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Fin de la session d’Éte de Jacot Football Passion

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La cinquième édition du traditionnel camp d’été de Jacot Football Passion a pris fin ce samedi 23 août 2025 au centre Sportif Henfrasa avec la participation de plus d’une centaine d’enfants toute catégorie confondue.

Sous la houlette de plusieurs techniciens de haut niveau dont Jhonny Descollines, ancienne star du football national et Édouard Voltaire, ces enfants ont eu la chance de développer leur capacité à travailler en équipe. Pendant environ un mois, ils ont appris plusieurs notions clées du football de base, notamment sur la conduite de balles pour les enfants de 6 a 8 ans; les différents systèmes de jeu etc.

Ce camp d’été qui avait débuté le 14 juillet, a permis aux techniciens de découvrir de nouveaux talents susceptibles de devenir de grandes stars du football national. A l’instar de Donald Guerrier, Alex Christian Junior ou encore Shelby Printemps qui avaient fait leur début à Jacot Football Passion avant de devenir de pions importants de nos sélections nationales.

Défilé, match d’exibution, séance de junglages, tirs aux buts, courses sur 100 mètres et surtout un jeu de tirs sous la supervision du fondateur du Centre Sportif Henfrasa, le Général Acédius Saint Louis ont été au menu de cette dernière journée de ce camp d’été qui a été plus qu’une réussite, selon le PDG de Jacot Football Passion. « Ma satisfaction est totale même s’il y a eu quelques petites imperfections qu’il faudra corriger à l’avenir », martèle Jacques Hans Vilfort qui en a profité pour remercier tous ceux qui ont contribué à la réussite de ce camp d’été, notamment les parents qui ont confié leurs enfants au staff de Jacot Football Passion.

La nouvelle saison de Jacot Football Passion débutera en cctobre prochain pour les enfants de six à quinze ans. Les intéressés peuvent commencer à se faire inscrire pour permettre à leurs enfants de continuer à s’épanouir sainement sportivement.

Voici la liste des entraîneurs ayant travaillé avec les enfants au cours de camp d’été:
Jhonny Descollines
Jules Vincent Wilkenson
Toussaint Robenson
Eddy Théagène
Augustin Gaby
Jean Juste Williams

Eddy Nezier

Jeanjomervil
Journaliste

Haïti : le gouvernement lance l’élaboration du budget 2025-2026 dans un contexte de crise

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Le Premier ministre a adressé une une lettre de cadrage aux ordonnateurs de l’administration publique pour préparer le budget 2025-2026. Entre la sécurisation du territoire et l’organisation des prochaines élections, plusieurs milliards de gourdes et de dollars devront être mobilisés.

Dans un climat de crise sécuritaire persistante et de récession économique, le gouvernement haïtien a officiellement enclenché le processus d’élaboration du budget 2025-2026.

Dans cette lettre de cadrage adressée aux responsables de l’administration publique, le Premier ministre a insisté sur deux priorités « non négociables » : la restauration de la sécurité publique et l’organisation d’élections crédibles. Ces objectifs, rappelle-t-il, conditionnent à la fois la stabilité politique et la relance de l’économie nationale.

Un effort budgétaire pour les élections

Le financement du processus électoral s’appuie sur un Basket Fund évalué à 39 millions de dollars américains fin novembre 2024, renforcé par une contribution supplémentaire de 10 millions. Le gouvernement prévoit encore 27,5 millions de dollars additionnels d’ici septembre 2025 afin d’assurer le déroulement du référendum constitutionnel et des élections générales. Des investissements sont aussi prévus pour renforcer les capacités du Conseil électoral provisoire (CEP), sécuriser le matériel électoral et former les agents de bureau de vote.

*La sécurité, un facteur de production^

Du côté sécuritaire, l’accent sera mis sur la réhabilitation des commissariats, le renforcement des effectifs de la Police nationale d’Haïti (PNH) et des Forces armées d’Haïti (FAD’H), ainsi que l’acquisition d’équipements modernes. Le gouvernement entend consacrer une partie substantielle du budget d’investissement à la lutte contre la criminalité organisée, au contrôle renforcé des zones frontalières et portuaires, ainsi qu’à la modernisation numérique des systèmes de sécurité.

Une économie en souffrance

Sur le plan macroéconomique, le pays devrait enregistrer une contraction du PIB réel de -3,1 % pour l’exercice 2024-2025, sa septième année consécutive de croissance négative. L’inflation reste élevée à 27,2 % en mai 2025, affectant directement le pouvoir d’achat des ménages. Pour l’exercice 2025-2026, les prévisions tablent sur une reprise fragile avec une croissance de 0,3 % et une inflation ramenée à 23,4 %.

En matière de finances publiques, les recettes collectées au 30 juin 2025 atteignent 143,7 milliards de gourdes, soit 66 % de l’objectif annuel. Mais le taux d’exécution du budget d’investissement reste faible, à seulement 18,7 % pour l’exécutif et nul pour le judiciaire et les institutions indépendantes.

Des attentes élevées

« Le Gouvernement attend de chacun un engagement sans faille pour construire un budget réaliste, crédible et à la hauteur des défis actuels », conclut la lettre du Premier ministre. Les ordonnateurs sont, donc, appelés à aligner leurs propositions budgétaires sur ces priorités stratégiques, dans un esprit de rigueur et de responsabilité soit dans l’esprit de l’accord du 3 avril.

La rédaction

Mobilisation du 22 août: Des centaines de manifestants réclament la démission du CPT

Port-au-Prince, le 22 août 2025.- Quelques centaines de manifestants se sont mobilisés devant les locaux de la Primature et la Villa d’Accueil à Musseau, pour dire non au mensonge, non à l’imposture, non à la trahison nationale orchestrée par le pouvoir en place.

Brandissant des pancartes et slogans hostiles, la foule a exprimé son mécontentement face à un pouvoir incapable d’assurer la sécurité, de combattre la misère et de répondre aux souffrances quotidiennes du peuple haïtien.

« Fok Konsèy prezidansyel la demisyone ! », hurlait la marée humaine, transformant les rues en un espace de résistance. Pour les signataires de l’Accord Karibe, il ne s’agit plus seulement de dénoncer mais de rompre définitivement avec un système de prédation et de corruption, imposé par des élites déconnectées et des parrains internationaux complices.

Cette journée du 22 août marque un tournant dans la mobilisation : la rue devient l’arme ultime pour imposer la volonté du peuple face à un pouvoir illégitime.

Le message est clair : soit le gouvernement tombe, soit le peuple continuera de manifester, de crier, de résister jusqu’à la victoire finale.

Enmé Jolibois et Vladimir Jolicoeur

Haïti: Crise sécuritaire et économique: Impact sur le secteur informel, quel avenir pour les Madan Sara?

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PORT-AU-PRINCE.— Les Madan Sara, ces commerçantes itinérantes qui jouent un rôle central dans l’économie informelle haïtienne, sont aujourd’hui fragilisées par une situation alarmante: une grave crise économique, une insécurité généralisée et des routes nationales bloquées menacent de les étouffer.

Leur Poids dans l’économie informelle font d’elles un pilier dans ce secteur. Environ 100 000 femmes exercent à temps plein ou partiel le rôle de Madan Sara dans le pays. Le secteur informel, dominé par cette catégorie, représente entre 65% et 70% de l’économie haïtienne. Selon une enquête de 2024, ce secteur a perdu jusqu’à 30% de ses revenus au cours des cinq dernières années.

Revenu hebdomadaire menacé

La Banque de la République d’Haïti (BRH), dans une étude de septembre 2024, révèle que 36% des Madan Sara gagnent moins de 50 000 gourdes (- 400 $ US) par semaine, tandis que seulement 8% dépassent 750 000 gourdes (- 5 800 $ US).

La décapitalisation est à la fois massive et spectaculaire. En 2024, plus de 13 000 Madan Sara ont été directement affectées par l’insécurité, beaucoup ont perdu leur capital ou subi des violences. Et les chiffres ont doublé en 2025 avec la prise d’autres territoires par les bandits.

Le Rassemblement National des Madan Sara évoque près de 11 000 commerçantes décapitalisées, en raison notamment des barrages imposés par des gangs sur les routes nationales. Par ailleurs, entre 2018 et 2023, plus de 60 marchés ont été incendiés ou pillés, entraînant des pertes estimées à plusieurs millions de dollars.

Infrastructures routières et blocage des routes: conséquences concrètes

Avant la crise, les Madan Sara réalisaient jusqu’à cinq déplacements hebdomadaires pour s’approvisionner. Aujourd’hui, 80% ne font plus que trois trajets maximum par semaine, en raison de barrages, violences ou extorsions sur les routes nationales. Dans des zones comme Martissant, Carrefour, Marché piste de l’aviation, ou Pétion-Ville, 72% ont dû déplacer de leurs points de vente et 58% ont changé de fournisseurs.

Impacts négatifs sur l’offre et les pertes post-récolte

Le Copenhagen Consensus indique que l’absence d’infrastructures adéquates engendre des pertes post-récolte estimées à 50–60% de la production, aggravée par l’état dégradé des routes . Ces ruptures dans la chaîne d’approvisionnement se traduisent par une flambée des prix en ville et des invendus dans les zones rurales.

Quel soutien de l’État?

Les financements restent limités.
Le gouvernement a signé un protocole avec le Rasanbleman des Madan Sara (RAMSA) en décembre 2024, allouant une subvention de 8 millions de gourdes. Un autre accord a été signé le 3 septembre 2024 avec la Fédération Haïtienne des Petites Moyennes Entreprises. Jusque-là rien n’a changé, la plupart de ces fonds ne sont pas débloqués.

Initiatives de structuration et de microcrédit existantes

L’ONG Fonkoze a mis en place un programme visant les Madan Sara, avec un accès au microcrédit à taux souples, des formations à la gestion financière et un accompagnement en protection sociale, a rapporté le journal The Haitian Times. Jusqu’à aujourd’hui, plus de 5 000 Madan Sara ont bénéficié de prêts, avec un taux de remboursement supérieur à 90% et une amélioration des marges de 30 à 50%.

Au-delà de ce soutien partiel, de nombreux acteurs réclament une stratégie plus ambitieuse: modernisation des espaces de vente, infrastructures de conservation, sécurisation des routes, accompagnement institutionnel… indispensables pour revitaliser efficacement cette économie vitale.

Entre résilience et vulnérabilité

Dans le grand Nord, la plateforme des femmes organisées pour le développement de l’Artibonite (PLAFODA) essaie d’éviter certains dangers sur les routes. Louisette Vertilus, présidente de cette association a confié à l’émission Thermomètre sur radio Solidarité qu’un réseau de femmes commerçantes opèrent dans la région. «Nous vendons entre nous en fonctions des besoins sur place», a-t-elle expliqué.

Les Madan Sara incarnent un rouage essentiel de l’économie haïtienne: elles assurent la circulation des produits agricoles, stabilisent les prix, et représentent une force économique majeure. Pourtant, elles sont aujourd’hui confrontées à une double peine: crise économique et insécurité, sans contrefort institutionnel suffisant.

Bien que des initiatives existent sous la forme de microcrédit, subventions limitées, elles restent dispersées et insuffisantes face à l’ampleur des défis. Pour éviter l’effondrement de ce pilier vital, il est impératif que l’État et ses partenaires adoptent une approche intégrée et durable: sécurité, infrastructures, formalisation, accompagnement financier et logistique.

Jean Mapou

Détention prolongée de Rosemila Petit-Frère : des voix s’élèvent pour sa libération

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Arrêtée le 10 août 2025 à l’aéroport international de Puerto Plata, en République dominicaine, alors qu’elle revenait du Canada, Rosemila Petit-Frère, ancienne mairesse de l’Arcahaie et propriétaire de Radio Télé Monopole a été remise aux autorités haïtiennes le 13 août. Depuis, elle est détenue à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) sans qu’aucune charge formelle n’ait été portée contre elle.

Soupçonnée de la possession d’une importante somme d’argent non déclarée, les autorités dominicaines n’ont trouvé dans ses bagages aucune somme conséquente. N’ayant pas de charge contre elle en République dominicaine, et elle a été remise à la police haïtienne dans le cadre des accords de coopération bilatérale en matière de sécurité.

Depuis, elle est détenue en Haïti sans présentation de charge. Une situation qui suscite l’indignation de plusieurs organisations. Hallan Brun, coordonnateur national du mouvement Pitit Ayiti, dénonce ce qu’il considère comme une violation flagrante des droits de Mme Petit-Frère. Il souligne que, selon la législation haïtienne, la détention préventive ne devrait pas excéder 72 heures en l’absence de flagrant délit.

Par ailleurs, des préoccupations ont été exprimées concernant l’état de santé de Mme Petit-Frère, qui se détériorerait en raison des conditions de sa détention. Les organisations appellent à sa libération immédiate, soulignant l’absence de charges et les risques pour sa santé.

Cette affaire met en lumière les défis persistants du système judiciaire haïtien, notamment en matière de respect des droits fondamentaux et de procédures légales. Elle soulève également des questions sur la transparence et l’efficacité des mécanismes de coopération entre les autorités haïtiennes et dominicaines.

À ce jour, la DCPJ n’a pas communiqué sur les raisons de la détention prolongée de Mme Petit-Frère, alimentant ainsi les spéculations et les inquiétudes quant au respect de l’État de droit en Haïti.

Le Relief

70 ans de Konpa : un hommage spécial à Rolls Lainé!

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Je m’apprête à rencontrer Fabrice Rouzier ce soir pour une causerie autour de la trajectoire du Konpa. Mais en songeant à ce rythme qui, depuis soixante-dix ans, pulse comme le véritable ciment entre les frères et sœurs haïtiens, je ressens le besoin de m’incliner un instant devant l’une de ses figures les plus marquantes : Rolls Lainé, Roro pour les intimes, batteur et architecte sonore d’exception.

De la pelouse au podium : un destin d’exception

Avant de dompter les claviers et de graver son empreinte dans la mémoire musicale haïtienne, Rolls Lainé avait déjà conquis les foules sur un tout autre terrain : le football. Sous les couleurs de l’Étoile Haïtienne, il tutoya la gloire en effleurant la coupe Pradel, porté par une dizaine de buts spectaculaires. Déjà, son corps parlait un langage universel : fougue, précision, créativité. Ce même souffle allait plus tard nourrir sa musique et transfigurer le Konpa.

Le Konpa comme vocation

Du rythme intransigeant de Coupe Cloué à l’énergie volcanique de Djakout Mizik, en passant par l’élégance raffinée de Sweet Select aux côtés de Guy Montreuil, Rolls Lainé a toujours été présent là où le Konpa se réinventait. Son aventure au sein de Mizik Mizik, véritable laboratoire de modernité musicale, a scellé sa légende. Chaque collaboration, chaque arrangement, chaque note témoigne d’un homme en quête d’innovation, mais profondément enraciné dans l’âme du rythme national.

Je me souviens encore en 1994 de ce bal des bleus à la Faculté de Droit et des Sciences Économiques (FDSE), où la nuit refusait de s’achever. Jusqu’à six heures du matin, le temps suspendu vibrait sous les baguettes de Roro et l’ingéniosité du feu Guy Montreuil, mais qu’il était un diable ce dernier ! RIP Guy!

Une carrière de ponts et d’héritages

Rolls Lainé n’est pas seulement un musicien : il est un passeur. Il relie les générations, les espaces, les sensibilités. Dans son jeu se rejoignent la mémoire des percussions traditionnelles et les harmonies les plus modernes du Konpa. Sa trajectoire illustre ce que signifie véritablement hériter : non pas répéter, mais transformer, non pas figer, mais transmettre.

Conclusion : un devoir de reconnaissance

À l’heure où le Konpa fête ses 70 ans, il est plus que jamais urgent de célébrer ces bâtisseurs discrets qui, comme Rolls Lainé, en sont les colonnes invisibles mais indestructibles. Roro incarne la fougue, la polyvalence et la grandeur de l’esprit haïtien. Son nom doit résonner en lettres d’or aux côtés de ceux qui ont écrit et continuent d’écrire cette épopée musicale.

Rendre hommage à Rolls Lainé, c’est rappeler que le Konpa n’est pas seulement un rythme : c’est une histoire de fidélité, de passion et de renaissance permanente.
Et aussi parce que Rolls Lainé nous rappelle que derrière chaque rythme du Konpa bat le cœur d’Haïti tout entier. »

Yves Lafortune, Fort Lauderdale

Meurtre de l’élève Zamy Wanderson : indignation générale et appels à la justice

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La mort tragique de l’élève Zamy Wanderson, tué mardi dernier lors d’une manifestation organisée par des enseignants devant les locaux du ministère de l’Éducation nationale à Delmas 83, continue de susciter une vague d’indignation à travers le pays.

L’exécutif salue la mémoire de Wanderson

La Primature et la Présidence haïtienne ont réagi dès le lendemain, exprimant leur consternation face à cet assassinat attribué à un agent de sécurité du ministère. Dans un communiqué publié le mercredi 20 août 2025, la Primature a déclaré :

« C’est avec une profonde douleur et une indignation sans borne que la Primature a appris l’assassinat du jeune écolier Wanderson Zamy, âgé de dix-neuf ans. »

Condamnant « un acte odieux et barbare », la Primature assure que l’État ne restera pas impassible et annonce avoir donné des instructions fermes afin que toute la lumière soit faite et que les responsables soient rapidement traduits en justice.

De son côté, la Présidence, par le biais du Conseil présidentiel de transition, a également réagi avec fermeté :

« L’État ne saurait rester impassible devant un tel acte. Le président appelle le gouvernement et toutes les institutions compétentes à se mobiliser avec la plus grande rigueur et la plus grande célérité pour élucider les circonstances de ce drame. La mémoire de Zamy Wanderson, comme celle de toutes les vies fauchées par cette spirale de violences, ravive notre volonté collective de faire front commun. »

Les deux branches de l’exécutif en ont profité pour adresser leurs condoléances à la famille, aux proches et à la communauté éducative, tout en réaffirmant leur engagement à renforcer la sécurité nationale :

« Au nom de la République et de l’État haïtien, la présidence renouvelle sa solidarité et son engagement à rester aux côtés de la jeunesse et des familles durement éprouvées, alors que l’État demeure mobilisé pour rétablir la sécurité et construire un avenir meilleur pour chaque fils et fille de ce pays. »

Une association de parents exige des comptes

Au-delà des réactions officielles, plusieurs voix s’élèvent dans la société civile. L’Association des Parents d’Élèves d’Haïti (ASPAEDH), par la voix de son porte-parole Confident Fedner, a exprimé sa profonde douleur et son inquiétude.

« Je me sens attristé, angoissé, troublé par cette nouvelle », a-t-il déclaré, avant de dénoncer la répétition de tels abus de la part des agents de sécurité du ministère. L’ASPAEDH exige que le ministère de l’Éducation nationale mette immédiatement à la disposition de la justice l’agent de sécurité impliqué dans le meurtre, afin que ce crime ne reste pas impuni.

L’association appelle également à l’ouverture d’une enquête sérieuse et rapide, et invite toutes les organisations œuvrant dans le domaine éducatif à apporter leur soutien à la famille de la victime dans cette période douloureuse.

Un drame qui interpelle toute la nation

Le meurtre de Zamy Wanderson, jeune diplômé en classe de Philo, représente un nouveau coup dur pour une population déjà meurtrie par la violence. Ce drame de trop interpelle la nation entière et soulève une exigence de justice et de sécurité, tant pour honorer la mémoire du jeune élève que pour prévenir de nouvelles tragédies.

Gedeon Delva

Une marche d’hommage en mémoire du jeune Zamy Wanderson

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L’émotion était palpable ce jeudi 21 août 2025 dans les rues de où des centaines de jeunes, amis et proches du regretté Zamy Wanderson, se sont rassemblés pour lui rendre un hommage. Assassiné dans des circonstances encore entourées de douleur et de tristesse, le jeune homme a laissé un vide immense au sein de sa communauté et parmi ceux qui partageaient son quotidien.

À l’initiative de ses camarades et de plusieurs influenceurs engagés, une marche pacifique a été organisée à Delmas 83. Fleurs à la main, chandelles et pancartes, les participants ont tenu à rappeler non seulement la mémoire de leur ami, mais aussi à faire entendre un cri contre la perte tragique et récurrente de jeunes vies en Haïti.

« Zamy était plus qu’un ami, il était un frère pour beaucoup d’entre nous. On veut que son départ serve de rappel : chaque vie compte et chaque jeune doit pouvoir rêver d’un avenir meilleur », a déclaré l’un des participants à la marche.

Sur les réseaux sociaux, les hommages se sont multipliés. Des influenceurs et personnalités ont partagé des messages de solidarité, soulignant la personnalité généreuse et le charisme de Zamy Wanderson. ´

Sa disparition est venue renforcer un sentiment partagé par de nombreux jeunes : la nécessité de s’unir pour réclamer plus de sécurité, plus d’opportunités et une meilleure protection de la jeunesse haïtienne.

La marche, qui s’est déroulée dans le calme, s’est conclue par une veillée symbolique. Bougies allumées et chants en chœur, les participants ont promis de garder vivante la mémoire de Zamy et de transformer leur douleur en énergie pour continuer à réclamer un changement durable dans le pays.

Le Relief

Quid de l’après 7 février 2026?L’Accord du 14 Août 2025 propose une alternative

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Depuis plusieurs mois, plus d’un se posent cette question « qu’est ce qui va se passer après le 7 février 2026, date marquant la fin du mandat du conseil présidentiel de transition. Face à cette question beaucoup de propositions venant de la société civile et de la classe politique sont évoquées pour éviter un vide institutionnel après cette date butoire.

Parmi lesquelles, celle de l’accord du 14 Août, une structure politique fraîchement créée. Lors d’un point de presse, les responsables ont dévoilé une alternative pour éviter l’effondrement de l’Etat au lendemain.

«Mettre en place un pouvoir exécutif bicéphale (un Président et un Premier ministre) ; monter une Assemblée Citoyenne de Transition (ACT) composée de 33 membres (3 par département), issus de 11 congrès départementaux dans les 10 départements du pays et la diaspora», a préconisé l’accord du 14 Août.

Sa Mission principale : Aborder ensemble les grands défis nationaux ;
Définir un nouveau modèle de gouvernance ; Élaborer un projet de société sur 25 ans pour assurer la continuité de l’État et restaurer la souveraineté nationale.

Mécanisme de sélection des dirigeants de la Transition

L’ACT désignera le Président de la Transition d’équité parmi sept personnalités issues de secteurs clés :

  1. Société civile organisée
  2. Secteur universitaire
  3. Secteur religieux et spirituel
  4. Diaspora
  5. Secteur privé
  6. Jeunesse et mouvements citoyens
  7. Femmes leaders

Le Président soumettra à l’ACT une liste de cinq personnalités pour le poste de Premier ministre.

Le responsable départemental de l’Ouest de l’Accord du 14 Août 2025, le docteur Jean Marc Dargoût encourage tous à embarquer dans cette démarche afin de permettre au pays de connaître des jours heureux après le 7 février 2026.

Notons cet accord est une initiative citoyenne inclusive, née de différentes structures sociales et politiques haïtiennes. Sa signature officielle a été présentée le jeudi 14 août 2025.

Gedeon Delva

Le collectif Kenbe Kapòw conteste la nomination municipale au Cap-Haïtien

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Le collectif citoyen Kenbe Kapòw a exprimé, dans une note rendue publique, son désaccord à la décision du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) concernant la désignation d’un nouveau responsable à la tête de la mairie du Cap-Haïtien.

Dans ce document intitulé Mizangad #1, le regroupement affirme que le choix effectué ne répond pas aux aspirations de la population locale. Selon Kenbe Kapòw, les critères qui devraient guider une telle nomination incluent la représentativité au sein de la communauté, la maîtrise de l’administration publique, une connaissance approfondie des réalités de la ville, des capacités d’innovation et un solide ancrage dans la société capoise.

Le collectif cite plusieurs noms évoqués pour ce poste et souligne des réserves à leur égard. Patrick Almonor est critiqué pour sa gestion passée de la mairie jugée problématique. Angie Bell, responsable d’une entreprise d’assainissement, est présentée comme n’ayant pas obtenu de résultats significatifs dans l’amélioration de l’environnement urbain. Quant à Isaac Pierre Louis, il est perçu comme peu impliqué dans la vie publique et absent des débats relatifs à la ville.

En conséquence, Kenbe Kapòw appelle le CPT à reconsidérer sa décision et à procéder rapidement à la nomination d’une personnalité jugée compétente, visionnaire et capable de restaurer l’image et la vitalité du Cap-Haïtien.