samedi, mars 14, 2026
4.1 C
Londres
Accueil Blog Page 136

Assassinat des policiers à Liancourt : la Police nationale d’Haïti condamne et annonce des réponses proportionnées

0

La Police nationale d’Haïti a réagi suite à la mort des policiers à Liancourt. Dans une note rendue ce mercredi 23 juillet 2025, l’institution policière condamne avec la plus grande rigueur l’acte perpétré par des bandits armés, ayant coûté la vie à trois (3) policiers. Elle annonce que des réponses proportionnées seront données aux malfrats.

« La Police nationale d’Haïti (PNH) condamne avec la plus grande rigueur l’acte de cruauté perpétré par des bandits armés ayant coûté la vie à trois (3) braves policiers, dans la commune de Liancourt, département de l’Artibonite, le mardi 22 juillet 2025, lors d’un guet-apens », lit-on dans la note de l’institution policière.

« Devant ces actes crapuleux et barbares, des réponses proportionnelles seront données aux malfrats par la PNH. De ce fait, des instructions fermes ont été données par le Commandant en chef de la PNH, Rameau NORMIL, aux responsables juridictionnels de police, afin d’intensifier les opérations contre les gangs armés dans le département de l’Artibonite jusqu’à leur dernier retranchement », ajoute la note.

Quatre (4) policiers de l’Unité Départementale de Maintien de l’Ordre (UDMO), effectuant une patrouille à proximité du commissariat à bord d’un véhicule blindé, ont été pris dans une embuscade. Le blindé a chuté dans un fossé puis a été incendié par les bandits.

Dans le cadre de cette attaque, trois policiers ont malheureusement été tués, un autre est porté disparu, et le dernier a eu le temps de s’échapper. De plus, un informateur a également trouvé la mort, a expliqué la PNH.

En cette circonstance douloureuse, la Police nationale d’Haïti exprime ses sincères condoléances aux membres de la famille des policiers tués, à leurs collègues et à tous ceux qui sont affectés par la perte de ces valeureux combattants.

Pour conclure, la PNH tient à rappeler que le sang de ces vaillants policiers, versé dans l’exercice de leurs fonctions, doit être une source de motivation pour leurs frères d’armes. Elle appelle à renforcer l’esprit de corps et à travailler sans relâche pour poursuivre la lutte anti-gangs sur toute l’étendue du territoire national, afin de mettre un terme définitif à la barbarie de tous les groupes armés.

Gedeon Delva

Constat de déchéance nationale et appel à la mobilisation citoyenne de la LHDDH

0

PORT-AU-PRINCE.— Dans une déclaration poignante diffusée, mardi, la Ligue Haïtienne de Défense des Droits Humains dresse un constat alarmant de la situation du pays et en appelle solennellement à la responsabilité collective des citoyens. La LHDDH dénonce ainsi l’état de déchéance prolongée dans lequel se trouve notre nation.

Tandis que l’État haïtien peine à remplir ses devoirs fondamentaux, la sécurité de la population, l’accès à la nourriture et la garantie des droits essentiels la dignité humaine semblent reléguées à une abstraction, et le pays s’enfonce chaque jour davantage dans le chaos.

Un État en faillite, une population abandonnée

«Chaque jour, des vies s’éteignent dans l’indifférence générale» Ce constat, glaçant, est au cœur du message délivré par la LHDDH. L’organisation dénonce la perte de contrôle de l’État sur l’ensemble du territoire national et l’effondrement des institutions publiques.

La ligue rappelle que « des milliers de familles, fuyant les violences armées, trouvent refuge dans des écoles, des édifices publics ou des camps de fortune, sans la moindre assistance», alors que le gouvernement utilise des manœuvres pour chasser les PDI des camps de fortune sans offrir réellement une perspective viable à ces gens.

Le système éducatif, longtemps pilier d’espoir et de reconstruction, est lui aussi menacé de disparition. Le Ministère de l’Éducation Nationale, impuissant face à la paralysie administrative et aux défis sécuritaires, ne parvient plus à garantir l’accès à l’école pour une majorité d’enfants haïtiens.

Un appel vibrant à la conscience populaire

Dans ce contexte de crise généralisée, la LHDDH exhorte la population à ne plus attendre de solutions miracles d’un pouvoir central défaillant. «Levez-vous », martèle l’organisation, dans un appel à l’unité, à l’action et à la résistance citoyenne. Il ne s’agit plus de dénoncer, mais d’agir, souligne la Ligue: revendiquer la sécurité, exiger la transparence et soutenir les efforts de reconstruction sociale.

«Le droit de vivre dignement, tel que garanti par notre Constitution et les instruments internationaux des droits humains, ne peut être négocié ni différé. Il doit être défendu par tous les moyens civiques possibles», affirme Jemps Méralus, directeur exécutif de la LHDDH.

Des efforts institutionnels insuffisants

Tout en saluant les efforts de la Police Nationale d’Haïti (PNH) dans sa lutte contre l’insécurité, la LHDDH souligne que ces initiatives sont largement entravées par des carences logistiques, des moyens limités et un manque criant de coordination gouvernementale. «La bravoure de certains ne saurait compenser l’inertie du système entier», insiste le responsable de l’organisation.

Dans son appel au réveil de la conscience nationale, la ligue invite les citoyens à faire de la dignité humaine une affaire collective, mobilisant les forces vives de la société.

Loin de se contenter d’un diagnostic sombre, elle propose une voie de salut: celle d’une mobilisation populaire structurée, d’un engagement civique renouvelé et d’une exigence sans compromis envers les autorités. L’organisation encourage la population à investir l’espace public, à protéger les zones résidentielles, à reconstruire les liens de solidarité communautaire, et à refuser la normalisation de la violence et du désespoir.

*Pout une diplomatie forte et une souveraineté retrouvée

Enfin, la LHDDH plaide pour une diplomatie nationale renouvelée, capable de défendre les intérêts du peuple haïtien sur la scène internationale et de solliciter les formes d’assistance respectueuses de la souveraineté du pays.

«L’avenir d’Haïti repose entre nos mains collectives», renchérit la ligue. «Ne laissons pas notre nation sombrer dans l’oubli. Mobilisons-nous pour une Haïti vivante, digne et souveraine», concluant que chaque Haïtien se lève pour exiger la sécurité qui lui est due, pour reconquérir l’espace perdu sur son territoire, pour restaurer et célébrer la vie au sein de notre nation, et pour imposer une diplomatie forte et solidaire susceptible de redonner espoir à une nation meurtrie.

Jean Mapou

Drame à Liancourt : le conseil présidentiel de transition condamne

0

Dans un communiqué rendu public dans la matinée du mercredi 23 Juillet 2025, le conseil présidentiel de transition condamne fermement le drame qui s’est produit à l’Artibonite ce mardi où 3 policiers ont perdu leur vie. Là présidence qualifie cet acte de barbare et inhumain.

« Le conseil présidentiel de transition condanme avec la plus ferme rigueur l’acte barbare et inhumain perpétré dans le département de l’Artibonite, qui a coûté la vie à trois(3) de nos vaillants policiers, issus de l’unité départementale de maintien d’ordre: Jean Louis Daniel, Dareus Daniel et Fegensly Mertus.

Le conseil présidentiel de transition s’incline humblement devant les depouilles mortelles de ces dignes fils de la nation et exprime ses condoléances et sa profonde solidarité aux familles endeuillées, à leurs proches ainsi qu’à l’ensemble de la police nationale d’Haïti.

Tout en annonçant que le Conseil va tout mettre en œuvre pour rendre justice aux victimes, le CPT instruit le chef du CSPN, le premier ministre, Alix Didier Fils aimé de mobiliser toutes les ressources nécessaires dont dispose le gouvernement afin d’établir les faits et d’honorer la mémoire de ces agents de la police nationale, victimes de ce drame.

Il faut rappeler que déjà, en janvier 2023, 6 policiers ont été tués à Liancourt par les bandits armés qui opèrent dans la région.

Haïti: 177 millions gourdes decaissées en quelques mois pour la PNH pour des opérations bâclées

0

Malgré un décaissement de plus de 177 millions de gourdes pour financer des opérations anti-gangs entre juin et août 2025, la Police nationale d’Haïti (PNH) essuie de lourdes pertes. L’attaque meurtrière du mardi 22 juillet à Liancourt relance les interrogations sur l’efficacité et la transparence de ces interventions.

Le sang a coulé à nouveau dans le Bas-Artibonite. Ce mardi 22 juillet 2025, le gang « Gran Grif » a tendu une embuscade à une patrouille de l’Unité Départementale de Maintien de l’Ordre (UDMO) dans la commune de Liancourt. Bilan : au moins deux policiers tués, un autre porté disparu, deux civils armés abattus, et un véhicule blindé de la PNH incendié.

Parmi les victimes figurent les agents Jean Louis Daniel et Dareus Daniel, membres de l’UDMO, froidement abattus par les assaillants. Le policier Mertus Fegensly est toujours porté disparu, selon le porte-parole adjoint de la PNH, Lionel Lazarre. Des images insoutenables diffusées sur les réseaux sociaux montrent le blindé en feu et des corps sans vie gisant au sol traînés et humiliés.

Cette attaque survient alors que le ministère de l’Économie et des Finances, selon une source, a autorisé un décaissement de 177 millions 130 mille gourdes pour financer les opérations anti-gangs de la PNH entre juin et août 2025. Parmi cette enveloppe, 35 millions de gourdes étaient spécifiquement alloués au département de l’Artibonite, où la situation sécuritaire ne cesse pourtant de se détériorer.

Depuis la nomination de Rameau Normil à la tête de l’institution, plus d’une dizaine de blindés ont été incendiés dans des opérations souvent mal préparées, et plusieurs sont désormais aux mains des gangs.

Face à ces échecs répétés, une question devient urgente : qu’est-ce qui manque encore à la PNH pour mener des opérations d’envergure et contenir la violence ? Alors que des millions sont injectés dans la sécurité, les gangs renforcent leur contrôle sur le territoire, l’État reste silencieux et les forces de l’ordre tombent les unes après les autres dans des embuscades prévisibles.

Pendant ce temps, l’Artibonite, cœur agricole du pays, s’enfonce chaque jour un peu plus dans le chaos et l’abandon. À l’image de cette région, c’est tout le pays qui s’enlise malheureusement au fond de l’abîme. 1,3 millions de déplacés, 5,7 millions en insécurité alimentaire, les viols les pillages, les incendies tout se multiplient gravement.

La rédaction

L’AAN discute officiellement avec la compagnie aérienne IBC Airways

0

L’autorité aéroportuaire nationale annonce avoir eu une rencontre ce lundi 21 juillet avec le représentant de la compagnie IBC Airways, Dimitri Fouchard. Au coeurs des échanges : l’évaluation exhaustive des conditions techniques et opérationnelles nécessaires à l’installation de la compagnie aérienne dans le strict respect.

Selon un communiqué de l’AAN publié ce mardi, après les échanges il a été décidé dans un premier temps de privilégier les opérations de fret, avant d’envisager l’extension aux services passagers. Cette décision, selon le communiqué, a trouvé son sens par rapport à la nécessité de la mise en conformité du terminal de l’aéroport international Antoine Simon des Cayes avec les normes de l’organisation de l’aviation civile internationale( OACI).

AAN annonce qu’une mission d’évaluation technique conjointe est programmée pour le mercredi. Les objectifs: la finalisation de l’emplacement pour l’installation de deux conteneurs de 40 pieds devant servir aux opérations de fret; et également les espaces pour l’installation de deux conteneurs de 20 pour loger les bureaux de la compagnie. Des travaux qui seront réalisés par IBC Airways, a précisé le communiqué de ANN.

Dans cette perspective, AAN se charge du réaménagement du Terminal en vue de fournir les espaces nécessaires aux différentes entités ( immigration, douane, BLTS etc) et aux autres services afin de permettre aux opérations aéroportuaires de s’effectuer en toute sécurité.

Il faut rappeler que l’autorité aéroportuaire nationale a pris cette décision quelques jours après une sortie dans la presse haitienne du représentant de la compagnie IBC Airways, Dimitri Fouchard indiquant que l’ANN reste muette sur ses activités annoncées en Haïti.

Il faut souligner également qu’un sit-in a été organisé la semaine dernière aux Cayes par des citoyens pour exiger aux autorités d’agir vite sur ce cas.

Par Gedeon Delva

RASIN KAN PÈP LA dénonce la complicité des acteurs politiques dans la destruction du pays

0

En conférence de presse ce mardi 22 juillet 2025, le parti «Rasin kan pèp la» se montre consterné par rapport aux actes de violences qui se multiplient au quotidien en Haïti. Cette structure qui croit que ces actions rentrent dans une stratégie de l’impérialisme pour détruire le pays, critique la complicité de certains acteurs du pouvoir et du secteur privé dans les actes criminels.

En effet, le dirigeant croit fermement que ce qui se passe dans le pays est l’une des stratégies de l’impérialisme pour détruire Haiti. Cette destruction concoctée est en pleine exécution en complicité des acteurs politiques et du secteur privé sur le terrain.

« Les violences qui gagnent du terrain dans les différentes zones du pays sont une stratégie de l’impérialisme pour détruire Haiti », a déclaré le porte parole du Rasin kan pèp la, le professeur Camille Chalmers. L’impérialisme utilise des hommes et/ou de femmes en Haïti qui sont au pouvoir et dans le secteur privé pour exécuter ce plan, à poursuivi l’économiste Charlmers.

Pour renchérir, l’économiste s’en prend aux récentes déclarations du président français, Emmanuel Macron qui soutenait que ce sont les Haïtiens qui détruisent Haïti. Charlmers d’un ton ferme répond au président Macron en disant « Haïti n »est pas morte, et elle ne pourra Jamais ». Il y a encore des hommes en Haïti.

Face à cette réalité, « RASIN KAN PÈP LA « lance un appel à la lucidité politique de tous pour déraciner ce plan de destruction et ceux qui le soutiennent.

« Pour détruire le plan des ennemis du pays et faire revivre Haïti, il faut chasser de la scène politique tous les complices de l’impérialisme, a entériné le secrétaire général du parti rasin kan pèp la, Marc- Arthur Fils-aimé.

L’échec des opérations des drones traduit cette complicité du gouvernement dans les actes de violences dans le pays. « C’est pourquoi dans toutes les opérations de la Task force, même un chef de gang n’a été touché », a-t-il soutenu.

Tout en rappelant aux autorités de leur devoir de donner de résultats, cette structure politique invite les paysans, ceux qui ne sont pas impliqués dans les actions criminelles à s’armer de courage pour renvoyer ces hommes et les remplacer par des citoyens honnêtes capables de donner une nouvelle direction au pays.

En Haïti, le quotidien de tous est marqué par de tristes nouvelles. Partout des morts, le sang des individus coule à flots, les habitants sont chassés chez eux à longueur de journée. Malgré des annonces des autorités, aucun résultat concret n’est remarqué. Ce mardi encore plusieurs personnes ont été tuées dans l’Artibonite parmi lesquelles des policiers.

À quand la fin de la violence en Haïti?

Gédéon Delva

Arrestation de Réginald Boulos: Un retournement de la justice, ou un coup de théâtre de l’impunité?

0

L’arrestation de Pierre Réginald Boulos, le 17 juillet 2025 à Miami, par les autorités américaines, marque un événement retentissant dans le paysage politique et judiciaire haïtien. Accusé, entre autres, de participation à une « campagne de violence et de soutien aux gangs », le puissant homme d’affaires et dirigeant de parti devient, pour la première fois, le façade exposée d’une élite économique soupçonnée de nourrir l’insécurité à des fins politiques et économiques.

Mais si cette arrestation secoue les sphères du pouvoir et les salons huppés de Port-au-Prince, elle soulève aussi de sérieuses interrogations dans les milieux de défense des droits humains. Car ce que révèle ce dossier va bien au-delà de la chute d’un homme. Il jette une lumière crue sur un système, mafieux d’accointances entre argent, politique et violence armée, toléré et parfois encouragé pendant des décennies.

Le silence complice de l’État haïtien est donc insoutenable

Le fait que ce soit les États-Unis, et non la justice haïtienne, qui procèdent à l’arrestation de Boulos en dit long sur l’effondrement de l’État de droit en Haïti. Alors que les rapports de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), ou de la Cour des comptes s’empilent dans l’indifférence générale, les institutions haïtiennes restent muettes, paralysées ou complices.

Où sont les mandats? Où sont les enquêtes nationales? Pourquoi faut-il attendre que Washington agisse, quand des dizaines d’organisations haïtiennes de droits humains dénoncent, depuis des années, le rôle de certains acteurs économiques dans le financement de groupes armés, l’orchestration de massacres de quartiers populaires et la corruption systémique?

Avant son départ pour les USA, Boulos faisait l’objet d’une enquête de l’ULCC. A l’époque il l’avait attribuée à de manœuvres politiciennes visant sa personne. Son nom était également dans les petits papiers de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) dans le cadre de l’enquête autour de l’assassinat du président Jovenel Moïse, alors qu’il a franchi en plein jour le tarmac de l’aéroport sans se soucier de ce pourrait lui arriver.

Quand l’impunité devient un crime d’État

Cette arrestation devrait réveiller la conscience des autorités haïtiennes. Car derrière les formules juridiques du communiqué américain, il est question de crimes graves contre la population haïtienne. Chaque balle tirée par un gang financé indirectement par des élites, chaque déplacé fuyant la guerre des territoires urbains, chaque fille violée dans une zone sous contrôle des gangs, est une victime directe de ce système criminel.

Les organisations comme l’OHDLP, la LHDDH, le CARDH, ou le Collectif Défenseurs Plus, qui documentent depuis des années ces liens obscurs, ont été trop souvent marginalisées ou menacées. Pourtant, elles avaient vu juste. Aujourd’hui, la reconnaissance formelle de ces faits par un pays tiers est un appel urgent à la justice transnationale.

Un nouveau précédent ou une manœuvre politique comme d’habitude?

Certains observateurs avertis n’excluent pas une instrumentalisation politique de l’affaire par l’administration Trump, désireuse de projeter une image de fermeté à l’approche d’échéances électorales. Mais même dans ce contexte, les faits allégués ne peuvent être ignorés ni relativisés. Boulos n’aurait pas d’échappatoire.

Si son arrestation s’accompagne d’un silence haïtien, elle restera une opération extérieure sans conséquence réelle sur le quotidien des Haïtiens. En revanche, si elle devient le catalyseur d’un réveil judiciaire en Haïti, elle marquera peut-être le début de la fin de l’impunité.

Les droits humains ne peuvent rester des slogans creux. Ils doivent être la boussole d’une refondation réelle de la justice en Haïti et l’échafaudage de la construction d’un Etat de droit. Que ce soit dans le dossier Boulos ou dans ceux des autres puissants protégés par leur fortune, l’heure n’est plus à la complaisance, mais à l’action.

Les victimes attendent. Le pays saigne. Et l’Histoire jugera ceux qui, par peur, intérêts ou lâcheté, auront refusé de briser le mur de l’impunité. Pour des centaines de milliers d’Haïtiens, la justice est l’ultime espoir.

Jean Mapou

Trois présumés bandits arretés,1 fusil et un véhicule saisis par la police au Cap Haïtien

0

Dans une note publiée le Mardi 22 Juillet 2025 sur sa page Facebook, la police nationale d’Haïti a annoncé avoir procédé à l’arrestation de trois individus et la saisie d’une arme à feu, lors d’une opération menée à La Madeline, une localité située sur la Route de Village SOS, au Cap-Haïtien.

Il s’agit de Jonas Dorsaint, Delinx Paul et Frandy Pierre. Ces derniers circulaient à bord d’un véhicule de marque Toyota RAV4, de couleur grise, immatriculé EE-01804.

D’après l’institution policière, lors d’un contrôle de routine, les trois individus ont nié être en possession d’objets illégaux. Toutefois, une fouille approfondie du véhicule a permis aux agents de découvrir un fusil dissimulé dans un sac. L’arme a, aussitôt, été saisie, et les suspects placés en garde à vue dans l’attente des suites judiciaires.

Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une série d’actions préventives menées par la Direction Départementale de la Police du Nord. L’objectif : lutter contre la prolifération des armes à feu et renforcer la sécurité dans la région, où les autorités font état d’une recrudescence inquiétante de la circulation illégale d’armes.

La PNH en a profité pour réaffirmer sa détermination à traquer tous ceux cherchant à semer de la panique au sein de la population civile.

Gédéon Delva