel.

En fin, la sortie de crise passe par un équilibre entre rétablissement sécuritaire, refondation institutionnelle, relance économique et engagement citoyen. Cela nécessite une volonté politique nationale forte, appuyée par une solidarité internationale respectueuse de la souveraineté haïtienne.

Jean Mapou

L’initiative du 24 Avril appelle le pouvoir judiciaire à prendre ses responsabilités

Après plusieurs notes de protestation, l’initiative du 24 Avril passe à une nouvelle étape dans la lutte contre le pouvoir en place. Ce 24 juin, à l’appel de ce groupe politique, plusieurs centaines de personnes ont manifesté devant les locaux du CSPJ, à Delmas 75. L’objectif de ce mouvement : appeler le pouvoir judiciaire à prendre ses responsabilités face à la crise politique que connaît le pays.

Munis de pancartes, de copies d’une lettre adressée à la Cour de cassation et d’autres objets, les protestataires exigent le départ du Conseil présidentiel de transition et son remplacement par un juge à la Cour de cassation.

« La population ne peut plus supporter cette situation lamentable. Le CPT a échoué », ont lancé les manifestants sous un soleil de plomb.
Présent au rassemblement, l’ancien sénateur Jean Renel Sénatus, qui dit ne rien espérer du CPT, a déclaré qu’il ne faut pas passer par quatre chemins : « La dissolution du Conseil présidentiel et l’installation d’un juge neutre à la plus haute cour du pays.

“ On ne doit pas attendre le 7 février 2026 pour procéder au renvoi du CPT. Trop de dégâts ont déjà été causés par l’équipe au pouvoir », a-t-il poursuivi, tout en soulignant le vent de division existant au sein du conseil pour appuyer ses propos.

Pour l’ancien parlementaire, tenant compte du dysfonctionnement du CPT, cette structure est de fait dissoute et il faut la remplacer.

L’initiative du 24 Avril a profité de cette journée de mobilisation pour présenter son plan de gouvernance, s’étendant sur une durée de 20 ans.
Elle appelle les citoyens à rester mobilisés pour renverser ce pouvoir. D’autres mouvements seront organisés dans le pays avec les mêmes objectifs, ont annoncé les dirigeants du regroupement politique.

Il faut souligner que plusieurs autres acteurs politiques et de la société civile ont également pris part au sit-in, parmi lesquels Me Lucmane Delile, et le professeur Eslhomme Raymond.

Gedeon Delva

Réflexions critiques sur l’uniformisation des mandats électifs à cinq ans

Amb. Roudy Stanley Penn
 
Le pouvoir, avec tout ce qu’il implique comme privilèges, serait exercé sans limite par ceux qui le détiennent si aucune règle ne venait l’encadrer.

Autrefois, deux principes dominaient : la prise du pouvoir et sa conservation. Ce n’est qu’avec l’évolution des sociétés que s’est imposée une autre vision, fondée sur la souveraineté du peuple, et non plus sur la personne du roi. Dès lors, ceux qui aspirent à gouverner ne peuvent plus seulement songer à prendre et garder le pouvoir, mais doivent aussi envisager de le transmettre. Cette idée devient l’un des fondements des sociétés démocratiques. Il est donc essentiel que les fonctions politiques électives soient exercées dans un cadre temporel juridiquement défini. Cette durée, fixée à l’avance, constitue une convention institutionnelle destinée non seulement à organiser la vie politique, mais aussi, à un certain niveau, à garantir la stabilité du système démocratique.

Hormis quelques constitutions qui confèrent au chef de l’État le pouvoir ad vitam aeternam, la magistrature suprême est en principe limitée dans le temps : la durée du mandat présidentiel, variable mutatis mutandis selon les systèmes institutionnels, est fixée par la loi fondamentale. Il en va de même, pour l’ensemble des fonctions électives, dont la limitation temporelle constitue l’un des garde-fous essentiels de la démocratie. Mais de manière générale, ce que révèle l’histoire constitutionnelle d’Haïti, c’est qu’à aucun moment les mandats électifs n’ont été uniformisés autour d’une même durée (Voir le tableau ci-dessous). La durée variait selon la nature des fonctions, qu’elles soient exécutives, législatives ou locales.
 

CONSTITUTION DÉPUTÉ SÉNATEUR PRESIDENT
Durée Durée Durée
20 mai 1805 A vie
27 décembre 1806 n/a 9 ans 4 ans
17 février 1807 A vie
4 août 1811 A vie
2 juin 1816 5 ans 9 ans A vie
30 décembre 1843 3 ans 6 ans 4 ans
14 novembre 1846 5 ans 9 ans A vie
20 septembre 1849 5 ans 9 ans Empire
14 juin 1867 3 ans 6 ans 4 ans
6 août 1874 3 ans 6 ans 8 ans
18 décembre 1879 5 ans 6 ans 7 ans
16 décembre 1888 n/a 7 ans
9 octobre 1889 3 ans 6 ans 7 ans
10 juin 1918 2 ans 6 ans 4 ans
15 juillet 1932 4 ans 6 ans 6 ans
2 juillet 1935 4 ans 6 ans 5 ans
22 novembre 1946 4 ans 6 ans 6 ans
22 novembre 1950 4 ans 6 ans 6 ans
22 décembre 1957 6 ans 6 ans
26 mai 1964 6 ans A vie
27 août 1983 6 ans A vie
27 mars 1987 4 ans 6 ans 5 ans
 
Or, l’avant-projet de Constitution de 2025 propose une rupture majeure avec cette tradition en alignant la durée de tous les mandats électifs à cinq ans. À première vue, on pourrait avancer que cette réforme vise une simplification du calendrier électoral, permettant de n’organiser qu’une seule consultation populaire tous les cinq ans. Une telle mesure réduirait très probablement les coûts liés à l’organisation des scrutins. Cependant, tout cela n’est que spéculation, dans la mesure où l’avant-projet n’a pas été assorti de commentaires explicatifs, ce qui nous prive, nous citoyens, de repères pour en comprendre les fondements de certaines propositions.

Ce dont je n’en doute pas, c’est que j’ai de sérieuses réserves quant à cette proposition, qui pourrait occasionner bien plus d’instabilité qu’on ne l’imagine. N’est-ce pas, en effet, que l’un des objectifs fondamentaux d’un régime politique dans une constitution est d’assurer la stabilité institutionnelle, seule capable de créer les conditions du progrès économique et social ? C’est précisément ce que la Constitution de 1987 n’a pas su garantir, entraînant le pays dans une spirale de crises politiques répétées, jusqu’à en vouloir aujourd’hui, inlassablement, sa tête.

En alignant la durée de tous les mandats électifs à cinq ans, dans le but principal supposé d’organiser une seule élection nationale sur cette période, l’un des problèmes majeurs que cela pourrait engendrer est le temps d’attente trop long entre deux scrutins nationaux. Au regard de l’histoire politique récente du pays, je doute que cette proposition n’engendrerait pas plus de problèmes que de solutions. On n’avait pas attendu longtemps pour lancer les hostilités contre Martelly après son élection en 2011. Ensuite, il n’a dirigé sur fond d’instabilité, de manifestations sans fin de l’opposition. Idem pour JovenelMoise qui, en 2018, a pris son baptême de feu, seulement un an après sa prise de fonction.

Or, le problème ce n’est pas tant que les acteurs politiques soient de mauvaise foi, mais plutôt que le système politique n’est pas organisé de telle sorte à garantir la stabilité, mais surtout à créer une place pour les perdants. En démocratie, on ne peut pas faire prévaloir que les vainqueurs. Ça doit être une cohabitation constante et institutionnalisée entre perdants et vainqueurs, parce que les vaincus sont appelés à un moment à être des perdants et les perdants, à un moment, des vainqueurs. La stabilité d’un régime démocratique repose d’abord et avant tout sur le consensus.

Bien évidemment, les élections, à elles seules, ne suffiront pas à garantir la stabilité ou le progrès démocratique. Mais elles en constituent un levier essentiel. C’est précisément pourquoi, je doute que les leaders politiques haïtiens aient la patience d’attendre cinq ans après une défaite électorale pour revenirdans l’arène.

Une aussi longue période sans consultation populaire, à mon avis, risque plutôt de favoriser l’agitation, voire de nourrir des formes de contestation extra-institutionnelles.
Et le problème que je soulève ici n’est pas propre à Haïti. C’est une considération qui vaut — ou peut valoir — pour de nombreux autres pays. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles les élections uniques sont rarement adoptées dans les démocraties modernes.

Il est vrai que ce n’est pas facile pour nous, en Haïti, où l’on a fini par développer une certaine dépendance vis-à-vis de l’international, à la fois par manque d’expertise, mais surtout par manque de moyens financiers. Nos élections ont toujours coûté cher depuis la période post-1986, et nous n’avons pas les ressources nécessaires pour les financer seuls. Si les seuls scrutins qui ont pu se tenir jusqu’ici sont ceux à caractère général — présidentiels, législatifs et locaux — ce n’est pas forcément parce que c’est la voie idéale, mais parce qu’ils ont toujours été perçus comme le seul rempart possible après de grandes crises ou vastes contestations.

Il devient alors crucial que nous instaurions une véritable culture électorale dans le pays. En passant, René Préval reste l’un des rares chefs d’État à avoir organisé des élections dans l’intervalle de son mandat — ou disons plutôt, vers la fin. Les critiques à son endroit sont nombreuses, certes, mais cela n’empêche de reconnaître son habileté dans la gestion des affaires politiques. Même lorsqu’il n’a pas organisé d’élections de mi-mandat, il a compris la nécessité de changer de gouvernement pour insuffler une nouvelle dynamique et intégrer de nouveaux acteurs.

Au-delà des reproches — qu’il n’est pas utile de reprendre ici —, Préval est l’un des politiciens haïtiens les plus avisés de sa génération. Il connaît le système, et il connaît les gens. D’aucuns pourraient être tentés de comparer son style à celui d’Ariel Henry. Mais je m’arrête là.
Pour revenir à notre sujet, la tenue régulière d’élections contribue à ancrer une culture électorale et permet également de détendre le climat politique, en offrant aux citoyens des occasions périodiques de s’exprimer.

Sans aller loin, prenons l’exemple des Etats-Unis. En effet, chez Tonton Sam, les élections de mi-mandat jouent un rôle central dans la stabilité du système, en permettant au peuple de réajuster l’équilibre du pouvoir en cours de mandat, sans avoir à attendre la prochaine présidentielle.

J’ai d’ailleurs observé une dynamique presque similaire à Taïwan, où ce sont les élections locales qui remplissent cette fonction. Le mandat présidentiel étant de quatre ans, dans la deuxième année se tiennent les élections locales, dans une perspective, suivant ce qu’on m’a fait comprendre, de donner à la population la possibilité d’exprimer son soutien ou son désaccord avec le pouvoir central, et ce, sans bouleverser l’ensemble de l’architecture politique.

À la place, je serais plutôt favorable à un mandat présidentiel de quatre ans, renouvelable une seule fois, un mandat de sénateur de six ans, un mandat de député de quatre ans, ainsi qu’un mandat de quatre ans pour les maires, les gouverneurs et les membres des assemblées communales. Les élections locales et régionales serviraient alors de mi-mandat, ce qui, à mon sens, est essentiel dans tout système présidentiel. Il est toujours important que le peuple ait la possibilité de s’exprimer en cours de cycle.
Un autre élément qu’il me paraît crucial de prendre en compte — au regard des dérives observées au cours des trente-huitdernières années —, c’est la question de la révocabilité du mandat parlementaire. Sans aller jusqu’au mandat impératif, je crois qu’il est temps de réfléchir à un mécanisme clair, encadré, démocratique, permettant à la population de révoquer un élu si elle estime avoir été trahie. Une large part de nos élus s’est éloignée de sa mission, allant jusqu’à mépriser ouvertement lepeuple.

En conclusion, je dirais clairement que le modèle de mandat proposé dans l’Avant-projet de Constitution, s’il est adopté tel quel, risque de nous conduire droit à une nouvelle impasse. Il ne correspond ni à notre histoire constitutionnelle ni aux exigences de stabilité que la conjoncture impose. Or, aujourd’hui, le besoin le plus urgent du pays, c’est précisément la stabilité. Toute proposition qui l’ignore risque de manquer sa cible.

CARICATURE DE LA SEMAINE avec Le Relief

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Dessinateur : Francisco Silva

Les mercenaires étrangers instamment dans nos murs, Fritz A. Jean confirme leur engagement par l’État haïtien

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PORT-AU-PRINCE.— Le Président du Conseil de Transition (CPT), Fritz Alphonse Jean, a confirmé qu’une société de sécurité privée étrangère a été engagée, pour soutenir les forces locales, considérées désormais comme insuffisantes face à la gravité de la situation actuelle.

Le président Jean a expliqué qu’un partenariat avec une entreprise étrangère de sécurité était crucial pour renforcer les capacités opérationnelles des agents locaux de sécurité, dont les compétences individuelles sont souvent dépassées.

Bien que Fritz Alphonse Jean n’ait pas divulgué le nom de la société retenue ni le montant du contrat, des sources ont clamé que la firme américaine «Blackwater» était impliquée, avec un contrat avoisinant les 44 millions de dollars.

Au cous d’une interview sélective accordée à un panel de journalistes, Jean a souligné l’extrême gravité des violences auxquelles le pays fait face. «Nous sommes dans une situation de violences armées extrêmes où les forces de l’ordre ne peuvent, en aucun cas, résoudre la crise à elles seules», a-t-il affirmé, reconnaissant la nécessité d’un soutien externe, en dépit de la présence de la MMSS depuis une an.

Pour ce qui a trait au contrat, le Président a également souligné que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, gère les détails du contrat au nom de l’État haïtien. «Nous n’étions pas fondamentalement impliqué dans les termes du partenariat», a-t-il insisté

Il faut souligner que, s’il est avéré qu’il s’agit de la compagnie Blackwater, les clauses du contrat paraissent très controversées. Les autorités haïtiennes ont affirmé avoir engagé une compagnie militaire privée étrangère pour intervenir aux côtés de la PNH dans la traque des bandits, alors que les informations font croire que Blackwater n’intervient pas dans la lutte contre l’insécurité en Haïti, au point que le propriétaire de la firme avait dû préciser que « son rôle serait seulement de protéger les VIP ».

Jean Mapou

AVANT-PROJET DE LA CONSTITUTION : LA FENACAH S’EMBARQUE

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À l’initiative de la Fédération Nationale des ASEC d’Haïti, un atelier de travail axé sur l’avant-projet de la constitution a été réalisé la semaine dernière au palais municipal de Delmas.

Plusieurs dizaines d’élus locaux, venus de différentes régions du pays, ont participé en tête-à-tête aux travaux de réflexion sur ce document, en mettant un accent particulier sur les articles jugés ambigus, plus particulièrement ceux portant directement sur l’organisation et le fonctionnement des collectivités.

Au cours de cet atelier de travail, qui a duré plusieurs heures, les membres de la FENACAH se sont regroupés en plusieurs équipes pour passer en revue certains chapitres. On a pu constater clairement que des changements de titre et de réorganisation au niveau des communes et des sections communales ont été proposés par la commission consultative indépendante dans le document de l’avant-projet portant sur la nouvelle constitution.

Déroulé dans une atmosphère sereine, les travaux en atelier ont abouti à la révision de l’article 159, axé sur la nomination des juges à vie dans le système judiciaire, plus précisément au niveau de la Cour de cassation.

De plus, les dispositions inscrites dans le document initial, donnant libre accès aux jeunes âgés de 21 ans pour se porter candidat aux postes électifs, notamment à la députation et pour les mairies, ont toutes été revisitées.

En marge de cette activité, à laquelle ont également participé des représentants de diverses organisations de la société civile ainsi que des notables du département de l’Ouest, le président de la Fédération des ASEC d’Haïti a indiqué qu’un cahier de charges contenant des recommandations clés sera remis aux membres de la commission indépendante, chargée de travailler sur le document devant accoucher de la nouvelle constitution, pour des considérations spéciales et un nouveau regard sur les collectivités.

« Nous sommes conscients que la constitution de 1987 devrait être amendée », a souligné Paul André, qui n’est pas opposé à une nouvelle constitution, mais souhaite de préférence que des corrections soient apportées, en tenant compte du poids des élus locaux et de leurs responsabilités.

Ces modifications, selon ce dernier, devraient également tenir compte de la réalité sociologique des différentes sections communales du pays.

Jacques Innocent

Conflit au moyen-Orient : Vers une trêve après une semaine d’escalade sans précédent

Une lueur d’espoir semble se pointer à l’horizon après une dizaine de jours d’affrontements militaires intenses entre l’Iran, Israël et les États-Unis. Alors que le monde retenait son souffle face au risque d’un embrasement régional, l’annonce d’un cessez-le-feu par Donald Trump a relancé les perspectives de désescalade. Retour sur les faits saillants d’un conflit éclair à forte portée géopolitique.

Frappes américaines sur les sites nucléaires iraniens

Dans la nuit du 21 juin, les États-Unis ont lancé l’ »Opération Midnight Hammer », une série de frappes aériennes coordonnées contre trois des principaux sites nucléaires iraniens : Natanz, Fordow et Ispahan. Cette offensive visait à affaiblir le programme nucléaire iranien, suscitant une onde de choc à Téhéran et dans la région.

Selon le Pentagone, les frappes ont causé des dégâts « importants », bien que l’étendue exacte des destructions reste à confirmer. L’Iran a immédiatement dénoncé une « agression injustifiable » et promis de riposter.

Riposte iranienne et escalade militaire

Moins de 48 heures après les frappes américaines, l’Iran a riposté en visant notamment des installations militaires dans le sud du pays. Les défenses israéliennes ont intercepté la majorité des projectiles, mais des blessés ont été signalés, ainsi que des dommages matériels dans certaines zones habitées.

En parallèle, les Gardiens de la Révolution ont revendiqué une tentative de frappe contre la base américaine d’Al Udeid au Qatar, abritant des forces du CENTCOM. Si toutes les missiles ont été interceptées, l’événement a cependant ravivé la crainte d’une confrontation directe sur plusieurs fronts.

Guerre de l’ombre et opérations secrètes

Des révélations récentes ont mis en lumière les opérations clandestines menées par le Mossad israélien en territoire iranien avant les frappes. Des drones auraient neutralisé plusieurs lanceurs de missiles, facilitant les attaques aériennes israéliennes qui ont détruit près de 30 plateformes de lancement balistique.

Israël a également visé des silos de missiles longue portée, notamment à Shahab et Dezful, dans ce qui s’apparente à une campagne de démantèlement méthodique des capacités balistiques iraniennes.

^Une trêve annoncée mais encore incertaine*

Le 23 juin, Donald Trump a affirmé qu’un accord de cessez-le-feu « complet et total » avait été trouvé entre l’Iran et Israël, avec une mise en œuvre progressive dans les 24 heures. Cependant, ni Tel-Aviv ni Téhéran n’ont officiellement confirmé l’information, laissant planer l’incertitude sur la viabilité de cette trêve.

Les diplomaties européennes, l’ONU et la Ligue arabe ont salué l’annonce tout en appelant à des garanties concrètes. Les efforts de médiation du Qatar, de l’Irak et de la Turquie ont été soulignés dans cette dynamique de désescalade.

Menaces persistantes et risques géostratégiques

Tandis que la tension semble baisser, l’Iran a brandi une nouvelle menace : le blocage du détroit d’Hormuz, par où transite près de 20 % du pétrole mondial. Le Parlement iranien a adopté une résolution d’alerte prévoyant cette mesure en cas de nouvelle attaque occidentale.

Par ailleurs, le conflit a entraîné une détérioration de la situation humanitaire, notamment en Israël, où des missiles ont touché un hôpital à Beersheba, blessant plusieurs civils. À Téhéran, de nombreux habitants ont fui les quartiers proches des sites militaires, redoutant de nouvelles frappes.

Réactions internationales et enjeux à venir

Sur le plan international, les réactions sont contrastées. L’Australie a condamné les attaques iraniennes mais s’est félicitée de l’amorce d’un cessez-le-feu. La Chine et la Russie ont dénoncé les frappes américaines, tandis que les pays du Golfe ont fermé temporairement leur espace aérien.

Ce conflit met en péril les négociations nucléaires en cours à Vienne. L’Iran refuse toujours toute limitation sur son enrichissement d’uranium, et Israël affirme qu’il ne tolérera jamais l’acquisition de l’arme atomique par son ennemi historique.

Une paix encore fragile

Malgré l’annonce d’un cessez-le-feu, la paix reste fragile. La région demeure sous haute tension, et une seule étincelle pourrait raviver l’incendie. Tandis que les grandes puissances appellent au calme, la vigilance reste de mise. Le monde observe désormais avec prudence si les armes se tairont durablement ou si cette trêve n’est qu’un répit passager dans une crise aux ramifications mondiales.

Par Gesly Sinvilier

Le coordonnateur de ARN, Serge Gaspard salue l’engagement des acteurs du 21 décembre

Lors de la célébration du 6e aniversaire du parti politique KAD-AYITI, le coordonnateur du mouvement Alliance Pour la refondation nationale salue l’engagement des acteurs de l’accord du 21 décembre et les avancées effectuées au sein de cette structure au cours de ces dernières années.

Lors de son intervention Serge Gaspard a félicité les retombées positives de cet important regroupement qu’est le 21 décembre. Il a notamment souligné le travail remarquable de plusieurs personnalités issues de structures , telles que les ministres Sinal Bertrand et Pedrica Saint Jean, ainsi que le directeur général Vickerson Garnier, tous actifs au sein du gouvernement actuel.

En présence des membres du directoire, de sympathisants et de partisans, le parti politique dénommé Combite de Développement d’Haïti (Kad-Ayiti) a fêté ses six ans d’existence ce samedi 21 juin 2025. À cette occasion, le coordonnateur national du parti, Serge Delva Gaspard — également président du regroupement Alliance pour la Refondation de la Nation (ARN) — a retracé l’historique de cette structure politique. Selon lui, Kad-Ayiti était à l’origine une organisation départementale visant à faire entendre les revendications d’un département. Mais, sous les recommandations de ses membres et sympathisants, la structure a été transformée en parti politique à envergure nationale le 21 juin 2019.

Des sympathisants ont exprimé leur appui à cet accord qui, selon eux, a permis à de jeunes professionnels d’intégrer l’administration publique, particulièrement dans les Nippes. Parmi eux figurent la directrice départementale du MSPP, Dr Esther Ceius Dumond, et le directeur de l’OFATMA des Nippes, Jean Maurice Jourdain.

Gedeon Delva