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Haïti : Vers une nouvelle force internationale de sécurité, malgré les incertitudes au Conseil de sécurité de l’ONU

Par Jean Wesley Pierre

Port-au-Prince, 8 septembre 2025 — Alors que la violence des gangs plonge toujours plus Haïti dans le chaos, un projet de résolution déposé par les États-Unis et le Panama au Conseil de sécurité de l’ONU vise à transformer la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MMAS), dirigée par le Kenya, en une force beaucoup plus robuste.

L’enjeu est de taille : mettre sur pied une « force de répression des gangs » de 5 500 militaires appuyée par un bureau logistique de l’ONU. Mais son adoption n’est pas acquise, car tout dépendra du jeu diplomatique entre Washington, ses alliés, et les membres permanents du Conseil de la Sécurité, notamment la Chine et la Russie, souvent critiques des interventions occidentales.

Une nouvelle mission plus musclée pour Haïti

La mission actuellement en place, la MMAS, peine à remplir son mandat. Sur les 2 500 hommes prévus, moins de 1 000 sont effectivement déployés, la plupart kenyans. Résultat : les gangs ont continué leur expansion, contrôlant aujourd’hui près de 90 % de Port-au-Prince et s’imposant dans des régions entières du Plateau central et de l’Artibonite.

Conscients de cet échec, les États-Unis et le Panama proposent une nouvelle force internationale, plus nombreuse et mieux équipée, qui aurait un mandat clair pour :

1- neutraliser et désarmer les gangs à travers des opérations ciblées ;

2- sécuriser les infrastructures stratégiques (aéroport, ports, hôpitaux, écoles) ;

3- appuyer la Police nationale d’Haïti (PNH), fragilisée par le manque de moyens et par une série de changements à sa direction ;

4- lutter contre le trafic d’armes qui alimente directement les gangs.

Le financement serait hybride : contributions volontaires des États membres pour la force, et budget régulier de l’ONU pour le bureau d’appui.

Comment les États-Unis comptent convaincre le Conseil de sécurité?

À New York, l’administration américaine veut mettre toutes les chances de son côté. Pour faire passer la résolution, elle doit réunir au moins 9 voix favorables sur 15, sans qu’aucun membre permanent (Chine, Russie, France, Royaume-Uni, États-Unis) n’oppose son veto.

Trois leviers diplomatiques sont déjà à l’œuvre :

A- Mettre en avant la catastrophe humanitaire : avec plus de 5 millions de personnes en insécurité alimentaire, plus d’un million de déplacés internes et des massacres quasi hebdomadaires, les États-Unis espèrent convaincre qu’il s’agit d’un impératif moral et humanitaire.

B- Souligner la menace régionale : Washington insiste sur le risque de contagion sécuritaire dans toute la Caraïbe, en raison du trafic d’armes et de la migration forcée. Un argument destiné à rassurer non seulement les voisins d’Haïti, mais aussi les Européens et Africains membres du Conseil.

C- Proposer des garde-fous : après les critiques des précédentes missions de l’ONU en Haïti (abus sexuels, choléra en 2010), les États-Unis tentent de rassurer en annonçant des mécanismes de surveillance des droits humains. Amnesty International et d’autres ONG restent néanmoins sceptiques.

Et si la Chine et la Russie posent leur veto ?

Le risque est bien réel. Pékin et Moscou dénoncent régulièrement ce qu’ils considèrent comme une « instrumentalisation humanitaire » au service des intérêts géopolitiques des États-Unis. La Russie, embourbée en Ukraine et en conflit diplomatique avec Washington, pourrait utiliser le dossier haïtien comme carte de négociation. La Chine, elle, pourrait s’opposer en invoquant la nécessité de respecter la souveraineté haïtienne.

Dans ce cas, plusieurs options existent pour contourner un veto :

▪︎ Assemblée générale de l’ONU : les États-Unis pourraient recourir à la résolution « Uniting for Peace » de 1950, qui permet de passer outre un blocage au Conseil de sécurité en transférant la question à l’Assemblée générale. Les décisions n’y sont pas juridiquement contraignantes, mais elles confèrent une forte légitimité politique.

▪︎ Coalition volontaire hors ONU : Washington pourrait créer une coalition ad hoc, comme en Irak ou au Kosovo, en rassemblant les pays de la Caricom, certains alliés européens et africains. Cela éviterait le veto, mais poserait des problèmes de légitimité et de financement.

▪︎ Renforcement bilatéral de la MMAS : en cas de blocage, les États-Unis pourraient simplement renflouer financièrement et logistiquement la force kényane déjà présente, tout en élargissant son mandat par des accords bilatéraux avec Haïti et les pays contributeurs.

Une question de légitimité et de souveraineté

Au-delà des calculs diplomatiques, la création de cette nouvelle force pose une question centrale : comment concilier sécurité et souveraineté ? Beaucoup de Haïtiens craignent une nouvelle occupation étrangère, marquée par des abus et une absence de résultats durables.

Les partisans du projet estiment cependant que la survie même de l’État haïtien est en jeu, et que l’alternative à l’intervention internationale est l’anarchie totale.

La résolution américaine et panaméenne ouvre une nouvelle étape dans la lutte internationale contre les gangs en Haïti. Si elle est adoptée, elle pourrait marquer un tournant décisif dans la sécurisation du pays. Mais si la Chine ou la Russie y opposent leur veto, Washington devra démontrer sa capacité à contourner le blocage diplomatique et à mobiliser une coalition alternative.

Quoi qu’il en soit, la réussite d’une telle mission dépendra moins des votes à New York que de sa capacité à rétablir la confiance du peuple haïtien, longtemps trahi par des interventions étrangères inefficaces ou néfastes.

PNH : Opérations d’envergure pour reprendre le contrôle du centre-ville de Port-au-Prince

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Depuis plus de 72 heures, la Police nationale d’Haïti (PNH) mène une série d’opérations de grande ampleur au centre-ville de Port-au-Prince dans le but de reprendre des zones stratégiques tombées sous le contrôle des gangs armés.

Des unités spécialisées mobilisées
Différentes unités spécialisées ont été déployées et utilisent de nouvelles stratégies, notamment l’appui de drones, pour neutraliser les groupes armés. Les forces de l’ordre se sont positionnées par secteurs dans plusieurs rues contrôlées par des gangs, malgré de fortes résistances.

Affrontements intenses
Les affrontements ont été marqués par des tirs nourris et l’utilisation de drones kamikazes. Vendredi 5 septembre, plusieurs cachettes de gangs à Martissant ont été visées. Des frappes ont également touché des zones proches du Stade Sylvio Cator.

Le samedi 6 septembre, une vaste opération à Martissant 24 a permis de neutraliser plus d’une quinzaine de présumés bandits. Toutefois, des victimes civiles ont été signalées : des passagers d’un tap-tap reliant le centre-ville à Carrefour ont péri lors d’une attaque de drones. Par ailleurs, un minibus de l’OFATMA revenant de Carrefour a été criblé de balles, blessant trois employés.

Déploiement renforcé
Le dimanche 7 septembre, la PNH a renforcé sa présence avec des blindés et plusieurs véhicules transportant des policiers postés sur des axes stratégiques du centre-ville.

Bilan en attente

Jusqu’ici, aucun bilan officiel n’a été communiqué concernant le nombre exact de bandits neutralisés, ni les armes et munitions saisies. Toutefois, la PNH affirme que ces opérations visent à chasser les bandes armées et à rétablir un climat de sécurité dans le principal centre commercial de la capitale.

Jacques Innocent

Toutes les terres sont la terre” de Jean Venel Casséus : un poème qui fait de l’exil une géographie universelle

Le poème Toutes les terres sont la terre de Jean Venel Casséus s’inscrit dans une lignée où la poésie se dresse comme une parole de refondation. Il prend pour matière vive l’expérience de l’exil, de l’immigration et de la déportation, non comme faits périphériques, mais comme condition universelle qui façonne notre rapport au monde. Sa voix est collective, son souffle ample, et son rythme épouse la marche des corps déplacés, toujours en quête d’un lieu qui ne se réduit pas à une adresse mais à une appartenance.

Dès l’ouverture, le texte impose une formule qui déjoue l’idée d’un départ volontaire : « Nous ne partons pas, nous sommes portés. » La migration est vécue comme une force qui emporte, une fatalité qui dépasse la volonté individuelle. Le migrant n’est pas voyageur mais être déraciné, semblable aux graines dispersées par le vent ou aux pierres roulées par le courant. Casséus refuse l’illusion d’un déplacement choisi et inscrit l’exil dans une dynamique cosmique, où les hommes partagent le sort des éléments.

Le cœur du poème s’attaque à la fiction des frontières. Elles apparaissent comme des mirages, tremblantes sous le soleil, se déchirant sous la pluie, disparaissant dans le rêve des enfants qui dessinent des maisons sans clôtures. La parole poétique défait le langage de l’État et substitue à la logique administrative une vérité plus profonde : les frontières n’ont pas de consistance dans l’imaginaire, elles ne sont que cicatrices provisoires sur le corps de la terre.

La déportation elle-même se voit réinterprétée. Elle n’est pas un effacement mais une métamorphose de l’absence. On déplace les corps, mais les voix persistent, elles glissent dans les fissures des espoirs à renouer, elles chantent dans les gares vides. Cette insistance fait surgir une survivance : même arrachée, la parole demeure, et dans le silence des lieux de transit, elle devient un murmure qui refuse l’anéantissement.

La clôture du poème condense toute cette vision dans une affirmation incantatoire : « Toutes les terres sont notre terre. » L’exil se transforme en proclamation universelle. Il ne s’agit plus d’un droit à l’asile ou d’un retour à une patrie unique, mais d’une appartenance à l’ensemble du monde. Avec ce vers, Casséus déplace le problème politique vers une vérité plus radicale : la terre entière appartient à ceux qui la vivent, ceux qui l’habitent, ceux qui la traversent.

La force de Toutes les terres sont la terre réside dans ce déplacement continu. L’exil n’est pas réduit à la souffrance, il devient une matrice de dignité et d’humanité. Le rythme scandé, les répétitions incantatoires, la respiration solennelle inscrivent ce poème dans la lignée de Mahmoud Darwish et d’Aimé Césaire. La mémoire de René Depestre y résonne dans la sensualité de la terre natale, et l’écho d’Octavio Paz apparaît dans la dimension méditative qui relie l’exil à la totalité du monde.

Le texte de Jean Venel Casséus rappelle que l’histoire des migrations est aussi l’histoire du monde. Là où les pouvoirs dressent des frontières, la poésie convoque une géographie sans exclusion.


Eugène Louis Mary

Haïti – Trafic d’armes : l’ex-DG du ministère des Cultes devant la justice

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Port-au-Prince, 8 septembre 2025 – L’ancien directeur général du ministère des Cultes, Evens Souffrant, a comparu ce lundi 8 septembre devant le magistrat instructeur Noé Massillon Pierre-Louis dans le cadre de l’enquête sur le vaste réseau de trafics d’armes et de munitions qui secoue l’Église Épiscopale d’Haïti depuis plus de deux ans.

M. Souffrant avait été interpellé la semaine dernière à Saint-Médard, dans la commune de l’Arcahaie, en exécution d’un mandat d’amener émis par la Cour d’Appel. Son avocat, Me Claudet Lamour, a confirmé l’existence de ce mandat tout en précisant qu’une demande de main levée a déjà été soumise au magistrat instructeur.

Un dossier explosif au cœur de l’appareil étatique et religieux

L’affaire du trafic d’armes attribué à l’Église Épiscopale avait éclaté en 2022, lorsqu’un important lot d’armes de guerre et de munitions avait été saisi à Port-au-Prince, dissimulé dans des cargaisons destinées à l’institution religieuse. Depuis, l’enquête a révélé des ramifications multiples, impliquant non seulement des dignitaires de l’Église mais aussi des fonctionnaires publics, douaniers et acteurs politiques.

La comparution d’un ancien haut responsable du ministère des Cultes démontre une nouvelle fois que ce dossier dépasse le strict cadre religieux. Elle met en lumière les zones d’opacité qui entourent la gestion des relations entre l’État et les institutions confessionnelles, souvent utilisées comme couverture logistique pour des activités illégales.

Entre justice et soupçons d’impunité

Si la mise en accusation de personnalités comme Evens Souffrant peut être vue comme un signe encourageant d’indépendance judiciaire, elle soulève aussi des doutes. De nombreux observateurs estiment que l’appareil judiciaire haïtien a trop souvent cédé à des pressions politiques ou religieuses dans des dossiers sensibles.

« Ils blanchiront quelqu’un, comme ils l’ont fait pour d’autres personnes », déclare un jeune professionnel, informaticien Fritz-Gerald Clautaire. La méfiance vis-à-vis du système judiciaire an Haïti persiste auprès de la population, spécialement chez les jeunes.

L’histoire récente d’Haïti regorge d’affaires de corruption, de détournement de fonds et de trafic d’armes restées sans suite ou conclues par des arrangements opaques.

« Ils sont tous dans des gangs, ils sont tous en collusion avec des gangs », déclare Marie Yolande, une résidente de fort-national, qui malgré la situation croit toujours dans la justice haïtienne.

Dans ce contexte, la société civile exige que l’affaire de l’Église Épiscopale ne devienne pas un nouveau symbole d’impunité, mais plutôt un cas test pour la capacité du système judiciaire à sanctionner les crimes qui alimentent directement la spirale de violence armée.

Un enjeu vital pour la sécurité nationale

Le trafic d’armes est considéré comme l’un des moteurs principaux de l’insécurité en Haïti, alimentant la puissance de feu des gangs qui contrôlent de larges pans du territoire. Chaque cargaison illicite interceptée est perçue comme une bataille gagnée, mais tant que les réseaux institutionnels qui facilitent ces trafics ne sont pas démantelés, la crise restera hors de contrôle.

L’arrestation et l’interrogatoire d’Evens Souffrant s’inscrivent donc dans une dimension stratégique : démontrer que la justice haïtienne peut s’attaquer aux protections administratives et politiques qui permettent à ces trafics de prospérer.

Entre manœuvres politiques et dysfonctionnement du pouvoir : la transition est bloquée en Haïti

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La transition en Haïti, censée ouvrir la voie vers un retour à l’ordre constitutionnel, demeure aujourd’hui bloquée. Entre ambitions personnelles, rivalités partisanes et institutions fragilisées, le pays reste enfermé dans une impasse politique qui aggrave la crise nationale.

Un processus miné par les calculs politiques

Depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021, plusieurs accords politiques ont été proposés comme issue à la crise. Pourtant, aucun d’entre eux n’a réellement abouti. Les différentes coalitions se font et se défont au gré des intérêts, illustrant l’absence d’un véritable esprit de compromis.

Chaque acteur — qu’il s’agisse des partis politiques traditionnels, des figures de la société civile ou encore de certains groupes économiques — semble davantage préoccupé par le contrôle du futur pouvoir que par la recherche d’une stabilité durable. Ce jeu de manœuvres politiciennes transforme la transition en un terrain de marchandages permanents.

Des institutions paralysées

Parallèlement, le dysfonctionnement des institutions sape les bases mêmes de la gouvernance. La justice, gangrenée par la politisation et le manque de moyens, peine à remplir son rôle. Le Parlement reste absent, privant le pays d’un contre-pouvoir essentiel dans le système politique. Quant à l’administration publique, elle fonctionne au ralenti, incapable de répondre aux besoins urgents de la population.

Même au sein de l’exécutif transitoire, les divisions internes et l’absence de leadership clair empêchent la mise en œuvre de décisions fortes. Cette inertie institutionnelle entretient un vide qui nourrit l’instabilité.

Une population prise en otage

Pendant que les élites politiques se déchirent, la société haïtienne s’enfonce dans la précarité. L’insécurité s’étend, les déplacés internes se comptent par dizaines de milliers, et l’économie s’effondre. La population, désabusée, voit la transition non plus comme une solution, mais comme une crise dans la crise.

La méfiance généralisée à l’égard de la classe politique rend tout accord difficile à crédibiliser. Sans une volonté de rupture avec les pratiques habituelles, le risque est grand de voir s’installer une normalisation du vide institutionnel.

Quelle sortie de crise ?

La réussite de la transition dépend désormais d’une double dynamique : d’un côté, une volonté réelle des acteurs politiques de dépasser leurs intérêts immédiats pour privilégier le bien commun ; de l’autre, un accompagnement international qui encourage le dialogue sans chercher à imposer une formule extérieure déconnectée des réalités locales.

Sans un sursaut collectif, Haïti risque de s’enliser dans une crise prolongée où la transition, au lieu d’être une passerelle vers la stabilité, deviendra un cercle vicieux alimentant encore davantage l’incertitude et la défiance.

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« 𝑪𝒆 𝒒𝒖𝒊 𝒓𝒆𝒏𝒅 𝒖𝒏𝒆 𝒇𝒆𝒎𝒎𝒆 𝒃𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒆𝒔𝒕 𝒊𝒏𝒗𝒊𝒔𝒊𝒃𝒍𝒆 𝒂𝒖𝒙 𝒚𝒆𝒖𝒙 : 𝒄’𝒆𝒔𝒕 𝒔𝒐𝒏 𝒆̂𝒕𝒓𝒆. »

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Cette citation reflète l’essence de Stefada Poulard : une femme dont la beauté véritable émane de son intégrité, de son dévouement aux causes justes et de sa capacité à inspirer ceux qui l’entourent.

La citation exprime que la vraie beauté d’une femme est intérieure et immatérielle. Ce n’est pas ce que l’on voit, mais ce qu’elle est profondément qui charme et inspire. C’est une idée philosophique qui valorise l’âme, le caractère et la profondeur de l’individu plutôt que l’apparence extérieure.

Quand on dit que c’est son être, cela fait référence à tout ce qui compose la personne intérieurement : son caractère, son cœur, son esprit, sa sagesse, ses valeurs, sa bonté, sa force, son humanité, sa générosité…

Miché de Payen.

« 𝑪𝒆 𝒒𝒖𝒊 𝒓𝒆𝒏𝒅 𝒖𝒏𝒆 𝒇𝒆𝒎𝒎𝒆 𝒃𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒆𝒔𝒕 𝒊𝒏𝒗𝒊𝒔𝒊𝒃𝒍𝒆 𝒂𝒖𝒙 𝒚𝒆𝒖𝒙 : 𝒄’𝒆𝒔𝒕 𝒔𝒐𝒏 être . »

Cette citation reflète l’essence de Stefada Poulard : une femme dont la beauté véritable émane de son intégrité, de son dévouement aux causes justes et de sa capacité à inspirer ceux qui l’entourent.

La citation exprime que la vraie beauté d’une femme est intérieure et immatérielle. Ce n’est pas ce que l’on voit, mais ce qu’elle est profondément qui charme et inspire. C’est une idée philosophique qui valorise l’âme, le caractère et la profondeur de l’individu plutôt que l’apparence extérieure.

Quand on dit que c’est son être, cela fait référence à tout ce qui compose la personne intérieurement : son caractère, son cœur, son esprit, sa sagesse, ses valeurs, sa bonté, sa force, son humanité, sa générosité…

Miché de Payen.

Santé : vaste programme de renforcement des directions départementales sanitaires

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Le Ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) a procédé, fin août 2025, à la remise de lots de matériels et de véhicules à plusieurs directions départementales de santé. Les Nippes, le Nord, l’Artibonite et le Centre figurent parmi les premières régions bénéficiaires de ce vaste programme de renforcement, initié sous la houlette du ministre Dr Sinal Bertrand.

Encadrée par le gouvernement, cette initiative s’inscrit dans les priorités définies dans le document Cadres d’Actions Prioritaires (CAP) du MSPP. Elle traduit la volonté de l’État de consolider le système de santé et de garantir à la population un accès équitable à des soins de qualité.

Accès aux soins renforcé dans l’Artibonite

Le 21 août 2025, à Gonaïves, la Direction Départementale de la Santé de l’Artibonite a réceptionné un lot de matériels et de véhicules destinés à améliorer ses capacités opérationnelles. Deux camions de médicaments ont également été remis au Centre Départemental d’Approvisionnement en Intrants (CDAI), afin de faciliter une distribution rapide des produits essentiels aux populations vulnérables.

Selon le directeur départemental, Dr Francito Datus, cette action gouvernementale constitue une étape décisive dans le renforcement du système sanitaire local. Il a salué la coordination articulée entre le Premier ministre, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et le MSPP, soulignant que cette synergie permet d’obtenir des résultats concrets au profit des citoyens.

Les Nippes bénéficient d’un appui logistique et financier

Dans le département des Nippes, un lot important de médicaments et d’équipements médicaux a été acheminé grâce à un investissement de plusieurs millions de gourdes débloqués par l’État. Cette initiative, accueillie avec satisfaction par les autorités locales, vient soulager les structures hospitalières et centres de santé de la région.

Le directeur départemental a exprimé sa reconnaissance envers le gouvernement, estimant que ce soutien représente « un souffle nouveau » pour le système sanitaire local.

Renforcement du système sanitaire dans le Nord

De son côté, la Direction départementale de la Santé du Nord a reçu des matériels médicaux ainsi que deux véhicules neufs. Le Dr Hans Humbold A. Charles, directeur départemental, a qualifié cette livraison de « signe d’espoir » et de « nouvel élan » pour les hôpitaux.

Il a rappelé que la réussite de ce programme repose sur une bonne harmonisation des actions de l’État, sous l’impulsion du Premier ministre et du CPT.

Appui majeur au département du Centre

Le 27 août 2025, plusieurs conteneurs de matériels médicaux et deux véhicules ont été remis à la Direction Sanitaire du Centre. Le directeur départemental, Dr Wolve Irvens Charles, a salué cette initiative qui facilite le transport des équipements et du personnel médical dans la région.

Il a souligné que cette approche intégrée, fruit d’une coordination exemplaire, confirme l’engagement du gouvernement à renforcer durablement la santé publique en Haïti.

Un souffle nouveau : l’inauguration du centre national d’oxygène médical

Parallèlement, l’État a inauguré un Centre national de production d’oxygène médical, installé dans les locaux de la SONAPI. Fruit d’un partenariat entre le CPT, le Premier ministre, le MSPP et plusieurs bailleurs internationaux, ce projet marque une avancée majeure pour la santé publique.

Avec une capacité de production de plus de 128 bonbonnes par jour, ce centre permettra de répondre aux besoins hospitaliers tout en réduisant la dépendance d’Haïti à l’égard de l’étranger. Le ministre de la Santé, Dr Bertrand Sinal, a rappelé que l’oxygène médical, indispensable à de nombreux soins, sera vendu à un prix régulé de 4 000 gourdes maximum dans les institutions publiques, tandis que certains hôpitaux universitaires bénéficieront d’une partie de la production gratuitement.

Par ailleurs, il est attendu que d’autres départements soient aussi touchés.

Dans ce pays où le système sanitaire est en lambeaux, presque pas d’hôpitaux dans la capitale sont accessibles. Pas de personnel médical. Le domaine sanitaire haïtien est en précarité à l’image du pays. Chaque petite action peut sauver des vies.

La rédaction

Affaire Nenel Cassy: le ministre de la Justice sommé de réexaminer le dossier, l’intéressé veut transcender

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PORT-AU-PRINCE.— Le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) a convoqué, jeudi dernier, le ministre de la Justice pour obtenir des explications sur les circonstances jugées irrégulières de la libération de l’ancien sénateur Nenel Cassy.

Arrêté le 2 août par la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) avec une charge lourde l’ex sénateur avait recouvré la liberté le 19 août par décision du parquet de Port-au-Prince, après plus de deux semaines de détention.

Selon les informations recueillies par l’exécutif provisoire, cette remise en liberté se serait déroulée en marge des normes légales, malgré un rapport accablant de la DCPJ.

Cette décision judiciaire a provoqué plusieurs réactions, d’autant que M. Cassy, sitôt libéré, a adressé un message de félicitations aux membres du CPT. Un geste perçu comme une tentative de récupération politique, ayant renforcé le malaise déjà palpable au sein des instances de transition.

La réaction des autorités face aux enjeux de l’État de droit

Face à la gravité des accusations, le ministre de la Justice a promis une révision approfondie du dossier par le parquet de Port-au-Prince.

Par ailleurs, l’affaire Nenel Cassy soulève de sérieuses interrogations sur la transparence et l’indépendance de la justice haïtienne, dans un climat marqué par l’insécurité chronique et les soupçons d’ingérence politique.

Pour le CPT, qui cherche à consolider sa légitimité et à rétablir l’autorité de l’État, l’enjeu est de taille : il s’agirait d’envoyer un signal clair de fermeté face à l’impunité et aux dérives institutionnelles.

Nenel Cassy, le dépassement pour bannir toute vengeance personnelle

En réaction, l’ex sénateur dit vouloir transcender dans un contexte de haute tension car pour lui « C’est le meilleur moyen de sortir du carrefour de l’orgueil, de la jalousie et de la vengeance personnelle ».

Sans entrer sur les grosses accusations pesant sur sa personne, Cassy pense que: « C’est dans le dépassement que nous trouverons la force de nous attaquer aux problèmes systémiques : l’insécurité, la pauvreté, le chômage, le manque de soutien à nos agriculteurs, à nos enseignants et à la jeunesse ». Il estime que « L’arbitraire ne me détournera jamais de la trajectoire de ma VIE ».

Là FHKL a publié un rapport dénonçant la libération de l’ex parlementaire des Nippes. Un avis contesté par le directeur exécutif du RNDDH, Pierre Espérance, qui croit qu’il fallait transférer le dossier au cabinet d’instruction afin d’approfondir l’enquête.

Jean Mapou

La PNH a reçu de nouveaux matériels et équipements pour continuer sa lutte contre le banditisme

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PORT-AU-PRINCE.— Dans le cadre du renforcement de ses capacités opérationnelles, la Police Nationale d’Haïti (PNH) a réceptionné, ce samedi 6 septembre, un lot important de matériels et d’équipements à l’Aéroport International Toussaint Louverture. Acheminée par un vol cargo ER-BAR, cette livraison constitue la première étape d’un programme d’acquisitions successives mis en place par le gouvernement haïtien.

Parmi les équipements reçus figurent dix véhicules blindés, ainsi qu’un ensemble complet de dispositifs de protection individuelle destinés aux unités spécialisées déployées sur le terrain.

Conçus pour répondre aux réalités sécuritaires actuelles, ces matériels modernes doivent permettre à la PNH d’accroître son efficacité face aux groupes armés et aux réseaux criminels opérant dans plusieurs zones stratégiques du pays.

Une stratégie globale de renforcement

Ce renforcement logistique s’inscrit dans une politique plus large visant à doter la PNH de moyens modernes, adaptés et durables. Selon les autorités, il s’agit non seulement de répondre à l’urgence sécuritaire, mais aussi de garantir la continuité de l’action policière grâce à des investissements structurants.

D’autres cargaisons de matériels et d’équipements sont d’ores et déjà programmées dans les prochains jours, traduisant la volonté du gouvernement d’inscrire cette initiative dans le long terme.

Au-delà du geste technique, cette livraison illustre l’engagement du gouvernement haïtien à soutenir les forces de l’ordre dans leur mission de protection de la population et de sauvegarde de la stabilité nationale.

En dotant la PNH de technologies de pointe et de moyens adaptés, les autorités espèrent envoyer un signal fort de détermination face à l’insécurité grandissante et tenter de restaurer la confiance des citoyens dans les institutions de l’État.

Jean Mapou