mercredi, mars 18, 2026
7.6 C
Londres
Accueil Blog Page 117

L’OFATMA signe un protocole d’accord avec la DPC en faveur des brigadiers et annonce sa modernisation

0

À l’occasion de la 23e édition des Mardis de la Nation, un protocole d’accord historique a été signé entre l’OFATMA et la Direction de la Protection Civile une police d’assurance santé au bénéfice des brigadiers et volontaires du Système national de gestion des risques et désastres (SNGRD).

Ce partenariat, selon le directeur général de l’OFATMA marque un tournant, avec la remise officielle de cartes d’assurance aux brigadiers et volontaires. Une initiative inédite en Haïti qui illustre, martèle Vickerson Garnier, l’importance de la collaboration interinstitutionnelle pour assurer une protection efficace des travailleurs et des citoyens, dans des conditions plus sûres.

La remise des cartes d’assurance aux brigadiers représente une étape et symbolique de cette réforme. Selon Emmanuel Pierre, Directeur général de la Protection Civile, ces agents sont en première ligne face aux catastrophes naturelles et aux urgences.

« La DGPC travaille parallèlement au renforcement logistique des Centres d’opérations d’urgence départementaux du Grand Sud ainsi que de cinq Centres communaux, désormais dotés d’infrastructures et d’équipements modernes » a annoncé Mr Pierre précisant que grâce à un Fonds d’urgence réparti selon le niveau de risques de chaque département, le SNGRD est aujourd’hui mieux préparé pour diagnostiquer rapidement les situations de crise et y apporter des réponses locales efficaces.

Parallèlement, le DG de l’OFATMA Vikerson Garnier, a annoncé, mardi 26 août, le lancement d’un ambitieux programme de transformation numérique. Cette initiative vise à moderniser les services de l’institution, à améliorer son efficacité opérationnelle et à offrir une meilleure qualité de service aux assurés.

Selon l’ex parlementaire, cette initiative s’inscrit dans une volonté de rendre l’OFATMA plus accessible, plus efficace et davantage à l’écoute des besoins de la population. Il a souligné que l’informatisation complète des systèmes d’assurance, ainsi que la modernisation des centres hospitaliers dans plusieurs départements clés notamment le Nord, le Sud et l’Ouest contribueront à améliorer significativement la qualité des services offerts aux assurés.

Garnier a souligné que la modernisation de l’OFATMA va bien au-delà de la simple numérisation des dossiers : « Il s’agit d’un processus global visant à renforcer nos directions départementales, à améliorer l’accueil des assurés et à garantir une meilleure traçabilité des services », a-t-il affirmé.

Il a également précisé que cette transition numérique réduira les délais d’attente, à minimiser les erreurs administratives et à offrir aux assurés une expérience plus fluide, plus rapide et plus sécurisée.

La modernisation numérique de l’OFATMA et la collaboration avec la Protection Civile auront un impact direct et tangible pour la population.

Gedeon Delva

Ce que Jimmy Chérizier, dit « Barbecue », a fait de ma maison avant de m’inviter à y retourner!

0

À mes voisins Francillon, Dakkareth, Jimmy Albert, Gauthier, et les autres!

Voici ce que tu as fait de ma maison avant de m’inviter à y retourner. Rien n’a survécu : ni les toilettes, ni les fers forgés, ni les années d’efforts qui s’étaient inscrits dans les murs. Tout a été emporté, dispersé, anéanti.

Je ne pensais pas que j’allais être autant affecté. Mais j’avoue : je suis choqué. J’essaie malgré tout de gérer.

Sur les décombres, il ne reste qu’un graffiti rageur : « Roi Barbecue ». Ainsi donc, le sacre de ton règne s’écrit en lettres de cendres, sur la poussière des vies brisées. Eh bien, vive le Roi et merci pour la paix, si toutefois c’est bien de paix qu’il s’agit.

J’ai vu aussi ce que tu as fait de Saint-Yves, du Centre Dadadou, et d’autres lieux qui portaient nos mémoires collectives. Je comprends une chose : la haine sociale est une force implacable, plus destructrice encore que la violence des armes. Elle ne laisse derrière elle que la stupeur et l’amertume.

Et pourtant, toi et moi, nous nous ressemblons. Nous avons grandi sur les mêmes terres, habité les mêmes rues, partagé le même ciel. Tu es né du même peuple, façonné par les mêmes blessures. C’est peut-être cela qui me choque le plus : que la main qui a frappé soit si proche de la mienne.

Que la paix, malgré tout, soit avec toi… si possible …… . !

Yves Lafortune
Floride, le 27 août 2025

Haïti–Diplomatie: L’ambassadrice Myrtha Désulmé applaudie pour son rôle dans la révision de la résolution du 20 août 2025

0

PORT-AU-PRINCE.— La Plateforme d’organisations de la société civile d’Haïti, à travers le groupe Patriyòt Haytien Angaje (PHA), a exprimé sa gratitude envers l’ambassadrice d’Haïti auprès de l’Organisation des États Américains (OEA), Myrtha Désulmé, pour son rôle déterminant dans la révision de la résolution adoptée par l’organisation hémisphérique le 20 août dernier.

Lors de la session de juillet 2025, où le Secrétaire général de l’OEA, Albert Ramdin, avait présenté le projet initial de la feuille de route intitulée «Nouvelle voie pour Haïti». Mme Désulmé avait dénoncé, alors, l’implication des acteurs haïtiens. Une intervention jugée décisive, qui a conduit à une reconsidération par l’OEA du document

Un tournant pour améliorer l’image de la diplomatie haïtienne

Face aux critiques soulevées par l’ambassadrice, l’OEA a convoqué une nouvelle session le 20 août, au terme de laquelle une version améliorée du projet a été adoptée. Celle-ci intègre des préoccupations haïtiennes, notamment un rééquilibrage budgétaire destiné à renforcer les ressources allouées à la sécurité, tout en maintenant l’aide humanitaire essentielle.

Le PHA salue ce qu’il qualifie de «jalon diplomatique», estimant que cette victoire traduit la volonté d’Haïti de défendre sa souveraineté et sa dignité institutionnelle dans les négociations internationales.

Reconnaissance et appel à la concertation

Dans son communiqué, le mouvement citoyen:

A. Remercie Mme Désulmé pour son engagement constant en faveur des intérêts haïtiens ;

B. Encourage l’OEA et ses partenaires à s’inspirer de cet exemple et à garantir, à l’avenir, la participation active des acteurs haïtiens à toute résolution concernant le pays;

C. Réaffirme son soutien à la nouvelle version de la résolution adoptée le 20 août 2025.

Vers un nouveau cadre de coopération internationale

Ce succès diplomatique, obtenu grâce à une intervention de l’ambassadrice, marque un pas vers un renouvellement des relations entre Haïti et ses partenaires internationaux, où les solutions imposées cèdent la place à une approche inclusive et concertée.

Pour le PHA, cette dynamique doit désormais servir de modèle afin que toute initiative internationale visant Haïti repose sur une appropriation nationale et sur une co-construction des solutions adaptées aux réalités du pays.

Jean Mapou.

Crise en Haïti : Bocchit Edmond esquisse une solution par un tandem ONU–OEA

0

Face à l’impasse politique et à l’aggravation de la crise en Haïti, l’ancien ministre des Affaires étrangères Edmond Bocchit plaide pour une approche conjointe de l’ONU et de l’OEA. Dans un document rendu public le 27 août 2025, il détaille une stratégie de sortie de crise alliant sécurité, gouvernance et assistance humanitaire.

Port-au-Prince, le 27 août 2025. — L’ancien chancelier haïtien sous le gouvernement de Jovenel Moïse, Edmond Bocchit, a présenté une proposition de « cadre hybride » associant les Nations Unies (ONU) et l’Organisation des États Américains (OEA) pour aider Haïti à sortir de l’impasse actuelle.

Dans son document, il félicite l’OEA pour sa récente feuille de route, mais se dit préoccupé par « l’histoire récente des promesses non tenues envers Haïti ». D’où sa recommandation d’une approche plus pragmatique et mieux coordonnée entre les deux organisations internationales.

Les rôles envisagés

Selon Edmond Bocchit, l’ONU devrait assumer la responsabilité principale en matière de sécurité et d’assistance humanitaire. Elle aurait pour mission :

le déploiement d’une mission internationale pour rétablir l’ordre public et appuyer la police haïtienne, la lutte contre les gangs et le désarmement, l’aide d’urgence (eau, nourriture, soins de santé, abris), ainsi que des programmes de développement durable et de renforcement institutionnel.

L’OEA, de son côté, serait chargée de piloter le dialogue politique et les réformes de gouvernance. Ses interventions incluraient :

la facilitation d’un dialogue inclusif entre les acteurs haïtiens, l’appui à une transition légitime et consensuelle, l’organisation d’élections crédibles et transparentes, des programmes d’éducation civique pour stimuler la participation citoyenne.

Un mécanisme conjoint de coordination

La proposition prévoit la création d’une Cellule conjointe de coordination (JCTF), réunissant représentants de l’ONU, de l’OEA, du gouvernement de transition haïtien, de la société civile et des bailleurs internationaux. Cette structure assurerait la transparence, la cohérence des actions et l’optimisation des ressources.

Côté financement, Edmond Bocchit suggère que l’ONU mobilise ses fonds multilatéraux d’urgence tandis que l’OEA solliciterait l’appui des États membres et des institutions régionales comme la Banque interaméricaine de développement. Une conférence internationale des bailleurs pourrait aussi être convoquée.

Une urgence soulignée

Pour l’ancien ministre, seule une approche combinée des expertises de l’ONU et de l’OEA peut permettre à Haïti de « passer de l’instabilité au redressement et à une gouvernance autodéterminée ». Aussi directeur exécutif de l’OHRI, qui est l’Observatoire Haïtien des Relations Internationales (OHRI), l’ambassadeur appelle à une approbation rapide et à une mobilisation immédiate des ressources afin de lancer ce cadre « sans délai, dans un esprit de solidarité avec le peuple haïtien ».

La rédaction

Mondial 2026 – Éliminatoires Concacaf : Sébastien Migné convoque 23 Grenadiers pour la phase finale

0

Le sélectionneur national d’Haïti, Sébastien Migné, a dévoilé, ce mercredi 27 août 2025, lors d’une conférence de presse virtuelle, la liste des vingt-trois joueurs retenus pour disputer la phase finale des éliminatoires de la Concacaf menant à la Coupe du monde 2026.

La grande nouveauté de cette convocation réside dans l’intégration de quatre nouveaux joueurs qui viendront renforcer l’effectif haïtien.
• Jean Ricner Bellegarde, milieu de terrain de Wolverhampton en Premier League anglaise.
• Keeto Thermoncy, défenseur évoluant au Young Boys en première division suisse.
• Yassin Fortuné, attaquant du FC Vizela en deuxième division portugaise.
• Jerry Desdunes, milieu de terrain de l’AV Alta FC en USL League One aux États-Unis.

Ces renforts devront apporter plus de diversité et de profondeur à l’effectif, qui pourra ainsi compter sur des joueurs habitués aux exigences des championnats européens et nord-américains.

À côté de ces nouveaux venus, les piliers traditionnels des Grenadiers figurent bien dans la liste. Migné a tenu à rappeler l’importance de la continuité tout en ouvrant la porte à de nouveaux talents capables de dynamiser le collectif.

Les Grenadiers entameront cette dernière ligne droite des éliminatoires avec deux matchs décisifs :
• Le 5 septembre 2025 contre le Honduras, à Curaçao.
• Le 9 septembre 2025 face au Costa Rica, à San José.

Deux affiches qui pourraient déjà donner le ton sur les ambitions haïtiennes dans cette phase finale, où chaque point pèsera lourd dans la quête d’une qualification historique pour le Mondial 2026.

Avec un mélange d’expérience et de fraîcheur, Migné semble avoir trouvé un équilibre pour affronter la concurrence. « Nous voulons bâtir une équipe compétitive et déterminée. Cette liste reflète cette volonté », a déclaré le technicien français lors de la conférence.

La liste complète des 23 joueurs retenus a été publiée par la Fédération haïtienne de football dans un visuel officiel.

GARDIENS

JOHNNY PLACIDE – SC BASTIA
ALEXANDRE PIERRE – FC SOCHAUX GARISSONE INNOCENT – RITERIA/

DEFENSEURS

CARLENS ARCUS – ANGERS SCO
MARTIN EXPERIENCE – AS NANCY
MARKHUS LACROIX – COLORADO SPRINGS FC
RICARDO ADE – LDU QUITO
JEAN-KEVIN DUVERNE – FC NANTES
GARVEN METUSALA – COLORADO SPRINGS FC KEETO THERMONCY – BSC YOUNG BOYS U-19
THAITO
AETA

MILIEUX

CHRISTOPHER ATTYS – CALCIO LECCO 1912
DANLEY JEAN JACQUES – PHILADELPHIA UNION
LEVERTON PIERRE – VIZELA
CARL-FRED SAINTÉ – PHOENIX RISING FC
JERRY DESDUNES – AV ALTA FC
JEAN RICER BELLEGARDE – WOLVERHAMPTON
THEO MICHEL – CD IBIZA

ATTAQUANTS

DON DEEDSON LOUICIUS – FC DALLAS FABRICE-JEAN PICAULT – INTER MIAMI
DUCKENS NAZON – ESTEGHLAL FOOTBALL CLUB
FRANTZDY PIERROT – AEK ATHENES
YASSIN FORTUNE – VIZELA
RUBEN PROVIDENCE – ALMERE CITY

DT
SÉBASTIEN MIGNÉ

Mardoché D’Août

Le MSPP inaugure un Centre national de production d’oxygène médical

Dans un contexte où les défis sanitaires se multiplient, Haïti vient de franchir une étape décisive pour renforcer son système de santé. Le Centre national de production d’oxygène médical a été inauguré dans l’enceinte de la SONAPI, à Port-au-Prince.

Fruit d’une concertation entre le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), le Premier ministre et le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), dirigé par le Dr Bertrand Sinal, ce projet bénéficie du soutien du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et du Fonds Mondial. Il illustre une volonté politique commune : offrir aux patients un accès vital à l’oxygène médical.

Un souffle indispensable

Lors de la cérémonie, le ministre de la Santé a rappelé l’importance de ce produit essentiel. « L’oxygène médical n’est pas un bien comme les autres, il représente la vie même », a déclaré le Dr Sinal. Indispensable pour les soins aux patients en détresse respiratoire, aux nouveau-nés prématurés, aux malades chroniques ou encore aux personnes en réanimation, il constitue un pilier de la médecine moderne.

Avec une capacité de production estimée à plus de 128 bonbonnes par jour, le centre devrait réduire considérablement la dépendance du pays aux importations et garantir un approvisionnement plus stable pour les hôpitaux.

Accessibilité et équité

Le gouvernement a également insisté sur la dimension sociale de ce projet. Les institutions publiques ne seront pas autorisées à vendre les bonbonnes d’oxygène au-delà de 4 000 gourdes. De plus, certains hôpitaux universitaires de référence – dont La Paix, Justinien et Éliazar Germain – bénéficieront gratuitement d’une partie de la production afin de mieux prendre en charge les patients les plus vulnérables.

Une synergie nationale et internationale

Le Dr Sinal a salué la coopération entre les autorités nationales et les partenaires internationaux, qu’il qualifie d’« œuvre collective au service du peuple ». Pour lui, cette inauguration va au-delà d’une simple infrastructure : elle symbolise la solidarité nationale et internationale, et témoigne de la volonté des dirigeants d’agir concrètement pour sauver des vies.

Avec ce centre, Haïti espère non seulement améliorer la réponse de ses hôpitaux, mais aussi offrir une nouvelle lueur d’espoir à des milliers de familles confrontées chaque jour aux défis de la santé.

Par Gesly Sinvilier

Le Premier ministre haïtien en mission officielle aux États-Unis pour plaider en faveur de la stabilité et de la sécurité

0

Par Jean Wesley Pierre

Port-au-Prince, le 26 août 2025-
Alors que la population haïtienne vit toujours au rythme de l’insécurité et de la fragilité institutionnelle, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a pris l’avion ce mardi 26 août 2025 pour Washington. Ce déplacement officiel vise à participer à une réunion tripartite réunissant l’Organisation des Nations unies (ONU), la Communauté caribéenne (CARICOM) à travers le groupe des personnalités éminentes (EPG), ainsi que l’Organisation des États américains (OEA).

Au programme de cette rencontre, prévue pour ce mercredi 27 août 2025 : une mise à jour de la feuille de route internationale pour Haïti, avec un suivi assuré par l’OEA, ainsi qu’une réunion du « Groupe des amis d’Haïti », instance diplomatique censée coordonner les appuis multilatéraux.

Entre diplomatie et urgence sécuritaire

La mission du chef du gouvernement s’inscrit dans un contexte où la population exprime une attente pressante en matière de sécurité et de reprise économique. Le Premier ministre a promis, avant son départ, de placer les préoccupations haïtiennes au cœur des échanges : la lutte contre les gangs, le soutien logistique et financier aux forces de sécurité, ainsi que l’assistance humanitaire et sociale.

Cependant, la diplomatie internationale autour d’Haïti n’est pas nouvelle. Depuis plus de deux décennies, le pays est régulièrement au centre de conférences, de résolutions et de promesses d’aide, sans que la situation sur le terrain n’ait connu d’amélioration durable.

Les réunions tripartites ou multilatérales se multiplient, mais elles laissent souvent place à des plans inachevés, freinés par l’instabilité politique interne, la faiblesse des institutions et parfois par le manque de cohérence entre bailleurs et acteurs locaux.

Une feuille de route à préciser

Selon des sources proches de la Primature, cette rencontre pourrait permettre de préciser les mécanismes d’application des engagements pris lors des précédentes conférences régionales et internationales. La question centrale demeure : comment transformer l’appui diplomatique en résultats concrets pour la population haïtienne ?

Les observateurs rappellent que plusieurs initiatives passées de la Mission des Nations unies pour la stabilisation d’Haïti (MINUSTAH) à la Mission intégrée des Nations unies en Haïti (BINUH) ont été critiquées pour leur incapacité à éradiquer les causes profondes de l’instabilité : pauvreté, inégalités sociales, corruption, fragilité institutionnelle.

Entre espoir et scepticisme

La participation du Premier ministre à cette réunion est perçue par certains comme une occasion de repositionner Haïti sur l’agenda international, au-delà de la simple gestion sécuritaire, pour inclure le redressement économique et social. D’autres, plus sceptiques, estiment que ces rencontres ne font que renforcer la dépendance d’Haïti vis-à-vis de partenaires extérieurs, sans favoriser une réelle appropriation nationale des solutions.

Alix Didier Fils-Aimé devrait regagner Port-au-Prince ce jeudi 28 août 2025. Mais d’ici là, l’opinion publique attend de savoir si ce déplacement diplomatique aboutira à plus que des promesses, et surtout, si les prochaines semaines verront une amélioration tangible de la sécurité et des conditions de vie des Haïtiens.

PNH : Intensification des offensives contre les gangs, sans neutraliser de chefs redoutables

0

La Police nationale d’Haïti (PNH) intensifie ses opérations pour reconquérir les zones contrôlées par des bandes armées, avec l’utilisation de drones kamikazes et le déploiement d’unités spécialisées. Des offensives récentes ont ciblé le gang Kraze Baryè, dirigé par Vitelhomme Innocent, entraînant la neutralisation de plusieurs malfrats et la saisie d’armes.

Une opération majeure à Kenscoff a délogé des bandits des locaux de la Téléco, causant une vingtaine de morts côté assaillant et de nombreuses confiscations. Le maire de Kenscoff appelle à une présence continue de la PNH et à l’extension des opérations vers les zones rurales.

Cependant, aucun chef de gang majeur, comme Jimmy Chérizier, Wilson Joseph ou Ti Lapli, n’a été arrêté. Les acteurs locaux estiment que les stratégies de la PNH resteront inefficaces tant que les axes routiers ne seront pas sécurisés et que les déplacés ne pourront pas revenir chez eux. Parallèlement, la coalition criminelle Viv Ansanm renforce son emprise en distribuant de l’argent aux déplacés.

Le nouveau directeur général de la PNH fait face à de grandes attentes de la population pour restaurer la paix et la sécurité.

L’ingéniosité d’un jeune burkinabè, une leçon de créativité pour la jeunesse haïtienne

0

OUAGADOUGOU, Burkina Faso.— À seulement 18 ans, Abdoul Rahim Simporé illustre le génie créatif d’une jeunesse qui refuse de se résigner. Fils de commerçant au grand marché de Rood Woko, à Ouagadougou, il a grandi entre l’étal paternel et les ventes ambulantes de rue. C’est dans ce quotidien marqué par la débrouillardise qu’il a découvert, seul, l’intelligence artificielle. De cette curiosité est né KUNAFONI, une solution numérique qui sécurise les transactions agricoles, renforce la confiance entre producteurs et acheteurs et promet d’augmenter les revenus paysans de 20 à 30%.

L’innovation est impressionnante, mais plus encore l’esprit qui l’anime: Abdoul Rahim a choisi de céder son projet à l’État, convaincu que son rôle n’est pas d’en tirer un profit personnel mais d’en faire un outil de souveraineté économique pour le Burkina Faso.

De Burkina Faso à Haïti: deux jeunesses, mêmes défis

L’histoire d’Abdoul Rahim dépasse les frontières de son pays. Elle résonne fortement en Haïti, où plus de 55% de la population a moins de 25 ans, mais où les jeunes restent prisonniers d’un cercle vicieux: chômage massif (près de 40% selon certaines estimations), insécurité, manque d’accès aux formations techniques et fuite des cerveaux vers l’étranger.

Au Burkina Faso comme en Haïti, la jeunesse vit dans la précarité, entre économie informelle et absence de perspective. Mais là où certains parviennent, comme Simporé, à transformer leurs limites en opportunités, beaucoup de jeunes haïtiens voient leurs talents s’éteindre dans l’indifférence, ou pire, se perdre dans la spirale de la violence.

La comparaison est frappante: au Burkina, un adolescent autodidacte conçoit une plateforme pour protéger les paysans et renforcer la souveraineté alimentaire; en Haïti, de nombreux jeunes, malgré un potentiel similaire en numérique, en agroécologie, en artisanat ou en innovation sociale, peinent à trouver un cadre pour transformer leurs idées en projets concrets.

Leçons pour Haïti

Comme le Burkina Faso, Haïti est une nation agricole. Mais elle fait face à des pertes post-récolte énormes, à la méfiance généralisée dans les circuits de distribution et à l’instabilité des marchés. Il faut ajouter aujourd’hui l’insécurité chronique qui enfonce le pays. Un projet inspiré de KUNAFONI pourrait être un levier décisif pour relancer l’économie paysanne haïtienne, protéger les producteurs et assurer une meilleure traçabilité des produits.

Surtout, l’exemple burkinabè démontre que la jeunesse, même livrée à elle-même, peut être le moteur de solutions nationales. Encore, faut-il que les autorités, les institutions et la société civile créent un cadre de confiance et d’accompagnement.

Un appel urgent à encadrer la jeunesse haïtienne

L’énergie, l’intelligence et la créativité de la jeunesse haïtienne sont réelles. Mais elles manquent cruellement d’encadrement. Les jeunes haïtiens ne devraient pas être réduits au choix tragique entre partir, s’enfermer dans la survie quotidienne ou céder à l’appel des gangs. Ils doivent pouvoir, comme Abdoul Rahim Simporé, mettre leur savoir-faire au service du pays.

Cet encadrement passe par des politiques publiques ambitieuses:
• Accès à des formations numériques et techniques accessibles à tous, même hors des grandes villes;
• Incubateurs et fonds d’innovation permettant aux jeunes de concrétiser leurs idées;
• Partenariats entre l’État, le secteur privé et la diaspora pour financer et accompagner les projets;
• Valorisation des initiatives locales qui peuvent, comme KUNAFONI, devenir des outils de souveraineté nationale.

Alternative aux armes

On dit toujours que les temps difficiles créent des hommes forts… Simporé est l’exemple d’une jeunesse qui refuse de renoncer ou de bifurquer pour atteindre la vie facile sans en apporter sa contribution substantielle. Pour changer le cours des événements, il y a toujours de meilleures options que de céder à l’appel des gangs et devenir à la fois un instrument et une proie de la violence.

L’histoire d’Abdoul Rahim Simporé rappelle une vérité simple: la richesse d’une nation, ce sont d’abord ses jeunes. Au Burkina Faso, un adolescent autodidacte en IA montre la voie. À Haïti de s’en inspirer et de libérer le potentiel immense de sa jeunesse. Car sans encadrement ni vision, ce potentiel risque de se perdre, et avec lui, l’avenir du pays.

Jean Mapou

PNH : Intensification des offensives contre les gangs, sans neutraliser de chefs redoutables

0

La Police nationale d’Haïti (PNH) intensifie ses opérations pour reconquérir les zones contrôlées par des bandes armées, avec l’utilisation de drones kamikazes et le déploiement d’unités spécialisées. Des offensives récentes ont ciblé le gang Kraze Baryè, dirigé par Vitelhomme Innocent, entraînant la neutralisation de plusieurs malfrats et la saisie d’armes.

Une opération majeure à Kenscoff a délogé des bandits des locaux de la Téléco, causant une vingtaine de morts côté assaillant et de nombreuses confiscations. Le maire de Kenscoff appelle à une présence continue de la PNH et à l’extension des opérations vers les zones rurales.

Cependant, aucun chef de gang majeur, comme Jimmy Chérizier, Wilson Joseph ou Ti Lapli, n’a été arrêté. Les acteurs locaux estiment que les stratégies de la PNH resteront inefficaces tant que les axes routiers ne seront pas sécurisés et que les déplacés ne pourront pas revenir chez eux. Parallèlement, la coalition criminelle Viv Ansanm renforce son emprise en distribuant de l’argent aux déplacés.

Le nouveau directeur général de la PNH fait face à de grandes attentes de la population pour restaurer la paix et la sécurité.