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Le discours du nouveau président de la République, Laurent St Cyr, diversement apprécié

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PORT-AU-PRINCE.— L’entrée en fonction de Laurent Saint-Cyr comme nouveau coordonnateur du Conseil présidentiel de transition (CPT), le jeudi 7 août, suscite des réactions contrastées au sein de la classe politique haïtienne. Elle suscite des interrogations sur l’orientation des mois à venir.

A six mois de l’échéance du 7 février 2026, date fixée pour la fin de la transition et l’installation d’un pouvoir élu, cette rotation du leadership ouvre un nouveau chapitre dans une transition déjà contestée.

Un soutien conditionné du bloc majoritaire

Les signataires de l’accord du 21 décembre saluent un respect des engagements pris. Pour eux, la rotation au sommet est un signe de stabilité institutionnelle. Mais ce soutien s’accompagne d’une exigence claire: organiser les élections générales dans les délais afin de mettre fin à la transition le 7 février 2026.

Le message adressé à Laurent Saint-Cyr est sans ambiguïté: il devra privilégier l’efficacité et éviter toute prolongation indue du mandat transitoire. le ton est au soutien. Les représentants de l’accord du 21 Décembre évoquent ce qu’ils qualifient d’une étape conforme aux engagements signés. Pour eux, la priorité est claire : éviter tout glissement de calendrier et rendre au pays des institutions légitimes.

D’autres groupes réclament un changement de cap

À l’inverse, le Mouvement pour la Réconciliation et la Reconstruction nationale (MORN) juge cette passation inopportune et dépourvue de sens, compte tenu du bilan jugé décevant du CPT. L’organisation exige la suspension du processus.

Le mouvement plaide pour un changement de cap radical et propose la nomination d’un juge de la Cour de cassation comme président de la République afin de garantir la neutralité et restaurer la confiance et la légitimité des institutions.

Crainte d’une mainmise du secteur privé

Parallèlement, des voix de la société civile et du milieu politique expriment leurs préoccupations quant à la configuration du pouvoir transitoire. L’émergence d’un duo Laurent Saint-Cyr – Alix Didier Fils-Aimé, tous deux issus du secteur privé, alimente la crainte d’une gouvernance influencée par des intérêts économiques puissants.

Ces inquiétudes font écho aux tensions historiques entre élites économiques et forces populaires, particulièrement vives en période de crise. D’autant plus, les expériences récentes ont montré comment le pouvoir politique est souvent manipulé par un secteur des affaires affamé de contrôle des espaces vitaux du pays.

Au-delà des positions partisanes, certains expriment des inquiétudes sur la volonté du nouveau coordonnateur du CPT d’endiguer la crise sécuritaire, compte tenu des implications, des hommes d’affaires puissants dans le financement de la criminalité organisée, révélées par des sanctions internationales.

Des défis multiples à relever

Pour Laurent Saint-Cyr, la mission est délicate: il devra démontrer sa capacité à bâtir un consensus autour de la tenue d’élections crédibles tout en gérant une insécurité persistante et une économie en berne. Le moindre faux pas pourrait accentuer la défiance envers le CPT, déjà fragilisé par ses fragmentations internes.

Les six prochains mois apparaissent ainsi comme une course contre la montre, où chaque décision pèsera sur la crédibilité du processus de transition, confirmant sa médiocrité et son manque d’adresse et de volonté à renverser la vapeur.

À l’heure où le pays s’enlise dans une crise institutionnelle, sécuritaire et socio-économique, cette prise de de fonction place Laurent Saint-Cyr face à un double défi: rallier les forces politiques autour d’un projet commun et prouver que le CPT est capable d’aboutir à des élections crédibles et inclusives.

Les prochains jours seront déterminants pour juger si cette investiture marquera un tournant ou un nouvel épisode de tensions dans la transition haïtienne.

Jean Mapou

Six morts et plus de neuf blessés dans un accident à Canapé-Vert

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PORT-AU-PRINCE.— Un grave accident de la circulation a endeuillé la capitale ce samedi en fin d’après-midi. Aux environs de 16 h 30, un camion est entré en collision avec un minibus de transport en commun sur la route de Canapé-Vert, provoquant la mort de six personnes et blessant une dizaine d’autres, dont certaines grièvement.

Selon des témoins, la violence de l’impact a été telle que plusieurs passagers ont été coincés dans les débris du véhicule, nécessitant l’intervention urgente des secours. Les blessés ont été acheminés vers différents centres hospitaliers de la capitale, où plusieurs d’entre eux se trouvent encore dans un état critique.

Si les circonstances précises de l’accident restent à déterminer, de premières informations évoquent une possible défaillance mécanique, notamment un problème de freins du camion impliqué. Une enquête a été ouverte afin de faire toute la lumière sur ce drame selon les autorités qui n’ont pas encore communiqué de rapport officiel.

Les familles des victimes et les riverains, encore sous le choc, appellent à application des mesures urgentes pour améliorer la sécurité routière et assurer une meilleure régulation du trafic, dans un contexte où les drames semblent devenir quasi quotidiens.

Jean Mapou

Révocation du DG Rameau Normil de la PNH: Le Mouvement Point Final croit que le Problème de la PNH n’est pas individuel, mais plutôt institutionnel

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Un pays n’est pas une boutique a déclaré le directeur général du Mouvement Point Final , Ulysse Jean Chenet, dans une émission de Radio sur la révocation du DG Rameau Normil.

Depuis 1995, on a jamais entendu dire que X DG est excellent.
C’est-à-dire le problème de la PNH est très profond. Ce n’est pas une question du directeur Général.

Léon Charles était directeur à deux reprises. Avec lui , on a assassiné un Président en fonction en sa résidence privée.

Frantz Elbé était recruté comme un sauveur pour remplacer Léon Charles.
Avec Frantz Elbé , on a connu le plus grand nombre de territoires perdus dans le pays.

On a fait appel une deuxième fois à Rameau Normil qui vivait aux Etats Unis pour remplacer Frantz Elbé , 5 mois après, il est déjà jugé incompétent. Et, effectivement, il n’était pas efficace dans l’exercice de ses fonctions.

Maintenant, c’est le tour de Monsieur Vladimir Paraison, ancien Directeur de la sécurité présidentiel , avec lui , le Président Jovenel Moïse a été assassiné et ensuite , sur sa direction, les membres du CPT n’ont pas pu être installés au Palais national.

Aujourd’hui, on remet la charge de la direction générale de la PNH à ce dernier pour rétablir la paix et la sécurité dans le pays. C’est vraiment paradoxale .

Pour nous autres au sein du Mouvement Point Final, la Police nationale d’Haïti n’a pas un problème de directeur général, c’est une institution désuète qui nécessite une réforme en profondeur.

Cessez de rendre responsable les malheurs du pays à des simples individus.
Cessez de croire à un simple directeur général pour résoudre le problème de l’insécurité et des Gangs armés que nous avons dans le pays.

Il faut penser d’abord à réaliser une réforme en profondeur au sein des forces de l’ordre du pays pour rétablir la paix et la sécurité.
Parce que le pays n’a pas un problème individuel , mais plutôt , un problème institutionnel.

Pensez d’abord à reconstruire les institutions du pays, au lieu de chercher à mettre en place vos proches , vos amis et vos protégés au détriment des intérêts de la collectivité.

Ulysse Jean Chenet
Coordonnateur général du Mouvement Point Final

Laurent St Cyr : un parcours, une ambition, des attentes

Laurent St Cyr, nouvel homme fort du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) depuis le 7 août 2025, incarne l’héritier d’une transition politique fragile, où les défis économiques, sécuritaires et institutionnels se mêlent aux attentes d’une population en quête de stabilité. Issu du secteur privé et rompu aux affaires, il se voit désormais propulsé au cœur de l’arène politique, dans un contexte où chaque décision pourrait peser lourd sur l’avenir du pays.

Un profil forgé par l’expérience et la gestion

Diplômé en Administration des Affaires de l’Université Quisqueya, Laurent St Cyr a complété sa formation par des spécialisations en gestion des risques et sinistres à l’Insurance Association of the Caribbean, ainsi qu’en assurance à l’Institut de Formation de la Profession de l’Assurance en France. Son parcours professionnel témoigne d’une solide expérience de leadership au sein d’institutions clés du secteur privé. Il a présidé la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH) et celle de l’Ouest (CCIO), tout en occupant divers postes stratégiques au sein de l’American Chamber of Commerce in Haïti (AmCham Haïti) et de l’Alternative Insurance Company (AIC).

Cette carrière l’a placé au centre des réseaux économiques nationaux et internationaux, lui conférant une crédibilité auprès des acteurs institutionnels, mais aussi un ancrage solide dans les dynamiques du monde des affaires.

De l’entreprise à la politique de transition

La bascule vers l’arène politique s’est amorcée en février 2023, avec son entrée au Haut Conseil de la Transition (HCT), avant qu’il ne rejoigne le CPT en avril 2024 en tant que représentant du secteur privé. Sa nomination à la présidence du Conseil en 2025 est le fruit d’un consensus fragile, obtenu au prix de tractations et d’équilibres internes.

Au fil de ses engagements institutionnels, Laurent St Cyr a pris part à des discussions d’envergure internationale. En juin 2024, il représentait le CPT au Forum d’Oslo pour la paix. En février 2025, il plaidait pour un renforcement de la coopération régionale lors de la 48ᵉ réunion de la CARICOM, et en juin 2025, il rencontrait le Secrétaire général de l’OEA pour évoquer la transition politique en Haïti.

Une perception contrastée dans l’opinion

L’arrivée de Laurent St Cyr à la tête du CPT suscite des réactions partagées. Certains saluent un profil compétent, organisé et doté d’un carnet d’adresses international qui pourrait faciliter les négociations et la mobilisation de soutiens extérieurs. D’autres, plus sceptiques, craignent un manque d’ancrage politique direct et s’interrogent sur sa capacité à gérer la complexité des rapports de force internes, dans un environnement marqué par la méfiance et l’instabilité.

Sa proximité avec le secteur privé est perçue à la fois comme un atout – pour attirer des investissements et soutenir la relance économique – et comme une source potentielle de suspicion, dans un pays où les liens entre affaires et politique ont souvent été au cœur de controverses.

Des attentes immenses, un contexte périlleux

À la tête du CPT, Laurent St Cyr devra gérer une transition politique dont la légitimité repose sur la capacité à restaurer un minimum de sécurité, à relancer l’économie et à préparer un processus électoral crédible. La population attend de lui des résultats tangibles face à la crise humanitaire, à la montée des violences armées et à l’effondrement des institutions.

Son défi sera d’autant plus grand que la transition actuelle, déjà mise à l’épreuve par des divisions internes, se déroule sous le regard attentif – et parfois intrusif – des partenaires internationaux. Entre rétablissement de l’autorité de l’État, lutte contre l’insécurité et réformes institutionnelles, Laurent St Cyr devra prouver que son profil d’homme d’affaires peut aussi rimer avec leadership politique efficace.

La présidence de Laurent St Cyr ouvre donc un chapitre décisif : celui où l’expérience du privé devra se conjuguer avec l’exigence d’une gouvernance inclusive, transparente et tournée vers le redressement d’Haïti. L’issue de cette mission dépendra de sa capacité à naviguer entre ambitions personnelles, contraintes institutionnelles et attentes d’un peuple en quête d’espoir.

Gesly J. Sinvilier

Haïti/enfer carcéral : prison de Delmas 33, reflet d’un système pénitentiaire en crise

Après une mission de deux jours au commissariat de Delmas 33, l’ORDEDH dénonce des conditions de détention inhumaines : surpopulation extrême, absence de nourriture et d’eau potable, violations flagrantes des droits humains. Ce cas s’inscrit dans une crise nationale où les prisons, de Jacmel à Hinche, sombrent dans un chaos humanitaire.

Dans un rapport accablant, l’Organisation pour le Renforcement des Droits de l’Homme (ORDEDH) décrit une réalité insoutenable au commissariat de Delmas 33 : 70 personnes entassées dans à peine 35 m², contraintes de dormir à genoux ou accroupies. Parmi elles, un mineur arrêté à La Gonâve, détenu avec des adultes en violation de la Convention relative aux droits de l’enfant. La majorité purge une détention préventive prolongée, parfois depuis onze mois, pour des infractions mineures comme le vol ou les menaces, sans savoir quand leur affaire sera jugée.

L’organisation interpelle l’OPC

Les conditions matérielles sont alarmantes : absence totale de nourriture, d’eau potable et de soins médicaux. Les femmes, maintenues dans un environnement insalubre, souffrent d’infections faute d’hygiène. L’ORDEDH réclame le transfert des mineurs vers des structures adaptées, le réaménagement des espaces pour les femmes, l’organisation rapide des assises correctionnelles et criminelles, ainsi qu’une distribution régulière de repas et d’eau potable. L’organisation interpelle aussi l’Office de la Protection du Citoyen (OPC) pour renforcer ses inspections et exige du ministère de la Justice qu’il assume pleinement ses responsabilités.

Mais le drame de Delmas 33 n’est pas isolé. À Jacmel, la prison civile connaît une crise humanitaire sans précédent : en un mois, 14 détenus y sont morts et plus de 200 autres sont gravement malades. Conçu pour 120 prisonniers, le centre en héberge plus de 800. Manque d’eau, de nourriture et absence totale de soins y composent le quotidien, alerte Me Frantz Comonce du Bureau d’assistance légale du Sud-Est.

Des centres carcéraux dans des situations intenables

Le Collectif des Avocats engagés pour la Défense des Droits de l’Homme (CADDHO) rapporte six décès à la prison de Petit-Goâve et une situation tout aussi critique à Saint-Marc, où 349 détenus sur 549 attendent toujours leur procès. Là-bas, les responsables sont parfois contraints de quémander dans la rue pour nourrir les prisonniers.

À Hinche, environ 500 détenus survivent sans accès à l’eau potable, dans des locaux délabrés où prolifèrent tuberculose, gale et maladies gastro-intestinales. Les eaux usées stagnent, l’hygiène est quasi inexistante et même les malades graves ne sont pas transférés à l’hôpital.

82 % des détenus haïtiens en détention préventive

Selon plusieurs organisations, 82 % des détenus haïtiens sont en détention préventive, souvent pendant des années, transformant la prison en châtiment avant jugement. Ces conditions, aggravées par la malnutrition, l’insalubrité et l’absence de soins, constituent une violation systématique des droits fondamentaux.

Pour l’ORDEDH, comme pour le CADDHO et le GDDI, il y a urgence à agir. Les ONG appellent à désengorger les cellules, améliorer les conditions sanitaires et alimentaires, et rétablir le respect des normes nationales et internationales.

La rédaction

La direction générale de la PNH confiée à Vladimir Paraison

PORT-AU-PRINCE.— Selon des informations qui circulent dans les couloirs de la Villa d’Accueil, le directeur général de la Police nationale, Normil Rameau, est écarté de ses fonctions. Il est donc remplacé par le Commissaire divisionnaire Jonas Vladimir Paraison.

Une source au sein de la PNH a confié au journal en ligne Le Relief que Normil a emporté tôt, dans la matinée du vendredi 8 août, ses effets personnels et a laissé son bureau, après avoir eu une brève réunion avec son cabinet.

Le commissaire divisionnaire Jonas Vladimir Paraison avait été nommé pour assurer l’intérim. Un arrêté officialisant cette décision a été adopté lors du Conseil des ministres de ce vendredi, toujours selon ces mêmes sources.

Pour l’instant l’ambiance est surchauffée dans les locaux de la direction générale à Clercine, Tabarre, on parlerait même de l’installation, ce vendredi, du nouveau commandant en chef de la police.

Rameau Normil a donc échoué une deuxième fois comme directeur général de la police nationale d’Haiti. Sans bilan avec des arrestations chocs, des avis de recherche notamment contre le journaliste Guerrier Henri, animateur de Boukante Lapawòl, aucun chef de gang neutralisé, ne faisant que de communication publique, Normil se range dorénavant dans la liste des directeurs généraux de la PNH qui ont piteusement échoué.

A Jonas Vladimir Paraison devrait maintenant écrire la sienne et mater cette insécurité chronique dans une contexte de crise multidimensionnelle. Malheureusement, il n’aurait aucune période d’observation. Garde à vous mon commandant !

Jean Mapou

L’inspecteur général de la PNH, Vladimir Paraison, pourra-t-il réussir là où tous les autres ont échoué ?

La question de savoir si Vladimir Paraison, en tant qu’Inspecteur Général puis Directeur Général de la PNH, pourra réussir là où ses prédécesseurs ont échoué est complexe et dépend de multiples facteurs.

Paraison bénéficie d’un avantage certain : une expérience de terrain solide, une image d’homme d’action ayant déjà fait preuve de courage, notamment lors de l’attaque contre la résidence présidentielle, et une connaissance intime des défis sécuritaires du pays. Sa nomination en pleine crise traduit une volonté politique de changement et un désir d’afficher une posture plus ferme face aux gangs armés qui paralysent Haïti.

Cependant, le contexte dans lequel il évolue reste extrêmement difficile. La Police Nationale d’Haïti est fragilisée par des décennies de sous-financement, de divisions internes, de corruption et d’influence politique. Les ressources matérielles sont insuffisantes, et la confiance de la population dans les forces de l’ordre est très faible. Ces handicaps structurels ont largement contribué à l’échec des tentatives précédentes de réforme et de rétablissement de la sécurité.

Paraison devra non seulement mener des opérations efficaces contre les groupes armés, mais aussi réussir à restaurer la discipline et l’unité au sein de la police. Il devra naviguer dans un environnement politique complexe où la coordination entre le Conseil Présidentiel de Transition, la Primature, et les autres institutions n’est pas toujours optimale. Sans un soutien politique constant et un appui logistique conséquent, ses marges de manœuvre seront limitées.

En résumé, si Vladimir Paraison a les compétences et le profil pour impulser une dynamique nouvelle, sa réussite dépendra largement de facteurs externes et institutionnels qui dépassent son seul commandement. Réussir là où d’autres ont échoué exigera une réforme profonde, une mobilisation nationale et internationale, ainsi qu’une approche équilibrée entre fermeté opérationnelle et reconstruction institutionnelle. Son mandat sera un véritable test pour l’avenir de la sécurité en Haïti.

Port-au-Prince, 8 août 2025
Joseph Georges DUPERVAL
Coordonnateur Général
BATON JENÈS LA

Haïti/Politique: Quand Vertilaire Emmanuel dit « calma » sur les doutes de la mainmise du secteur privé

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Le conseiller-président Vertilaire Emmanuel réagit rapidement à l’accession de Laurent Saint-Cyr à la tête du Conseil présidentiel de transition, ce 7 août 2025. Le conseiller-président appelle au calme et rappelle les missions fondamentales de la transition.

À peine la passation de pouvoir achevée entre Fritz Alphonse Jean et Laurent Saint-Cyr, ce mercredi 7 août 2025, que les réactions se sont fait entendre. Sur X, Vertilaire Emmanuel, représentant du parti Pitit Desalin au sein du Conseil présidentiel de transition (CPT), a livré un message fort à l’attention du public et des acteurs politiques.

Laurent Saint-Cyr, représentant du secteur privé, succède ainsi à Fritz Alphonse Jean, qui occupait la fonction de coordonnateur depuis mars dernier. Et son bilan depuis est piètre.

Dans un contexte où certains redoutent une domination du secteur privé sur le pouvoir exécutif en raison du profil de Laurent Saint-Cyr, homme d’affaires bien connu, Vertilaire Emmanuel appelle à la sérénité. « En ce moment difficile de notre histoire, il est important de garder notre sérénité », écrit-il.

Il rejette les interprétations alarmistes qui laissent entendre que le secteur privé contrôlerait désormais la transition. « Le pouvoir exécutif de la transition n’est pas dirigé par un binôme du secteur privé, il est partagé entre un Conseil présidentiel et un Premier ministre. À deux, nous formons les deux rames d’une même barque qui avance, tant bien que mal, sur les eaux agitées de la politique », souligne-t-il.

Vertilaire insiste sur le caractère collectif de la gouvernance au sein du CPT. Pour lui, les débats sur la présidence du Conseil ne doivent pas devenir des sources de division : « Les querelles sur qui préside le Conseil ne sont que des distractions inutiles, conçues pour fragiliser ce qui reste de stabilité dans le pays. » Il rappelle que le poste de coordonnateur n’est pas un trône, mais une fonction au sein d’un organe collégial.

« Ce n’est pas une chaise pour un roi, c’est une table ronde pour plusieurs responsables. Chacun y a une voix, chacun y a un rôle, peu importe l’origine, le parcours ou le secteur d’activité du conseiller-président qui assume la coordination », écrit encore le représentant de Pitit Desalin.

Il conclut en affirmant que l’alternance à la tête du CPT doit être vue comme un signe de maturité démocratique, et non comme une crise : « Accepter l’alternance est une preuve de maturité politique. Accueillons donc avec sérénité et sens de l’État ce nouveau leadership. »

Vertilaire Emmanuel rappelle enfin la mission centrale du Conseil présidentiel de transition : rétablir la sécurité et créer les conditions propices à l’organisation d’élections libres, crédibles et inclusives. Une feuille de route que, selon lui, l’ensemble des conseillers doit continuer à porter collectivement.

Un agenda, des mots de rappel, alors que 3 coordonnateurs ont occupé déjà la place et là c’est le dernier. Depuis près de 15 mois de l’installation du CPT le bilan reste mitigé. Les desiderata ne sont toujours pas comblés alors que nous avons l’échéance du 7 août 2026 pour la passation de pouvoir.

Par ailleurs, comme tous ses prédécesseurs, Laurent Saint-Cyr promet de laisser la parole et passer aux actes. Car pour lui, trop de sang a coulé et que le banditisme doit être éradiqué.

Les jours suivant seulement permettront de qualifier sa coordination. Entre-temps, la crise demeure inchangée et la violence armée tue encore.

La rédaction

Victoria Mboko, la nouvelle étoile du tennis canadien, s’offre Naomi Osaka et remporte l’Omnium Banque Nationale

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La sensation canadienne d’origine congolaise, Victoria Mboko, seulement 18 ans, a écrit une nouvelle page d’histoire du tennis ce vendredi soir. Dans un match haletant, elle a renversé la quadruple championne du Grand Chelem, Naomi Osaka, en trois sets (2-6, 6-4, 6-1) pour s’adjuger le titre de l’Omnium Banque Nationale anciennement Coupe Rogers à Montréal.

Face à une foule entièrement acquise à sa cause, Mboko a montré un sang-froid impressionnant après un premier set difficile. Portée par l’énergie du public et une confiance grandissante, elle a progressivement pris le contrôle du match, dictant le rythme et multipliant les coups gagnants.

« C’est un rêve qui devient réalité », a déclaré la jeune championne après sa victoire. « J’ai grandi en regardant Naomi jouer et la battre aujourd’hui, ici, devant ma famille et mes amis, c’est indescriptible », s’est-elle exclamée.

Ce triomphe marque non seulement son premier titre majeur sur le circuit WTA, mais propulse également Victoria Mboko parmi les têtes de série pour l’US Open 2025, qui débutera à la fin du mois d’août. Une ascension fulgurante pour celle qui, il y a encore un an, était considérée comme un grand espoir, et qui est désormais vue comme une prétendante sérieuse aux plus grands titres.

Pour Naomi Osaka, finaliste malheureuse mais souriante, le match a été l’occasion de saluer le talent de la jeune Canadienne : « Victoria a été incroyable aujourd’hui. Elle mérite complètement cette victoire et je suis sûre qu’on la verra briller encore longtemps. »

L’Omnium Banque Nationale 2025 restera dans les annales comme le tournoi où le public montréalais a assisté à l’éclosion d’une nouvelle star du tennis mondial.

Mardoché D’Août