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Laurent Saint-Cyr et Jean-Bertrand Aristide : deux figures, un même rêve d’unité nationale?

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Haïti change, les leaders aussi, mais le rêve reste le même : une nation unie. Jean-Bertrand Aristide, prêtre engagé devenu président dans les années 1990, a porté l’espoir des pauvres et la lutte pour la démocratie. Laurent Saint-Cyr, entrepreneur d’aujourd’hui, mise sur le dialogue et la coopération pour reconstruire un pays fragmenté.

Deux parcours différents, une même conviction : sans unité, il n’y aura pas d’Haïti forte. Comme le disait Mandela, « L’unité est la force… quand il y a travail d’équipe et collaboration, des choses merveilleuses peuvent être accomplies. »

Aristide a appris que la mobilisation populaire ne suffit pas sans consensus. Saint-Cyr sait que la stabilité économique est impossible dans la division. Leur héritage commun nous pousse à réfléchir : Sommes-nous prêts à dépasser nos divisions pour bâtir ensemble l’avenir d’Haïti ?

La Rédaction

Haïti danse une valse à mille temps de chefs de police pour un même refrain

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Par Jean Venel Casséus

Depuis plus d’une décennie, la Police nationale d’Haïti s’engage dans une valse macabre où les partenaires changent, mais sur la même musique. Les chefs se succèdent, le refrain reste : l’insécurité gagne du terrain, les citoyens perdent espoir.

Godson Orélus (2012-2016) révoqué pour incompétence, remplacé par le « compétent » Michel-Ange Gédéon. Lui-même révoqué pour incompétence, remplacé par le « compétent » Rameau Normil. Lui-même révoqué pour incompétence, remplacé par le « compétent » Léon Charles. Lui-même révoqué pour incompétence et autres soupçons, remplacé par le « compétent » Frantz Elbé. Lui-même révoqué pour incompétence, remplacé par un ancien « incompétent » redevenu « compétent » : Rameau Normil. Lui-même révoqué encore une fois pour incompétence, et voici qu’aujourd’hui nous avons un tout nouveau « compétent » Vladimir Paraison à la tête de la PNH.

Ici, l’incompétence n’est pas un manque de matière grise ; c’est l’incapacité à remplir convenablement une mission pour laquelle on a été investi. De Orélus à Normil, deuxième version, le tempo de l’insécurité n’a fait qu’accélérer, rendant une bonne partie du pays invivable pour les citoyens paisibles. Entre complice et incompétence, je choisis : incompétence.

Vladimir Paraison, le nouveau « compétent », a gagné ses galons sur le champ de bataille. Un bon combattant. Un élément opérationnel de grand calibre. Il aurait même sauvé la Première dame, Martine Moïse, d’un festival de cartouches le 7 juillet 2021. lol. Honneur à lui. Grand guerrier, mais c’est peut-être déjà son plus grand handicap : aujourd’hui, la PNH n’a pas un problème de guerriers, mais de management.

Les failles sont ancrées dans la structure. Des dizaines d’inspecteurs généraux et de commissaires divisionnaires se disputent le fauteuil de directeur, sans mission précise pour beaucoup, parfois au placard. Cette lutte interne d’influence paralyse l’institution.

Les gangs, eux, prospèrent. Leur prolifération est un problème économique, social, politique et géopolitique. Croire qu’une réponse policière seule suffit est une illusion. Dans une stratégie nationale cohérente, la police devrait être le dernier maillon de la chaîne. Avant elle, il faut un appareil judiciaire efficace, des politiques économiques inclusives, une administration réformée et une coordination intégrant renseignement, diplomatie et actions sociales.

Sans cette stratégie, on enverra encore les policiers au front comme on jette des seaux d’eau sur un brasier géant.

Changer le chef ne changera pas la musique. Tant que l’État continuera de jouer sa partition désaccordée, c’est-à-dire clientélisme, improvisation et absence de vision, le refrain restera le même. Haïti n’a pas besoin d’un guerrier de plus à la tête de la PNH ; elle a besoin d’un État stratège. Tant que cette valse continuera, la piste restera ensanglantée et les danseurs, quels qu’ils soient, finiront par tomber.

Si la musique ne change pas, j’attends donc le prochain « compétent » qui viendra remplacer l’« incompétent » Paraison dans quelques mois.

Pennsylvania, 12 Aout 2025.

Commémoration de la cérémonie du Bois-Caïman : le ministère de la Culture en Haïti annonce grand pour les 234 ans

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Le ministre de la Culture et de la Communication a profité de la 21ᵉ édition des « Mardis de la Nation » ce 12 août 2025 pour lancer les commémorations nationales du 14 août de la cérémonie du Bois-Caïman. Pour les 234 ans de cet événement, qui a marqué le début de la lutte pour l’indépendance d’Haïti, toute une série d’activités est annoncée. Un budget de 100 millions de gourdes est prévu. À rappeler qu’une campagne de communication a été lancée le 6 août dernier.

14 août 1791 – 14 août 2025 : cela fait 234 ans que se tenait la cérémonie du Bois-Caïman, acte fondateur de la révolution haïtienne qui mena à l’indépendance en 1804. Cette année, le gouvernement haïtien a choisi de placer cette commémoration au cœur d’une mobilisation nationale.

Lors de la 21ᵉ édition des « Mardis de la Nation », le ministre de la Culture et de la Communication, Patrick Delatour, a dévoilé les grandes orientations de cette célébration. Des activités culturelles variées — musique, danse, théâtre — seront organisées dans toutes les régions du pays, afin de mettre en valeur la richesse et la diversité des communautés haïtiennes. Un budget de 100 millions de gourdes est alloué pour financer ces festivités.

Au-delà des animations, le gouvernement a réaffirmé son engagement dans la restauration et la valorisation des sites patrimoniaux majeurs : la Citadelle, le Palais Sans Souci, la Chapelle de Milot, ainsi que la reconversion des anciennes prisons de Jacmel et du Cap-Haïtien en centres culturels. Plusieurs contrats ont déjà été signés avec des partenaires nationaux et internationaux pour concrétiser ces projets.

Face aux attaques et incendies qui ont récemment visé des monuments historiques, l’exécutif renforce la protection du patrimoine. L’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN) a reçu mandat de dresser un inventaire précis des bâtiments endommagés afin de planifier des interventions adaptées et éviter la perte définitive de symboles majeurs de l’histoire nationale.

Cette mobilisation s’inscrit également dans le cadre d’une campagne internationale lancée le 6 août dernier à l’hôtel Karibe, sous le thème : « Bois Caïman : des mots pour la liberté. Bois Caïman, je m’en souviens ». Reconnu comme patrimoine culturel immatériel par l’UNESCO, cet héritage symbolise non seulement la lutte d’Haïti contre l’esclavage, mais aussi sa contribution à l’histoire universelle de la liberté.

Le ministre haïtien de la Culture, Patrick Delatour a appelé tous les Haïtiens à s’unir autour de cette commémoration, à honorer le courage des ancêtres et à affirmer la souveraineté culturelle du pays.

Par ailleurs, le pays fait face de plus en plus à l’insécurité. Des voies d’accès vers les villes de province, notamment dans le nord d’Haïti où se situe le lieu mythique de cette cérémonie sont toujours contrôlées par les gangs.

La rédaction

Le chef de gang Ti Kolòn abattu par les forces de l’ordre

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Une opération musclée, menée par des unités spécialisées de la Police nationale d’Haïti (PNH), s’est soldée par l’élimination d’un puissant chef de gang.

Dans la matinée du dimanche 11 août, le redoutable chef de gang Ti Kolòn, ainsi connu, a été mortellement blessé lors d’une intervention policière au centre-ville de Port-au-Prince. Cette opération s’inscrivait dans les actions du task force coordonné depuis plusieurs mois par la Primature.

Plusieurs membres de sa bande, qui l’accompagnaient, ont été rapidement repérés et neutralisés par un drone kamikaze alors qu’ils s’apprêtaient à passer à l’action.

Ti Kolòn, chargé de déployer et positionner ses hommes sur des axes stratégiques du centre-ville, occupait un poste clé au sein de l’organisation criminelle Viv Ansanm, laquelle contrôlerait près de 90 % du territoire de la région métropolitaine.

Selon les dernières informations, l’explosion du drone, qui aurait causé la mort de Ti Kolòn et d’une quinzaine de ses hommes, aurait également décapité et calciné le corps du chef de gang. Des sources indiquent que ses restes auraient été rapidement récupérés par d’autres membres de son organisation.

Jacques Innocent

Jeux Panaméricains Asuncion 2025 : Christian Jérôme brille au 200 m papillon

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Lors de la finale du 200 m papillon aux Jeux Panaméricains Asuncion 2025, le nageur haïtien Christian Jérôme a réalisé une performance remarquable en décrochant la troisième place. Avec un chrono de 2 minutes 05 secondes et 44 centièmes, il monte sur le podium et confirme sa place parmi les meilleurs nageurs de la compétition.

Cette médaille vient récompenser un travail acharné et une progression constante dans sa carrière internationale. Mais l’aventure ne s’arrête pas là pour Christian Jérôme : il s’est également qualifié pour la finale du 100 m papillon, où il espère signer un nouvel exploit.

Grâce à cette performance, Jérôme offre à Haïti une belle visibilité sur la scène sportive panaméricaine et inspire toute une génération de jeunes athlètes du pays.

Mardoché D’Août

Un voyage de mille kilomètres commence toujours par un premier pas

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C’est ce samedi 9 août 2025 qu’a eu lieu la cérémonie de graduation de la quatrième promotion, baptisée SIRIUS (2024-2025) de TEACH HAITI. Il est 10 h 30 minutes, nous sommes déjà à l’auditorium de Quisquéya Christian School, situé à Delmas 75, qui accueillait déjà les invités. La décoration soignée, la présence des récipiendaires, du personnel administratif, du personnel de soutien et des enseignants ont contribué grandement et de manière époustouflante à la réalisation de ce grand évènement.

En effet, les organisateurs ont porté leur choix sur M. Ewald PIERRE, désigné parrain de la promotion baptisée SIRIUS, tandis que Mme Angeline HERMA a été nommée marraine. Par ailleurs, M. Valery GARCON s’est vu confier la noble tâche d’assurer avec brio le rôle de maître de cérémonie.

Par ailleurs, dans son discours de circonstance, le directeur pédagogique Délicieux RESIAQUE a rendu un vibrant hommage à Madame Miquette DENIS, initiatrice du projet. Il a aussi salué sa vision, sa bienveillance et son sens du leadership, qui ont permis de mettre sur pied un établissement jeune, mais déjà prometteur et influent dans le secteur éducatif haïtien. Il convient de souligner, ceci à l’encre forte, que ce message a été porté au nom du conseil de direction pédagogique, composé de M. Délicieux RESIAQUE, Mme Itela CLERMONT et Mme Marjorie JOSEPH. Ce trio s’est exprimé à travers la voix de Délicieux RESIAQUE, pour traduire l’engagement de l’équipe pédagogique.

Le directeur général, Bilybert AUDIGE, de son côté, a exprimé sa gratitude pour le bon traitement dont il bénéficie au sein de cette belle et noble institution. Il a poursuivi en affirmant qu’il rêve d’une école de qualité, compétitive, et ayant pour mission de former de jeunes cadres capables d’aider le pays dans les années à venir. Dans cette même perspective, il a annoncé une belle initiative : l’octroi d’une bourse d’études à chacun des gradués. Ces bourses offriront une formation en anglais et en informatique à l’École Professionnelle Haïtienne de la Vie et de l’Espoir (EPHV). Il l’a exprimé avec clarté et conviction : tous les gradués bénéficieront de cette opportunité.

De plus, la cérémonie de graduation a été enrichie par la présence constante et remarquable du Révérend Pasteur ALDAMAR (membre du comité local de TEACH HAITI), qui, dans son message spirituel, a exhorté les récipiendaires à s’appuyer sur la parole de Dieu comme boussole pour leur avenir. Il a ponctué son intervention de versets bibliques porteurs de sagesse.

En plus des discours, la scène a été animée par : Elizé DOIRIN, Francesca ELIE, Jakson NICOLAS (Djagana), le groupe TRA ainsi que la Compagnie Artistique de TEACH HAITI (CATH) qui ont offert des moments d’émotion et d’inspiration.
Enfin, il serait incomplet de ne pas mentionner Frenel CLERVIL, à la tête de l’équipe organisatrice. Poète, artiste, normalien supérieur, diplômé de l’ENARTS, il est reconnu pour son charisme et sa créativité. Véritable bête de scène, il a su donner à cette cérémonie toute sa richesse artistique et son sens de mise en valeur de l’excellence.

En moins de 20 ans, cette jeune école affiche déjà des réalisations notables. Ne serait-il pas juste de paraphraser le grand Corneille en disant : « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années » ?

Rédaction : Valery GARCON, linguiste, normalien supérieur et maître de cérémonie.

Va-t-on vers une meilleure collaboration en matière de sécurité nationale ?

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Le président du CSPN, Premier ministre donne le ton. En effet, ce 11 août 2025, Alix Didier Fils-Aimé, a présidé ce lundi, à la Primature, la première réunion du Conseil Supérieur de la Police Nationale d’Haïti (CSPN) sous le règne du nouveau Directeur général a.i. de la PNH, André Jonas Vladimir Paraison.

Cette séance inaugure-t-elle une ère nouvelle dans la gouvernance sécuritaire de la Nation ? Face à l’urgence nationale que représente l’insécurité, le Chef du Gouvernement dit vouloir montrer plus de détermination pour restaurer l’ordre, protéger chaque citoyen et frapper la criminalité à sa racine.

« La sécurité publique est une exigence incontournable pour garantir la paix sociale, assurer la libre circulation des personnes et des biens », se rappelle Fils-Aimé promettant de créer les conditions propices à l’organisation d’élections libres, inclusives et démocratiques.

Se montrant uni et résolu pour agir avec fermeté, constance et cohérence, le gouvernement, le bilan pour le moins négatif, pense pouvoir gagner la victoire sur l’insécurité. Ainsi donc la population pourra enfin respirer et que la République retrouve stabilité et confiance.

Avec cette nouvelle ère les autorités gouvernementales se disent galvaniser pour enrayer le phénomène de l’insécurité. Quatre jours après le changement de direction, l’impulsion est donnée. Un budget de guerre en exécution, André Jonas Vladimir Paraison a le champ libre.

Drapé par la trilogie militaire cristallisée par la doctrine « des hommes, des moyens et une mission », le nouveau DG doit se donner des défis à relever; appliquer des stratégies axées sur les résultats, évaluer en réadaptent sa méthode à chaque fois pour qu’enfin nous puissions vaincre ces criminels en sandales dans le pays. La peur doit changer de camp; elle ne doit pas être un slogan mais un schéma d’action à renouveler.

Johao Killy

Vladimir Paraison à la tête de la PNH: attentes et recommandations des organisations de droits humains

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PORT-AU-PRINCE.— La nomination de Vladimir Paraison au poste de directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH) suscite un mélange d’espoirs et d’inquiétudes au sein des organisations de défense des droits humains. Ces organisations appellent le nouveau Commandant en chef à engager des réformes en profondeur.

Dans un contexte où l’institution policière traverse une crise profonde, minée par des allégations de corruption, des soupçons de collusion avec des groupes armés et un déficit de confiance publique, certains organismes de droits de l’homme restent très prudents, alors que d’autres sont clairs : Paraison doit marquer son temps par des actions pour redonner à l’institution sa confiance et son autorité au sein de la population.

Des attentes fortes en matière de gouvernance policière

Plusieurs structures, dont le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) et la Fondation Je Klere (FJKL), estiment que la première mission de Vladimir Paraison doit être de rétablir la discipline et l’intégrité au sein de la PNH. Pour elles, la population attend une police qui protège et non qui intimide. La réorganisation des unités spécialisées, la lutte contre l’infiltration de la police par des intérêts criminels et la transparence dans les promotions et affectations figurent parmi les priorités identifiées.

Parallèlement, l’Ordre des Défenseurs des Droits Humains à fait part de ses réserves. Me Darbensky Gilbert, directeur exécutif de l’ ORDEDH dit croire que cette nomination a nécessité un check back ground sur l’intéressé, compte tenu ses antécédents avec la justice haïtienne.

Le défi sécuritaire immédiat

Dans un contexte marqué par la montée en puissance des gangs armés et l’extension de leur contrôle territorial, les défenseurs des droits humains insistent sur la nécessité d’une stratégie claire de sécurisation des zones vulnérables, accompagnée d’un meilleur appui logistique aux commissariats. Toutefois, ils avertissent: «la réponse ne doit pas être uniquement répressive. Un travail de proximité, de prévention et de dialogue communautaire est indispensable pour reconstruire la confiance», a soutenu Alex Carlas, responsable de l’Observatoire Haïtien pour le Droit et la Liberté de la Presse (OHDLP).

«EN plus, il faut dépolitiser la police pour obtenir plus d’efficacité», a renchéri Gilbert de l’ORDEDH, soulignant que souvent la stratégie de police est compromise par des considérations politiques.

La question sensible du vetting

Le vetting, processus d’évaluation approfondie des agents pour identifier et écarter ceux impliqués dans des violations graves ou des actes de corruption, est considéré par les la Ligue Haïtienne de Défense des Droits de l’Homme comme un chantier prioritaire.

La LHDDH recommande:
• Un audit exhaustif des effectifs, avec la participation d’organisations indépendantes et d’experts internationaux.
• La protection des lanceurs d’alerte afin de favoriser la dénonciation des abus internes.
• Des sanctions effectives contre les agents impliqués dans des exactions documentées.
Selon Jemps Méralus, «Sans vetting crédible et transparent, toute réforme restera cosmétique. On ne peut bâtir une police républicaine sur des bases corrompues et compromettantes».

Une réforme qui nécessitera soutien politique et courage

Les observateurs rappellent que le succès de Vladimir Paraison dépendra non seulement de sa capacité à impulser des réformes, mais aussi du soutien réel de ses autorités de nomination, souvent accusées d’interférer dans les affaires internes de la PNH.

Les droits humains ne doivent pas être sacrifiés au nom de la stabilité, insistent-ils, soulignant que lutter contre l’impunité au sein même de la police est un passage obligé pour restaurer l’ordre et la confiance.

Jean Mapou

Haïti renforce ses liens sécuritaires avec le Canada et les États-Unis

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Le Directeur Général a.i. de la Police Nationale d’Haïti (PNH), M. André Jonas Vladimir Paraison, a reçu, ce lundi 11 août 2025, deux délégations diplomatiques majeures : l’Ambassadeur du Canada, M. André François Giroux, et une délégation du Bureau des Stupéfiants et de l’Application de la Loi (INL) du Département d’État américain.

Ces rencontres s’inscrivent dans une volonté commune de renforcer la coopération sécuritaire entre Haïti et ses partenaires internationaux. Les discussions ont porté sur le soutien à la PNH dans ses efforts pour restaurer la sécurité et l’état de droit, notamment à travers des programmes de formation, des dons d’équipements et une assistance technique accrue.

Ces initiatives témoignent de l’engagement du Canada et des États-Unis à accompagner Haïti dans sa quête de stabilité et de développement durable.

La Rédaction

Décès tragique d’un jeune séminariste à Pétion-Ville : l’Archidiocèse de Port-au-Prince exprime sa profonde douleur

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L’Archidiocèse de Port-au-Prince est en deuil après la mort tragique de Rodny Boussicot, un jeune séminariste de 25 ans, survenue le samedi 9 août dernier à l’église Saint-Pierre de Pétion-Ville.

Originaire de Fond Baptiste, le séminariste s’apprêtait à achever ses études philosophiques et se préparait déjà à entamer un stage pastoral. Selon la note officielle signée par le Chancelier P. François Fortin, Rodny Boussicot souffrait d’une fièvre qui l’avait affaibli moralement. Le matin du drame, il a été retrouvé sans vie dans la cour du presbytère aux alentours de 6h53.

Les témoignages recueillis et certains éléments relevés sur les lieux laissent penser à un acte de défenestration. Les circonstances portent ainsi à croire à un geste volontaire, bien qu’aucune conclusion définitive n’ait encore été rendue publique.

L’Archidiocèse exprime ses plus profonds regrets face à cette perte et adresse ses condoléances attristées à la famille endeuillée, au Grand Séminaire et à la communauté paroissiale de Port-au-Prince. « Que le Seigneur de tendresse, maître des temps et de l’histoire, accueille Rodny Boussicot auprès de lui dans son royaume », conclut la note.

Ce drame jette une ombre douloureuse sur la communauté ecclésiale et relance la réflexion sur le bien-être psychologique des séminaristes et religieux, souvent confrontés à de fortes pressions spirituelles, intellectuelles et personnelles dans leur parcours vocationnel.

La rédaction