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Pourquoi ne nous a-t-on pas révélé l’existence de la prière dans la révolution haïtienne ? », s’interroge le pasteur Gregory Toussaint

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« Pourquoi ne nous a-t-on pas révélé l’existence de la prière dans la révolution haïtienne ? », s’interroge le pasteur Gregory Toussaint lors d’un service diffusé sur les réseaux sociaux.

Remettant en question la cérémonie du Bois Caïman, le leader religieux met en lumière la figure de Toussaint Louverture, qu’il décrit comme un homme de prière depuis son jeune âge, et le présente comme le véritable précurseur de l’indépendance d’Haïti.

Impotante Saisie de Drogue : 1 045 Kilos de Cocaïne Retrouvés à l’Île de la Tortue

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Importante saisie de drogue ce week-end à l’île de la Tortue. C’est le président du CPT, Fritz Alphonse Jean, qui en a fait l’annonce sur son compte X. En effet, 1 045 kilos de cocaïne ont été saisis ce week-end dans le cadre d’une opération coordonnée par le DG de la PNH, menée par le BLTS, l’UDMO et les Gardes-Côtes.

Plusieurs individus ont été mortellement blessés, une arrestation a eu lieu et un bateau a été saisi. La Présidence, par cette action, salue la vigilance et les efforts soutenus de la PNH et adresse en particulier des félicitations aux policiers.

Fritz Alphonse Jean se dit convaincu que la criminalité transnationale est au cœur de la violence en Haïti.

Task Force, budget de guerre : les grandes annonces oubliées de l’Exécutif ?

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Alors que l’insécurité continue de paralyser les activités économiques, sociales et politiques en Haïti, de nombreuses voix s’élèvent pour questionner le silence prolongé autour de la fameuse Task Force créée par la Primature. Mise en avant au moment fort de la crise sécuritaire, cette structure semblait incarner une volonté de reprise en main par les autorités haïtiennes. Or, plusieurs mois après son annonce en grande pompe, la Task Force s’est évaporée dans le brouillard institutionnel.

Une annonce pleine de promesses non encore concrétisées ?

C’est en mars dernier, dans le sillage des violences extrêmes orchestrées par des groupes armés, que la Primature avait annoncé la mise en place d’une Task Force de crise, chargée de coordonner l’action sécuritaire du gouvernementale face à la dégradation de la situation. L’objectif : assurer une meilleure synergie entre les forces de l’ordre, les autorités locales, les partenaires internationaux, et préparer un plan de réponse « musclé et structuré ».

Mais depuis cette annonce, peu ou pas d’informations n’a filtré. Aucun rapport d’étape, aucune conférence de presse, aucune évaluation de ses travaux. Les rares ministres interrogés sur la question semblent embarrassés, et le Bureau de communication de la Primature reste mutique.

Le fameux « budget de guerre » : réalité ou marketing politique ?

Dans le même élan, le président du CPT avait évoqué un « budget de guerre », censé mobiliser des ressources exceptionnelles pour renforcer les capacités de la Police Nationale d’Haïti (PNH), améliorer les renseignements, sécuriser les axes stratégiques, relocaliser les populations déplacées et financer la reconstruction de certains services publics détruits ou contrôlés par les gangs.

Pourtant, là encore, aucun détail n’a été communiqué quant au montant réel, aux lignes budgétaires impliquées, aux bailleurs sollicités ou aux mécanismes de suivi. Si certaines opérations policières ont eu lieu sporadiquement, elles semblent bien éloignées d’une stratégie de guerre globale et coordonnée. Plusieurs experts nationaux évoquent même l’absence de ce fameux « budget de guerre » dans les documents publics officiels.

Exigence de bilan

Dans sa correspondance adressée au Premier ministre, le 9 juillet dernier, dont copie a été, sciemment, remise à la presse avant même d’être acheminée au concerné, le Président du Conseil de Transition sollicite un état de la situation sur plusieurs dossiers notamment le bilan de la task force. Considérée comme l’une des mesures extraordinaires prises pour combattre l’insécurité, la task force s’est montrée inefficace avec aucun chef de gang neutralisé. Aucun !

Une attitude qui agace Fritz Alphonse Jean enjoignant Alix Didier Fils-Aimé de fournir « les informations susceptibles de mettre le CPT en mesure d’analyser et d’apprécier les résultats escomptés des initiatives prises par rapport aux ressources engagées pour le fonctionnement de la task force ».

Selon le promoteur du budget de guerre, cette demande d’informations est faite dans une perspective de produire un bilan complet en matière de sécurité, de telle sorte que les meilleures décisions soient prises au profit de la population. Une demande légitime pour le pays qui souffre à longueur de journée.

Une communication politique sans suivi ?

Pour nombre d’observateurs, ces annonces relèvent davantage d’une opération de communication destinée à rassurer une population désespérée et à contenir la pression internationale. « La Task Force ? Elle est très peu efficace. Ce n’était qu’un leurre. Le budget de guerre ? Pris dans une zone d’ombre ».

De plus, l’absence de transparence et de comptes rendus publics nourrit la méfiance. Pour une population qui endure quotidiennement les affres de l’insécurité — assassinats, enlèvements, déplacements forcés —, cette opacité est vécue comme une trahison.

Un besoin de clarté et d’action

À l’heure où la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) s’installe timidement sur le terrain, la clarté autour des engagements nationaux devient plus cruciale que jamais. Les Haïtiens veulent savoir : qui coordonne la réponse ? Où vont les fonds alloués ? Quelle est la stratégie de sortie de crise ?

Le temps des slogans semble révolu. Désormais, ce sont les résultats concrets, les bilans chiffrés et la reddition de comptes qui sont attendus. Sans cela, toute stratégie de stabilisation — interne comme internationale — court le risque de perdre sa légitimité aux yeux d’une population déjà épuisée.

Gesly J. Sinvilier

Chelsea sur le toit du monde : un sacre éclatant face au PSG (3-0) en Coupe du Monde des Clubs

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Le 13 juillet 2025, au MetLife Stadium d’East Rutherford (New Jersey), Chelsea a écrit une nouvelle page glorieuse de son histoire en s’imposant 3-0 face au Paris Saint-Germain en finale de la Coupe du Monde des Clubs. Portés par un Cole Palmer en état de grâce et une discipline tactique irréprochable, les Blues ont surclassé le champion d’Europe en titre, s’offrant un deuxième titre mondial après celui de 2021. Cette victoire éclatante, devant 82 500 spectateurs, consacre une saison remarquable pour le club londonien et marque un retour triomphal sur la scène mondiale.

Dès le coup d’envoi, Chelsea impose son rythme avec un pressing haut et une intensité qui désarçonnent les Parisiens. Cole Palmer, véritable maestro de cette finale, ouvre le score à la 22e minute d’un plat du pied gauche précis, servi par Malo Gusto, après une première alerte à la 8e minute.

Quelques minutes plus tard, l’international anglais récidive, cette fois sur une ouverture d’Enzo Fernandez, éliminant Lucas Beraldo d’une feinte avant d’ajuster Gianluigi Donnarumma (2-0, 30e). Juste avant la pause, Palmer scelle la domination des Blues en offrant une passe décisive à João Pedro, qui conclut d’un piqué subtil (3-0, 43e). Le PSG, méconnaissable, est sonné, incapable de répondre aux vagues bleues orchestrées par un Moisés Caicedo tentaculaire et un Enzo Maresca tactiquement inspiré.

Malgré une légère réaction en seconde période, avec des tentatives d’Ousmane Dembélé et Vitinha stoppées par un Robert Sanchez impérial, le PSG ne parvient pas à inverser la tendance. Les Parisiens, visiblement épuisés après une saison marathon marquée par un quadruplé (Ligue 1, Coupe de France, Trophée des Champions, Ligue des Champions), manquent de fraîcheur et d’idées.

La frustration atteint son paroxysme à la 84e minute avec l’expulsion de João Neves pour un geste d’agacement sur Marc Cucurella, suivi d’une échauffourée impliquant Luis Enrique, accusé d’un mauvais geste sur João Pedro.

Malgré leur domination en demi-finale face au Real Madrid (4-0), les hommes de Luis Enrique s’effondrent face à une équipe de Chelsea plus affamée et mieux préparée.

Cole Palmer, avec un doublé et une passe décisive, s’impose comme le héros de cette finale. À seulement 23 ans, l’Anglais confirme son statut de superstar, ajoutant ce match d’anthologie à son palmarès déjà impressionnant (six contributions en trois finales récentes). Soutenu par une équipe jeune et ambitieuse (moyenne d’âge de 23,3 ans), il symbolise la renaissance de Chelsea sous la houlette d’Enzo Maresca.

Ce sacre, fruit d’une préparation méticuleuse entamée il y a 329 jours, récompense également les investissements massifs du consortium BlueCo, qui a injecté plus de 1,3 milliard d’euros depuis 2022 pour bâtir cette équipe conquérante.

Cette victoire nette et sans bavure propulse Chelsea sur le toit du football mondial. Les Blues, déjà sacrés en Ligue Europa Conférence cette saison, succèdent à Manchester City au palmarès de la Coupe du Monde des Clubs et s’affirment comme une force incontournable.

Pour le PSG, malgré la déception d’un quintuplé manqué, la saison 2024-2025 reste historique grâce à sa première Ligue des Champions. Sous les yeux du président américain Donald Trump et de Gianni Infantino, président de la FIFA, Chelsea célèbre un triomphe qui résonne comme une revanche européenne, prouvant que la logique du papier n’est pas toujours celle du terrain.

Les armes invisibles : les outils idéologiques de domination en Haïti

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Depuis plus de deux siècles, Haïti incarne à la fois un symbole universel de liberté et une tragédie permanente. Premier peuple noir à s’émanciper de l’esclavage et à proclamer sa souveraineté en 1804, il est aussi devenu la cible d’un long processus de marginalisation, nourri par un ensemble d’outils idéologiques savamment orchestrés. Si la domination militaire ou économique est tangible et brutale, la domination idéologique, elle, est plus subtile, plus pernicieuse, mais souvent plus efficace et plus durable.

Le premier outil réside dans l’idéologie de la fatalité. On raconte au peuple que sa misère est une malédiction divine ou historique, une conséquence karmique de sa révolution ou d’une supposée trahison spirituelle. Cette idée, diffusée par des discours médiatiques, religieux ou politiques, enracine la résignation et réduit les élans de résistance. Ainsi, beaucoup d’Haïtiens finissent par croire que le sous-développement est un état naturel, que la misère est inévitable, et que rien ni personne ne peut inverser le destin.

En parallèle, les élites locales et internationales entretiennent la glorification du passé, une fierté souvent réduite à des commémorations creuses et émotionnelles. La révolution de 1804 est célébrée, les héros sont encensés, mais aucune stratégie cohérente n’est construite pour poursuivre leur idéal d’émancipation totale. Cette fixation sur le passé neutralise la réflexion sur l’avenir. Les Haïtiens vivent dans la nostalgie d’une victoire mythifiée sans se donner les moyens de produire de nouvelles conquêtes collectives.

Le troisième outil majeur est l’instrumentalisation de la religion. Une grande partie des leaders religieux prêchent la soumission, l’acceptation de la souffrance comme chemin vers le salut céleste, et la passivité face à l’injustice. Au lieu de transformer la foi en levier d’engagement citoyen et de justice sociale, on la détourne pour anesthésier les masses. Le peuple, bercé par la promesse d’une vie meilleure après la mort, supporte l’indignité et la pauvreté en silence.

Le quatrième mécanisme, extrêmement efficace, est l’aliénation culturelle. L’imaginaire collectif haïtien a été envahi par des modèles étrangers : la réussite s’associe à la consommation importée, la beauté à la dépigmentation et à l’occidentalisation des traits, le progrès à l’imitation servile. Cette aliénation affaiblit l’estime de soi collective, encourage le mépris des produits locaux et sape toute tentative de valorisation des savoir-faire et des ressources nationales.

À cela s’ajoute la valorisation de l’assistanat, qui consiste à présenter l’aide internationale comme le salut incontournable. Les ONG, les agences multilatérales et certains acteurs diplomatiques nourrissent cette idée d’une Haïti « incapable », dépendante de la charité mondiale. La population, habituée à attendre des dons, des distributions, des interventions extérieures, perd confiance dans ses propres forces productives. Le sens de l’initiative meurt peu à peu, remplacé par une culture de mendicité institutionnalisée.

Le système éducatif, pour sa part, joue un rôle clé dans cette domination. Il reproduit un modèle hérité des anciennes puissances coloniales, ne valorisant ni la langue créole, ni l’histoire réelle, ni les réalités économiques du pays. On forme des jeunes pour des postes inexistants ou pour alimenter la fuite des cerveaux. Cette école alimente une fracture entre l’élite francophone urbaine et la majorité créolophone rurale, accentuant la division nationale et l’incapacité à créer un projet commun.

La normalisation de la corruption est un autre instrument idéologique puissant. On répète sans cesse que « tout moun ap vole », que « se konsa sa ye », que la corruption est une « culture ». Cette résignation collective transforme un crime contre la nation en pratique ordinaire. Le citoyen se sent impuissant, persuadé que la lutte contre la corruption est vaine.

Le discours démocratique vidé de substance contribue aussi à la domination. Les élections deviennent un spectacle, un rituel qui se répète sans offrir de véritable choix ni de transformation structurelle. On parle de démocratie pour valider le système, mais sans projet populaire, sans institutions solides, sans justice sociale. Le peuple, fatigué et trompé, finit par ne plus croire en sa propre voix.

La peur est utilisée comme instrument psychologique ultime. Les vagues d’insécurité, les massacres, les gangs armés créent un climat d’angoisse permanente. Les citoyens, paralysés par la peur, acceptent l’intervention de forces étrangères, abandonnent l’idée de s’organiser collectivement et renoncent à exiger des comptes à leurs dirigeants. La violence devient le plus puissant des anesthésiants idéologiques.

Le discours néolibéral, prônant la privatisation, le retrait total de l’État, la dérégulation, est présenté comme la seule voie moderne vers le développement. En réalité, cette idéologie prive le pays de ses leviers de production collective, livre ses ressources à des intérêts privés et étrangers, et aggrave les inégalités. L’État est transformé en simple vigile des intérêts privés, plutôt qu’en instrument de protection et d’organisation du bien commun.

Enfin, la division identitaire est savamment cultivée. Le clivage entre noirs et mulâtres, ruraux et urbains, pauvres et diaspora, est instrumentalisé pour empêcher la formation d’un front commun. Chaque groupe est enfermé dans une logique de méfiance et d’opposition, pendant que les véritables dominants prospèrent.

Au cœur de cette machine idéologique se trouve aussi le rêve migratoire. Partir devient l’ultime horizon, la seule porte de sortie honorable. La jeunesse se vide, les cerveaux fuient, les familles se disloquent. Haïti devient un grenier de main-d’œuvre bon marché pour l’étranger et un laboratoire d’expériences humanitaires.

Face à cette constellation d’outils idéologiques, la résistance doit être culturelle, intellectuelle, spirituelle et structurelle. Il faut d’abord réapprendre à s’aimer collectivement, réécrire notre histoire avec lucidité, valoriser la langue et les productions locales. L’éducation doit reconnecter l’Haïtien à sa terre, à ses ancêtres, à son avenir. La foi doit redevenir une force de libération, non un opium. Il faut promouvoir une culture de la responsabilité, de l’initiative, de la dignité.

Reconstruire Haïti passe par la décolonisation de l’esprit. La liberté réelle, celle que nos ancêtres ont proclamée en 1804, n’est pas simplement politique ou militaire ; elle est avant tout idéologique. La plus grande des batailles, aujourd’hui, se mène dans les esprits. Tant que le peuple haïtien restera prisonnier de ces matrices idéologiques, aucune révolution économique, politique ou sociale ne pourra s’installer durablement. Il est temps d’arracher le masque, de dévoiler les mensonges, et de reconstruire la conscience collective sur des fondations de vérité, de fierté active et de solidarité concrète.

Joseph Georges DUPERVAL
Coordonnateur Général
BATON JENÈS LA

Haïti: Des déplacés internes formés pour documenter leur propre réalité : un pas vers la dignité humaine et l’autonomie

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PÉTION-VILLE, Haïti.— Plusieurs jeunes issus des camps d’hébergement ont entamé, le samedi 12 juillet, une formation sur les techniques d’enquête en situation de crise. Ce rassemblement marque le lancement d’un programme inédit axé sur l’autonomisation et la collecte de données locales fiables sur la vie des personnes déplacées internes.

Organisée dans le cadre de l’enquête ESD25, cette première journée ouvre la voie à une série d’activités pilotées par l’organisation WITDENM, qui mise sur la participation directe des communautés affectées pour produire un savoir enraciné dans l’expérience, a informé un communiqué de presse.

Dans un pays ravagé par la violence des groupes armés et plongé dans une crise humanitaire sans précédent, former les déplacés internes à documenter eux-mêmes leur vécu s’avère une initiative innovante. «Chak grenn moun konte. Chak reyalite konte» (Chaque personne compte. Chaque réalité compte.) Ce slogan, partagé lors de l’ouverture, résume l’esprit de l’initiative: une démarche qui dépasse la simple transmission de savoirs pour devenir un acte de reconnaissance, de valorisation et de dignité.

Une réponse à la pénurie de données et à l’invisibilité administrative d’une catégorie de gens

En 2025, plus de deux millions de personnes sont déplacées à l’intérieur d’Haïti, fuyant la terreur dans des zones gangrenées par la violence. Pourtant, les données fiables sur leurs conditions de vie, leurs besoins, leurs déplacements et leurs vulnérabilités demeurent fragmentaires, voire inexistantes. Face à ce vide, l’enquête ESD25 entend produire une information rigoureuse, pertinente et accessible aux décideurs.

Le communiqué du WITDENM soutient que chaque participant formé deviendra un relai communautaire, capable de recueillir des témoignages, d’observer les dynamiques internes aux camps et de signaler les besoins spécifiques, notamment en matière de protection, de santé, d’alimentation ou d’éducation.

Une approche éthique et inclusive

Au-delà de la formation technique, les participants reçoivent un appui financier direct sous forme de cachet, leur permettant de subvenir à certains besoins urgents. Cette mesure, selon WITDENM, reflète un engagement en faveur d’une approche humanitaire fondée sur le respect de la dignité des personnes déplacées.

«Ce n’est pas une simple enquête. C’est une manière de dire: vous êtes capables, votre parole est importante, et vous êtes essentiels à toute solution durable», souligne l’organisation.

Des jeunes au cœur de l’initiative

L’enquête ESD25 repose sur la conviction que les jeunes, même en situation de vulnérabilité extrême, peuvent devenir des moteurs de transformation sociale. «Loin d’être de simples bénéficiaires passifs, ils sont ici mobilisés comme acteurs, observateurs et protecteurs de leur propre communauté», a indiqué l’organisation.

Les responsables de WITDENM promettent de déployer les premières équipes d’enquête dans les prochains jours dans des camps et zones difficiles d’accès, parfois coupées des circuits habituels de l’aide humanitaire.

Les données collectées alimenteront les travaux des ONG, des institutions publiques et des bailleurs internationaux, en vue de planifier des interventions plus adaptées, plus humaines, et surtout, plus connectées aux réalités du terrain.

Un modèle à reproduire dans d’autres cadres d’intervention

À l’heure où la communauté humanitaire internationale cherche à renouveler ses approches, l’initiative de WITDENM pourrait servir de modèle reproductible dans d’autres contextes de déplacement prolongé.

Redonner aux déplacés la parole, les outiller aux connaissances de la collecte, reconnaître leur intelligence et leur capacité à analyser leur situation; autant de choix audacieux, porteurs d’espoir, dans un paysage trop souvent dominé par l’exclusion et la passivité imposée.

Il faut souligner que les résultats de la première phase de l’enquête ESD25 sont attendus avant, le prochain forum public réunissant acteurs communautaires, autorités locales et partenaires techniques, portant restitution des données collectées.

Jean Mapou

L’Office des postes face au défi de la modernisation

PORT-AU-PRINCE.— Alors que les mutations technologiques et les bouleversements sociopolitiques redéfinissent les contours des services publics à travers le monde, l’Office Postal d’Haïti (OPH) amorce une transformation ambitieuse.

Jadis perçu comme un symbole patrimonial figé dans le temps, l’OPH tente aujourd’hui de se repositionner comme un acteur moderne, concurrentiel et centré sur la performance.

Un virage managérial assumé

Depuis sa prise de fonction, Carel Alexandre Camille, à la tête de l’OPH, a insufflé une dynamique de changement axée sur l’efficience opérationnelle, la qualité de service et l’accessibilité. L’Office s’organise désormais autour d’une structure collégiale réunissant quatre grandes directions: administrative, financière commerciale et technique, encadrant la planification et les études postales.

«Cette configuration vise à fluidifier les processus décisionnels et renforcer la réactivité face aux besoins des usagers», a déclaré Camille, soulignant une révision salariale au bénéfice des employés, pour accompagner ce recentrage stratégique du management de l’OPH.

Le responsable a egalement soutenu que ce réajustement témoigne d’une volonté de renforcer le professionnalisme au sein de l’institution et d’attirer des compétences capables de porter la modernisation.

Rationalisation, accessibilité et couverture nationale

L’OPH ne se contente pas d’un changement interne: il s’efforce aussi de rationaliser ses processus logistiques, notamment en matière d’acheminement du courrier vers les zones reculées. L’enjeu est double: assurer une couverture nationale équitable et maintenir la compétitivité dans un environnement où les plateformes numériques, les services privés de livraison et les transformations des habitudes de consommation remettent en cause les modèles postaux traditionnels.

Cette orientation stratégique répond à un besoin urgent d’adaptation. L’accès universel au service postal reste un enjeu de justice sociale et d’intégration territoriale dans un pays marqué par les inégalités d’accès aux infrastructures.

Une institution à la croisée des réformes

Le rapport de la Ligue Haïtienne de Défense des Droits de l’Homme (LHDDH), publié récemment, souligne les progrès de l’OPH en matière d’organisation et de gouvernance. Ce rapport met en perspective l’évolution d’une institution dont le cadre de fonctionnement remonte au décret de novembre 1987. À cette époque, l’OPH fonctionnait sous la tutelle du Ministère du Commerce et de l’Industrie, avec une exécution budgétaire coordonnée par le Ministère de l’Économie et des Finances. Cette réalité perdure, bien que l’Office ne détienne pas encore le statut de comptable de deniers publics, situation qui limite son autonomie budgétaire.

Cette architecture hybride pose question : jusqu’où l’OPH pourra-t-il aller dans sa réforme sans un véritable statut institutionnel renouvelé ? La clarification de son cadre juridique et administratif sera un levier essentiel pour assurer sa viabilité à long terme.

Une ambition à confirmer

La mutation engagée par l’OPH est indéniable. Toutefois, sa réussite dépendra de sa capacité à maintenir le cap dans un contexte économique instable, à renforcer sa légitimité institutionnelle, et à investir dans la formation continue de son personnel. Il s’agit également de regagner la confiance du public, longtemps érodée par la lenteur, les dysfonctionnements et l’obsolescence des outils de gestion.

Dans un univers où le digital rebat les cartes de la communication et de la logistique, la mission postale peut encore jouer un rôle stratégique, à condition de s’adapter intelligemment.

Réinventer le service public postal

L’Office Postal d’Haïti n’échappe pas aux défis de son époque. Son renouvellement stratégique, s’il se confirme, pourrait en faire un modèle de transformation pour d’autres institutions publiques haïtiennes.

Plus qu’une réforme technique, c’est une redéfinition de la mission de service public qui est en cours, plus accessible, plus moderne, mais aussi plus proche des citoyens.

Jean Mapou

Politique : Nou Pap Konplis dénonce le décret sur le référendum constitutionnel

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Le regroupement citoyen Nou Pap Konplis rejette vigoureusement la publication du décret relatif à un référendum constitutionnel, dénonçant une démarche illégale, unilatérale et contraire à l’accord fondateur du Conseil Présidentiel de Transition. Le mouvement appelle à la mobilisation citoyenne et à d’éventuelles poursuites judiciaires contre les responsables.

Dans une note rendue publique, le regroupement citoyen Nou Pap Konplis s’insurge contre la publication du décret lançant le processus d’un référendum constitutionnel en Haïti. Cette initiative, selon le mouvement, ne repose sur aucune base légale ni légitimité populaire. Elle est qualifiée de « simulacre démocratique », organisé par un comité référendaire illégal et un gouvernement discrédité.

Le groupe rappelle que le projet de référendum ne figure à aucun moment dans l’Accord du 3 avril 2024, texte qui a servi de socle à la création du Conseil Présidentiel de Transition (CPT). Cet accord — jamais publié dans Le Moniteur — prévoyait plutôt la mise en place d’une assemblée constituante pour évaluer la nécessité d’une réforme constitutionnelle. Nou Pap Konplis estime que la publication unilatérale de ce décret représente une violation grave de la souveraineté nationale et une rupture de l’esprit de l’accord du 3 avril.

Face à cette situation, le regroupement appelle les organisations citoyennes et les institutions concernées à envisager des poursuites judiciaires contre les membres du comité référendaire, dans un souci de justice et de respect des principes de légalité. Il fustige également l’utilisation de fonds publics pour un processus qu’il juge « unilatéral et illégal ».

Le groupe rappelle aussi que le conseiller présidentiel Fritz Alphonse Jean, dans une entrevue récente, a exprimé de sérieuses réserves sur la démarche référendaire. Il a souligné l’absence de consultation réelle au sein du CPT, affirmant que le processus est entièrement piloté par le gouvernement, hors de tout cadre démocratique. Pour Nou Pap Konplis, ce fonctionnement opaque traduit le chaos institutionnel actuel.

S’appuyant sur l’article 284.1 de la Constitution de 1987 — qui interdit toute suspension ou interruption de la loi-mère —, Nou Pap Konplis appelle la population à rester vigilante face à toute tentative de rupture de l’ordre constitutionnel, y compris si elle est dissimulée sous des prétentions réformatrices.

Enfin, le mouvement citoyen estime que le pays a besoin d’un pouvoir légitime, capable de gérer la crise sécuritaire, d’organiser des élections crédibles et, éventuellement, de conduire une réforme constitutionnelle réelle, fondée sur la concertation nationale et le respect des règles démocratiques.

« Pour un avenir meilleur, construisons l’unité, menons le combat ensemble ! », conclut la note, signée par Renois Jonathan, porte-parole de Nou Pap Konplis.

La rédaction

Haïti – Examens officiels : plus de 109 000 candidats attendus pour le baccalauréat 2025

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Sous haute surveillance, les épreuves du baccalauréat 2025 mobiliseront 109 712 candidats à travers le pays, selon les précisions du ministère de l’Éducation nationale. Des mesures sécuritaires et administratives ont été renforcées pour garantir le bon déroulement des examens.

Tout est fin prêt pour le lancement des examens du baccalauréat 2025 en Haïti. Du 14 au 17 juillet, 109 712 candidats réguliers sont attendus dans les différents centres à travers le pays, a confirmé le Directeur général du MENFP, Yves Roblin, lors d’une conférence de presse.

En plus des candidats réguliers, 12 802 recalés prendront part aux épreuves de la classe de NS4, tandis que 994 candidats sont inscrits pour les examens du Bac permanent, option Philo.

Des centres prêts et des fiches déjà distribuées

Toutes les fiches ont été imprimées et distribuées aux Directions départementales d’Éducation (DDE), a assuré le DG du MENFP. Les centres d’examens, quant à eux, ont été identifiés et aménagés pour accueillir les candidats dans des conditions optimales. « Des dispositions ont été prises pour garantir la qualité des textes qui seront soumis », a ajouté M. Roblin.

Sécurité renforcée sur tout le territoire

Dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu, le ministère a sollicité l’appui de la Police nationale d’Haïti (PNH) et des Forces armées d’Haïti. « Une réunion importante tenue à la Primature a permis de définir les modalités d’accompagnement des forces de l’ordre tout au long du déroulement des examens », a précisé M. Roblin.

Tolérance zéro pour les fraudeurs

L’inspecteur général du MENFP, Renan Michel, a pour sa part rappelé un ensemble de consignes strictes, à l’intention des candidats, surveillants et responsables de centres. L’interdiction formelle du port d’arme et de l’usage d’objets électroniques, tels que téléphones intelligents ou calculatrices programmables, sera appliquée rigoureusement.

« Comme d’habitude, tout candidat soupçonné de fraude sera sévèrement sanctionné conformément aux règlements en vigueur », a insisté l’inspecteur général.

Un réseau de fraudeurs démantelé à Delmas et Tabarre

Le MENFP a également signalé l’arrestation de plusieurs individus affiliés à un réseau de fraude détecté lors des examens de la 9e année fondamentale. Les faits se sont produits dans les communes de Delmas et Tabarre. Ces individus, appréhendés par les forces de l’ordre, sont actuellement en garde à vue en attendant les suites judiciaires.

Jacques Innocent

Le candidat au Ballon d’Or 2025 fait la fête ce soir.

Né le 13 juillet 2007 en Espagne, Lamine Yamal, attaquant numéro 19 du FC Barcelone, célèbre ce soir ses 18 ans avec une soirée à laquelle participeront des stars évoluant dans divers domaines, ainsi que de nombreux influenceurs.

Selon des informations relayées par Marca et EIDesmarque, Lamine Yamal aurait pris en charge les frais de voyage, d’hébergement et de repas pour tous ses invités, parmi lesquels figurent Émilia, Bad Gyal, Duki, Ozuna, Bizarrap, Mourad, Lola Indigo, Raw Alejandro, le pilote de Formule 1 Lewis Hamilton, ainsi que quelques coéquipiers du Barça, notamment Pedri et Gavi.

Cet événement exclusif se déroule dans une villa luxueuse, mais il est soumis à certaines restrictions : aucun téléphone ni appareil photo ne sera autorisé, et la consommation de substances illicites est formellement interdite.

Bien que le lieu de la soirée et les noms de quelques célébrités aient été divulgués, d’autres détails restent sous silence.

Levons nos verres à la santé de Lamine Yamal !

Tatchly