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Haïti : des vacances incertaines entre exode et crépitements de balles

L’été 2025 prend, peu à peu, forme, avec des vents en rafales sous un soleil oscillant autour de 30 °C. Finis les examens du dernier contrôle des principales écoles, la période estivale débute lentement. Souvenirs d’enfance, nous remémorons le fil des ans, regrettant, une à une, les dentelles du passé.

Des loisirs sous les balles

En Haïti, les vacances n’ont plus de saveur. Dans un pays déchiré par la violence, la saison qui devrait être celle des jeux et des découvertes est désormais celle de la peur et de la fuite. Pendant que des millions d’enfants à travers le monde profitent des plages, des parcs et des camps d’été, les enfants haïtiens, eux, cherchent un refuge, un abri, un espace pour survivre.

Pourtant pas en guerre contre un autre pays, les balles sifflent à longueur de journée dans les rues de Port-au-Prince, Kenscoff, Carrefour-Feuilles, Delmas 30, Solino, et jusqu’aux villes de Mirebalais, Saut-d’Eau, Petite-Rivière de l’Artibonite et maintenant La Chapelle. Les terrains de jeu sont désertés, les plages et les rivières abandonnées aux gangs. Les loisirs n’existent plus. L’enfance est suspendue.

Selon les données de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 1,3 million de personnes sont aujourd’hui déplacées à l’intérieur du pays. Parmi elles, des milliers d’enfants vivent entassés dans plus de 246 sites informels, souvent sans accès à l’eau, à la nourriture ou à des soins de base. Plus de 8 400 personnes, dont une majorité de femmes et d’enfants, sont actuellement en situation de famine, selon le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC).

Le fil rouge d’un enfant en pleine vacances dans un abri

Dans les camps de déplacés, les vacances prennent un autre visage. Au camp de fortune du lycée Anténor Firmin, à Port-au-Prince, non loin du ministère de la Justice, des enfants s’inventent des jeux dans la poussière, avec des morceaux de carton et des pierres sous un soleil de plomb. Parmi eux, un garçon de neuf ans, assis près d’une tente en plastique improvisée, regarde les autres en silence. Il n’a pas pu emporter de jouets, seulement les vêtements qu’il portait lorsqu’il a fui avec sa famille de Carrefour-Feuilles. Il aimerait jouer pendant les vacances, mais ici, il n’y a que la chaleur, les files d’attente pour l’eau et l’attente interminable des distributions de nourriture.

Certains enfants n’ont même pas connu la rentrée scolaire. Dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince durement frappés par la violence armée, des écoles n’ont pas pu rouvrir leurs portes cette année, tandis que d’autres ont dû être transférées. Un adolescent ayant fui le quartier de Carrefour-Feuilles témoigne de ces mois passés dans les abris, enfermé, dans l’impossibilité de sortir, encore moins de jouer ou d’imaginer des vacances. Pour lui, les vacances n’ont jamais commencé, comme si le calendrier s’était figé au milieu de la peur et des tirs sporadiques.

Illusion lointaine d’une génération sans enfance

Plus grave encore, les groupes armés recrutent massivement des enfants. Selon l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), les enfants représentent jusqu’à 30 % des effectifs des gangs dans certains quartiers de la capitale. Ils deviennent guetteurs, messagers, porteurs d’armes et parfois acteurs directs de la violence. Cette génération est enrôlée de force ou poussée par la misère et l’absence totale de perspectives.

Le dernier rapport de l’ONU alerte sur une explosion des violations graves contre les enfants : de 383 cas en 2023 à 2 269 incidents en 2024. Les recrutements forcés, les agressions sexuelles et les assassinats d’enfants se multiplient dans les zones dominées par les groupes criminels.

Les vacances, pour ces jeunes Haïtiens, sont devenues une illusion lointaine. Les plages sont vides, les camps de déplacés sont pleins. Les rires sont étouffés par le vacarme des armes et la peur quotidienne. La saison de la liberté est remplacée par celle des restrictions et des fuites précipitées.

Rêver un autre avenir

Dans ce contexte, les forces de l’ordre locales et la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) restent largement dépassées. Les gangs continuent d’étendre leur contrôle territorial, profitant de l’absence de stratégies efficaces et de la faiblesse persistante de l’État haïtien.

En Haïti, les vacances n’existent pas vraiment. Elles sont volées, suspendues, effacées par une crise qui prive les enfants de leurs droits les plus fondamentaux, dont l’éducation. Pourtant, au fond des rues désertées et dans les tentes des camps improvisés, des rêves subsistent. Des enfants continuent d’espérer, malgré tout, un été où l’on pourra enfin rire, jouer et courir librement.

« J’espère qu’un jour je pourrai fouler la pelouse du gymnasium Vincent, au centre-ville, sans entendre le sifflement des armes de gros calibre », confie Junior, un adolescent de 13 ans qui pratiquait le football et qui s’assoit aujourd’hui devant les locaux du site de déplacés situé au ministère de la Communication, d’un air presque perdu.

Wideberlin Sénexant

Premier anniversaire de la MMAS en Haïti : l’ORDEDH dénonce un échec sécuritaire et appelle à un changement de cap

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PORT-AU-PRINCE — Ce 25 juin 2025 marque le premier anniversaire du déploiement du premier contingent de policiers kényans en Haïti, dans le cadre de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS). Un an après, l’Ordre des Défenseurs des Droits Humains (ORDEDH) dresse un bilan accablant et exige une réorientation stratégique urgente.

Un bilan sécuritaire alarmant

Selon l’ORDEDH, la MMAS n’a pas réussi à améliorer la situation sécuritaire ; au contraire, elle semble l’avoir aggravée. Des zones précédemment sous contrôle, telles que Solino, Nazon, Champs de Mars, Carrefour-Feuilles, La Chapelle, Kenscoff, la Route de l’Aéroport, Mirebalais et Saut-d’Eau, sont désormais dominées par des gangs armés. Cette expansion territoriale des groupes criminels a entraîné un exacerbé la crise humanitaire.

L’organisation souligne également une recrudescence des homicides depuis l’arrivée de la MMAS, avec plus d’une douzaine de massacres perpétrés en sa présence. Par ailleurs, plus d’une centaine d’institutions étatiques à Port-au-Prince ont été contraintes de se relocaliser en raison de l’insécurité croissante.

Critiques sur la collaboration avec la PNH

L’ORDEDH déplore le manque de coordination entre la MMAS et la Police nationale d’Haïti (PNH). Des hauts gradés de la PNH critiquent l’attitude des forces kényanes, les accusant de passivité face à la violence des gangs. Cette absence de synergie compromet les efforts de rétablissement de l’ordre public et de sécurisation des infrastructures vitales.

Appel à une refonte stratégique

Face à ce constat, l’ORDEDH appelle à une révision en profondeur de la stratégie de la MMAS. L’organisation insiste sur la nécessité d’une collaboration étroite avec la PNH, d’un renforcement des capacités opérationnelles et d’une planification stratégique adaptée aux réalités du terrain. Sans ces ajustements, la mission risque de continuer à échouer dans sa mission de stabilisation du pays.

Du secret professionnel à une communication opaque

L’ORDEDH attire l’attention sur l’attitude opaque du commandement de la mission, en évoquant la mort, dans des circonstances troublantes, d’un policier kényan dans l’Artibonite, dont le corps aurait été retenu par des gangs armés.

«Le fait que les autorités kényanes et haïtiennes aient dû négocier avec des criminels pour récupérer le corps de la victime constitue une humiliation nationale et soulève de sérieuses interrogations quant à la capacité opérationnelle et à l’efficacité réelle de la mission», dénonce l’Ordre, tout en condamnant fermement le silence de la MMAS sur cet épisode. «L’absence de communication autour de cet incident alimente les soupçons et donne l’impression d’un “secret d’État” inavoué», poursuit l’organisation.

L’appel pressant de l’ORDEDH

L’Ordre des Défenseurs des Droits Humains réclame un redressement urgent de la MMAS, avec des missions claires, cohérentes et bien définies. Il exige une transparence totale dans la gestion des ressources allouées à la mission, afin d’éviter tout risque de détournement ou de blanchiment de fonds, et de garantir une utilisation efficiente des moyens disponibles.

L’organisation appelle la communauté internationale à transformer la MMAS en mission officielle de maintien de la paix sous l’égide des Nations Unies, dotée d’un mandat plus robuste, en tenant compte de l’ampleur des défis actuels. Elle souligne que l’échec de la mission incombe également à la communauté internationale, qui persiste à utiliser Haïti comme un laboratoire d’expériences stratégiques souvent inefficaces, voire contre-productives.

«Le peuple haïtien mérite une réponse concrète, sérieuse et durable à la crise sécuritaire — pas des solutions improvisées qui ne font qu’aggraver sa souffrance», conclut l’ORDEDH.

Un an depuis le déploiement du premier contingent kényan : quand les données parlent de l’échec cuisant de la MMAS

Un an après le lancement de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) en Haïti, les chiffres sont implacables. La situation sécuritaire s’est détériorée, les déplacements de population ont atteint des sommets, et la mission peine à s’imposer sur le terrain. Le spectre d’un nouvel échec international plane, rappelant les limites de la MINUSTAH, dissoute en 2017 sans avoir stabilisé durablement le pays.

Un an après : un bilan alarmant

Depuis l’arrivée du premier contingent kényan en juin 2024, les violences en Haïti n’ont pas ralenti. Selon les Nations Unies, au moins 2 680 personnes ont été tuées et 957 blessées depuis le début de l’année 2025. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) rapporte 1,3 million de déplacés internes, soit près de 11 % de la population haïtienne. Ces chiffres traduisent l’incapacité de la mission à contenir la progression des groupes armés, qui continuent de gagner du terrain.

Plusieurs territoires notamment Kenscoff, Delmas 19 et 30, Carrefour-Feuilles, Nazon, Mirebalais, Saut-d’Eau et La Chapelle, sont désormais tombés sous le contrôle des gangs armés, qualifiés de groupes terroristes par les États-Unis en mai dernier.

Port-au-Prince a été listée par un organisme au Mexique comme étant la ville la plus dangereuse au monde en 2024 avec un taux homicide élevé dépassant des villes dangereuses de ce pays.

Un nouvel échec international en perspective ?

La situation actuelle ravive un peu les souvenirs de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), largement critiquée pour son inefficacité et son retrait sans résultats durables. Comme la MINUSTAH, la MMAS semble piégée dans une dynamique d’impuissance. Les effectifs sont insuffisants : sur les 2 500 militaires prévus, seulement 991 ont été déployés, majoritairement en provenance du Kenya, de la Jamaïque, du Salvador, du Guatemala et des Bahamas. Les moyens logistiques et financiers manquent, et la mission n’a pas encore établi l’ensemble de ses bases opérationnelles.

Quelles sont les causes de cet échec apparent ?

Plusieurs facteurs expliquent cette situation.Sur le plan interne, l’État haïtien est gravement affaibli. Les institutions sont dysfonctionnelles, les forces de police nationales sont débordées, et les autorités de transition peinent à coordonner une stratégie de réponse efficace. Les failles structurelles, le manque de leadership politique et la fragmentation des centres de pouvoir compliquent l’accompagnement de la mission par les instances locales.

Sur le plan externe, la MMAS souffre d’un soutien international limité. Le financement de la mission reste insuffisant et l’engagement des États membres de l’ONU est timide. Plusieurs pays ayant promis des troupes ne les ont toujours pas envoyées. De plus, les leçons de la MINUSTAH n’ont pas été pleinement tirées, notamment en matière de stratégie d’intervention, de proximité avec la population et de respect des dynamiques locales.

Des facteurs aggravants à ne pas négliger

L’évolution rapide des groupes armés complique davantage la situation. Ces gangs utilisent des tactiques de plus en plus sophistiquées : contrôle des routes nationales, taxation illégale des voyageurs, incendies de quartiers entiers et implantation rapide dans de nouveaux territoires, fuite de la population, assassinat de masse, viol collectif, etc… Leur enracinement dans le tissu social, l’accès à des ressources financières et leur capacité à manœuvrer politiquement les rendent difficiles à déloger.

La MMAS, limitée dans ses effectifs et ses moyens, est confrontée à une menace devenue hybride, où les frontières entre criminalité organisée et terrorisme tendent à disparaître.

Et demain ?

Les perspectives restent incertaines. Human Rights Watch et plusieurs organisations internationales plaident pour une transformation de la MMAS en véritable mission des Nations Unies, dotée d’un mandat robuste, de financements conséquents et d’une force opérationnelle capable de sécuriser le territoire. Faute de quoi, la mission actuelle risque de s’enliser et de rejoindre la longue liste des tentatives internationales qui n’ont pas réussi à stabiliser Haïti.

Sans une réponse coordonnée, intégrée et durable, la crise sécuritaire pourrait continuer à s’aggraver dans les mois à venir, prolongeant la souffrance des déplacés et élargissant encore le champ d’action des groupes armés.

Un an après son déploiement, la MMAS est désormais face à un tournant : soit elle reçoit le soutien politique et matériel nécessaire pour réussir, soit elle s’achemine vers un nouvel échec aux conséquences dramatiques pour Haïti.

Par ailleurs, depuis le déploiement sur le sol haïtien, les policiers kenyans ont vu deux de les leurs tués dans l’Artibonite en affrontement avec le gang Gran Grif, de matériels sont brûlés et des blessés sont aussi recensés dans le camp de ces membres de la force multinationale.

Wideberlin Sénexant

Le troisième Conseil des Ministres de Fritz Alphonse Jean accouche de trois grandes décisions

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Le décret portant sur l’organisation du referendum constitutionel, le nouveau code pénal, ainsi que le code de procedure pénal ont tous été adoptés, lors du conseil des ministres, tenu ce mardi 24 juin. Les articles 208, 296 et 305 entre autres, du nouveau code pénal, ont été modifiés.

Un Conseil des ministres pour se transcender

En dépit des désaccords profonds sur le fonctionnement de la présidence du coordonnateur du conseil, les représentants des différentes parties prenantes au CPT se sont transcendés. Ils ont adopté trois documents majeurs. Lors du Conseil des Ministres de ce jour, le Code pénal, le Code de procédures pénales ainsi que le décret référendaire, ont été passés au peigne fin. Ce faisant, ils ont fait preuve d’une élévation d’esprit et d’un sens du devoir d’une rare exemplarité.

Pour le Dr Frinel Joseph, conseiller présidentiel, ce geste restera gravé dans les annales de notre Nation. « Par cet acte de haute responsabilité, ils ont écarté le spectre d’une déchéance morale qui menaçait notre société, et permis au processus démocratique de poursuivre son noble cheminement », a tweet le conseiller Joseph.

Réalisée en pleine tension entre les conseillers, cette réunion en Conseil des ministres témoigne, apprécie encore le Frinel Joseph, avec éclat que, lorsque la grandeur de la mission transcende les intérêts particuliers, la Nation peut s’élever au-dessus des dissensions et inscrire son destin dans l’histoire avec dignité et honneur.

Aucune volonté dictatoriale

De son côté, Emmanuel Vertilaire qui a eu l’autorisation du directoire du Parti Politique Pitit Dessalines, s’est mis au diapason tenant compte de l’urgence de l’heure, pour prendre part à ce Conseil des ministres ce 24 juin 2025. Une décision consensuelle qui a conduit à l’adoption des décrets portant publication du Code pénal et du Code de procédure pénale de mars 2020 modifiés, et le décret référendaire de 2025.

« Par cette décision, a écrit Me Vertilaire, je réaffirme mon engagement envers une gouvernance collégiale, fondée sur la recherche constante du consensus ».

Sans citer de nom, le présentant de Pitit Dessalines, égratigne le président du Conseil, Fritz Alphonse Jean, qu’on accuse d’avoir pris des décisions unilatérales au sein de l’institution. « Aucune volonté dictatoriale ne saurait supplanter l’exigence collective de dialogue, d’équilibre et de respect des principes démocratiques », a-t-il poursuivi.

En pleine tempête, d’autres dossiers d’envergure devraient être mis la table du CPT pour juguler la crise et calmer les esprits de plus d’un. Sans oublier des actions tangibles pour consolider les peu d’espaces engrangés dans ce combat de vie et de mort pour la patrie. Sinon l’été politique haïtien avec des agitations qui s’annoncent sera très incandescent.

Killy Johao

Lettre ouverte à l’OEA : pour une action urgente face à la crise haïtienne

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Port-au-Prince, le 25 / 6 / 25

Lettre ouverte adressée au Secrétaire Général Albert Ramdin à l’occasion du 54e assemblée générale de l’OEA ainsi que le reste de la communauté internationale, vu la situation actuelle en Haïti:

Monsieur le Secrétaire Général,

Nous vous adressons nos plus chaleureuses félicitations à l’occasion de votre nomination au poste de Secrétaire Général de l’Organisation des États Américains. Votre expérience et votre engagement envers la région et au sein de cette organisation sont bien connus, et nous sommes convaincus que votre leadership contribuera grandement à renforcer la coopération et la solidarité entre les pays membres.

En qualité de responsables d’une entité importante de la société civile, nous saisissons cette opportunité pour souligner l’importance du soutien continu de l’OEA dans notre pays, notamment face aux enjeux actuels. Nous sommes très reconnaissants des efforts déployés par l’Organisation pour promouvoir la démocratie, la sécurité et le développement dans les Amériques, et nous sommes déterminés à travailler en étroite collaboration avec vous et votre équipe pour atteindre ce but commun.

Mise en contexte sur la crise :

Depuis la mort du feu président Jovenel Moïse, Haïti traverse une période particulièrement difficile, marquée par des crises politiques, économiques et sociales multiformes. Plus de deux transitions successives sans résultat tangible ; environ plus de … ont dû fuir le pays à cause de l’insécurité, des kidnappings et des meurtres. La majorité de ces personnes étaient des professionnels qualifiés, sans oublier la fermeture de plusieurs entreprises du secteur privé et de la classe moyenne, ce qui a provoqué un effondrement économique sans pareil dans le pays. Aujourd’hui, la misère et le désespoir règnent comme seules alternatives pour tous les Haïtiens désespérés.

Sur le plan sécuritaire, c’est le chaos total avec une force de police dépassée par la situation, dont une grande partie du personnel a dû quitter le pays pour le programme humanitaire connu sous le nom de « programme Biden », à cause de l’indifférence de l’État et de la mauvaise gouvernance. Au moment où nous vous adressons cette missive, Haïti est un État paria, où plus de 85 % de la capitale est entre les mains des terroristes. Aucun des grands axes de la capitale n’est sous le contrôle de l’État. Ce sont les chefs de gangs qui décident de la vie ou de la mort de la population, provoquant ainsi une pénurie de nourriture locale dans la capitale et une asphyxie des paysans qui n’avaient que la production agricole comme unique moyen de survie.

Le secteur médical est à genoux. Selon les autorités, plus de 80 % de nos centres hospitaliers sont dysfonctionnels, sans oublier plusieurs cadres médicaux qui ont dû fuir le pays pour ne pas devenir victimes des gangs.

Constat d’échec de cette transition :

Après plus de deux transitions à la tête du pays, aucune de ces formules n’a permis de redresser la situation. Aucun progrès significatif en termes de renforcement institutionnel n’est à signaler. La pacification des groupes armés est plus qu’incertaine aujourd’hui, malgré la présence du MSS aux côtés de nos forces de l’ordre. La réalisation du référendum et des élections pour cette année est irréalisable à cause du manque de légitimité et de moralité du CPT.

Après plus de 13 mois, le pays constate un blocage politique, sécuritaire, économique et humanitaire au sein même du Conseil Présidentiel de Transition dirigé par le coordonnateur Fritz Alphonse Jean — impuissant, incompétent et malicieux — sans oublier le chef du gouvernement, Alix Didier Fils-Aimé, qui est d’un nullisme absolu et un véritable irritant à la tête de la Primature.

Pendant le passage du CPT et de ce gouvernement, Haïti compte 1,3 million de déplacés selon l’OIM, à cause de l’insécurité.
Le nombre exact des policiers victimes de l’insécurité n’est pas précisé, mais depuis 2021, plus d’une centaine sont morts.
Plus de la moitié des gangs sont composés d’enfants soldats selon l’UNICEF.
En avril, le taux d’inflation a atteint 26,8 % selon l’IHSI.
Le taux de chômage chez les jeunes en Haïti est estimé à 14,8 % selon Trading Economics.
En 2025, environ 31 % de la population aura entre 0 et 14 ans, soit un peu plus de 3,7 millions de jeunes. Selon l’IHSI, plus de 72 % de la population est menacée par l’insécurité alimentaire.

Tout cela constitue un terreau favorable au renforcement des effectifs des groupes armés.
200 000 Haïtiens ont été expulsés vers Haïti l’année dernière, principalement de la République dominicaine.
Selon l’OIM, le nombre de personnes vivant sous les tentes est passé sous la barre des 500 000 personnes, représentant environ un tiers de la population initialement déplacée par le séisme de 2010.

Les groupes ne chôment jamais en matière de recrutement, malgré les mesures prises par le CPT pour combattre le trafic d’armes et de munitions illégales à la frontière via la douane. Cela n’empêche pas la prolifération des groupes armés et de leurs attaques contre la population et nos institutions publiques.

La justice est en déroute : pas de tribunaux, les principaux centres carcéraux ont été brisés, pillés et même incendiés. Le dernier cas en date est celui de Mirebalais, où 529 détenus se sont évadés. À rappeler que la plupart des prisons de la capitale ont été attaquées par les gangs.

Mise en garde contre la modification de l’accord du 3 avril et son prolongement :

Aucune modification ou prolongation de cet accord n’est envisageable. Sinon, si l’internationale, l’OEA et la CARICOM, persiste dans son entêtement utopique à proposer des « solutions haïtiennes » pour une bonne gouvernance en Haïti, ce ne sera pas seulement l’État haïtien qui s’effondrera, mais toute la région des Caraïbes et de l’Amérique latine qui sera également impactée et menacée, à cause du manque de leadership et de l’indifférence qu’ils manifestent vis-à-vis de la cause haïtienne.

Proposition de sortie de crise avec une autre formule :

Après ce constat amer, il est temps de penser sans délai à une autre transition avec une personnalité symbolique, légitime et morale à la tête du pays, avec des organisations de la société civile et de la classe politique non signataires de l’accord du 3 avril, ayant un agenda clair et précis. L’objectif : résoudre le problème de l’insécurité, organiser les élections et le référendum, qui représentent l’unique issue possible pour remettre le pays sur la voie de la stabilité et du progrès tant souhaité par tous les Haïtiens.

Attente :

Nous sommes convaincus que l’OEA, en tant que groupement régional, peut jouer un rôle déterminant dans notre cheminement vers la stabilité et la prospérité. Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir accorder une attention soutenue aux besoins spécifiques de notre pays et de continuer à nous accompagner dans nos efforts pour renforcer nos institutions démocratiques, promouvoir le dialogue politique et améliorer les conditions de vie de nos concitoyens.

Nous sommes persuadés que votre leadership avisé permettra de relever les défis auxquels notre région est confrontée et de promouvoir un avenir plus vivable, plus juste et équitable pour tous. Nous vous assurons de notre entière collaboration et de notre engagement à travailler ensemble pour un continent plus uni et florissant.

Veuillez agréer, Monsieur le Secrétaire Général, l’expression de notre très haute considération.

Pour Authentification :

Ricardo Fleuridor

Jonathan Renois

Nou Pap Konplis

CC: Secrétaire Générale de la CARICOM Mme. Dr Carla Barnet, Ambassadeur du Canada en Haïti M. André Francois Giroux, Ambassadeur de France en Haïti M. Antoine Michon, Ambassadeur des États-Unis en Haïti M. Henry T. Wooster, Ambassadeur d’Espagne en Haïti M. Marco Antonio Peñín Toledano, Ambassadeur d’Allemagne en Haïti M. Peter Sauer, Ambassdeur du Mexique en Haïti M. Daniel Cámara Alvaros et le Responsable de la délégation de l’Union européenne en Haïti M. Stefano Gatto.

Crise politique : l’opposition veut faire tomber le CPT

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L’opposition dite plurielle, regroupant plus d’une cinquantaine d’organisations sociales et politiques, a rencontré la presse, ce mardi, pour passer en revue la conjoncture politique actuelle et communiquer un calendrier axé sur une mobilisation sur tout le territoire national, dans l’objectif de tenter de renverser le Conseil présidentiel de Transition.

Au cours de cette rencontre avec les médias, Jeantel Joseph, ancien directeur général de l’ANAP, a dressé un tableau sombre étroitement lié à l’instabilité politique complexe dans laquelle patauge le pays, et a pointé du doigt les organisations hémisphériques de la région, notamment la CARICOM, qui, selon lui, doit assumer sa responsabilité face à l’échec du CPT.

« Nous sommes prêts et fermement décidés à renverser le Conseil présidentiel de Transition qui n’a rien fait pour stabiliser le pays », a annoncé Joseph.

14 mois après l’installation du CPT, la situation est devenue dramatique, et le pays est globalement plongé dans la terreur, l’indifférence et la misère, a déclaré le leader de l’opposition plurielle, qui estime qu’il est nécessaire et plus qu’urgent de remettre le pouvoir à la Cour de cassation.

Selon le dirigeant politique, une frange importante de l’opposition politique s’est toujours montrée favorable à la Cour de cassation pour diriger la transition en toute transparence.

De son côté, Maître Evelt Fanfan, opposant aussi, dans son intervention, a dénoncé une série de manœuvres de la communauté internationale qui envisage de faire d’Haïti un territoire invivable, comme la Palestine et bien d’autres pays sur le continent africain.

Constatant lui aussi l’échec des neuf membres du Conseil présidentiel de Transition, il a lancé un appel à la population pour un levé de bouclier contre l’équipe en place, qui n’a d’autre choix que de tirer sa révérence.

Jacques Innocent

Relance économique en Haïti : James Monazard dévoile les nouvelles orientations du MCI

À l’occasion de la 14ᵉ édition des « Mardis de la Nation », le ministre du Commerce et de l’Industrie, James Monazard, a présenté les nouvelles orientations économiques de son institution. Cette intervention, inscrite dans la vision du gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé, marque un tournant stratégique en faveur de l’entrepreneuriat, de la modernisation industrielle et de la protection des consommateurs.

Une stratégie axée sur la relance inclusive

Le ministre James Monazard a articulé son intervention autour de quatre axes majeurs : l’appui à l’entrepreneuriat, la transformation industrielle, la régulation du marché et la digitalisation des services publics. Selon lui, la relance économique ne pourra être durable que si elle est inclusive et adaptée aux réalités du terrain.

Parmi les mesures phares annoncées :

  • Le lancement du Programme d’Appui à l’Entrepreneuriat Féminin (PAEF) dans le Sud, une initiative visant à favoriser l’autonomisation économique des femmes.
  • Le renforcement du Programme d’Appui à l’Entrepreneuriat des Jeunes (PAPEJ), qui a déjà accompagné 41 entreprises en mai dernier.
  • Des financements ciblés pour les filières artisanales, notamment la couture et la cordonnerie, via le Fonds de Développement Industriel (FDI).

^Les micro parcs industriels : un nouveau modèle économique*

Le ministre a mis en avant un modèle innovant de sociétés mixtes en nom collectif, intégrant des agriculteurs, des artisans et les communautés locales. Ces structures seront les piliers du développement de Micro Parcs industriels, pensés comme des pôles de production décentralisés et inclusifs.

Cette approche vise à favoriser la création d’emplois locaux, renforcer les chaînes de valeur rurales et promouvoir un développement économique équilibré à travers le pays.

Des mesures fortes en matière de régulation

Pour protéger les consommateurs et assainir le marché, le MCI prévoit un renforcement significatif des contrôles :

  • Une augmentation du nombre d’inspecteurs sur le terrain.
  • La mise en place d’un numéro d’alerte (106) pour signaler les abus ou les produits dangereux.
  • L’instauration de l’étiquetage bilingue obligatoire pour une meilleure transparence des informations sur les produits.
  • Un accent particulier sera mis sur les produits stratégiques tels que l’eau, le gaz et les carburants.

Digitalisation et simplification administrative

Le ministre Monazard s’est réjoui de l’enregistrement de plus de 5 800 entreprises via la nouvelle plateforme numérique du ministère. Il a également annoncé la prochaine mise en place d’un guichet unique en ligne, destiné à simplifier les démarches administratives pour les entrepreneurs et les investisseurs.

Par ailleurs, un système de renouvellement en ligne de la carte professionnelle est en cours de développement, dans le cadre de la stratégie de modernisation de l’État.

Diplomatie économique : la loi HOPE/HELP au centre des préoccupations

Dans un contexte d’incertitude économique mondiale, le ministre a souligné les efforts diplomatiques déployés par le gouvernement haïtien pour renouveler la loi américaine HOPE/HELP, essentielle au bon fonctionnement du secteur textile. Cette législation permet à Haïti d’exporter des produits textiles vers les États-Unis avec des avantages tarifaires préférentiels.

Le maintien de ce régime est crucial pour préserver les milliers d’emplois générés par les usines textiles, principalement implantées dans le nord et la région métropolitaine.

Une volonté politique affirmée

En résumé, le discours du ministre Monazard révèle une stratégie cohérente de relance économique, fondée sur la responsabilisation des acteurs locaux, la transparence des pratiques commerciales, l’innovation technologique et l’ouverture à l’investissement.

Si les mesures annoncées sont effectivement mises en œuvre, elles pourraient constituer un tournant majeur pour l’économie haïtienne, en particulier dans un contexte marqué par des crises multiples et une forte demande de résultats concrets.

La balle est désormais dans le camp de l’administration publique, qui devra conjuguer efficacité, coordination interinstitutionnelle et reddition de comptes pour transformer cette vision en réalité.

Par Gesly Sinvilier

Monsieur António GUTERRES Secrétaire General de L’OEA Monsieur Albert RAMDINSecrétaire General de CARICOM    Monsieur Dre Carla BARNETTEminentes Personnalités de la CARICOM     COMMENT FINIR CETTE TRANSITION QUI N’EN FINI PAS DEPUIS L’ASSASSINAT DU PRESIDENT JOVENEL MOISE ??? Mesdames Messieurs les Responsables,

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Depuis plusieurs mois, Haïti traverse une crise sécuritaire sans précédent, marquée par l’emprise croissante des groupes armés sur de larges portions du territoire national, notamment dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.

Cette situation chaotique, alimentée par la prolifération des gangs, l’absence d’une force publique efficace et la faiblesse des institutions, menace gravement la stabilité du pays. Face à cette impasse, un Conseil Présidentiel de Transition (CPT) a été instauré par l’accord du 03 avril 2024, avec pour objectif de rétablir l’ordre constitutionnel, de stabiliser le pays et de préparer des élections libres et crédibles.

Ce conseil, composé de représentants de divers partis politiques et secteurs de la société civile, devrait incarner une solution collégiale et inclusive, mais hélas c’est plutôt un marathon pour le plus de pouvoir que possible.

Malgré la présence de la mission multinationale de soutien à la sécurité (MMSS), une année après, cette force, dépourvue des équipements et matériels adéquats, appuyée par les Nations Unies, tarde à démontrer son utilité et son efficacité. Sa capacitédissuasive est inexistante.

L’Histoire d’Haïti est connue de tous, elle est mère de la liberté et une source d’inspiration positive pour tous ceux et celles qui luttent pour le respect du droit à la vie en particulier et le respect des droits humains en général. Au fil des temps, tous les continents sont bénéficiaires de la révolution haïtienne.

Pourtant Haïti est en train de disparaitre sous une grave crise dans l’indifférence d’une bonne partie de la communauté internationale en complaisance avec un pouvoir de transition qui ne peut pas atteindre les objectifs fixés, dont le principal est la réalisation des élections crédibles pour remettre le pouvoir aux autorités constitutionnelles le 7 février 2026.

Il est indispensable que la communauté internationale retourne à la table des discussions avec les différents secteurs de la république d’Haïti dans un cadre élargi pour réévaluer la situation politique, sécuritaire et humanitaire du pays aux fins de repenser une sortie de crise concrète et objective qui ne devrait en aucun cas récompenser les auteurs de cet échec.
 
Un sursaut politique et patriotique, tant interne qu’international, est crucial.

Pour authentification :

  • Tarly GUIRAND
  • Lickel PIERRE
  • Luckenson MARDI
  • Olins JEAN LOUIS
  • Wilguins JOSEPH
  • Carlo GUIRAND
  • Wisly JEAN PIERRE

Un nouveau porte-parole à la Primature : Quel avenir pour Bendgy Tilias au Secrétariat d’État à la Communication ?

La communication gouvernementale en Haïti entame un nouveau virage. Le citoyen Ené Val a été officiellement installé, ce mardi, comme nouveau porte-parole de la Primature, dans le cadre de l’initiative « Les Mardis de la Nation », présenté par le chef de cabinet du Premier ministre Me Axène Joseph. Une décision saluée par plusieurs acteurs du secteur pour sa portée symbolique et stratégique, mais qui soulève également des interrogations importantes : que devient le rôle de Bendgy Tilias, actuel Secrétaire d’État à la Communication ?

Une voix forte pour structurer le discours gouvernemental

La nomination d’Ené Val, présentée comme une figure respectée du monde intellectuel et médiatique, s’inscrit dans une volonté manifeste de recentrer la parole gouvernementale. Juriste, politologue, philosophe et analyste expérimenté, Val a été introduit comme une voix « claire, légitime et rigoureusement compétente », à même de renforcer la lisibilité de l’action publique dans un contexte de crise persistante et de quête de confiance citoyenne.

Ce positionnement donne au nouveau porte-parole une stature et une visibilité qui pourraient aisément dépasser les contours techniques d’un simple rôle de liaison. En effet, le ton du communiqué officiel, ainsi que l’ampleur de la cérémonie de présentation, suggèrent une volonté de donner à cette fonction un poids politique réel.

Redondance ou complémentarité ?

C’est précisément cette montée en puissance du poste de porte-parole de la Primature qui remet en question l’espace d’action du bureau du Secrétaire d’État à la Communication. Depuis sa nomination, Bendgy Tilias s’efforce de repositionner la communication de l’État haïtien sur des bases plus modernes et inclusives. Cependant, l’arrivée d’un nouveau porte-parole — avec un profil aussi complet et médiatiquement outillé — pourrait créer un chevauchement de responsabilités, voire une dilution des compétences.

S’agit-il d’une redondance institutionnelle, ou d’une tentative de rééquilibrage stratégique ? La question mérite d’être posée. Alors que Tilias incarne une communication institutionnelle globale, souvent orientée vers les ministères et l’appareil étatique au sens large, la désignation d’un porte-parole unique à la Primature peut être interprétée comme un recentrage de l’action communicationnelle autour de la figure du Premier ministre.

*mUne cohabitation possible ?

Pour l’instant, aucune communication officielle ne précise les rapports fonctionnels entre les deux figures. Mais l’avenir de Bendgy Tilias au sein de l’équipe gouvernementale dépendra probablement de sa capacité à redéfinir son champ d’intervention, à se repositionner face à un pouvoir de parole désormais centralisé à la Primature, et à faire valoir la complémentarité de son rôle.

En politique, la duplication des fonctions n’est jamais anodine. Elle annonce souvent des ajustements internes, voire des réaménagements futurs. Tilias, qui jouit encore d’un capital certain de sympathie, devra faire preuve de tact et d’initiative pour ne pas se retrouver relégué au second plan.

À quoi faut-il s’attendre ?

La nomination d’Ené Val constitue une évolution significative dans la stratégie de communication gouvernementale. Elle pourrait bien signaler une volonté de professionnalisation accrue, mais elle pose également la question délicate de la répartition des responsabilités et de la survie politique de certaines figures déjà en place.

L’avenir de Bendgy Tilias comme Secrétaire d’État à la Communication se jouera désormais dans sa capacité à démontrer sa valeur ajoutée face à cette nouvelle dynamique — ou à se préparer à un prochain remaniement.

La rédaction

JOURNÉE MONDIALE DE LA FONCTION PUBLIQUE, LE PREMIER MINISTRE ALIX DIDIER FILS AIMÉ OPTE POUR UNE ADMINISTRATION PUBLIQUE EFFICACE ET MODERNE

Des fonctionnaires engagés dans le service pour une administration publiques haïtienne innovante et performance », tel a été le thème retenu cette année par l’office de management et des ressources humaine (OMRH) pour marquer la journée mondiale de la fonction Publique, célébrée tous les ans à la date du 23 Juin.

Pour rehausser l’éclat de cette journée spéciale au cours de laquelle sont valorisés les fonctionnaires publics, une cérémonie officielle suivie d’un atelier de travail a été organisée à l’hôtel Montana.

A cette activité empreinte de convivialité, bon nombre de hauts fonctionnaires et cadres de l’administration publique et autres personnalités importantes ont brillé par leurs présences.

*Un véritable levier de transformation*

Prenant la parole à l’occasion, le chef du gouvernement Alix Didier Fils Aimé a salué le courage, le détermination, et le sens de professionnalisme dont fait montre les fonctionnaires de l’état. Dans son allocution, le premier ministre a pris le soin de passer en revue les difficultés auxquelles sont confrontées l’administration publique haïtienne. Des difficultés, souligne-t-il qui ont de sérieux impacts sur les fonctionnaires en dépit de leurs problèmes personnels.

“Nous réaffirmons notre engagement à bâtir un État plus efficace, plus transparent et pleinement orienté vers l’intérêt général”, a insinué le location de la primature qui tenait également à rappeler que le service public est le socle de notre avenir collectif. Ensemble, faisons-en un véritable levier de transformation, de stabilité et d’espérance pour Haïti, a marqué Fils-Aimé.

*Des recommandations pou réorienter l’appareil de l’état*

Pour donner suite à la cérémonie officielle, les fonctionnaires présents ont été conviés à un atelier, où les regards étaient fixés sur le fonctionnement de l’état, la situation des fonctionnaires, la régulation du cadre légal portant organisation et fonctionnement de la fonction publique.

Cet atelier a permis de faire un diagnostic en profondeur et formuler des recommandations qui pourraient aider à réorienter l’appareil de l’état.

A noter que la journée mondiale de la fonction publique est célébrée cette année dans un contexte particulier paralysant le fonctionnement d’une quantité considérable d’institutions publiques.

Jacques Innocent