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Des cartes d’assurance OFATMA distribuées aux policiers de la 34e promotion

PORT-AU-PRINCE.— Lors d’une cérémonie officielle déroulée vendredi 27 juin, dans les locaux de la direction générale de la PNH, l’Office d’Assurance Travail et Maternité a remis des cartes d’assurance aux policiers de la 34e promotion, nouvellement intégrés dans l’institution policière.

Comme tant d’autres bénéficiaires, ces 792 nouveaux assurés pourront accéder automatiquement aux différents services offerts par l’OFATMA, via son réseau national de partenaires sanitaires, selon les modalités prévues dans ce régime d’assurance.

Les autorités policières ont salué la célérité avec laquelle l’OFATMA a délivré les cartes d’assurance aux nouveaux affectés, marquant une nouvelle étape dans le processus de prise en charge médicale des fonctionnaires de l’État, en particulier de ceux investis d’une mission aussi cruciale que celle de garantir la sécurité publique.

Le Directeur Général de l’OFATMA, Vickerson Garnier, a salué la collaboration étroite entre l’institution qu’il dirige et la Police Nationale. Il renouvelle ainsi son engagement à accompagner les institutions publiques et à offrir des services d’assurance performants à l’ensemble des agents de l’administration publique.

Dans le cadre de son mandat de garantir une couverture de santé adéquate aux agents publics, l’institution continue de moderniser ses services, d’élargir son réseau de soins et d’améliorer l’efficacité de ses prestations au bénéfice de ses assurés.

Jean Mapou

Situation des haïtiens en République dominicaine, l’indignation du MOPOD

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PORT-AU-PRINCE.— La situation des ressortissants haïtiens en territoire voisin est de plus en plus alarmante. Le Mouvement Patriotique Populaire Dessalinien de l’Opposition Démocratique (MOPOD) dénonce, dans une note de protestation, l’inacceptable, soulignant des cas de violation systématique des droits fondamentaux des migrants haïtiens.

«Les traitements inhumains, les arrestations arbitraires, les expulsions massives, les actes de violence et les humiliations subies quotidiennement par les migrants haïtiens vivant sur le territoire dominicain traduisent une politique de persécution ethnique», a fait remarquer le MOPOD.

«Les agissements de la République Dominicaine violent non seulement les normes du droit international mais aussi les principes les plus élémentaires de justice et de fraternité entre peuples voisins », a indiqué le MOPOD, ont écrit les signataires de cette note.

Ils tiennent aussi à rappeler la République dominicaine son obligation en vertu de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, de la Convention de Genève sur les droits des migrants, ainsi que d’autres instruments internationaux ratifiés librement par la République voisine.

«Nous reconnaissons que chaque État a le droit légitime de protéger ses frontières et de garantir sa sécurité intérieure; toutefois, ce droit ne saurait justifier des pratiques racistes, xénophobes ou contraires aux droits de l’homme», a rappelé la note.

Le MOPOD tire également à boulet rouge sur les autorités haïtiennes, pour leur silence complice et leur inaction face aux affronts subis par les compatriotes en terres étrangères. Se disant préoccupés par un tel comportement les responsables du MOPOD y voient une faiblesse diplomatique, tout en s’indignant de l’absence totale d’accompagnement, de soutien et de protection des représentants officiels de l’État haïtien accrédités en République dominicaine envers les ressortissants haïtiens.

Pour le MOPOD cette inaction constitue une grave négligence politique et morale envers nos compatriotes, qui se retrouvent abandonnés face à un système répressif et discriminatoire. Le parti appelle les autorités haïtiennes à travers leurs missions diplomatiques et consulaires, à veiller à la défense des intérêts de leurs ressortissants.

Pour tenir tête aux Dominicains, le MOPOD interpelle le CPT de prendre des dispositions diplomatiques fortes, cohérentes et visibles pour protéger ses ressortissants. Appelant également la communauté internationale, en particulier la CARICOM, l’OEA, et les Nations Unies, à se pencher de toute urgence sur cette situation.

Le MOPOD réaffirme sa solidarité pleine et entière avec les Haïtiens vivant à l’étranger, particulièrement en République dominicaine, et renouvelle son engagement indéfectible en faveur d’une diplomatie nationale forte, souveraine et au service du peuple haïtien, conclut la note.

Jean Mapou

Les vacances approchent : quelles initiatives envisagées ?

Autrefois, en Haïti, les vacances étaient marquées par de nombreuses activités, notamment le football. Cette année, des initiatives sportives spéciales ont-elles été annoncées par le secteur public pour offrir aux vacanciers une atmosphère plaisante ? À ce propos, Le Relief Inter a réalisé un micro-trottoir dans certaines rues de Port-au-Prince. Il s’ensuit que très peu d’initiatives sont annoncées.

La majorité des personnes interrogées sont des jeunes et adolescents. Sans hésitation, tous ont répondu : « Nous n’avons pas le sentiment d’être en vacances. Évoquer la question dans le contexte actuel d’Haïti semble illusoire. » Ils expliquent cela par le problème d’insécurité : « Comment profiter de ses vacances alors que toutes les zones et les lieux d’attraction sont contrôlés par des malfrats ? »

En effet, l’une des principales activités organisées dans les quartiers en cette période estivale est le football, mais les terrains et espaces dédiés à ce sport sont également sous contrôle. De plus, les personnes interrogées craignent d’être victimes de violences, car les gangs tirent plusieurs fois par jour. « Nous avons peur d’être touchés par des balles perdues », ont-elles déclaré, en affirmant que même s’ils envisageaient de se rendre en province, les routes sont bloquées.

« En somme on ne peut pas parler de vacances en Haïti », lance-t-il Junior, d’un ton amer, le visage marqué par la tristesse.

Peut-on vraiment profiter de ses vacances chez soi dans un tel climat ?

Les citoyens interrogés estiment que c’est impossible. Ils évoquent deux facteurs : la situation économique et l’état mental des Haïtiens actuellement. Pour se divertir, il faut des équipements adéquats et des infrastructures appropriées. Ils ont souligné qu’ils ont du mal à se procurer de la nourriture au quotidien, et encore moins à acheter des ballons ou d’autres jeux.

De plus, tant les écoliers que les étudiants vivent un stress quotidien en raison des mauvaises nouvelles rapportées par les médias et sur les réseaux sociaux. « Nous existons simplement, nous ne vivons pas vraiment en Haïti », a déclaré Judith pour exprimer son désespoir.

Par ailleurs, ces Haïtiens dénoncent l’inaction des autorités face à l’augmentation des violences dans le pays. Ils exigent le rétablissement de l’ordre et de la sécurité.

Qu’en est-il du ministère des Sports et de l’Action civique ?

Jusqu’au vendredi 27 juin 2025, aucune annonce spéciale concernant les vacances n’a été faite par le ministère des Sports et de l’Action civique. D’ordinaire, des championnats de football sont organisés dans tout le pays. Cependant, tant le ministère que la Fédération haïtienne de football demeurent quasi silencieux sur cette question.

Aura-t-on prochainement une annonce spéciale ? Compte tenu du climat d’insécurité, la situation reste incertaine, car les actes de violence persistent et l’insécurité continue de sévir partout.

Il est important de souligner qu’en dépit de cette réalité difficile à laquelle font face les habitants des zones métropolitaines et de l’Artibonite, certaines villes de province s’organisent pour mettre en place des compétitions. Par exemple, à l’Asile dans les Nippes, aux Cayes et à Aquin, dans le Sud, pour ne citer que quelques exemples.

Gedeon Delva

Haïti : Signature de l’« Accord Karibe » pour une sortie de crise pacifique et ordonnée

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Port-au-Prince, samedi 28 juin 2025. Sous l’impulsion de la plateforme politique Zanmi Pèp, plusieurs partis politiques et organisations de la société civile ont signé ce samedi un nouvel accord politique baptisé « Accord Karibe ». Ce texte vise à offrir une issue pacifique, ordonnée et inclusive à la crise multiforme que traverse le pays.

Fruit de plusieurs semaines de concertations intensives, l’Accord Caribe marque une volonté affirmée de rupture avec l’ordre institutionnel actuel. Les signataires — issus de diverses tendances politiques et du tissu associatif — dénoncent l’impasse actuelle et exigent, sans équivoque, le départ immédiat du Conseil présidentiel de transition (CpT) et du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.

Selon les promoteurs de l’accord, le gouvernement de transition a perdu toute légitimité populaire et politique, en raison de sa gouvernance jugée opaque, centralisatrice et inefficace dans la gestion des urgences nationales. Ce que nous proposons à travers l’accord Caribe, c’est une voie haïtienne vers la stabilité, fondée sur le dialogue, le respect du peuple et la refondation des institutions, a déclaré Me Abel Loreston l’un des représentants de la plateforme Zanmi Pèp, lors de la cérémonie de signature.

L’Accord Caribe prévoit l’installation d’un nouveau gouvernement bicéphale, articulé autour d’un Président et d’un Premier ministre désignés par consensus à l’issue d’un processus participatif. Cette configuration vise à rétablir un équilibre au sein de l’exécutif, dans un contexte marqué par de profondes divisions.

Parmi les priorités fixées par les signataires figurent :
.la sécurisation du territoire national,
.la relance des institutions électorales,
.la lutte contre la corruption, et la création de conditions propices à des élections générales crédibles.

L’initiative portée par Zanmi Pèp et ses partenaires constitue un signal fort lancé à la classe politique haïtienne, mais aussi à la communauté internationale. Elle témoigne d’une volonté réelle de reprendre en main l’avenir du pays par un dialogue ancré dans les réalités nationales.

Alors que la population continue de faire face à l’insécurité, à la pauvreté et à la paralysie institutionnelle, l’Accord Caribe se positionne comme une alternative politique structurante, capable d’ouvrir la voie à une nouvelle dynamique.

Youri Marc-Fontaine

Le Prix Joseph D. Charles 2025 décerné à Philomé Robert

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Le jury du prix Joseph D. Charles de la Bibliothèque Georges Castera du Limbé présidé par le Dr. Emmanuel Ménard vient d’annoncer le lauréat de l’édition 2025 du prestigieux Prix littéraire Joseph D. Charles : l’écrivain Philomé Robert, originaire du Limbé. Son œuvre, Vagabondages éphémères, s’est distinguée par sa profondeur et sa qualité littéraire, au point de s’inscrire désormais parmi les œuvres marquantes de la littérature haïtienne contemporaine.

Ce prix, qui rend hommage à Joseph D. Charles, figure emblématique de la vie intellectuelle et politique haïtienne – écrivain, professeur et diplomate – est une façon de maintenir vivante la mémoire de ce natif du Limbé, dont l’engagement culturel reste une source d’inspiration. « C’est aussi une manière pour nous de célébrer l’héritage intellectuel d’un homme qui a marqué son époque par sa pensée et sa plume », souligne Clément Benoît II, directeur de la Bibliothèque Georges Castera.

L’attribution de ce prix à Vagabondages éphémères témoigne non seulement de la maturité stylistique de Philomé Robert, mais aussi de sa capacité à explorer avec sensibilité les errements de l’âme humaine et les éclats fugitifs de notre passage sur terre. À travers ses récits d’une grande densité poétique, il nous convie à une réflexion subtile sur le temps, l’errance et la mémoire. Cette reconnaissance consacre son talent singulier et sa précieuse contribution à la richesse du patrimoine littéraire haïtien. Il faut mentionner bon nombre d’auteurs ont été déjà récompensé par ce prix dont : Frankétienne, D’Jimy Malval, Daniel Supplice, Pradel Henriquez, Dieudonné Fardin , Frantz Carly, Angelique Jules , Jean Armoce Dugé , Yanick Lahens , Mme Franck Paul , Claude C. Pierre , Gisèle Pineau , Pierre Josué Agénor Cadet , Dr. Clausel Midy ,Dr. Joël Lorquet , Dr. Emmanuel Ménard .

« La Bibliothèque Georges Castera du Limbé poursuit ainsi son engagement à promouvoir la littérature et à encourager les auteurs haïtiens dont le travail contribue à préserver et à enrichir le patrimoine littéraire du pays », déclare Clément II Benoit qui en profite pour saluer Philomé Robert pour cet honneur bien mérité !

Bon anniversaire à l’apôtre des droits humains en Haïti !

En ce 28 juin 2025, je tiens à souligner l’anniversaire de naissance d’un véritable mapou des droits humains en Haïti : Pierre Espérance. À cette occasion, La Gonâve, son île natale, se joint au Cabinet Le Prétoire, cabinet d’avocats, dans une ambiance festive et chaleureuse, pour célébrer notre Pierre Espérance — ce symbole de fierté nationale, qui a su tracer son chemin, non sans peines ni douleurs, dans un contexte souvent marqué par l’indifférence, voire l’hostilité, de certains conservateurs allergiques aux droits du peuple. Car Haïti est un pays à la fois difficile et curieux.

Cette célébration a cette année une portée particulière, dans un contexte où ce ne sont pas seulement les droits humains qui sont bafoués, mais notre humanité elle-même, sans cesse remise en question. Malgré tout, sur le terrain des droits humains, Pierre Espérance demeure intraitable et infatigable. Il défend sans relâche ce qui lui paraît juste et dénonce avec force tout ce qui menace l’humain.

L’homme a des droits, et ils sont revendiqués partout. Ce mouvement est général. De Port-au-Prince à Ottawa, en passant par Pékin, les hommes réclament davantage de droits et exigent qu’ils soient protégés et garantis. S’il existe une finalité de l’histoire, ce sont bien les droits. Car ceux qui y portent atteinte devraient toujours être poursuivis, où qu’ils aillent se cacher — même si l’on déplore que ce ne soit pas toujours le cas dans ce monde devenu fou, où les puissances font du va-t-en-guerre.

C’est sur ce terrain universel que se tient Pierre Espérance, dans sa quête de justice pour l’humanité. Il est un homme universel, pour avoir fait de sa vie un engagement, en plaçant son destin dans la balance de l’histoire. Chapeau !

Je t’invite à poursuivre ton œuvre en faveur de la justice et de la vérité. Rien n’est parfait. Le passage de la maturité à la perfection est un long chemin fait de réussites, de fautes, et de remises en question constantes, puisque le but n’est pas de détruire, mais de construire une humanité fondée sur les droits, comme aboutissement de l’histoire.

Me Guérilus Fanfan, P.D.G. du Cabinet Le Prétoire — cabinet d’avocats, institution de service public vouée à la cause de la justice et du bon droit en Haïti — vient de donner instruction pour qu’aux environs de midi, le tambour prétorien résonne urbi et orbi, de La Gonâve à Tabarre, en passant par Delmas et jusqu’aux extrémités de la terre, afin de célébrer le parcours de cet homme qui a su inscrire ses actions dans le “Grand Universel”, et qui, par son influence — réelle ou supposée — a ébranlé ou renversé bien des régimes autoritaires.

Car quand un homme se dresse pour la justice, c’est toute l’humanité qui se redresse.

Santé robuste ! Succès continu ! Plus haut que les nuages !

Sonet Saint-Louis av
Sous les bambous,
La Gonâve, 28 juin 2025.
sonet.saintlouis@homail.com

WASHINTONG ANNONCE LA FIN DU TPS POUR HAITI.-

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Dans un communiqué rendu publique le jeudi 25 juin, l’administration du président Donald Trump à travers le DHS a annoncé avoir mis fin au statut de protection temporaire (TPS) pour Haïti.

Faisant l’objet de débat et suscitant également de sérieuses inquiétudes,?le même communiqué encourage les compatriotes Haïtiens à obtenir un statut légal aux USA.

Un total estimé à environ 520 000 ressortissants de nationalité haïtienne perdront ce statut au début du mois de Septembre prochain, comme l’a indiqué le communiqué publié à cet effet.

Pour justifier cette décision qualifiée d’irresponsable et arbitraire dénoncé par une pléiade d’organisations de défense des droits des migrants, Washington a invoqué une nette amélioration des conditions de vies en Haïti par rapport à la stabilisation du pays.

Une thèse réfutée par les organisations des droits humains, craignant toutefois une vague de déportations massives des centaines de milliers de migrants, qui ont perdu leur droit au travail et leur protection.

Pendant que le pays s’effondre, les élites haïtiennes s’adonnent à des luttes de pouvoir

Alors que la population haïtienne endure l’une des crises les plus violentes de son histoire récente — marquée par l’insécurité galopante, l’effondrement des institutions publiques, la paralysie économique et un exode sans précédent — ses dirigeants, eux, semblent davantage préoccupés par leurs querelles personnelles que par la survie collective de la nation.

Depuis plusieurs mois, les alliances politiques se font et se défont dans les cercles du pouvoir, non pas autour d’un projet national ou d’une stratégie de sortie de crise, mais au gré des ambitions individuelles et des luttes d’influence. Chaque bloc politique semble plus soucieux de consolider sa position que d’assumer ses responsabilités envers un peuple abandonné.

Les réunions officielles sont souvent le théâtre de rivalités stériles, où la priorité n’est ni la sécurité, ni la relance des services de base, encore moins l’organisation d’élections crédibles. On y voit plutôt des responsables s’accuser mutuellement d’illégitimité ou de trahison, alors que les hôpitaux manquent de tout, et que les rues sont livrées aux gangs armés.

Cette dérive est d’autant plus choquante que le peuple haïtien paie chaque jour le prix de cette déconnexion. Dans les quartiers populaires, les familles vivent dans la peur constante, sans accès à l’eau potable, à l’électricité ou aux soins médicaux. Les enfants ne vont plus à l’école. Les rares entreprises encore debout fuient un climat d’insécurité devenu invivable. Et pendant ce temps, les dirigeants politiques s’enlisent dans un jeu de pouvoir qui ignore cyniquement l’urgence humanitaire et institutionnelle.

Le contraste est saisissant : d’un côté, un peuple meurtri, appauvri et désabusé ; de l’autre, des élites enfermées dans leurs calculs, refusant toute autocritique, incapables de fédérer une vision commune. Le vide du leadership national ne se mesure pas seulement en actes manqués, mais aussi en silence face à la douleur des citoyens. C’est un échec politique et moral retentissant.

Haïti n’a pas besoin d’un énième compromis de façade entre clans rivaux. Elle a besoin d’un sursaut de responsabilité, d’un leadership courageux, et d’un engagement réel à servir l’intérêt général. Tant que les dirigeants haïtiens mettront leur ego au-dessus de la nation, le pays continuera de s’enfoncer. Et l’Histoire se souviendra que pendant que le peuple criait famine et réclamait justice, ses représentants jouaient à se disputer les ruines du pouvoir.

Par Gesly Sinvilier

FIN DU TPS POUR LES MIGRANTS HAITIENS, AMNESTY INTERNATIONALE RÉAGIT.-

Dans une note publiée sur les récentes dispositions adoptées par l’Administration américaine, mettant fin au statut temporaire de centaines de milliers de migrants, notamment les ressortissants de nationalité haïtienne, l’organisation Amnesty internationale a qualifié cette mesure de « raciste » et « anti-immigrés »

Selon l’organisation en question, cette disposition s’inscrit en droite ligne dans la continuité des politiques migratoires du président américain Donald Trump, ciblant de manière discriminatoire des migrants en fonction de leur origine, de leur race et de leur nationalité.

Dénonçant également une sorte de légèreté et un manque de respect dans la décision du président Trump sur le TPS, Amnesty internationale, a toutefois estimé, que la fin du TPS porte directement atteinte aux droits des migrants haïtiens et tous autres demandeurs d’asile.

En mettant un accent particulier sur les migrants haïtiens dans son communiqué, Amnesty International a précisé que les compatriotes haïtiens ayant bénéficié le TPS, ont du fuir leur pays natal, faute des conditions de vie précaires et déplorables.

Aussi, souligne-t-elle que ces derniers contribuent de manière active dans l’évolution de la société américaine ainsi que dans la croissance de son économie.

Ladite instance a aussi fermement demandé au gouvernement américain de faire machine arrière sur cette décision « immédiatement » tout en la qualifiant un peu plus loin d’ « inhumaine ».

En outre, elle a également dénoncé un climat de peur et de chaos instauré par ces politiques, qui, selon elle, ont favorisé xénophobie et haine, menaçant le quotidien de milliers de personnes.

Jacques Innocent

MOBILISATION CONTRE LE CPT, VENT DE PANIQUE A PORT-AU-PRINCE.-

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Un vent de panique a secoué la capitale haïtienne ce vendredi. Le mouvement viserait à renverser le pouvoir pour son incapacité à juguler le phénomène de l’insécurité dans la pays.

Plusieurs axes routiers stratégiques, dont Canapé-Vert, Juvénat , Pétion-Ville, Bourdon, et Delmas, ont été barricadés, paralysant ainsi la circulation. Des pneus enflammés, jets de pierres et des crépitements d’armes automatiques ont caractérisé ce mouvement de protestation.

Ces agitations spontanées surviennent deux jours après l’appel à deux journées de mobilisation lancé par le chef de brigade de Canapé-Vert, le nommé Samuel, qui a par la suite bénéficié le soutien de quelques militants politiques membres de plusieurs organisations sociopolitiques de la place apparemment connu, notamment Fòs Canapé Vert reveye.

Selon les informations recueillies auprès de quelques militants voulant garder l’anonymat, le calendrier de mobilisation lancé vise a renverser le conseil présidentiel de Transition, qui n’a rien fait pour palier à la crise politique et au phénomène de l’insécurité généralisé qui gangrène le pays.

Ayant constaté l’échec de l’équipe au pouvoir, la dynamique de mobilisation enclenchée devra également conscientiser les acteurs non-alignés, qui devraient eux mêmes dialoguer afin de parvenir à un accord politique, visant à réorienter le pouvoir vers la cour de cassation pour une nouvelle transition.

Jacques Innocent