samedi, mars 14, 2026
7.9 C
Londres
Accueil Blog Page 145

« On m’a refusé l’entrée à l’ambassade américaine le jour de l’assassinat de mon père », déclare le fils de Jovenel Moïse

0

Quatre ans après l’assassinat du président Jovenel Moïse, son fils aîné, Joverlein Moïse, revient sur un épisode marquant, survenu dans les heures qui ont suivi le drame. Dans une interview exclusive, il affirme avoir été empêché d’entrer à l’ambassade américaine malgré le danger immédiat. Pendant ce temps, la justice haïtienne reste au point mort : aucune condamnation n’a encore été prononcée.

Port-au-Prince, le 7 juillet 2025 – À l’occasion du quatrième anniversaire de l’assassinat du président Jovenel Moïse, son fils aîné, Joverlein Moïse, a livré un témoignage troublant sur les heures qui ont suivi l’irruption mortelle dans la résidence présidentielle. Dans une interview exclusive accordée au journaliste culturel Guy Wewe, il affirme avoir été laissé à l’extérieur de l’ambassade américaine à Tabarre, alors qu’il cherchait à se mettre à l’abri avec sa famille.

« Moins de 20 minutes après l’assassinat de mon père, ma voiture a été criblée de balles alors que je me dirigeais vers l’ambassade », raconte-t-il. Il se trouvait alors avec sa femme, son enfant de trois ans et deux membres de son équipe. Malgré ses appels à l’aide, il aurait passé près de dix heures dans le stationnement, sans que personne ne vienne à sa rencontre.

« J’ai expliqué aux agents que j’étais le fils du président assassiné, que si je sortais, j’allais mourir. Même avec un passeport diplomatique marqué fils du Président, ils ne m’ont jamais laissé entrer. Ce jour-là, j’ai eu peur pour la première fois de ma vie », confie-t-il.

Joverlein précise qu’il était escorté par 16 agents de sécurité, mais que cela n’a pas empêché sa peur ni modifié l’attitude du personnel diplomatique américain.

Cette déclaration survient dans un contexte de frustration croissante. En effet, quatre ans après ce crime odieux, la justice haïtienne n’a toujours prononcé aucune condamnation. L’enquête locale piétine, alors même que plusieurs suspects ont été extradés vers les États-Unis, où certains procès sont en cours.

En Haïti, les procédures s’enlisent entre changements de juges d’instruction, menaces contre des magistrats et manque de volonté politique apparente. Pour de nombreux Haïtiens, ce retard judiciaire renforce le climat d’impunité et alimente les suspicions sur des complicités à haut niveau.

Le témoignage de Joverlein Moïse vient ainsi raviver les douleurs d’un pays toujours en quête de vérité, mais aussi pointer du doigt le silence et l’inaction — tant nationales qu’internationales — face à l’assassinat du 58e président haïtien qui a ébranlé les fondements de la République.

La rédaction

Nouvelle offensive des gangs à Kenscoff : la PNH en difficulté face à la pression croissante

0

Le week-end dernier, la commune de Kenscoff a été le théâtre d’une opération des forces de l’ordre qui s’est soldée par un échec. Un agent a perdu la vie lors d’affrontements avec des terroristes lourdement armés, déployés dans plusieurs localités. Un véhicule blindé a, également, été incendié, et des échanges de tirs ont causé des blessures parmi la population civile.

Malgré les efforts déployés, les unités spécialisées de la Police Nationale d’Haïti (PNH) n’ont pas réussi à repousser les gangs qui contrôlent plusieurs sections de la commune. Des témoignages de notables et d’autorités locales indiquent que la PNH peine à localiser les cachettes utilisées par les gangs, qui adoptent constamment de nouvelles stratégies pour attaquer la population avant de se retirer rapidement.

Ces offensives ont entraîné le déplacement de plusieurs dizaines de familles, par crainte de représailles. De nombreuses personnes, victimes de violences telles que meurtres, viols et agressions, tentent de retourner dans des quartiers comme Belot, Bonga, Soucaille, Gode et Guédon, sans aucune garantie de sécurité de la part de la PNH.

Face à cette situation dramatique, la population appelle désespérément la PNH à intensifier sa présence dans les localités reculées et au centre-ville, afin de rétablir un véritable contrôle sur une commune où la peur et le désespoir s’installent chez presque tous les habitants.

Jacques Innocent

Le GRAPH dénonce la volonté de la communauté internationale de maintenir le statut quo en Haïti

PORT-AU-PRINCE.— Le Groupe de Réflexion et d’Action des Parlementaires Haïtiens (GRAPH) a présenté une analyse accablante de la gestion de la transition par l’équipe au pouvoir. L’organisation s’est indignée de la façon, dit-elle, dont la communauté internationale cherche à perpétuer le statu quo en Haïti au lieu de chercher des solutions réelles et durables à la crise.

Dans une note de conjoncture, le GRAPH dit constater que la communauté internationale par le biais de la CARICOM à renouveler le dialogue avec les mêmes acteurs échoués. Le GRAPH dénonce cette démarche qu’il juge sectaire, exclusive et discriminatoire de la CARICOM.

Du point de vue cette organisation, le CPT a violé sa propre feuille de route, en ne respectant pas le principal mandat qui lui était assigné, constatant la non mise sur pied de l’Organe de Contrôle du Gouvernement qui devrait jouer le rôle d’un vrai parlement durant la période de la transition, l’aggravation de l’insécurité, le chômage endémique, l’abandon de larges portions du territoire national aux mains de groupes armés, la crise humanitaire croissante avec des milliers de déplacés sans repères, a écrit le GRAPH.

Dans cette note l’organisation dénonce la manière dont la CARICOM a relancé le dialogue en écartant une grande partie des forces vives et représentatives du pays; rappelant que toute solution à la crise actuelle doit, obligatoirement, passer par un dialogue inclusif, impliquant tous les secteurs de la société haïtienne sans discrimination ni exclusion.

Le Groupe de Réflexion et d’Action des Parlementaires Haïtiens en a profité pour exiger sa participation dans toute initiative de dialogue inter-haïtien visant une sortie de crise. «Haïti ne pourra se relever sans la participation réelle de toutes ses forces vives, dans un élan patriotique, loin des agendas étrangers ou des arrangements entre petits groupes d’intérêts», a-t-il conclu.

Jean Mapou

Quatre ans après l’assassinat de mon mari, le constat est amer

Au lieu d’affronter la justice comme d’autres inculpés le font, l’ex- Première Dame Martine Moïse a choisi de se ranger du côté des dénonciateurs plutôt que de coopérer.

Invitée à la cour d’appel pour répondre aux questions concernant le dossier relatif à l’assassinat de son mari, l’ancien président Jovenel Moïse, Martine évite les procédures menant à la conclusion dans cette affaire.

Quatre ans après l’assassinat de l’ancien chef de l’État, elle dénonce le comportement des anciens opposants de Jovenel Moïse qui avaient promis au peuple haïtien une transition radicale, un « koupe fache », pour rompre avec les anciennes pratiques. Pourtant, la situation, selon Martine Moïse, est devenue beaucoup plus complexe.

Tous les projets initiés par Jovenel Moïse sont au point mort, et la transition « koupe fache » prônée par ses opposants s’est transformée en une transition « koupe rache », comme elle le souligne dans une publication sur son compte X.

Elle exprime également ses critiques face au climat d’insécurité alarmant et à la crise humanitaire sans précédent que connaît le pays, quatre ans après. Martine Moïse précise, dans son message, que les politiciens qui se sont farouchement opposés à son mari ont déployé tous leurs efforts pour déstabiliser l’ancien chef de l’État, jusqu’à son assassinat.

Le constat est amer, souligne encore une fois l’ancienne Première Dame de la République.

Jacques Innocent

Chantage médiatique : le CMEL dénonce les dérives de Djovany Michel

0

Le Collectif des Médias en Ligne (CMEL) tire la sonnette d’alarme. Il accuse Djovany Michel et ses alliés du RHAJAC d’utiliser le journalisme comme outil de diffamation et d’intimidation, sous prétexte de lutte anticorruption.

Lors d’une conférence de presse ce lundi 7 juillet, le CMEL a mis en garde contre ce qu’il qualifie de « grave dérive » dans le paysage médiatique haïtien. Selon le Collectif Djovany Michel et ses complices au sein du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC), exploiteraient le discours anticorruption pour mener des attaques personnelles et médiatisées.

« Le journalisme est un pilier de la démocratie, pas une arme de persécution », a déclaré Raynald PETIT-FRÈRE, coordonnateur général du CMEL.

Des accusations montées de toutes pièces

Le CMEL dénonce une série de graves accusations lancées par Djovany Michel contre trois de ses membres : Reynald PETIT-FRÈRE, Dieudonné ST CYR et Robest DIMANCHE. Les intéressés sont accusés, sans la moindre preuve, d’être impliqués dans un réseau criminel actif dans le trafic d’organes, le blanchiment d’argent et le terrorisme.

Pour le Collectif, cette campagne de dénigrement serait une réaction à une note publiée le 1er juillet, dans laquelle le CMEL dénonçait les propos mensongers tenus par Djovany Michel à l’encontre du journaliste Moïse Jean, accusé à tort d’être proche du chef de gang Vitelhomme Innocent.

Une lutte détournée à des fins personnelles

Selon Robest DIMANCHE, porte-parole du CMEL, cette affaire s’inscrit dans une stratégie plus large : instrumentaliser le journalisme pour régler des comptes et asseoir une influence politique.

« Le RHAJAC est passé d’un engagement pour la transparence à un outil de manipulation et de mensonge », déplore-t-il.

Cap sur la justice

En réponse à ce qu’il considère comme une véritable cabale médiatique, le CMEL annonce le dépôt officiel, ce mercredi, d’une plainte pour diffamation publique et usurpation de titre contre Djovany Michel et ses collaborateurs.

« L’intimidation s’arrête ici. Là où la diffamation a régné, la justice tranchera », affirme Dieudonné ST CYR, secrétaire général du CMEL.

Le Collectif des Médias en Ligne lance un appel pressant à la presse haïtienne : défendre l’éthique, protéger la vérité et refuser toute instrumentalisation du métier.

Rosie Armand

Entre le Barreau de Port-au-Prince et le cabinet de Caleb Jean-Baptiste, le feu s’allume

Le Barreau de Port-au-Prince a interdit à Me Caleb Jean-Baptiste d’exercer dans sa juridiction et a ordonné la fermeture de son cabinet. L’avocat dénonce une décision illégale, motivée selon lui par des considérations politiques. Le bras de fer s’intensifie.

Port-au-Prince, 7 juillet 2025 – Un nouvel affrontement secoue le monde judiciaire haïtien. Le Barreau de Port-au-Prince, par un avis officiel publié ce lundi 7 juillet 2025, a annoncé l’interdiction faite à Caleb Jean-Baptiste de plaider dans sa juridiction et la fermeture immédiate de son cabinet situé à Delmas 83.

Cette décision, découlée d’une réunion du Conseil de discipline tenue le 3 juillet dernier, est justifiée comme une mesure visant à “protéger le public” et à faire respecter la discipline au sein de la profession.

Séance tenante, le dossier a été transmis au Barreau d’Aquin pour les suites légales. Signe que l’affaire prend une tournure nationale.

Mais Caleb Jean-Baptiste n’entend pas se laisser faire. Dans un communiqué rendu public dans la foulée, le cabinet Caleb Jean-Baptiste & Associés dénonce une “décision arbitraire et illégale” prise sans respect des procédures. L’avocat affirme n’avoir jamais été convoqué, ni entendu, et encore moins notifié officiellement de la mesure, ce qui constituerait, selon lui, une grave violation de ses droits.

En s’appuyant sur les articles 50, 52 et 53 du décret du 29 mars 1979 régissant la profession d’avocat en Haïti, Jean-Baptiste soutient que le Bâtonnier de Port-au-Prince n’a pas compétence pour prononcer une telle interdiction sans une décision judiciaire. Il accuse le bâtonnier a.i Max Standley Lafortune d’avoir agi de manière unilatérale, en dehors de tout cadre légal.

Plus encore, l’avocat dénonce une persécution ciblée. Selon lui, cette mesure serait une tentative de l’écarter de dossiers sensibles dans lesquels il est engagé : des affaires de détournement de fonds impliquant le Fonds national de l’Éducation (FNE), un contentieux lui opposant à la banque UNIBANK, ou encore une procédure en cours contre l’entrepreneure Betty Lamy.

Il évoque aussi un “système de règlements de comptes” qui lui aurait été déjà visé dans le passé par d’autres figures du barreau, citant notamment les noms de Me Stanley Gaston et Me Marie Suzy Legros, bâtonniers d’alors.

Malgré la mesure disciplinaire, Caleb Jean-Baptiste annonce qu’il poursuivra ses activités en toute légalité et saisira les juridictions compétentes pour faire annuler cette décision qu’il considère comme “nulle et non avenue”. Il affirme que son cabinet restera ouvert et continuera de défendre ses clients “contre les dérives de la justice”.

Jusqu’à présent, aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté des autorités judiciaires nationales.
L’affaire, désormais entre les mains du Barreau d’Aquin, pourrait ouvrir une nouvelle phase judiciaire explosive. Alors que Me Caleb croit que seul ce barreau auquel il se rattache est éligible à statuer sur son cas.

Wideberlin Sénexant

Assassinat de Jovenel Moïse : L’ex PM Lapin propose un collège de juges pour poursuivre l’affaire

0

Ce 7 Juillet 2025 marque le quatrième anniversaire de l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse. Lors d’une interview accordée à notre rédaction, l’ancien premier ministre Jean Michel Lapin se montre très sceptique quant à la marche du dossier et propose un collège de juges afin que la vérité soit établie dans le cadre de cette affaire.

En effet, proche de l’ex président Mr Jean Michel Lapin exprime ses doutes quant à l’aboutissement prochain de ce dossier. Il croit fermement un collège de Juge statuant sur ce dossier serait la meilleure formule pour que la vérité soit établie.

« Le dossier de Jovenel est menée à plusieurs niveaux. Tant aux Etats Unis et tant Haïti. Des doutes planent sur l’aboutissement du dossier. Je crois c’est un collège de juge qui devrait enquêter l’affaire pour un meilleur résultat », a-t-il déclaré.

Pour lui, cette lenteur constatée dans l’affaire du côté de la justice haïtienne est probablement due à cette anomalie. Plus loin, M Lapin dit avoir constaté des manquements dans les auditions.

« D’autres personnes cruciales doivent être insérées dans les auditions » , a-t-il insisté tout en se demandant « où sont passés les policiers et leurs supérieurs hiérarchiques qui surveillaient la résidence du feu Jovenel Moïse? ».

Tout en restant confiant, l’ancien chef de gouvernement de Jovenel Moïse espère que la cour d’appel fera un travail bien approfondi afin de conduire le dossier vers la Verité.

Il faut souligner que ce lundi 7 juillet l’ancien secrétaire général du conseil des ministres, Renald Luberice a été auditionné par la cour d’appel de port- au prince, toujours dans le cadre l’enquête sur cet assassinat.

Gedeon Delva

49e réunion ordinaire de la CARICOM: La Crise haïtienne sera évoquée

0

La 49eme réunion ordinaire des chefs d’Etat de la CARICOM a débuté le dimanche 6 Juillet 2025 à la Jamaïque. Pour cette conférence, Haïti est représentée par le conseiller président Laurent Saint Syr. Dans son discours il a évoqué la question d’insécurité en Haïti, la reconstruction institutionnelle et la relance économique.

Le conseiller Saint Cyr devra mettre en avant l’importance du renforcement de la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MSS) et de l’accompagnement de la Police nationale d’Haïti (PNH), a révélé un communiqué de la présidence.

« Le peuple haïtien a droit à un avenir sûr et digne. Cela passe par la restauration de la sécurité, la tenue d’élections crédibles et la relance de l’économie nationale », affirme la Présidence.

«La participation d’Haïti à cette 49e réunion traduit également une volonté de renforcer l’intégration régionale et de mobiliser les partenaires de la CARICOM autour de défis communs, tels que la lutte contre les réseaux criminels transnationaux, le changement climatique ou encore les crises migratoires», lit-on dans le communiqué de la présidence.

Mais cette participation intervient dans un moment où la situation sécuritaire et humanitaire en Haïti se détériore de jour en jour. Plus d’un million 400 mille personnes se sont déplacés à cause des attaques des gangs. Ces derniers agissent comme bon leur semble et défient les forces de l’ordre.

Il faut que souligner, « peuples partenairiats, prosperité : promouvoir un avenir sûr et durable», est le thème retenu pour l’organisation de cette importante réunion qui prendra fin le Mardi 8 Juillet 2025.

Gedeon Delva

4 ans de l’assassinat de Jovenel Moïse: Le CPT et le gouvernement commémorent

0

Quatre ans après l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et le gouvernement haïtien ont organisé, ce lundi 7 juillet 2025, une messe de requiem au Palais National en mémoire du défunt chef d’État. Plusieurs hautes personnalités ont pris part à cette cérémonie marquée par le recueillement et les hommages.

Port-au-Prince, 7 juillet 2025 – Sous l’égide du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), le gouvernement haïtien a tenu ce lundi une messe de requiem au Palais National à l’occasion des quatre ans de l’assassinat du Président Jovenel Moïse, survenu dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021.

Une cérémonie de mémoire

La cérémonie a rassemblé le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, des membres du gouvernement, le Président de la Cour de Cassation Jean Joseph Lebrun, le Général en chef des Forces Armées d’Haïti (FAd’H) Derby Guerrier, le Directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH) Normil Rameau, ainsi que plusieurs invités et représentants d’institutions publiques. Dans une atmosphère de profonde émotion, les participants ont rendu un hommage solennel à l’ancien chef de l’État.

Dans son homélie, le Révérend père Jean Robert Louis a salué la mémoire de Jovenel Moïse, qu’il a décrit comme un homme pieux et dévoué au service de la nation. « Il est monté dans la lumière à travers son départ précipité », a-t-il déclaré, tout en invitant l’assistance à prier pour le repos de son âme.

À travers cette commémoration, le Conseil Présidentiel de Transition a exprimé ses sympathies à la famille de Jovenel Moïse, à ses proches ainsi qu’au peuple haïtien, toujours marqué par cet événement tragique. Le CPT a également réaffirmé son engagement à œuvrer pour la paix, l’amour et la stabilité en Haïti.

La justice peine à avancer

Quatre ans après le drame, la justice haïtienne reste au point mort. Si, aux États-Unis, plusieurs personnes impliquées dans le complot ont déjà été jugées et condamnées, en Haïti, le dossier piétine. Les juges d’instruction se succèdent et se déchargent tour à tour, sans aboutir à des résultats concrets. Les suspects arrêtés sur le territoire haïtien demeurent dans l’incertitude, sans jugement ni décision finale.

L’ordonnance du juge d’instruction Walther Wesser Voltaire a inculqué plusieurs personnes dans l’affaire notamment très proches comme l’ex première dame Martine Moïse et l’ex premier ministre Claude Joseph. Ils ont tous interjeté appel de l’ordonnance. Pour l’instant le dossier est jugé en appel.

En première loge après l’assassinat au point d’avoir lancé sa candidature à la présidence en vue de réclamer justice pour Jovenel, Martine Moïse s’est brusquement refroidi. Depuis, elle s’est retranchée aux États Unis, refusant toute convocation de la justice haïtienne dans ce dossier. Une attitude dénoncée par Pierre Espérance du RNDDH, qui selon, ne fait qu’alimenter les doutes et les suspicions à son égard dans cette
affaire.

Chaque année, des discours et des commémorations viennent rappeler la mémoire du président défunt, mais la vérité et la justice tardent encore à triompher. La population, ainsi que la famille de Jovenel Moïse, continuent d’attendre des réponses et des avancées claires dans ce dossier emblématique de l’impunité persistante en Haïti.

La rédaction

Haïti – Quatre ans après l’assassinat de Jovenel Moïse : le Collectif Défenseurs Plus dénonce un déni de justice insoutenable

0

Quatre ans après l’assassinat du président Jovenel Moïse, le Collectif Défenseurs Plus tire la sonnette d’alarme. Dans une déclaration rendue publique ce lundi 7 juillet 2025, l’organisme dénonce l’impunité persistante, la détérioration des institutions et la crise sécuritaire qui continue de plonger Haïti dans le chaos.

Depuis le 7 juillet 2021, date du meurtre brutal du président Jovenel Moïse dans sa résidence privée, Haïti s’enfonce dans une spirale de violences, d’exode et d’effondrement institutionnel. Quatre ans plus tard, le Collectif Défenseurs Plus dénonce un silence inacceptable et une impunité qui nourrissent l’instabilité actuelle.

Dans une déclaration officielle, le Collectif affirme que les dirigeants de facto qui se sont succédé depuis cet événement tragique ont délibérément saboté les efforts visant à faire la lumière sur ce crime. « Leur stratégie est claire : effacer la mémoire du Président Moïse et entraver tout processus judiciaire », critique Antonal Mortimé, co-directeur du Collectif.

L’organisation de défense des droits humains accuse les autorités de violer leur devoir constitutionnel et de piétiner les droits fondamentaux garantis par la Convention américaine relative aux droits de l’homme. Cette absence de justice, selon le Collectif, alimente directement l’insécurité généralisée, les déplacements massifs de population et l’exil de la jeunesse haïtienne.

Sur le plan des projets structurants, le Collectif pointe également l’abandon du barrage hydroélectrique de Marion, crucial pour l’irrigation et l’accès à l’électricité dans le Nord-Est, ainsi que la dégradation de la centrale électrique de Carrefour, désormais contrôlée par des gangs. Des actes que le Collectif qualifie de sabotage politique, contribuant à affaiblir davantage l’État haïtien.

Le Collectif Défenseurs Plus réclame une enquête transparente et impartiale sur l’assassinat du chef de l’État. « La vérité est un droit pour la famille du président Moïse et pour tout le peuple haïtien. Sans justice, le pays continuera de sombrer », affirme le groupe de défense des droits humains, qui promet de poursuivre son combat pour que tous les responsables soient traduits en justice.

La rédaction