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Mondial 2026 – Haïti tient tête au Honduras (0-0) : un point précieux, mais des regrets

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Dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, la sélection haïtienne a décroché un match nul (0-0) contre le Honduras ce vendredi à Curaçao. Si ce résultat permet aux Grenadiers de rester dans la course à la qualification, il laisse un goût d’inachevé face à un adversaire à leur portée.

Les hommes de Sébastien Migné ont affiché un visage encourageant, avec une meilleure fluidité dans le jeu collectif. L’arrivée de joueurs comme Jean-Ricner Bellegarde et Yassine Fortuné a apporté une réelle plus-value.

Leur créativité et leur aisance technique ont permis à Haïti de dominer par moments la possession et de se créer plusieurs occasions franches. Cependant, le manque de réalisme devant le but a coûté cher, empêchant les Grenadiers de concrétiser leur légère supériorité.

En défense, des progrès sont encore nécessaires. Si l’ensemble de l’arrière-garde a tenu bon face aux assauts honduriens, quelques erreurs de placement, notamment de Jean-Kévin Duverne, ont exposé l’équipe à des situations dangereuses. Heureusement, la solidité du gardien et la combativité collective ont permis de préserver le point du match nul.

Ce résultat, bien que positif, place Haïti dans une position délicate avant un choc crucial contre le Costa Rica. Les Grenadiers devront capitaliser sur leurs points forts et corriger leurs lacunes pour espérer décrocher une victoire décisive dans ce duel à venir.

Dans une poule aussi compétitive, chaque point compte, mais c’est avec plus de tranchant offensif et de rigueur défensive qu’Haïti pourra rêver d’un billet pour le Mondial 2026.

Mardoché D’Août

Haïti lance son Plan de Relance et de Développement Économique 2025-2030

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Par Jean Wesley Pierre

Le Gouvernement haïtien, par le biais du Ministère de l’Économie et des Finances (MEF), a officiellement lancé ce jeudi 4 septembre 2025 au Cap-Haïtien, les premières consultations régionales dans le cadre de l’élaboration du Plan de Relance et de Développement Économique 2025-2030.

Une dynamique participative

Selon le ministre de l’Économie et des Finances, M. Alfred Fils Metellus, cette démarche vise à intégrer les collectivités territoriales, la société civile et le secteur privé dans la définition des priorités nationales.

« Se te 3 jounen reyisi » a déclaré le ministre de l’économie et des finances, Alfred Fils Metellus. Lors de la première journée de consultation avec la société civile et le secteur privé, « nous avons présenté notre vision de ce que pourrait devenir le Grand Nord dans les 5 à 10 prochaines années, nous avons rencontré les maires, qui nous ont expliqué les réalités qu’ils vivent, afin que nous puissions passer à des actes concrets », a martelé le ministre devant les journalistes.

Appui des partenaires internationaux

La représentante pays de la Banque Interaméricaine de Développement Mme Corinne Catala, et celle de la Banque Mondiale, Mme Anne Lucie Lefebvre ont salué cette nouvelle dynamique. Elles ont exprimé le soutien ferme de leurs institutions à un processus qui met en avant les spécificités régionales dans la planification économique nationale.

Vers un développement régional inclusif

Ces ateliers, organisés les 4 et 5 septembre au Cap-Haïtien, constituent la première étape d’une série de consultations prévues dans plusieurs régions du pays. L’objectif est de bâtir un cadre stratégique cohérent et inclusif qui tienne compte des réalités locales, en particulier dans les départements du Nord, du Nord-Est et du Nord-Ouest.

Le ministre a rappelé sa grande présentation, ses projets pour le grand Nord : « Nou prezante yo kòman nou wè Gran Nò nan 5 à 10 lane ankò »

Un plan attendu

Le Plan de Relance et de Développement Économique 2025-2030 doit répondre aux urgences actuelles tout en traçant une vision à moyen terme pour relancer la croissance, créer des opportunités d’investissement et renforcer la résilience des territoires face aux crises multidimensionnelles que traverse Haïti.

Le procès des Timbres : 50 ans après

Dans le cadre de la lutte contre la corruption, comme une goutte dans un océan, le gouvernement du dictateur Jean-Claude Duvalier réalisa, en août 1975, un grand procès contre certains grands commis corrompus, qui allait marquer l’histoire judiciaire et politique du pays. Il s’agit du fameux procès des Timbres.

C’est le second et, jusqu’à date, le dernier procès en ce sens dans l’histoire d’Haïti. Le premier eut lieu sous l’administration du président Nord Alexis. A la grande différence, celui de dernier était engagé contre les anciens fonctionnaires du gouvernement de Tirésias Simon Sam et non contre ses collaborateurs qui pataugeaient dans la corruption. J. C. Duvalier, lui, eut le courage de faire arrêter et juger ses propres collaborateurs impliqués dans l’affaire des Timbres.

Cinquante ans plus tard, il reste un symbole de la lutte (parfois inachevée) contre la corruption au sein de l’administration publique haitienne. L’affaire débute par une commande officielle de timbres-poste reproduisant les aquarelles du naturaliste Jean-Jacques Audubon. Le marché, confié à une firme new-yorkaise, aurait été frauduleusement gonflé, provoquant un scandale financier et fiscal impliquant plusieurs hauts responsables.

Le gouvernement, sous pression, décide de traduire les suspects en justice. Parmi les inculpés figuraient des personnalités proches du pouvoir comme le secrétaire d’État au Commerce et à l’Industrie, le Dr Serge Fourcand, Frantz Leroy, Eugène et Pierre-Richard Maximilien, ainsi que Fritz Denis. Dès l’ouverture du procès, du 26 août au 8 septembre 1975, l’affaire fit grand bruit, attirant l’attention sur le commissaire du gouvernement Rodrigue Casimir et sur plusieurs ténors du barreau qui s’illustrèrent brillamment : Théodore Achille et Gérard Gourgue, entre autres.

Au terme des audiences, trois des inculpés : le Dr Fourcand, Fritz Denis et Pierre-Richard Maximilien furent relaxés pour absence de preuves. Les autres, condamnés à diverses peines, bénéficièrent néanmoins d’une grâce moins d’un an plus tard.

Un héritage contrasté

Le procès des Timbres fut présenté à l’époque comme un tournant , un État décidé à combattre la corruption et à rappeler que nul n’était intouchable. Pourtant, la clémence finale accordée par le pouvoir nourrit les soupçons d’un procès avant tout politique, destiné à donner des gages de fermeté sans rompre réellement avec le système d’impunité.

Cinquante ans après, ce procès continue d’interroger. Pour les uns, il incarne une rareté historique : un moment où des dignitaires furent publiquement mis en accusation. Pour d’autres, il illustre les limites structurelles de la justice haïtienne, incapable d’aller au bout de ses propres verdicts.

En 2025, alors que la corruption demeure l’un des plus grands défis du pays, le souvenir du procès des Timbres revient comme une leçon incomplète ,un rappel que la justice ne doit pas être un instrument de circonstance, mais le fondement d’un véritable État de droit.

Pierre Josué Agénor Cadet

50 ans du Mausolée des Pères de la Patrie : un anniversaire oublié

Le 18 mai dernier, Haïti aurait dû commémorer les cinquante ans du Mausolée des Pères de la Patrie, devenu le MUPANAH. Mais l’événement est passé sous silence. Un oubli troublant, qui interroge le rapport de la nation à son histoire et met en lumière l’urgence de préserver la mémoire collective.

Pierre Josué Agenor Cadet

Le 18 mai dernier aurait dû être marqué par une journée de commémoration nationale. Cette date représentait le cinquantenaire du Mausolée des Pères de la Patrie, lieu hautement symbolique de l’histoire haïtienne. Pourtant, l’événement est passé sous silence, sans cérémonie officielle ni rappel institutionnel.

Une interrogation s’impose : s’agit-il d’un simple oubli, d’un manquement au devoir de mémoire, ou encore d’une conséquence directe de l’insécurité qui gangrène la société ?

De François Duvalier au Panthéon national

Érigé sous l’administration du président à vie Jean-Claude Duvalier, le mausolée avait d’abord pour vocation d’honorer la mémoire de son père, le docteur François Duvalier (président du 22 octobre 1957 au 21 avril 1971), et d’abriter ses restes.

Mais, le 18 mai 1975, ce monument acquit une nouvelle dimension en étant rebaptisé Mausolée des Pères de la Patrie, afin d’en faire un espace de mémoire collective pour l’ensemble de la nation.

La métamorphose en MUPANAH

Le 7 avril 1983, le mausolée fut transformé en Musée du Panthéon National Haïtien (MUPANAH). Sa mission : recueillir, conserver et exposer objets, archives et symboles liés à l’histoire du pays.
Le jour de son inauguration, un moment empreint de solennité marqua les esprits : le rapatriement symbolique des restes de Toussaint Louverture, déposés aux côtés de ceux de Jean-Jacques Dessalines, Henri Christophe et Alexandre Pétion. Ce geste visait à consacrer le lieu comme sanctuaire de la mémoire nationale et à réconcilier la patrie avec ses grands fondateurs.

Une mémoire en péril

Cinquante ans plus tard, l’oubli de cette date commémorative révèle une crise profonde dans le rapport qu’Haïti entretient avec son histoire. Le silence des autorités traduit-il une indifférence institutionnelle ? Ou met-il en lumière la fragilité d’une société qui peine à préserver et à valoriser ses repères symboliques ?

Le devoir de mémoire

L’oubli de ce jubilé invite à une réflexion collective : comment construire l’avenir sans nourrir la mémoire du passé ? Dans un pays miné par l’insécurité, la malgouvernance, la corruption, la déshumanisation et les incertitudes, il apparaît urgent de réaffirmer le rôle du MUPANAH comme lieu de transmission, d’éducation civique et de consolidation identitaire.

Le Mausolée des Pères de la Patrie n’est pas seulement un monument : il est un appel vibrant au devoir de mémoire, destiné aux générations présentes et futures.

Ne pas célébrer, c’est consentir à l’effacement. Et un peuple qui s’efface de lui-même risque de disparaître aux yeux du monde. Là où le silence recouvre la mémoire, l’avenir se bâtit sur du sable.

Rendez-vous aux Bahamas pour visa américain pour les Haïtiens : Washington dit oui, Nassau dit non

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Alors que le Département d’État américain impose désormais aux Haïtiens de se rendre à l’ambassade des États-Unis à Nassau pour obtenir un visa d’immigrant, le gouvernement bahaméen refuse catégoriquement l’entrée des Haïtiens sur son territoire pour cette démarche, compliquant un peu plus le parcours migratoire des ressortissants haïtiens.

Le 28 août 2025, le Département d’État américain a publié de nouvelles directives obligeant les candidats à un visa d’immigrant à passer leur entretien dans la circonscription consulaire de leur pays de résidence ou, si nécessaire, de leur nationalité. Pour les Haïtiens, cela signifie désormais un déplacement obligatoire vers l’ambassade américaine à Nassau, aux Bahamas. Les rendez-vous déjà pris ne sont pas annulés, mais toutes nouvelles demandes devront être traitées sur place, sauf exceptions humanitaires ou médicales.

Cette mesure survient dans un contexte où Haïti est classé par les États-Unis parmi les pays à haut risque pour la délivrance de visas, en raison d’un fort taux de dépassement de séjour et de l’absence de données centralisées fiables pour garantir la sécurité. La situation est exacerbée par la désignation de plusieurs gangs haïtiens comme organisations terroristes.

Cependant, le gouvernement bahaméen a réagi immédiatement. Le 5 septembre 2025, il a annoncé qu’il n’autorisera plus l’entrée des Haïtiens sur son territoire dans le but de déposer une demande de visa américain. Les autorités expliquent que cette décision découle de la politique américaine limitant sévèrement l’entrée des ressortissants haïtiens sur leur territoire. Ainsi, l’option de se rendre aux Bahamas pour obtenir un visa est désormais fermée.

Cette double restriction place les Haïtiens dans une situation extrêmement délicate. Faute de structures consulaires fonctionnelles en Haïti et désormais sans accès aux Bahamas, leurs chances de voyager légalement vers les États-Unis se trouvent fortement réduites.

Parallèlement, la bataille juridique sur le Temporary Protected Status (TPS) aux États-Unis se poursuit, visant à protéger des centaines de milliers de Haïtiens de l’expulsion.

La rédaction

C’est acté, les États-Unis changent leur vision du monde

Par Jean Venel Casséus

Ce 5 septembre 2025, le président Donald Trump décide, à travers un décret présidentiel, d’autoriser officiellement l’appellation de « Département de la Guerre » comme nom secondaire du Département de la Défense. L’enjeu de ce jeu est très significatif : il marque un tournant symbolique et conceptuel dans la manière dont les États-Unis conçoivent leur rapport au monde.

Depuis 1949, l’appellation Department of Defense s’inscrivait dans une logique de protection et de légitimation morale : l’armée américaine se présentait comme une force au service de la sécurité nationale et internationale, protectrice des alliés et garante de l’ordre global. Le retour au terme War Department, utilisé jusqu’en 1947, rompt avec cette rhétorique. Il place la guerre, et non la défense, au cœur de l’identité institutionnelle de l’armée américaine.

Conceptuellement, la différence est majeure. Le mot défense suggère la riposte face à une menace, la réaction à un danger. Le mot guerre, lui, affirme une offensive assumée, une volonté d’affronter, de désigner l’ennemi et de le combattre. Dans un monde marqué par la polarisation, la compétition des empires et la résurgence des logiques de blocs, ce choix lexical traduit un repositionnement idéologique : l’Amérique se montre moins en gardienne de la paix qu’en puissance guerrière affirmant son rôle de force dominante.

Historiquement, la guerre a toujours été présente dans la politique étrangère américaine, mais elle était enveloppée de discours humanitaires ou sécuritaires. Désormais, le voile tombe. L’État se présente frontalement comme une machine de guerre.

Sur le plan géopolitique, ce changement de nom secondaire aura des répercussions. Pour les alliés, il peut susciter un malaise : parler de guerre envoie un signal plus brutal, moins diplomatique, qui tranche avec la rhétorique de sécurité collective. Pour les adversaires, c’est un aveu de franchise, mais aussi une démonstration d’agressivité. À l’intérieur, la culture militaire américaine pourrait se renforcer autour d’un ethos du guerrier, avec une opinion publique davantage habituée à l’idée d’un conflit permanent.

En définitive, ce décret présidentiel exprime une recomposition de l’imaginaire national, un tournant rhétorique qui pourrait annoncer un tournant stratégique. De protecteurs, les États-Unis se définissent désormais comme combattants.


Nevada 05 Septembre 2025

Visite du président du CSPJ au tribunal de première instance de Port-au-Prince : entre bilan et perspectives

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Le président du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), Jean Joseph Lebrun, a effectué, ce vendredi, une visite au tribunal de première instance de Port-au-Prince. Cette démarche s’inscrit en vue de dresser un état des lieux du fonctionnement de l’institution et de préparer la prochaine rentrée judiciaire.

Au cours de sa visite, le président du CSPJ a rencontré le doyen, le greffier en chef et le commissaire du gouvernement, Me Cadet Roosevelt. Il a annoncé l’élaboration d’un bilan détaillé des activités du tribunal pour la période allant d’octobre dernier à aujourd’hui, bilan qui sera suivi d’une nouvelle évaluation au début de la prochaine année judiciaire.

Dans la même perspective, le président du CSPJ, a déclaré que la reprise des audiences correctionnelles, suspendues depuis plusieurs mois, interviendra « dans les meilleurs délais ». Ces audiences, qui se tiennent sans assistance de jury, sont essentielles au traitement d’un grand nombre de dossiers en souffrance dans le système judiciaire.

Le président du CSPJ a également réaffirmé l’engagement de son institution à soutenir le tribunal et le parquet dans l’accomplissement de leurs missions, promettant d’apporter « toute l’aide nécessaire » pour faciliter la bonne marche des activités judiciaires.

De leur côté, le doyen du tribunal, Bernard St-Vil, et le commissaire du gouvernement, Cadet Roosevelt, ont mis en lumière les difficultés matérielles auxquelles ils font face. Selon eux, l’espace actuel logeant le tribunal n’est pas adapté aux exigences de fonctionnement de l’institution ni à celui du parquet.

Malgré ces contraintes, ils assurent continuer à servir les justiciables avec les moyens disponibles, tout en lançant un appel pressant au CSPJ afin d’obtenir un appui concret pour le réaménagement et l’amélioration de l’espace de travail.

Cette visite marque un signal fort de la part du CSPJ dans un contexte où la justice haïtienne, fragilisée par des retards et des difficultés structurelles, est plus que jamais appelée à répondre aux attentes des citoyens.

Par Gesly Sinvilier

TOUTES LES TERRES SONT LA TERRE

Poème de Jean Venel Casséus

comme des graines arrachées par le vent,
comme des pierres roulées par des fleuves.
Nous ne partons pas,
nous sommes portés.

L’exil n’est pas un voyage,
c’est un autre visage du sol.
Ici ou ailleurs,
la poussière colle aux pieds,
et l’air porte la même mémoire,
la même haleine,
les mêmes cendres.

Nous ne partons pas,
nous sommes portés.
Car toutes les frontières sont des mirages,
elles tremblent sous le soleil,
elles se déchirent sous la pluie,
elles disparaissent dans les rêves,
dans les rêves des enfants
qui dessinent des maisons,
des maisons sans clôtures.

Nous ne revenons pas,
nous sommes portés.
Car la déportation n’est pas un retour au néant,
c’est une métamorphose de l’absence :
on déplace les corps,
mais les voix persistent,
glissent dans les fissures des espoirs à renouer,
chantent dans les gares vides
où le silence murmure.

Nous ne partons pas,
nous ne revenons pas.
Nous portons avec nous
des poings fermés de terre natale,
des odeurs de mangue et de sel,
des tambours qui battent plus fort que les sirènes.
Partout où la nuit tombe,
les étoiles parlent d’amour
dans la même langue.

Et nous le proclamons,
et nous le répétons,
et nous le chantons :
toutes les terres sont notre terre.

Ouverture anticipée de certaines écoles : le MENFP brandit la menace de sanction

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Alors que certaines écoles de la capitale ont commencé leurs activités avant la date officielle, le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) rappelle que la rentrée scolaire 2025-2026 est fixée au 1er octobre et avertit les contrevenants de sanctions.

Port-au-Prince, le 5 septembre 2025. – Dans une circulaire publiée ce vendredi, le MENFP réaffirme que toutes les écoles du pays, qu’elles soient publiques, privées, communautaires ou religieuses, doivent observer scrupuleusement le calendrier officiel pour l’année académique 2025-2026. Le ministère rappelle que la date officielle de rentrée reste le 1er octobre 2025, conformément au communiqué du 7 août dernier (Réf : N-1:420).

Le MENFP insiste particulièrement sur les établissements privés, rappelant qu’ils sont légalement tenus de respecter les directives du ministère. Selon le premier alinéa de l’article 13 du décret du 11 septembre 1974, les directeurs d’établissements privés doivent appliquer les règlements, avis et circulaires émis par le département de l’Éducation nationale. De plus, l’article 29 de ce même décret confère au MENFP le pouvoir de sanctionner tout responsable qui agirait en contradiction avec ces règles.

Toutefois, certaines écoles congréganistes ont déjà ouvert leurs portes ou envisagent de le faire en dépit des instructions officielles. Le MENFP rappelle que le respect des consignes est essentiel pour garantir un démarrage harmonieux de l’année scolaire et éviter toute confusion au sein de la communauté éducative.

Le ministère via la note signée par Yves Roblin DG du MENFP fait appel à la compréhension et à la collaboration des directeurs d’écoles privées, afin d’assurer une rentrée scolaire équitable et ordonnée. Il insiste sur l’importance de lancer l’année académique dans un esprit de cohésion nationale, pour le bien de tous les élèves.

Par ailleurs, les résultats de la 9e année ont été publiés complètement cette semaine pour les dix départements, tandis que ceux du baccalauréat ne sont pas encore disponibles pour l’ensemble des dix départements. Cette situation retarde les préparatifs de nombreux parents pour la rentrée 2025-2026. Reste à savoir si, dans ce contexte, les écoles concernées finiront par se conformer aux directives du MENFP.

La rédaction

Absence prolongée des vols commerciaux américains jusqu’en 2026 dans le ciel haïtien

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La reprise des vols commerciaux américains vers Haïti, initialement prévue pour le 8 septembre 2025, est une nouvelle fois reportée. La Federal Aviation Administration (FAA) a prolongé l’interdiction jusqu’au 7 mars 2026, invoquant l’insécurité persistante dans la capitale et ses environs.

La Federal Aviation Administration (FAA) a annoncé l’extension de son interdiction sur les vols commerciaux américains à destination de Port-au-Prince, la capitale haïtienne. Initialement prévue pour prendre fin le 8 septembre 2025, cette mesure est désormais maintenue jusqu’au 7 mars 2026.

Selon un communiqué de l’agence, les compagnies américaines ainsi que les avions pilotés par des pilotes détenteurs de licences américaines peuvent survoler Port-au-Prince, mais il leur est strictement interdit d’atterrir ou d’évoluer en dessous de 10 000 pieds dans l’espace aérien de la ville.

La FAA justifie cette prolongation par la désignation récente par le Département d’État américain du principal groupe de gangs haïtiens, Viv Ansanm, comme organisation terroriste étrangère (FTO). Malgré la présence d’une force internationale dirigée par le Kenya, en collaboration avec la police nationale haïtienne, les gangs armés continuent de représenter une menace sérieuse dans les zones concernées.

Selon l’agence, au cours des six derniers mois, ces gangs ont étendu leur contrôle sur près de 90 % de Port-au-Prince et des routes stratégiques environnantes. Ils disposent également d’armes légères et de drones capables d’atteindre des phases de vol à basse altitude, compliquant ainsi la sécurité aérienne.

La FAA note que les forces de sécurité haïtiennes et internationales font face à des pénuries persistantes en personnel et en équipements, limitant leur capacité à contrer les activités des FTO. De plus, les actions non coordonnées de certaines forces internationales, notamment l’utilisation de drones pour frapper des leaders de gangs, réduisent l’efficacité opérationnelle et compliquent la gestion de l’espace aérien à basse altitude.

Cette interdiction avait été initialement imposée il y a près d’un an après que trois compagnies américaines — Spirit Airlines, JetBlue Airways et American Airlines — ont signalé avoir été la cible de tirs de gangs lors de survols de l’aéroport international Toussaint Louverture. Depuis, ces compagnies ont annulé leurs vols vers Haïti, suivies par des transporteurs canadiens et français. American Airlines, qui desservait le pays depuis 50 ans, a également fermé ses opérations plus tôt cette année.

Malgré l’interdiction de la FAA, le Pentagone continue de maintenir des vols vers Port-au-Prince pour soutenir la mission multinationale dirigée par le Kenya.

Pour les Haïtiens, cette situation signifie un isolement presque total. Les rares vols encore disponibles sont très coûteux et se concentrent principalement sur l’aéroport international du Cap-Haïtien. L’espace aérien avec la République dominicaine reste fermé, et les restrictions américaines en matière de visas compliquent davantage les déplacements des citoyens haïtiens.

Si la raison de cette interdiction est la situation sécuritaire préoccupante, et constatant que les choses n’évoluent pas, nombreux sont ceux qui se demandent quand les avions commerciaux américains reprendront vraiment leurs vols dans le ciel haïtien.

Ainsi, Port-au-Prince reste isolé sur lui-même.

La rédaction
Avec Miami Herald